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 Comme au bon vieux temps... – ft Marvin E. Kandinski

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MessageSujet: Comme au bon vieux temps... – ft Marvin E. Kandinski   Mar 17 Nov - 20:29

Comme au bon vieux temps



On était déjà au beau milieu de la soirée. Les rues étaient calmes à peine perturber par des groupes d’amis ou des couples qui se rendaient au cinéma ou au bar après leur restaurant. Le lampadaire juste au-dessus du banc en bois et en fer grésillait, et c’était à peine perceptible. Sauf pour Kiernan qui attendait sur le banc, les doigts vigoureusement accroché aux lattes pour ne pas vaciller. Il savait que s’il passait sa tête par-dessus son épaule, il pouvait voir un adjoint du shérif qui le surveillait derrière son rideau blanc cassé aux finitions en dentelle. Le jeune homme venait d’appeler Marvin pour venir le récupérer. Ils n’étaient pas prêts à le laisser partir si personne ne venait le chercher. Kiernan venait de se faire embarquer pour état d’ébriété et violence sur la voie publique. Bien sûr sur la voie publique ! Il n’avait pas le droit de le frapper pendant son travail et sur son lieu de travail. Après c’était simplement histoire lui faire une piqûre de rapel. Qu’il se calme un peu. Il avait l’impression d’avoir attendu une éternité.

Son croque-mort préféré et surtout ancien collègue sur le front était enfin arrivé. Marvin du se presque se battre pour réussir à prendre le volant de son ex-officier. En tout cas, il dut lui montrer qu’il en serait capable pour qu’enfin le bourru accepte de se faire conduire. Vu son état, le plus sobre des deux lui proposa de venir chez lui, le temps qu’il dégrise. Cela sous-entendait même qu’il pouvait y dormir s’il le voulait. En tout cas c’est ainsi que Kiernan l’avait ressenti. Il n’était pas contre, il refusa mollement et se laissa conduire par un ami de longue date. Plus qu’il ne l’espérait. Son ami du le sentir, mais en ce moment il n’était pas dans ses bons jours. Ca revenait parfois, comme une masse qui lui écrasait les épaules de culpabilité et d’incompréhension. Il a tué un de siens de sang-froid, il en frapper tant avec une violence presque incontrôlée, il avait tué une femme. Mais ces périodes où il était si vulnérable et irraisonné avait commencé après le premier innocent à qui il ôta la vie. Le soldat. C’est là que ça avait débuté, une maitrise de soi lorsqu’il tira à vous faire froid dans le dos, mais presque d’un frisson de plaisir.

Il ne lui restait que quelques pas avant de pouvoir se laisser lourdement tomber dans le canapé de Marvin. Il poussa un soupir de soulagement, puis se massa les tempes en grimaçant de plaisir.
« Je veux bien un café si tu as… Avec du whisky ! » lui demanda Kiernan en s’étirant une dernière fois avant de fermer un instant les yeux dans le canapé.

Il fut sortit de ses songes d’un court instant quand on tapa un verre ou une tasse sur la table basse. Kiernan avait presque fait un bond, portant automatiquement la main droite à sa hanche pour chercher son arme qu’il n’avait pas. On le lui avait confisqué. Il pourrait le recupérer que le lendemain matin au plus tôt. Attrapant le breuvage que son hôte voulu bien lui donner, il regardait le jeune homme, silencieux. Il finit par devier son regard sur la salle.
« Tu travailles toujours pour l’armée ? Tu leur rends toujours service ? » lui demanda t-il par curiosité, sachant que Marvin pouvait avoir quelques contrats avec eux, sans avoir réellement de détail ou ne connaissant pas tous les marchés passés. « Ca me manque. J’étais quelqu’un et maintenant, je suis qu’une merde aux yeux des autres. Ils me regardent tellement avec pitié, avait-il claquer sèchement sa voix sur le dernier mot. Ne nie pas c’est vrai ! Tu te rappelles comme j’étais un homme bien avant… » parlait-il avec une vraie fierté de sa fausse vie de marine.  
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Dernière édition par Kiernan J. Ravenswood le Jeu 18 Aoû - 11:30, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Comme au bon vieux temps... – ft Marvin E. Kandinski   Mar 17 Nov - 23:27


❝Comme au bon vieux temps❞
Marvin E. Kandinski & Kiernan J. Ravenswood


Enfermé depuis des heures dans mon laboratoire je travaillais à peaufiner l’arme révolutionnaire que j’avais promis de fournir à l’armée américaine dès la fin du mois. Premier prototype de ce genre, il possédait une intelligence artificielle qui lui permettait non seulement d’adapter la force du tir à la distance de l’adversaire mais également d’adapter la trajectoire de la balle à tous les obstacles qu’elle aurait à contourner. Quiconque tenait cette arme entre ses mains pourrait abattre d’un seul coup tout adversaire qui se présenterait devant lui. Personnellement, j’étais fier de cette petite merveille qui démontrait toute l’étendue de mon intelligence. Je concevais toujours ces armes avec passion et précision, sachant que d’une certaine manière je pouvais continuer à servir ma patrie et aider mes camarades à obtenir la victoire sur le champ d’honneur. Mon cerveau avait besoin de cela, je n’étais pas seulement un scientifique mais également un soldat. Bien que n’ayant qu’un goût modéré pour la solution violente, je ne pouvais nier avoir ressenti beaucoup de plaisir en voyant mes plans d’attaque être mener à la perfection où en lisant la fierté immense de mes supérieurs face à mes inventions. L’armée avait rythmé les meilleures années de ma vie, aussi bien dans le monde des contes qu’ici à Storybrooke. J’y avais rencontré les meilleurs de mes amis, vécu des aventures inoubliables et remporter les plus belles de mes victoires.

Kowalski était le nom que Skipper avait donné à la plus belle de mes personnalités. Loyale, serviable et juste, elle possédait un goût certain du don de soi. C’est cette part de moi dont je voulais que les gens se rappellent. Pour la faire vivre, il fallait que ces valeurs m’accompagnent tous les jours de ma vie et qui mieux que mes amis pouvaient m’aider à accomplir ma mission. Tu ne nageras jamais tout seul ! C’est la promesse que Skipper m’avait faite et qui était devenu avec le temps le credo de notre petit commando. Elle est restée ma phrase de prédilection lorsque la malédiction m’avait poussé à croire que j’avais fait partie des marines. Une illusion de plus due à Régina, un mirage qui ne représentait rien dans la réalité. Pourtant, il y avait cette amitié si particulière que j’avais tissé avec mon ancien officier, Kiernan Ravenswood. Il était la seule personne qui me restait de mes beaux souvenirs fabriqué, un pont entre celui que je croyais être et celui que je rêvais de devenir. C’est pour cette raison que lorsqu’il m’appelle ce soir-là, je n’hésite pas un instant à venir à son secours. Laissant mon ouvrage derrière moi, j’enfile rapidement quelques habits chauds et me précipite en dehors de chez moi dans cette soirée sombre et glaciale.

Après quelques minutes de marche, je le retrouve enfin. Prostré sur un banc, je le vois saisir le banc de toutes ses forces pour me pas y tomber. Des bleus marquent sa figure et son léger mouvement de balancier me font rapidement saisir la situation. Soirées consacrées aux beuveries et combats de rue, voilà tout ce qui restait de l’homme courageux et sociable que j’avais connu autrefois. J’avais longtemps admiré cet homme et il représentait pour moi tout ce qu’un officier devait être. Pourtant, il cachait tout au fond de lui un démon qui l’avait commettre les pires erreurs, comment oublié l’évènement tragique qui m’avait conduit tout droit dans un hôpital psychiatrique ? Je me souvenais encore de la fureur insensée de mon supérieur, de ses hommes qui se regardaient terrifiés sans pouvoir bouger et enfin de l’horrible liquide rouge qui s’écoulait du crâne du jeune soldat première classe McCain mort de la main même de l’homme qui devait nous protéger et nous ramener vivants chez nous. Pourtant ce souvenir macabre ne pouvait me faire changer mes convictions profondes. Kiernan était quelqu’un de bien qui se laissait entraîner par ses pulsions criminelles, tout comme les miennes m’entraînait à commettre les actes les plus ignobles. Je le comprenais et c’était ça le plus important pour le moment.

- Oh Kiernan, c’est pas vrai. Dans quelles histoires du t’es encore fourré ?

Ce sont les premiers mots qui me viennent alors que je saisis mon camarade par la taille pour l’aider à marcher jusqu’à ce qu’il parvienne à sa voiture. Il m’ordonne alors de lui rendre ses clés, de le laisser parcourir la distance qui le sépare de chez lui. Si mes relations avec mes officiers supérieurs m’ont appris une chose c’est qu’en certaines circonstances, il valait mieux désobéir plutôt que de prendre le risque d’envenimer la situation. Si j’étais prêt à m’occuper de Kiernan, j’étais en revanche beaucoup moins partant pour le veiller à l’hôpital.

- Non n’y pense même pas ! Cette fois-ci c’est moi qui conduis et il est hors de question d’en discuter. Puisque tu  n’as pas été sage, tu seras puni en venant dessouler chez moi ! C’est compris, chef ?

Le ton de ma voix trahis l’affection que je lui porte et je prononce ces quelques mots alors que je l’aide avec difficulté à grimper dans le véhicule. Quelques minutes plus tard, nous nous retrouvons ainsi dans le salon de ma maison. Je lui propose alors d’aller chercher des boissons. Suivant la commande de mon ami, je prends cependant soin de remplacer le whisky tant désiré par un liquide de ma composition très efficace pour aider lors des lendemains de festivités. Je reviens donc avec une tasse de café, et la pose sur la table réveillant par la même occasion Kiernan qui sommeillait paisiblement. Je ne pris pas attention au mouvement brusque qui le tira de ses songes. Ces reflexes étaient presque naturels pour mon ami réputé pour avoir la gâchette facile.

- Le café de monsieur est servi ! Je ne peux pas te garantir que ça t’éviteras les maux de tête mais au moins ça amortiras la chute !

Je prends alors place sur le canapé en face du sien, une tasse de café bien méritée à la main. Sirotant quelques gorgées de ce breuvage qui permettrait de tenir le coup pour la nuit, un léger sourire de fierté apparait sur mon visage alors que Kiernan me demande ce que j’ai fait de l’armée après ma retraite. Me trouvant en face de mon ancien officier, je n’hésite pas à tout lui raconter sur l’avancée de mes projets scientifiques.

- Figure-toi que l’homme qui se tient devant toi pourrait être le héros de la prochaine guerre ou tout du moins le génie qui a créé l’arme qui a permis de l’emporter. Je viens de signer un contrat de 3 millions de dollars pour un fusil intelligent. Une vraie petite merveille, je pourrais te la montrer demain si tu y tiens !

Un air à la fois sérieux et mélancolique se lit sur mon visage tandis que Kiernan me fait part de ses regrets d’avoir pu effectuer de mauvais choix dans sa vie. Je ne cherche même pas à la nier. Je connais le parcourt de mon ami et comment pourrais-je prétendre ne pas être moi-même déçu par sa conduite ? Je nourrissais tellement de grands espoirs à son sujet, je m’étais battu pour que son honneur et ses mérites puissent être reconnus.

- Oui tu as raison. C’était le bon vieux temps ! Je dois bien admettre que tu m’impressionnais à cette époque. J’enviais ton courage et ta passion qui nous donnaient des ailes sur le champ de bataille ! Tu étais un vrai héro admiré de la plupart d’entre nous… tu sais je crois qu’il vient toujours un temps où l’image de nous s’effrite, ou on se laisse porter par ses mauvais démons… on commet tous des erreurs tu sais. L’homme que tu étais autrefois n’a pas disparu, il faut simplement que tu renoues avec lui et avec ce qui te faisait vibrer à l'époque. Les métiers demandant du courage et de la ténacité  sont nombreux.

