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 [Flashback] Offre moi l'enfance de mes rêves ! (PV Peter Pan)

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MessageSujet: [Flashback] Offre moi l'enfance de mes rêves ! (PV Peter Pan)   Jeu 5 Nov - 11:06


❝Offre moi l'enfance de mes rêves❞
Marvin E. Kandinski & Peter Pan


Allongé dans mon lit en plein cœur de la nuit, je regarde songeur par la fenêtre les premier flocons tombé avec douceur sur le toit du manoir. Certains d’entre eux plus téméraire s’infiltrent par la grande fissure du plafond. Blotti sous mes couvertures, je parviens à trouver avec difficulté un peu de cette chaleur qui me fait cruellement défaut. Mon corps humain, privé de plumes, ne me permet plus de me protéger du froid. Observant les ombres inquiétantes de la nuit se dessiner dans cette pièce lugubre, je tente de rassurer le petit garçon que je suis aujourd’hui. Je suis seul, désespérément seul, dans ce grand attique qui me sert de nurserie. Le lit à côté du mien est vide et attend patiemment la venue de son occupante. Moi aussi je l’attends cette grande sœur que j’aime tant. Cela fait déjà de nombreuses nuits qu’elle n’est pas venue et elle me manque atrocement. Où est Lucille ? Où est ma sœur ? J’ai beau me répéter ces questions à voix haute, il n’y a que l’écho pour me répondre. Peut-être a-t-elle fini par m’abandonner elle aussi…

Cette dernière réflexion fait couler une larme le long de ma joue. Il y a bien des années de cela, lorsque je suis allé voir la Baba Yaga pour qu’elle me transforme en humain, j’aurais tellement voulu me réincarner dans une famille où je serais aimé et choyé. Au lieu de cela ma famille m’a écarté d’elle dès le jour de ma naissance, me rangeant dans cette attique comme un jouet que l’on ne désire plus garder mais que l’on garde jalousement pour que d’autres ne puissent pas s’en emparer. Voilà près de huit ans que je prends la poussière sans que mes parents ne se soucient de moi. Pourquoi tant de haine à mon encontre ? Qu’ai-je bien pu faire pour être ainsi indésirable ? Je ne le saurais sans doute jamais ! Même Lucille l’ignore où tout du moins refuse de m’en parler. Isolé de tous, je n’existe réellement que dans les yeux cristallins de ma grande sœur. J’aime énormément ma sœur. Au fur et à mesure du temps, elle est devenue bien plus qu’une sœur pour moi. Elle est en quelque sorte une mère adoptive ! Un ange gardien qui veille sur chacun de mes pas et m’apprends ce qu’il y a de plus essentiel dans la vie ! Elle est ma seule camarade de jeux et la seule personne à pouvoir me rendre heureux. Lorsque les ombres menaçantes de la nuit sont là, elle me chante des berceuses pour m’endormir et s’embrasse tendrement sur la joue pour me souhaiter une bonne nuit. Par ses pouvoirs magiques, elle éloigne les vilains monstres cachés dans l’armoire ou sous mon lit. Comment pourrais-je trouver le sommeil sans elle ?

Etant incapable de trouver le sommeil, je me lève brisant l’un des interdits les plus sacrés. D’ordinaire, je n’ai pas le droit de quitter ma couche le soir. Le simple bruit de mes pas sur le plancher grinçant du manoir doit être un supplice pour mes parents. En fait, lorsque j’y pense, tout ce qui pourrait rappeler ma simple existence est un déshonneur pour eux. J’imagine que s’ils me priveraient de respirer si cela pouvait enfin leur apporter la paix. C’est ainsi ! Je serais condamné à passer toute mon enfance dans le manoir familial d’Allerdale Hall tel un fantôme qui pourrait à tout instant dégoûter ou effrayer ses occupants.

Heureusement, il me reste mon amour pour la science pour m’aider à oublier mes cauchemars. Possédant un cerveau adulte bloqué dans un corps d’enfants, je ne peux m’empêcher de créer et d’imaginer des choses improbables pour mon âge. Mes créations font la fierté de ma sœur qui m’applaudit à chaque nouvelle invention. M’encourageant à poursuivre mes efforts, elle trouve toujours un moyen de me fournir les différents outils et ustensiles nécessaires à mon travail. En ce moment, je travaille sur un projet tout particulier. Un petit clown mécanique qui par un habile tour de force est capable d’accomplir à sa façon un petit tour de magie. C’est ainsi que les grands prestidigitateurs accomplissent leur tour. La véritable magie n’existe pas dans ce monde. Tout n’est qu’illusion et jeux de miroirs. Ce sont nos sens qui nous trompent et qui nous poussent à croire en des choses impossibles. La science peut ainsi égaler la magie dans ce qu’elle réalise. C’est une théorie qui m’est très chère et que je tente de démontrer en mettant en place mes idées folles. J’aime cette idée que tout peut être réalisable et manipulable. L’imagination et la créativité font tourner le monde depuis sa création ! Je l’ai souvent vu dans mes rêves. Un monde où l’imagination pourrait permettre de réaliser les plus grands des prodiges. Amener la vie là où elle n’existe pas, créé de toutes pièces d’étranges créatures aux pouvoirs sans limite, côtoyer des êtres fantastiques avec lesquels il serait possible de communiquer… avec lesquels il serait possible de se lier d’amitié ! Je veux croire en ce monde que je vois dans mes rêves, cette terre inconnue où les sentiments de tristesse et de honte me seraient inconnus et où je serais libre d’exercer mon intelligence sans aucune limite. Je ne suis qu’un enfant après tout, le rêve et la magie doivent pouvoir me permettre de grandir et de m’épanouir.

Soudain, un petit papillon bleuté vient me sortir de mon ouvrage. En visiteur assuré, il voltige dans tous les coins de la pièce découvrant peu à peu son nouvel univers. J’envie son effronterie et sa liberté, il peut voler là où il le désire, découvrir les plus étonnants des paysage sans que rien n’y personne ne puisse l’en empêcher. L’espoir d’une nouvelle vie, le courage d’oser faire le premier pas… voilà des sentiments doux et réconfortants que je ne connaîtrais sans doute jamais ! Avec tendresse je regarde le papillon s’envoler par la fenêtre. Mon regard se porte alors vers la voûte céleste qui après nous avoir offert une intempérie se dégage peu à peu. Lentement, les étoiles apparaissent et leur clarté me laisse songeur. Lucille m’a un jour révéler le secret d’une étoile. Lorsque l’étoile la plus brillante apparaît, il suffit de fermer les yeux et de penser très fort à un vœu pour qu’il se réalise. Ce soir je fais le vœu d’être comme ce petit papillon libre et heureux. Je souhaite plus que tout me rendre dans cet endroit magique que j’ai vu dans mes rêves. Je ne me doute pas encore que ce rêve va bientôt devenir une réalité.

