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 Julian C. Trouillefou "L'homme est-il un monstre ou le monstre un homme ?"

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MessageSujet: Julian C. Trouillefou "L'homme est-il un monstre ou le monstre un homme ?"   Ven 12 Aoû - 15:15


Julian Clopin Trouillefou
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Nom, Prénom(s) : Julian Kuzco Trouillefou
Âge :
Date & Lieu de naissance : 4 juillet, Jungle Green, la Jungle
Conte : Kuzco l'empereur mégalo, Madagascar, le bossu de Notre-Dame
Personnage : Kuzco, King Julian, Clopin Trouillefou
Orientation & Statut : Pourquoi choisir ? Homme ? Femme ? Je me considère comme un bisexuel épicurien... mais attention je ne veux que du premier choix ! Célibataire ? Toujours ! Où est le fun sinon ?
Groupe : Le musicien
Un camp en particulier : Je fais toujours partie des larbins de Cora mais vous verrez un jour je me libèrerais de son emprise et je vous promets que ce sera spectaculaire !
Pouvoirs : Vaudou : Si vous pensiez que l'art du vaudou se limitait aux poupées ensorcelées et aux malédictions, vous êtes loin de la vérité ! Le vaudou est un art particulier reliant le monde des vivants et le monde des morts. En invoquant les bons esprits vous pouvez forcer la chance et vous doter d'une bonne étoile qui vous apportera chance et fortune (magie blanche) ou vous aidera dans vos histoires de cœur (magie rouge). Pour les plus courageux, l'invocation des mauvais esprit vous permettra d'apporter le mauvais œil sur tous vos ennemis. Les possibilités sont illimitées mais le prix à payer l'est également. Bénéficiant dès mon enfance d'un lien particulier avec les esprits du ciel, je dispose de pouvoirs immenses. Par la pratique d'invocations magiques, de danses mystiques et l'utilisation d'objets magiques, je peux réalisés tous vos rêves... métamorphoses, télépathie, voyance et lancement de sortilèges, malédictions et meurtres... Besoin d'un petit coup de main dans votre vie ? N'hésitez pas à venir me consulter à ma boutique.

Contrôle des ombres : Qui aurait cru que des choses aussi singulières et insignifiantes que des ombres pourraient un jour devenir mon arme de prédilection ? J'ai élevé ma maîtrise des ombres à un niveau artistique ! Etant capable de les manipuler à ma guise, mes ombres peuvent prendre vie et interagir avec le monde extérieur comme si elles étaient faites de chair et d'os. je peux arracher sans un effort les ombres des personnes que je désire et les utiliser à ma guise, souvent en tant qu'espionnes et parfois en tant que soldats.

FEAT Will Smith



Que penses-tu de la politique actuelle des choses ?
Es-tu au moins au courant de ce qui se trame ?
Si je suis au courant de ce qui se trame ? Mais bien sûr mes braves gens, j’en suis l’un des instruments du changement et probablement le meilleur de tous. Cela fait partie des rares avantages de se mettre à la botte des puissants. Je travaille actuellement au service de Cora... vous savez la mère de l’ancienne Méchante Reine. Une reine très puissante et tout aussi ambitieuse que Cora est en train d’étendre son pouvoir sur le Monde des Contes. Autant vous dire que la pauvre Cora n’apprécie pas de se faire couper l’herbe sous le pied ! Du coup, elle cherche à la concurrencer dans le Monde des Contes et la petite ville de Stoybrooke. Elle a réuni à ses côtés les plus puissants des « méchants » de notre Monde de papier, dont votre serviteur ! Bien sûr, ses histoires de crêpage de chignon entre dames ne m’intéressent pas le moins du monde. Mais comment aurais-je pu refuser lorsque mes créanciers particulièrement énervés m’ont promis le pire des châtiments si je ne leur apportais pas ma part d’âmes damnées ? Après tout, mes vieux amis peuplent l’Au-delà ! Je n’avais donc pas d’autres choix que de lécher les bottes de cette dangereuse sorcière ! Pourquoi ai-je choisi de m’établir à Storybrooke… eh bien disons que cette charmante petite ville est devenue un terrain de jeu parfait pour moi. Tous ses habitants faibles et plein de défauts finiront bien par s’entretuer et moi je serais là pour récolter les miettes de leurs âmes dépravées. Je pourrais alors enfin me libérer de l’emprise de Cora et agir selon mes propres règles. Soyez prêts, chers habitants de Storybrooke, car le règne de terreur du maître des ombres est pour bientôt !

