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 Comme au bon vieux temps... – ft Marvin E. Kandinski

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MessageSujet: Re: Comme au bon vieux temps... – ft Marvin E. Kandinski   Mer 20 Juil - 12:59

Comme au bon vieux temps
marvin & kiernan

Ce qui était sûr, c’est que la mission avait été réussi avec peu de dégâts de leurs côtés. Les deux équipes, menés par deux personnes bien différentes avait opérer avec cette même différence. Ils y étaient arrivés, chacun avec leur façon de faire. Marvin était peut-être loin du tempérament de Kiernan au combat, qui préférait de loin abattre les adversaires que de leur laisser une chance de le poignarder dans le dos, ils ne s’éloigneraient pas pour autant. Marvin se fit sa place, tout doucement mais surtout ce qu’ils ignoraient tout les deux, c’est qu’ils se complèteraient. Surtout vis-à-vis de Kiernan qui se verra peut-être plus adoucis et réfléchis avec les conseils de ce nouveau visage dans leur unité. Même dans sa relation avec ses soldat, on finissait par passer par Marvin pour demander quelque chose de délicat au capitaine. Kandinski avec le temps, pu se voir attitré d’une des ses tâches les plus importantes au sein de l’équipe : il avait l’art d’arrondir les angles de son capitaine. Ce rôle de soutient et de guide caractériel qui n’allait pas être simplement du par son charisme, ses capacités et son devoir en tant que seconde de Kiernan. Il y aurait plus. Cela avait commencé par cette mission, ainsi que tout ce qu’il avait pu lui amener en si peu de temps bien sûr. Kiernan ne ferait pas simplement du favoritisme après s’être un peu trop rapproché de son frère d’arme. Il reconnaitrait toujours son stratège et son savoir.

Après leur liens renforcés par le temps et les expériences communes, ils avaient tous profité d’une semaine de permission pour se détendre un petit peu et se lever à l’heure qu’ils souhaitaient. Et bien sûr, dans le cas de Kiernan, de boire sans avoir peur d’être bien éméché. Pour l’avant dernier soir histoire de bien lâcher la bride, ils s’étaient tous rendu à un bar d’une ville à quelques kilomètres de leur campement. Kiernan après déjà trois verre de Whisky s’était isolé dans un coin de ce qui ressemblait plus à une taverne avec l’infirmière du campement. Dans un coin, ils discutaient juste avec des grands sourires, quelques mains qui se posaient innocemment sur le bras, ou l’épaule. Mais finalement, le sujet de discussion était centré sur Marvin. Il avait essayé de ramener l’intérêt de l’adorable brune sur lui, mais rien à faire. Elle fondait pour le lieutenant. Il avait cette « douceur et galanterie que tu n’as pas… » lui avait-elle confié. Le capitaine finit par regarder Kandinski assit au bar, accompagné du regard de l’infirmière. Ah ça non, pour les femmes ils n’avaient de respect pour eux que par pour se jouer d’elle ou obtenir ce qu’il voulait.

Il revint s’asseoir à côté de son camarade et s’étonna de voir une bière être posé devant celui-ci. Un léger rire, il lui tapota virilement le dos avant de lever son verre aussi pour le toast que Marvin portait. « Tu as encore le temps d’y penser et de m’en parler. Ce soir, on oublie qui ont est et on se laisse aller. On n’a encore du boulot après, et ensuite un mois de permission où on va tous pouvoir rentrer chez nous. J’ai pas envie de t’entendre parler boulot là. Et si tu buvais tranquillement et que tu allait vraiment te détendre. J’en connais une qui se ferait un plaisir de venir te soulager un peu » lui avait soufflé Kiernan avec un petit sourire taquin, avant de se retourner pour lui montrer l’infirmière d’un geste démonstratif, son verre à la main. « Mindy. Elle n’a d’yeux que pour toi en ce moment. Je suis transparent. T’as de la chance, elle est vraiment… » laissa t-il sous-entendre les délicieuses capacités qu’elle pouvait avoir sous les draps. Un groupe de demoiselle vint les interrompre subitement. Kiernan se tourna et se retourna sur son tabouret de bar, un petit peu démuni face à tant de beauté autour de lui. On lisait nettement son intérêt dans son regard et son sourire ravi. Il les jaugea et répondit à Marvin : « C’est comme ça écoute, je fais avec. J’ai pas le choix, alors c’est pour ça qu’on doit en profiter. Je t’en paie une ? Au cas où tu voudrais pas te faire une de tes collègues, montra t-il sans gêne la brochette de fille beaucoup trop jolies pour venir gratuitement. Vas y choisi ! Juste celle-là je la garde ! » attrapa t-il la blonde décoloré pour l’asseoir sur ses genoux lui arrachant un petit rire amusé et surprise. Lascive elle se tortillait sur le capitaine qui s’imaginait déjà ce qu’il pourrait faire avec elle, seuls dans une chambre. Il donna un peu d’argent à une des autres filles et lui demanda d’aller embrasser Marvin pour lui donner envie de donner plus de « money » seuls mots qu’elles comprenaient. La femme s’approcha de l’autre officier et déposa délicatement ses bras autour de son cou.

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MessageSujet: Re: Comme au bon vieux temps... – ft Marvin E. Kandinski   Jeu 28 Juil - 14:25

Comme au bon vieux temps
marvin & kiernan

En écoutant les paroles de Kiernan, je ne pouvais m’empêcher de sourire. J’avais toujours enviée sa capacité à se détacher de notre travail et profiter à fond de tous les plaisirs que la vie plaçait su son chemin. Il me trouvait trop sérieux et n’hésitait pas à me le faire souvent remarquer. Mais que pouvais-je y faire ? Mes capacités intellectuelles étaient si développées que mon esprit ne pouvait se tenir au repos plus d’une minute. Il fallait bien du courage à mon ami pour parvenir à m’arracher à mes travaux. Pourtant, ce soir il y était parvenu avec une grande facilité. Sans doute qu’inconsciemment je saisissais l’importance de nouer des liens avec les personnes qui seraient le plus proche de nous sur le champ de bataille. Une sorte d’instinct de survie en quelque sorte ? Ce qui était certain c’est que Kiernan se laissait aller à d’autres instincts en cette magnifique soirée ! Je l’avais regardé un peu amusé tenter de séduire sans succès l’infirmière de notre campement. Je ne pus alors m’empêcher de lui lancer une petite pique lorsqu’il m’avait rejoint.

- Le charme légendaire du capitaine Ravenswood n’opère déjà plus ? Tu as des soucis à te faire, mon cher ami. Moi qui pensais qu’aucune femme ne pouvait te résister ! Qu’est-ce qui a bien pu t’arriver ?

C’est alors que Kiernan me fit part de coup de foudre de l’infirmière pour moi. Manquant subitement de m’étrangler avec le breuvage que je m’apprêtais à avaler, je ne pus m’empêcher de rougir légèrement. Jamais je n’aurais cru que la jolie brunette pouvait aussi facilement tombe sous mon charme. Certes je l’avais à de nombreuses reprises utilisées comme assistante mais je n’aurais jamais imaginé que nos moments passés ensemble puissent éveiller chez elle de telles pensées. Bien évidemment, mon camarade ne put s’empêcher de rajouter qu’il avait déjà eu l’occasion de profiter de ses talents charnels. Je le regardais à la fois surpris et amusé.

- Elle… elle t’a vraiment dit ça ? Peu importe de toutes manières, tu lui diras que je passe mon tour. Ce n’est pas que je ne la trouve pas ravissante mais Mindy et moi entretenons déjà une relation professionnelle intéressante et je ne tiens pas à la briser pour une satisfaction purement sexuelle… Et puis coucher avec son assistante ça ne fait pas un peu cliché ?

De propos graveleux, Kiernan passa rapidement à une indécence qui choqua presque le puritain conservateur que j’étais. Venait-il réellement de me proposer de me payer les services d’une de ces jeunes demoiselles ? S’il ne c’était agis de mon capitaine j’aurais certainement quitter la table sur l’heure, non sans lui avoir fait part de ma manière de penser. Au lieu de cela, je pris mon mal en patience, choisissant de boire une grande gorgée d’alcool plutôt que de supporter plus longuement les propos de mon ami. Comment pouvait-on ne serait-ce qu’imaginer passer la nuit avec une fille de passage ? Cette idée me dépassait totalement. Jamais je n’aurais pu m’offrir à une personne qui ne signifiait rien pour moi. A mon avis, le plaisir sexuel passait avant tout par l’affection que l’on portait à notre partenaire… c’est ainsi qu’un véritable gentilhomme se devait d’agir en amour !

- Je te remercie mais non merci pas pour moi. Si tu tiens réellement à me payer quelque chose, je reprendrais volontiers une bière !

J’assistais alors avec peine au spectacle de la jolie blonde qui finit dans les bras de mon supérieur. Attendant patiemment l’arrivée de ce second verre d’alcool bienvenu, je me retrouvais subitement avec une sublime créature suspendue à mon cou. Je ne mis pas longtemps pour me dégager de son étreinte. La jeune femme ne parlant pas un mot d’anglais, je lui indiquais du doigt l’un de mes camarades d’unité lui faisant comprendre qu’il y avait erreur sur le client. Elle s’éloigna alors non sans m’avoir jeté un dernier coup d’œil courroucé. Cela devait bien être la première fois qu’un homme refusait ses avances ! Une fois le deuxième verre de bière reçu, je continuais à siroter mon verre sans plus rien dire.

Je n’aurais sans doute pas dû abuser autant de l’alcool car mon esprit éméché me donna des envies des plus singulières. Je compris soudainement pour quelle raison les petits jeux de séduction de Kiernan me mettaient aussi mal à l’aise. La blondinette qu’il tenait dans ses bras ne provoquait chez moi nul désir pourtant je ne pouvais m’empêcher de jeter des coups d’œil discrets dans leur direction. Les mains baladeuses de la jeune femme se promenant sur le corps de mon ami, les baisers discrets et les mots doux qu’ils échangeaient… en réalité je n’étais pas jaloux de lui non c’était au contraire elle qui provoquait ma jalousie. Elle qui pouvait si facilement s’attirer les faveurs de Kiernan alors que moi… J’avais depuis si longtemps envie de savoir quel goût avaient ses lèvres et quelle ferveur il pouvait mettre dans ses jeux d’amour. Je rougis à l'espoir fou de pouvoir un jour moi aussi perdre mon âme entre ses bras musclés, contre son corps si bien battis…

Soudain son regard croisa le mien et je me relevais en sursaut espérant de toutes mes forces qu’il n’avait pas perçu l’étincelle de désir qui brûlait alors dans mes yeux. En un éclair, j’appelais le barman pour payer mes consommations. Après avoir bredouiller quelques mots d’excuses, je saisis mon manteau et me dirigeais vers la sortie ! Il fallait que je me change les idées aussi vite que possible ! J’avais besoin de retrouver le contrôle de moi-même et surtout de chasser ses pensées coupables de mon esprit !
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Dernière édition par Marvin E. Kandinski le Jeu 8 Sep - 23:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Comme au bon vieux temps... – ft Marvin E. Kandinski   Jeu 4 Aoû - 12:13

Comme au bon vieux temps
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La soirée à cette petite échoppe qui vendait alcool et femme, battait son plein. Les soldats s’étaient éparpillé dans l’auberge, mais aussi à l’extérieur ou en ville. Il y en avait peu qui était restés au camp pour surveiller ou parce qu’ils étaient trop fatigués pour venir. Kiernan avait rapidement retrouvé Marvin qui était assis au bar. Leur relation avait évolué et le lieutenant s’osait à un peu d’humour avec son capitaine qui lui avait réservé un accueil si froid à son arrivé dans l’unité il y a de ça plusieurs semaines. Ravenswood avait simplement sourit, n’ayant pas l’envie, ni la force de répliqué, déjà bien arrosé pour cette soirée. Il préféra lui parler de l’infirmière et lui expliquant par la même occasion pourquoi son charme ne marchait plus. Elle avait des vues sur Kandinski et s’était sûrement lassé de Kiernan un peu trop bourru sûrement.
« Moi je pense que les assistantes sont fait pour s’amuser surtout si elles sont craquante. Enfin, tu connais mon avis là-dessus. C’est sûrement ça qui l’énerve chez moi et qu’elle te préfère. Le ressaisit que j’ai pas. Enfin… Tu fais comme tu veux. Mais clairement vu comme elle parle de toi, je pense qu’elle attend plus que du purement sexuel.» avait-il seulement donné son avis à son collègue avant de finir son verre et le claquer sur le bar. En quelques secondes, il était de nouveau rempli.

