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 Vivianne -" quatre vents sur un passé, mes rêves envolés... "

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MessageSujet: Vivianne -" quatre vents sur un passé, mes rêves envolés... "   Lun 23 Mai - 19:26


Vivianne A. True-Blade
" j'emmène au creux de mon ombre, des poussières de toi... Le vent les porteras "



Nom, Prénom(s) :  Vivianne Anthéa True-Blade

Âge : Beaucoup trop pour pouvoir compter

Date & Lieu de naissance : Il y a plusieurs millénaires, dans le ventre de Gaïa, la Terre-mère.

Conte : mythologie grecque et légende arthurienne

Personnage : Thémis (Titanide de la Loi divine et de la justice) et Vivianne (Dame du Lac)

Orientation & Statut : Pansexuelle. Mes quelques expériences amoureuses m’ont vite fait prendre conscience que le physique a bien peu d’importance. Bien sûr, il vaut mieux que la personne en face de vous vous fasse de l’effet, et j’avoue avoir toujours eu une préférence pour les garçons, cependant, au bout du compte, ce qui importe, c’est l’âme de la personne, son caractère,… C’est ce qu’est la personne au fond d’elle-même, quelque chose d’unique et d’impossible à reproduire à la perfection, à la différence du physique qui est si… futile.

Groupe : Les écrivains.

Un camp en particulier : J’ai bien vu, lorsque l’on m’appelait encore Thémis, qu’il n’y a pas de bon camp, il n’y a pas un groupe qui va ramener la paix, qui va apporter un réel changement, une quelconque amélioration. Alors pourquoi en choisir un ? Non pas que je ne puisse pas intervenir, mais mon soutient ne sera jamais indéfectible à un seul groupe, j’agirais toujours comme il me semblera le plus juste.

Pouvoirs : Facultatif

Avant toute chose, il faut bien comprendre que la description de mes pouvoirs est valable pour le monde des contes, mais qu’ils sont tous largement plus faibles à Storybrook. De plus, les pouvoirs de Vivanne sont plus puissants si elle se trouve dans son lac.

Thémis :

Immortalité : Eh oui, je suis une Titanide, ou pour faire simple, une déesse grecque, et ainsi, je reste immortelle. Bien sûr, on peut me blesser, mais alors, je ne mourrais pas, je serais seulement condamner à attendre pendant des dizaines, voire des centaines d’années, que mon corps se régénère et regagne toute sa puissance. J’avoue ne pas savoir si, si je meurs à Storybrooke, mon corps se régénéra…

don de cairvoyance : Pour cela, il faut que j’établisse  un contact entre la paume de ma main et l’objet ou la personne dont je veux connaître le futur. Ce don n’est pas le plus puissant que je possède, je ne peux voir qu’une succession d’image, qu’il me faut interpréter. Seulement, le futur reste obscur et je ne vois qu’une partie de ses possibilité, rien n’est sûr. À Storybrooke, j’arrive seulement à ressentir ce que la personne va sentir dans un moment proche, mais ça ne va pas plus loin, et donc ne sers pas à grand chose, à part à dire « attention, dans pas longtemps, tu vas souffrir. » . Génial comme avertissement, n’est-ce pas ?

lecture des âmes : Je suis capable de revoir toutes vos actions, toutes les décisions que vous aviez prises, ainsi que les raisons de vos actions afin de juger si, globalement, elles sont justes ou non. Or, plus vos actions sont menées par de bonnes attentions, plus l’aura qui vous entoure est blanche et vice-versa, ce qui me permet donc de savoir si globalement, vos actions sont bonnes ou non, si vous avez un bon fond ou pas, etc. À Storybrooke, j’arrive parfois à distinguer un pâle halo autour de vous, mais cela reste très difficile et me demande une grande concentration. Quant à vos actions, en vous touchant, je peux avoir un flash, comme si le souvenir restait collé sur vous et que je pouvais le voir. Mais ce don n’est pas contrôlable et il faut que vous pensiez à l’événements pour que je puisse espérer le voir (ce qui ne sera qu’une vision de quelques secondes, donc très difficile à comprendre).

L’épée de la Justice : Cette épée, je l’ai toujours sur moi, sous la forme d’un collier en forme de balance. Oui, ça craint tous ces clichés, mais j’y peux rien, elle prend la forme de mes attributs. Bref, la particularité de cette épée, c’est sa capacité à agir d’elle même. Quand quelqu’un est coupable, je n’ai qu’a me laisser guider par elle pour la châtier. Seulement, il m’est impossible de blesser quelqu’un que je jugerais innocent. La limite de cet objet, c’est que c’est moi qui décide si quelqu’un est coupable ou non, et mon épée se cale sur mon jugement. Or, je ne suis pas infaillible, au contraire, au fur des années, j’ai perdu pas mal de ma capacité de jugement.

Vivianne

maîtrise de l’eau et respiration aquatique : À force de vivre au fond d’un lac, on apprend rapidement à contrôler l’eau, ne serait-ce que parce qu’une affinité est créé entre nous et cet élément. Ainsi, je suis tout à fait capable des déchaîner les eaux, de les calmer, de la solidifier ou de la rendre gazeuse (un petit tour que m’a appris Merlin), de respirer à l’intérieur (des branchies apparaissent), de l’utiliser comme un miroir qui me permet de voir n’importe quel endroit à un moment présent (sauf si un sort de protection est effectué sur un lieu ou sur une personne), etc. À Storybrooke, j’ai perdu pratiquement tous ces pouvoirs. J’arrive à peine à contrôler un filet d’eau, à jouer sur sa pression, etc.

guérison par la nature : En effet, j’ai développé ce don, qui me permet d’utiliser les énergie naturelles (eau, mon préféré, terre, air et même feu), pour aider le corps à soigner. J’ai aussi développer un grande connaissance des plantes, et leurs effets sur le corps, guérisseurs, mais aussi destructeurs, car pour guérir un mal, il faut bien évidemment le connaître.

magie : quand je parles de magie, j’évoque bien sûr la capacité d’exécuter un certain nombre de sortilège, plus ou moins basique, comme le sort avec lequel j’ai enfermé Merlin à Avalon. Je ne suis pas la meilleure des magiciennes, mais je ne suis pas la plus mauvaise. Je préfères de loin les enchantements appliqués sur les objets, ce que j’ai appris à faire auprès de Merlin. Cependant, Hécate m’a également appris à manier les illusions et quelque pouvoir psychique de plus faible envergure. À Storybrooke, je ne peux utiliser cette magie qu’à un niveau très très bas, et souvent, mes sors ne donnent pas exactement ce que je voulais.


FEAT Claire Holt



Que penses-tu de la politique actuelle des choses ?
Es-tu au moins au courant de ce qui se trame ?


La politique… Les complots des uns et des autres pour gagner le plus de pouvoir possible. Suis-je au courant de ce qui se passe autour de moi ? Oui, il le faut bien. Une vieille habitude, une réminiscence de celle que j’étais alors que l’on m’appelait encore Thémis. Il faut connaître les faits avant de pouvoir juger, et malheureusement, je n’arrive pas à me défaire de cette volonté d’être au courant de tout ce qui m’entour. Impossible d’éteindre cette petite voix qui me murmure inlassablement de chercher à connaître tous les rouages, tous les liens, toutes les relations qu’ont les gens entre eux. Qui pousse qui ? Pourquoi un tel a-t-il réagit de cette façon ? Vous pouvez appeler ça de la curiosité, je ne peux m’empêcher de trouver que ce n’est qu’une sorte de déformation professionnelle bien embêtante. Parce que, au fond, qu’est-ce que j’en ai à faire de leurs petites histoires ? De leur complots ? De leurs luttes pour trouver le bonheur, qui est une notion si personnelle et absurde. Après tout, qu’est-ce que le bonheur ? Pourquoi pensez-vous que de tous temps, les hommes ont cherché à répondre à cette question. Parce que jusqu’ici, personne ne l’a trouvé. Etait-ce seulement possible à trouver ? Je dois bien avouer que ma réponse à cette question dépend des jours et, surtout, de mon humeur. Cependant, si je prends le temps de me poser, de réfléchir, de me pencher vraiment sur la question, je vois toujours la même image. Une course poursuite effrénée, sur l’air de danse macabre , de Camille Saint-Saëns. Je dois avouer que je trouve cette musique particulièrement adaptée. Une fois que l’on est lancé, le rythme ne ralenti pas, si on pense atteindre notre objectif, il nous échappe l’instant d’après et, il faut bien le reconnaître, la fin de cette course ne peut être que la mort. Alors imaginez de devoir subir cette mélodie éternellement. Je peux vous assurer que l’on en vient à envier la courte vie de la plupart des mortels. Eux, ils ont juste le temps de faire le tour de leurs espoirs, de connaître quelques déceptions, d’arriver à s’en relever, pour enfin donner leur dernier souffle sur leur lit de mort en pouvant se dire satisfait de leur existence où le bonheur et le malheur ont eu à peu près le même poids. Certes, tout n’est pas absolu, certains ont eu une vie plus difficile que d’autre, mais ils restent assez jeunes pour pouvoir s’en estimer content. S’ils avaient le moindre sous de jugeote, ils en seraient heureux en tout cas.

Alors oui, je suis d’aussi près que possible les agissements de Cora, ainsi que les avancés de Drago dans le monde des contes. Je suis la première à écouter les conversations, assise dans l’ombre, un livre à la main, semblant me concentrer exclusivement sur les lettres qui dansent devant mes yeux. L’avantage de n’avoir jamais été quelqu’un d’exubérant, c’était que l’on apprenait vite à se faire oublier. J’ai également saisie que la vie à Storybrooke, depuis quelque temps, avait quelque chose de… perturbé. Qu’était-ce ? Je ne le savais pas encore. Mais le comportement bizarre de certaines personnes, leur irascibilité, le fait que tous leurs mauvais côtés semblent rejaillir… Je dois bien avouer que tout cela me laisse un goût bizarre en bouche, je sens l’atmosphère s’alourdir, comme si un orage se préparait au loin et qu’il n’attendait que le bon moment pour fondre sur nous. Seulement, j’en sais trop peu pour pouvoir me préparer à quoi que ce soit. Et les dieux savent comme je déteste ça.