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MessageSujet: Re: [Flashback] Offre moi l'enfance de mes rêves ! (PV Peter Pan)   Lun 9 Nov - 19:09

Sous le regard des étoiles, je profitais de la caresse légère du vent alors que je me mouvais telle une ombre de nuage en nuage, à l'abri des regards indiscrets par ce voile nocturne. Une nouvelle fois je m'étais permis une petite expédition hors des limites de Neverland. En effet, si là bas j'étais à la limite de l'invincibilité, la tentation était trop grande pour que je reste en place et régulièrement il m'arrivait de jouer les curieux, soit dans ce monde, soit dans l'autre monde bien que pour cette fois il s'agissait de celui le plus emplit de magie, plein de rois et reines et sorcières. Pour le reste il n'y avait pas toujours de raisons, la majorité du temps cela était vraiment fait sur un simple coup de tête cependant … disons qu'il pouvait y avoir des rencontres intéressantes, notamment avec de pauvres âmes perdues auxquelles je m'attachais et à qui je désirais offrir le bonheur que je pouvais vivre avec les autres enfants perdus sur Neverland. Contrairement à ce que les être les plus néfastes à mon égard pouvaient avancer, je ne faisais pas cela dans un but malsain, je n'avais pas pour désir de simplement remplacer les morts dans mes rangs afin de remonter mon armée de fanatiques et voulais au contraire le meilleur pour eux, ceci était fait par pur altruisme.

Et ce soir justement j'allais voir une des ces pauvres âmes, une pauvre créature à l'enfance tellement brisée qu'un petit tour chez lui semblait s'imposer. Car oui, passant par dessus certaines contrées, j'avais reconnu cette immense manoir, plus vite une ruine à en devenir de mon avis où j'avais déjà pu voir, régulièrement, vivre deux enfants dont le sort n'était enviable à personne. Bien sûr la fille était sans doute dans une situation bien plus à plaindre seulement voilà … les filles étaient bien trop maligne pour se perdre suffisamment pour vouloir me suivre sur Nerverland par désespoir, seulement par curiosité mais la joie devait être présente. Mais le garçon lui … oui, je pouvais le sauver … et je comptais bien l'emmener avec moi, lui faire comprendre que sur Neverland jamais plus il n'aurait à souffrir, du moins c'est la façon dont moi je voyais les choses même si la réalité était sans doute bien loin de ce que je pensais réellement mais ça … il était peine perdu de vouloir me faire ouvrir les yeux, j'étais un sauveur un point c'est tout.

Je m'approchais donc de sa fenêtre, celle de cette nursery des plus lugubre pour voir ce petit garçon à la fenêtre, les yeux fermés, semblant perdu dans de lointaines rêveries. Que faisait-il exactement ? Je n'en avais pas la moindre idée et à dire vrai je m'en fichais. Au contraire, un petit sourire se dessina sur mon visage alors que l'envie de jouer un petit tour à ce garçonnet me venait. Aussi silencieusement que possible je venais me caler à ses côtés, m'agrippant d'une main au rebord de la fenêtre, l'autre sur ma hanche et les pieds posés contre le mur. À Voir comme ça l'on pourrait vraiment croire que je tenais par ma simple force, petit singe savant aimant escalader un peu tout et n'importe quoi, si on oubliait simplement que je me trouvais à une hauteur plutôt incroyable pour un escaladeur improviste et surtout pouvant casser ma pipe en un rien de temps si jamais je tombais … bien sûr si je n'étais pas capable de voler mais ça … il fallait le savoir ! Je prenais alors une grande inspiration, essayant tout de même de ne pas me faire repérer tout de suite malgré ma proximité, avant de dire d'une voix forte et assurée :

« Bah alors petit gars ? Tu t'es endormis à la fenêtre ? Tu sais que c'est un coup à te casser la gueule ça ! Mais sais tu au moins voler petit oiseau avant de sauter du nid ? »

J'élargissais alors mon sourire, montrant toutes mes dents bien blanches étrangement alors que je retenais un petit rire entre mes lèvres. Je me demandais quelle serait sa réaction, c'était là toujours la chose qui m'amusait le plus car chaque fois la réaction était différente, pouvant aller de l'émerveillement aux cris de paniques avec des chutes à n'en plus finir à force de reculer avec hâte, tout en passant par les remarques les plus absurdes, comme pourquoi un jeune garçon comme moi se baladait-il dans un accoutrement si étrange ? Surtout qu'en cette nuit je ne portais qu'un short, de grandes chaussettes troués et tassé sur mes chevilles alors que je n'avais qu'une seule chaussure et que mon haut se constituait d'une simple veste en tweed boutonné mais donnant l'impression d'avoir des siècles d’existence tant elle était usée, ce qui était en effet le cas. Et ne parlons pas de ma peau couverte de salissure de terre.
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MessageSujet: Re: [Flashback] Offre moi l'enfance de mes rêves ! (PV Peter Pan)   Dim 15 Nov - 10:58


❝Offre moi l'enfance de mes rêves❞
Marvin E. Kandinski & Peter Pan


Soudain, j’entends une voix s’élever à quelques pas de moi. Une voix d’un jeune garçon m’interpellant depuis ma fenêtre. La peur et la surprise provoquée par cette soudaine apparition est sans limite. Sans vraiment réfléchir, je me mets en position de combat d’arts martiaux prêt à attaquer cette chose étrange si elle vient à m’attaquer. Un réflexe étrange hérité de mon ancienne vie où j’étais encore soldat. Pourtant cet être surnaturel ne semble pas vouloir me faire de mal. Au contraire, ce garçonnet me dit de faire attention de ne pas me rompre le cou faisant allusion à un oiseau s’envolant hors du nid. La métaphore étrange et si bien choisie aurait sans doute pu me faire sourire si la peur n’animait pas encore mon être. Comment une personne peut-il est être capable d’escalader cette paroi abrupte ? Cette maison à l’architecture si particulière n’offre que très peu de points d’accroche. Il doit être un sacré acrobate pour être parvenu à un tel exploit.

- Et c’est toi qui parle de me rompre le cou alors que tu viens d’escalader la paroi d’un manoir d’une centaine de mètres ? Mais dis-moi qui es-tu exactement ?

Une évidence me saute alors aux yeux. Cet être ne vient pas d’ici c’est évident ! Un seul clin d’œil vers son accoutrement me le fait réaliser. Quelle drôle manière de s’habiller, il ne doit pas vraiment passer inaperçu dans la foule en pleine journée. Est-ce un elfe, un farfadet ? En tout cas et je ne saurais dire pour quelle raison cet être étrange m’inspire confiance ! J’ai besoin de compagnie et sa présence tombe à point nommé. Peut-être est-ce le miracle que j’espérais ? Peut-être que ma bonne étoile a finalement décidé de répondre à ma prière en réalisant le rêve de mon enfance. Je m’écarte alors de la fenêtre, un bras tendu vers la pièce qui me sert de nurserie.

- Si tu veux rentrer, tu es le bienvenu. C’est moins dangereux que de rester suspendu dans le vide. Mais ne fais pas trop de bruit… Mes parents détestent entendre du bruit provenant de la nurserie !

Je ne prends pas la peine d’en expliquer la raison. Il n’a pas vraiment besoin de la connaître de toute manière. C’est mon jardin secret et j’ai trop honte d’avouer la vérité à qui que ce soit. Pour quelle raison le ferais-je avec cet étrange inconnu ? Pourtant il est une chose que je veux partager avec lui, cette envie qui me déchire le cœur depuis un moment déjà. S’il était venu à moi pour réaliser mon vœu, il fallait bien qu’il sache de quoi il en retournait exactement.

- Pour répondre à ta question, non je n’étais pas endormi. Je faisais simplement un vœu, le souhait le plus cher qui puisse exister. Je voulais pouvoir être libre et me faire des amis. Est-ce que c’est pour ça que tu es là ? Pour réaliser mon vœu ? Ou est-ce pour tout autre chose ?