Ensuite arriva alors le groupe de jeune-femme qui espéraient que ces américains avaient toujours autant d’argent pour arrondir leurs fin de mois et qui sait qu’ils seraient doux et respectueux. Enfin, Kiernan avait sa réputation et elles savaient que lui n’était pas de ce genre là. Le sexe était là pour le déchargé surtout avec des femmes de leur genre. Mais il payait très bien. Le capitaine n’en rata pas une pour proposer les services d’une de ses ravissantes demoiselle à son frère d’arme à côté de lui. Sans vraiment attendre son avis, il avait glissé un billet à la petite brune qui le prit avec un air taquin avant de s’approcher de Marvin. La blonde sur ses genoux ne tarissait pas de sensualité avec le capitaine, embrassant son coup ou lui titillait les oreilles avec lascivité.
« Ah bon ? … Comme tu veux. » dit-il avec déception, ignorant presque la femme qui s’affairait sur lui et fit signe au barman de remettre une bière à l’autre officier. Ce dernier avait gentiment repoussé la prostitué qui se voyait déjà se remplir les poches ce soir et partie encore plus déçue que Kiernan pour trouver un autre porte-monnaie bien rempli. Rien n’échappa au capitaine, ayant même sèchement repoussé la blonde qui voulait lui quémander un baiser. Elle ne s’en offusqua pas, connaissant très bien l’officier Ravens. Il avait levé un sourcil sceptique et se posait des questions. Il relevait un certain mystère et il était curieux d’en savoir plus. Etait-il seulement coincé ? Ou qui sait vierge ? Un soucis affectif peut-être ? une dame dans son coeur qu’il gardait secrètement pour lui ? Il lui en parlerait le moment venu. Peut-être tout à l’heure ou demain, après avoir profiter de sa nuit.

Il avait but quelques gorgées et la demoiselle d’humeur joueuse ce soir faisait grandir en lui une certaine excitation. Il n’allait pas tardé à monter dans une des chambres, du moins il s’en fit la réflexion. Son regard était ardant et son sourire carnassier alors qu’ils flirtaient sans honte. C’est alors qu’il se pencha pour déposer son verre que la demoiselle avait fini avant de lui arraché un baiser sucré de bourbon. Il jeta un oeil à Marvin et son ami se précipita pour se lever et payer. Il avait bien vu quelque chose dans son regard, mais il ne pensait pas que ça lui était accordé simplement à lui. Il soupira en regardant longuement de la tête aux pieds la sirène assise sur lui et lui demanda de se lever car il devait partir. Il lui glissa un peu de sous en compensation et emboita le pas du lieutenant. Il était devant l’auberge et s’éloignait tranquillement. Kiernan le rejoint au pas de course et lui tapota le dos. « Bah alors ? On se barre et on dit rien. Qu’est-ce qui va pas ? » lui demanda son capitaine un peu amusé. Il marchait au même rythme que Kandinski et s’alluma une cigarette. « Tu sais qu’on peut tout se dire, tu fais partie de la famille. J’hésite entre me dire que tu es trop pieux et coincé ou simplement vierge. T’as un soucis avec les femmes ? » ne se gênait-il pas de demander des informations peut-être un peu trop intimes et surtout embarrassantes. « Tu nous cache quelque chose, j’en suis sûr ! lui sourit-il avec un amusement insolent. J’ai pensé à un truc en te voyant avec les nana tout à l’heure et ce que tu as dis sur Mindy… C’est quoi cette excuse de merde ? Ne pas gâté votre relation professionnelle. Ca bouge tout le temps, t’as rien à conserver.. En plus je sais qu’elle ne sera pas avec nous pour la prochaine fois… Allez raconte moi ton secret. T’as une femme en vrai. Je suis sûre que si t’en a une, elle doit être parfaite. Vu comme tu es. Genre petite, fine, pas très belle mais pleine de charme. Une châtain. Avec des lunettes et de l’esprit. T’as intérêt à parler, car je suis dans un état… et j’ai du la laissé parce que je me faisais du soucis pour toi. » fit-il un pas plus rapide pour venir se mettre face à Marvin et lui faire front, l’empêchant d’avancer plus.

« Je ne veux pas me moquer, posa t-il une main rassurante sur son épaule. Juste savoir pour la prochaine fois. Je sais que je t’ai mis mal à l’aise et je suis désolé. C’était pas mon but » lui confia t-il avec un rictus narquois sans quitter son allure arrogante, mais son regard était perdu entre le dédain, la complicité et ce que la femme avait éveillé en pulsion charnel chez lui. L’alcool ne faisant que mélanger encore plus toutes ces émotions et tous ces sentiments qui l’animait ce soir. Ce qu’ignorait Marvin, c’est que Kiernan avait déjà remarqué son charme et ce depuis bien un certain temps. Il lui attrapa la nuque et finit par lui tapoter la joue pour le secoué un peu et lui communiquer son soutient un peu brut. Il attendait la parole de Marvin, finissant tranquillement sa cigarette, prenant le temps de jeter un regard dans le ciel et admirer les étoiles pas pollués par le surplus de lumière urbaine. « Tu veux que je te ramène au camp ? »
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MessageSujet: Re: Comme au bon vieux temps... – ft Marvin E. Kandinski   Jeu 4 Aoû - 16:38

Comme au bon vieux temps
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Une fois arrivé dehors, je jetais un regard vers le ciel et fermais lentement les yeux. Je tentais alors de calmer les battements de mon cœur qui battaient si forts dans ma poitrine que j’avais l’impression d’étouffer. Jamais encore je ne m’étais sentis aussi honteux, aussi désarmé qu’en cet instant. Je connaissais depuis longtemps les ravages que pouvait causer l’alcool, pour l’avoir vu tant de fois chez mes camarades. Mais jamais encore je ne l’avais expérimenté avec autant de force qu’à présent. Les pensées se bousculaient à l’intérieur de ma tête et je ne savais plus quoi penser. Est-ce que les sentiments que je ressentais à présent étaient seulement réels ? Non… Non bien sûr que non, l’alcool devait nous tromper sur ce que nous ressentions et nous induisait forcément en erreur. Je ne pouvais pas l’aimer… je n’en avais pas le droit ! Je rejetais alors en bloc toutes mes pensées coupables de cette soirée. Ma plus grande crainte était que Kiernan ait pu douter de quoique ce soit. Je ne pouvais pas me permettre de laisser paraître ces désirs brûlants qui m’avaient consumé et dont les braises fumantes ne calmaient en rien cette excitation qui dormait encore au fond de mon être. Une idée me vient alors à l’esprit. Je devais partir ! M’enfuir au plus loin de cet endroit de malheur avant que mon ami ne puisse avoir l’idée stupide de me suivre.

C’est alors que j’entendis des pas derrière moi et que je sentis une main s’appuyer sur mon épaule. La voix que j’entendis alors me fit sursauter. Il était trop tard ! Sur tous mes amis qui se trouvaient présent à cette soirée, celui qui m’avait rejoint était le seul que je tentais de fuir. Pourquoi s’était-il fallu que ce soit Kiernan ? L’air un tantinet furieux, je tournais vers lui un regard noir et écartais d’un geste brusque la main amicale qui était restée sur mon épaule.

- Qu’est-ce que tu fais ici, Kiernan ? Je pensais que tu étais bien trop occupé à combler ta belle d’un soir. Pourquoi a-t-il fallu que tu me rejoignes ?

Jamais encore je ne m’étais emporté aussi violemment avec personne, encore moins avec Kiernan. Ces mots durs et cruels étaient en réalité tournés contre moi. Je me maudissais intérieurement pour cette ivresse qui était la principale cause d’une révélation atroce et douloureuse. J’avais nourris une véritable jalousie à l’encontre de cette femme. Une jalousie qui m’avait complètement ravagé de l’intérieur. Pourtant, il était là ! Kiernan l’avait totalement laissée tomber au moment-même où il m’avait vu quitter l’établissement. Jamais je n’aurais pensé qu’il aurait été prêt à un tel acte de loyauté envers moi. Je n’avais rien trouvé de mieux que de m’en prendre à lui alors que mon ami avait toutes les raisons du monde de m’en vouloir !

- Je suis navré… Excuse-moi, je pense que l’alcool ne me réussit pas ! Je suis navré d’avoir gâcher ta soirée !

Je ne doutais pas alors que Kiernan pourrait encore empirer le mal-être que j’avais ressentis en quittant le bar. Jamais encore je n’avais parlé de ma sexualité à qui que soit. D’ordinaire, c’était le genre de sujets que j’esquivais avec finesse et intelligence mais les effets dévastateurs de la bière avaient eu raison de mon art de la conversation. Les questions pertinentes de mon ami avaient en plus le don de me laisser totalement muet. La manière qu’il avait de savoir lire en moi m’avait toujours était d’un grand secours. Cependant ce soir, j’aurais préféré qu’il laisse sa clairvoyance au placard ! Vierge ? Oui, je l’étais ! Je n’avais jamais osé profiter des plaisirs de la sexualité. Avoir un souci avec les femmes ? Oui, j’en avais un. Je ne savais pas comment les approcher et encore moins comment les aimer. Comment aurais-je pu avouer que leurs corps n’avaient jamais su éveiller le moindre désir en moi. J’ignorais s’il s’agissait de la peur qu’elles m’inspiraient ou si j’attendais simplement la bonne personne. Toujours est-il que ce soir c’était un homme qui s’était attiré mes faveurs. Un homme qui représentait alors tout pour moi et qui n’avait jamais caché son attirance pour la gente féminine. Comment aurais-je pu admettre tout ceci sans qu’il ne me rit au nez ?

- Oh non, Kiernan ! Je suis navré de te le dire mais tu te trompes ! On ne peut pas parler de tout. Tu ne me comprendrais pas ! Nous sommes trop différents toi et moi. Toi tu affiches tes conquêtes fièrement, tu sors et tu couches avec n’importe qui sans même t’interroger sur le bien-fondé de ces amours de passage ! Je ne peux pas… Je ne peux pas agir de cette manière-là. Pour moi l’amour doit être une chose totalement pure et vraie. Je n’ai aucune envie de tomber dans les bras d’une inconnue qui me rejettera dès le petit matin ! Tu voulais savoir ce qui me dérangeait et bien maintenant tu le sais !

Je me détournais légèrement de lui, croisant mes bras sur mon torse. Bien sûr, mon ami avait raison. Je leur cachais quelque chose. Pire encore, je lui cachais quelque chose ! Une femme ? Bien évidemment que non ! Kiernan était mon meilleur ami, je lui aurais forcément parler si j’avais une épouse ou une petite copine. A tout bien réfléchir, j’aurais certainement dû m’en inventer une ! Cela aurait été beaucoup plus simple que d’avouer la vérité. Mais je ne voulais pas lui mentir, je ne pouvais pas le faire ! Il aurait très certainement flairé l’arnaquer à des kilomètres. C’est en l’entendant parler de cette manière que je compris que l’alcool n’avait peut-être pas été le seul facteur de l’emballement de mon cœur. Peut-être que si j’étais incapable de regarder les femmes de notre camp, c’était parce que mon cœur appartenait déjà à quelqu’un… C’était ce qui arrivait lorsque vos préoccupations du matin jusqu’au soir se tournaient constamment vers la même personne. La raison et le cœur finissent par s’emmêler et la frontière entre une affection sincère ou un amour plus profond n’existe plus. Passant une main sur mon visage, je ne pouvais m’empêcher de rire nerveusement et d’une manière incontrôlable.

- Je crois que tu as raison ! C’est peut-être pour cette raison que je ne peux pas passer mes nuits avec n’importe qui ! Je ne veux peut-être pas trahir la seule personne qui m’apporte réellement ce dont j’ai besoin ! Une scientifique châtain, jolie et menue… ça pourrait être intéressant, mais je t’assure que tu es loin de la réalité !

Mon rire s’arrêta au moment-même ou Kiernan posa sa main sur mon épaule. Restant tétanisé, je plongeais mon regard dans le sien et lui sourit tendrement.

- Tu n’as… tu n’as pas à t’excuser ! Kiernan… je… je ne pourrais pas tout de dire ! La dernière chose que je désire c’est que… c’est que tu en viennes à me regarder différemment ! Je ne veux pas te perdre !