Anecdotes & Caractère


Ce n’est pas facile ce que vous me demandez là. Décrire mon caractère… Alors d’abord, commençons par dire que je suis quelqu’un d’affreusement têtue et bornée. Une fois que j’ai arrêté mon jugement, une fois que je me suis faite une idée, d’une personne, d’une chose, d’un acte, je ne le change que rarement. Et au bout de moult et moult discussion, s’il s’est avéré que j’ai eu tort, je lâche mes excuses du bout des lèvres, la mine renfrognée. Et gare à celui qui me rappellerait cet évènement. Car il y a une autre chose que vous devez savoir. Je déteste avoir tort. Après tout, la plupart des mes analyses et de mes décisions étaient bonnes, sauf lorsqu’elles concernaient ma vie, là , il semblait bien que je sois un cas désespéré. Alors disons que je n’ai pas été habituée à la critique. Et le fait que je sois une déesse immortelle n’arrange rien. Eh oui, j’ai un véritable caractère de cochon. Je sais bien me conduire, lorsqu’il le faut, je sais me montrer polie et aimable, mais à force de tout contenir, il m’arrive… d’exploser. Et ce bien plus souvent que l’on pourrait l’imaginer. Dans ces moments-là, rien ne m’arrête, je n’ai qu’une envie, faire souffrir ce qui m’entoure (lieux, objets y compris) autant que cette rage, cette colère me fait souffrir. Une fois cette rage passée, vous pouvez espérer que je vous pardonne… dans un siècle ou deux. Sinon, que peut-on dire d’autre sur moi ? J’ai un esprit assez critique, que ce soit envers moi, ou envers les autres. Bien souvent, je garde mes pensées dans ma tête, mais vous pouvez être sûr que je suis en train de comparer ce que vous faite à tout ce qui est possible et inimaginable. Et je n’éprouve aucun scrupule à vous juger. Seulement, je garderais ces réflexions pour moi, et rassurez-vous, j’attends plusieurs rencontres avant de me faire un avis bien tranché sur vous. Quant à mes actions… là dessus, je peux paraître lunatique. Avant, je ne réfléchissais pas, j’établissais tout un code de conduite et je l’appliquais à la lettre. Mais peu à peu, je perdis cette habitude. En devenant Vivianne, je commençais à agir beaucoup plus selon mes envies, mes impressions, mes sensations. Je devenais plus intuitive, moins carrée…

Je suis également quelqu’un de très curieuse. Je veux tout savoir, tout comprendre, je déteste que les choses m’échappent. Pas que j’aime tout diriger, enfin si, c’était le cas avant, et il semblerait bien que j’aime être obéi, mais je veux avoir la sensation de ne pas me faire manipuler, de ne pas me faire avoir comme avec Zeus. Souriante, je suis généralement votre reflet. Vous êtes aimable avec moi ? Alors je le suis avec vous. Vous me prenez de haut ? Qui êtes-vous pour vous sentir supérieur à moi ? Enfin, vous voyez le genre… Cependant, il y a une chose que l’on ne peut pas me reprocher. Je ferais toujours tout pour ceux qui me sont cher, et ce, peu importe ce qu’il m’en coûte. Des fois, je peux ne pas être d’accord avec, péter un câble, vous dire d’aller vous faire voir chez les grecs, mais au fond du compte, si c’est vraiment important pour vous, je serais là. Quand j’aime, c’est d’un amour absolu, quand je hais, c’est d’une rage infinie.  Entière, je le suis aussi dans mes promesses. Si je jure quelque chose, vous pouvez être sûr que je l’accomplirais. Et naturellement, j’attend la même chose de vous, en retour. Est-il vraiment nécessaire de vous conseiller de ne pas vous rendre parjure à un des serments que vous m’avez prêté ? Finalement, pour tout vous dire, je ne suis que quelqu’un de paumé, qui s’ennuie et ne sait pas gérer ses émotions au long terme.

résumé des qualités et défauts :

orgueilleuse - colérique - entière - loyale - fleur bleue - curieuse - quelque fois lunatique - rancunière - quand j’aime, c’est passionnément - perdue - critique - souriante - discrète (quand il y a trop de personne, j’ai tendance à m’effacer) - intelligente - sensée - dispose d’un humour assez particulier - peu sûre d’elle dans tout ce qui touche au relationnel - jalouse

Anecdotes :

Lors des parties de cache-cache dans le ventre de Gaïa, avec ses frères et soeurs, c’était toujours elle qui était chargée de compter - A longtemps peu été prise au sérieux par sa famille - c’est pour ça qu’elle est devenu beaucoup plus guerrière, à punir sévèrement ceux qui dérogeaient à ses règles - on la prenait pour la « relou » de service - résultat, elle n’a pas été aidée au niveau relationnel, la plupart des gens évitant d’être trop proche d’elle, un peu comme l’on évite d’être pote avec l’intello de la classe ou le rapporte-paquet. Alors qu’elle n’est pas comme ça, à l’origine, mais s’est durci - Zeus a été son premier amour, elle a mis des mois, avant d’oser lui parler - Jalouse de Métis, qu’il a épousé avant elle, mais encore plus d’Héra, pour qui il l’a abandonné - ne s’épanouie que lorsqu’elle est amoureuse - dégoûtée par l’inconstance de Zeus, des Dieux et des hommes, elle quitta l’Olympe et décida de châtier toute personne se jugeant supérieur aux règles - Durant cette période, elle ressemblait à une véritable ermite - elle a passé un peu de temps auprès d’Hécate, à apprendre la magie psychique (illusion, protection mentale, etc.) - Rencontre celui qu’elle a aimé du plus grand des amours (plus que Zeus et Merlin), mais qui est mort par sa faute - garde son souvenir, mais refuse de le nommer, il est devenu quelque chose de sacré pour elle, le symbole de la pureté - a errer des dizaines d’années, aussi vivante qu’un fantôme - ce sont les fées du lac qui l’on recueilli et accueilli parmi elles - elle est devenu leur porte-parole, leur représentante devant les humains avant de prendre de plus en plus d’importance - cependant, un conseil existe toujours et elle suit leur volonté… pour le moment - rencontre Merlin et tombe amoureuse de lui, bien qu’elle ai mis du temps à le reconnaître - décident d’échanger leur savoir - élève Lancelot du Lac et le considère vraiment comme son fils - une fois qu’il a compris qu’elle n’était pas sa vrai mère, Vivianne a été profondément blessée par le fait qu’il la considère comme la pire des méchantes - Hope l’a évité de sombrer en l’avertissant des agissements de Méléagan envers Lancelot - demande à Merlin d’intervenir - participe assez peu à la guerre entre Morgane et Arthur, sauf lors de la bataille finale, où elle allie ses forces à celles de Merlin - Lors d’une vision, elle voit sa mort par la main d’un ténébreux - l’enferme à Avalon pour sa protection - c’est Merlin qui l’a convainc de le libérer et de se laisser absorber par la malédiction - Avant, ils ont réussit à créer deux anneaux d’argent, serti d’un cristal, qui leur ont permis de garder la mémoire - ils marchent grâce à la magie des objets magiques, dans le cas de Vivianne, son épée - elle n’a accepté de se laisser emporter par la malédiction seulement pour garder un oeil sur Merlin et essayer de recoller les morceaux avec Lancelot



Pseudo : Vivianne ou Eva’
Prénom : Ahah, c'est un secret  Colgate
Âge : 19 ans
Loisirs : heu... rp, regarder des série, lire...
Crédits de la fiche : heu... Xona ?
Code du règlement : OK by R
Que penses-tu de NKL ? :  Coeur  Love  Love  Love  Groupie  Groupie  Coeur  (je crois que c'est assez explicite (a) )
Besoin de parrain/marraine ? : Non, au pire des cas, j'irais embêter Peter sur Skype  Pan



Dernière édition par Vivianne A. True-Blade le Dim 29 Mai - 0:13, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: Vivianne -" quatre vents sur un passé, mes rêves envolés... "   Lun 23 Mai - 19:27

Histoire
" Je me lèves jour après jour, c'est un jour ordinaire, j'en connais déjà le cours, le poids d'un parcours nécessaire "


Thémis
" Les rois du monde font tout ce qu'ils veulent, ils ont du monde autour d'eux mais ils sont seul.... "


Si je vous disais que, il y a très longtemps, j’étais connue de tous sous le nom de Thémis, je suis sûre que la moitié d’entre vous aurez du mal à le croire. C’est cette même moitié qui chercherais désespérément mon identité en plissant les yeux si je leur disais qu’encore maintenant, mon image se trouve dans toutes les grandes villes. Enfin, mon image, façon de parler, disons plutôt la représentation que les humains ont faite de moi, au fur et à mesure que le temps passait. Heureusement que Storybrook est assez isolée comme ville, qu’on ne peut pas en sortir si facilement. Cependant, malgré sa modeste taille, je ne peux éviter de voir cette maudite image qui est venue jusqu’à effacer mon nom de l’Histoire. Chaque fois que je passes devant le cabinet d’avocat, cette fille aux yeux bandés, portant une balance dans une main et une épée dans l’autre semble me transpercer de son regard. Malgré le voile qui recouvre le dessus de son visage, ses yeux dont l’on devine la forme semblent me transpercer plus que ne le ferait l’épée qu’elle tenait dans sa main. Comme si j’avais besoin de cette ombre du passé, de ce rappel permanent à ce que j’étais, de ma déchéance, de mes veines tentatives pour essayer de garder la tête hors de l’eau. Mon regard ne pouvait que s’assombrir en me remémorant celle que j’étais.

Il faut tout d’abord savoir une chose. Si l’image que vous avez de la mythologie grecque est celle des olympiens, elle est extrêmement réductrice. Avant eux venait une autre race. Était-elle plus forte que les Olympiens. Il semblerait que non, après tout, elle n’a eu d’autre choix que de céder devant la puissance de Zeus. Mais peu importe l’image que l’on avait des Titans, et qui reste, au fond, assez négative, il n’empêche que c’était sous Cronos que les hommes vécurent dans l’harmonie et la paix, durant ce que les humains nostalgiques ont nommés, à postériori, l’âge d’or. Voilà à quelle époque, moi, Thémis, la Titanide de la Loi Divine et de la Justice, j’ai grandi. Fille de Gaïa et d’Ouranos, je suis sortie en même temps que mes frères et soeurs, après l’émasculation qui a détaché notre père de notre mère. Oui, vive les mythes grecs ! Mais j’étais loin d’être traumatisée par cette naissance, et puis, il ne fallait pas que je me plaigne, je n’étais pas seule dans le ventre de ma chère maman. Non, j’avais tous mes frères et soeurs. Et n’oublions pas ma mère n’était nulle que Gaïa, la Terre. Alors certes, ma vie, avant ce que l’on pouvait appeler ma « naissance », ressemblait plus à celle des nains, toujours retranchés au fond des mines, et non à celle, idéalisée, d’une vie sur l’Olympe où tout ne serait qu’abondance, mais il y avait largement assez d’espace pour nous permettre de nous épanouir. Et je peux vous assurer que c’est super dur de retrouver ses frères et soeurs lors d’une partie de cache-cache dans les entrailles de la terre. Et là, je parle bien évidemment au sens propre du terme…Mais finalement, nous avons pu voir la lumière du soleil. L’heure des Titans avait sonné. Menés par Cronos, les Titans régnaient sur une partie du monde humain et, il faut bien le reconnaître, ils avaient plutôt la classe. Alors oui, Cronos a mangé ses enfants, ce dont, je précise, j’étais tout à fait contre. Certes, la plupart de mes frères, parce que bizarrement, les filles étaient plutôt sympa, n’étaient pas des anges. Seulement, il semblerait bien que ce soit dans les caractères des Dieux de se croire plus fort que tout le monde. Et cela fut le cas avant et après le temps des Titans.

