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 Dans la brume londonienne (neïlina&kiernan)

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MessageSujet: Dans la brume londonienne (neïlina&kiernan)   Jeu 4 Aoû - 22:16

Dans la brume londonienne
neilina & kiernan

Kiernan avait attendu Neïlina devant l’un des portails. Ils ne s’étaient pas revu depuis qu’elle lui avait rendu sa liberté. Il s’était même autorisé des congés que Grace accepta. Il fallait dire que Kiernan avait déserté son appartement jusqu’à nouvel ordre pour l’instant et avait trouvé refuge chez Marvin. Il lui envoyait quand même un message tout les soirs pour être sûr que tout allait bien. Il ne pouvait s’empêcher de veiller sur elle et pourtant en allant chez son ami, ce qu’il souhaitait c’était se couper du monde. Se couper des femmes. Ses victimes mais aussi son point faible.

Elle était venue et il ne put réprimer son sourire satisfait et simplement ravi de la voir. De ne plus se savoir attaché à elle, il le regrettait. Non, il la regrettait. Une femme fascinante dont il n’avait pas pu en découvrir d’avantage. Et pourtant le peu qu’il avait vu ne cessait de le surprendre. Il lui fit un simple signe de tête pour la remercier. C’était des mots trop durs pour qu’il puisse les lui dire. Surtout à elle. Particulièrement à elle. Elle serait trop contente. Il vint lui déposer un baiser au coin des lèvres et la main qui était posé sur son bras gracile glissa jusqu’à la sienne pour l’entrainer de l’autre côté. A peine arrivé, le brouillard du Londres Rive-Droite leur gâchait la vue. Il faisait nuit et il était sombre. Quelques lanterne à l’huile luisait dans l’obscurité putride des rues étroites et sinueuses. Un homme arriva à la rencontre d’Elliott. Enfin non, de Sweeney. Le jeune-homme qui l’avait souvent assisté, pas très grand et un miséreux qui se fondait parfaitement dans les rues malfamés et salle de ce côté de la Tamise. Il ne reconnaissait pas tout de suite l’homme qu’il avait aidé en étant son coursier, mais aussi ses yeux et ses oreilles. Il lui apportait deux manteaux comme il lui avait demandé par messages quelques jours avant. Il en tendit un à la coupe féminine pour Neïlina et passa alors sa redingote sombre et longue, puis releva le col. Il n’avait pas que des amis dans le coin, et tant qu’on le pensait mort ou disparu c’était beaucoup mieux pour l’instant. Même pour ses amis.

Il passa délicatement la main de la rousse à son bras et se faufila dans les rues d’un pas calme, comme un simple couple qui se baladait ou cherchait à regagner leur logis en cette fraîche soirée. « Pas trop angoissé de venir sur mon territoire ? » lui avait-il soufflé pour simplement ouvrir la conversation, paraître encore plus insignifiants aux yeux des autres et calmer son stress paranoïaque qui grandissait à lui à chaque pas. Son regard était partout et de remarcher sur ces pavés humides lui avait fait comme un poing en plein coeur. Tant de souvenir, d’odeur, d’image qui le ramenait à ses vies passées. Après un petit moment, à tourner à gauche, puis à droite et faire une ligne droite, il s’arrêta dans une ruelle étroite, qu’il traversa avant de bifurquer dans une impasse, sans oublier de jeter un oeil derrière lui. Il n’y avait pratiquement plus de lumière. Les bâtisses semblaient s’emboiter les unes aux autres et prêtes à s’écrouler. Ah, il était loin de son Londres Rive-Gauche alors qu’il exerçait comme chirurgien de renom. Il grimpa les quelques marches et resta un moment à jauger les fenêtres brisées qui donnait sur la rue. Il n’y avait même pas une lumière d’allumer. Miss Lovett ne devait plus venir ici non plus depuis longtemps. Après tout, cela faisait vingt-huit longues années. Il poussa simplement la porte qui n’avait même plus de poignée et pénétra dans l’échoppe. Son appartement se trouvait juste au-dessus et son salon de barbier communiquait grâce à une porte à l’étage aussi, au bout du couloir. Il donna quelques coups de pieds dans les affaires qui jonchaient le sol. Sa dernière cachette avait été dévastée, laissé à l’abandon et dégradé. Il n’y avait pratiquement plus rien à voler. Dans un coin, restait un bout de couverture fait avec la toiles riche d’un sac de pomme-de-terre ou de farine. Elle était si sale et usée qu’on ne pouvait deviner sa couleur d’origine. Il y avait même eut du squat. Elliott eut un pincement au corps, posant la main sur un des piliers en bois qui étaient disposés ici et là dans la salle pour renforcer la structure. Il l’aimait bien cet endroit. Il effleura ensuite le comptoir derrière lequel se tenait toujours Miss Lovett pour faire ses comptes, servir les clients où même partager sa passion avec le barbier de Fleet Street.