Anecdotes & Caractère

Anecdotes

Julian est un artiste complet. Danseur de talent incontestable, il sait mieux que quiconque enflammer une piste de danse. Samba, Madison, Flamenco, Modern Jazz… aucune danse ne lui résiste. C’est également un très bon chanteur et compositeur. Lorsqu’il était gitan, il lui est arrivé très souvent de composer des chants et des ballades pour enchanter ses spectateurs. Il est également capable de bouleverser les foules par son grand talent de comédien, qu’il le mette en pratique dans des comédies ou dans des tragédies.

L’image qu’il donne aux autres est très importante pour lui. C’est pourquoi, il sera prêt à dépenser une fortune dans ses vêtements pour avoir les costumes les plus chers et les plus chics de Storybrooke. Sa pratique de la danse et ses heures passées à faire de la musculation lui permet également de conserver un physique impeccable.

Il est hanté par une peur très particulière, il ne supporte pas que quelqu’un touche ou même regarde ses pieds. Personne ne peut réellement expliquer cette peur. Julian ne porte donc jamais de chaussures découvrant ses pieds et préfèrera toujours une bonne paire de chaussures cirées à des sandales ou des nu-pieds.

Personne très croyante, il attribue la plupart de ses succès ou de ses échecs à l’intervention des esprits du ciel ou de l’ombre. Il n’est donc pas surprenant qu’il en soit venu à se fier aux dieux vaudou pour l’aider à réaliser ses ambitions.

Il possède une grande collection de scarabées. Ces insectes représentent pour lui une période de soumission totale durant sa vie. Elle lui rappelle donc ce qu’il n’acceptera plus jamais d’être.

Malgré sa fortune, Julian méprise les classes dites « supérieures » de la société. Il reste très proche des personnes défavorisées et sait faire preuve de générosité à leur égard. Il leur consacre donc facilement une partie de sa fortune en échange de services divers.

Il croit fortement à la théorie du sexe fort. Pour lui, les mâles vaudront toujours mieux que les femelles dans les postes à responsabilités.

Il possède une aversion particulière pour les grenouilles, cela est dû notamment aux nombreux déboires qu’il a eu dans sa vie avec ces batraciens. C’est pourquoi il transforme la plupart des ennemis qu’il méprise sous cette forme animale. De même, le fin gourmet est particulièrement friand de cuisse de grenouille.

Curieusement, la magie vaudou n’influence pas sur lui. Il serait incapable de lancer des sorts de protection pour lui-même et ne pourra qu’influencer la vie des personnes qui l’entourent.

Caractère

Tout comme bon personnage qui se respecte, Julian possède une personnalité à la fois riche et complexe. Si les personnes qu’il croise retiennent plus souvent ses mauvais que ses bons côtés, c’est avant tout parce qu’il ne se livre pas facilement et ne fait que très peu confiance aux personnes qu’il rencontre sur sa route.