L’envie me prit soudainement de revenir sur les paroles qu’il avait prononcé tantôt. Voler ? Cela faisait des années que je rêvais de pouvoir le faire. Bien sûr, mon intelligence supérieure m’avait permis de réaliser des machines pour le faire. Jetpack et avion miniature rien ne m’était impossible ! Pourtant engins volant ou non je restais un manchot et ces oiseaux n’étaient biologiquement pas programmés pour voler ! Durant des années les unités de pigeon voyageurs ou de faucons se moquaient de nous pauvre unité de manchots qui n’étaient pas capables de les suivre dans le ciel. Cela avait d’ailleurs le don de rendre Skipper fou de rage !

- Tu sais je n’avais pas vraiment l’intention de m’envoler ! D’ailleurs c’est idiot ce que je viens de te dire… aucun être humain ne peut le faire d’ailleurs. Nous n’avons pas d’ailes et ne pouvons que rêver de le faire ! Pourtant au fond de moi j’ai toujours rêvé de connaître la sensation que cela pouvait procurer. Pouvoir se jeter dans le vide sans parachute sans aucune crainte de s’écraser sur le sol. Pouvoir effectuer avec agilité des pirouettes magnifiques sans le moindre effort et caresser les nuages. Oui sans aucun doute j’adorerais ça !

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MessageSujet: Re: [Flashback] Offre moi l'enfance de mes rêves ! (PV Peter Pan)   Jeu 19 Nov - 21:32

Un immense sourire naquit sur mes lèvres avant qu'un franc éclat de rire ne s'en échappa face à sa réaction, oubliant toute idée de discrétion. C'était exactement là ce que j'avais voulu et le voir sursauter ainsi, paniquer au point de se reculer pour se mettre en position défensive était un véritable délice. D'ailleurs cette dernière partie me plaisait particulièrement, cela prouvait qu'il avait l'esprit d'un guerrier, le genre qui me plaisait et s'intégrerait parfaitement sur Neverland si jamais il décidait de me suivre. Enfin … si je décidais en effet de lui faire une telle offre, chose à laquelle je réfléchissais sérieusement bien entendu mais je devais d'abord voir si il était digne de rejoindre les autres enfants perdus, je ne pouvais pas me permettre qu'un élément incompatible vienne briser ce sanctuaire que j'avais créé avec tant de difficulté. Un nouveau sourire en voyant ses premières interrogations, au moins il ne perdait pas le nord et avait l'esprit assez vif pour répliquer sans bafouiller et avec ironie même, j'aimais ça. Après allais-je lui donner mon identité aussi rapidement ? Là était en effet une grande question … l'improvisation avait toujours été mon art et je sentais que j'allais l'employer aujourd'hui encore, me tirant alors pour m'asseoir sur le rebord de la fenêtre, dos au vide.

« Qui te dis donc que j'ai grimpé ? J'aurais très bien pu descendre depuis le toit aussi ! Quand à mon nom … appelle moi Peter, Peter Pan ! »

Je montrais alors mon expression la plus amicale. Après tout, pourquoi ne le serais-je pas ? Quand à l'illogicité de ma réponse sur le fait de descendre ? Oh, pour moi ce n'était pas illogique, après tout il y avait bien plusieurs façon d'accéder à cette fenêtre, même si en effet pour que j'ai pu être sur le toit, si je n'étais pas capable de voler il aurait bien fallu escalader mais ça ça ne m'avait même pas traversé l'esprit et même si cela devait arriver je n'y croirais pas. Il m'invita alors à rentrer si je le souhaitais, sautillant gaiement de mon rebord de fenêtre et tournant autours de lui d'un air malicieux.

« Voila qui est trop aimable ! De toute manière je comptais bien m'inviter tout seul autrement, mais autant que cela se passe ainsi. Quand aux parents … les parents sont trop stupides, ils ne sauront jamais que je suis là, jamais aucun ne l'a su ou du moins admis. »

Ce que j'entendais par là ? Disons simplement que je me basais sur mes expériences passées et que chaque fois que j'avais emporté un enfant avec moi jamais les parents de ce dernier ne voulurent l'admettre quand ils s'en rendaient compte .. ce qui arrivait rarement, étant donné que je choisissait justement les enfants les plus délaissés au monde, sauf en cas de force majeur ou j'avais réellement besoin de sang neuf sur mon île et où j'oubliais certains des codes de bonne conduite que je m'étais imposé il y a des siècles de cela. Mais pour le moment je l'écoutais surtout, répondant aux questions que je lui avais posé quelques instants plus tôt et que j'avais déjà presque oublié tant mon esprit défilait à une vitesse accélérée qui ne me permettait pas toujours de me souvenir de mes propres paroles voir même actes ou me faisait me rappeler de certains que bien après leur réalisation alors que je pourrais jurer de tout mon cœur que ceux ci venaient de m'arriver. Quoi qu'il en soit il faisait donc un vœu, un vœu qui tombait à pique car je comptais bien le lui réaliser, il ne pouvait pas mieux tomber. Je ne lui répondis donc pas immédiatement, continuant à faire le tour de sa personne en le regardant de haut en bas, passant mes mains sur ses épaules, tripotant ses vêtement, empoignant sa mâchoire et tournant sa tête dans tous les sens avant de lui faire deux petites tapes sur la joue en souriant en coin.

« Quel charmant vœu que celui ci ! Je n'ai cependant rien de la fée bleu. A ce que l'on sache jusqu'à maintenant je pourrais très bien juste te dépouiller de tous tes biens et te laisser nu comme un verre dans ce grenier sordide. Mais soit heureux va, car pour ce soir je veux bien être cette étoile que tu pries le soir. Je dois juste juger avant de si tu désires vraiment cette liberté. »

Quand sa voix résonna de nouveau dans la pièce je fis alors apparaître toutes mes dents. Bien, bon garçon, voilà qu'il commençait à réfléchir et à penser à mes paroles, notamment la plus intéressante et celle qui avait l'effet de la lumière sur les mouches pour tous les enfants que je rencontrais : le fait de voler. Bien que ce petit trop buté disait la chose impossible, il était clair qu'il souhaitait, au fond de lui, que je lui prouve qu'il ait tord. Cette lueur dans ses yeux, cette curiosité et surtout ce besoin d'en parler ne trompaient pas. Pour autant je ne comptais pas lui montrer aussi rapidement que ce qu'il pensait irréalisable était possible et avec facilité même, non, je voulais d'abord le faire un peu débattre sur le sujet, le voir s'enflammer peut être pour défendre son point de vu ? Avant de lui en mettre plein les mirettes, bien entendu !