Alors je suis née. Je ne vais pas vous mentir, je n’étais pas la Titanide la… comment disent les jeunes de nos jours ? Ah oui… « la plus cool au monde ». Je veux dire, soyons un minimum réaliste, ce n’est pas pour rien que j’étais la déesse de la Loi divine et de la Justice. Si je continue sur ma lancé et que j’imagine quel personnage de série je serais, je dirais… la fille pas trop mal, mais que l’on ne remarque jamais, cachée derrière ses lunettes et trop timide pour parler. Enfin, trop timide pour parler, sauf pour faire respecter ses règles. Alors là, c’est le moment où la plupart de mes frères et soeurs me lancent un regard pire que celui des anges de la téléréalités en essayant de comprendre un poème de Baudelaire. Oh, même à l’époque, j’étais loin d’être idiote, je savais parfaitement ce qu’ils se disaient. « Non, mais c’est quoi cette manie d’inventer des règles qui ne servent à rien ? Comment ça, ce n’est pas bien de coucher avec son frère ou sa soeur ? Elle est bien marrante la petite, mais on est majeur et vacciné, on fait ce qu’on veut. » Oui, je penses qu'il ne faut pas être devin pour savoir que cette règle… elle est jamais passée. A la décharge de ma famille, vu que l’on ne se mari pas entre panthéon, il est plutôt difficile, voire quasi-impossible de trouver un partenaire qui nous plait, qui soit de la bonne famille et… qui ne soit pas notre frère ou notre soeur. Sauf que, si j’avais été bonne poire avec eux, si j’avais acceptée toutes leurs idées et leurs ordres à la noix -parce que, devinez qui est-ce qui, lors des parties de cache-cache, arrêtait pas de courir dans les entrailles de notre mère pour retrouver ses frangins, tous très bien planqué dans le noir ? C’était bibi ! Et après, on se demande pourquoi j’ai voulu imposer des règles ?- je commençais à en avoir par dessus la tête de leur condescendance. Qu’il y a-t-il de plus pénible que d’entendre quelqu’un soupirer « oui, oui,.. » à tes ordres et qui n’obéit jamais ? Rien. Voilà tout. J’étais gentille, attentive, tant que les autres restaient correct, je n’étais pas plus pénible que ça. Mais j’avais une légère tendance à ne pas apprécier que l’on ignore mes règles. Surtout en me sortant des inepties comme « Et pourquoi on devrait suivre tes règles ? T’as pas le monopole des lois, que je sache. ». Là, généralement, c’était le moment où je prenais une grande inspirations, où je comptais jusqu’à trois, avant de répondre avec un sourire mielleux que je n’y pouvais rien si j’étais intelligente au point de savoir ce qui était le mieux pour l’ordre du monde. Heu… oui, dit comme ça, je penses que c’est assez facile de comprendre que j’avais une assez haute opinion de moi-même. Alors, puisque mes règles n’étaient pas appliquées, parce que c’est vrai, c’est tellement mieux de vivre dans un désordre à moitié régenté par la loi du plus fort, j’ai bien été obligée de m’abaisser au niveau de ma famille. Mes règles ne servaient à rien ? Ça m’était complètement égal ce dont ils en pensaient, mais ils avaient plutôt intérêt de les appliquer s’ils ne voulaient pas subir le châtiment dû à leur désobéissance. Alors oui, j’ai dû apprendre à me battre, oui, j’en ai bavé, mais au bout du compte, j’ai bel et bien réussi à m’imposer. M’affirmant de plus en plus comme « celle-qui-juge », j’étais devenue celle qui pesait vos actions, qui jugeait si, globalement, elles étaient bonnes ou non. Celle qui n’hésitait pas à vous punir pour vos crimes, mais aussi celle qui était prête à tout pour vous défendre si vous étiez innocent. J’attendais, je prenais mon temps avant de juger, mais une fois que cela était fait, il n’y avait plus de retour en arrière possible.

Je vous laisse imaginer l’image que l’on avait de moi. Oh, bien sûr, quand mes règles étaient dans leur intérêt, il y avait toujours des petites malins pour venir me lécher les bottes, me dire que mes lois étaient parfaites, que c’était un comble que l’on ose aller à leur encontre. Généralement, c’était les mêmes qui n’hésitaient pas à se sentir au dessus des autres et nullement concernés par les lois, parce que : « hey, pourquoi s’embêter à ne pas dépasser les limites dressées par cette imbécile de Thémis ? Elles servent tellement à rien, et surtout, elles m’empêchent d’aller jusqu’au bout de mes plans tellement machiavéliques. » Est-il vraiment utile de préciser que tout cela m’était totalement égal ? Là-dessus, il n’y avait aucun doute pour moi. Les lois existaient, elles avaient été créées par moi, elles étaient aussi parfaites que possible, étant donné que j’avais un don de voyance assez fort pour savoir si mes règles allaient pouvoir être durable dans le temps, et surtout, pour pouvoir limiter au mieux les débordements futurs ; elles devaient donc être appliquées. Je vous le confirme, j’avais pas la meilleure réputation du monde. On me prenait pour la pire des rabats-joies. Je vous assure, quand je débarquais à une fête, je pouvais très clairement entendre  les murmures que je déclenchais. Et les blagues lourdes et pénibles, du style : « hey, Jappet, fais gaffe, y a Thémis qui est arrivée, cache les bouteilles, essais de prendre un air intelligent, et repart sur ton char qu’après son départ, histoire de pas te faire choper pour conduite en état d’ivresse… » Ahaha, très drôle, comme si je ne savais pas m’amuser. J’adorais m’amuser, et je n’avais certes pas besoin d’enfreindre mes règles pour y parvenir. Mais ça, personne ne le comprenais. Non, moi, j’étais la personne que tout le monde évitait parce que l’on avait bien trop peur que je fasse semblant d’être sympa pour mieux les fliquer par derrière. Voilà ce que m’avait valu le fait de faire respecter mes lois à tout prix. Personne ne me confiait plus ses secrets, personne ne me faisait confiance. Un sourire amère éclaira mon visage. Étaient-ils vraiment bête au point de ne pas comprendre que je ne punissais pas tous les petits écarts de conduite, mais seulement ceux qui empêchaient le bon fonctionnement du monde ? Mais j’espérais. Encore et toujours, le sourire aux lèvres, j’essayais de rester le plus polie et courtoise que possible, gardant mon air impitoyable pour les châtiments. M’amusant, ou plutôt, faisant semblant de m’amuser parmi ces gens qui, eux aussi, faisaient semblant d’être ravi de me voir. Mais j’étais optimiste, je pensais que tout allait aller mieux. Que j’allais enfin pouvoir réaliser mon rêve, celui que personne ne connaissais, parce que personne n’avait seulement pensé à me demander ce qui me tenait à coeur. Trouver l’homme parfait, le prince charmant, me marier avec lui et avoir pleins d’enfants.

Ah, ce rêve de bonheur, cet espoir que, lorsque je trouverais l’homme parfait, tout serait tellement mieux. C’est alors que vint un jeune homme, celui qui allait chambouler notre vie à tous. Je l’ai su dès que je l’ai vu, dans un bal où il se faisait passer pour un simple servant, essayant de connaître au mieux les forces et les faiblesses de ceux qui allaient devenir ses adversaires. Eh oui, c’est comme ça que j’ai rencontré mon premier amour : Zeus. Intriguée par cet homme que je ne connaissais pas, charmée par ses manières et son physique parfait, je ne résistais pas à ma curiosité. Et si mon regard parvenait à discerner les âmes et les actions effectuées par chaque personne, j’avais besoin d’un contact pour pouvoir avoir une idée de son futur. Alors que j’arrivais à effleurer sa main, les images du futur défilèrent devant mes yeux. Cet homme en train de parler à Métis, l’océanide de la ruse et de la sagesse, qui lui donnait un flacon rempli d’un liquide inconnu. Cet homme en train de le verser à Cronos, mon frère. Cet homme en train de le regarder cracher ses enfants. Cet homme en train de combattre Cronos. Cet homme régnant sur ce qui était le royaume des Titans. Cet homme et… moi à ses côtés, à la place qui revenait à sa femme, en train de le conseiller. La succession d’image n’avait duré que quelques secondes, mais je reculais prestement ma main, les yeux écarquillés. Ce n’était pas possible… Qu’avais-je vu ? Reculant me cacher dans un coin de la salle de danse, j’essayais d’analyser toutes les images qui s’étaient imposées à moi. Je n’y comprenais rien, pourquoi vaincre Cronos ? Et surtout, pourquoi lui faire recracher ses enfants ? Ce n’était pas logique, à moins que… Rhéa avait perdu son dernier enfant, mais j’avais senti qu’elle ne disais pas la vérité. Ce pourrait-il que ce soit lui, le fils destiné à renverser son père ? Oui, cela expliquait tout. Mais ce qui m’avait vraiment chamboulé, c’était la vision de Zeus et moi, côte à côte, régnant comme si… nous étions des époux. Serait-ce possible ? Alors oui, j’ai honte de l’avouer, mais je passais le reste de la soirée avec un pauvre sourire béat, ne quittant pas une seconde Zeus des yeux et imaginant notre futur ensemble. Pire qu’une collégienne.