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MessageSujet: Re: Comme au bon vieux temps... – ft Marvin E. Kandinski   Dim 22 Nov - 15:00

Comme au bon vieux temps



Kiernan se pencha dans un nouveau soupir. Il était à la fois fatigué, agacé et rassuré. Rassuré de ne pas être seul ce soir à avoir encore un de ces réveils difficile à cause de l’alcool et s’enterrer dans son salon avec ses cendriers, assiettes et ses verres partout tout autour de bouteilles d’alcool vides. La télé qui tournait en fond et bourdonnait dans ses oreilles alors que ses pensées piochaient lourdement dans sa tête. Il discuta un petit peu avec Marvin, enfin il faisait un effort. Son été d’ébriété ne l’aidait pas réellement à réfléchir. Kiernan sourit à son tour quand son ami le fit lorsqu’il lui posa la question sur ses petites affaires officieuses. C’était bon signe. Ce jeune homme ne manquait pas de ressource et ça attirait toujours une silencieuse admiration de la part de Kiernan.
« Tu rates pas une occasion d’être intelligent et assez futé pour la vendre. Trop millions, mais c’est énorme ! J’ai presque envie de dire « ouvrons le champagne, eut-il un rictus sarcastique. Tu me montreras, que je vois ce que ces connards vont pouvoir faire avec leur nouveau joujou. ». Il eut un léger rire puis repensa à leur vie quand il était du côté des clients du scientifique, à l’armée. Une nostalgie de sa réputation et ses victoires vinrent lui arracher un sourire meurtri. Il regrettait cette période, avant les incidents où il était un homme faible, impartial, et avec un petit renom que lui seul s’était construit. Marvin l’approuva et ses mots lui firent vraiment beaucoup de bien. Il adorait qu’on parle de lui de cette façon. Il avait assez d’arrogance pour apprécier l’entendre dire qu’il l’impressionnait. L’impact qu’il avait sur ses hommes et l’admiration qu’on lui portait lui manquait cruellement. Les paroles de Marvin ont sut lustrer son égo au plus bas lorsqu’il attendait sur le banc ou en discutant avec l’adjoint du shérif. Puis surtout elles étaient sincères et lui apportèrent la chaleur et le soutient qu’il lui avait toujours donné sans aucune faille. Même lorsqu’il abattit un de ses hommes sans raisons prouvées. Kandinski n’était pas du genre à approuver tout ce que faisait l’officier Ravenswood, mais il était son pilier et gardait la tête froide pour lui, dans la mesure du possible.

De sa grande main, il entoura la tasse de café et en but une gorgée en détaillant les veines de la table basse en bois, vernis d’un ton très sombre et élégant. Kiernan grimaça après avoir déglutit. Il toussa légèrement et reposa la table, toujours le visage fendu par la mauvaise surprise. Il ne préféra même pas relever ce café à l’arrière gout particulier. Il reposa juste la tasse sur la table et se laissa lourdement tomber sur le dossier du canapé. Il se tapota les genoux un instant en observant Marvin. Il finit par sourire.
« T’as pas changé. Je suis dans la merde et t’es là. Je me demande si inconsciemment c’est pas pour te retrouver que je suis revenu ici… » lui confia t-il pensif avec le sourire qui s’étirait avec amitié et qui laissait deviner qu’il y avait eu plus qu’une grande complicité entre eux. C’était il y a longtemps, mais ça restait gravé dans les souvenirs, dans l’écriture de leur histoire.
« Je me souviens de la fois où j’ai pense que j’ai su pour la première fois que je pouvais compter sur toi. Je ne sais même plus où c’était, perdit-il son regard dans ses réflexions, en de mordant la pulpe de son pouce. Tu n’étais pas là depuis si longtemps, je me rappelle, on arrivait à peine à communiquer plus que professionnellement. Tu avais finis par oublié toutes les horreurs qu’on a pu dire sur le tendancieux tyran que j’étais. J’étais en convalescence à cause d’une mine. Tu t’en souviens. Moi en détail. Cette main que tu m’avais tendue à fait qu’on se parle encore après toutes ces années… C’est aussi cette fois où tu as su que je prenais quand même soin de mes hommes, même toi. » parlait-il sans douter un instant des souvenirs que la malédiction avait inventé pour lui.

L’officier Ravenswood, souvent appelé simplement Raven, pour rappeler l’oiseau charognard et de mauvais augure, était alors mis à pied pour un rétablissement suite à des blessures. En petite unité, il était partit chercher un nouvel endroit pour leur campement, plus proche d’une zone sensible qu’ils devaient investir dans un raid prévu pour bientôt. La troupe d’infanterie et d’ingénierie les avaient suivis. Un des chauffeurs d’une des camionnettes  est descendu et avait mis le pieds, après quelques pas aux côtés du véhicule, sur une mine. L’explosion surpris tout le monde. La portière s’arracha et se dirigea droit sur la voiture du commando d’élite. Kiernan s’était retourné par instinct et attrapa Marvin juste derrière lui pour le plaquer au sol. Une partie de la portière avait réussi à cogner légèrement la tête du lieutenant et des morceaux de verre s’étaient fichés dans le bras du chef de corps. Personne ne savait que l’endroit était miné car cela devait être très récent. Ils ne furent pas les deux seuls blessés. Ils furent tous laissé à terre le temps que l’équipe de déminage à leur premier poste arrivent. Les autres soldats leur firent les premiers soins jusqu’à ce que l’équipe médicale soit appeler en urgence. Mais avant de pouvoir bouger, il fallait rendre l’endroit fiable.

Marvin avait une sale égratignure qui lui valut des points de suture mais aucune commotion. Quant à Kiernan, il n’avait rien de grave, mais c’était plus handicapant. Les morceaux qui avaient percés sa peau n’avait laissé que des blessures superficielle, sauf un bout de verre conséquent profondément enfoncé. Un tendon avait été abimé. La guérison serait plus longue et gênante. Il pouvait à peine tenir sa cuillère pour manger et encore moins faire les lacets de ses rangers. Il n’allait pas se plaindre, il était dorloté au camp qui put être érigé en toute sécurité. L’infirmière n’était pas très sexy mais ne manquait pas d’humour et de charme. Bientôt il put retourner sous sa tente pour reprendre sa vie, mais devait se reposer et pas trop utilisé sa main et son bras. Impossible pour cet homme ambitieux et qui ne tenait pas en place. Il ne supportait pas d’être ainsi mis à l’écart. Le raid avait été repoussé et même s’il pouvait compter sur la loyauté de ses hommes, il beugla le premier pour dire qu’ils ne partiraient pas sans lui pour leur mission et qu’il se ferait encore moins remplacé.

Il restait alors enfermé sous sa tente, ne sortant que pour manger, se changer les idées ou fumer une cigarette. Il évitait sa troupe. Il évitait aussi son reflet dans le minuscule miroir brisé qui leur servait pour se raser. Il avait beau porter son écharpe autour du cou, il n’y déposait pas souvent son bras, ni même ne portait l’athlète à sa main droite. Il se sentait horriblement inutile. C’était une situation humiliante et qui l’empêchait de trouver la meilleur tactique à leur mission d’intervention d’un groupe d’extrémiste qui ne supportait pas la présence des américains sur leur terres et qu’on soupçonnait de tuer des unités et revendre les armes aux habitants des villages voisins. Le site était protégé et ils n’avaient que très peu d’information sur le bâtiment.

Sous sa tente, la café qui ne fumait plus tant il avait été longuement oublié sur la chaise pliable à côté de son lit de camps. Assis sur son lit, il essayait de remonter son arme. Il ne le faisait même pas les yeux fermé, car sa main tremblait, enfonçait les pièces à côtés et devait s’y reprendre plusieurs fois. Pire encore, il y avait des gestes qu’ils ne pouvaient plus faire correctement car il n’avait pas retrouvé toutes ses capacités. Cela faisait deux semaines que le camp vivait pour simplement passer le temps. Au bout du lit, il y avait un porte document couleur crème avec des profils de criminel ou délinquants, des relations qu’ils avaient en dehors de leur petit groupes, des informations sur le bâtiment, sur leur dernier déplacement et échanges, puis des plans de la région ou encore de leur habitation comptant l’architecture, l’électricité, les canalisations et les aérations, les derniers travaux faits. Tout était étalé un peu ici et là, puis une partie sur un tableau à pied qu’il avait trainé jusque dans sa tente. Kiernan passait parfois des nuits à réfléchir, faire des annotations ou trouvé peut-être des idées mais finalement… Rien n’allait. Son état ne l’aidait pas, car il était obsédé par ses lacunes.

Soudain, l’officier sortit de ses gonds et jetais le chargeur de son fusil d’assaut qu’il n’arrivait pas à enclencher, accompagné d’un grognement de rage. Au même moment, le pan de sa tente se souleva, claquant l’air et la silhouette de Marvin se dessina. Kiernan lui jeta qu’un bref regard avant de grommeler d’une voix grave :
« J’ai demandé à ne pas être dérangé jusqu’à nouvel ordre je crois. Tu comprends vraiment rien quand on te parle ? Lâchez moi, tous. On va bientôt partir, ça va beaucoup mieux. C’est pour bientôt » répétait-il comme s’il voulait se convaincre lui même alors qu’inconsciemment il se massait le poignet, l’air si soucieux.

Puis il regarda ses papiers, appuyant sa tête sur sa main, cherchant une solution. Ce n’était pas qu’il n’aimait pas Marvin, mais il était arrivé depuis déjà quelques mois et c’était le temps qu’ils s’accoutume à lui. Ils avaient commencé à se cerner et se connaitre, même si Kiernan avait encore beaucoup de difficulté à lire en son nouveau soldat alors que Marvin avait l’air de déjà deviner quel genre de personne était son supérieur. Il ne partait pas et l’officier leva les yeux vers le jeune homme de façon insistance et essayant de le sonder.
« Qu’est-ce que tu veux ? » demanda celui qui devait leur montrer la voie à suivre et leur donner les ordres mais qui avait préféré s’enfermer et s’isoler du monde. « Si c’est un plan que tu veux, non ! Je n’ai pas de plan okay ?! J’en sais rien putain » avait-il éclaté avant de se passer les mains sur le visage, cachant des cernes de nervosité qui avait assombri encore plus son regard. Puis ils se souvint du rapport élogieux qu’on avait fait de Kandinski avait de le confié dans son unité. Il passa son regard sur les papiers puis sur le jeune homme, hésitant à lui demander son avis. Par fierté, il n’en avait pas envie. Il lui fallait juste du temps pour voir les compétences du plus svelte et en d’en avoir confiance. S’il savait, il allait devenir celui qui calmerait ses ambitions parfois irresponsable et une arrogance suicidaire. Il était assez observateur, méthodique et stratégique pour toujours voir les choses avec une grande objectivité. Il serait celui qui permettrait à la troupe de marines de ne pas se rendre au casse-pipe. C’était pour eux à l’époque pas étonnant qu’il devienne rapidement le second en chef.
 
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MessageSujet: Re: Comme au bon vieux temps... – ft Marvin E. Kandinski   Sam 28 Nov - 23:07


❝Comme au bon vieux temps❞
Marvin E. Kandinski & Kiernan J. Ravenswood


J’adresse un sourire franc et sincère à l’adresse de mon ancien supérieur lorsque ce dernier se permit de me faire une remarque sur mon intelligence et mon obsession à vouloir l’exhiber à la face du monde. Il me connaît et sait très bien que j’apprécie plus que tout de pouvoir lire la surprise et l’admiration dans les yeux de mes clients après avoir passé des heures à créer ses petites merveilles sophistiquées. Je suis très heureux de pouvoir prendre Kiernan à parti, lui qui peut comprendre mieux que quiconque dans mon entourage que j’ai besoin de démontrer mon génie de l’ingénierie de l’armement pour me sentir exister. Je peux donc hotter le masque et avancer en toute confiance avec lui sans avoir peur de divulguer un mot malheureux lors d’une de nos conversations. Il fut un temps où c’était à lui que je présentais mes plans de bataille et mes nouvelles armes secrètes. Je lui confiais en avant-première tous mes secrets liés à mon travail et nous travaillons ensemble à la conception des plans de batailles pour notre unité. Il savait donc mieux que personne ce que mon intelligence pouvait apporter au monde et il me semblait déjà lire une certaine admiration dans son regard un tantinet vitreux.