« Et pourquoi donc l'humain n'en serait pas capable, hein ? Les étoiles flottes bien dans le ciel, non ? Et elles n'ont pas d'elles comme les fées pourtant ! Tout humain est capable de voler si il le souhaite ! Et de faire des pirouettes et des bonds comme des nymphes dans le vent. Mais bien sûr si on refuse d'y croire … comment se jeter dans le vide la première fois ? »
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MessageSujet: Re: [Flashback] Offre moi l'enfance de mes rêves ! (PV Peter Pan)   Sam 28 Nov - 18:57


❝Offre moi l'enfance de mes rêves❞
Marvin E. Kandinski & Peter Pan


Alors qu’il se balade dans ma chambre, mes yeux ne le lâchent pas. Je le scrute ne sachant réellement si je dois me fier ou non à cet étrange personnage à l’apparence si étrange. D’où vient-il exactement ? Je l’ignore mais je ne peux chasser le discours qu’il m’a tenu à la fenêtre. Comment une personne peut-être venir du toit sans avoir escaladé préalablement la façade d’une maison ? C’est étrange voire même surnaturel ! Mes émotions se confrontent alors à ma raison qui refuse obstinément de parvenir à cette conclusion si simple mais pourtant si intrigante ; s’il est venu du toit cela signifie que…

- Si tu viens réellement du toit cela voudrait dire que tu es arrivé en volant ? C’est ça non je ne me trompe pas. A moins que tu ne disposes d’une machine volante ou de tout autre moyen de te propulser dans les airs. Pourtant je n’ai entendu aucun bruit de mécanique et tu peux croire, j’ai l’oreille pour ce genre de choses. Alors c’est ça tu peux voler, mais comment ?

Tout en le fixant d’un air à la fois inquiet et intrigué, je laisse malgré tout un léger sourire apparaître sur mes lèvres. S’il est venu jusqu’ici c’est pour me voir moi et me parler. Ce fameux elfe au nom si étrange est la première personne étrangère à cette maison à bien vouloir me prêter un peu d’attention. Je me sens flatter et très fier de penser que sa main est la première à se tendre vers moi dans ce nouveau monde où je suis arrivé il y a huit ans de cela. Ma tête cependant est remplie de questions et qui me brûlent les lèvres. Afin de poursuivre les présentations je lui tends une main aimable afin de pouvoir serrer la sienne.

- Je suis très heureux de te rencontrer Peter Pan, c’est bien ça ? Moi je m’appelle Thomas Sharpe… Mais dis-moi Peter comment as-tu pu entendre parler de moi ? Dans cette vie, je ne suis qu’un enfant caché. Il n’y a que ma grande sœur qui me prête autant d’attention. Comment as-tu pu entendre parler de moi ? Est-ce que tu serais un ami de sœur par hasard ? Et quand tu dis qu’aucun parent n’a jamais remarqué ta présence, Ca veut dire que tu as rendus visites à d’autres enfants avant moi ? Pourquoi est-ce que tu fais ça ?

J’arrête alors là mes questions, me rendant compte qu’il aura besoin de temps pour répondre à toutes ces questions. C’est alors qu’il commence à tourner autour de moi et à m’observer des pieds à la tête. Je reste alors sur mes gardes. Le regard soutenu qu’il m’adresse m’est très pénible. Je n’ai pas l’habitude d’attirer autant d’attention sur moi et cette situation me met terriblement mal à l’aise. San vraiment y prêter attention, je recule de quelques pas, espérant pouvoir rencontrer le mur de ma chambre. Si ce petit rituel devait continuer encore longtemps, j’aurais au moins je serais certains de ne jamais le perdre de vue. Je m’arrête cependant à quelques mètres du mur derrière moi, craignant que ma conduite ne puisse le vexer ou le faire se moquer de moi. Sa dernière remarque éclaire cependant mon visage d’un sourire amusé à sa dernière remarque.

- Me dépouiller ? Qu’aurais-tu donc d’intéressant à me prendre ? Je n’ai déjà pas grand-chose d’intéressant. Je n’ai pas de jouet et si peu de vêtements que les miens commencent à devenir trop serré pour moi. Tout ce que je possède est là-bas dans le coin. C’est moi qui est créer toutes ces inventions et ce sont mes jouets de prédilection, enfin ce sont surtout les seuls que j’ai.

Une expression mêlant à la fois la fierté et la tristesse apparut alors sur mon visage. Je ne suis pas peu fier de ma propre créativité et j’apprécie de pouvoir faire partager mes inventions géniales avec les curieux qui osent pousser la porte de mon jardin secret. Peter me parle alors du miracle des étoiles flottant seules dans le ciel. Si ces astres incandescents sont capables de briller avec tant de grâce autour de nous sans jamais se détacher du ciel c’est qu’il pourrait être possible de faire voler l’homme à son tour. Je choisis de mon esprit toutes explications scientifiques sur la gravité terrestre et les différentes forces d’attraction présente dans l’espace qui expliquerait parfaitement ces phénomènes. Je me contente de sourire en hochant de la tête !

- Tu n’as pas tout à fait tort ! Les étoiles sont un très bel exemple. L’esprit humain est capable de tant  de merveilles et de créativité. L’imagination, c’est sans doute l’arme la plus efficace contre les lois physiques imposées par la nature. Si elle est employée à bon escient, il n’y a absolument rien d’impossible. J’a moi-même créé des inventions permettant de s’élever à une centaine de mètre au-dessus du sol ! Mais c’était il y a bien longtemps. Le tout c’est d’oser se jeter dans le vide. Je ne sais pas si j’aurais un jour ce courage-là.
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MessageSujet: Re: [Flashback] Offre moi l'enfance de mes rêves ! (PV Peter Pan)   Mar 8 Déc - 22:43

Je levais un sourcil, riant même légèrement en entendant ses paroles. C'était très drôle de le voir essayer de comprendre comment j'avais pu arriver jusque là, comme j'aurais bien pu venir du toit si je n'étais pas venu d'en bas. En soit il avait un esprit vif, beaucoup, contre toute attente, refusaient jusqu'à l'idée que le vol ait pu être une solution face à ma présence. Cependant il restait encore trop terre à terre ce petit, cherchant des raisons logiques à un tel phénomène, se demandant si il y avait quelconque machinerie ou autre dispositif pour que cela fusse possible. Arrivais-je trop tard ? Avait-il abandonné toute rêverie pour rejoindre avant l'heure le monde des adultes ? Non, je ne pensais pas, si cela avait été le cas il y aurait bien longtemps que j'aurais perdu mon sang froid face à tel comportement en ma présence mais là je souriais seulement, bêtement, amusé par son petit esprit qui voulait jouer aux grande justement sans pour autant l'être réellement. Je passais une main dans mes cheveux, levant les yeux en l'air.

« Pourquoi donc quelqu'un aurait besoin d'une machine pour voler ? L'humanité ne tourne pas rond ! Vous cherchez toujours à compliquer quelque chose qui est pourtant simple. Si vous perdiez moins de temps à réfléchir à comment faire vous vous rendriez sans doute compte qu'il suffit simplement de quitter le sol pour y arriver. Je n'ai jamais eut besoin de machine pour ma part. »

A dire vrai je ne cherchais pas à me moquer de lui, pour moi il était en effet absurde de voir cette course à la technologie afin de combattre les lois de la physique. J'avais oublié, avec les siècles, les règles qui régissaient le monde mortel. Pour moi voler était aussi naturel que de marcher ou respirer. Bien sûr sur Neverland tout le monde n'en avait pas la capacité, cela se faisait à grand renfort de poussière de fée mais l'idée ne me traversa pas la tête, rien ne me semblait contradictoire tant que je ne croisais pas les deux idées et généralement je ne le faisais jamais car c'était simplement une perte de temps des plus complète. Là ce qui m'intéressait c'était ce petit garçon que la curiosité dévorait au point de faire trembler les murs de sa timidité. Il était clair qu'il n'était pas totalement à l'aise et pourtant ses lèvres n'arrêtaient jamais leur mouvement très longtemps, se présentant, enchaînant les questions fasse au casse tête que je représentais et décidément en recherche d'attention tant il voulait savoir comment je le connaissais. Il me tendait cependant sa main, me faisant me pencher la tête … j'oubliais parfois les conventions sociale, avant de repenser à mes jeux avec les enfants perdus, affichant un grand sourire et attrapant sa main que j'agitais franchement, sans doute trop pour que cela fasse naturel.