Pour bien des gens, Julian paraît donc être une être cupide et sadique qui pense avant tout à satisfaire ses propres ambitions. Sa clairvoyance et le don certain qu’il a pour connaître les secrets et les désirs de chacun font de lui un manipulateur de génie. Possédant un don certain de la comédie, Julian est également très bon lorsqu’il s’agit de convaincre et de rouler ses victimes. Etre très ambitieux, il n’hésitera jamais à écraser ses ennemis pour parvenir à ses fins et réaliser ses rêves. Julian est également une personne très orgueilleuse. Convaincu de sa supériorité, il peut se montrer dédaigneux et irrespectueux par rapport aux personne qu’il considère inférieures à lui. Curieusement, sa clairvoyance ne l’empêche pas de tomber parfois dans les pièges tendus par ses ennemis. Planifiant tout à l’avance, il se place des œillères devant les yeux et ne se rend pas compte que ses plans peuvent avoir des ratés. Lorsque ses projets échouent, il peut lui arriver de tomber dans de graves dépressions dont il ne sort que difficilement. Julian est également un être rancunier et il ne pardonnera pas facilement aux personnes qui ont osé le duper. Prenez garde à vous si vous le trahissez, car il frappera vite et fort ! Il vous fera amèrement regretter vos actes.

Si Julian apparaît comme étant impitoyable aux yeux de ses ennemis, il se révèle en revanche être le meilleur des hommes pour ses alliés. Julian est un leader né et il se retrouve très souvent à la tête des communautés dont il fait partie. Il respecte chacun de ses sujets tant que ces derniers ne se permettent pas de contrer son autorité. Les nombreux échecs et humiliations qu’il a subi au cours de sa vie le pousse naturellement à se rapprocher des classes défavorisées. Il se montre ainsi généreux envers ces personnes et fera son possible pour leur apporter son aide dans l’amélioration de leur mode de vie. Homme protecteur voire même aimant, il cherchera toujours à défendre ses hommes quitte à mettre en danger sa propre vie pour ces derniers. Julian possède également un charisme certain et s’avère être un homme d’affaire de génie. Il sait mieux que quiconque négocier avec ses alliés et fera bien souvent preuve d’une intelligence rare et d’une grande finesse d’esprit. Sa clairvoyance s’avère donc une arme redoutable dont il n’hésite pas à user dans ses relations d’affaires. Personnage excentrique, il sait mieux que quiconque mettre de l’ambiance dans une soirée. Bon vivant, il aime profiter de tous les plaisirs de la vie, surtout lorsqu’il est bien entouré. S’il a un projet en tête, il saura se montrer persévérant et patient pour parvenir à ses fins !

Qualité : Bon vivant – Boute-en-train - Charismatique – Clairvoyant – Excentrique – Généreux - Intelligent - Leader né – Patient – Persévérant - Protecteur

Défaut : Ambitieux – Bon comédien - Cupide- Dépressif - Manipulateur – Orgueilleuse – Rancunier - Sadique – Trop confiant




Pseudo : Miosyz
Prénom : Sandrine
Âge : 29 ans
Loisirs : Voir la fiche de Marvin E. Kandinski
Crédits de la fiche : Google, Disney Wiki, Madagascar Wiki,  
Code du règlement :  Darkness in your soul
Que penses-tu de NKL ? : Toujours aussi génial ! Je suis complètement addicte !
Besoin de parrain/marraine ? : Non, je crois que ça va aller !



Dernière édition par Julian C. Trouillefou le Lun 12 Sep - 21:45, édité 10 fois
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MessageSujet: Re: Julian C. Trouillefou "L'homme est-il un monstre ou le monstre un homme ?"   Ven 12 Aoû - 15:19

Histoire
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All hail King Julian !

Ma vie a commencé sur la magnifique île de Madagascar située aux abords du royaume de Jungle Green. Curieusement, cette île merveilleuse n’a jamais été peuplée par des êtres humains mais par des milliers d’espèces animales de toutes les formes et de toutes les couleurs. Parmi ces créatures, deux d’entre elles étaient installées depuis des siècles et se livraient un combat sans merci. D’un côté, il y avait des foussas. Des bêtes monstrueuses et voraces qui imposaient leur loi par la force de leurs griffes gigantesques et de leurs dents acérées. De l’autre côté, on retrouvait les lémuriens ! Des bêtes intelligentes et raffinées qui tentaient au mieux de survivre sous le règne de terreur imposé par ces terribles prédateurs ! Je suis né parmi eux, dans une colonie comptant plus de trente individus. Eh oui car contrairement à ce que les apparences pourraient laissés penser, je n’ai pas toujours été un être humain ! J’étais un lémurien magnifique, doté d’un pelage gris très doux et d’une queue rayée majestueuse. En plus de toutes ces qualités dont la nature m’avait doté, j’étais né dans une famille royale qui régnait en maîtresse sur le peuple des lémuriens depuis douze générations.