Les jours passaient, et je continuais d’observer celui que je prenais pour le prince Charmant, épiant ses moindres faits et gestes. J’attendais juste le bon moment pour l’aborder. Oui, je sais que ça fait un peu handicapée des relations sociales, mais je ne savais pas comment séduire quelqu’un, et je n’avais aucune envie de paraître idiote aux yeux de celui avec qui je me voyais finir le reste de ma vie. Je n’en eu finalement pas l’occasion avant que Zeus ne fasse sortir ses frères et soeurs de l’estomac de Cronos. A ce moment, il clama haut et fort son envie de remplacer son père, ce qui, bien évidemment, ne plut pas à Cronos. Bref, la guerre a été déclarée, il fallut choisir son camp. Je m’élevais donc en faveur de Zeus, reprochant à Cronos sa volonté de changer le cour du destin en avalant ses enfants, ainsi que ses nombreuses désobéissances à mes règles. Je croyais bel et bien en un nouvel ordre qui apporterait plus de justice, non seulement parmi les hommes, mais surtout, parmi les divins. Alors je pris place aux côtés de Zeus, lui prodiguant, avec Métis, les meilleurs conseils possible. Je ne vais pas m’attarder sur les différentes batailles qui nous ont permis de gagner la guerre, ni sur les stratégies mises en places, les discussions mouvementées, le ressentiment croissant qui naissait entre Metis et moi,… Tout cela serait bien trop long et inutile. Mais la guerre fut gagnée et Zeus choisi de se marier à… Métis. Oh, j’avais depuis longtemps compris que c’était ce qu’il comptait faire, je ne saisissais toujours pas son engouement pour elle, mais soit, s’il voulait s’attacher à Métis, la garder près d’elle alors qu’elle n’avait aucune envie de l’épouser, peu importe. Je savais que j’allais finir avec le roi de ce qui était maintenant l’Olympe. Je l’avais vu, et j’étais bien décidée à garder mon mal en patience, à me rapprocher toujours plus de l’homme qui me faisait tourner la tête, à répondre au moindre de ses caprices, à le conseiller au mieux, et surtout, à le séduire. C’était une nouvelle Thémis que l’on retrouva, une qui savait s’amuser, une qui était joyeuse, rayonnante, celle qui était heureuse car tous les jours, elle se rapprochait de l’homme qu’elle aimait tandis que Métis, elle, s’en éloignait. Je savais que j’étais en train de le conquérir. Oh, bien sûr, je connaissais les défauts de Zeus, le fait qu’il n’arrêtait pas de draguer, de coucher avec la moindre fille. Mais j’étais prête à accepter ce trait de son caractère. Après tout, qu’étaient-ce quelques aventures, si c’était bel et bien moi qui tenais son coeur ? S’il y a bien une chose que j’ai compris, tout au long de ces années, c’est qu’il n’y avait rien de plus vrai que cette maxime : « l’amour rend aveugle ». J’étais capable de savoir comment régenter le monde, j’étais capable de donner les meilleurs conseils qui soient à Zeus, le roi des Dieux, j’étais cependant incapable de gérer correctement ma vie amoureuse.

Alors, lorsque j’ai appris que Zeus avait finalement décidé de manger Métis, oui, vous avez bien lu, de la manger, ce devait être un truc de famille, la réaction la plus logique aurait été de fuir, loin, très loin, histoire d’éviter de subir le même sort. Eh bien non, toute heureuse, je courus me jeter dans les bras de Zeus. Bon, ce n’était pas à ce point, je m’étais arrangée pour être toujours là lorsque il en avait besoin, de lui glisser l’idée de me marier avec lui et voilà. Je n’avais plus qu’à attendre tranquillement que la vision que j’avais eu se réalise. Et il n’avait pas fallut bien longtemps pour que cela arrive. Je penses que vous pouvez deviner aisément la suite de l’histoire. Ils se marièrent, vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants. Si seulement… Pourquoi croyez-vous que j’envie les mortels ? Parce que si j’avais été humaine, oui, la fin de mon histoire aurait pu être celle-ci. Pendant plusieurs années, on filait le parfait amour, certes Zeus allait toujours voir à droite ou à gauche, mais il éprouvait de vrai sentiments pour moi, il revenait toujours vers moi, et finalement, j’étais celle qui comptait plus que les autres. Quant aux enfants, je crois que j’en ai eu mon compte. Surtout que j’avais une légère tendance de mettre au monde des triplées. Les Heures, les Moires, les nymphes de l’Eridan et Astrée. Bon, je ne vais pas me plaindre, j’ai vraiment eu des enfants adorables, qui tenaient plus, largement plus, de leur mère que de leur père. Parce que, l’ennui est la plaie de l’immortalité et que, plus le temps passait, plus Zeus se détournait de moi. Et moi, je le voyais faire et ne pouvais pas agir. Quand on est immortel, on ne réanime pas la flamme de notre couple simplement en réalisant tous nos fantasmes, en se déguisant et en découvrant de nouvelles expériences. Parce que même cela ne dure qu’un temps. Evidemment, si Zeus m’aimait comme je l’aimais, il n’aurait sûrement pas eu besoin de voir ailleurs. Il ne se serait sûrement pas rapproché de cette aguicheuse d’Héra. Déesse de la famille et du mariage. N’importe quoi, si elle l’était vraiment, elle ne viendrait pas finir de faire sombrer mon couple ! Mais le mal était déjà fait, et je devais bien avouer que, même si nous étions toujours mariés, voir Zeus batifoler avec sa soeur, m’ignorant totalement, acheva de me rendre aigri. Je n’avais plus goût en rien. Pire, je n’arrivais même pas à m’intéresser à ce qui m’avait toujours passionné : appliquer et faire respecter mes règles. Je m’étais totalement trompée sur ce nouvel ordre, qui ne semblait non pas apporter la paix, mais semer encore plus la discorde. Les Dieux n’arrivaient pas à s’entendre, mais voilà que le mal se propageait parmi les hommes. Et moi, dans tout ça, je ne voyais pas l’intérêt de passer ma vie à essayer d’apporter la paix à des personnes qui, de toute évidence, n’en voulait pas.

On a souvent dit qu’avec l’évènement de Zeus venait la fin de l’âge d’or. C’est en partie faux. Cette fin correspond en fait à mon départ de l’Olympe, à mon abandon de mes fonctions. Zeus voulait batifoler en paix ? Très bien, j’allais lui laisser tout le loisir de ronronner au bras de cette chère petite Héra. De toute façon, vu le caractère du roi de l’Olympe, elle allait être rapidement désenchantée et malheureuse. Et c’était tout ce que je lui souhaitais. Moi, j’avais décidée de les laisser se débrouiller tout seul. Déjà, ma fille, Astrée, avait quitté la compagnie des hommes dégoutée par toutes leurs manigances. À mon départ, mes fonctions furent réparties entre mes enfants et d’autres dieux. Certes, ils n’étaient pas aussi doués que moi, mais cela m’était parfaitement égal. Zeus pouvait bien se retrouver avec toutes les guerres du monde sur le dos, je ne me retournerais pas pour l’aider. J’avais déjà donné, et l’on ne pouvait pas dire que ça m’avait réussit. Alors je partis, sans une explication, sans un regard en arrière, me faisant passer pour une magicienne humaine, parcourant la terre et les différents mondes. Je n’avais qu’une seule envie, faire souffrir ceux qui étaient incapable de suivre un engagement, ceux qui n’obéissaient à aucune règle hormis la leur, ceux qui se croyaient au dessus de tout. J’avais trouvé là un excellent moyen de passer mes nerfs. Et je peux vous assurer que je n’étais pas tendre. Combien d’années je passais à alterner entre périodes de vengeance et période de replis sur moi-même, d’isolement dans les lieux les plus reculés du monde des contes ? Je n’en savais rien. Je me rappelle simplement d’une simple pause que j’avais pris, dans le royaume d’Hécate, où j’avais pu améliorer ma maîtrise de la magie, nécessaire pour me faire passer pour une magicienne et pour cacher ma véritable identité. Car une chose était sûre : je n’étais plus Thémis. En fait, à ce moment, je ne me considérais comme rien d’autre qu’une arme au service de ma justice. Pas de la justice, mais de la mienne. Je ne pesais plus les actes dans leur globalité. Toute désobéissance à la moindre de mes règles pouvait vous valoir ma colère. Et je ne réfléchissais pas, je ne cherchais pas à savoir si vous connaissiez seulement ces règles, si vous aviez de bonnes raisons pour y déroger. Non, il n’y avait aucune excuse possible pour déroger à l’ordre du monde.

Voilà l’état dans lequel j’étais quand je rencontrais celui qui allait m’ouvrir à nouveau le coeur. La vision de cet homme au coeur pur qui s’était interposé entre moi et les victimes de ma vengeance. A quelle règle avaient-il dérogé ? Je ne m’en souviens plus et n’y avait pas fait plus attention que ça sur le moment. Mais cet homme… Il avait attiré mon attention. Il m’avait arraché aux ténèbres dans lesquelles j’évoluais. Car ce n’était pas pour rien que l’on me représentais avec les yeux bandés. Une fois que j’avais décidé qu’une personne était coupable, je n’avais rien d’autre à faire que laisser mon épée châtier ceux qui le méritaient. Bref, ma lame ne s’est pas arrêtée devant lui. Quand je vous dis qu’il était idiot. Une chance pour lui que mon épée est incapable de blesser les justes, ceux à l’âme pure, parce que sinon, notre rencontre aurait été très brève. Heureusement, une telle chose n’est pas arrivée et j’ai pu découvrir celui qui allait changer ma vision du monde. Cette histoire… ce n’est pas une histoire de conte de fée, ce n’est qu’une romance passionnelle, personnelle et éphémère, sur laquelle je n’ai pas envie de m’attarder plus que nécessaire. Parce que si je n’avais dû connaître qu’une seule âme soeur dans ma vie, cela aurait été cet homme. Ce n’était qu’un gamin, un homme d’une vingtaine d’année, pas spécialement beau ni spécialement laid. Cependant, il avait l’âme si pure, ses actes resplendissaient tellement de justice que je ne pouvais en être qu’éblouie. Ce fut cela, et sa joie de vivre, une joie que j’avais oublié, qui me rendirent folle de lui. Sous son regard, j’ai ressenti de la honte devant mes actions. Je dois bien avouer une chose, l’amour me rendait niaise. Et je pouvais tomber amoureuse en un seul regard. Eh oui, comme dans tout, j’étais entière et têtue. Je ne revenais pas sur mes impressions, ou rarement. Comme cette fois où j’épargnais mes futures victimes. Comme cette fois où je décidais de m’installer avec eux, essayant de me faire pardonner. Et je n’y étais pas si mal arrivée. Au point que j’avais pu me rapprocher de cet homme qui me faisait tourner la tête, qui avait réussi à me changer. Etions-nous en couple ? Non, mais tout le monde pensait le contraire. Nous nous contentions de nous aimer, de nous tenir la mains, de nous sourire, d’être ensemble et heureux. Et vous n’avez rien de plus à savoir. Ces souvenirs, je les gardes pour moi, enfouis au fond de mon coeur, essayant d’oublier que cette histoire ne s’est finie que par ma faute. Parce qu’à force de tuer chaque personne désobéissant à mes règles, enfin, toutes celles que je croisais, je me fis pas mal d’ennemis. Et la rumeur s’était répandue que celle qui avait fait tout ces massacres s’était installée dans un petit coin paisible. Il n’en fallut pas plus pour faire rappliquer ceux qui n’avaient qu’une seule envie : se venger de moi. Et voilà comment, pour le faire, ils tuèrent la personne qui m’était la plus proche. Vous voulez connaître mon état d’esprit face à cette réaction ? Regardez un orage, violent, destructeur, qui ne laissait rien sur son passage. Voilà ce que je ressentais. Ivre de rage, je tuais tout ceux qui avaient osé m’enlever ce qui représentait tout pour moi. Je criais, je pleurais, je tapais, je détruisais, tout, tout ce qui se retrouva sur mon chemin cette nuit et qui n’était pas humain, je le réduisis en charpie, avant de m’effondrer. Qu’est-ce que je pouvais faire ? Qu’est-ce que j’allais faire ? Ma vie avait-elle seulement un sens. Et quel sens ? J’étais incapable de faire régner la paix, le dernier massacre qui avait lieux me montrait bien que je ne pouvais pas simplement tuer tout ceux qui dérogeaient à ma règle et il semblait bien que l’amour était une chose que les Moires me refusaient. Alors j’errais, sans but, seule, comme une mendiante. D’ailleurs, j’avais l’air d’une mendiante. Je parcourrais toujours les différents royaumes, espérant trouver… n’importe quoi, quelque chose qui puisse me faire réagir. Et ce fut dans la contrée de Nottingham que je rencontrais celles qui seraient, pendant un temps, ma famille.