Ces derniers mots que j’avais prononcés pouvaient sembler étranges mais c’était le premier aveu véritablement sincère que je faisais depuis le début de cette soirée. Mes yeux perdus dans son regard sombre et irrésistible, je me mis lentement mais discrètement à rougir. Je fus subitement surpris lorsque Kiernan me rapprocha soudainement de lui. La violence du geste me fit presque tomber dans ses bras. L’espace de quelques secondes, je profitais de cette main discrètement posée sur son torse pour le dévisager comme jamais je ne l’avais fait auparavant. Je passais rapidement mon regard sur la beauté de son visage et la finesse de ses lèvres.  Cette brève observation n’arrangea en rien la couleur écarlate de mon visage. J’aurais eu envie de rester là, rien que quelques instants de plus. Je voulais profiter de cette place privilégiée qui était enfin la mienne. Mais Kiernan s’écarta bien vite, ne me laissant que le regret de ne pas avoir connus ses bras plus longtemps. Il me proposa alors de me raccompagner au camp. Après quelques instants de réflexion, je compris que ma démarche ne serait pas suffisamment stable pour rentrer au camp. Affectueusement, je passais une main autour de son bras et je lui souris avec toute l’amitié que j’avais pour lui.

- Seulement si tu me promets de ne pas me lâcher !

Heureux, je regardais avec lui les étoiles tandis que nous nous dirigions vers le camp. Fort heureusement pour nous, ce dernier n’était qu’à une dizaine minutes de marche. Malgré quelques difficultés à marcher, nous parvenions à destination. C’est avec regret que je relâchais mon emprise sur le bras de mon ami et je regardais ma tente en soupirant. Je n’avais aucune envie de le laisser, les occasions que nous avions de partager un moment loin de notre unité se faisaient de plus en plus rares.

- Est-ce que ça te dirait de venir partager un dernier verre ? Mes collègues scientifiques m’ont offert un très bon alcool local ! D’ordinaire je ne bois pas mais je pense que cela serait un très bon moyen de me faire pardonner le fait de t’avoir arraché au bras de ta jolie blonde !

J’invitais alors Kiernan à rentrer et s’asseoir près d’une petite table de fortune que j’avais installée pour mes éventuelles visites. Je saisis la bouteille d’alcool et vient m’asseoir sur un tabouret en face de lui. Je portais alors un toast.

- A notre amitié ! Aux copains qui passent toujours avant toute les conquêtes d’un soir !
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Dernière édition par Marvin E. Kandinski le Jeu 8 Sep - 23:40, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Comme au bon vieux temps... – ft Marvin E. Kandinski   Jeu 4 Aoû - 20:41

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Kiernan avait fait un pas en arrière et levé les mains en l’air pour montrer son attitude totalement innocente et désarmée lorsque Marvin le repoussa séchement. Il lui lança ensuite un regard assez froid et dur « Je t’ai rejoins, parce que j’ai cru que voir que ça allait pas. Tu devrais le savoir maintenant que je t’ai adopté. Je fais attention à ce genre de chose » siffla t-il en se retenant d’ajouter que de toutes les façons, une pute n’était qu’une pute et il y en avait des milliers dans le monde. Au pire, il y avait Mindy… Il resta un moment à distance face à son compagnon vraiment pas de bonne humeur aux premiers abords. Ce n’est pas pour cela que le capitaine pris des pincettes avec son collègue, au contraire. Il avait toujours été ainsi, taquin, franc, mauvais et moqueur. Et ça Marvin le savait. Pour le temps qu’ils avaient passé ensemble, il avait fini par le connaitre aussi bien que toute l’unité, voire même plus et en très peu de temps. Le feeling était bien passé et il passait son temps à l’embêter, le remettre à sa place, le contredire car il aimait voir sa veine du front gonfler et se retenir de dire ce qu’il pensait de son supérieur. Puis surtout que ça le poussait à donner le meilleur de lui-même. Et des fois, Marvin s’emportait et Kiernan restait sans bougé, un grand sourire amusé et satisfait sur les lèvres jusqu’à ce que son nouvel ami comprenne qu’il se foutait clairement de sa tête.

Alors il chercha à comprendre ce qui se passait dans la tête de son camarade de guerre sauf qu’il n’avait pas le tact ni la patience de l’intéressé pour le faire. Il rentrait directement dedans, essayant de sortir le pire pour rassurer Marvin. Sauf qu’il n’aurait jamais pensé viser juste. Au pire, il l’avait dit, ce qui empêchait le plus fin des deux de le dire lui-même et y mettre des mots. En tout cas, Marvin n’en dit rien. Sauf qu’il voyait bien que quelque chose le tracassait. Alors, il insista. Marvin finit par lui balancer sa philosophie de vie en ce qui concernait ses principes en amour et en sexualité. Il lui confia aussi très vaguement ne cessant de jouer de mystère qu’il y avait bien quelqu’un mais loin de l’image que son capitaine s’en faisait. Il eut un petit rictus amusé de le voir se pavaner avec une jeune-femme très particulière, et surtout de le voir s’ouvrir. Il donnait l’impression de le faire malgré lui. Kiernan tira sur sa cigarette.
« Mais si tu vois, tu peux tout me dire. C’est juste ça ? Je respecte, c’est très bien de t’y tenir. Juste t’es conscient que tu fera très peu l’amour. Car les sentiment, y’a pas de place pour ça dans notre unité. J’affiche pas mes conquêtes, je profite du peu qu’on m’accorde, car j’aurais pas de gentille et jolie petite femme avec une ribambelle de gosse. » haussa t-il simplement les épaules.

Et alors, il attrapa Marvin pour lui dire qu’il s’excusait s’il l’avait froissé. Il ne fit même pas attention à ce qu’il pouvait bien lui répondre, non, il dévisageait son sourire et son regard avec une envie discrète.  C’est quand il le brusqua un peu qu’il cru comprendre ou voir quelque chose. Il se retint de sourire mais c’était plus fort que lui. « Tu sais ce qui est drôle, c’est qu’on a parié sur toi. Puceau, marié ou gay. J’ai dis gay… Mais en fait t’es juste un cul-béni. C’est trop mignon » exagéra t-il le ton de sa voix avec une douce moquerie suivi d'un clin d’oeil avec un sourire mauvais pour le taquiner. Il se libéra de l’étreinte accidentelle qu’il avait avec Marvin pour faire quelques pas sur le chemin qui les mènerait à leur camp et lui proposa de le raccompagner. Il ne dit rien lorsqu’il lui attrapa le bras, venant lui ébouriffer sa coupe impeccable de son autre main avec un sourire complice. Des choses qu’il était rare de voir chez le capitaine, mais beaucoup moins depuis que le scientifique était arrivé dans l’unité. « Non, je te lâcherai pas, car je te rappelle que tu me dois encore la vie pour ton premier jour…. T’as toujours pas rempli ta dette et je compte bien m’assurer que tu le feras » l’enquiquinait-il toujours. Il avait un amour-vache et plus il était condescendant et odieux plus il vous aimait. Enfin ça dépendait des personnes. Kiernan passa alors le bras de Marvin autour de ses épaules, le sentant tanguer plus qu’il ne le faudrait et ainsi il pouvait mieux le soutenir. Sur le chemin, il ne put s’empêcher de lui faire quelques balayettes juste pour l’embêter, de quoi lui faire croire qu’il allait manger le sol sableux, mais il le tenait fermement par les hanches.

Ils arrivèrent au camp, et en chemin quelques soldats se mirent à sourire ou rire gentiment en voyant les deux compères arrivés. C’était surtout de voir Marvin un petit peu imbibé qui amusa la gallerie. Lui qui était si droit et avec une très bonne hygiène de vie, c’était plaisant de le voir se lâcher un petit peu. Pour eux, le lieutenant avait fini de s’intégrer dans son poste. La vie était dur et sans un peu d’alcool, il était difficile de survivre. Kiernan prit alors soin de le mener jusqu’à sa tente. Il le lâcha et veilla à ce qu’il reste debout. Le capitaine lui avait du mal à tenir droit, mais ça allait. Il avait encore toute sa tête ou presque. Il était simplement pompette. Marvin n’avait pas encore eu l’occasion de le voir, mais le capitaine était connu pour revenir dans un tel état, qu’ils étaient obligés de le porter jusqu’à sa couchette. Quand il n’essayait pas d’en frapper un ou deux, ce n’était pas trop gênant. L’officier sous ses ordres lui proposa alors un bon alcool local. Il le jaugeait, avec un petit sourire. « Tu penses vraiment que je vais refuser… Mais j’ai envie de te dire que c’est pas avec une bouteille que tu te fera pardonner pour la blonde et sa bouche du diable. Elle comptait pas me servir un verre, je te le promets.» dit-il avec un regard plein de sous entendu libineux et un clin d’oeil avant d’entrer dans la tente. Il se laissa lourdement tombé sur le lit de camp qui grinça. Il observait alors le haut de la tente et ses pans qui se plissaient, se balançant parfois à cause de la brise. Son ami lui donna un verre et il le leva pour le toast. « Les potes avant les pétasses ! »

Il finit son verre cul-sec, et pas que celui-là, obligeant Marvin à en avaler quelques uns aussi. « C’est un ordre lieutenant ! » lui avait-il un moment dit la voix rauque de fermeté, le regard sombre. Bien sûr que son ami allait être bien plus amoché que lui, ils ne jouaient pas dans la même école. Il fallait juste qu’il le rattrape un petit peu. Il posa ensuite lentement son verre vide au sol et glissa sa main sous le tabouret où se trouvait Marvin. Il le tira d’un coup pour le rapprocher de lui, assis au bord du lit. « Et si on arrêtait de jouer. Dis le que c’est moi qui ai gagné le pari » lui lança t-il avec un petit rire. Il lui plaqua encore sa main ferme dans la nuque et le rapprocha de lui, le front contre le sien. Il secoua légèrement la tête, comme pour chasser un désir qui montait beaucoup trop rapidement. « Je l’ai vu dans tes yeux tout à l’heure. Si t’en es pas conscient, il faut vraiment que tu le découvres » vint-il doucement frotter son nez conte le sien, resserrant sa main derrière son cou. « Tu me désirais encore plus que la catin de tout à l’heure… » vint-il enfin lui déposer un baiser avant de reprendre : « Je te verrai différemment Marv’… Si tu vas plus loin, sache que t’es à moi. Je suis pire avec les hommes que les femmes car il faut pouvoir me transcender pour que je faiblisse face à un tel pêché. Vous êtes si rare et précieux et toi tu me fais particulièrement craquer. » s’humidifia t-il ensuite les lèvres avant d’attendre s’il comptait se jeter à l’eau ou ne prendre aucun risque.
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MessageSujet: Re: Comme au bon vieux temps... – ft Marvin E. Kandinski   Ven 5 Aoû - 0:07

Comme au bon vieux temps
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Kiernan se comportait d’une manière si adorable que ma colère et mes reproches s’envolèrent bien vite. Et dire que c’était moi qui était censé être le plus pacifistes entre nous deux. J’appréciais la compagnie de mon capitaine. Chaque moment passé avec lui était un pur régal et même les pires d’entre eux pouvaient avoir leur charme. Il était devenu le centre de mon univers, la boussole qui me guidait dans mes moments de peur ou de doutes. J’aimais la manière qu’il avait de me taquiner chaque fois qu’il le pouvait, uniquement pour le plaisir de me voir prendre la mouche. Je l’admirais et j’adorais la manière audacieuse et particulière qu’il avait de parler sans honte de tous les sujets. Il représentait tout pour moi et j’ignorais s’il en avait véritablement conscience. Qu’importe ce qui se produiraient autour de nous, nous savions que nous pourrions toujours compter l’un sur l’autre. Il venait de me le faire remarquer et tout dans ses paroles et ses attitudes me faisaient véritablement craquer. Jamais je ne l’avais vu si rassurant dans la manière qu’il avait de me parler. Il avait su faire s’envoler mes doutes et ma honte. Après tant d’année de frustration et de mensonges, j’avais enfin l’impression que je pouvais me laisser complètement aller et cela me faisait un bien fou. Cependant, je n’avais pas compris les véritables intentions de mon capitaine. Je côtoyais Kiernan depuis très longtemps à présent. Notre entente et notre collaboration étaient si parfaite qu’ils nous suffisaient bien souvent d’un regard échangé pour nous comprendre. Pourtant, ce soir, je restais sourd et aveugle face aux attitudes séductrices qu’il employait avec moi. Je n’avais prêté aucune attention à l’étincelle de désir qui brûlait alors dans ses yeux ni à ses propos volontairement provocateur. Je me refusais à croire qu’il était prêt à répondre à mes appels et à mes désirs ardents. Cela me semblait trop beau pour être vrai !