A l’époque de ma naissance, ma mère était responsable de notre peuple. J’appréciais beaucoup ma mère. Elle savait se montrer aussi douce qu’autoritaire et possédait une sagesse extraordinaire. Vous comprendrez maintenant de qui je tiens toutes ces qualités ! Trop prise par ses responsabilités, ma mère ne put s’occuper de moi. Je fus donc confié aux bons soins de nourrices et de serviteurs qui accomplissaient toutes mes volontés. Que c’était agréable de vivre sans assumer de responsabilités, tout en se faisant dorlotés par d’autres ! Déjà, de jeunes lémuriens entraient à mon service. Des lémuriens qui devraient me servir toute au long de ma vie. C’était notamment le cas de Maurice, un lémurien à la fourrure gris foncé qui était loin d’égaler ma magnificence ! Il avait presque le même âge que moi et dès notre enfance, nous partagions nos jeux d’enfant et lorsque ce fainéant petit primate se décidait enfin à travailler, il me fournissait les meilleurs des services. Comme tous bons futurs princes, je devais posséder une bonne instruction et tout connaître sur ce royaume qui serait un jour le mien ! Ces cours m’ennuyaient à mourir et j’avais à chaque fois hâte de les terminer pour me livre à mon activité préférée ; la danse ! Aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours adoré bouger mon popotin sur les rythmes endiablés de la salsa et du mambo. Durant l’une de mes expéditions, j’avais fini par mettre la main sur une drôle de machine qui faisait de la musique. Cet étrange appareil m’avait permis de découvrir mon talent pour la danse, certains allaient jusqu’à prétendre que j’avais le diable au corps ! Parmi toutes les musiques que l’on pouvait entendre sur cette machine, j’y trouvais d’ailleurs ce qui serait bientôt l’hymne de mon règne. C’était une chanson magnifique qu’on appelait « I like to move it ». Elle serait mon live motive pour le restant de ma vie ! Mais je m’égare un peu…

Où j’en étais ? Ah oui je vous parlais de ma mère, la grande et puissante reine Julie ! Comme je le disais, tous ses sujets l’adoraient. Enfin lorsque je dis que tout le monde l’appréciait, je m’avance peut-être un peu. Car il y avait un mâle lémurien, mon propre oncle, qui complotait secrètement pour récupérer le trône de ma mère. Cet être perfide n’hésita pas à pactiser avec ces créatures monstrueuses qu’étaient les foussas. Un jour, il fit tomber ma mère dans un piège odieux. Elle finit par être dévorée par la dizaine de félins qui s’étaient jetés sur elle ! Je me retrouvais dès lors orphelin et mon oncle, qui était le plus proche héritier de la famille royale pu ceindre la couronne royale ! Depuis ce jour, la situation était très difficile pour le peuple des lémuriens. Mon oncle avait instauré parmi les siens un règne de terreur. Chaque lémurien qui osait contester son autorité finissait ses jours dans le ventre d’un foussa. Nous vivions dans la peur et la musique ne résonnait plus à mes douces oreilles !

De mon côté, je finis par être élevé par ma nourrice qui n’était autre que la mère de Maurice. Ma mère me manquait atrocement et je craignais plus que tout que mon oncle me fasse subir le même sort qu’elle. Après tout, j’étais le seul héritier de la reine Julie. M’éliminer lui permettrait d’éviter de se retrouver avec une révolution sur les bras si je venais un jour à revendiquer ma place sur le trône. Une chance pour moi, le peuple des lémuriens fit tout son possible pour me mettre en sécurité et me protéger des sbires voraces de mon oncle. De plus, je possédais des amis au sein-même du gouvernement du roi Julian XII. Il y avait notamment une vieille sorcière gecko aux écailles multicolores qui avait fidèlement servi ma mère durant des années en tant que conseillère. Elle n’avait jamais pu tolérer que le trône de ma mère lui soit retiré. Elle avait donc mis tout en œuvre pour que je puisse un jour devenir roi des lémuriens.