Vivianne
" Alors une petite fille aussi belle que nature, me pris par la main et me dit : suis cette aventure. "


Alors que je marchais parmi les arbres de la forêt de Brocéliande, l’âme en peine, le même air désespéré que je portais depuis ce qui s’était passé, une lumière attira mon attention. Je m’arrêtais, tandis que mon regard se figea sur la fée qui voletait autour de mon visage. Je n’avais encore jamais croisé de fée, mais je connaissais leur existence. En fait, j’étais impressionnée par ces petits êtres qui arrivaient à veiller sur les gens et à leur apporter le bonheur. Si seulement les Dieux avaient droit d’avoir une marraine la bonne fée. Mais cela n’était pas possible. Nous, nous n’avions que droit à l’immortalité et à l’ennui qui allait avec. Le Destin m’avait largement fait comprendre que trouver le bonheur ne m’était pas destiné. « Tu as tort… Tout le monde à le droit aux fins heureuses, nous sommes justement là pour les apporter… » Je ne cherchais même pas à retenir le rire amer qui sorti de ma bouche. Mais bien sûr, c’était bien une phrase de fée, ça. N’importe quoi. Elles étaient là simplement pour donner un coup de pouce, mais au final, c’était le Destin qui s’imposait à nous, pas l’inverse. Elles ne pouvaient simplement pas dire la vérité parce que sinon, bonjour la pub. « Il fut un moment où tu ne pensais pas comme ça… Un moment où tu fus heureuse… » Mon regard s’étrécit alors que je relevais la tête. Comment osait-elle me rappeler ces moments de bonheur éphémères dont les souvenirs venaient renforcer ma peine ? « Et j’ai bien compris le message, merci bien. Je ne suis pas faite pour vos fins heureuses, et ce que j’ai pu vivre dans le passé n’était là uniquement pour me le rappeler ! » Je serais les dents, le visage figé dans un masque de colère. Cependant, je devais bien avouer que cette fée était une lueur d’espoir. Cette lueur que j’attendais depuis longtemps. Cette lueur qui, malgré mes paroles, me manquait et que je cherchais depuis si longtemps. L’éclat de rire de la fée m’arracha à cette réflexion. Haussant un sourcil, j’attendais de voir ce qui pouvait rendre cette petite fée aussi hilare. « Tu es si vive… si prompte… Tu n’attend jamais avant d’agir, n’est-ce pas ? » J’écarquillais les yeux devant cette réflexion si… surprenante. Avais-je changé à ce point ? Où était passé celle que l’on appelait Thémis, qui pouvait attendre des jours avant de décider si la personne en face d’elle était coupable ou non ? Celle qui était restée cacher pendant des semaines, à espionner celui qui avait chamboulé son coeur sans oser l’approcher ? Il fallait bien que je me rende à l’évidence, je n’étais plus Thémis. « Oh ! Je sais, je vais t’appeler Vivianne ! » Un rire nerveux m’échappa. Comment cette petite chose pouvait-elle se permettre de m’aborder comme ça ? Comment pouvait-elle être aussi joyeuse, insouciante et charmante ? Comment pouvait-elle me donner envie de la suivre alors que quelques minutes auparavant, je n ‘avais pas plus de volonté qu’un fantôme nageant dans le Léthé ? Déjà, elle s’éloignait. Allais-je vraiment la suivre ? Allais-je vraiment faire la même erreur ? Me laisser entraîner par cette lueur d’espoir, croire enfin avoir trouvé le bonheur et voir tout cela m’échapper.  Et il semblerait que la réponse était la même : oui. Que pouvais-je faire d’autre ? Errer comme une âme en peine le reste de mes jours ? Ce qui représenterait l’éternité pour moi ? Non. Je ne pouvais me résoudre à ça. Qui le pourrais ? Je suivis donc la fée parmi les arbres, marchant de plus en plus vite, avant de me mettre tout simplement à courir. « Au fait, moi c’est Hope… Et je vais te montrer que tu peux être heureuse et avoir une famille unie… »

Finalement, j’arrivais devant un grand lac. Haussant un sourcil, j’observais cette petite luciole continuer à voleter jusqu’au centre de celui-ci, avant de me faire un clin d’oeil et de me dire en riant aux éclats de la suivre. Et plouf ! Elle plongea dans l’eau. Plissant les yeux, je ne pouvais empêcher mon esprit blesser de craindre une farce. Mais je n’étais pas venu jusque là pour reculer devant une étendue d’eau. Seulement, ni mes pouvoirs, ni la magie que j’avais appris auprès d’Hécate allait pouvoir m’aider à respirer. D’un autre côté, qu’avais-je à perdre ? Ma vie ? Elle était si inutile qu’elle ne valait pas grand chose. M’enfonçant peu à peu dans l’eau glacée, je ne pu retenir un cri de surprise en me rendant compte que les rives étaient si abruptes qu’au bout de quelques pas, je n’avais déjà plus pied. Prenant une grande inspiration, je plongeais. Maudissant d’abord le froid de l’eau, qui me mordait la peau, je ne pouvais que reconnaitre l’effet vivifiant qu’elle avait sur moi. Plus je m’enfonçais dans les profondeurs du lac, plus je me sentais… vivante. Mais l’air commençait à me manquer. Luttant de toutes mes forces pour freiner ce réflexe vital qui était de prendre une grande inspiration dans le but de remplir mes poumons, je cherchais désespérément la fée du regard. « Bah alors ? Tu en mets du temps. » Et voilà qu’elle flottait dans une bulle d’air, ne se donnant même pas la peine de me réserver un traitement identique. Devant mon regard indigné, elle explosa à nouveau de rire. A croire qu’elle ne savait faire que ça. A moins que je sois mille fois plus hilarante que ce que je pensais. « C’est à toi de trouver le moyen de respirer… Tu peux le faire, je le sais, je sens la magie en toi. Chaque personne est différente et chaque magie est personnelle… Découvre, façonne la tienne comme tu l’entends. » J’hallucinais. voilà que j’avais le droit à un cours de magie dans l’eau, alors que j’étais en train de me noyer. Mais qu’est-ce qui m’avait pris de suivre cette folle ? En plus, elle n’allait pas bouger le petit doigt pour m’aider. Tu parles d’une fée. Si seulement je pouvais respirer comme un poisson. Avoir des branchies qui me permettraient de capter l’air présent dans l’eau… « Eh bien voilà, tu vois, ce n’était pas si compliqué… » Quoi ? Qu’est-ce qui lui faisait dire ça. Je ne pouvais tout de même pas avoir des… Posant ma main sur ma nuque, j’écarquillais les yeux. Si, c’était bien des branchies que je sentais le long de mon cou. Suspicieuse, je commençais à ouvrir la bouche en nageant, m’attendant à m’étouffer avec l’eau. Mais non, l’air emplissait bel et bien mes poumons. Comment était-ce possible ? « L’eau de ce lac renforce la magie, elle te permet de la découvrir et, avec l’entraînement, ce que tu seras capable de faire dans ce lac, tu seras capable de le faire partout dans le monde des contes. Mais avant tout ça, laisse moi te présenter… ton nouveau chez toi ! tadaaaa ! »

Certes, j’avais décidai que je ne serais pas impressionnée par une colonie de fées vivants dans les profondeurs d’un lac, mais je devais bien avouer que leur demeure avait la classe. Pour y parvenir, il suffisait de plonger pour rejoindre tout un réseau de grottes qui, bien qu’elles soient au fin fond du lac, n’étaient pas immergées. Oui, je sais, des grottes au fond d’un lac, ça ne fait pas rêver, mais elles n’étaient pas suintantes d’humidité, froide et glauque. Au contraire, elles me paraissaient chaleureuses, scintillantes des paillettes et décorés par une multitude de plantes. Bref, c’était un parfait nid de fées. J’avais vu des merveilles tout au long de ma vie, j’étais passée devant sans les voir, sans m’en soucier plus que ça. Seulement, il semblait bien que ce lac, je ne sais pas par quel miracle, me redonnait peu à peu confiance en moi, guérissait, non pas mon corps mais mon âme. C’est pourquoi je ne retenais pas mon sourire d’émerveillement, je me sentais en sécurité parmi ses grottes, pour la première fois depuis… depuis si longtemps, je me sentais moi-même. Je n’essayais pas de jouer le rôle de la Titanide de la Loi divine et de la Justice ; je ne cherchais pas à être un l’instrument du châtiment que méritait quiconque transgressait mes lois ; je ne tentais pas de faire semblant d’être quelqu’un que je n’étais pas pour les beaux yeux de ceux qui avaient chamboulé mon coeur. Non, j’étais moi, j’agissais spontanément, sans me cacher derrière un quelconque masque. Finalement, Hope s’arrêta devant une porte fermée. Pourquoi s’arrêter maintenant ? Je ne comprenais pas, que pouvait-il bien y avoir derrière cette mystérieuse porte ?  « Tu sais, nous les fées, croyons au Destin, mais non pensons que cela ne fait aucun mal de lui donner un petit coup de pouce, bien au contraire. C’est pour ça que tu es là… » Et elle ouvrit les portes, me dévoilant une assemblée de fée. Génial, je me retrouvais devant le conseil des anciens. Et je peux vous assurer que tout leur blabla comme quoi j’étais destinée à aider plusieurs grands hommes à accomplir leur destin… En fait, je m’en contre fichais. Si je voulais vivre ici, ce n’était certainement pas pour me retrouver avec de nouvelles responsabilités. Je n’étais plus la bonne poire qui acceptais d’obéir à tous les ordres possibles et inimaginable. Je laissais les fées m’expliquer en long, en large et en travers pour quelles raisons je devais rester ici, sachant parfaitement que je ne me laisserais plus diriger et détruire comme j’avais pu l’être. Évidemment, j’allais rester parmi elles, je ne m’étais jamais senti aussi bien depuis des dizaines, voire des centaines d’années. Ce lieu était bien trop bénéfique pour moi pour que je songe, ne serait-ce qu’un instant, à le quitter. Voilà comment je suis devenue Vivianne, la dame du Lac. Vivant parmi les fées, on m’a longtemps surnommée, et l’on me surnomme encore aujourd’hui, la fée Vivianne. Cependant, je n’étais pas une fée, j’avais été simplement acceptée parmi elles, devant me plier à leur règle, enfin un minimum, je devins rapidement, non pas leur chef, mais leur porte parole. N’allez pas croire que je suivais aveuglement leurs ordres, ce temps était bel et bien révolu. J’avais ma voix dans les décisions, et j’étais plutôt influente, j’avais rapidement compris qu’avec elles, il ne servait à rien de clamer haut et fort mes idées, il valait mieux les murmurer discrètement à l’oreille de chacune de ces petites fées, les laissant s’imposer petit à petit. Cependant, ne faite pas plus noir que je ne le suis. En aucun cas je les manipulais. Si elles décidaient d’aller à l’encontre de ma volonté, je suivais leur choix, bien décidé à ne pas gâcher la chance que m’offrait cet endroit.