Pourtant, c’était bien lui qui m’avait proposé de me raccompagner au campement. J’étais une personne si naïve et si pleine de confiance… je ne voyais que l’amitié qui transcendait au travers des paroles de Kiernan. Il me rappelait innocemment que je devrais à mon tour un jour lui sauver la vie moi aussi. Je savais au fond de moi que je le ferais sans aucune hésitation ! Mes pensées s’interrompirent alors brutalement lorsque Kiernan posa ses mains sur mes hanches. Cela n’était qu’un geste d’un ami cher qui m’aidait à avancer alors que la boisson me faisait claudiquer. Pourtant, je ne pouvais m’empêcher de penser qu’il y avait plus que cela. Je me protégé et rassuré et cela rien ne pouvait changer mon état d’allégresse. Je me sentais si bien à ses côtés en cet instant !

- Je te promets que je finirais par trouver un moyen de te rembourser cette dette. Mais je tâcherais de ne pas le faire trop vite cependant… comment ferais-tu pour survivre sans moi, hein ?

Nous arrivions alors devant le campement. Imaginer que nos hommes pouvaient nous voir dans cette situation m’amusait beaucoup. J’imaginais bien les histoires qui ne manqueraient pas de se faire entendre dans tous le camp dès le lendemain. Kiernan en avait peut-être l’habitude mais moi je venais de perdre toute crédibilité auprès des hommes dont je forçais l’admiration il y a de cela quelques jours.

- Je te trouve bien cruel Kiernan, comment peux-tu oser détruire ma réputation à ce point-là ? Tu imagines les bruits qui vont se faire entendre sur nous, si tes hommes apprennent que tu as passé toute la nuit à me saouler ?

J’éclatais alors de rire et posa ensuite lentement ma tête contre celle de Kiernan, resserrant l’emprise que j’avais sur ses épaules. La tête commençait déjà à tourner et un étrange sentiment mêlant à la fois l’allégresse et un vertige déplaisant. Nous arrivions alors devant ma tente et j’invitais alors Kiernan à y entrer. Il m’adressa alors quelques paroles que j’eus du mal à comprendre. Que signifiaient exactement ses sous-entendus ? Avec beaucoup de naïveté, je le regardais incrédule et hochais légèrement les épaules.

- Pour ta blondinette sulfureuse je m’en doute bien… mais que pourrais-je bien t’offrir de plus, moi ?

Sans vraiment y réfléchir plus longtemps, nous entrions dans ma maison de fortune et je vis Kiernan s’affaler sur mon lit. Je me rapprochais alors de lui, tenant ma bouteille à la main. Après lui avoir servis un premier verre qu’il finit de boire rapidement, il m’en réclama un autre. Il m’ordonna alors d’en boire un autre. J’hésitais longuement devant le liquide qui tournoyait dans mon verre métallique. Si une seule bière avait suffi à éveiller mes désirs, en boire plusieurs pourraient être dangereux, trop dangereux. En bon soldat que j’étais, je finis par obéir docilement, sans vraiment me poser de questions. Peu à peu, le monde me semblait s’effacer. Il ne restait plus que moi dans cet environnement. Plus que moi et mon magnifique capitaine assis sur mes couvertures comme le plus beaux des présents. A cet instant, je ne pensais plus et les regards outrageusement portés vers son corps d’Apollon qui m’attirait aussi dangereusement que la lumière pour un papillon. Soudain, je sentis mon tabouret vacillé. Kiernan m’avait rapproché de lui. Vacillant, mes deux mains vinrent s’écraser de chaque côté de mon ami. Mes yeux plongèrent dans les siens et je finis par voir ce qui m’avait échappé jusqu’alors. Ce regard plein de désir et de tendresse, si noir et mystérieux me semblait être à présent la huitième merveille du monde. Rien au monde n’aurait pu m’y détourner. Je ne cherchais même plus à faire taire les battements traitres de mon cœur. Au contraire, je les acceptais ! J’acceptais ses sentiments que je taisais depuis trop longtemps. Mon capitaine souhaitait me voir jouer franc-jeu avec lui et évoqua le drôle de pari qu’il avait tenu avec les membres de notre unité dans mon dos. Poussé dans mes derniers retranchements, je tentais de garder la tête froide autant que je le pouvais. Je fermais alors mes yeux l’espace d’un instant.

- Non… non tu as tort ! Ce n’est pas vrai… la Vérité c’est que je n’en sais rien. Je n’ai jamais… je suis encore puceau à l’heure actuelle. Alors comment je pourrais le savoir !

Je sentis alors son front s’écraser contre le mien. Respirant calmement, j’entendis les paroles de Kiernan raisonnés en écho dans ma tête. Un frisson s’empara de tout mon corps lorsque mon capitaine me proposa de me faire découvrir la sexualité. La perspective de perdre ma virginité dans les bras de cet homme que j’aimais infiniment me ravissait. Pourtant, une partie de moi continuait à vouloir nier et éviter l’inévitable !

- Mais qui te dis que je tiens à ce point-là à le découvrir ? Je ne veux pas… je ne veux pas prendre le risque de gâcher cette harmonie qui règne dans notre unité… je ne veux pas que notre amitié prenne une tournure aussi malsaine et ridicule… la lueur que tu as cru voir dans mes yeux c’était juste… c’était juste les effets secondaires de l’alcool… je ne… je ne…

Pourtant mon attitude finit par trahir mes pensées. Sans vraiment y réfléchir, mon corps s’approchait de celui de Kiernan. Il s’offrait déjà à lui alors que je respirais avec délice les effluves qui émanaient de son corps. Je profitais de cet instant de délice où nos visages cherchaient déjà à s’apprivoiser, où nos bouches brûlantes de désir se frôlaient sans oser encore se rencontrer. Un voile semblait nous séparer encore lorsque mon ami vint le déchirer sans aucune pudeur en déposant un premier baiser sur ma bouche. La passion que je retenais encore en moi éclata vivement et j’appréciais avec délice le goût amer et puissant de ses baisers. Désireux de le prolonger, mes mains vinrent se placer autour de son cou et je serais mon corps contre le sien. Je fus cependant quelque peu déçu de le voir s’écarter de moi aussi rapidement. Comme pour me prévenir d’un danger prochain, il me laissa le choix de la suite des évènements. Osant enfin ouvrir les yeux sur cette réalité qui me plaisait bien plus que je n’aurais su l’exprimer. Les derniers mots qu’il avait prononcés attisèrent encore un peu plus mon excitation. Il était prêt à transcender toutes les règles de la décence, à trahir même son code d’honneur le plus sacré. Il le faisait, non pas par curiosité, mais parce que c’était moi qu’il tenait entre ses bras ! Il m’avait choisi moi plutôt que tout autre, qualifiant ce désir de rare et de précieux. Comment pouvais-je résister à cela ? Un sourire tendre et rassurant se dessina alors sur mon visage. Saisissant d’une main son menton, je passais l’un de mes doigts sur ses lèvres.

- Est-ce qu’il m’est arrivé une seule fois de ne pas accepter de te suivre sur un champ de bataille ? Je t’avoue oui j’ai peur… terriblement peur ! J’ai peur de ce qui va se passer si je te dis oui, j’ai peur d’avancer sur ce terrain inconnu sans aucune précaution, j’ai peur d’en venir un jour à regretter cette nuit ! Mais je te connais et je te fais confiance ! Je sais que tant que tu seras à mes côtés, je ne risquerais rien ! Je sais que je serais assez fort pour le supporter ! Je veux et je te désire… Prends ma virginité, elle t’appartient à présent ! Et puis surtout...

Je m’approchais alors ma bouche et l’embrassait d’une manière bien plus passionnée que la première fois. Ma langue vint chatouiller sa bouche l’invitant à me rejoindre. Détachant ma bouche de la sienne l'espace d'un instant, je lui souris en gardant ma main posée  sur sa joue.

Je t'appartiens déjà corps et âme  depuis longtemps, non ? Alors fais-moi rêver !
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Dernière édition par Marvin E. Kandinski le Jeu 8 Sep - 23:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Comme au bon vieux temps... – ft Marvin E. Kandinski   Jeu 18 Aoû - 11:29

Comme au bon vieux temps
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Il avait finis par boire sous la tante du lieutenant. Mauvaise idée. Dire que Kiernan avait quelque chose en tête depuis le début, ce n’était pas exactement ça. Disons qu’il y eu un petit stimuli, qui sonnait au fond de sa tête, comme un bruit lointain, à peine perceptible. Une sorte de doux carillon. Cela devint évident progressivement, jusqu’à ce qu’il vienne le rapprocher subitement de lui. Kiernan n’avait plus que ses pulsions qui parcourraient ses veines et ses désirs qui lui enflammait l’esprit. Marvin n’avait jamais manqué de charme à ses yeux. Il se montra un petit peu cynique, posant carte sur table. Il lui confia avoir vu quelque chose et il en aurait mis sa main à coupée qu’il avait lu le même désir dans les yeux de son sous-chef. Il le tenta alors avec un discours un peu moqueur et lui expliqua ensuite que ce n’était pas sans conséquence. Le plus jeune lui répondit, un peu angoissé, perdu, peu confiant. Kiernan ne l’écoutait même pas, et continuait à venir chercher ses lèvres du bout des siennes. Il eut quand même un petit rire en apprenant l’innocence de son collègue. Après, il n’en avait que faire de ses « et si » et leur amitié, l’harmonie et encore plein de grande phrase. Tout ce qu’il voulait à ce moment, c’était le posséder corps et âme. Il le sentait venir à lui, se rapprocher et il l’écoutait encore moins. Il lui aurait dit non, qu’il l’y aurait sûrement forcé. Marvin pensait peut-être avoir le choix, certes mais ce n’aurait pas été sans se battre.

Marvin lui prouva alors toute sa dévotion en un discours déchirant de loyauté. Kiernan le regarda, l’écouta mais il n’était pas de ce genre d’homme vraiment touché par les belles paroles. Du moins pas dans son état. Peut-être que dans une autre situation. Tout ce qu’il avait compris c’était que Marvin était déjà à lui. Il l’attrapa brusquement une main sous la cuisse et l’autre sous ses fesses pour venir l’asseoir à califourchon sur lui. Un geste qu’il fit presque sans effort. Ses bras vinrent entouré son dos pour le serrer un peu plus contre lui. Il lui arracha un baiser plein de fougue, remontant une main derrière sa nuque et sa tête, perdant ses doigts dans ses cheveux, et l’autre qui venait dessiner les courbes saillantes de ses fesses. Ses baisers brulants descendirent dans son cou et il le mordait avec une hargne non feinte. D’une main habile, ses mains se chargèrent enfin de déboutonner les boutons de sa chemise avant de la jeter derrière. Il bascula alors sans douceur Marvin sur le lit et Kiernan resta à genoux en partie au-dessus de lui, le dévisageant de la tête aux pieds. Son regard était amusé et son sourire lubrique alors qu’il s’activait à retirer lui aussi sa chemise. Une fois fait, il plongea sur lui tel un félin, s’armant de baiser affamés de passion. Ses caresses étaient déjà très entreprenantes et sans pudeur, une main entre les fines cuisses de son compatriote, leur corps qui s’effleurait à peine. Il l’embrassait en continuait ses caresses toujours plus enflammée et se montrait d’humeur mutine. On sentait à ses gestes et son souffle que ses fantasmes avaient été trop longtemps retenus.
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MessageSujet: Re: Comme au bon vieux temps... – ft Marvin E. Kandinski   Jeu 18 Aoû - 16:27

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Au début de cette soirée, je n’aurais jamais imaginé que nous retrouverions dans cette situation. L’alcool avait causé des ravages sur chacun d’entre nous, finissant par nous pousser chacun dans les bras de l’autre ! Je rêvais depuis si longtemps de cette nuit où je pourrais enfin découvrir l’amour entre mes bras de mon capitaine, à présent je me demandais si tout cela n’était pas un rêve. La tête déjà dans les étoiles, mon état ne m’aidait guère à prendre conscience de cette réalité. Pourtant, ce n’était plus qu’un fantasme et j’étais parvenu par un miracle sans doute dû à notre consommation d’alcool, à m’attirer ses faveurs. Kiernan ! L’homme qui était parvenu à réveiller mes plus intimes et plus secrètes pulsions sexuelles. L’homme que j’avais observé avec un pincement au cœur se perdre dans les bras de tant de femmes magnifiques et aguichantes. J’avais eu de la peine à supporter cette jalousie qui grondait en moi et j’avais souffert le martyr à l’idée de devoir satisfaire en solitaire toute l’excitation qui parvenait à éveiller en moi. Je le tenais à présent dans mes bras et je me sentis ravi, excité par ce regard hypnotisant et ce sourire carnassier. L’heure était enfin venue pour moi profiter de son corps et de ses qualités d’amant et je n’allais pas m’en priver. La vengeance que je prenais à présent sur toutes ces catins et sur ce que l’amour m’avait toujours refusé était simplement magnifique !