- Je dois bien admettre que la somme est assez conséquente. Je n’en suis en tout cas pas peu fier, en tout cas. Tu verras, tu ne vas pas en croire tes yeux. Nous aurons tout à loisir de sabrer le champagne lorsqu’elle aura permis de ramener nos troupes victorieuses au pays. Entre temps nous nous contenterons d’un bon café.

En parlant de ramener nos braves soldats chez eux, j’ai un léger pincement au cœur. La guerre est une chose atroce surtout pour ceux qui la vivent au quotidien. Les accidents volontaires, les tentatives de suicide et les cas de folie ne sont pas rares. Lorsque les plus résistants rentrent chez eux, rien n’est plus comme avant. Ils voient la vie d’une façon très différentes que cela soit du bon où du mauvaise côté. Kiernan fait partie des soldats les plus courageux que j’aie eu l’honneur et rencontrer et des officiers les plus méritant que j’ai eu l’honneur de servir. Je crois que je n’ai jamais aussi admiratif d’une personne sauf peut-être de Skipper. Devant de tel modèle de combativité et de dévouement, il était facile de leur confier nos vies et notre loyauté sans faille. Cette loyauté de m’avait jamais quittée. Malgré toutes les années qui nous ont séparés, je reste inconsciemment son bras droit donc il est normal que je sois là s’il a besoin de moi. Je hoche donc des épaules avec modestie lorsque Kiernan me remercie d’être venu le récupérer. Les mots qui suivent me font relever mon regard vers lui et je les accepte avec un large sourire. C’est une chose que j’ai toujours apprécié chez Kiernan. Ses coups de gueule et son caractère parfois difficile cachent au fond de lui un cœur qui les est bien réel. C’est un très beau témoignage de confiance qu’il m’offre en cet instant.

- Oh tu sais ce n’est pas grand-chose ! Entre ancien camarades il faut bien se serrer les coudes… on ne laisse jamais un soldat nager seul, n’est-ce-pas ? Par contre si tu es revenu ici pour moi je te préviens tout de suite que je prendrais cette mission très à cœur. Je ferais tout pour te faire remonter la pente même si pour ça je dois te faire vivre un enfer.

J’ajoute à ces quelques propos un clin d’œil pour qu’il puisse comprendre que malgré le sérieux de la situation je m’abstiendrais d’utiliser les grands moyens tant que ces derniers ne seront pas obligatoires. Les propos qui suivent raniment en moi de vieux souvenir, ceux du jour où Kiernan m’a sauvé la vie et celle de ma cervelle si précieuse. C’est lors de cet évènement que notre relation et notre bonne entente avait pris racine. C’est à cet instant que j’avais compris ce que nous pourrions accomplir ensemble en travaillant en duo. La force et l’intelligence, le courage et la clairvoyance… nous étions faits pour être un des meilleurs duos de chefs de l’armée.

- Bien sûr que je m’en rappelle. Comment oublier ce jour où j’ai failli frôler la mort ? C’est toi qui m’as sauvé la vie en évitant de recevoir cette maudite portière en pleine face. J’ai essayé de te remercier du mieux que je pouvais. C’est aussi lors de cet évènement que tu t’es rendu compte que je pouvais me montrer aussi borné que toi ! Mais ça en valait la peine… comme tu le dis si bien, nous n’aurions jamais pu être aussi proches si cet incident ne c’était pas produit…

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Je me réveille lentement à l’infirmerie de l’armée. Ma tête est douloureuse et je ne comprends pas tout de suite ce qui se passe. Mon crâne me fait souffrir et je sens qu’un corps étranger a été cousu dans ma peau. Lentement, je relève mon regard vers l’infirmière se trouvant à mes côtés. Souriante, elle me déclare qu’il y a eu plus de peur que de mal et que je suis à présent prêt à quitter l’infirmerie. Me relevant lentement de mon lit, je jette un œil vers le miroir posé sur ma table de nuit. Je distingue alors très nettement sur ma tempe un fil noir qui brode ma peau. Tout me revint alors en mémoire. Le champ miné que nous avons traversé en voiture, cette soudaine explosion qui envoie droit sur nous la portière de l’ancien véhicule, le cri d’avertissement de mon capitaine se jetant sur moi pour me protéger… Ravenswood ? Où se trouve le capitaine Ravenswood ? Très inquiet pour mon capitaine, j’interroge le personnel médical. Mon supérieur s’en est sorti et n’a qu’une blessure superficielle. Seul un bout de verre s’est fiché dans la peau paralysant temporairement son bras. Je comprends alors ce que cela signifie ; un capitaine en colère n’étant plus capable de tenir une arme et des soldats démotivés par l’absence de leur supérieur. Cet homme m’a sauvé la vie ! C’est mon devoir de me relever et de l’aider du mieux que je pourrais !

Il ne me faut pas beaucoup de temps pour me remettre sur pied et rejoindre le reste de mon unité L’absence de notre capitaine ne doit en rien nous arrêter dans notre combat. En tant que premier lieutenant, c’est mon devoir de reprendre la situation en main. Le raid ayant été repoussé, j’organise des entraînements physiques et techniques à l’extérieure du camp. Je suis alors très fier de ces jeunes recrues donnant le meilleur d’elles-mêmes à chaque nouvel exercice. Notre inquiétude palpable pour notre supérieur ne nous empêche heureusement pas de profiter de bons moments passés ensemble à rire et à s’entraider. Lorsque je ne suis pas sur le terrain d’entraînement avec les hommes, je rejoins ma tente où de nombreux documents y sont précieusement rangés. Les résultats de mes recherches scientifiques, les plans des nouvelles armes ainsi que de nombreux prototypes y ont trouvés leur place. Parallèlement, je garde aussi précieusement des cartes de la région et des informations précises sur le type de terrains que nous devrons traversés, la météorologie, la géologie, l’emplacement des camps ennemis précédemment localisés… en bref tous ces éléments qui auront une importance cruciale lorsque le moment sera venu de nous battre. Des stratégies se dessinent lentement dans ma tête tandis que je prends notes de toutes ses idées sur mon carnet.

Durant toutes ses manœuvres je ne peux m’empêcher de penser à notre capitaine immobilisé sous sa tente, attendant patiemment le moment de l’attaque qu’il se refuse à éviter. Notre courageux supérieur veut se trouver au milieu de ses hommes durant ces assauts, ne pouvant supporter de n’être qu’un simple spectateur au milieu de ses tueries. Tous ses hommes se rendent bien compte que le faire participer à cette opération pourrait avoir des effets désastreux sur le succès de cette mission. Il pourrait mettre en péril non seulement sa propre vie mais également celle de toute son unité. A moins que quelqu’un ne trouve une solution pour compenser son douloureux handicap. Ce miracle cela pourrait très bien être moi ! Me dirigeant alors vers un porte-document, j’en sors en souriant un appareil de ma conception pour aider les équipes médicales. Le rangeant à nouveau à sa place originelle y ajoutant un mètre ruban, j’ajoute mon bloc-notes et quelques plans stratégiques que j’ai bien l’intention de montrer à mon officier supérieur.

C’est ainsi que je rejoins mon capitaine. Rageant contre le fait qu’il soit incapable de remonter le chargeur de son arme. Prenant une grande inspiration, je m’avance en silence vers Ravenswood, devinant d’ores et déjà l’accueil qu’il me réservera. Ce qui doit arriver ne manque pas d’arriver. Kiernan est furieux et me le fait rapidement comprendre en me faisant croire que son état s’est amélioré. Pourtant je ne manque pas de remarquer le geste discret qu’il effectue afin de masser son poignet. C’est alors que je constate la gravité de la situation. Ne supportant pas l’idée d’être diminué, notre capitaine s’est très rapidement débarrasser de son attelle et n’a même pas pris soin de conserver son bras dans une position adéquate pour sa guérison. A cet instant, sans vraiment y réfléchir, je fais preuve de toute l’honnêteté du monde en lui faisant part de mes pensées le plus ouvertement du monde.

- Navré de vous déranger capitaine mais notre régiment se fait du souci pour vous. Nous craignons que vous ne réagissiez mal à l’idée de rester ainsi reclus loin de vos hommes. Et sauf votre respect capitaine, je commence à les comprendre. Comment comptez-vous pouvoir guérir si vous ne suivez pas même les recommandations de votre médecin ? Heureusement pour vous j’ai peut-être la solution…

Je dépose alors ma mallette sur la table qui me fait front. J’en sors alors l’appareil médical et le déplie, on devine alors très clairement qu’il s’agit d’une attelle. Souriant fièrement à mon officier supérieur, je déclare

- Puisqu’il est impossible de vous convaincre de rester dans le camp lors des combats, capitaine, je vous propose d’utiliser cette attelle de mon invention. Elle maintiendra votre bras et votre main durant la durée des combats. C’est une attelle bionique ce qui signifie qu’elle pourra vous aider à bouger vos bras, votre poignet et vous permettra même de bouger chacun de doigts et de vous donner la force qu’il vous manquera pour effectuer chacun de vos mouvements. Bien sûr vous ne parviendrez pas à appuyer sur la gâchette mais vous pourrez au moins maintenir votre arme. Je vous apprendrais à l’utiliser mais j’ai besoin des mensurations de votre bras si vous me permettez.

J’adresse alors à mon capitaine un sourire empreint de bienveillance espérant qu’il voudra bien m’accorder sa confiance. Mon supérieur me parlait alors du plan d’attaque que nous devrions suivre pour notre future mission. Je lui indique alors la mallette d’un signe de tête et reporte ensuite mon attention sur lui.

- Tous les éléments d’invasion dont nous aurions besoins pour notre future mission se trouvent dans ma mallette. Cependant, je vous avoue que mes idées sont pour le moment embrouillées et j’aurais besoin de votre aide pour les démêler. Votre expérience nous sera infiniment précieuse pour déterminer quel sera le meilleur plan d’attaque.

Cette petite ruse a pour but d’aider mon capitaine à se rendre réellement utile pour l’équipe. Une chance unique de prouver à son unité et au reste de l’armée que même si son bras est dans un plâtre, sa motivation, son courage et son esprit de tacticien n’en seront pas diminué pour autant. Plongeant mon regard dans celui de mon capitaine, je devine alors les doutes et l’hésitation qu’il a à me demander de l’aide.

- Pourrais-je également vous proposez mon aide pour vos recherches, capitaine ?

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MessageSujet: Re: Comme au bon vieux temps... – ft Marvin E. Kandinski   Jeu 3 Déc - 23:50

Comme au bon vieux temps



Il fallait dire que de se retrouve chez Marvin après cette soirée trop arrosée, fit un bien fou à l’ancien militaire. Il se sentait en sécurité, surtout quand la présence de son subalterne était à ses côtés. Rapidement avec le temps, il avait eu du mal à se passer de lui, du moins c’est ce que lui faisait ressentir des souvenirs gâtés par une magie noire. Il y avait pourtant bien une chose qui datait même de sa véritable vie, même s’il ne s’en rappelait plus, c’était l’esprit vif et malin du jeune homme. Kiernan avait toujours été très admiratif de ses idées, de sa logique et surtout de son objectivité. Il voyait les choses clairement, bonne ou mauvaise enfin quand cela ne le concernait pas. Déjà lorsqu’il n’était que le Dr. Jekyll, il avait su attirer la curiosité du grand chirurgien qu’étais le Dr. Ravenswood à l’époque où ils vivaient à Grey Cloud. Encore aujourd’hui, en ignorant tout ce passif qui les liait au de-là de leur service militaire, il reconnaissait le génie de Marvin. Il avait alors longuement secoué la tête, bluffé de voir qu’il se faisait autant d’argent avec sa petite tête. Il était vrai qu’il n’avait pas son physique, celui d’une bête de guerre, mais il était malin. Ce dernier avait réussi à lui arracher un sourire las lorsqu’il lui fit gentiment comprendre qu’il se contenterait d’un café. La tasse fumait encore sur la table basse sans qu’il n’ose encore y toucher. Il n’y avait pas que la technologie que Marvin maitrisait, mais les mots, surtout avec Kiernan. Parfois non, mais souvent oui.