Lorsque j’atteignis l’âge de devenir légalement roi, cette bonne fée mit au point son plan machiavélique. Mon peuple avait toujours fermement cru aux esprits du ciel. Ces dieux pouvaient à la fois être bienveillants ou malveillants en fonction de leurs lubies. Nous devions donc nous efforcer d’exercer leur volonté pour éviter de les contrarier. Hors cette vieille sorcière prédit la pire des tragédies à son souverain. Les esprits du ciel étaient en colère contre celui qui avait usurpé le trône d de la reine défunte. Pour le punir, ils enverraient un troupeau d’invincibles foussas tuer le porteur de la couronne royale. Craignant pour ses jours, ce lâche de lémurien n’attendit pas un instant pour faire ses bagages. Il vint alors à ma rencontre et sans ajouter un mot, il déposa sa couronne sur ma tête. J’étais à présent roi des lémuriens !

Je ne pouvais croire en cette chance exceptionnelle que m’offraient les esprits du ciel. D’ailleurs Maurice lui-même jouait les rabat-joie et tentait de me faire croire qu’il y avait anguille sous roche. Bien sûr, je ne laissais pas ce lémurien aigri me gâcher ma joie. J’organisais la plus belle fête que l’île n’ait jamais connue. Tout le monde était rassemblé et s’amusaient ensemble. Lorsque soudain, sans prévenir, un troupeau de foussas débarqua de nulle part. Enlevant chacun de mes précieux sujets, ils s’enfuirent dans leur territoire. Tout d’abord effrayé d’agir, je finis par me convaincre qu’il fallait que je fasse quelque chose pour les aider. Après tout, ces animaux faisaient partie de mes sujets et qu’est-ce qu’un roi sans des sujets pour l’admirer ? Partis pour les sauver, Maurice me fit prendre conscience d’une chose importante. Mon incroyable don de danseur me permettait de me battre contre les foussas et de les vaincre. C’est ainsi que se termina la bataille, à coup de popotin, de coups de poings et de pieds bien placés.

La vie ne m’avait jamais semblé aussi belle ! Nous avions fait fuir temporairement les foussas qui avaient compris que nous n’hésiterions pas à nous battre pour sauver nos fesses. Je possédais une couronne, un trône à mon nom et je pouvais enfin me présenter comme étant le roi Julian XIII. Toutes nos journées n’étaient rythmées que par des fêtes grandioses et de fabuleux festins. Bien sûr, il arrivait que des problèmes d’ordres mineurs se produisent dans notre royaume, mais je disposais de conseillers prêts à prendre les bonnes décisions à ma place. En tant que roi, je leur prenais les grandes décisions et c’était Maurice et Clover d’agir en tant que sbires de leur souverain adoré. Je ne vous ai pas encore parler de Clover ? Eh bien Clover était une femelle lémurien au tempérament de feu. Féministe avant l’heure, elle tentait de se persuader elle-même que les femelles faisaient de meilleures gardes du corps que leurs homologues masculins. Bon c’est vrai qu’elle m’a sauvé de plusieurs agressions de foussas ou de lémuriens mal intentionnés mais de là à prétendre que les femmes au pouvoir étaient meilleures que les hommes… bon bref ! Comme je vous le disais ma vie était simple et j’étais entourés de lémuriens qui m’admiraient beaucoup ! Même trop pour certains… car parmi la foule immense de mes sujets se cachaient une petite bête étrange aux yeux aussi grands que des soucoupes. Le nom de ce petit lémurien était Morty et il avait le don de m’agacer à longueur de journée. Bruyant et collant, ce petit casse-pied avait développé un fétichisme insupportable pour mes pieds. Depuis toujours, je détestais que l’on touche à mes pieds royaux et ceux qui le faisaient se voyaient être sévèrement punis. Il arrivait donc régulièrement que j’éjecte Morty à plus d’une centaine de mètres dès qu’il osait s’accrocher à ma jambe. Malgré tout, je devais bien avouer que d’avoir un punching ball maison n’était pas désagréable. Au moins, j’avais une petite bête sur laquelle déchaîner ma colère et qui curieusement semblait insensible à la douleur !