Il finit par gravir les marches, dont une céda presque sous son enjambé un peu trop déterminé. Il se tourna pour regarder Neïlina et lui faire comprendre de faire attention. Il se dirigea ensuite dans le couloir unique qui contenaient de nombreuse porte. Il prit la deuxième à droite. Sa chambre. Il n’y avait plus rien non plus, sûrement que le reste des pièces. Il souleva plusieurs choses, jaugeait la salle. Il cherchait quelque chose. Ce n’était pas complètement défini, mais il préférait bien tout vérifier voir ce qu’il pouvait bien sauver de sentimentale et ou lui être utile.

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MessageSujet: Re: Dans la brume londonienne (neïlina&kiernan)   Dim 7 Aoû - 19:21

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Kiernan avait respecté le dernier ordre que je lui avais donné. Il m’avait envoyé un SMS pour me donner le jour et l’heure à laquelle nous allions repartir dans notre monde d’origine pour aller récupérer de mystérieux objets qu’il souhaitait avoir à Storybrooke. Depuis que je l’avais libéré il n’avait plus cherché à revenir vers moi. Je n’étais pour lui que la femme qui l’avait réduite à l’esclavage il avait pourtant été claire.  Grace avait fini par m’appeler deux jours après cet évènement pour m’ordonner de revenir travailler. Un ordre que j’avais fini par accepter après une journée de réflexion passer dans ma salle de musculation. Seulement, Kiernan n’était pas là. Les danseuses m’avaient présenté à son remplaçant. J’ignorais si cela était un mauvais présage ou juste une preuve de plus qu’il ne voulait plus me voir. J’en étais même venu à penser qu’il aurait pu se retrouver face à un ennemi. Puis, je m’étais ressaisi. J’aurais pu essayer de l’appeler après tout si ce dernier avait le droit de frapper à ma porte pour une partie de jambe en l’air pourquoi pas moi ? Malheureusement, faire cela était lui prouver que je tenais à lui. Je ne pouvais faire cela. C’était plus fort que moi et toutes mes personnalités sauf Neilina s’alignaient sur cette décision. Une prouesse que Médusa et Milady soit du même avis, puis hier il y avait eu ce message auquel je n’avais pas répondu. J’avais détesté le sentiment de soulagement que j’avais ressenti en le lisant, puis Médusa qui était restée relativement discrète depuis quelques temps avait ressurgi pour me promettre que si j’y allais je le regretterais.

Je n’avais pas choisi de suivre ses mises en garde. A quoi bon ? Si je lui donnais raison maintenant elle allait prendre le dessus de plus en plus souvent. Je ne pouvais cautionner cela sans compter que sa présence me manquait. Bien que je ne lui avouerais jamais.

J’avais donc enfilé un slim noir, accompagné par des bottines de même couleur et d’un top légèrement kaki, lui-même accompagné par un gilet noir. J’avais joué la sobriété.  Puis j’avais marché vers le point de rendez-vous, mes boucles rousses sautant légèrement autour de mon visage. Malgré une apparence sereine, je ne l’étais pas. En l’apercevant, je ne pu m’empêcher de sourire légèrement, répondant au sien sans même m’en rendre compte. Une fois face à lui ce dernier déposa un baiser sur le coin de mes lèvres réveillant mon désir sexuel en un même mouvement. Serrant les dents discrètement, je me soumettais au calme tandis que Médusa jubilait déjà à l’idée de mettre en évidence son plan vengeur en application. Sa main venant se longer dans la mienne, je sentais un rictus étirer mes lèvres et il m’entraina dans le portail.
Dès que nous avions traversé les mondes, le brouillard nous entoura suivi d’un vent glacial et humide. Un homme avançant vers nous je sentais mes muscles se tendre. Un danger ? Un allié ? Jetant un regard à Jack, je finissais par décréter que ca devais être un allié. La main du tueur en séria lâchant la mienne, je la laissais retomber contre ma cuisse, le suivant un pas en arrière. Comme je l’avais pressenti, le nouvel arrivant été un allié venu avec des manteaux. Prenant celui que Kiernan me tendait, je l’enfilais, appréciant la chaleur de ce dernier. Repoussant mes boucles à l’extérieur du col, je mettais mes mains dans les poches. Optant pour le silence, pendant que Jack prenait ma main pour la placer à son bras, un acte protecteur, qui donnait l’impression que nous étions un couple, mais je ne relevais pas. Acceptant son contact, bien que je déteste l’idée de penser qu’à une chose : qu’il se retrouve en moi.

Ce fut d’ailleurs Jack qui rompit le silence, en me demandant en un souffle si je n’étais pas trop angoisser à l’idée de venir sur son territoire. Laissant un sourire étendre mes lèvres, je répondais sur un même ton :

« Pourquoi le serais-je ? Personne ne me connais ici, ma vie est loin d’être en danger »

Sauf si jack décidait de mettre fin à tes jours ma vielle, lâcha Médusa acide. Fermant les yeux un instant, j’étirais ma nuque discrètement. Elle n’allait pas commencer l’autre immortelle de serpent. Préférant garder le silence pendant la traversé de la ville, je m’attelais à enregistrer chaque coin de rue. Je cherchais les dangers, Jack était loin d’être populaire, dans mon royaume mais dans cette ville il ne devait pas avoir que des ennemis. C’était un tueur et les tueurs n’avaient pas la côté même entre ses rues lugubres.