La vie parmi les fées était, je devais bien l’avouer, idéal pour une personne immortelle comme moi. Le temps semblait ralentir, elles étaient toujours de bonne compagnie, toujours joyeuse, même lorsque ce n’était pas mon cas, ce lieux était vraiment le paradis. Je développais mes pouvoirs, j’aidais les hommes qui venait nous appeler au secours, au nom de toutes les fées du lac, je sortais de temps en temps de l’eau pour me mêler aux humains, je ne pensais à rien d’autre qu’à vaincre le plus possible l’Ennui. J’ai vécu quelques aventures trépidantes, j’ai fais de nombreuses rencontres, je crois bien que ce fut la période de ma vie durant laquelle je me suis le plus épanouie. Il serait vraiment vain et inutile de décrire en détail ces moments de joie. Car pourquoi croyez-vous que les contes de fées finissent toujours pas « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfant… » ? Tout simplement parce que relater leur bonheur serait on ne peux plus inintéressant. Ce que l’on aime, dans les histoires, c’est le tragique, qui passe toujours mieux lorsqu’il est rehaussé d’une pointe de comique.

Je vais plutôt en venir directement aux faits marquants, à ceux qui sont venu bouleverser ma petite vie, cette vie que j’avais enfin trouvé. Je penses que vous m’avez assez cerné pour comprendre qui est venu bouleverser tout ceci. En plein dans le mille ! Un homme. Je vous assure, j’ai presque honte d’être aussi prévisible. Cet homme, qui était encore jeune à l’époque, était un magicien, fils d’un démon et d’une vierge. Encore assez méconnue à ce moment-là, il reste le magicien le plus connu de tous les temps… Merlin. Je croisais sa route après que celui-ci ait bu dans le Graal, après la transformation de Nimue, celle qui restera l’amour de sa vie, en cet être qui allait être  nommé « le ténébreux ». Je m’étais mêlée aux humains, non seulement parce que je commençais à m’ennuyer parmi les fées, cela faisait plusieurs dizaine d’années que j’étais en leur compagnie et je commençais à tourner en rond, mais surtout par curiosité. En effet, qui pouvait être ce magicien talentueux dont tout le monde parlait ? Je décidais donc d’aller observer cet homme de plus près, me disant que de toute façon, cette sortie ne pouvait que me divertir. Fut-ce le cas ? Mmmh, disons que ce n’était pas ce que je pensais en parlant de divertissement. Parce que j’avais toujours gardé cette habitude de sonder avant tout l’âme des gens. Et en regardant au plus profond de son être, j’avais l’impression de reconnaître… non, ce n’était pas possible… Je n’avais jamais vu un être aussi pur depuis… depuis tellement longtemps. D’un coup, tous les souvenirs que j’avais décidé d’enfouir à double tour remontèrent à la surface. Une marche, main dans la main. Deux être épris l’un de l’autre en train d’admirer en silence les couleurs d’un soleil se couchant au dessus des près. Une bataille d’eau dans la rivière en-bas du champ où il élevait ses moutons. Je ne pouvais m’empêcher de sourire devant ces images du passé. Mais d’un coup, d’autres vinrent m’assaillir. La sensation d’un danger éminent. Son corps baignant dans son sang. La colère. La tristesse. La haine. Le sentiment que la vie avait quitté mon corps, ce corps qui refusait d’arrêter de fonctionner. Sans m’en rendre compte, les larmes commençaient à monter, je serrais ma mâchoire, mon regard s’assombrissait,… « Et vous ? Pourquoi avez-vous besoin de mon aide ? » Je lançais un regard étonné en direction de la voix. Besoin d’aide ? Je n’avais besoin d’aucune aide. J’étais celle qui apportait son soutient aux autres, il ne fallait pas inverser les rôles. J’ouvrais déjà la bouche pour répliquer, mais il ne me laissa pas le temps d’émettre le moindre son. « Malheureusement, les blessures du coeur sont les plus dures à soigner… » Pour qui se prenait-il ? Comment avait-il oser me faire la morale de la sorte ? Un sourire crispé apparut sur mon visage. J’avais tellement envie de lui cracher au visage que lui, il ne connaissait rien au tourment du coeur, il ne connaissait rien à la magie, il ne connaissait rien à rien. Réflexions tout à fait fausses et puériles, que je retins juste à temps. Secouant la tête, je venais de prendre la décision de rester le plus loin possible de lui. Il me rappelait tellement le dernier homme que j’avais perdu. Il m’intriguait. Mais je savais comment ça allait finir. Je n’allais pas pouvoir m’empêcher de tomber raide dingue de lui et le Destin se fera un plaisir de détruire le bonheur que je pourrais trouver avec lui. Quand bien même j’arriverais à le trouver. Quelle naïveté. Comme si les Destin allait me laisser fuir. Non, il avait fallut que Merlin aille demander conseil à la Dame du Lac au sujet  de Nimue. Il a fallut que je me présente devant lui et que je ne le reconnaisse qu’à ce moment. Pile poil au moment où lui aussi reconnaissait mon visage. Bien sûr, j’avais changé d’apparence en allant au village, mais il arrivait à voir au delà des illusions. C’était bien ma veine. Notre discussion, à ce moment, fut longue, houleuse à certains moments, mais très instructive, pour l’un comme pour l’autre. J’acceptais finalement d’aider Merlin à retrouver Nimue, à chercher un moyen de l’empêcher de nuire. En retour, il acceptait de m’enseigner la magie qu’il avait appris du Graal, une magie qui s’appuyait bien moins sur les éléments naturels et bien plus sur les procédés chimiques et mathématiques qui géraient le monde.

A nouveau, j’étais tombée amoureuse. J’avais beau essayer de me persuader que notre histoire ne marchait pas, je ne pouvais empêcher mon coeur de s’emballer en sa présence, de rester admirative devant son intelligence et son savoir, de trouver enfin quelqu’un qui arrivait à le manier d’une manière juste. Cela faisait tellement longtemps que je n’avais pas rencontré quelqu’un qui puisse m’impressionner par sa sagesse. Finalement, il me ressemblait par certains côtés. Il comprenait mes blessures, ayant subi les même. L’amour avait été bien cruel avec lui, comme avec moi. Le temps était un fardeau qui lui pesait de plus en plus. Mais lui n’avait pas perdu espoir. Après les fées, ce fut Merlin qui me permit d’avoir une vie la plus normale possible. De m’apprendre à être plus humaine. À profiter comme eux de chaque moment. À faire des plans, des projets pour l’avenir. Oui, Merlin était tout pour moi. Il était mon ami, mon amour, mon flirt, mon confident, mon mentor. Quant à moi, j’avais décidé de l’aider dans ses entreprises, que les fées les approuvent ou non. J’avais aidé Merlin à unir les hommes de Grande-Bretagne autour d’Uther Pendragon. J’avais seulement refusé de l’aider à s’unir le temps d’une nuit à Ygerne. Personne ne devrait se retrouver dans le lit de quelqu’un qu’il n’a pas choisit. Je gardais Excalibure cachée au fond du Lac, jusqu’à ce que vienne le temps de trouver un nouveau roi, le roi, celui qui allait être connu de tous. Je gardais un oeil avec lui sur le royaume, en attendant l’avènement de celui qui allait être le plus grand roi de tous les temps. Je continuais de mener mes recherches sur Nimue et le Graal. Cependant, n’allez pas croire que tout était parfait entre nous. Il y avait des points sur lesquels nous étions en désaccord, et ils étaient plus nombreux que ce que vous pouvez imaginer. Pour ne donner qu’un exemple, Merlin et moi savions parfaitement que le dernier fils du roi Ban de Benoïc et de sa femme, Elaine, était promis à un grand destin. Mais pour pouvoir l’accomplir, il devait être éduqué dans ce but, ce qui n’aurait jamais été le cas s’il était resté auprès de ses parents. Je ne dénigre aucunement leur éducation, mais si elle était plus qu’idéale pour de simples humains, elle ne suffirait jamais à Galaad pour réaliser ce qu’il avait à faire. Là dessus, nous étions tous les deux d’accord. Mais alors que Merlin voulait l’arracher totalement de la tutelle familiale, afin d’en faire un soldat qui ne se soucierait que de la gloire du royaume et non de la gloire de sa maison, je préconisais au contraire de laisser ses parents l’éduquer, au moins pour ce qui était des règles de la cour. Nous n’avions pas encore pris de décision que Bohort, le frère de Ban décida d’attaquer son frère, qui mourra peu de temps après. Quant à Elaine… son esprit était trop faible pour supporter la mort de son mari. C’est ainsi que le plan de Merlin fut suivit. J’allais  chercher l’enfant, essayant de ne pas me laisser attendrir par les larmes de sa mère, afin de le mettre le plus rapidement en sureté. Après tout, une fois le père mort, Galaad était un des plus proches héritiers du royaume de Ban. Une excellente raison pour Bohort de s’en prendre à lui et de chercher ainsi à asseoir son contrôle sur le royaume de son défunt.