« Je ne suis pas revenu que pour toi ! Reviens sur terre » se rattrapa t-il face aux paroles de Marvin qui lui firent presque regretter les siennes. Il n’aimait pas reconnaitre clairement qu’il était un peu perdu sans lui. « Et je ne sais pas si j’ai une pente à remonter. Je dois déjà m’accrocher à quelque chose je pense. C’est peut-être cette ville. C’est peut-être toi. C’est peut-être pas ça » finit-il simplement perdu dans ses pensées. Il préféra alors changer de sujet, emporté par leur souvenir. Il avait commencé par celui où il sut que Marvin était l’homme sur qui il pouvait compté. Son ami.

Il était toujours là, dans sa tente, juste derrière le pan qui le coupait de l’extérieur, de la lumière, du monde… Le second en chef venait de perturber sa sombre solitude à essayer de guérir plus vite que son corps ne le pouvait. Rien que de le voir là, sans bouger alors qu’il lui avait gentiment fait comprendre de partir le mettait presque hors de lui. Il regrettait que le jeune homme ne se soit pas pris l’objet de toutes ses rancoeurs en plein crâne. En parlant de ça, il détailla les points de suture, cherchait les traces de son accident. Le capitaine s’était bien sûr renseigné sur le soldat vu qu’il faisait partie de son unité et qu’il cherchait à prouver sa place depuis qu’il était arrivé. Il avait joué d’un peu de séduction et de complicité avec l’infirmière pour avoir tout les détails sur le lieutenant Kandinsk. Il avait même fini par avoir son dossier médicale et même l’aide de la demoiselle pour traduire les gribouillis du médecin. Il s’en était remis, même s’il avait eu le droit à son temps de convalescence. Il savait aussi bien sûr qu’il s’était occupé de l’unité pendant qu’il s’isolait et broyait du noir officieusement et se reposait officiellement. C’était là un détail qui le mit plus en rogne de le voir dans sa tente, plein de bonne attention.

Marvin s’approcha de lui et Kiernan en éventail dans son lit, n’avait pas dressé son dos rond, affaissé par le poids de ses remords et de ses honteuses incapacités. Il tenta de rassurer le soldat en espérant le faire partir, mentant sur l’évolution de son état. S’ils partaient trop vite, il risquait de faire foirer la mission. C’est alors que le jeune soldat s’osa à quelques familiarité et surtout sincérité. Kiernan leva un sourcil, abasourdi et secoua la tête complètement dépassé. Sa communication verbale traduisait nettement qu’il y avait des baffes qui se perdaient et qu’il se chargerait bien de rattraper les pertes. Heureusement le lieutenant Kandinski ne lui laissa pas le temps de répliquer son venin ou même d’agir, venant poser sa mallette et ce qui se ressemblait à un instrument de torture venant tout droit d’une autre planète.
« Surtout si je vous déranges, dîtes le moi je me ferai un plaisir de vous sortir d’ici et même je suis de bonne humeur et je vous ferai l’honneur d’aller faire un tour. » dit-il simplement parce que c’était gratuit et qu’il ne pouvait plus retenir ses remarques.

Kiernan soupira en attrapant l’objet étrange et d’une finition qui montrait de longues heures de travail. Il la tourna dans tout les sens, se moquant du peu délicatesse qu’il prenait pour l’étudier.
« Alors où est l’intérêt de tenir une arme, si je ne peux pas l’utiliser, commença le capitaine en bougeant les petites branches qui aiderait à sa préhension. Puis pour ce qui est de la douleur ? Je fais comment ? Okay, c’est supportable, mais y’a des choses que mon corps fait comme bon lui semble malgré un esprit qui veut l’ignorer. En gros, j’ai un instinct de conservation et rien que ça, me fait brule jusqu’au coude et tire jusqu’à l’épaule » lui brandit-il son majeur levé avec un sourire mauvais pour souligner son geste insultant.

Il lui tendit alors son bras droit, ne se préoccupant pas de Marvin, mais plutôt de la machine. Il se posait tellement de question dessus puis sur l’homme qui l’avait inventé.
« Ca a déjà été essayé ? Qui vous dis que ça ne va pas m’exploser à la gueule ? Ou pire encore, resté coincé et me faire hurler à la mort ? Je ne pense pas que ce soit une bonne idée personnellement. Vous savez vos sentiments de culpabilité j’en ai rien à foutre. J’ai fais ça, comme je l’aurais fait pour n’importe qui. Et vous aussi, vous auriez fait pareil, enfin c’est dans votre devoir. Je vous demande rien, si ce n’est de me laisser me remettre. A ma façon, appuya t-il par rapport à sa remarque sur le mauvais suivi qu’il faisait de son rétablissement. Je me moque que vous ayez besoin de vous racheter, surtout si c’est une idée un peu bancale… Un merci aurait suffit et une dévotion éternelle bien sûr. »

Le débat sur la machine n’était que partie remise, car autre chose obsédait notre capitaine et c’était le plan d’attaque. Il était tellement assumé avec ses anti-douleurs qu’il n’arrivait plus à réfléchir. Malheureusement, vu qu’il fatiguait son bras, il consommait encore plus de cachets. Le plus svelte lui parla alors de ses recherches et qu’il souhaitait avoir son avis. Kiernan claqua bruyamment sa langue et attrapa la mallette emportant le ruban que Marvin avait enroulé sur la partie la plus charnue de son avant-bras. Il attrapa un papier, puis un autre, et ouvrit un dossier. Il s’attarda alors sur quelques notes, sur les informations qu’il avait rassemblé pour mieux les exploiter et comment le faire. Soudain, le capitaine de l’unité s’arrêta pour darder le lieutenant de ses yeux froids. Il le jaugeait et sans se cacher. Il aimait beaucoup son esprit méthodique et était un très bon observateur. Il ne manquait vraiment pas de ressource. Aucun de ses autres hommes qu’il connaissait par coeur n’aurait été capable d’un tel travail.
« Je ne sais pas si je suis en état de vous donner un avis, je vais devoir lire plus sérieusement. A quoi vous jouez ? Je vous ai rien demandé. Ni d’aider un handicapé et encore moins de faire le travail que je me suis accordé. Vous êtes déjà le second en chef ce qui ne me plait pas vu que comme vous le savez, c’était un ami que vous remplacé avec qui j’ai roulé ma bosse, parlait-il de son défunt coéquipier de longue date. Soit vous essayer désespérément de prouver vos talents et je m’en fou, car je ne vous aime pas. C’est comme ça, enfin quoique vu ce que je lis, je commence à trouver un peu d’intérêt à vous parler… Ou alors vous voulez prendre ma place ? Votre machine ne va pas me tuer en plein combat pour vous laisser amplement la place de prendre la mienne par hasard ? »

Il jeta les papiers dans la mallette et sans même bouger de son lit, c’est un regard sombre qu’il jetait à Marvin. Il se posait alors tellement de question à propos de cet homme qu’il connaissait que très peu.
« Ce n’est qu’un conseil, mais de trop en faire d’un coup n’amène pas ma confiance. Je vous préviens les lèches-cul, je les écrases et encore pire pour ceux qui veulent me rouler. C’est pas comme ça que vous y arriverez avec moi. Si on suit votre plan et que je ne mets pas le bras mécanique ? Vous me dites quoi ? Et le plan d’évasion si on est coincé dans le bâtiment, vous faite quoi ? Car il y a peu de sortie, que trois portes dont deux petites. Je vous écoute… »

Kiernan resta là à le regarder sans sourciller, s’appuyant du coude sur sa cuisse attendant patiemment les réponses testes à ses questions. Il était complètement surpris par le jeune homme, qu’il tentait d’en savoir plus sur son caractère et sa façon de voir les choses. Contrairement à ce que laissait paraitre le capitaine, il avait un certain intérêt pour celle nouvelle recrue dans son unité. Il appréciait ses ressources et espérait qu’il pourrait les exploiter en toute confiance.
« Si je vous dis que c’est de la merde ce que vous m’exposer là maintenant, vous en pensez quoi ? Très sincèrement, entre nous. Je veux le fond de vos pensées et je vous promets de ne pas vous sanctionné si vous êtes déplacé. Je veux savoir ce que vous tairiez  devant moi si jamais c’était le cas. Voyez ça comme un simple exercice d’étude de cas. » lui demanda t-il enfin avec un sourire narquois.

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MessageSujet: Re: Comme au bon vieux temps... – ft Marvin E. Kandinski   Sam 9 Jan - 11:22


❝Comme au bon vieux temps❞
Marvin E. Kandinski & Kiernan J. Ravenswood


Perdu un instant dans mes pensées, je focalisais mon attention sur le liquide noirâtre que je faisais danser au fond de ma tasse. Etrangement et malgré l’étrangeté de la situation, je me sentais étrangement bien. Avec Kiernan j’étais libre de montrer mon vrai visage, débarrassé de mon masque d’imposture et de faux-semblants que je montrais si souvent aux yeux des autres habitants de la ville. Je pouvais être moi-même sans avoir peur de ses jugements trop sévères. Kiernan était un réaliste qui n’avait pas besoin de mensonges pour connaître les personnes qui se tenaient face à lui. Sa confiance n’avait pourtant pas été facile à obtenir mais une fois séduit, c’était un ami fidèle qui passait au-dessus de tous les travers des personnes auxquelles il tenait. C’est tout du moins ainsi que je l’avais toujours perçu. J’étais donc très fier d’avoir pu rendre service à mon ancien supérieur qui se montrait si touchant en cet instant. Il comptait sur mon aide pour remonter la pente, j’étais donc utile à quelque chose et ce simple constat me remplissait de bonheur. Je ne pus m’empêcher de sourire face à sa dernière remarque.

- Tu n’es pas revenu pour moi, dis-tu ? Dommage mais je saurais me montrer indispensable malgré tout. Après tout je n’ai jamais eu besoin de ta permission pour t’aider, n’est-ce pas ?

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Très vite je m’étais heurté aux remarques cinglantes de mon officier supérieur. Il semblait douter et rejeter systématiquement toutes mes initiatives. Pourtant je ne me désespérais pas. Je connaissais le capitaine de notre unité, de renommé tout du moins. Je savais qu’il n’était pas du genre à accepter facilement les nouvelles têtes dans son groupe, encore moins si cette personne lui avait été imposée comme bras droit. Contrairement aux supérieurs que j’avais rencontrés précédemment, il détestait la poudre aux yeux. C’était une personne très pratique qui préférait les actes aux longs discours. Il me faudrait me montrer malin et ingénieux afin d’amorcer ne serait-ce qu’un début de confiance. Je ne me découragerais donc pas et me montrerais aussi sincère et franc que possible. Mon avenir au sein de ce petit groupe en dépendait.

Assis à côté du lit de mon supérieur, je lui avais tendus mon bras mécanique qui faisait ma fierté. Immédiatement, mon capitaine me posa des questions aussi promptes qu’ingénieuses, ce qui me fit réaliser qu’il possédait une intelligence vive qui me motivait encore plus dans la poursuite de mes explications. D’une léger sourire je répondis à ses questions intéressantes

- En parlant de tenir une arme, je ne faisais pas forcément référence à une arme de poing mais plutôt à un longue tel qu’un fusil par exemple.

Joignant le geste à la parole, je ramassais un des fusils posés sagement dans un coin de la tente. Après m’être assuré que cette dernière n’était pas chargée, je la posais sur mon épaule. Pointant ma main gauche dans sa direction, je la plaçais ensuite sur le canon de l’arme.

- Admettons que cette main soit la main blessée, vous pourrez très bien vous en servir d’appui pendant que vous tirez avec votre autre main valide. Vous pourrez également vous aider de votre bras pour armer votre arme par exemple.