Comme je le disais, ma vie était belle et douce pour moi. Mais j’avais oublié un problème majeur qui viendrait à jamais mettre fin à ma vie de lémurien ! Trois ans après être monté sur le trône, mon oncle revint plus en colère que jamais. Désireux de retrouver son trône, il avait tenté à de nombreuses reprises de corrompre mes loyaux sujets sans jamais y parvenir. C’était tout à fait normal après tout, j’étais un roi adulé et aimé par la foule de mes admirateurs. Cependant, un jour la roue tourna pour moi et les esprits du ciel semblaient m’avoir abandonné ! Comme je le disais mon oncle arriva bientôt avec un sorcier aux grands pouvoirs. Il semblait avoir lui-même vendu son âme au diable pour parvenir à se venger. Après quelques minutes de reproches ennuyeux à mourir de la part de mon oncle, je vis le sorcier sortir sa baguette qu’il pointa sur moi. Clover et Maurice tentèrent de s’interposer mais sans succès. Le seul souvenir que je gardais des évènements suivant c’est la vision d’une gerbe d’étoiles violettes qui m’arrivaient en pleine face !




Baltringue le bien nommé, amateur de jazz et de pinups !
On se demande quel genre de conversations on peut avoir avec un crapaud ! Un crapaud c'est vert, point final !
Illud tamen clausos vehementer angebat quod captis navigiis, quae frumenta vehebant per flumen, Isauri quidem alimentorum copiis adfluebant, ipsi vero solitarum rerum cibos iam consumendo inediae propinquantis aerumnas exitialis horrebant.

Lorsque j’ouvris les yeux, je découvris avec stupeur que le monde autour de moi avait totalement changé ! Tout me semblait alors avoir une taille gigantesque et je me retrouvais dans un triste bocal à l’allure sinistre. J’avais totalement changé de corps et un bref regard dans le reflet de ma prison me permit de me rendre compte de l’horreur de la situation ! J’étais devenu un scarabée… vous savez le genre d’insectes qui se font écraser par des passants mal intentionnés sans aucune raison valable ! C’était donc ça le sort que mon oncle tyrannique m’avait réservé ? De ma magnifique stature de lémurien aimé et admiré par tout mon peuple j’étais devenu une bête misérable et pitoyable qui serait haïe par tout le monde ?  Pris de panique, je tapais frénétiquement de mes pattes sur les parois de verre de ma cellule, hurlant les noms de Maurice, de Clover et même de Mort dans l’espoir que l’un d’entre eux m’avaient suivi dans cette triste aventure. Aucun de mes amis ne me répondit, j’étais donc seul et perdu dans cet environnement inquiétant. Soudain, je vis s’approcher de moi quatre scarabées. M’extirpant de ma prison, j’eus enfin l’occasion de leur expliquer ce qui m’était arrivé. Tout d’abord incrédules, mes nouveaux amis m’expliquèrent que j’étais bien loin de Madagascar. Je me trouvais à présent dans les contrées de la forêt enchantée loin, si loin de ma terre natale. N’ayant nulle part où aller, mes nouveaux camarades me proposèrent de rester avec eux. La vie était alors bien différente de celle que j’avais vécu sur ma belle île. Pataugeant dans la boue, nous nourrissant de tout ce que nous trouvions... le moins que l’on puisse dire c’est que cette vie manquait totalement de raffinement ! Je ne supportais cette situation que très difficilement et fit mon possible pour changer de vie.