Lorsque Kiernan déposa ses lèvres sur les miennes pour la première fois, j’avais totalement perdu le contrôle de moi-même. Mes adorables discours gentillets et mes craintes n’avaient finalement aucun fondement. Elles s’étaient perdues dans un flux encore calme de passion qui nous animaient tous les deux. Je n’avais alors qu’une obsession ; Kiernan et son corps de rêve. Un seul accord avait suffi pour réveiller des pulsions chez mon camarade qu’il ne supportait plus de retenir. Le cœur battant et confiant, je me laissais complètement aller. Un frisson de plaisir parcourus mon corps lorsque mon nouvel amant me saisit et m’assit au-dessus de lui. Je passais alors mes bras autour de son cou pour me rapprocher un peu plus de lui. Je souris alors ironiquement en me rappelant la jeune femme qui occupait auparavant cette position. A présent, c’était autour de moi que les bras de Kiernan venaient s’écraser. J’étais heureux, si heureux à cette simple constatation ! Déjà le goût amer de ses baisers me manquait et sans attendre une seconde de plus, ma bouche vint rencontrer la sienne. Ce baiser langoureux m’arracha un soupir d’extase. Mon camarade embrassait si bien que cela en devenait presque insultant. Comment pourrais-je le satisfaire, moi qui manquais cruellement d’expérience dans ce domaine. L’espace d’un instant, je crains de ne pas savoir me montrer à la hauteur de ses ambitions. Mes pensées furent cependant rapidement chassées par le plaisir et je ne pus m’empêcher de frissonner lorsqu’il passa une main sur mes fesses. Je saisis sa tête entre mes mains lorsque Kiernan vint pour la première fois déposer un baiser dans mon cou. J’aimais cette petite chaleur discrète qui envahissait mon corps sur chaque partie qu’il venait caresser du bout des lèvres.

Ses mains expertes virent alors déboutonné les boutons de ma chemise et il m’arracha presque ma chemise, la balançant derrière nous. Je ressentis alors un grand froid parcourir mon corps et je collais mon corps contre le sien pour me réchauffer. D’un geste brusque, il vint alors me déposer sur ma couchette et se plaça juste au-dessus de moi ! Privé du contact de son corps, je me contentais de placer chacune de mes mains sur les cuisses de mon capitaine. L’espace d’un instant, je sentis la peur m’envahir comprenant soudainement qu’il me serait désormais impossible de reculer. Ma gêne était encore augmentée par cette observation éhontée de mon corps. Pourtant, ce sourire séduisant qui m’avait toujours charmé vint presque aussitôt illuminé son visage. Débarrassé de toute gêne, j’observais mon compagnon retirer sa chemise à son tour. J’observais alors avec intérêt ce torse si magnifiquement sculpté. Tout chez lui était si parfait et si bien proportionné que cela en devenait presque insultant. Qu’est-ce que mon corps pouvait bien représenter face à tant de beauté ? Pourtant ce corps maintenant m’appartenais et un sourire presque polisson vint éclairé pour la première mon visage et je me relevais un peu pour accueillir mon amant avec plaisir. Nos corps avaient enfin tout à loisir de se rencontrer et de s’apprivoiser. Je me perdais parmi toutes les gâteries dont il pouvait m’honorer et lui rendait ses honneurs en retour. Je réfugiais mon visage contre son torse lorsqu’il passa une main entre mes cuisses. Je respirais avec plaisir les effluves de son parfum tandis que mes souffles vinrent se mêler aux siens. Mes mains vinrent alors à s’aventurer dans son dos et je serais mon bel Apollon contre moi tandis que je sentais l’ivresse monter en moi. Il me tardait que Kiernan vienne enfin me libérer des dernières étoffes qui me séparait encore de son corps.
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MessageSujet: Re: Comme au bon vieux temps... – ft Marvin E. Kandinski   Mer 21 Sep - 19:52

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Après des caresses libidineuses sous la ceinture, des baisers tumultueux et leur deux corps brûlant qui s’effleuraient et se frottait l’un contre l’autre, ses mains s’occupèrent à déboutonner son pantalon. Il n’en glissa qu’une dans ses sous-vêtement pour reprendre ses flatteries. Un instant à le laisser profiter de cette envie dévorante de plaisir qui l’animait, il se nourrit des soupirs de son partenaire. S’il sifflait ainsi d’allégresse, c’était bien grâce à lui et il ne pouvait presque pas se lasser du plaisir qu’il était capable de provoquer chez son subordonné. Un rictus narquois brillait sur son visage, avant qu’il ne tarde à lui retirer ce qui lui restait de vêtement, puis les siens. Il essayait d’y aller avec douceur, de prendre son temps, mais il était éméché et en grand adorateur des jouissances, il était aussi très impatient. Bien sûr le bonheur était aussi dans le fait de « monter les escaliers » jusqu’à la chambre comme le disait Casanova, mais ce soir il n’avait pas envie d’attendre ou de jouer. Non, il voulait un plaisir cru et passionné. Il le voulait lui, tout entier et maintenant. Sa respiration lui échappait et il s’essoufflait presque, comme si la rage lui hurlait de le prendre sans ménagement et de se décharger de toutes les pulsions qui crépitaient dans sa tête et son bas ventre.

Il s’allongea derrière Kandinski, son corps qui épousait parfaitement le sien et son désir tendu contre ses fesses. Ses mains se firent lascives et pleine d’envie sur le corps svelte et finement musclé du lieutenant. Sa bouche goutait la douce peau de son dos, puis sa nuque et débordait dans son cou avant de venir lui mordre l’épaule. Il s’arma de bien plus de patience pour le préparer et enfin les deux hommes eurent l’accomplissement de cet appétit qu’ils faisaient grandir à chaque souffle ou baisers échangés. Il se pencha pour éteindre la lampe en restant dans son dos, tous les deux tranquillement allongés. Les gâteries et caresses plus intenses et profondes les unes que les autres laissèrent place à l’union parfaite des deux hommes. Il avait commencé doucement, mais une fois lancé, une fois en lui dans son intimité chaude, il eut beaucoup de mal à se contrôler. Il n’avait pas été trop violent ou agressif, mais malgré la douceur on n’avait senti que l’ardeur de ses fantasmes à chaque mouvement brusque de son bassin entre les plus lent et langoureux.

Après les ébats, Kiernan n’était resté qu’un court instant allongé dans la couchette une place, Kandinski reposant à moitié sur lui. Ses doigts effleuraient son dos alors qu’il cherchait son souffle. Sa peau était moite et encore chaude de l’effort. Il lui tapota le dos et se dégagea de la place que l’autre bouge ou non. Il attrapa ses braies qu’il enfila à la hâte et d’un geste si mécanique qu’on le sentait si habituel. Il passa sa chemise et fermait les boutons. Il dévisage son second, cherchant une formule de politesse à dire. Il n’en avait aucune adéquate. Le capitaine était éreinté. Il serait bien resté ici à dormir toute la nuit, mais pas avec quelqu’un et pas sous la tente de son second. Il finit par sourire après ravoir rassembler ses esprits et regardé Kandinski droit dans les yeux. Une phrase lui vint alors à l’esprit. « Tu es à moi maintenant » dit-il avec un léger rire sans savoir si c’était de l’humour ou la vérité. Puis il quitta simplement la tente. Le lendemain, il n’en avait pas parlé, ni même quelques jours après, mais rapidement, il avait réitéré l’expérience. C’est juste qu’il n’en avait pas eu le temps, ni même l’occasion, puis qu’il voulait être sûr de ne pas avoir un amoureux transi pendu à son bras. Pas d’attache, que du sexe… Il ne dit pas que Marvin n’était qu’un passe-temps. Un peu certes, mais il avait ce quelque chose qui le faisait vibrer en lui. Il avait envie de le posséder dès qu’il le voyait sourire.

***

Un souvenir qui fit sourire Kiernan avec nostalgie. Il jaugea le brun un long instant, presque tenté de traverser la table basse et lui sauter dessus pour rappeler à son ami la passion qui avait pu les habiter en ce temps. « Je peux vraiment pas avoir un verre d’alcool ? » finit-il par demander après avoir attraper sa tasse de café froid et surtout vide.
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MessageSujet: Re: Comme au bon vieux temps... – ft Marvin E. Kandinski   Jeu 22 Sep - 10:30

Comme au bon vieux temps
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Le bonheur et l’excitation que je vivais en cet instant était indescriptibles. Avec délicatesse, il sculptait ce corps de ses mains expertes comme pour le sublimer et en faire une véritable œuvre d’art. Il me dévoilait alors une beauté cachée qui m’était totalement étrangère. Désireux de lui faire partager le plaisir de la rencontre entre nos deux corps, je lui rendais ses gâteries avec une dévotion sans pareille malgré mon inexpérience. Fort heureusement pour moi, mon professeur était sans doute le meilleur dans cette catégorie. Elève doué, je retenais rapidement mes leçons et reproduisais avec ferveur ses gestes qui éveillaient en moi une passion démesurée. Un frisson de plaisir parcouru tout mon être lorsque Kiernan glissa une main à l’intérieur de mon pantalon pour jouer avec la partie la plus intime de mon être. Perdant soudainement toute concentration, j’écartais légèrement mes cuisses pour lui laisser le champs-libre. Les yeux fermés, je m’enfonçais avec douceur dans ma couchette, resserrant mon emprise sur son corps. Ma respiration s’accéléra alors pris par le désir, je laissais échapper quelques soupirs d’extase. Peu importe si quelqu’un venait à m’entendre, perdu dans notre paradis de chair je ne voyais plus que mon bel Apollon qui m’invitait sans cesse à découvrir d’autres délices. Je le suivais sur cette route en toute confiance et l’encourageais dans cette initiative en plongeant ma main dans ses cheveux et en lui mordillant le lobe de l’oreille. J’avais tant envie de lui murmurer ces mots que mon cœur hurlait dans ma poitrine mais que ma bouche se refusait à prononcer. « Il n’y a pas de place pour les émotions dans notre unité » ! C’était les règles et il fallait que je m’y plie pour ne pas perdre ce nouvel amant si précieux pour moi !

Il finit par m’aider à retirer mes derniers vêtements et en fit de même pour les siens. Nous nous retrouvions alors tous deux nus, allongés dans mon lit de fortune qui abriterait cet amour interdit qui nous consumait totalement. Tout en admirant la beauté  divine de son corps, je le voyais avec envie s’allonger dans mon dos. Un sourire taquin apparut sur mes lèvres lorsque je constatais avec quel naturel nos corps se fondaient l’un dans l’autre. J’avais cette impression enivrante que nos deux corps étaient faits l’un pour l’autre. Je rougis à la sensation de sentir nos deux bas-ventres à nus se rencontrer. Ne pouvant le toucher que difficilement, je me résolu à profiter sans honte de ces douces gâteries qu’il m’accordait. Je sentais la chaleur de ses mains de velours trancher le froid qui envahissait la tente sans interruption. Tandis que la bouche de mon capitaine flattait mon cou et ma nuque, je tournais ma tête vers lui. J’aimais tant sentir le souffle chaud emplis d’envie sur ma nuque et j’embrassais du bout des lèvres sa bouche suave. Kiernan éteignit ensuite la lumière annonçant le dernier acte de nos jeux amoureux. Mon partenaire avait su apaiser mes craintes et c’est avec une totale confiance que je le laissais me posséder entièrement. Bien que ces mouvements se voulaient à la fois doux et remplis de bonnes attentions, ils me firent tout de même souffrir. Serrant les couvertures entre mes mains, je tentais de me concentrer sur le contact si doux de mon amant contre moi. Mon corps s’habituant à ce contact, je finis par y prendre du plaisir. Je souris alors, tout en profitant de ce moment d’extase où nous ne formions plus qu’un… un seul corps, un seul cœur, un seul esprit… La perfection ! Désireux de profiter pleinement de ce moment de plaisir pur, je plaçais une main derrière moi. Je m’occupais alors à caresser les fesses de mon ami tandis que mon corps se rapprochait du sien. Ma jouissance se fit bientôt entendre au travers des cris de plaisir que je poussais et que j’étouffais tant bien que mal dans mes couvertures. Je ne me concentrais désormais plus que sur le mouvement qui unissait nos deux corps et qui nous mena jusqu'à l'orgasme.