Reposant l’arme où je l’avais trouvée, je revins aux côtés de mon capitaine et lui montrais ensuite des capteurs cachés à l’intérieur du bras mécanique

- Voyez-vous ces petits crochet capitaine ? Eh bien ces derniers ancrés dans la peau diffuse continuellement une dose de morphine qui permettra de calmer la douleur de votre bras en permanence… enfin lorsque je dis en permanence, ces petites poches ont une durée de vie de 3 heures et peuvent être rechargées par la suite. Et si vous voulez une petite démonstration…

A cet instant je sortis de ma poche une petite caméra que j’emportais toujours avec moi pour appuyer le résultat de mes expériences. Je lui montrais alors un petit film de 5 minutes montrant l’un des soldats de mon ancienne unité en train de tester l’ancien modèle de mon invention. Sans pour autant remplacer son bras, la main mécanique était cependant capable de saisir et d’ouvrir des portes, de porter de poids du corps lors de chutes éventuelles, d’armer et de désarmer un pistolet ou un fusil et de tirer des poids d’une dizaine de kilos.

- Je vous présente Brandon, l’un de mes anciens coéquipiers. Ce dernier souffrait d’une blessure au poignet qui la handicapait dans ses gestes du quotidien. Le bras mécanique lui aura permis de retourner sur les champs de bataille rapidement… Oh bien sûr ce n’était encore qu’un prototype mais les résultats étaient déjà très satisfaisant. Le bras mécanique que vous tenez entre vos mains à encore était améliorer. Alors que dites-vous de cela, capitaine ?

J’attendis un instant afin d’avoir son consentement et de prendre les mesures dont j’avais besoin pour adapter le bras mécanique à celui de mon capitaine. Malheureusement sa réaction ne se fit pas attendre. Le capitaine Raveswood me fit alors des reproches, me blâmant pour cette culpabilité qui me poussait à présent à l’aider. Avait-il seulement compris le sens de ma visite ? Avait-il véritablement conscience de la véritable raison qui m’avait poussé à l’aider ? Bien évidemment que non. Il ne se trouvait pas avec nous lors des entraînements et il n’avait pas revu ses hommes depuis que sa blessure l’avait obligé à garder le lit.

- Je vous assure capitaine que ce n’est pas la culpabilité qui m’a poussé à vous rejoindre. Comme vous le dites si bien nous devons agir selon notre devoir et mon devoir en tant que second est de m’assurer du bien-être de mon capitaine. Croyez-vous vraiment que vos hommes pourraient partir au combat sans vous ? Vous êtes l’âme de cette équipe, le cœur même de notre unité qui seul peut nous pousser à déplacer des montagnes. Vos hommes ne possèderont pas la même hargne et la même détermination s’ils venaient à se battre sans vous. J’agis donc uniquement pour le bien-être de l’équipe. Considérez cela comme une stratégie de d’attaque.

Lui tendant ensuite la mallette, je laissais mon supérieur la saisir et parcourir avec soin les documents que je lui transmettais. Gardant le silence, je ne pouvais empêcher de ressentir une boule se nouer au fond de mon estomac. Je craignais de voir une réaction trop vindicative de sa part, qu’il rejette avec violence mes différents plans d’attaque que j’avais mis point durant la nuit dernière. Certains des hommes du capitaine Ravenswood m’avaient parler de leur peur la première fois qu’ils s’étaient retrouvé en face de leur nouveau supérieur hiérarchique et je commençais à en saisir la raison. Le capitaine possédait une personnalité colérique et ses paroles tranchantes pouvaient réduire à néant la plus farouche des volontés. Il ne mit pas longtemps avant de tourner son attention vers moi adoptant une attitude un peu plus posée que celle à laquelle je m’attendais.

- Bien évidemment capitaine, prenez tout le temps qu’il vous faudra. Je comptais de toute manière pouvoir le peaufiner alors faites-moi appeler lorsque vous vous sentirez en état de reprendre du service. En attendant, je vous laisserais le dossier pour que vous ayez le temps de l’étudier.

D’un geste, je me relevais de mon siège et commençais à ranger mes affaires. J’avais du pain sur la planche et il me fallait mettre au point le modèle final de mon membre robotisé. Un léger sourire aux lèvres, j’étais heureux d’avoir pu me rendre utile à mon supérieur. Mon travail bien que critiqué avait été accepté et c’était tout ce qui comptait pour le moment. Mais au moment-même ou je m’apprêtais à faire mes adieux à mon capitaine, ce dernier me critiqua une fois de plus.

- Je ne fais que mon devoir, capitaine. Ne vous attendez pas à ce que vos hommes se tournent les pouces lorsque vous n’êtes pas à leurs côtés. Nous devons tous nous préparer pour cette bataille qui arrive et nous tenons à faire des efforts pour qu’au moment où vous nous rejoindrez, vous puissiez être fier de nous. J’imagine très bien que la perte de votre lieutenant a été une épreuve très difficile pour vous. Mais sauf votre respect capitaine, je crois qu’il faut aller de l’avant. C’est la seule manière de remporter une guerre après tout. Je ferais tout ce que je peux pour vous prouver que je mérite cette place à vos côtés ! Je crois que vous fourvoyez sur moi, capitaine. Je pense que chacun à sa place dans cette unité et la mienne n’est certainement pas d’en devenir le chef. Je ne suis pas fait pour les premiers rôles mais pour être l’ombre de ceux qui nous conduiront à la victoire. Je suis fait pour marcher à vos côtés, capitaine. Sur ce veuillez m’excuser !

Le capitaine porta soudainement plus attention à mon plan, ce qui me freina dans ma course. Je fus alors satisfait de le voir s’intéresser réellement à mon travail et à me demander mon expertise sur un éventuel plan d’évasion. Le sourire aux lèvres, je sortis de ma poche un petit carnet et me mit à gribouiller très rapidement des dessins représentant mes projets de fuite. Je ne savais pas réellement d’où me venait cette idée de passer automatiquement par mon bloc-notes pour noter les idées qui me passaient par la tête. J’imagine que d’une manière ou d’une autre, cela m’aidait à les concrétiser.

- Eh bien capitaine, j’aurais plusieurs options à vous proposer. Premièrement, le bâtiment possède différentes conduites d’aérations suffisamment grandes pour qu’un être humain puisse s’y glisser. Nous pourrions ainsi utiliser les grilles donnant sur l’extérieur du bâtiment pour nous en sortir. Sinon si les ouvertures ne sont pas suffisamment nombreuses, rien ne nous empêche d’en créer une nouvelle en nous servant d’explosifs. C’est une méthode assez radicale mais qui porte toujours ses fruits. Ce genre de bâtiments commerçants possèdent également des caves dotées d’ouverture pour que les camions viennent y déverser leurs marchandises, rien ne nous empêcher d’utiliser ces ouvertures pour nous évader… Maintenant le choix de la méthode ne dépend que de vous. Je ne suis pas contre l’idée de partager nos opinions sur le sujet, capitaine. Cependant, j’ai tendance à penser qu’il ne faut négliger aucune piste et que nous ne pouvons jurer du succès d’une méthode sans l’avoir tentée. J’aime à penser qu’il existe toujours une solution à un problème donné. Pas vous ?

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MessageSujet: Re: Comme au bon vieux temps... – ft Marvin E. Kandinski   Dim 21 Fév - 21:25

Comme au bon vieux temps



Le capitaine Ravenswood n’avait vraiment décidé d’être agréable. Oh que non. Enfermé comme une bête en cage, réduit, humilié à l’immobilisation et la convalescence, il ne serait pas tendre avec la nouvelle tête de son équipe. En plus, il se voulait aidant. Un peu trop à son gout. Après c’était Kiernan, il était comme ça. Il n’aimait jamais rien, pas quand c’était trop et que ce n’était pas assez. Et même quand c’était tout juste. Il lui était difficile d’accepter quelque chose et surtout pas face à des gens qu’il ne connaissait pas et ne le connaissait pas. Il fallait juste gratter la carapace. Le lieutenant Kandinski se débrouillait alors très bien. Il avait réussit à étonné son supérieur avec son bras mécanique (et l’inquiéter aussi) puis avait attiré son attention par ses plans.

Kiernan avait commencé par critiquer le bras. Après tout c’était normal, dans l’histoire c’est lui qui devait porter ça. Il était assez terre à terre comme beaucoup d’être humain et n’avait pas confiance en ces engins. Les armes vous faisaient parfois de belle surprise et encore il les connaissait par coeur. Lui et ce bras n’avaient encore jamais eu d’expérience commune. Il le questionna. Marvin lui répondit simplement et le capitaine réfléchissait alors. S’il devait se retrouver avec un fusil ou un skipper, il pouvait être tout aussi efficace. Il était bon tireur. Il pourrait alors revoir les attaques sous un autre angle aussi. Le sous-chef lui montra alors comment il pouvait se débrouiller avec le bras d’iron man et un fusil. Il se passa la main sur la bouche et le regardait avec interrogation. Le prenait-il pour une idiot ou était-ce de la pure innocence. Un enfant qui voulait montrer comme son invention avait été réfléchie et malgré ses défauts, elle est très pratique. Il avait réussit à lui arracher un semblant de sourire. Pour ce qui était de sa preuve vidéo, il resta simplement interdit. Les yeux bien ouverts et de doutes il ne sut que dire.
« Faudra faire un essaie… Demain,  se passa t-il les mains sur le visage, épuisé. On verra ce qu’il en adviendra de cette idée après le test. »

Il n’y avait pas que la machine à tester, mais la nouvelle tête aussi. Il lui posa alors des questions pièges ou les réponses étaient rarement bancales. Il défiait et secouait un peu le lieutenant Kandinski afin de faire ressortir sa nature. Voir ce qu’il avait dans le ventre. Qui était-il finalement ? Quel style de fouine ou de compagnon d’arme représentait-il ?
« Me caresser dans le sens du poil est votre stratège d’attaque, reformula t-il son discours avec un petit sourire amusé ou contrarié on ne savait pas réellement. C’est pas mal. On me l’avait jamais dite celle là. Je ne sais pas comment le prendre. » se plongea t-il ensuite dans une lecture rapide des documents. Il ignora totalement l’homme dans certaines de ses paroles. Puis il l’entendit s’apprêter à quitter la tente. Un dernière réplique cinglante et Kiernan était resté muet. Son sourire pouvait aussi bien traduire de la moquerie qu’un certain respect. On ne savait vraiment jamais avec lui. « Il faudra t’accrocher pour marcher à mes côtés. »

Il lui balança ensuite quelques problèmes dans ses plans. Marvin lui montra alors son intellectuel. Ce n’était pas qu’un corps près à frapper, mais une tête pensante. Il avait l’air plus futé que la normale. Ce qui avait été appuyé dans son dossier quand on le lui envoya. Il en avait qu’un aperçut et il était ravi. Il ferma toutes les chemises en vrac et le jeta dans la mallette.
« Ecoute, je t’explique le programme de demain. Dans la matinée on commence par essayer le bras et ensuite on verra tout les deux comment on s’arrange avec les nouvelles données. »
C’était sa façon de dire bienvenue dans l’équipe
.




Kiernan regardait sa tasse de café froide. D’autre souvenirs entre les deux hommes lui revenait en tête. Il lui fit un petit sourire.
« Non ça tu ne m’as jamais demandé ma permission pour ça. C’est un peu pour ça que je suis encore en vie. Enfin à cette époque. ».
L’ancien capitaine se sortit une cigarette sur cette phrase et l’alluma.
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MessageSujet: Re: Comme au bon vieux temps... – ft Marvin E. Kandinski   Mer 6 Avr - 22:38


❝Comme au bon vieux temps❞
Marvin E. Kandinski & Kiernan J. Ravenswood

Finissant le contenu de ma tasse, je ne pus m’empêcher de sourire aux propos de Kiernan. Je ne pouvais qu’admettre que j’adorais faire ma tête de mule et contredire les ordres de mes supérieurs lorsque ces derniers ne me convenaient pas. Je le faisais déjà lorsque j’étais sous les ordres de Skipper il y a très longtemps. Mais que pouvait-on me reprocher ? Après tout mes remarques avaient très souvent pour seul but d’améliorer des plans d’attaque ou des décisions que je trouvais bancales. Alors c’est vrai que je ne pouvais m’empêcher d’ouvrir mon bec dans les moments les plus inopportuns mais c’était dans l’intérêt commun. Kiernan le savais d’ailleurs, même cela avait pris du temps avant qu’il ne s’en rende compte. De là à prétendre que cela lui avait sauvé la vie ? N’était-ce pas un peu exagérer ? Je n’avais fait que suivre mon instinct et je pensais que si cela n’avait été moi, un autre soldat s’en serait très certainement chargé. Soudain, une pensée traversa mon esprit. Je me rappelais d’un objet bien banal pour un soldat mais qui avait une grande valeur symbolique pour notre unité. Je me devais de la présenter à mon capitaine. Tout en souriant à Kiernan je me relevais de mon canapé.