Une fois dans la maison, je me détachais de Jack, inspectant chaque détail de la demeure poussiéreuse qui avait été pillé à de nombreuses reprises. Qu’en était-il des miennes de demeure ? se demanda Milady, pendant que je suivais Kiernan du regard. Finalement, nous montâmes des marches, après une mise en garde silencieuse du maitre des lieux au moment où une marche manqua de céder sous son poids j’acquiesçais.

Une fois en haut, je croisais les bras en le voyant s’agiter avant de sortir de mon mutisme :

« Je peux savoir ce qu’on cherche ? »

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MessageSujet: Re: Dans la brume londonienne (neïlina&kiernan)   Jeu 18 Aoû - 11:33

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Kiernan lui avait doucement tapoter la main qui s’était logée dans le creux de son bras, alors que ce petit couple issue d’une caste moyenne se baladaient dans les rues peu rassurantes du Londres Rive Droite. L’ancien tueur eut sourire entendu à la réponse de Milady qui lui confia n’avoir aucune crainte. « C’est mignon… » avait-il seulement murmuré en guise de commentaire. Peut-être qu’elle n’était pas d’ici, mais lui venait d’ici et on avait beau dire qu’il avait surtout des ennemis plutôt que des amis, il en avait quand même. Puis, il connaissait les rues comme sa poche. Ou alors avait-elle fini par lui faire assez confiance. Pire encore, elle n’avait aucun doute qu’il ne tenterait pas de la tuer, pas maintenant. Et s’il s’était un petit peu ramolli…

Il arriva devant son échoppe. Celle qu’il craignait le plus de croiser et qui risquait de s’occuper du sort de Milady avant même qu’il n’y pense un jour à le faire, c’était Mrs Lovett. Il était rapidement entré en constatant qu’il n’y avait plus personne dans cette bâtisse abandonnée. L’odeur était infecte et une partie des meubles, des murs et du reste de la charpente avait été dévoré par les termites. La tapisserie de sa chambre d’un vert profond commençait à se décoller ici et là, moisissent à certain endroit, déchiré à d’autre. Il fouilla un endroit puis un autre de la pièce, ignorant totalement la dame qui avait eu la gentillesse de l’accompagné. Un coup de pied dans un tiroir dont on avait volé la poignée. Les autres étaient vides, tirés du meubles, ou complètement absents de la pièce. Un rat se mit à traverser la pièce lorsqu’il donna un autre coup du bout de sa chaussure sur une boite en carton qui lui servait à ranger un haut-de-forme. Il s’enfonça dans un des trous qui parsemait le mur contre le planché et ses petits pas s’évanouirent dans les murs. Il poussa alors le lit et claqua sèchement sa langue en voyant qu’il manquait des lattes au parquet. Qu’il manquait quelque chose dans le parquet plus précisément. Ses lames de barbier. Il siffla une insulte à l’attention de Lucile Sharpe, se disant que cela ne pouvait être qu’elle. Après, ça le rassurait aussi. Il fallait juste qu’il lui mette la main dessus avant qu’elle ne le fasse elle-même.

Milady finit par briser le silence. Elle sortit l’homme de ses sombres pensées. Il la dévisagea un moment, lui tournant presque le dos. Il avait tourné la tête et sans rien dire, s’était passé la main dans les cheveux pour reporter son attention au trou vide dans son plancher. « Des choses… Sentimentales… Ou utiles. Ce que je cherche vraiment, tu pourras pas m’aider, ne t’inquiète pas. Reste là tranquille et surveille. Si tu entends du bruit ou voit quelque chose par la fenêtre, dis le moi… On me pense mort. Enfin je l’espère. Ca me laisse du temps. » finit-il par lui répondre en s’approchant doucement d’elle, la contournant avant de jeter un oeil discret à la rue par sa fenêtre qui se trouvait à côté de la belle. Il fit ensuite glisser la commode jusqu’au coin opposé de la chambre. Il s’appuya dessus d’abord simplement avec les mains et en posant le maximum de son poids dessus. Le meuble grinça, mais ça avait l’air de tenir. Il se mit alors debout, d’un pas peu habile avant de jauger une poutre qui coupait l’un des coin. Elle était longue d’à peine un mètre. Elle donnait l’impression de traverser la maison, mais il l’avait coupé. Un coup de poing en dessous de la poutre et un nuage de poussière et de ciment encombra la pièce un instant. Il tira la poutre vers sa droite et la planche lui échappa presque des mains. Elle bascula, il la rattrapa de peu, mais une boite en bois vernis se délogea de la poutre pour venir s’écraser sur le plancher. Cela fit moins de bruit que la poutre et avait moins de risque de performer le sol. C’était une sorte de mal pour un bien. La boite s’était ouverte sur le sol. Il y avait beaucoup de papier, mais aussi un insigne d’honneur de l’infanterie dans laquelle il était entré lors de son temps de jeune-homme actif. Des lettres, puis des photos, un peu d’argent et un médaillon en or, orné de rubis de petite taille, poli avec raffinement et délicatesse. Un magnifique bijoux.