Epuisé par toutes ces sensations nouvelles que je venais d'expérimenter, je restais allongé sur mes couvertures sans avoir le courage de bouger. Allongé auprès de mon amant, je profitais de ce dernier contact charnel qu’il m’offrait, ses doigts effleurant encore mon dos. Je me sentais si heureux que j’aurais voulu que cette étreinte puisse durer éternellement. Malheureusement, Kiernan finit par m’abandonner à mes rêves solitaires. Avant de quitter ma tente, il jeta un regard dans ma direction ne sachant que dire. Cette situation m’amusait presque. Je songeais que les fois où il avait honoré des personnes qui étaient autre chose pour lui que des jouets sexuels avaient été rares.  Une prostituée se contentait généralement de quelques billets de banque posé sur la table de nuit. Mais que dire à un ami ? Il m’adressa alors l’un de ses sourires inimitables, et déclara que je lui appartenais à partir de maintenant. Il disparut ensuite, me laissant me remettre de mes émotions. Je ne pus empêcher un sourire malicieux apparaître sur mes lèvres. Je soupirais alors cette réponse dans un murmure, loin de toute oreille indiscrète. « Tout comme toi, mon ami ! ».

Ce qui me faisait le plus peur était de voir nos hommes colporter des ragots concernant nos amours interdits. Ils préfèrent sans doute fermer les yeux, craignant sans doute de s’attirer la colère de leur capitaine. Respectant le silence de Kiernan, je n’en parlais pas et appliquais la loi sacro-sainte du « Don’t ask, don’t tell ». Mais la passion qui m’avait consumé ce soir-là, cet amour que j'avais découvert me brûlait l’esprit et le corps. Je tâchais autant que possible de ne pas me retrouver seul dans la même pièce que mon capitaine, me sentant incapable de résister à son regard hypnotique et son magnifique sourire. A ma plus grande surprise, ce fût mon ami qui sans prévenir revint auprès de moi. Cette seconde rencontre bien que libératrice ne servît qu’à augmenter mon malaise de vivre cette passion au milieu de cette guerre qui faisait toujours rage autour de nous. Cette situation était si insupportable que je me résolus à adresser à mes supérieurs une demande officielle pour changer de régiment. Fort heureusement pour moi, la guerre se chargerait de nous séparer définitivement à peine quelques jours plus tard.

***

Sortant alors de mes rêveries, je plongeais mon regard dans celui de mon ami. L’espace d’un instant, je crus pouvoir lire dans ses yeux cette passion si caractéristique que je lui connaissais depuis près de 40 ans. Ces moments de jouissance extrême, je n’avais jamais pu les effacer de ma mémoire. J’aimais sincèrement cet homme depuis le premier jour où nous regards s’étaient croisés dans cet hôpital psychiatrique de Londres. C’était entre les murs de ce même établissement que nos corps s’étaient apprivoisés pour la première fois et ils n’avaient cessés de se retrouver depuis. Si j’en avais eu le courage, j’aurais volontiers admis qu’il me manquait terriblement, je me serais plus que volontiers jeté dans ses bras mais je m’y refusais… notre amitié suffisait à mon bonheur ! Mon ami me réclama alors un verre d’alcool et j’adoptais une attitude faussement sévère. "Non, Kiernan, c’est totalement hors de question ! De toutes manières, il serait peut-être temps d’aller dormir. Ta chambre est au bout du couloir à droite. Tu devrais profiter de la rejoindre tant que tu peux tenir debout !" Je m’étais montré un peu sec avec Kiernan mais mon ami comprendrait aisément que je ne cherchais qu’à l’aider, comme je l’avais toujours fait auparavant ! J’étais prêt à tous les sacrifices pour lui. A tous, y compris si cela devait mettre ma vie en péril ! Je l’avais déjà démontré à mon ancien capitaine le dernier jour où j’avais frôler un champ de bataille dans mes faux souvenirs !

***

Je m’étais brutalement réveillé, aspergé par un seau d’eau glacée. La reprise de contact avec la réalité avait été violente. Encore dans le brouillard, je ne comprenais pas ce qui m’arrivait. Je voyais des hommes assemblés autour de moi, m’invectivant dans une langue que je maîtrisais à peine. Chaque partie de mon corps me faisait atrocement souffrir. Que m’était-il arrivé ? Doucement des flashs apparaissaient dans mon esprit. Je recouvrais lentement ma mémoire. Mon unité ayant échoué dans une mission s’était retrouvé entre les mailles du filet tendu par l’ennemi. Nous avions tous été enfermés dans une cage bien trop étroite pour nous. Les Irakiens nous faisaient sortirent les uns après les autres pour nous « soumettre à la question » et la plupart de mes camarades revenaient totalement amoché. Je me rappelais de Kiernan, de mon capitaine qui durant tout le temps qu’avait duré notre détention, nous ordonnait de ne parler et de ne rien leur dire... Kiernan… j’étais resté à ses côtés durant tous ces évènements. En fidèle lieutenant que j’étais, je tentais de le soutenir du mieux que je le pouvais alors que la peur me nouait l’estomac. Puis cela avait été à mon tour de tomber entre leurs griffes. Je les avais suivis sans même discuter, adressant un dernier regard rassurant à l’adresse de mon capitaine. J’étais alors emplis d’une forte détermination. Qu’importe les moyens qu’ils emploieraient contre moi, je ne parlerais simplement pas !

Les tortures que j’avais alors subit étaient tout bonnement abominables. Jamais je n’avais eu à autant souffrir de ma vie. Résister face à toutes ces souffrances était terriblement pénible, mais j’y parvins tout de même. A chaque minute de l’interrogatoire, je m’accrochais aux plus beaux moments que j’avais passé dans ce pays au côté de mon unité. Lorsque des supplices encore plus sadiques m’étaient infligés, je ne me concentrais plus que sur les moments partagés avec mon capitaine. Kiernan… mon Kiernan… l’homme que j’aimais plus que tout au monde et pour lequel j’étais prêt à sacrifier ma propre vie. C’était lui ma drogue et mon anesthésiant face aux douleurs infligée à mon pauvre corps meurtri…nos interminables discussions, nos éclats de rire, la tendresse de son sourire malicieux, l’ivresse de ses baisers passionnés, l’assurance de ses caresses entreprenantes… tous ces éléments étaient d’autant de baumes réconfortant qui m’aidaient à tenir le coup.

Des heures passaient… peut-être même des jours ? J’avais perdu toute notion du temps ! Je n’étais plus qu’un morceau de chair informe lorsque le chef de la bande consentit enfin à m’adresser la parole. Je ne connaissais que très peu leur langue mais je comprenais qu’il désirait que je leur désigne mon chef. Mon sang ne fit alors qu’un tour. Je refusais de condamner Kiernan à subir le même sort que le mien. Je ne le supporterais pas ! Alors je me tus, refusant de prêter une oreille attentive à leurs propos. Les coups tombaient de plus en plus et je me retrouvais subitement la tête sous l’eau, expérimentant leurs techniques de noyades si douces. Ce ne fût qu’au moment où je me sentais partir pour l’Enfer que je leur donnais enfin mon approbation. Les hommes me tournaient alors vers leur chef. Pour la première fois, je sentis la tristesse m’envahir. Ma rappelant la promesse que j’avais faites il y a des semaines à mon ami. Kiernan m’avait sauvé la vie une fois, c’était à mon tour de lui rendre la pareille. Je pris alors une grande inspiration et me désignais comme étant le chef de notre unité. Ils ne me croyaient pas au début alors j’insistais et finalement ma persévérance finit par payer. Ils déclarèrent alors que je devrais servir d’exemple pour les soldats américains qui oseraient les attaquer. Je compris que j’allais mourir. Peu importe, Kiernan pourrait bénéficier d’un sursis aussi maigre était-il. Ces alors que je passais aux humiliations publiques. Je me retrouvais avec une caméra pointée sur le visage tandis qu’un des Irakiens pointait son fusil sur ma tempe. Je lus machinalement leur petit discours et acceptais sans broncher de lire leur discours. Je n’y prêtais aucune importance, dans ma tête je me préparais déjà à passer l’arme à gauche. Quelques minutes s’écoulèrent et les soldats consentirent enfin à lâcher leur magnétoscope de fortune. Un des soldats me releva alors de la chaise ou j’étais assis et me traîna jusqu’au dehors de la tente. Quatre de ses compères le rejoignirent et chargèrent leurs fusils. J’avais toutes les difficultés du monde à me tenir debout mais pour eux, il n’était pas question de me voir mourir à genoux. Ils m’attachèrent alors à un poteau, hottant toute chance de pouvoir m’accroupir. Les yeux mi-clos, je regardais ces ombres agressives s’agiter autour de moi. Je restais confiant et je finis même par sourire. Si je devais mourir ce jour-là, j’aurais au moins eu la chance de rembourser ma dette. Je ne mourrais donc pas en vain. Même s’il ne pouvait m’entendre, je murmurais en silence les dernières paroles que j’aurais voulu adresser à mon capitaine avant de partir. "Tu verras, tout se passera bien ! Je t’aime, Kiernan… oh oui je t’aime tellement…"

Je murmurais dans un sourire ces paroles qui me rassuraient. Je ne craignais pas de mourir mais je souffrais à l’idée que ces mots, que je prononçais pour la première et la dernière fois, mon ami ne les entendrait jamais. Cruelle ironie ! A défaut de pouvoir partager un dernier éclat de rire en sa compagnie, je me contentais d’imaginer ce qu’aurait pu être notre vie si l’on était rentré tous les deux victorieux, acclamée et applaudit par une foule en liesse. Je ne vivrais jamais cet instant ! Je n’aurais jamais la chance de voir ce que Kiernan deviendrait par la suite. Nos deux routes ne se croiseraient désormais plus. Mon unité se retrouverait peut-être autour de ma tombe, perdue parmi ces immenses champs de pierres tombales célébrant la disparition de ces hommes morts pour leur pays. Est-ce que je passerais à la postérité ? Cela m’importait peu ! Est-ce que mon capitaine garderait un peu de place pour moi dans sa tête et dans son cœur ? Voici la seule question qui comptaient pour moi. Soudain, le chef de la milice ordonna à ses hommes de pointer leurs armes sur moi. Je fermais alors les yeux, confiant. Je ne tremblais plus, j’étais prêt à mourir. Je tâchais de me concentrer alors sur l’image du magnifique sourire de l’homme de mes rêves. Je pointais alors mon regard vers le ciel tout en adressant à Kiernan ces dernières paroles, priant pour qu’il puisse m’entendre de là où il était. "Fais-en sorte que mon sacrifice en vaille la peine !"

Je priais alors, espérant de toutes mes forces de pouvoir le retrouver un jour. Qu’importe si mon amour pour lui me fermait à jamais les portes du Paradis ! La douce étreinte de ses bras au cœur-même de notre enfer serait mon Nirvana. Une dernière fois, je prononçais son nom et j’attendis avec patience que les balles de l’ennemi me frappent pour la dernière fois !
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MessageSujet: Re: Comme au bon vieux temps... – ft Marvin E. Kandinski   Sam 24 Sep - 21:29

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Il refusa de lui donner une verre et ne lui donnait pour simple sortie la direction de sa chambre pour ce soir. Cela allait de soit qu’il dormirait ici. Kiernan n’avait vraiment pas prévu de rentrer. Après avoir parler de ce si doucereux souvenir, il ne put s’empêcher d’avoir son si fidèle rictus narquois. Il dévisagea Marvin de la tête aux pieds. « Et bien sûr tu viens dormir avec moi… Tu me laisserai pas seul dans cet état quand même. Tu sais très bien que j’ai besoin de toi pour survivre. » rit-il légèrement avant de s’étirer. « Après, je te laisse tranquille si j’ai à boire… » et ce besoin de lui, éveilla un autre souvenir fort entre les deux hommes. Un souvenir faux et si dur que Kiernan n’aimait pas spécialement se remémorer les détails.

Ils avaient raté une mission et se sont fait prendre. Il y a des jours où ça ne marchait pas. Ils savaient tous au fond d’eux qu’ils n’étaient pas infaillibles. Enfermés depuis quelques jours, pas nourris et pas très bien traités, juste de quoi les maintenir en vie et les vider un peu de leurs forces. Les américains sur-développés étaient des gens difficiles à contenir. Surtout avec un homme comme Ravens à la tête de l’unité. Kiernan les avait vu passer avec une douleur au ventre et au coeur, un des frères Martinez, puis Jones et enfin Marvin. Ils n’avaient pas eu beaucoup de temps de discuter lorsque Jones était revenu dans la cellule : « Qu’est-ce qu’ils ont dit ? T’as dis quoi toi ? » s’énerva le capitaine en grognant bas pour ne pas être entendu. Ignacio n’avait pas compris un strict mot si ce n’était « boss » qu’ils lui avaient aboyer dans les rares mots d’anglais. « Talk » aussi revenait souvent entre deux mauvais traitements. Kiernan se sentait très mal. Il avait vite compris que c’était lui qu’on voulait. Son état de stress et d’angoisse était à son paroxysme. Sans parler de sa peur de mourir, et de ne penser qu’à lui et après la culpabilité pour ses hommes qui le terrassait comme un tsunami. Jones comprenait pas mal les langues orientales. On en attendait beaucoup de lui. Il l’attrapa sèchement au visage et le claquait pour lui faire reprendre ses esprits. « Je te parle Jones… Réponds-moi » continuait de siffler sa voix entre ses dents serrés. Le pauvre soldat tenait à peine debout et c’est le japonais qui demanda à son capitaine de le laisser respirer.