- En fait, il y a quelque chose que je voudrais te montrer !

Me dirigeant vers mon secrétaire, je soulevais le couvercle du bureau. J’en ressortis alors une boîte en bois qui renfermait le fameux trésor. Bien posée sur un coussin de velours, une petite baïonnette de métal reposait là depuis des années. Avec délicatesse, je la saisis entre mes mains et la sortit de son fourreau. Elle était finement ciselée et d’une vingtaine de centimètres. Sur l’un des côtés de la lame, on retrouvait cette inscription « killed or be killed » qui sous l’impulsion de Kiernan était devenue la devise de notre unité. J’avais également apporté ma petite touche personnelle. Sur l’autre côté de la dague était gravé ses mots « never swim alone ». Cette idée venait de moi. A l’époque j’avais oublié que cette devise était celle de mon premier commandant Skipper. Je trouvais simplement qu’elle était tout à fait appropriée pour des marines qui ne pouvaient compter que sur leur solidarité pour survivre. Ce n’est que bien des années plus tard que je réalisais son origine touchante. Chaque membre de notre ancienne unité en possédait une. Je les avais fabriqués après notre victoire sur les troupes ennemies lors d’une mission particulièrement dangereuse. Elles avaient été fondues de l’arme même qui avait tué le chef ennemi et aucun de nous ne s’en étaient défait depuis.

La rangeant délicatement dans son fourreau, je rejoignis Kiernan je m’asseyais sur mon fauteuil. Je déposais ensuite la baïonnette sur la table. Regardand Kiernan tout sourire, je lui lançais alors

-Est-ce que tu te souviens de ça ? De la mission qui nous avait conduit à les fabriquer ? Parce que moi je m’en rappelle. Nous avions tous été si braves ce jour-là.

Je m’enfonçais alors dans mon fauteuil, regardant avec tendresse mon ancien capitaine, espérant guider la moindre étincelle de bonheur dans ses yeux. Puis soudain, je me laissais aller à de nouvelles divagations. Mon esprit me ramena subitement au souvenir de ces jours de gloire qui nous avait coûté tant de sang et de sueur.

-----------------------------------------------------------------------------------------

- Si notre informateur est fiable, l’armée Irakienne dispose d’un stock important d’armes et de munitions cachées dans ce bâtiment. Ils ne nous laisseront certainement pas l’approcher facilement. Il est même plus que probable que des tireurs seront postés tout autour et tireront sans réserve sur les premiers qui l’approcheront. A mon avis, le moyen de les arrêter serait d’approcher furtivement du bâtiment, tout en prenant garde de ne pas attirer leur attention. Il faut donc éviter la grosse artillerie et préférer les armes légères. Nous pourrons également nous munir de grenades et de baïonnettes. Nous allons nous glisser dans les habits subtilisés aux soldats ennemis tombés au combat pour les tromper. Nous formerons deux équipes ; l’équipe Alpha dirigée par vos soins se glissera dans le camp adverse par les portes arrière du bâtiment et sécurisera les salles de la zone Sud. L’équipe Beta que je commanderais passera par les souterrains reliant ces deux immeubles et sécurisera la zone Nord. En cas de mauvaises surprises, des tireurs d’élite formant l’équipe delta seront placés dans les immeubles aux alentours et tireront en cas de mauvaises surprises de la part de l’ennemi. Nous avons obtenu les plans de l’immeuble, il nous sera donc plus facile de progresser entre les pièces et les étages. Nous garderons le contact radio et sécuriseront chaque pièce les unes à la suite des autres. La priorité sera de se débarrasser de tous les soldats adverses et bien évidemment de leurs chefs qui se trouveront très certainement au dernier étage avec vraisemblablement le stock d’armes en question. Ai-je oublié quelque chose capitaine ?[/color]

Reposant les cartes que je tenais en main, je jetais un œil interrogateur à mon supérieur hiérarchique. Nous avions passé une partie de la nuit à réviser les derniers points de notre plan d’attaque. La mission était d’une importance capitale et nous ne pouvions nous permettre de laisser un grain de sable s’enrayer dans notre mécanisme si bien rodé. Nous avions donc consacré beaucoup de temps pour être certains de notre coup. Après nous être accordés sur les derniers détails du plan d’attaque, nous allions tous deux nous couchés pour profiter un peu des seules heures de sommeil auxquelles nous aurions droit cette nuit. Personnellement j’eus de la peine à trouver le sommeil. J’étais très inquiet et je sentais une grande boule m’enserrer l’estomac. Bien que j’aie l’habitude des batailles, je ne m’étais jamais retrouvé à devoir combattre dans un espace aussi restreint. Cette mission était également l’occasion de faire mes preuves. Nos actions du lendemain reposaient en grandes parties sur mes fragiles épaules, j’avais été le principal concepteur de ce plan et j’espérais de tout cœur me montrer à la hauteur de ma tâche. Le capitaine Ravenswood ne me prêtait pas encore son entière confiance ! Malgré tout j’avais tout de même une certaine lueur d’espoir. L’expérience du bras mécanique avait portés ses fruits et l’entraînement avait été très satisfaisant. De plus, il avait approuvé les idées que je lui avais proposés ce qui pour moi constituait déjà une petite victoire personnelle. Quelque peu rassuré, je fermais mes paupières confiant et dormi durant presque trois heures !

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MessageSujet: Re: Comme au bon vieux temps... – ft Marvin E. Kandinski   Dim 8 Mai - 12:01

Comme au bon vieux temps
marvin & kiernan

Marvin avait déjà fini sa tasse que Kiernan s’alluma de nouveau une cigarette et mélangea la marre de café au fond de la sienne, baignant dans un peu de son liquide sombre. Le sous-officier s’était subitement levé du canapé pour aller fouiller dans un boitier en bois raffiné. Le plus vieux le jaugea un instant surpris et plein d’interrogation sans bouger d’un pouce. L’hôte revint auprès de son ami et déposa une baïonnette sur la table basse. Kiernan se pencha pour la prendre en main. Un sourire se dessina lentement sur la bouche fine du capitaine créant un rictus emplis de nostalgie. Il se rappelait de ces pièces qui avaient été distribués à toute l’équipe après leur première mission commune. Mission qui avait fait entrer Kandinski dans l’équipe très complice du Capitaine Ravenswood. Il avait su ce jour là qu’il pouvait peut-être allé loin avec lui. Il ne pensait pas au point de lui donner sa vie entre les mains en toute confiance. Il tira sur la chaine qui portaient ses anciennes plaques militaire et on pouvait y voire sa propre baïonnette y pendre. Elle était beaucoup moins affûté, mais elle pouvait toujours servir. Elle avait déjà servi. Il la rangea sous son t-shirt et se réinstalla confortablement, contemplatif alors que Marvin lui contait cette fameuse mission, leur première ensemble et qui avait commencé à cristallisé leur amitié presque sans faille.

Marvin exposait les faits. L’équipe qui allait devoir remplir la mission était au complet autour de la table de chaque côté du capitaine et du lieutenant qui se faisait front en bout de table. Les plans étaient étalés, et le tableau noir derrière eux était recouvert de craie. Les mains appuyées contre la table, il avait la tête baissée et ne regardait même pas son interlocuteur. L’heure était à la concentration et l’apaisement de l’esprit avant de partir. Il essayait d’oublier la boule au ventre qu’il avait avant chaque intervention. Ce jour là, elle le tordait presque en deux. La mission était importante et il y avait un nouvel élément dans l’équipe dont il ne savait que ce qu’il y avait sur le papier. Les autres soldats, il avait déjà eu le temps de les connaitre et surtout sur le terrain. C’était une équipe qui bougeait rarement au niveau des hommes qui la composaient, sauf s’il y en avait un qui partait à la retraite ou mourrait. Là, c’était allé trop vite et il n’a pas eu le temps de vraiment prendre la température avec Kandinski. Il ne la sentait vraiment pas cette mission et il eut du mal à en dormir la veille. Il revoyait encore et toujours ce plan qu’ils avaient revus tout les deux hier soir jusque tard dans la nuit pour être sûr d’avoir vu tout les détails. Il connaissait la mission par coeur et il se redressa pour regarder Marvin un instant silencieux, et jeta un regard à ses hommes. « C’est ça. J’espère que vous avez imprimé. On vous refait un topo dans les véhicules, avec les détails pour chaque unité. Allez vous préparer. Vous avez quinze minutes. » Il se tourna alors bien face à ses hommes et posa sa main droite sur sa poitrine. Les soldats firent de même, soit les yeux clos, le regard perdu ou encore l’esprit entrain de se répéter le plan annoncé. Kiernan cita le premier et le dernier article du Code de conduite des Marines. Une vieille habitude pour motiver les troupes, leur rappeler leur foi et leur devoir, une prière. « Je suis un Américain, combattant dans les forces qui protègent mon pays et notre mode de vie. Je suis prêt à donner ma vie pour leur défense. Je n'oublierai jamais que je suis un Américain, que je combats pour la liberté, que je suis responsable de mes actes, et résolu à défendre les principes qui ont fait mon pays libre. J'aurai confiance en mon Dieu et dans les États-Unis d’Amérique. » après ces mots, tout les soldats se dispersèrent pour vaquer à leurs occupations. Kiernan se signa discrètement et se tourna vers son sous-officier, le regard dur : « Si j’en pers un, je t’abats… » lui siffla t-il en le jaugeant une dernière fois avant d’aller se préparer à son tour.

Les trois unités avaient été séparées en trois voitures qui les conduisait à quelques miles du village. Il finirait à pied. Kiernan expliqua une nouvelle fois le plan à son équipe avec une fermeté et une conviction qui faisait sa réputation. Il avait claqué le casque de McCain qui avait l’air dans les nuages pour qu’il se concentre. Dans chaque regard, il avait cherché la confiance en ses hommes. Ils faisaient parti de l’élite et c’est pour ça qu’ils s’occupaient de missions aussi délicates. Ils n’avaient pas le droit à l’erreur. Après on ne se demandait plus pourquoi la plus part étaient célibataires et n’aspirait pas à la vie de famille. Il n’y avait pas de place ni de temps pour ça. C’est un travail qui vous rongeait. Delta fut la première à aller se positionner dans le village. Ensuite ce fut Beta dirigé par Kandinski. Adossé contre le capot de la jeep, il regarda l’équipe s’éloigner en direction du village. Ca lui faisait mal de voir ses hommes partir avec un homme en qui il n’avait pas encore confiance. Mais il n’avait pas le choix, manque de temps et de circonstances. Il observa ensuite l’attèle mécanique qu’il lui prenait tout le bras et vérifia ses armes. Il se mit en route. Chacun de ses pas rythmait une prière pour lui, pour ses hommes, pour cette journée.


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MessageSujet: Re: Comme au bon vieux temps... – ft Marvin E. Kandinski   Jeu 2 Juin - 19:21


❝Comme au bon vieux temps❞
Marvin E. Kandinski & Kiernan J. Ravenswood


Notre expérience commune avait été un de nos plus belle expérience de vie, peu importe si cette dernière n’avait résulté que du fruit de la malédiction. Nous nous l’étions encore prouvé ce soir-là lorsque partageant nos souvenirs, nous avions montrés à chacun ce que notre fidèle baïonnette était devenue. Plus qu’une arme, elle était devenue un symbole de loyauté pour chacun des membres de notre commando. La loyauté était une des valeurs les plus chères aux yeux de Kiernan. Je l’avais compris avant même de m’exposer aux yeux des ennemis lors de notre première mission.