Kiernan se précipita pour récupérer le médaillon qu’il glissa autour de son cou et resta accroupis, pour fouiller dans ses papiers. Il prit l’argent qu’il fourra dans l’une de ses poches, puis tria rapidement le courrier et les photos. L’une de ces photos s’était retrouvée aux pieds de Milady. C’était un portrait de famille. Celui de sa fille Moira et de lui. La charmante blonde, qui ressemblait trait pour trait à Grâce se tenait droite et élégante sur un sofa, un livre à posé sur ses genoux délicats et lui se tenait debout derrière le meuble, l’air froid et sévère. Il était préoccupé par un autre portrait. Celui de sa femme morte peu de temps après la naissance de Moira à cause d’une cruelle pneumonie. Elliott finit par lever les yeux et vit la photo qui était sous le nez de son ancien geôlier. Il soupira. « Tu voulais savoir pourquoi Grace m’envoutait autant, avait-il commencé en se levant. C’est ma fille sur cette photo. A croire qu’il y a des liens qui transgressent n’importe qu’elle malédiction. » Il rangea la photo de sa femme dans une autre de ses poches, jetant un autre rapide coup d’oeil par la fenêtre.
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MessageSujet: Re: Dans la brume londonienne (neïlina&kiernan)   Mar 13 Sep - 20:23

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Je ne servais strictement à rien. J’étais seulement là pour faire jolie, enfin c’était l’impression que j’avais pendant que Kiernan s’échinait à retourner son ancienne demeure.  Mettant fin au mutisme dans lequel je m’étais cloitrée depuis que nous étions partie, je lui demander ce que nous devions chercher, et j’apprenais qu’il recherchait des choses sentimentales. Retenant un haussement se sourcil surpris, je retenais une remarque sur son adoucissement, et hochais la tête en faisant la seule chose pour laquelle il m’avait traîné avec lui : faire le gais. Je sentais sa présence à quelque centimètre de moi, mais je ne bougeais pas, un regard posé sur la rue, je songeais à la manière dont les gens pensaient qu’il été mort. En l’occurrence, il y avait au moins une personne qui savait que ce n’était pas le cas et c’était l’homme qui nous avait accueilli était-il réellement digne de confiance ? Dans la rue déserte, froide où il n’y avait même pas une feuille d’arbre qui vole, je me surprenais à suivre du regard un chat noir. Cet endroit était dépriment. Le bruit sourd d’un coup de poing dans le bois, me faisant sortir de mes pensées, je sursautais en me retournant vers Jack qui venait de déboîter une poutre. Suivant du regard la boite qui s’écrasa au sol, en envoyant par la même occasion un flot de poussière dans mes yeux, je retenais une quinte de toux quand j’apercevais une photo à mes pieds. Au départ, je voulais simplement aider l’ancien tueur en série à ramasser le contenant de la boite afin de partir d’ici le plus rapidement possible. Seulement un détail attirait mon attention, le visage de Jack. Il était fidel à lui même, froid, distant, portant il était entouré d’une magnifique femme qui aurait pu faire sourire n'importe quel autre homme et d’une petite fille qui était le portrait craché de sa mère. Jack était un père. Sous le choc, je n’arrivais pas à défaire mon attention de la photo. Il avait raison je ne connaissais pas une grande partie de la vie de Jack l’éventreur. Le souffle de ce dernier me parvenant, je revenais à l’instant présent. En voyant les doigts de Kiernan autour de la photo, je la lâchais en écoutant ce que ce dernier m’avouer.

« Je comprends mieux en effet »

Lâchais-je, en guise de réponse. Grace ressemblait à la môme, serrant les dents, je ne disais pas le moindre mot, bloquait les pensées de la Méduse qui fanfaronnait bruyamment dans mon esprit. Elle me donnait mal à la tête. Discrètement, je posais mes doigts de la main droite sur ma tempe en me retournant vers la fenêtre, le regard rivé vers la rue pour reprendre ma mission là où nous l’avions arrêté. Mes dents grinçant, je faisais disparaître définitivement disparaître la douce Neilina, pour laisser son sosie plus diabolique prendre le dessus. Un acte qui avait permis à la Méduse de limiter son emprise, seulement, cet acte donna une naissance verbale à une question qui hantait Milady :

« Qu’est-il arrivé à ta fille ? »