C’est alors qu’un homme ouvrit la cellule. Toute la troupe s’était retournée. On désigna Marvin. Et une nouvelle vague submergea Kiernan. Il ferma les yeux un instant pour ne pas hurler la douleur qui le tétanisait. Avant que l’homme ne suive leur ravisseurs, il l’attrapa par le bras et le mit face à lui. Il lui attrapa la nuque et colla son front contre le sien. De peur d’être trop rapidement démasqué par les irakiens et ses soldats ayant très bien deviné l’affection amicale forte et plus si affinité qui habitait leurs deux supérieurs, s’étaient joint à l’étreinte. Comme un soutient général. En espérant qu’ils ne devineraient pas lequel d’entre eux était le chef. Kiernan serrait sa poigne un peu plus sur la nuque de son second et l’autre qui lui avait prit la main pour la coller contre sa poitrine. Il avait été comme soulevé par le soutient de son unité avec les mains qu’ils avaient posés autour d’eux avec dévotion. Son coeur battait à tous rompre. « Ca va aller… C’est bientôt fini, je te le promets. Tiens bon » il ne pensait pas être capable de tenir sa promesse, mais ils risquaient de tous mourir, alors ça le nourrirait toujours d’un peu d’espoir avant la fin. Un homme vint l’extirper du groupe. On le lui arracher des mains. Il le retint un instant. Juste un seul. Très court et il lui déposa un baiser sans espoirs au coin des lèvres avec maladresse. Il avait à peine sentit ses lèvres qu’on le trainait à l’extérieur du cachot.

Les hurlements de Marvin furent une torture. Comme ceux des autres avant, mais de son ami le plus proche ces derniers temps c’était une horreur. Il en avait complètement oublié Jones. Ou presque. Il était resté dans un coin de la cellule crasseuse et sombre. La chaleur leur collait les vêtements au corps ainsi que la poussière de ce désert rocheux. Personne ne l’avait dérangé, respectant son silence. Deux fois qu’on lui retirait son lieutenant et un ami précieux. Le dos tourné, il était complètement happé par ses angoisses. Bougeant parfois la jambes avec nervosité, il essayait de faire abstraction de ce qu’il pouvait entendre. Il bondit subitement de sa place et attrapa Jones avant de le pousser pour le plaquer avec violence contre un des murs en pierre de la cellule. « Kiernan ! » intervint un des hommes, retenant le capitaine qui lui écrasait déjà le bras sur la gorge et l’autre contre la poitrine, le coinçant contre le mur. L’autre frère Martinez s’occupa de l’autre bras pour essayer d’alléger le poids de la pression. « Parle ! Ils t’ont demandé quoi ! Qu’est-ce qu’ils veulent bordel !!!
_C’est toi ! C’est toi qu’ils veulent, tentait-il de lui répondre sans crier, apeurer par le regard injectés de sang de son supérieur.
_Et ? demanda Kiernan, Jones comprenant très bien ce qu’il voulait savoir.
_J’ai rien dis, je te jure !
_Comment ça t’as rien dis ! hurla t-il, Martinez qui fut balancé par le recul du capitaine qui soulevait Jones pour le frapper à nouveau violemment contre le mur.
_C’est juste que. J’ai… Ils savent. Mais j’ai pas dis que c’était ça !
_Parle, sinon crois moi que ce qu’ils t’on fait vivre c’est rien à côté de ce qui t’attends.
_Ils ont dit que, que je t’ai souvent regardé, comme si j’attendais quelque chose de toi ou quelque chose dans le genre. J’ai pas tous saisi. J’ai nié mais… J’ai baissé les yeux et ils ont arrêté là l’interrogatoire, balbutia le pauvre homme, la voix coupé de larme.
_Ils savent ? Tu penses qu’ils en sont persuadés ?
_J’sais pas ! Je te jure que je sais pas ! » explosa t-il en larme et un cri de Marvin arriva aux oreilles de Kiernan. Il remua sa tête en fermant les yeux, faisant craquer ses cervicales. Tous se passa ensuite très vite.

Un coup de coude à l’homme à sa gauche, et un coup de tête pour Martinez, l’achevant d’un coup de pied brutal au genoux, lui déplaçant la rotule. Il attrapa alors Jones au visages de ses deux mains et lui enfonçait les pouces dans les yeux. Le soldat hurlait et cela alerta quelques irakiens. Voyant la pagaille, ils ont décidés d’intervenir. Ils pénétrèrent dans la cellule. Kiernan attrapa l’un des hommes et ils se débattirent. Le deuxième irakiens ne savaient pas quoi faire, spectateur, ne pouvant intervenir sans risquer de blesser son compère ou de se voir en mauvaise position avec les autres marines. Kiernan lui explosa alors la tête contre le mur, ayant pris le soin de poser une main sur son arme. L’homme vola sous la stupeurs des prisonniers et du deuxième ravisseur. Il avait glissé, laissant son arme en possession du capitaine des marines. Il le leva et le braqua d’abord sur l’irakien et se tourna subitement vers Jones. Il le jaugea un instant, droit dans les yeux : « Tu nous as trahis... » et il tira. Jones ne l’avait même pas supplier. Il savait que cela n’aurait servit à rien. Il s’en était mordu la lèvre à vouloir retenir ses sanglots de peur.

Kiernan fut alors sonné d’un coup de cross derrière le crâne. Il était encore conscient, mais la tête dans une nébuleuse opaque ou les sons lui arrivaient déformés et lointains. Les hommes qui étaient avec Marvin venant de finir la vidéo, furent alertés par le bruit et deux des trois s’échappèrent en courant de la salle. Il n’en restait plus qu’un qui tenait en joue Marvin. Finalement, tout fut rapidement maitrisé, Kiernan déplacé dans une cellule, seul. Le lendemain, on les sortit aux aurores. Il n’y avait eu aucun contact entre le reste de l’unité et Marvin, lui aussi isolé. On les avait trainé avec violence et jeté au sol, à genoux d’un coup de pied significatif. Ils étaient tous là, le visage enfariné, blessés et fatigués, affamés, … Le soleil les éblouissait et avant que Ravens ne comprenne, Takeda lui jeta un regard inquiet. Lui avait vite compris. Le capitaine releva difficilement la tête et se figea en voyant son second accroché à un poteau, des hommes armés en ligne prêt à l’abattre.
« Tu veux tuer des gens ? » s’adressa alors un des irakien dans un anglais approximatif à l’attention de Kiernan. Il lui jeta un de leur snipers devant lui. Deux hommes l’obligèrent à se lever et défirent les liens qui retenaient ses mains dans son dos. « Vas y ! C’est cadeau. Monsieur le boss. » ajouta t-il avant de lui sourire fièrement. Ils l’avait compris avec le remue-ménage dans la cellule. Kiernan avait lentement tourné le visage pour le regarder. Il ne comprenait pas tous en détail, car tous ce qui allait arriver, il le sentait, le briserait qu’un peu plus psychologiquement. Sauf que son esprit était déjà plein de faille et il risquait de ne pas supporter une nouvelle fêlure. Il y aurait de la casse. On le menaça d’un usil. Il se baissa pour attraper le sniper alors qu’on le frappa dans les côtes avec le canon de l’arme pour qu’il se bouge. Il ne mit pas Marvin en joue, continuant d’affronter le chef terroriste du regard.

« Okay. Tu fais pas ! » leva t-il les mains en l’air avant d’abattre McCain. Ce dernier s’écroula lourdement la face contre le sol. Kiernan prit une forte inspiration, serrant si fort la mâchoire qu’on pouvait les entendre grincer. « Deuxième ? » Kiernan posa enfin la cross du fusil contre son épaule et visa vers Marvin sans trouver le courage de regarder dans la lunette.
 
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MessageSujet: Re: Comme au bon vieux temps... – ft Marvin E. Kandinski   Dim 25 Sep - 16:49

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Le mal était fait ! Après m’être désigné comme le chef de notre unité, je m’étais plié à la volonté de l’ennemi sans espoir aucun de pouvoir survivre à ces évènements des plus tragiques. J’avais accompli mon devoir de lieutenant et d’ami en couvrant la véritable identité de Kiernan. La situation semblait se dérouler comme prévu, mais je ne pouvais m’empêcher de prier pour que ma supercherie ne soit pas découverte. La peur m’avait soudain saisi lorsque de l’agitation venant des cellules se firent entendre jusqu’à la salle d’interrogatoire. Que se passait-il dans notre prison de fortune ? Pourquoi tout ce remue-ménage ? Était-il arrivée quelque chose à mon unité ? Était-il arrivé quelque chose à Kiernan ? Ne pouvant compter sur l’appui de mes ennemis pour répondre à ces questions, je ne pus que laisser mon imagination s’emporter et mes inquiétudes pour mes amis grandissait de minutes en minutes. C’est alors que des hommes me soulevèrent de ma chaise. Je les suivis docilement jusqu’à ma cellule tentant de cacher la panique suscitée par ces récents évènements.

Assis dans la pénombre de ma cellule, j’entendis à nouveau du bruit venant des couloirs. Les Irakiens invectivaient dans leur langue l’un de leurs prisonniers qu’ils trainaient à bout de bras. Un frisson d’horreur me saisit lorsque je m’aperçus que leur malheureuse victime était Kiernan. Est-ce que je me serais sacrifié pour rien ? Effrayé, je me levais difficilement de ma couchette et me précipita vers la porte du cachot, serrant entre mes mains les barreaux glacés qui en bloquait l’entrée. M’adressant à mon capitaine, je hurlais ces quelques questions sans réponses qui me donnaient l’impression d’étouffer.

- Kiernan, dis-moi qu’est-ce qui s’est passé ? Qu’est-ce que tu fabriques ici ? Kiernan…

Mes cris ne tardèrent pas à attirer l’attention d’un des soldats qui, furieux, se précipita vers moi. M’assenant un coup de cross de son fusil sur mes mains qui brisèrent littéralement mes doigts, il m’ordonna de retourner m’asseoir. Comprenant qu’il ne me servirait à rien d’insister, j’exécutais docilement ses ordres. Je ne pouvais cependant m’empêcher de sourire tristement lorsque je vis les Irakiens balancés mon ami dans une cellule non loin de la mienne. A défaut de comprendre ce qui se passait, je me rassurais en me disant que mon ami n’allait pas être soumis immédiatement aux interrogatoires de nos ennemis. Voilà à quoi nous étions réduits dans notre situation, nos espoirs ne pouvaient plus se tourner que vers les minutes qui s’écoulaient inexorablement. Gagner du temps, c’était tout ce qui importait ! Pourtant, j’aurais donné n’importe quoi pour mourir tout de suite plutôt que de devoir passer ma dernière nuit en solitaire. De toutes les tortures qui m’avaient été infligées jusque alors, rien n’égalait celle d’être enfermé à la fois si proche et si loin de Kiernan. De là où nous trouvions, nous n’avions pas la possibilité de communiquer et bien évidemment il était hors de question d’imaginer le moindre contact physique. Pourtant, j’avais tellement besoin de lui pour traverser les heures les plus noires de mon existence. J’aurais tellement voulu partager un dernier moment d’intimité avec lui, passer ma dernière nuit, blotti dans ses bras et panser ces blessures atroces qui me faisaient tant souffrir au contact de sa peau. J’aurais voulu l’extirper de sa terrible solitude pour le garder auprès de moi afin de le soutenir dans ces épreuves et le rassurer face au sort qui nous était réservé.