Lors de notre briefing avec les hommes du capitaine Ravenswood, ce dernier s’était rapproché de moi. Il avait suivi avec soin les instructions que nous nous étions données mais sa confiance ne m’était toujours pas acquise. C’est ce que je crus comprendre lorsque ce dernier me fit comprendre que la mort de l’un de ses fidèles soldats me serait reprochée d’une manière ou d’une autre. En jouant cette partie très serrée, je ne me battais pas uniquement contre notre ennemi mais également contre mon supérieur. Il fallait que je lui prouve que je méritais ma place dans cette unité et je me promis que je ferais tout pour y parvenir.

Au petit matin, trois jeeps quittèrent donc notre QG. A leur bord, les unité Alpha, Beta et Delta attendaient avec attention le moment de passer à l’action. Jamais je ne m’étais sentis aussi nerveux qu’au début de cette mission. Je n’étais pas le seul ! Toute l’unité Beta qui se tenait sous mon commandement partageait mes sentiments. La peur se ressentait dans chacun de leurs gestes et de leurs paroles. Certains d’entre eux pour se donner du courage se livraient à un échange de blagues pour détendre l’atmosphère. Je percevais déjà dans leur manière de parler l’affection qu’ils avaient pour moi. Nous nous étions entraînés côte à côte durant des semaines et des liens s’étaient naturellement créer. J’en étais très heureux car c’étaient ses relations qui nous permettaient de maintenir une certaine cohésion de groupe. Malgré tout, bavarder entre bons amis ou se battre côte à côte sur les champs de bataille n’avait rien de semblable. La camaraderie et la solidarité étaient des valeurs très différentes et la guerre révélait bien souvent la nature de chacun des soldats soumis à leur propre bestialité. A quoi pouvais-je bien attendre de la part de ces hommes ? Je l’ignorais mais une chose était certaine pour moi, je mettrais tout en œuvre pour ne pas démérité la confiance qu’ils plaçaient en moi.

Bientôt le véhicule s’immobilisa à quelques kilomètres du village d’arrivée. Le bruit du moteur se tut, ne me laissant que les battements de mon cœur comme fond sonore. Descendant du véhicule en rang serré, nous rejoignions les autres unités dirigées par le capitaine Ravenswood. Tout en nous approchant discrètement du village endormis, notre supérieur nous rappela le plan de mission. Tout en prêtant attention à ses paroles, je me répétais en mon fort intérieur les engagements des marines. Quoiqu’il arrive, il ne faut jamais abandonner ! Nous devions courir droit devant nous, sans nous arrêter et sans jamais douté de nos engagements. Nous étions des soldats américains ! Nous nous devions de faire la fierté de notre pays !


Après quelques minutes de marche, nous ne trouvions plus qu’à quelques mètres de notre destination. Il était grand temps de nous séparer. La division Delta fut la première à partir pour aller se poster aux sommets des immeubles voisin pour rejoindre leur position de tir. Je fis alors signe à mes hommes de me suivre et adressant un dernier regard à mon capitaine priant en mon fort intérieur que tout se passe comme prévu.

Suivant le plan à la lettre, nous nous engagions dans les souterrains de l’armée ennemie reliant les deux immeubles. Fort heureusement pour nous, les soldats postés sur le toit n’avaient pas remarqué notre présence. Je mettais alors notre succès sur le leurre des uniformes et en fus plutôt fier. Toutefois, les ruses ne suffisaient pas dans un combat armé et il nous faudrait user de prudence pour parvenir à l’immeuble principal. Marchant en file indienne à l’intérieur des conduites, nous avancions péniblement dans la crasse des excréments et de l’eau putride agglutinée dans ses égouts. L’obscurité des lieux nous obligeaient à porter en permanence des lunettes infra-rouges. Après dix minutes de marche, nous sortions enfin des tunnels. Je ne doutais alors pas encore qu’un comité d’accueil nous attendrais à la sortie du tunnel. Il n’y avait que deux gardes mais si nous avions le malheur d’attirer leur attention, nous nous retrouverions avec toutes les unités ennemies sur le dos. Refusant de faire usage de la force, je saisis dans ma trousse pharmacie une éponge ainsi qu’un puissant somnifère. Le sergent Hopkins, placé à quelques mètres de moi en fit de même. Les deux hommes s’endormirent donc en douceur, nous laissant le champ libre. Heureux de cette immobilisation sans aucune violence, je fis signe à mes autres hommes, Smith et Taylor de nous rejoindre. Saisissant ma radio, je prévins notre capitaine de notre arrivée dans l’immeuble.

Attrapant une mini-caméra araignée, je la déposais à terre et la laissait évoluer à sa guise dans les couloirs de l’immeuble. Caméra microscopique, elle avait l’avantage de pouvoir évoluer sur tous les terrains et d’adhérer aux murs. Passer d’un étage à l’autre ne lui posait donc aucun problème. Notre équipe fut très soudée et chacun eu son rôle à jouer au cours de cette mission. Tenant les cartes avec lui, le jeune caporal Taylor nous guidait au travers du bâtiment. Chaque unité possédait les mêmes plans et nous annoncions notre progression à l’autre équipe grâce au nom de code attribués à chacune des zones traversées. Pendant ce temps, mes compagnons étaient chargés de mettre les soldats ennemis hors d’état de nuire. Durant notre progression, nous remarquions immédiatement l’importance de cette réserve de poudres. Des officiers étaient en poste à chaque recoin et il nous fallut user de ruse pour avancer en toute discrétion. Préférant toujours les solutions non violentes, les deux officiers étaient armés de pistolets tranquillisants. La dose contenue dans les petites fléchettes étaient suffisantes pour paralysé les soldats durant plusieurs heures. Nous évitions de les tuer autant que faire se pouvait.

Notre plan fonctionnant à merveilles, nous escaladions un à un les étages nous menant à la réserve d’armes. La zone Nord fut ainsi bientôt sécurisée et arrivée au point de rendez-vous, nous nous dissimulions dans une pièce afin d’attendre l’unité de notre commandant.

- Equipe Beta à Equipe Alpha… la zone Nord est sécurisée. Nous sommes arrivés au point de rendez-vous. Quelle est votre position? A vous…
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MessageSujet: Re: Comme au bon vieux temps... – ft Marvin E. Kandinski   Mar 21 Juin - 20:25

Comme au bon vieux temps
marvin & kiernan

La troupe Alpha attendit facilement un quart d’heure, montre synchronisées avant d’entreprendre leur départ. Un dernière confirmation sur l’emplacement des deux autres équipe et plus rien ne les retenaient. Pendant ce temps, le capitaine Ravenswood était assis en tailleur sur le capot de la Jeep, ses hommes tout autour de lui. avait encore une fois vérifier son matériel en plus de ses armes et ses munitions. Ca lui avait pris cinq minutes. Il passa ensuite le temps en bougeant son bras digne d’un film de science-fiction. Il s’était entrainé avec l’aide du lieutenant Kandinski des heures durant. Cela lui permit simplement de mieux manier l’instrument, reconnaissant silencieusement le travail de cet homme mais pas encore d’améliorer leur relation. Rome ne s’était pas faite en un jour… Déjà il le laissait prendre la parole. Puis il l’écoutait, c’était un luxe avec Ravens. « Tenez vous prêt. » avait-il jeta un oeil à sa montre tout en activant le G.P.S. et lui laisser ainsi tout le loisir de chargée les données et recevoir le signal satellite. Un système à la pointe de la technologie qui était arrivé avec le lentement Kandinski. Il ne savait si cela venait de l’armée ou encore une autre invention du nouvel arrivant. Ils avaient chacun un boitier avec écran tactile. Les plans étaient chargés et très schématiquement représentés. L’équipe des marines étaient de couleur vertes et chacun des points était indiqué d’un « α » ; «  β » ou « δ ». Les autres étaient des points jaunes et représentaient chaque source de chaleur humaine vu par le satellite. Le seul soucis avec cet appareil c’est qu’il n’était pas très fiable selon le réseau et le chargement de donnée. Il l’était encore moins si un des soldat américain perdait son capteur géolocalisé. Ce n’était qu’une machine avec un langage binaire. Nul ou 1 donc on pouvait  lui faire entièrement confiance. Après, le capitaine ne pouvait pas cracher dessus, c’était toujours très serviable. Ce dernier bondit de la Jeep et jeta l’appareil à McCain. Ce soldat gradé savait étudié un terrain ou un espace comme personne. Il avait ce don de mémoire spatiale, donc forcément c’est lui qui s’y collait. Kiernan avait même plus confiance en son soldat qu’en cette machine. McCain ouvra alors la marche et Kiernan la fermait.

Arrivés au village, il s’étaient séparé en deux groupe. Kiernan monta un peu en hauteur, plus au à l’est du village. « Ravens. Delta vous me voyez ? _Delta à Ravens : affirmatif ». Tout en continuant à la radio, il leur indiqua qu’il y avait un homme à la porte sud de la bâtisse. Bêta s’était déjà engouffré par les égouts en entendre le message brouillé. Delta annonça qu’il l’avait en joue et qu’il n’y avait pas d’autre menace à signaler si ce n’est cet homme autour du bâtiment et aux fenêtres. McCain partit alors faire diversion accompagnés des jumeaux Ramirez.

« On est une simple patrouille de surveillance… » avait commencé McCain dans son discours de diversion, les mains levées en signe de paie et l’utile contre sa poitrine, tête vers le bas. Il demanda si tout allait bien, etc.. Pendant ce temps, Kiernan avait monté et armé son snipers alors que le reste de l’équipe montait les silencieux sur le fusil d’assaut ou arme de poing. Une chance pour eux qu’il n’y en avait qu’un pour faire la garde, profitant d’une petite pause pour fumer une cigarette. Kiernan peina à lever son fusil de précisions et surtout à viser sans trembler. « Besoin d’aide capitaine ? _Ferme ta gueule Takeda ! » siffla la voix de l’officier dans la radio, sachant pertinemment que le sergent qui gérait l’équipe Delta n’en ratait jamais une pour le taquiner. Le tir était une compétition de toujours entre eux. Devant la difficulté de son capitaine, Jones se plaça devant lui. D’un simple regard ils se comprirent. Kiernan prit un appui pour son arme sur l’épaule du soldat qui se plaqua une main sur l’oreille. C’était parfait. Kiernan inspira et expira. Il jeta un regard dans la lunette et quelque soit l’angle, il n’avait pas l’ennemi. « Un pas sur ta gauche McCain » chuchota t-il dans la radio. Ce dernier attrapa sa radio, tout en se décalant sur le côté et sortant une phrase bateau pour brouiller les pistes. Kiernan expira jusqu’au bout. Il tira.

L’homme s’écroula tout juste rattrapé par un des jumeaux. « Eh ça va mec ? Eh oh ! Votre pote, il va pas bien du tout ! Ouvrez ! » et l’autre frère frappa contre la porte. La partie de l’escouade restée à l’arrière resta aux augets et quand la porte s’ouvrit, ils y pénétrèrent en trombe. Le plus difficile pour leur mission chez les Alpha était d’entrer. Le reste c’était « un jeu d’enfant ». La voix était ouverte et la prises des lieux se fit rapidement. Beaucoup de soldat s’arrangèrent lorsqu’ils le pouvait pour simplement immobilisé l’ennemi ou les mettre hors d’état de nuire. Kiernan n’était pas ce genre de soldat. Il en était capable mais il préférait de loin les missions létales. Par expérience, en tuant, i savait qu’il y avait moins de mauvaise surprise. Les hommes tombaient à chacune de ses passages et ses tirs qui faisaient mouches une fois sur deux. Il s’était glissé derrière un irakien pour lui tordre le coup d’un geste net et précis. L’escouade Alpha choisie par Kiernan était composé d’homme de sa trempe, plus dans le nettoyage et l’assurance d’une survie que l’infiltration sans dommage et discrète. Oh, ils étaient dans la discrétion, mais rapide et efficace. « To kill or to be killed » le crédo des hommes de cette équipe faite des hommes les plus fidèles du capitaine.
« Alpha à vous. Deuxième salle sur quatre » annonçait-il sa progression, avant de donner un violent coup de pied contre la porte qui cèda facilement. Ses hommes s’y introduire en trombe.