Toujours aussi passionné par la danse et le spectacle, je convainquis mes amis de nous bâtir un empire du divertissement dans cette forêt défraîchie et déprimante. Nous trouvions alors l’endroit parfait, une petite grotte située au sommet d’une cascade. Dès que je pénétrais dans ce lieu mon imagination s’emporta. L’endroit était sombre mais regorgeais de merveilleuses pierres précieuses inexploitée par les animaux de la région ! Je voyais déjà mon cabaret brillant de mille feux, attirant une foule nombreuse d’insectes grouillant pour venir voir nos magnifiques spectacles. Trois mois plue tard, on pouvait voir trôner en lettres d’or le nom de l’incontournable rendez-vous des amoureux du bon goût ! Le « Beetle Balroom » ! Comme dans mes plus beaux rêves, il remporta rapidement un vif succès. La salle était bondée tous les soirs. J’avais appris à mes amis à danser et nous nous retrouvions tous les soirs sur scène parés de nos magnifiques costumes pour amuser la galerie ! Je m’étais alors reconvertis en homme d’affaire à succès. En dehors de ces festivités, j’avais également lancé une entreprise de création de costumes. Ma fonction était de dessiner les costumes alors qu’une dizaine de fourmis travaillaient à leur réalisation. Ces vêtements remportèrent également un grand succès auprès de ma clientèle. Je faisais de la publicité tous les soirs en les faisant portés à mes différents artistes. Eboulis par tant de beauté, les spectateurs se ruaient dans ma boutique pour acheter les costumes qui les avaient faits craqués. Durant mes moments de loisirs, je créais également des alcools et des boissons exquises à base de fruits ou de plantes qui s’arrachaient comme des petits pains dans mon « Beetle balroom ». Le peuple des insectes commençait enfin à se civiliser et je deviens presque un dieu aux yeux de mes compatriotes qui devinait en moi un visionnaire de génie ! Je m’étais fait une place dans ce monde et la vie me semblait à nouveau belle et douce ! Je pensais que ce bonheur resterait le mien toute ma vie mais c’était sans compter sur les esprits du ciel déchaînés qui avaient choisis de me faire payer une nouvelle fois l’audace de réussir ma vie !

La catastrophe arriva lorsqu’une jeune fille minuscule croisa mon chemin, Poucelina ! En voyant cette fille anormalement proportionnée, j’aurais dû me douter qu’elle ne m’attirerait que des misères, mais je me suis laissé emporter par la beauté et le grâce que je lisais en elle. De plus, elle possédait une voix magnifique et ensorcelante, j’étais persuadé que le contact avec le public serait un succès immédiat. Sans y réfléchir une seconde, je l’engeais dans la troupe du Baltringue company et je la fis se produire le soir-même. Malheureusement, rien ne se passa comme prévu ! Maquillée et costumée comme un magnifique papillon, ma petite fée des prés se dandinait au rythme de la musique et était admirée de tous. Enfin c’était le cas jusqu’à ce que se produise l’affreux incident. Poucelina finit par perdre sa robe en pleine production et tous les insectes qui l’avaient dévoré des yeux se moquaient à présent ouvertement d’elle, la critiquant sur sa différence ! Ces idiots n’étaient même pas capables d’admirer une beauté différente de la leur. Furieux, je refermais le rideau de la scène et renvoyait sur le champs la petite ingénue. Mais contrairement à ce que je pensais, notre histoire commune ne s’arrêta pas là. Oh non, loin de là ! Car c’est à ce moment que les humiliations commencèrent réellement. Je découvris bientôt que Poucelina était poursuivie par un crapaud grossier et mal fagoté qui désirait plus que tout l’épouser. Remarquez, en voyant la dégaine de cet espèce de malotru je compris bien vite pour quelle raison mon ancienne danseuse c’était faite la malle ! De sale smioches des marais avaient osés dénoncé mon embrigadement forcé de cette jeune fille et bien évidemment le crapaud était venu m’interroger longuement sur cet évènement. Entre deux baffes, mon cerveau réfléchissait à un moyen de me tirer de là. C’est à ce moment qu’une idée brillante me traversa l’esprit ! D’ailleurs fort heureusement pour lui car il n’avait vraiment pas l’air d’être une lumière bref… Ayant des oreilles partout dans cette forêt, j’avais entendu dire que la naine en pinçait pour le prince des fées. Mon idée était alors de capturer le prince pour qu’elle vienne de jeter dans les bras de ce crapaud de malheur ! Comme cette idée brillante provenait de mon petit cerveau, le crapaud me convainquit de participer à la réalisation de ce plan en me menaçant. Il me retira alors ma magnifique paire d’ailes ! Ne me sentant pas de taille à combattre un crapaud, j’acceptais de jouer les larbins et me mit avec mes amis à rechercher du prince. Je finis par le trouver, immortalisé dans un bloc de glace ! Cerise sur le gâteau, j’avais également retrouvé la fille ! Nous étions alors en pleine hiver et Poucelina avait été recueilli par une souris des champs. La cupide souris avait pour projet de marier la demoiselle à une vieillie taupe cinglée qui avait pour passion de capturer et d’épingler de pauvres insectes sur les murs de son terrier !