Ainsi, Galaad vint habiter dans le lac, parmi les fées. Dès que j'eu le temps regarder le poupon dans les bras, je ne pouvais être qu’attendrie par son petit corps chaud et réconfortant. Il y avait des siècles que je n’avais plus tenu aucun bébé dans mes bras. Des siècle que j’avais dû éduquer un enfant. Allais-je seulement y parvenir ? Un nouveau regard sur le bébé endormi eu raison de mes doutes. Cet enfant n’était plus Galaad de Benoïc, fils de Ban et d’Elaine, mais bien Lancelot du Lac, fils spirituel de la Dame du Lac. Pourquoi Lancelot ? Heu, je devais bien avouer que j'aimais ce prénom et surtout, je ne pouvais m'empêcher d'aimer l'allusion à l'eau, et cela sans que ce soit trop dur à porter. Depuis, je fis tout ce qui était en mon pouvoir pour venir en aide à celui qui était aussi cher à mon coeur que mes propres enfants. Je commençais par m’assurer qu’il ne risquait pas de se noyer bêtement dans le lac en échappant à la surveillance de ses nourrices et en gambadant un peu partout. Et ce fut Aquarius, un atlante que j’avais recueilli, charmée par son habileté militaire et son esprit noble, qui me donna la solution. En effet, lors de notre première rencontre, j’avais été à la recherche du Léviathan, ce dragon des mer qui sévissait dans des contrées lointaines. Un villageois était venu supplier la Dame du Lac de les aider à lutter contre ce fléau. Ce ne fut pas une mince affaire, mais je réussissais à emprisonner son esprit dans une sphère lumineuse, laissant son corps au fond de l’océan. En alliant l’esprit de Lancelot à celui du Léviathan, je voulais lui donner sa force, sa puissance, sa connaissance, ses pouvoirs. Je n’avais seulement pas imaginé qu’il allait pouvoir prendre le contrôle de celui qui était maintenant mon fils. Il venait d’avoir quinze ans, il avait grandi en taille et en maturité, l’éducation qu’on lui avait donné avait porté ses fruits. En le regardant danser au milieu des fées, je ne pouvais m’empêcher de ressentir une immense fierté et une pointe de regret en le voyant grandir aussi vite. Bientôt, il allait devoir me quitter. Puis une belle fille emplira ses pensées et je ne serais plus qu’un lointain souvenir. Quoique cela n’était pas si mal, puisque ça voudrait dire qu’il n’a pas hérité de ma poisse en amour. Même si avec Merlin, ça ne se passait pas si mal que ça… Si on oubliait le fait que je n’avais jamais osé lui dire en face ce que je ressentais et lui ne semblait pas avoir plus que des sentiments amicaux à mon égard. Soudain, le cri de Lancelot m’arracha à mes pensées. Qu’est-ce qui pouvait bien se passer. Horrifiée, je regardais le corps du jeune homme se transformer en celui du Léviathan. Comment était-ce possible ? Comme si j’avais le temps de me pencher sur la question. Déjà, le Léviathan se mettait à détruire tout ce qui se trouvait à sa portée. Utilisant ma magie et la force que m’apportait le lac, je réussis, au bout de très longues minutes, à emprisonner à nouveau l’esprit du dragon. Seulement, ce n’était que temporaire et je savais qu’il allait me falloir de l’aide. Emprisonne les esprits et les êtres étaient loin d’être de mon ressort. Une chance, Merlin eu l’idée de créer une bague capable de canaliser et de filtrer l’esprit du Léviathan. Pourquoi n’y avais-je pas pensé ? Comment avais-je pu sous-estimer à ce point le Léviathan ? Je ne le savais pas, mais une chance que Lancelot n’avait rien. Seulement, Merlin était bien décidé à pousser Lancelot le plus tôt possible vers son destin. Et j’avais eu l’excellente idée de le laisser seul avec mon fils, auquel il s’empressa de lui faire tourner la tête en lui narrant ce que pouvait être son destin. Ne pouvait-il pas attendre ses dix-huit ans ? Adossée sur le mur attenant à la porte de la chambre de Lancelot, je lançais un regard de reproche à Merlin alors qu’il refermait la porte derrière lui.

- Etais-tu obligé de lui parler de ça maintenant ? 

- Vivianne, n’oublis pas pourquoi nous l’avons arracher aux bras de sa mère. Ce jeune homme doit accomplir son destin. Tu ne peux pas te permettre de le freiner.

- Ce n’est pas qu’un objet ! Il a le droit d’avoir encore quelques années de répit et de bonheur. Tu n’aurais pas dû le manipuler comme tu l’as fait. Avec ce que tu lui as dit, il va s’empresser de courir vers ce destin qui lui semble si merveilleux… et vers les peines qui vont avec. Mais ne t’inquiète pas, je ne l’empêcherais pas de mener son grand destin, je n’irais pas à l’encontre de ta volonté. Laissons Merlin et son esprit de génie faire ce qui lui chante !

Après un dernier regard furieux, je lui tournais le dos me préparant à la prochaine conversation que j’aurais avec Lancelot. Car je le connaissais suffisamment pour savoir qu’il allait me demander de courir vers son destin. Et je devrais alors paraître heureuse pour lui et l’encourager à faire ce que je considérais comme une bêtise. Voyant arriver mon fils en loin, je n’en détestais que plus Merlin. Il était trop tôt pour les adieux. Mais je tins ma promesse et permis à Lancelot de rejoindre la surface, lui proposant de l’accompagner jusqu’au royaume de Gaunes. Vaine tentative de repousser le moment fatidique des adieux. Et plus je sentais cette heure arriver, plus je maudissais Merlin. Cette rage ne fit que s’accroître durant mon retour, seule, au lac, dans lequel je m’enfermais, refusant de répondre aux appels de Merlin, lui balançant sa chère Excalibure au visage, après qu’il m’ait rappelé je ne sais plus combien de fois. Je restais penchée sur une étendue d’eau que j’avais ensorcelé pour pouvoir surviennes progrès de celui qui restera mon fils, et ce peu importe son destin, ni même ses actions futur. Je le regardais s’amuser ; tomber amoureux de Guenièvre, d’ailleurs, il semblait qu’il avait bel et bien hérité de ma poisse en amour ; devenir un chevalier de la table ronde ; apprendre la vérité sur ses parents. De rage, j’avais cassé le récipient dans lequel l’eau était retenu. Il suffisait de voir la tête de Lancelot pour savoir ce qu’il pensait de moi. Avec un rire amer, je ne pouvais m’empêcher d’être épatée par ma capacité à prendre toujours les pires décisions quand elles me concernaient. C’est fou, je ne le faisais même pas exprès, je ne savais pas comment je me débrouillais, mais à chaque fois, elles ne m’apportaient que des malheurs. Comme le fait de ne pas dire la vérité à Lancelot au sujet de ses parents. D’avoir toujours repoussé le moment fatidique, au point de ne plus trouver la force de révéler la vérité. Hurlant de rage, j’achevais de casser le meuble qui était devant moi. Les fées se mirent à virevolter autour de moi, mais un simple regard d’avertissement suffit à les faire fuir. Il n’était pas très intelligent de venir m’embêter lorsque j’étais dans cet état. Pendant des jours, je restais dans cette même rage noir, envers Merlin, envers ceux qui avaient vendu la mèche à Lancelot, et surtout, envers moi-même. Combien de temps aurais-je pu rester comme ça si Hope n’était pas venu m’avertir du danger que courrait Lancelot ? Très, très longtemps, sans aucun doute. Heureusement que ma vieille amie était là pour m’avertir du fait que Méléagan était en train de retourner complètement le cerveau de Lancelot. Vérifiant ses dires grâce à une nouvelle étendue d’eau où se reflétaient l’image des deux hommes, j’étais à nouveau perdue. Lancelot ne m’écouterait jamais, il ne me faisait plus confiance. Non, je n’avais d’autre choix que de demander à nouveau l’aide de Merlin. Le temps de le trouver, de lui expliquer la situation, il était presque trop tard, Lancelot avait laissé l’esprit de Léviathan prendre le contrôle de son corps. Une chance, Merlin a pu intervenir à temps, avant qu’il se fasse tuer. Bien sûr, Lancelot n’a jamais rien su de la place que j’avais pris dans l’entreprise qui venait de lui sauver la vie. Comme il n’a jamais su que j’avais continué à veiller sur lui, à l’observer, à surveiller les agissements de Morgane, n’arrivant malheureusement pas à empêcher le chevalier du Lac de tomber dans ces pièges. J’ai assisté à son départ de Camelott. J’ai demandé aux fées de veiller sur son fils, Galaad. Je fus heureuse qu’il se fasse accepter parmi les hommes de Robin des Bois. Sa vie dans le monde où Morgane l’a transporté, comment il est devenu Athos. Quant à la guerre entre Morgane et Arthur… J’y prenais part de très loin, aidant de temps en temps Merlin. Finalement Arthur remporta victoire finale. Quant à moi, je m’étais engagée à nouveau pleinement aux côtés de Merlin, le temps, mais surtout l’amour, apaisant ma rancoeur.