Le reste se passa presque aussi bien. A chaque salle qu'ils forçaient les ennemis tombaient. Les hommes étaient sur-entraînés, formés a ce genre de situation délicates et bien d'autre encore. Il n'y avait que les meilleurs. Jones était un ancien sauveteur en mer. Les Ramirez étaient des anciens marines qui ne tenaient pas en place mais de merveilleux éléments. Ils se sont épanouis dans les forces spéciales des marines avec plus de risques et de responsabilités. L'équipe Delta suivait par la radio le trajets des deux autres escouades tout en observant les fenêtres où parfois des ombres s'agitaient silencieusement. Un peu retardé dans la troisième salle, car dans une mauvaise situation ; il y avait plus d’homme qu’ils ne l’avaient prévus et la différence d’effectif fut sûrement leur plus gros point faible. Malgré tout, ils s’en sortirent. Alpha arrivait à son objectif. Un des jumeaux était blessé. Un coup de couteau dans la hanche. Rien de grave, aucun organe n'a été touché mais le sang coulait abondamment et la plaie était profonde. Un simple petit sacrifice pour éviter pire à son capitaine qui était la cible. Une injection de morphine et ils étaient repartis. « Alpha à Beta. On arrive à une porte du nid. »

Et alors que Kiernan reposait la radio sur son épaule, la porte en face d'eux s'ouvrit. Le bruit distinct et reconnaissable d'une grande qui rebondissait au sol résonna dans la pièce. Les soldats se mirent rapidement à couvert se faisant éjectés de la salle avec la déflagration. Encore une fois beaucoup plus de peur que de mal. Une partie du bras mécanique avait volé en éclats dont des minuscules morceaux s'étaient fichés sur une partie de son visage et le haut de son cou. Encore une fois, rien de grave. Ils avaient développés un certain instinct de survie développé à force de voir les leurs tomber au front, surtout à cause de grenade. Kiernan hurla alors que beaucoup de soldat se tenait la tête, ou cherchait s’ils avaient perdus une partie de leur corps, encore assourdis par le long sifflement qui avait suivit l’explosion.


Son regard s’était perdu, fixant vaguement Marvin sur le petit canapé en face de lui de l’autre côté de la table basse. S’il y avait un truc qu’il ne supportait pas, c’était les bombes. On n’avait jamais le temps de s’y préparer. Se remémorer ce genre de moment, lui rappelait son stress mais aussi cette chance d’être encore en vie.

Soudain, les soldats Alpha se déplièrent tout autour de l’homme qu’il recherchait. La tête du serpent. Tous en joues, l’homme ne pouvait plus bouger, ni même ceux autour de lui qui devait assurer sa sécurité.

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MessageSujet: Re: Comme au bon vieux temps... – ft Marvin E. Kandinski   Mer 29 Juin - 18:53


❝Comme au bon vieux temps❞
Marvin E. Kandinski & Kiernan J. Ravenswood

L’infiltration du bâtiment de l’ennemi se déroulait à merveilles. Lentement et sans fausse note, les équipes Alpha et Beta progressaient à l’intérieur du bâtiment sans trop de dégâts. Nos méthodes étaient cependant très différentes. En tant que soldat, je méprisais les solutions bêtement violentes et même devant l’adversaire, je préférais bien souvent les blessures que la mort. Un doute me saisis l’espace d’un instant et je me demandais si je serais un jour capable de faire partie de l’équipe du capitaine Ravenswood alors que nos méthodes étaient si différentes. Fort heureusement pour moi, mes subordonnés ne semblaient guère s’en offusquer. Habitués à obéir aux ordres, Ils n’émirent aucune objection face à mes méthodes plus pacifiques. Je n’osais cependant penser aux rumeurs qui se rependraient sur mon compte une fois que cette mission se terminerait. Je n’eus cependant pas le temps de m’attarder sur ce genre de détail. En cet instant seule comptait la réussite de notre mission.  

Nous fûmes bientôt rejoints par l’équipe Alpha dirigée par notre capitaine. Je retins un soupir de soulagement en constatant que tous les hommes de l’autres équipe s’en été sortis indemne. Cette constatation attisa ma fierté et m’encouragea à aller de l’avant.

Mais au moment où nous nous apprêtions à franchir l’étape charnière de notre mission, la porte devant nous s’ouvrit et une grenade roula gaiement jusqu’à nos pieds. Une demi-seconde de réflexion m’avait alors été nécessaire pour préparer notre défense. J’eus à peine le temps de voir que le sergent Hopkins n’était qu’à quelques centimètres de l’arme. Avec une force incroyable, je saisis le sergent par les épaules et je me jetais avec lui derrière une grande malle de métal. La déflagration avait été puissante. Nous avions tous été secoués par cette dernière et il nous fallut quelques minutes pour retrouver un semblant de conscience. Les yeux plongés dans ceux d’Hopkins, je retrouvais peu à peu mes facultés auditives et visuelles. La première de mes inquiétudes étaient de savoir si tous les membres de notre unité s’en étaient sortis. Observant ce qui se passait autour de moi j’aperçus bientôt Smith et Taylor. Heureusement, il y eut plus de peur que de mal. Mon regard s’attarda alors avec plus de précision vers les hommes de Ravenswood. Apparemment, ces derniers s’en était également sortis indemnes. Le capitaine m’inquiéta en revanche plus. Une partie du bras mécanique que j’avais conçus était parti en éclat. Bien évidemment, il n’était pas sensé résister à tous les chocs. Cette situation aurait pu être problématique pour mon supérieur hiérarchique qui du coup se retrouvait privé d’une partie de ses capacités physiques. Il ne montrait pourtant aucun signe de faiblesse mais je crains que ce que j’observais résultait plus de la fierté personnelle qu’un véritable bien-être.

Bientôt, notre capitaine nous fit signe de pénétrer dans la pièce maîtresse. Armes au poing, nous exécutions alors les ordres de notre supérieur. Pour la première fois, je sortis de mon attirail militaire une arme à feu. Si la mission d’infiltration avait été un succès, nous ne pouvions nous permettre aucune erreur à partir de ce point. La scène qui suivit ne dura que quelques secondes pourtant elle me sembla durer des heures. Nous finissions malgré tout pas acculer notre ennemi qui n’eut d’autres choix que de se rendre. Nous avions gagné la première de nos missions ! J’avais eu l’occasion de démontrer au capitaine Ravenswood mes capacités aussi bien en termes d’ingénierie qu’en terme stratégique. Mieux que tout, j’étais parvenu à le convaincre de faire prisonniers les hommes que l’unité beta avait auparavant immobilisés. J’étais convaincus que ces hommes nous apprendraient bien plus de choses vivants que morts ! Le sort de leur chef reposerait sur la décision de notre Etat-major.

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Notre victoire de ce jour-là n’avait été que la première d’une longue série de mission remportée sur l’ennemi. Nous avions même fini par croire que nous étions invincibles ! Même s’il nous arrivait d’être blessés nous n’avions pas perdus d’hommes depuis des mois. Unis comme jamais, nous avions pris le temps de nous connaître. Chacun des soldats de notre unité était devenu une pièce maîtresse sur laquelle nous pouvions compter. Je m’étais moi-même fait une place de choix dans ce commando et j’avais apposé ma propre marque auprès de mes hommes, pacifiant quelque peu les méthodes de mon supérieur. Unis au cours de chacun de nos batailles, nous l’étions également dans notre vie de tous les jours. Partageant toutes nos expériences et nos moments de repos, nous ne manquions pas de célébrer chacune de nos victoires par un festin de fortune et des soirées jeu interminables. Nous reçûmes un jour une très bonne surprise de la part de notre colonel. Très satisfait par le résultat de ces troupes, il nous annonça que nous avions gagnés une semaine de permission. Après plus de six mois de bataille acharnée, cette pause bien méritée nous ferait le plus grand bien.

Pour les soldats n’ayant personne à rejoindre aux Etats-Unis, nous avion eu l’honneur de pouvoir nous relaxer dans des villages alliés nous accueillant comme des dieux, en véritables libérateurs. Il me semblait alors que je vivais un véritable rêve ! Après plus de plusieurs passées dans la boue et dans le sang, ce village me paraissait une oasis presque irréelle par rapport à notre vie quotidienne. Ici tous les plaisirs étaient permis et les hommes s’en donnaient à cœur joie. Les femmes étaient splendides, l’alcool coulait à flot et nous l’argent étaient dépensés sans compter dans des jeux d’argents et d’autres plaisirs plus coupables. Mais ces réjouissances étaient bien loin de mes préoccupations. J’avais eu la chance extraordinaire de me lier d’amitié avec des scientifiques de la région. Nous pouvions tout à loisirs partager nos connaissances. Ils m’avaient même laissé une partie de leur laboratoire où je pouvais laissés libre court à mon génie scientifique. Ceci suffisait à mon bonheur ! Durant des semaines, je passais la plupart de mon temps dans mes travaux de recherches. Cela me valut bien des critiques de la part de mes compagnons d’armes et j’héritais bien malgré moi le surnom de « Smart Guy ». Cette permission fut également l’occasion pour moi de me rapprocher de mon supérieur. Derrière le capitaine que j’admirais tant, je découvris un autre homme. Malgré nos différences de personnalités nous nous rapprochions très vite et je le considérais bientôt comme le plus proches de mes amis. Il me poussait bien au-delà des sentiers battus et c’est avec lui que je me livrais à mes premières soirées de beuverie.  

C’est un soir comme celui-là que nous retrouvions pour partager un bon moment entre amis. Comme toujours ma réserve naturelle me poussait dans mes retranchements. Je ne parvenais pas à me détendre convenablement et même si l’ambiance autour de nous était des plus festives, j’hésitais à boire de l’alcool. Je finis cependant par commander un verre de bière. Dès que nous reçûmes nos verres, je le levais en direction de mon voisin de comptoir.

- A notre futur retour sur les champs de bataille ! Je t’avoue que je ne serais pas fâché de retourner à la guerre. Je viens de terminer la conception de nouvelles armes révolutionnaires qu’il me tarde d’utiliser sur le terrain !

A cet instant, un groupe de jeunes femmes vint s’asseoir à nos côtés. Jeunes et ravissantes, elles ne manqueraient pas d’attirer l’attention des plus avertis des soldats présents. L’espace d’un instant, j’eus même peur que Kiernan ne puisse y résister longtemps. Ce genre de scènes me mettaient constamment mal à l’aise. Je ne savais me comporter avec les filles et pour être honnête je ne ressentais nul plaisir à l’idée de les courtiser. Je craignais plus que tout qu’un jour l’un de mes compagnons de combat viennent à m’interroger sur des sujets graveleux et sexuels. Je ne savais où me positionner de ce point de vue-là et je crains que certaines de mes inclinaisons naturelles ne viennent à être découvertes. Je ne me sentais pas prêt à devenir la risée de mon régiment ! Je ne savais que trop bien les dangers qui pouvaient découler de telles révélations. Le « Don’t ask don’t tell » serait donc de mise ! Sans vraiment prêter attention, je souris intérieurement et poursuivis.

- Je pense que tu n’es pas de cet avis, mon frère ! Les tenanciers de bar et les belles femmes de la région vont être inconsolables. C’est vrai que vont-ils devenir sans toi ?... Et de ton côté tu devras te satisfaire des soldats que tu vas traîner derrière toi. Comment vas-tu le supporter ?


Je me rendis soudainement compte du fil de mes paroles. Rougissant légèrement, je repoussais le verre que je tenais dans ma main. Il valait mieux ne plus boire avant qu’une catastrophe arrive. Je commandais alors presque aussitôt un verre de soda et observait mon capitaine, curieux d’entendre ce qu’il avait à me dire.
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