Au moment où j’avais ouvert la bouche, Neilina regrettait d’avoir céder sa place consciente que cette question pouvait déclenché la partie sombre du propriétaire des lieux. Si ce dernier se laissait embarquer une fois de plus, Méduse allait réussir à prendre le dessus, il ne fallait pas que ça arrive, elle ne pouvait apparaître dans notre monde d'origine.
Toujours concentré sur la rue un miracle eut lieu, deux hommes tout de noir vêtus passèrent dans la rue. Les sourcils froncés je refermais les rideaux justes avant que les deux inconnus lèvèrent la tête vers la fenêtre où je me trouvais avant de demander :

« Tu connais ces deux hommes ? »


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MessageSujet: Re: Dans la brume londonienne (neïlina&kiernan)   Sam 24 Sep - 21:32

Dans la brume londonienne
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La boite venait de s’écrouler sur le sol, éparpillant un bon nombre de chose. Ses médailles d’ancien tunique bleu, son diplôme de chirurgien, des photos, des bijoux appartenant à sa femme ou sa fille, voire à lui, des messages sur des petits bouts de papiers, … Neilina se retint de tousser et regardait dans sa direction, quittant son attention vers la fenêtre. Kiernan s’était baissé pour ramasser quelques petites choses qui l’intéressaient. Surtout des photos et un médaillon. Celle de sa vie qui avait commencé sur les Terres du Nouveau Monde, juste après avoir quitté son Londres Rive Gauche natal. Elle se méprenait en pensant qu’elle n’était là que pour faire jolie et simplement utile à surveiller les alentours. Il avait aussi besoin d’un soutient et il lui donnait un peu toute sa confiance en lui donnant le rôle de surveiller leurs arrières. Bien sûr, il ne le lui avait pas dit ainsi, toujours aussi froid et mystérieux. Et il ne comptait pas le lui dire. Si elle n’était pas capable de lire en dehors de ce qu’il laissait paraitre, tant pis pour son estime. Après tout, pourquoi ferait-il un effort alors que c’en était presque inconscient. Il était bien plus attachés et proche de son bourreau qu’il ne l’aurait imaginé. Les relations et le temps vous réservaient tant de surprise. Il avait longuement regardé le portrait de sa femme qu’il tenait en main avant de la ranger et s’approcha de Neïlina. Dans tout le tas de papier, il lui en manquait une. Celle où il était seul avec sa fille et qui il y a bien des années trônait dans un magnifique cadre de son bureau. Juste à côté de celui de sa défunte et regrettée à jamais femme. Il se pencha et il constata qu’elle était dans la main de sa partenaire du jour. Il lui confia alors que cette jeune-fille qui avait le même visage que Grâce était sa fille. « On a tous eu une vie avant… » lui avait-il murmurer ailleurs et presque nostalgique après qu’elle lui ai partagé son empathie. Il récupéra délicatement sa photo et la rangea avec les autres dans la poche interne de sa veste.

Il ne prêta même pas attention à la fenêtre pour venir balayer la pièce des yeux, essayant de rassembler ses souvenirs et s’imaginer la pièce telle qu’elle était alors qu’il était venu ici se cacher. Changer encore une fois de vie. La voix de Milady provoqua presque comme un écho dans l’endroit décrépit. Une question qui plongea douloureusement Elliott dans sa mémoire profonde et obscure. Celle qui tentait de sceller chaque jour avec l’alcool ou en tuant des femmes. Il se revoyait étreinte sa fille dans le petit salon, près du piano sur lequel elle venait de jouer. Le coupe papier enfoncé dans sa gorge, son corps qui se tressautait comme si son corps cherchait à retenir son âme et le sang chaud lui coulant entre les doigts. Le seule moyen de se tous se libérer de la malédiction qui avait touché les Ravenswood. Le prix à payer pour ses ambitions égoïstes. Il rouvrit lentement les yeux. « Elle est morte. Enfin normalement elle l’était. Je sais pas ce qui se passe avec Grace. Qu’est-ce qu’elle fout à Storybrooke ? Mais ce qui est sûr, c’est que je la laisserai pas mourir deux fois. Plus personne ne la touchera » finit-il dans un chuchotement en attrapant dans un acte manqué le médaillon qui pendait à son cou. Etrangement, cette question et le regard de la belle lui avait donné plus envie de se confier que de l’envoyer paitre avec sécheresse. Il ne disait pas tout, car il y a des choses si difficiles à assumer, qu’on avait la facilité à les taire et subir la douleur lancinante d’une psychose.