C’est ainsi que j’ai pu saisir des images du futur. Merlin en train de mourir par la lame du Ténébreux. Merlin perdant la vie. Un âge de ténèbres qui arrivait. Autant de choses que je ne pouvais pas permettre. Sauf que… comment sauver le seul homme que j’aimais et avec qui j’avais passé tant de temps ? Seul lui savait comment faire. Alors je lui demandais de m’apprendre le sort qui permettait d’enfermer une personne dans un lieu, et ce pour l’éternité. D’abord réticent, il finit, je ne sais pas pourquoi, par changer d’avis. Bref, je penses que vous connaissez tous la fin. J’ai appris ce sort et ai enfermé Merlin à Avalon. Non, je n’avais pas fait ça parce que je me sentais l’âme d’un tortionnaire. C’était tout simplement le seul moyen que j’avais d’assurer sa protection. Enfermé au fond de mon lac, qui ne laissait passer que les personnes autorisées, il ne pouvait pas être plus en sureté. Et je faisais tout pour rendre son séjour aussi plaisant que possible. je vous jure, j’étais aux petits soins pour lui. J’aurais été sa servante, je n’aurais pas fait mieux. À côté, je suivais l’évolution de Lancelot dans ses vies nouvelles. J’avais fourni à Merlin un bac d’eau et lui avait enseigné le sort qui permettait de voir le monde à travers l’eau, tant et si bien que l’on pouvait passer des journées sur nos écrans liquides à observer l’évolution du monde, comme deux personnes peuvent passer leur journée côte à côte, à surveiller les réseaux sociaux. Voilà comment, pendant un peu plus d’une dizaine d’année, nous disparûmes tous les deux des radars. Plus personne n’entendait parlé de nous. Mais nous, nous suivions tous. Moi essentiellement la vie de Lancelot et des quelques lieux et personnes qui étaient chères à mon coeur. Merlin, quant à lui, s’est vraiment passionné pour la politique des différents royaumes du monde des contes. C’est comme ça qu’il a su pour la malédiction. Sauf que non, il n’avait pas envie de fuir le plus loin possible de celle-ci, mais bel et bien de sauter dedans, s’assurant au passage de pouvoir conserver tout ses souvenirs. Pourquoi avait-il cette envie ? Franchement, je ne l’ai jamais compris. Mais tout seul, il ne pouvait rien faire. Non, il lui fallait sortir de la prison dans laquelle je l’avais enfermé et surtout, canaliser assez de magie pour parvenir à créer un sort qui permette à notre esprit d’échapper à l’oubli. Et finalement, il parvint à me convaincre, me persuadant que c’était le meilleur moyen de revoir Lancelot. Parce que c’était dans le monde où il était que la méchante reine voulait nous expédier. Que ce serait peut-être ma seule chance de rattraper les pots cassés. Alors je décidais de le libérer, après avoir compris que la magie serait faible voire quasi-inexistante là où nous allions. Comment le Ténébreux pourrait-il tuer Merlin sans sa magie ? Finalement, c’était peut-être l’endroit où il serait le plus en sûreté. Et pendant que la Méchante Reine préparait son sort, nous préparions le notre. Ce qui ne fut pas une mince affaire, car il fallait d’abord trouver la source la plus sûre de pouvoir présente dans l’autre monde. Finalement, au bout de longue recherche, Merlin avança l’hypothèse que la magie de la terre et de la nature restait faible car ce monde préconisait la technologie. Il fallait donc puiser la magie dans les objets, qui eux, perdraient moins, ou pas leur pouvoir. Voilà comment on allia notre magie, à celle de nos objets, afin d’en créer un nouveau. Une bague, une identique, un anneau en argent tout simple surmonté d’un cristal, pour chacun de nous, qui tirerait sa force de notre énergie magique, mais surtout, des objets que nous emporterions avec nous. Et voilà, nous étions près pour nous laisser emporter par la malédiction.





Storybrooke
" L'horloge tourne, les minutes sont acides et moi je rêve, que passe le mauvais temps..."


Notre plan était parfait. Vraiment, on avait vérifié je ne sais pas combien de fois si on avait tous les bons éléments, on s’était assuré de garder nos souvenir, on s’était renseigné sur le monde dans lequel on allait débarquer. Mais il fallait bien avouer que l’on avait pas prévu deux-trois petites choses. Tout d’abord, le fait que la plupart des objets magiques aient disparu à notre arrivée à Storybrooke, ça ne nous arrangeait pas. Une chance, j’avais toujours mon épée et Merlin avait réussit à conserver un ou deux objets. Mais grosso-modo, ça affaiblissait considérablement le pouvoir de notre bague. Elle nous protégeait bel et bien de l’oubli, mais alors qu’elle aurait dû agir comme un bouclier psychique, elles n’avaient pas assez de pouvoirs pour agir sur autre chose que sur notre mémoire. Et surtout, on avait pas, mais alors pas du tout prévu de revivre la même journée pendant 28ans. Je vous assure que si ça avait été le cas, j’y aurais réfléchis à deux fois. Surtout que, devinez-où est-ce que je me retrouvais, pour mon boulot ? Aux archives, bon, là-dessus, je n’ai rien à redire, c’est un métier que j’aime plutôt bien, non, ce qui ne va pas, c’est l’emplacement des archives, qui se trouvent juste en face de…. devinez ? du cabinet d’avocat. de telle sorte que quand je prends mon café, j’ai toujours cette même vision de la Justice, une femme aux yeux bandés et qui n’arrêtait pas de me rappeler la vie que j’avais lorsque j’étais encore Thémis. Sinon, comment dire, j’avais beau aimer mon métier, refaire les mêmes gestes tous les jours tapait… légèrement sur les nerfs. Ah, au moins, j’ai eu le temps de me pencher sur moi-même, de réfléchir à mes actions, à ce que j’avais fait dans la vie, enfin toutes ces pensées philosophiques. Mais 28 ans, non, décidément, c’était trop long. Alors ne vous étonnez pas que lorsque j’ai compris que le temps avait repris son cours, j’ai sauté de joie et couru dans tous les sens. Enfin, j’étais libre de mes gestes, de mes actions. Enfin, j’allais pouvoir chercher Lancelot. Quant à mon identité, je repris mon nom, Vivianne, abandonnant Anthéa, qui faisait beaucoup trop grec à mon goût. Cependant, je restais discrète sur mon identité et essayais de ne pas attirer l’attention plus que ça. Surtout qu’avec le retour de la magie, même si mes pouvoirs étaient bien plus faibles qu’avant, je ressentais quand même le mal qui commençait à s’installer à Storybrooke. Autant dire que, ignorant tout de l'identité de cette présence maléfique, je préférais me tenir le plus à l’écart et rester le plus humaine possible, cachant mes pouvoirs et mon identité que, finalement, peu de personne ne connait.






Dernière édition par Vivianne A. True-Blade le Sam 28 Mai - 22:33, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Vivianne -" quatre vents sur un passé, mes rêves envolés... "   Lun 23 Mai - 20:34

Ce choix d'avatar Brou Brou Brou Brou Brou Brou Brou Brou Brou Brou Brou Brou Brou Brou Brou Brou

OMG, j'adore Nik Nik Nik Nik Nik Nik

Bienvenue parmi nous belle demoiselle Love
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MessageSujet: Re: Vivianne -" quatre vents sur un passé, mes rêves envolés... "   Lun 23 Mai - 20:42

EVANNA !!!!!!!!!


Viens là que je m’occupe de toi What a Face
(Je viens d’apprendre que c’était toi Coeur )

Bienvenue à toi et trop heureuse de te retrouver ici !!!Bon courage pour ta fiche et tu vise du lourd avec tout ces perso Tongue

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MessageSujet: Re: Vivianne -" quatre vents sur un passé, mes rêves envolés... "   Lun 23 Mai - 20:47

Wyatt -> Ah oui, Claire, elle est Bave Bave Bave Bave Bave Bave Merci Bisou

Briar -< DRAGAN (arrête, tu vas faire peur à Eva' avec ce gif (a) Mdr Peter m'avait pas dit que tu étais là (le petit cachotier Hihi ) Merci Heart
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MessageSujet: Re: Vivianne -" quatre vents sur un passé, mes rêves envolés... "   Lun 23 Mai - 20:54

Mohahaha Hihi c’est le but de lui faire peur, ou pas ! Qui sait si un jour, elle aurait pas fini par voir de la beauté dans sa folie (a) bref ! Il t’a pas dis ? C’est vrai que c’est un cachotier.

Mais n’ai aucune inquiétude, je dois avoir un ou deux perso pour reprendre la maltraitance que j’ai commencé à mener à ton perso ;) Je viendrais t’embêter en lien. (Bon ils seront pas aussi parfaits que Dragan, je te le cache pas Pan)

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MessageSujet: Re: Vivianne -" quatre vents sur un passé, mes rêves envolés... "   Lun 23 Mai - 21:06

Voilà on s'est déjà parlé en MP mais je tenais à te souhaiter la bienvenue comme il se doit donc...


BIENVENUE A TOI MA MAMAN ADOPTIVE ADOREE !!! Pompom Pompom Pompom

Je suis très contente que tu aies pris ce perso et j'ai vraiment hâte que tu sois validé pour que je vienne me réfugier dans tes jupons... Je sens qu'on va pouvoir faire un travail génial ensemble !!!

Je n'ai vraisemblablement pas besoin de te souhaiter bonne chance pour la rédaction de ta super fiche... mais en tout cas bon courage pour ta validation !

A tout bientôt ! Heart Heart Heart
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MessageSujet: Re: Vivianne -" quatre vents sur un passé, mes rêves envolés... "   Lun 23 Mai - 21:18

Bienvenue Viviane !! Chouette une autre fée :)
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MessageSujet: Re: Vivianne -" quatre vents sur un passé, mes rêves envolés... "   Lun 23 Mai - 21:26

Clair Holt j'adore !!! Trop bon choix j'adore tes perso sont et tout bonne chance pour ta fiche Potté
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MessageSujet: Re: Vivianne -" quatre vents sur un passé, mes rêves envolés... "   Lun 23 Mai - 21:44

Briar -> Mmmh, peut-être on ne sait jamais Mdr en tout cas, elle était pas super convaincu il y a peu Mdr Owi, des liens Brou Han, je suis sûre que tes perso sont parfait, rien qu'à voir la tête de l'avatar de Briar Hihi

Lancelot -> Mon fils adoptif... Je t'aiiiiiiiimme Love Love Love Love Love Love Love Mdr (j'ai peut-être mis un peu trop de smiley "love" (a) Hâte de voir ce qu'on va bien pouvoir faire de ces deux là Hihi

Hilda -> Merci (a) On ne manque jamais de fée Please (Et Vivianne apprécie le baise-main d'Allan dans le sujet où l'on indique que l'on a terminé sa fiche Coeur )

Raiponce -> Merci Toi aussi tu gère pour les choix de tes perso, Raiponce, elle est Coeur Il nous faudra un lien, Vivi' aussi elle veut chanter "moi, j'ai un rêve" Mdr
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MessageSujet: Re: Vivianne -" quatre vents sur un passé, mes rêves envolés... "   Lun 23 Mai - 21:48

Pour les liens quand tu veux y aura moyen de chanter avec Raiponce Potté son après y a de quoi faire entre Meduse-Milady, Juliette-Reine Blanche, Maat-Gretel on a le choix Mdr Mdr
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MessageSujet: Re: Vivianne -" quatre vents sur un passé, mes rêves envolés... "   Lun 23 Mai - 21:58

T’inquiète ma biquette, je vais te choyer ! Enfin si tu crois que t’auras droit à Aurore (a), je vais te sortir mon psychopathe ou mon barbare (a)

Bon allez, j’arrête de flooder ! Merci en tout cas. Tu juge à un avatar, je suis touchée. T’imagine pas tout ce qu’il y a dans ma tête héhé !

Ceci est mon dernier message, promis ! Pan

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Je n’ai eu que mensonges et enclaves. J’aurais du être une princesse et désormais c’est ainsi qu’on me traitera. Trop blessée, il est parfois difficile d’être sincère avec ses propres sentiments, même face à son enfant. ▵ ©endlesslove.
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MessageSujet: Re: Vivianne -" quatre vents sur un passé, mes rêves envolés... "   

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Vivianne -" quatre vents sur un passé, mes rêves envolés... "
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