Mais rien… nous n’aurions droit à rien ! Seulement le froid de notre cellule pour seule couverture et la lumière de la lune pour seule compagne. Allongé sur mon lit de fortune, seule faveur qu’on avait bien voulu m’offrir pour la veille de ma mort, je regardais silencieusement l’astre lunaire briller au-dessus de moi. L’esprit dirigé vers d’autres horizons, je plongeais toute mon attention sur les adieux déchirants que m’avaient réservé mon capitaine et le reste de mon unité. Les larmes coulaient sur mon visage à la pensée tragique du désespoir de Kiernan qui avait tout fait pour m’encourager, ayant tant de mal à me laisser partir. Au début, je n’avais pas cherché à riposter face à mes ennemis. J’avais accepté mon sort comme inévitable et je me sentais prêt à me sacrifier pour la bonne cause. Mais j’avais perdu toute contenance lorsque je m’étais retrouvé dans les bras de mon amour inavouable, entouré de tous mes amis. Inconsciemment, j’avais saisis que cet instant serait peut-être le dernier que nous passerions ensemble. J’avais envie de crier, de supplier Kiernan de me garder auprès de lui mais je ne pouvais pas… c’était indigne de moi et de ma position. A défaut de trouver le courage de lui répondre, je profitais de ce dernier contact physique qu’il m’offrait tandis que mes camarades me prouvaient leur affection par des mains posées sur mes épaules qui se voulaient rassurantes. Respirant calmement à l’unisson avec Kiernan, j’avais souris lorsqu’il avait appuyé ma main contre sa poitrine, me faisant alors profiter des battements d’un cœur volage qui l’espace d’une minute ne battait rien que pour moi. Forts de notre attirance et de notre affection réciproque, c’est les larmes aux yeux que je reçus son baiser volé avant de disparaître, laissant mon meilleur ami et le reste de mon unité derrière moi. Il était désormais clair que ces évènements avaient sonné la fin de nos aventures. Je ne les reverrais sans doute jamais. J’avais malgré tout eu la chance exceptionnelle de savoir que j’avais entouré d’amis qui m’aimaient et me soutenaient sincèrement ! Cela justifiait amplement que je leur rende la pareille !

Le lendemain matin, un peu avant l’aube, mes geôliers m’extirpèrent de ma cellule. Avançant péniblement jusqu’à la cour, je laissais mes bourreaux faire leur œuvre. Ils m’attachèrent alors à un poteau me tenant en joue. Alors que je croyais que tout était fini, j’entendis d’autres soldats irakiens arriver. Le chef de la milice ordonna à ses hommes de ne pas tirer. Quelque peu aveuglé par le soleil matinal, je finis par me rendre compte que tous ces hommes étaient en réalité les membres de mon unité. Pourquoi avaient-ils donc tous étaient rassemblés ici ? Les irakiens prévoyaient-ils de nous descendre les uns après les autres ? C’est alors que je prêtais plus d’attention à ce qui se passait du côté de Kiernan. L’un des Irakiens présents lança devant lui un fusil sniper et tenait des propos incompréhensibles. Il parlait de la soif de sang de Kiernan, la peur me saisit alors. Était-ce pour cette raison que mon ami avait été placé en cellule d’isolement ? Avait-il tenté de se rebeller contre ses geôliers et les avait tués ? Je n’eus pas le temps de chercher à répondre à cette question car une nouvelle peur me noua l’estomac et me fit ouvrir des yeux terrifiés. Je compris enfin ce que l’Irakien attendait de mon capitaine. Il voulait que Kiernan se salisse les mains pour eux en m’assassinant ! Non, non c’était impossible ! Pourtant, je ne pouvais nier l’évidence ! Intérieurement je sentais la rage m’envahir, non contre mon capitaine mais contre mes ennemis. Comment pouvaient-ils lui demander de commettre un acte aussi odieux ?Personnellement, je doutais que mon camarade puisse un jour tuer l’un de ses hommes et malheureusement pour McCain, je n’étais pas le seul à le penser. Incapable d’obéir à de tels ordres, mon supérieur refusa de me mettre en joue. C’est alors que le chef de la milice tua de sang-froid le pauvre McCain dont le corps s’effondra lourdement sur le sol.

- Espèce de salopards !

J’avais lancé cette insulte bien malgré moi dans un excès de rage que je payais immédiatement. L’un des soldats m’assena un coup de poing dans l’estomac et m’ordonna de me remettre debout. C’est alors que je compris que nous n’avions plus le choix. Il fallait que j’y passe, de toutes manières j’étais déjà un homme mort ! Seulement, cette situation était plus facile pour moi que pour Kiernan. Après tout, ce n’était pas moi qui avait pour délicate mission de tuer mon meilleur ami ! Je connaissais les sentiments de mon capitaine à mon égard et j’en eu la confirmation en le regardant braquer son fusil vers moi. Il n’avait même pas le courage de me regarder dans les yeux ! Hors moi, ce que je souhaitais par-dessus tout c’était une mort rapide et discrète. Je n’avais aucune envie que Kiernan doive s’y reprendre à deux fois pour me tirer dessus ou que je meurs en me vidant lentement de mon sang ! C’est pourquoi, malgré le tapage qu’il y avait autour de nous, je regardais mon ami dans les yeux, adoptant une posture digne et décidée. Bien que ma voix affaiblie eût du mal à se faire entendre, je trouvais tout de même la force de lui parler.

- Kiernan, Kiernan regarde-moi… vise le cœur, tu m’entends ? Vise le cœur ! Ça va aller… ne t’inquiète pas pour moi mon vieux, ça va aller !

Si je lui avais demander de viser cet organe, ce n’était pas anodin. Je savais qu’il ne supporterait pas de viser la tête et d’affronter une dernière fois mon regard. Le cœur était donc tout désigné et je me redressais sur mes jambes pour lui donner la meilleure chance de réussir son coup. Je fermais alors les yeux, maudissant nos ennemis pour ce qu’il lui faisait endurés.

Puis soudain, comme un véritable miracle, nous entendions des hélicoptères approcher. Ce n’était pas des appareils de l’armée irakienne mais bien des nôtres qui survolaient la zone. Nous vîmes bientôt des marines armés jusqu’aux dents débouler dans notre camp ! Nous étions sauvés ! Les irakiens réagirent immédiatement en tentant de faire évacuer leur chef et ses hommes se défendirent comme des beaux diables pour protéger leur territoire. C’était peine perdue ! La dizaine de marines surentraînés qui composait l’équipe de sauvetage prirent rapidement le dessus, ne laissant aucun survivant. Même leur chef fini par être abattu par l’un de nos snipers. Trente minutes plus tard, nos compagnons commencèrent les évacuations. L’un d’entre eux finit enfin par me détacher déclarant qu’une équipe médicale me prendrait très rapidement en charge. Honnêtement, je n’avais que faire de soigner mes blessures. Dans l’immédiat, la seule chose qui me préoccupait c’était se rejoindre Kiernan au plus vite. Marchant difficilement sur mes deux jambes, je me précipitais vers mon ami et me jetais dans ses bras qui m’avaient tant manqués. Je me laissais alors complètement aller, déversant les larmes que je retenais depuis des jours. Cet enfer était enfin terminé et je pouvais enfin jouer mon rôle de lieutenant et réconforter mon capitaine qui s’était sorti indemne de cette aventure ! Tout du moins c’est ce que je pensais !

- Tout va bien. Je suis là maintenant, ne t’inquiètes pas ! Je suis vraiment désolé de t’avoir fait aussi peur… de ne pas avoir su tenir ma promesse en restant à tes côtés quand tu en avais besoin ! Je te demande pardon pour avoir joué leur jeu et t’avoir supplié de m’achever… je t’aime, Kiernan !

Les dernières paroles que j’avais prononcés, étaient moins un véritable aveu qu’une manière pour moi de lui pardonner de m’avoir envisagé de me tuer. Néanmoins, je ne résistais pas bien longtemps avant de déposer un baiser timide sur ses lèvres. Je m’accrochais ensuite violemment à lui, me sentant basculer. Le sang que j’avais perdu à la suite des tortures qui m’avaient été affligées m’avait beaucoup plus affaiblies que ce que je le pensais. Maintenant que tout danger était écarté, la bonne dose d’adrénaline qui m’avait aidé à tenir le coup jusqu’ici avait rapidement disparu. C’est pourquoi, je finis dans les bras de mon ami attendant patiemment que les médecins arrivent avec les brancards. L’équipe médicale arriva sur place quelque minutes plus tard et me prit en charge. Craignant ce qui allait m’arriver, je regardais mon capitaine en le suppliant de rester à mes côtés !

- Tu me lâches pas, d’accord ?

Je m’endormis ensuite calmement, dorloté par les médecins et infirmiers de la brigade ! Ce ne fut que quelques semaines plus tard, lorsque je pu enfin quitter l’hôpital que je fus soumis à l’horreur de la réalité. Les crises de colère de Kiernan qui m’inquiétaient depuis longtemps avaient fini par le consumer totalement. J’appris alors que Jones avait été tué par la propre main de son capitaine. Mon ami avait donc été renvoyé définitivement de l’armée pour ce crime abominable. Mon esprit déjà fortement fragilisé, décida de porter sur ses épaules la responsabilité de cette tragédie. Si j’avais été aux côtés de mon capitaine, si j’avais pu le soutenir dans cette épreuve rien de tout cela ne se serait produit.  C’est alors que je fus mis devant l’évidence de la violence de mon compagnon. Mes anciens camarades furieux contre l’homme à qui ils avaient donné leurs vies en toute confiance me parlèrent de fait totalement ignoble, me décrivant avec quelle sauvagerie il s’en était pris à ses ennemis après la mort de Jones.

Je ne sais pas vraiment ce qui m’a réellement basculé vers la folie. Est-ce que se sont les tortures innommables que j’avais subi ? Les horreurs commises par mon meilleur ami ou simplement les tumultes de la guerre. Je l’ignore encore aujourd’hui. Ce que je sais en revanche c’est que je fus conduit dans un hôpital psychiatrique où je vécu 25 longues et fausses années enfermé. Je n’en sortis que très peu de temps avant que la malédiction ne soit rompue par Emma Swan ! de toutes manières peu importe ces souvenirs faussés. Il était temps de revenir à la réalité de notre présent.

***

Je ris soudainement aux quelques propos de Kiernan. Entendre ce genre de réflexions graveleuses de la part de mon ami ne me surprenait guère et ils tombaient fort à propos. L’espace d’un instant, je me demandais si inconsciemment ce n’était pas mes propres envies que je lui transmettais. Les souvenirs que nous venions d’échanger discrètement au travers de nos paroles, nous ramenait immanquablement vers des moments pénibles et douloureux. Cependant, ils nous rappelaient également les merveilles que recelaient notre amitié derrière toutes les faussetés et mensonges qui avaient entachés notre relation. Que ces moments partagés soient vrais ou faux, notre vie avait été jalonnée de ces instants de bonheur. C’est ce qui avait permis à notre relation de perdurer malgré le sort noir qui aurait dû me faire oublier toute l’affection que j’avais pour Elliott. Je savais que le passé de Kiernan finirait par reprendre le dessus et qu’il y avait de grandes chances pour que je finisse à nouveau par le perdre. Je voulais donc profiter de tous ces beaux jours que notre amitié avait encore à nous offrir. Je répondis donc à mon ami de manière joyeuse et amusée.

- Il est vrai que tu serais perdu sans avoir quelqu’un pour te border le soir et refaire ton lit le matin. Tu sais quoi…

Je me relevais de mon siège et me dirigeais vers le minibar du salon. Après nous avoir versé deux whiskys bien frais, je retournais vers Kiernan et lui tendit son verre tout en m’asseyant à ses côtés.

- On les prendra demain, nos bonnes résolutions ! de toutes manières, tu seras déjà condamné à avoir une monstre gueule de bois ! Alors pourquoi se priver d’un dernier plaisir avant d’aller se coucher ?

Tendant mon verre à l’adresse de mon camarade tout en portant un toast, je le bus d’un trait profitant de la chaleur qui envahissait mon corps. Je portais ensuite toute mon attention vers Kiernan. J’attendis patiemment qu’il ait fini son verre avant de le reprendre et de le poser sur la table. Je saisis alors son visage entre mes mains, le tournant dans ma direction. Tout en lui adressant un regard presque félin, je déposais un premier et gentil baiser sur sa bouche. Mon envie de lui se fit alors sentir et mon premier baiser fut immédiatement suivi par un autre encore plus passionné. Le goût de ses lèvres m’avait tellement manqué et je me réjouis de pouvoir à nouveau y goûter. Je me relevais alors de ma place et tendis une main dans sa direction.

- Si Monsieur Ravenswood veut bien se donner la peine de se lever, son humble et fidèle serviteur se fera un plaisir de lui montrer le chemin de sa chambre !

J’éclatais alors de rire en attendant que Kiernan veuille bien me rejoindre. Les occasions de nous retrouver sous le même toit étaient encore rares et je n’avais aucune intention de laisser passer cette chance !
acidbrain


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