« C'est bien ça ! Et heureux que tu me rencontres aussi Thomas ! Et comment j'ai entendu parler de toi ? C'est bien simple ! J'ai écouté, écouté longtemps et je t'ai entendu. Si tu imaginais tout ce que je sais, tu as une vie bien difficile très cher. Mais rien à voir avec ta sœur, j'évite les filles, elles sont bien trop malignes pour moi. Quand au fait d'en avoir vu d'autres … » Je passais mes mains derrière ma tête, les bras bien ouverts en affichant un petit sourire en coin « Serais tu jaloux petit Thomas ? Aurais tu peur de n'être qu'un parmi tant d'autre et de n'avoir rien de particulier ? Hahaha ! Détrompe toi ! Disons simplement que, oui, je voyage pour trouver des garçons comme toi, des garçons … délaissés dirons nous ! Afin de voir si je ne peux pas les aider, leur offrir une alternative. »

Je n'en disais pas encore trop, je ne voulais pas donner tous les détails d'un coup, cela n'aurait point été amusant. Je voulais qu'il se pose des questions, qu'il me pose des questions et s'emplissent d'espoir. Je voulais qu'il en ait envie avant même de savoir de quoi il avait envie pour qu'une fois le moment venu il accepte de me suivre sans même réfléchir. Je remarquais cependant, alors que je tournais autours de lui pour l'observer, qu'il reculait peu à peu. Il est vrai que j'agissais un peu comme un prédateur autours de sa proie alors que je n'avais aucune intention de le dévorer. Mais sa réaction me donnait envie de m'amuser encore un peu. Je le laissais donc faire, encore et encore, jusqu'à ce qu'il soit presque collé au mur. Mais avant je le laissais parler, je le laissais se dévaloriser quand à sa valeur et je tournait la tête pour voir ce dont il faisait mention, d'étrange fabrications qu'il appelait jouets mais semblaient bien plus complexe. Décidément cet enfant était vraiment une petite tête, cela le rendait d'autant plus intéressant mais risquait aussi de rendre sa situation compliquée si je décidais qu'il n'avait pas le droit d'en savoir plus que moi. Cependant pour le moment je restais serein, me retournant d'un coup vers lui et avançant d'une manière si insistante vers lui, posant même main sur son torse pour le pousser contre le mur, la décalant alors contre ce dernier, juste à côté de sa tête alors que la mienne se faisait vraiment mais alors vraiment très proche de la sienne, pas plus d'un centimètre nous séparant.

« Tu as tout de même l'air, mon petit, d'avoir peur de moi. Suis-je si effrayant ? Tu te dévalorise tellement et pourtant tu recules, tu es sur la défensive et tu n'oses pas pour autant me repousser. Que crains tu ? Je ne suis qu'un adolescent mal fagoté. Ou peut être redoutes tu que je m'intéresse à ta vertu ? Sinon ta vie … elle serait si facile à prendre » Je plongeais mon regard dans le siens, laissant passer quelques seconde de silence en laissant mon souffle chaud s'abattre sur son visage. Finalement j'éclatais de rire avant de me reculer d'un coup, me tenant le ventre et totalement fier de mon coup. Je reprenais alors une expression joviale et rassurante avant d'enchaîner « Tu m'amuses, tu n'imagines pas à quel point ! En plus tu m'as l'air bien futé ! Peut être un peu trop borné mais … tes machins là bas ont l'air vraiment drôle. À partir de maintenant Thomas, tu seras « Futé » pour moi. »

C'était la première étape de l'ascendant psychologique que je créais sur chaque enfant perdu sans même m'en rendre compte : La dés-identification. Je volais ce qui faisait d'eux des êtres à part entière, leur nom, leur identité pour remplacer ce dernier par un pseudonyme qui marquait le début de leur appartenance à ma personne. Certains résistaient un temps mais à la fin tous finissaient par succomber, ils voulaient devenir spéciaux et ce nom leur en donnait l'impression. Après un certain temps ils finissaient par oublier qu'ils avaient un jour été un autre et bien vite leur vie appartenait à Neverland et donc à moi. Tout ce qu'il me restait donc à faire était justement de le faire venir sur Neverland mais je n'avais aucune craintes, les pièces se mettaient rapidement en place. Car déjà nous parlions de nouveau du vol et de comment y arriver. Il parlait toujours de machines mais semblait malgré tout plus enclin à expérimenter. J'écoutais son discours sans vraiment écouter, me contente d'acquiescer de manière un peu trop forcé avant de sourire comme un lutin, ne souhaitant qu'une chose à présent, crâner devant sa petite personne.

« Après on peut débattre cent ans sur la question où … » Je me mis à courir vers le rebord de la fenêtre avant de grimper sur celle ci, tournant le dos au vide « Ou on peut simplement se jeter dans le vide et voler ! » Je me laissais alors basculer vers l'arrière, tombant et disparaissant de sa vue alors que déjà je me mettais à flotter, remontant rapidement après quelques secondes pour lui faire craindre le pire et repasser par la fenêtre, mais cette fois sans toucher sol, virevoltant dans la pièce. « Alors Futé, comment expliques tu cela ? Tu veux faire des calcules ou alors juste … hum … laisse moi réfléchir … t'amuser ! » Je riais alors, me laissant tourner sur moi même.
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MessageSujet: Re: [Flashback] Offre moi l'enfance de mes rêves ! (PV Peter Pan)   Ven 25 Déc - 19:00


❝Offre moi l'enfance de mes rêves❞
Marvin E. Kandinski & Peter Pan


Je ne saurais dire pour quelle raison mais cet étrange personnage me fascinait. Il était un véritable mystère pour moi, une énigme sur laquelle je voulais m’attarder. Son attitude et ses actions démontraient bien qu’il n’était pas de notre monde. J’avais l’impression de vivre le début d’un rêve. Un rêve où les enfants pouvaient voler, où plus aucune barrière ne les séparaient de leur monde imaginaire. J’espérais depuis si longtemps voir ce monde féérique se concrétiser devant mes yeux et cet être étrange m’en offrait la possibilité. Cependant une certaine réserve m’animait. Oh bien sûr, ce n’était pas assez pour que je cherche à m’éloigner de lui, bien au contraire. Mais pour le moment les questions se bousculaient dans mon esprit. Avant de lui prêter une réelle confiance je devrais trouver une réponse à mes interrogations intérieures. Les première remarques de Peter me dire sourire, nos deux philosophies de vie se contredisaient. Je possédais une intelligence cartésienne et très terre à terre. Je refusais de croire en des phénomènes que je ne pouvais pas observer de mes propres yeux. Quant à ce farfadet multicolore, il vivait dans un monde de fantaisie bien à lui où la science n'avait qu’une place de moindre importance. Lorsque je le vis lever les yeux au ciel d’une manière si théâtrale, j’eus peur de le vexer et dit pour le rassurer.