Elle le sortit de ses pensées en parlant d’homme. Son regards de biche était portée sur la rue qui donnait sous la fenêtre. Elliott soupira et jeta un oeil à son tour, retenant sa respiration. Le col relevé, des chapeaux, il ne pouvait reconnaitre que leur silhouette, mais rien ne lui vint. Un des hommes leva son regard vers la fenêtre sans toujours deviner son visage. Il fit un signe dans leur direction. Et avant même qu’il le présumé mort eut le temps de comprendre, le deuxième chargeait un fusil. Il leva l’arme et l’ancien tueur poussa Neilina hors du champs avant de se baiser. « Bordel ! Je dois les connaitre ou ils travaillent pour quelqu’un que je connais. Enfoiré de gosse, il a craché le morceau » se mordit-il le poing par colère. Il avait foi en le jeune-homme qui l’avait attendu devant le portail pour lui confier des vêtements qui les aideraient à passer inaperçus. Sauf que si jeune, sous la menace et la torture, même si c’était un brave gars, il ne tenait pas. Elliott s’empressa de se canaliser pour essayer de réfléchir alors que la deuxième balle brisa un nouveau carreau de la fenêtre, les bout de verres tombant sur sa tête et glissant dans son col où le long de son manteau. La porte arrière ? Trop de risque que d’autres hommes l’attendent aussi. Il finit par attraper le bras de Neilina sans ménagement pour sortir de la salle en trombe. Il la lâcha une fois dans le couloir et tendit l’oreille, lui faisant signe de se taire. Après être sûr qu’ils étaient encore tranquilles dans la bâtisse, il la regarda pour s’assurer que ça allait pour elle. Il fit un signe de tête. « Tu es déjà allé sur les toits de Londres ? » lui murmura t-il avec un sourire narquois. Il longea le couloir pour prendre une porte. C’était l’ancienne chambre de Miss Lovett. Il n’en restait plus grand chose non plus, si ce n’est les phrases lugubres sur le murs ou encore des marques de griffures. Il souleva la fenêtre qui donnait sur un bout de toiture. Il passa la tête pour regarder. La voie était libre. Il lui fit signe d’y aller et lui tendit la main pour l’aider : « Les femmes d’abords… » Après, ils leur suffisaient de grimper sur l’autre toit un étage plus haut en face et de se frayer un chemin en prenant soin de ne pas glisser.
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MessageSujet: Re: Dans la brume londonienne (neïlina&kiernan)   Ven 30 Sep - 22:37

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On a tous une vie avant, la phrase de Kiernan résonnait dans mon esprit de manière assourdissante. Il avait raison sur plus d’un point. Notre passé, était passé, c’était lui qui nous avait forgé, lui qui avait influencé chacun de nos choix. Qu’importe le nom que j’avais pu porter, un acte que j’avais commis avait fini par déterminé le reste de ma vie à tout jamais, qu’il soit volontaire ou non ; Jack avait donc une fille, une fille qui ressemblait étrangement à Grace, la patronne, cette femme qui avait toujours obsédé Kiernan et toutes les versions de lui. Une obsession qui avait attisé ma jalousie. Une obsession qui m’avait rendu dingue, désormais j’en connaissais la cause aussi étrange soit elle. Ce dernier disait qu’il ne laisserait plus jamais personne la toucher et je ne pouvais que le croire. S’il y avait bien un adjectif qui pouvait définir l’homme qui marchait à mes côtés depuis des années c’était déterminé. Il irait jusqu’au bout, qu’importe le prix à payer. Qu’importe le nombre de personne à tuer pour arriver à ses fins. Il aimait Grace à sa manière et je ne savais pas pourquoi cette réflexion me faisait souffrir, je n’aimais pas ressentir cela. Je n’avais pas à ressentir quoi que se soit. Il était censé être un pion dans l’échiquier géant de la vie de Milady de Winter, un simple pion jetable, mais tout avait dérapé. Désormais Milady et presque toutes ses versions tenaient beaucoup à cet homme aux passés sombre et tumultueux. Milady l’aimait assez pour le libérer, mettant fin à ses années de servitude en quelque arole dans le seul but de le protéger d’elle et de ses propres ombres maléfiques. Milady avait toujours était étroitement lié à la noirceur, tout comme Médusa, dans leur sillons elles m’avaient enivrés, maintenant je savais tout. Je n’étais pas capable de contrôler le monstre en moi. Je l’avais libéré et pourtant je revenais constamment vers lui, même pour des missions aussi faiblarde que de faire le gais pendant qu’il rassemblait ses souvenirs. Cette mission, je m’y soumettais sans broncher, l’esprit enivré par des réflexions qui posaient débats. Le silence reprenait place, jusqu’à ce que je le rompe pour prévenir Jack de l’arrivé de deux hommes. Dès que Kiernan s’approcha pour venir voir par lui-même, l’un des deux inconnus leva la tête chargea son arme, la pointa vers nous et mon ancien sous-fifre me poussa hors du champ de tire. Manquant de tomber à terre, j’eus tout juste le temps d’entendre l’ancien tueur en série pestiférer contre le gamin qui nous avait accueillis, que le propriétaire des lieux se jeta sur moi, me saisissant le bras avec violence et précipitation pour me mener jusque dans une chambre délabré. Un acte que j’aurais pu mal interpréter aux vus des pulsions qui nous prenait lorsque nous nous retrouvions seul, mais ce n’était clairement pas le moment pour une partie de jambe en l’air, même rapide. Ce dernier me demandant en un murmure narquois si j’étais déjà monté sur les toits de Londres, je souriais en lui répondant en un souffle malicieux :

« A ton avis ? »

Bien sur que non je n’étais jamais monté sur les toits de cette ville froide et triste, mais ça ne devait pas être si compliqué que cela. Sans compter que je n’avais pas tellement le choix, j’en pouvais ne pas faire la fine bouche. Mourir n’avait jamais été un plan acceptable ou même concevable pour moi, s’il fallait marcher sur les toits pour s’en sortir casse l’en tienne, je marcherais sur les toits. Après tout je jouais bien les équilibristes autour d’une barre de fer ça ne pouvais pas être plus compliqué. Saisissant la main qu’il me tendait, je m’hissais avec souplesse sur le toit, m’écartais pour le laisser passer, en inspirant profondément. Les arrêtes des toitures étaient glissante grâce à la pluie qui semblaient tomber bien trop souvent sur ses rues, Kiernan n’eut pas besoin de m’expliquer ce qu’il fallait que je fasse, pour quitter son ancien refuge nous devions changer de toiture et la seule qui était accessible était celle de la bâtisse d’en face, cette dernière était juste un étage plus haut. Attaquant mon ascension, le pas rapide bien que prudent je m’avançais vers la fameuse bâtisse, silencieuse. Toute ma concentration ancré sur mon objectif, mon cœur battant à tout rompre, je ne prenais pas la peine de vérifier que Jack me suivait, il le faisait c’était obligé il ne m’aurait pas laissé sur un toit dans une ville que je ne connaissais pas. Il n’était plus mon sous-fifre, mais c’était lui qui m’avait mené jusqu’ici, par conséquent il me ramènerait ! J’en étais intimement persuadée. Alors que je n’étais qu’à deux pas du point d’arrivé, une bourrasque de vent purement londonienne, me bouscula, me faisant perdre l’équilibre, retenant un cri par pur instinct de survie, je sentais mon corps s’effondrait contre la toiture, tandis que mes mains accrochaient l’arrête glissante du toit.

« Bordel fait chier ! »

Maugréais-je, les yeux mi-clos, tandis que je m’inspirais au calme pour m’hissais à nouveau sur le toit par la force des bras, remerciant silencieusement mes longues soirées passées dans ma salle de sport pour calmer mes angoisses. Enjambant la toiture avec souplesse, je me retrouvais assise et essoufflés, le regard oscillant entre celui du reptile et de l’humain, tandis que me glissais vers le mur, me servant de ce dernier pour me relever en prenant milles et une précaution tout en ajoutant à l’intention de Kiernan d’un air taquin, ayant brièvement aperçu l’onde d’inquiétude sur son visage :

« Si tu voulais ma mort Jack fallait me le dire plus tôt, mais autant te le dire je préfère encore perdre la tête que de me retrouver aplati sur le sol de Londres ! »

Grimpant sur le toit voisin, j’attendais que mon ancien partenaire de crime me rejoigne, avant de partir derrière la cheminé afin de grossièrement nous dissimuler pour lui demander légèrement inquiète :

« Qu’est-ce qu’on fait maintenant Jack ? On devrait les retrouver et les tuer, s’ils parlent et que les gens apprenne que tu es en vie, ca sera pas bon pour toi n’est-ce pas ? »



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MessageSujet: Re: Dans la brume londonienne (neïlina&kiernan)   Sam 12 Nov - 21:06

Dans la brume londonienne
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Le temps était à la fuite et Elliott n’avait pas trouvé d’autre moyen que les toits. Sa sortie de secours préférée. Il connaissait les toits de Londres rive-droite sur le bout des doigts. Il aida Milady à passer la haute et étroite fenêtre, galant. Ensuite, ce fut son tour. Il se hissa et d’un geste si habituel qu’il n’avait jamais oublié – car il en a eu ici des soucis, surtout des conflits de voisinages. La belle s’était déjà mise à avancer, était tombée mais s’était rattrapée et grimpait sur le toit de la demeure limitrophe. Etrangement, il n’était pas plus angoissé que ça. Même pas la petite chute de Milady qui aurait pu s’avérer mortelle. Au contraire. De bon souvenir. Il était assez heureux de retourner dans ses pas qu’il prit le temps de lorgner sur Milady alors qu’elle passait gracieusement par la fenêtre et plus encore lorsqu’elle grimpait sur la maison voisine. Il s’était empressé de venir l’aider, ses mains puissantes sur ses hanches, sans manquer de les laisser glisser le long de ses gracieuses jambes. Des jambes dont il ne vit qu’une infime partie de peau alors qu’elle était déjà sur l’autre toit. Elle n’en avait pas besoin, mais ça lui faisait trop plaisir de se rendre utile. Il ne perdit pas plus de temps et rejoignit sa partenaire de fuite. Il s’était assise à côté d’elle. L’inquiétude qu’il avait vu dans son regard, n’était pas qu’elle avait faillit tomber. Il fut bien sûr soucieux sur le moment lorsqu’il l’avait vu dévaler la toiture, mais au mieux il n’aurait eu qu’un court pincement au coeur. Son instinct égoïste de survie gagnait toujours. Ce qui l’inquiétait, c’était qu’il avait envie de s’amuser. Il avait envie d’être simplement lui et se venger de ce sort noir qui les avait frappé et l'avait aliéné durant trop d’année.