- Il ne faut pas trop nous en vouloir tu sais. Il y a des tas de choses dont l’humanité est incapable. Lorsque notre corps n’est pas incapable d’effectuer des choses très simples c’est notre intellectuel qui prend le relai et trouve des solutions. Cela fait de nous des êtres créatifs et dotés d’une créativité sans faille. Mais tu ne peux peut-être pas le comprendre parce que tu n’es pas humain ? Enfin à mes yeux tu n’en as pas l’air en tout cas bien que tu nous ressembles beaucoup… Pardonne-moi je ne voulais pas te vexer ! Oh s’il te plait est-ce que tu pourrais me montrer comment tu fais pour voler ? Je voudrais tellement le voir !

Je me perdais dans mes paroles, ces dernières ayant du mal à suivre la rapidité de mes pensées. Nous nous présentions chacun à notre tour. Il me serrait alors la main d’une manière bien étrange mais cela me fit sourire pudiquement. Ce geste venait appuyer son ignorance de notre monde mais également de ses coutumes. Cependant ce que je ressentais en cet instant était proche de la compassion. Mieux encore je pensais que je pourrais lui apprendre autant de choses que lui pourrait m’enseigner sur cet autre monde et cela m’encourageait d’autant plus à le connaître. Le discours qui suivit fût troublant. Imaginer Peter scrutant avec attention chaque pleur d’enfant triste et choisissant avec soin ceux qu’il viendrait à aider parcourut mon corps de frissons glacials. Pourtant je ne devais pas perdre de vue que la main que Peter me tendait serait peut-être la seule que j’aurais l’occasion de saisir durant toute mon enfance. Je lui souris donc amicalement et mes paroles démontrèrent toute ma reconnaissance.

- Alors ça veut dire que de tous les enfants que tu as écoutés je suis celui que tu as choisis d’aider, c’est ça ? Si c’est vrai je n’ai effectivement aucune raison d’être jaloux. C’est même un grand honneur pour moi ! Mais ça veut dire que de là où tu viens il y a plein d’autre enfants que les adultes ont abandonnés ? Et toi tu es un peu comme leur chef ? Mais pourquoi est-ce que tu aides ces enfants ? Et pourquoi est-ce que les filles ne sont pas les bienvenues ? Elles sont trop malignes pour quoi ? Et quelle alternative as-tu à m’offrir ?

Peter se mit soudainement à m’observer sous toutes les coutures, observant chaque recoin de mon petits corps fragile. Je me sentais mal à l’aise, terriblement oppressé et mon nouvel ami en jouait. Plus je reculais, plus il avançait vers moi. Je n’avais donc aucun moyen de me soustraire à cette dangereuse emprise. Pourtant j’étais un garçon intelligent, j’avais su être un soldat vaillant et courageux dans une autre vie alors je le regardais dans les yeux avec courage et faisais tout mon possible pour ne pas trembler devant lui. Je déglutit difficilement lorsqu’il me parla et peinais à trouver mes mots. Tout mon être était concentré sur cette tête qui se tenait à quelque centimètre de la mienne et sur chacun des mots de son discours. Il me fallut encore un peu de temps pour trouver mes mots mais je finis par le faire et tout sourire je lui répondis.

- Je suis vraiment navré, Peter. Je n’ai pas l’habitude d’être ainsi dévisagé ou approché par un être qui m’est inconnu. C’est une expérience nouvelle pour moi et il me faudra certainement du temps pour m’habituer. Mais je suis tout prêt à te faire confiance, aussi longtemps que tu respecteras mon intimité !

Il s’écarta alors de moi brusquement et se mit à rire aux larmes devant ma réaction. Décidemment, quel étrange personnage. Et pourtant il avait un petit côté séducteur auquel je ne pouvais me soustraire. Tout comme un papillon attiré vers la lumière, je m’approchais de lui au risque de me brûler les ailes. C’était un sentiment très étrange et pourtant je n’étais pas prêt à y renoncer. Cet être venu de nulle part ne cessait de me surprendre. Voilà qu’en plus il se permettait de me rebaptisé, au même titre que Skipper m’avait rebaptisé en me sortant de ma cage lorsque je n’étais encore qu’un poussin. N’ayant aucune animosité contre lui, je souris donc dans un signe de tête affirmatif.

- Futé… oui c’est un surnom qui sonne bien ! Mais c’est ma grande sœur qui m’a prénommé Thomas et j’aime ma grande sœur plus que tout au monde. Je ne voudrais pas changer de nom pour tout l’or du monde. Alors si toi tu m’appelles Futé, il faudra que les autres m’appelle Thomas. Est-ce que tu es d’accord ?

Peter me proposa alors de faire une démonstration de vol. Il se dirigea vers la fenêtre confiant et se jeta dans le vide. Craignant instinctivement que mon nouvel ami se soit écrasé sur le sol, je me précipitais vers la fenêtre. De longues secondes s’écoulèrent et aucun signe du farfadet ! J’avais beau appeler son nom, il ne répondait pas ! Puis soudain, comme sorti de nulle part, un éclair multicolore passa devant ma fenêtre. Peter Pan virevoltait devant mes yeux, effectuant avec soin des figures magnifiques en plein ciel. Je restais complètement hébété, la bouche ouverte sans pouvoir prononcer un seul mot. Il revint vers moi et me proposa de m’amuser avec lui plutôt que de me poser milles questions sur la réalité qui se déroulait devant mes yeux. Un éclat d’émerveillement scintillait dans mes yeux alors qu’un large sourire apparut sur mes lèvres

- Mais comment as-tu fait ? C’est… c’est irréel, magnifique. Oh Peter montre-moi comment on fait ? Je voudrais tant voler à tes côtés

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MessageSujet: Re: [Flashback] Offre moi l'enfance de mes rêves ! (PV Peter Pan)   Sam 9 Jan - 16:23

Je le regardais avec un sourire : Toujours des justifications ! Là était la plaie de l'humanité, la raison pour laquelle ils ne pouvaient s'élever comme je l'avais fait il y a si longtemps de cela. Eux qui étaient pourtant dans un monde plein de magie, entouré de créatures plus surprenantes les unes que les autres, que de tristesse de voir que certains gardaient un esprit encore si fermé. Au final seul celui des enfants était assez malléable pour les ouvrir à l'impossible et leur permettre d'accomplir tout et n'importe quoi. Enfin, la question ne se posait de toute manière pas, jamais je ne serais allé vers les adultes pour obtenir quoi que ce soit, que ce soit de ce monde ou de l'autre, ils n'étaient qu'une agréable ressource afin d'ajouter des péripéties dans mes aventures sur Neverland, comme des pirates ou des indiens, rien de plus. Enfin bref ! Je me reconcentrais sur Futé et son petit discours qui visait à justifier la faiblesse de sa race. Cependant j'eus une petite moue quand il me dit que je ne pouvais pas comprendre … j'étais Peter Pan, je comprenais toujours tout ! Sinon c'est que les choses n'étaient compréhensible de personne, point ! Là était une chose que j'avais décrété il y a des générations de cela.