Milady bougea pour aller se cacher derrière une cheminée. Très bonne initiative. Elliott en avait presque oublié qu’ils étaient poursuivis. Les toit de Londres avec une aussi belle femme, il y avait de quoi lui tourner la tête. Il lui emboitait le pas. Milady avança un autre fait très intéressant. Elliott se mordillait l’intérieur du pouce, pensif. « Ouais, mais si on les tues on saura que je suis en vie aussi ou que quelqu’un sait quelque chose… Un accident. Faut les faire tomber des toits… Comme ça, il aurait peut-être eu une piste, mais ils ont pas su se montrer assez agile… Ca laisse un doute. Laisse tomber et fais ce que je dis. Faut les tuer comme ça » avait-il fini un peu ailleurs, court-circuité par ses angoisses paranoïaque et maniaque. Jack ou Sweeney, peu importait lequel plus exactement, mais ils étaient de retour et ils aimaient ça. Le poulain de Dracula n’avait qu’une envie, de se défouler un peu. Puis quoi de mieux que de se remettre dans le bain avec Milady comme compagne du crime. C’aurait été majestueux avec Lucile, mais avec Milady, c’était efficace et sexy. « T’es prête ? » lui chuchota t-il après s’être glissé derrière elle, les deux mains sur ses épaules, et la tête contre la sienne. Il surveillait la fenêtre. « Si tu le pousse juste assez fort par là » chuchota t-il en passant son bras devant son visage, l’enveloppant contre lui. Il lui indiquait le bord du toit à droite. « Il y a une haie en fer, il s’empalera dessus… Je cours, je les attire, t’en pousse un et… On improvisera... Je te fais confiance, lui susurra t-il avec un sourire taquin. D’accord ? Ah et vise celui avec l’arme. »

Il se détacha de Milady pour sortir de son holster un automatique qu’il munit vissa rapidement et d’un coup de mains expert, un silencieux au bout du canon. Juste au cas où. « Maintenant. » dit-il doucement tapotant son épaule et il se leva. Il attira leur attention, évita un tir et se mit à détaler sur les toits. Les deux hommes le poursuivirent, celui au fusil un peu en arrière. Il rechargeait tout en se déplaçant.  
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MessageSujet: Re: Dans la brume londonienne (neïlina&kiernan)   Ven 23 Déc - 21:57

Dans la brume londonienne
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Son souffle contre ma peau me donnait des frissons, mais je restais centrée sur mon objectif descendre de ce toits et si possible avec du sang sur les mains. Je ne voulais guère devoir protéger une autre paire de fesses que les miennes, en laissant partir les fouteurs de troubles, nous mettions en danger le secret de Jack, par ricochet cela finirait par mettre en danger le mien. C’était la seul excuse que je m’étais trouvée pour justifier le fait que j’allais me battre pour une autre personne que la mienne. La petite humaine est amoureuse, et elle est même pas capable de se l’avouer susurra la Méduse dans ma tête avec sa voix si similaire à la mienne et pourtant tellement plus perfide. Serrant les dents, je lui répondais intérieurement de se la fermer avant de reprendre l’écoute du plan de Kiernan. Je regardais où est-ce que je devais pousser un des assaillants et enregistrer l’information en m’appliquant à contrôler ma libido. Au top départ de mon partenaire de crime, je l’entendais détaler, et regardais discrètement dans la direction de nos assaillants. Repérant celui qui détenait l’arme, je m’accrochais fermement à la corniche, laissait passer le premier avant de projeter mes pieds dans le ventre de celui qui portait le fusil. La surprise fut la dernière chose qu’il me fut permis de voir, avant que ce dernier ne glisse pour atterrir comme l’avait prédit Kiernan sur la haie en fer en un hurlement strident presque féminin.

J’eus à peine le temps de me redresser convenablement, que son partenaire faisait volt face s’apercevant de ma présence.

« Espèce de salope »

Hochant les épaules, je greffais un sourire angélique sur mon visage, en laissant échapper avec un ton provoquant bien qu’enfantin :

« Oups, j’ai glissé, je suis tellement maladroite que ça en est affligeant »

Sur ces mots, je sortais le poignard que j’avais dissimulé de mon matin dans ma botte, en me redressant, avant d’avancer vers lui d’un pas faussement assuré :

« Allez viens venger ton ami, j’aime être puni »

Accompagnant mes mots avec un geste de la main, un sourire pervers sur les lèvres j’apercevais au loin la silhouette imposante de Kiernan, mais j’ignorais bien ce qu’il allait faire. Allait-il m’abandonner et attendre que je m’en sorte seule ou allait-il se charger du second ? Je finirais par le savoir quand l’autre aura pris sa décision venger son ami ou poursuivre son but initial attraper Jack l’éventreur.


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