« Pourquoi ne serais-je pas capable de comprendre ? Bien sûr que je comprend ! » ce qui était faux bien entendu, trouvant cela absurde, mais mon ego m'empêchait de dire que je ne comprenais pas « Je comprend juste que vous vous cherchez toujours des excuses alors qu'il suffit d'y croire un peu. Quand au vol ça va venir. »

J'avais totalement éludé sa question sur mon origine, sur ma nature humaine ou non. Volontaire ? Pas vraiment, plutôt inconscient dirons nous. En effet je n'avais jamais réellement pris le temps de me définir, ne me voyant que comme … eh bien comme moi ! Sans chercher à savoir si je faisais partit des humains ou des dieux. Ce n'était là que des questions futiles avec lesquelles je ne perdais pas mon temps à l'image des interrogations sur la limite entre proches et intimes et de la différence entre le bien et le mal. Au final … tant qu'il y avait moyen de s'amuser et de se divertir pourquoi chercher plus loin que cela ? Enfin, les échanges de politesses se firent tranquillement alors que nous enchaînions sur la suite de notre petite conversation et de l'aspect unique ou non de ma présence ici pour lui tendre la main, à lui, à ce pauvre garçon perdu que je pouvais sauver des griffes de cette vie bien sombre qui serait la sienne.

« En gros … c'est ça ! Pour cette nuit c'est toi qui a cette chance, une chance qu'il est important de saisir si tu aspire à mieux, à un amusement perpétuel. Mais sinon oui, il y en a d'autres, mes enfants perdus ! Libérés d'une vie de contraintes et d'ignorance pour vivre éternellement sur ma merveilleuse Neverland ! » Vivre éternellement … ceci n'était pas tout à fait vrai. J'avais beau réussir à ralentir leur métabolisme, ces ingrats garnement finissaient toujours par fauter, grandissant alors que je leur interdisais et me renvoyant à la face ce dont j'étais incapable … Au final ils étaient condamné à mourir, je ne pouvais pas l'empêcher même si je leur rallongeais leur enfance. Simplement, plutôt que le temps s'en charge … j'avais tendance à y mettre un terme moi même ! Quand les indiens ou les pirates n'avortaient pas leurs aventures avant bien entendu. « Et pourquoi je les aide ? » j'haussais les épaules avant de continuer « Et pourquoi pas ? Je sais ce que c'est que de se sentir seul et perdu, que de voir le monde vous tourner le dos. Alors tant que je le peux j'aimerais offrir un sanctuaire à ceux qui en ont besoin, une terre d'éternel amusement. » Et puis surtout j'avais besoin d'un publique, j'avais besoin que l'on m'adule, d'être important et de pouvoir me vanter de mes actes ! Ils me permettaient d'entretenir cette vanité grandissante que je nourrissais depuis le jour où j'avais refaçonné mon île. Quand les filles furent mentionnée, je souriais amicalement, tandis que je passais mes mains derrière mon dos, serrant les poings « Les filles sont juste trop intelligentes pour se perdre. Au final je n'ai rien à leur offrir car généralement elles ne veulent pas de ce que je leur offre. » Mensonge ! La réalité étant que la seule que j'avais osé laisser rejoindre les enfants perdu avait bien failli tout me prendre, mon cœur y compris … j'aurais d'ailleurs dû arracher le siens mais à cette époque je n'en avais pas été capable. Alors depuis ce jour ces demoiselles n'avaient généralement droit qu'à un sort funeste de ma part, sauf quand il s'agissait de créature comme les fées ou de personnages que j'avais façonné de toute pièce comme Lilly la Tigresse. Mais jamais les enfants perdu ne reverraient une fille dans nos rangs. « Et l'alternative c'est de te sortir de là idiot ! De cette maison morne et poussiéreuse pour rejoindre Neverland. Il faut suivre un peu ! »

Je jouais alors avec ses nerfs, voyant ses quelques craintes encore présentes je m'amusais à le mettre plus mal à l'aise encore, l'approchant, l'observant et ne le lâchant pas du regard, jusqu'à ce qu'il ne puisse plus reculer et que je me retrouve au plus proche de lui avant que contact il n'y ait. Pourtant je ne pouvais que reconnaître, au fond, cette force d'esprit qu'il possédait, ne parvenant certes pas à garder sa position de départ mais ne détournant pas les yeux, pas une seule seconde comme beaucoup avaient fait quand je leur avait fait plus ou moins le même coup. J'avouerais que ce petit test que je venais d'effectuer sur Futé n'avait pas toujours bien fini et que face à la terreur de certains j'avais perdu tout contrôle de bien des manières. Que voulez vous ? Quand on est en présence de faiblesse il est difficile de ne pas en abuser et de laisser des corps meurtris ou sans vie sur le sol car de toute manière ils n'auraient jamais pu tenir la cadence sur Neverland. Mais lui … lui me semblait merveilleux et au final je m'étais juste écarté en riant.

« Il faudra que tu t'y fasses Futé ! Tout comme de la notion d'intimité car on est un peu entassés les uns sur les autres dans notre petite cachette. Mais t'en fais pas va tu verras cela vaut largement ce genre de petit désagrément. Neverland … Il n'existe pas de meilleur endroit en ce monde ou un autre. » Il y eut alors une nouvelle mention de sa sœur mais aussi de l'amour qu'il portait à cette jeune fille. Cette fois je ne pouvais cacher un certain mécontentement, mon sourire disparaissant et mon regard perdant de sa compassion. Cette femelle avait encore trop de pouvoir sur ce garçon … il faudrait que j'arrive à l'effacer à l'effacer de son esprit avec le temps, par tous les moyens. Sinon jamais je ne serais capable de le garder et d'en faire ce que je veux. Alors pour le moment, afin de ne pas perdre mon sang froid sur la question de son nom, je disais simplement, d'un ton passablement agacé tout en chassant le sujet d'un mouvement de bras « Nous en reparlerons ! » Ce que je ne comptais, bien entendu, aucunement faire.

Heureusement le moment le plus intéressant était en train d'arriver et cela permettrait de laisser tout le reste de côté. En effet, j'allais lui faire une petite démonstration de vol, généralement l'apothéose qui faisait ouvrir grand la bouche à tous ces gamins et oublier tout questionnement, tout doute pour simplement vouloir me rejoindre désespérément dans les airs. Et pour le coup l'effet fut encore une fois une réussite complète ! Passant par la fenêtre et commençant à faire mon numéro, retournant à l'intérieur en virevoltant avec une agilité plus que certaine. Je riais alors, suspendu dans les air et essayant de faire revenir cette légèreté précédente tandis que j'écoutais avec délices ses supplications pour pouvoir faire comme je faisais. Je m'approchais donc de lui, sans pour autant poser pied à terre avant de dire « D'accord, je vais te montrer et ensembles nous pourrons aller à Neverland. Tout d'abord vide ton esprit et pense qu'à de belles choses. Oublis tous tes doutes, tous tes raisonnement logiques pour simplement te concentrer sur ce qui te fait plaisir. Avec ça alors tu pourras t'envoler. Enfin … ça et … un peu de poussière de fée. » Je plongeais ma main dans une petite sacoche accroché à ma ceinture pour en sortir une poudre scintillante que je soufflais sur mon nouveau disciple, recouvrant ainsi tout son corps. Je lui tendais alors la main tout en montant un peu plus haut dans les airs pour l'inviter à me rejoindre « Vas y, montre moi de quoi tu es capable ! Après quoi nous nous envolerons par cette fenêtre et te mènerais à ta liberté. »

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MessageSujet: Re: [Flashback] Offre moi l'enfance de mes rêves ! (PV Peter Pan)   Lun 18 Jan - 22:53


❝Offre moi l'enfance de mes rêves❞
Marvin E. Kandinski & Peter Pan


La petite moue désapprobatrice de Peter me fit comprendre qu’il n’avait guère apprécié ma petite remarque. Bien qu’il prétendait le contraire, je remarquais bien vite qu’il n’était pas tout à fait sincère. J’articulais alors silencieusement ma bouche pour prononcer un « Excuse-moi » à peine audible. J’avais beau trouvé ce personnage aussi étrange que fascinant et nourrir quelques doutes quant à sa proposition de le rejoindre, je ne voulais pour rien au monde le perdre. Il serait peut-être le premier et le dernier camarade de jeu qui croiserait ma route. Je ne m’arrêtai donc guère sur des propos qui aurait pu le mettre en colère et je lui souris gentiment tout en secouant la tête d’un air approbateur.

- Oh merci Peter ! Il y a si longtemps que je rêve de pouvoir caresser les nuages. J’espère vraiment que je ne te décevrais pas. Je veux être le meilleur oiseau qui soit !

A cette dernière remarque, je ne pus m’empêcher de sourire. Penser que moi, un oiseau marin destiné avant tout à nager, pourrait un jour m’élever dans les cieux me paraissait un phénomène mystérieux et pourtant si merveilleux. Si seulement mes anciens camarades pouvaient me voir en cet instant, en train de négocier avec cet elfe un ticket gratuit pour le firmament !

Très rapidement, je me sentais charmé par Peter. Il avait l’art de parler de son choix de manière si enjouée et si tendre que je crus à chacun de ses mots. J’ignorais cependant pour le moment si tout ce qu’il me disait été vérité ou non mais je n’y prêtais guère attention. J’appréciais sa compagnie et c’était tout ce qui comptait réellement pour moi. J’avais une envie irrépressible de lui sauter au cou, ravi d’avoir été le petit garçon qu’il avait choisis d’emmener avec lui ce soir-là. Même en faisant durer le plaisir, je savais que je finirais par le rejoindre. Ni mes parents, ni ma sœur n’avaient plus l’air de se préoccuper de ce qui pouvait m’arriver. Pourquoi alors devrais-je hésiter ?

- Si tu savais à quel point je te suis reconnaissant Peter. J’ai toujours rêver de pouvoir visiter un monde où tous mes rêves seraient possibles, un univers où j’aurais des amis par milliers et ou je pourrais passer ma vie à m’amuser. Mais dis-moi est-ce que ce monde est aussi beau que celui de mes rêves ? Est-ce qu’on peut trouver des sirènes et des fées sur ton île ? Et puis est-ce que les enfants dont tu me parles on le même âge que moi ? Comment devient-on un enfant perdu ? En quoi ça consiste exactement ? Dis-moi, je veux tout savoir.

J’étais un peu peiné pour mon nouvel ami lorsqu’il me parla de sa solitude. Après tout c’était peut-être pour ça qu’il cherchait tant de garçon perdus. Peut-être que lorsqu’il cherchait à les aider il s’aidait lui-même au fond. Ils étaient ses camarades de jeux après tout. Des camarades qui suivaient leur chef avec tout le respect et l’amour qu’ils avaient pour celui qui les avaient sauvés du désespoir et de la solitude. J’aimais cette idée de solidarité qui semblaient émanés des propos de Peter. L’idée d’avoir d’adorables camarades à mes côtés, de partager avec eux mes idées de génies et mes petites inventions. Cela me donnerait enfin l’occasion d’avoir un public et de potentiels admirateurs. Quel dommage pourtant qu’en rencontrant ses nouveaux amis je perdrais la plus précieuses de toutes. Mon protecteur semblait effectivement éviter les filles, comme s’il haïssait ces dernières. Il les haïssait ou il en avait peut-être peur ? Si elles étaient plus intelligentes que les garçons cela signifiait qu’il avait des secrets, des choses dont il ne souhaitait pas me parler. Pour quelle raison au juste ? N’était-il alors qu’un dangereux individu, difficile à croire et à faire plier à nos idées ? Non je refusais de le croire ! Il était simplement maladroit avec elles. Les filles étaient après tout ce qui nous menait à l’âge adulte. C’était elles qui faisait de nous des hommes ! Rien de plus naturel pour un elfe désireux de jouer toute sa vie que de les craindre.

Il y avait cependant toujours une chose qui me chiffonnait dans son comportement. Il ne semblait pas se préoccuper des règles de bonnes conduite et de l’intimité. Pourtant le sentiment de peur que je ressentis l’espace d’un instant disparu bien vite. Bientôt il s’éloigna de moi et me fit comprendre que le manque d’intimité était une chose somme toute normale pour les garçons perdus. Je décidais de passer par-dessus ce petit désagrément ne pensant plus qu’aux bonnes choses qui m’attendraient sur cette île merveilleuse. La plus belle île de tous les mondes réunis selon mon ange gardien ! J’avais réellement hâte de pouvoir m’y rendre. C’était la curiosité avant tout qui m’y poussait et m’encourageait à suivre ses pas. Intérieurement je ressentais une grande appréhension à l’idée de quitter cette vie aussi misérable soit-elle. Mais j’étais certain que si Neverland ne me plaisait pas je retrouverais très facilement le chemin de ma maison et les bras de ma sœur. Je ne pris pas même garde au fait que Peter me refusait le droit de me faire appeler par mon véritable prénom. L’heure d’apprendre à voler venait de sonner !

Plus attentif que jamais, j’écoutais les explications de Peter qui me donnait des conseils très utiles pour apprendre à voler. Vider mon esprit ? Cela je parviendrais à le faire sans grande difficulté. Mon imagination me permettrait sans doute de penser à toutes ses choses merveilleuses que je partagerais avec Peter et les autres garçons perdus. J’imaginais nos jeux tandis que nous vivrions une vie aventureuse, jouant au cow-boy et aux indiens ou dénichant des trésors que les pirates avaient dissimulés sur l’île. Toutes ses pensées étaient si délicieuses ! Mon gardien sortit ensuite de sa poche un peu de poussière de fée et saupoudra légèrement sur moi ! Je fermais alors les yeux partageant avec Peter les trésors qui parsemaient mon esprit.

- D’accord penser à des choses merveilleuse… alors… je me vois découvrir le monde autour de moi. Les fées et des animaux très étranges m’entourent. Je joue à chat et au cochon pendus avec les garçons perdus… j’écoute avec nostalgie les sirènes chanter dans la lagune !

Déjà j’avais l’impression que mon corps quittait le sol. Ce n’est qu’en ouvrant les yeux que je me rendis compte que je n’étais pas en train de rêver. J’avais réellement quitter le sol et je m’élevais à une trentaine de centimètres de ce dernier.

- C’est incroyable Peter, je vole ! Je vole !

J’avoue que j’avais de la peine à y croire ! Tentant au début de me maintenant difficilement dans les airs, je m’élevais encore plus haut et tentais de tourner pour voir si mon gouvernail était en fonction ! Très rapidement un sourire apparu sur mes lèvres. Voler n’était pas aussi difficile que je l’aurais imaginé. Très heureux de mon nouvel état, j’adressais un dernier regard nostalgique à l’adresse de toutes mes inventions et tournais ensuite mon regard vers Peter.

Et maintenant que faisons-nous ? Est-ce qu’on va se rendre à Neverland comme tu me l’as promis ?

HJ : Alors je pense effectivement que ta prochaine réponse sera la dernière. Je te laisse donc clôturer le sujet ! A tout bientôt pour un nouveau RP ! ;)

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