Le cœur en fête, je revins près du crapaud en lui livrant à la fois le prince et les informations que j’avais récoltées sur Poucelina. Bien sûr, l’ignoble animal n’avait aucune intention de me rendre mes ailes malgré ma bonne foi ! Il m’obligea à le suivre jusqu’au terrier de ce tortionnaire pour mettre fin à ce mariage arrangé. Lorsque nous arrivions dans son horrible repère, nous trouvions Poucelina en fuite et j’eus beau tenté de l’arrêter, je n’y parviens pas ! D’ailleurs aucun de nous n’y parvint et elle finit par s’enfuir !

J’échappais de justesse à mon maître-chanteur qui ne me rendit jamais ma belle paire d’ailes. Pire encore, le malotru avait décidé de faire de ma vie un véritable enfer ! Me tenant pour responsable de ce qui c’était produit, ses frères et lui-même vinrent dans mon repère et se débarrassèrent de toute ma clientèle, en l’effrayant ou en les dévorant ! Mes quatre amis furent les proies privilégiées de ces monstrueux crapauds et je n’ai rien pu faire pour les sauver de leurs pattes gluantes ! Je me retrouvais dès lors seul devant les ruines de mon empire. J’étais en colère et pestais contre les esprits du ciel ! Ils m’avaient abandonné, soumis aux pires épreuves et même lorsque l’histoire de Poucelina fut terminée, toute ma vie fut mise à sac. J’étais humilié et blessé et me promit de tout faire pour redorer mon blason et m’offrir enfin une vie digne de moi !

C’est alors que je contactais pour la première fois les forces vaudou. C’était après tout naturel après avoir été écarté par mes anciens anges gardiens ! Je vendis alors mon âme contre une nouvelle vie, une meilleure situation qui allait m’emporter encore plus loin que je ne l’avais fait en arrivant dans cette forêt maudite ! Cependant ce marché avait un prix ! je devais payer mes dettes en ramenant à mes nouveaux amis des âmes pour leur collection. Je compris rapidement que ces esprits n’étaient pas des rigolos ! Je devais à tout prix me mettre au travail rapidement ! En dernier cadeau, les esprits me permirent d’échapper enfin à cette enveloppe d’insecte qui était la mienne. Je revêtirais à partir de ce jour-là une enveloppe humaine !






Dernière édition par Julian F. Saturday le Jeu 1 Sep - 19:00, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: Julian C. Trouillefou "L'homme est-il un monstre ou le monstre un homme ?"   Ven 12 Aoû - 15:20

Histoire
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Ce livre est un tabernacle que l'on nomme la Cour des Miracles
Le monstre est un homme ou bien le monstre un homme ?

Travailler au service de Cora m’offrit bien des avantages. J’avais récupéré mes pouvoirs, je pouvais manipuler et vendre quelques âmes au diable sans efforts. Cependant Cora m’avait également demander d’espionner ses ennemis. Hors recouvrir tout le territoire du monde des Contes, même en disposant de mes ombres, me semblait être une tâche colossale. C’est pourquoi, tandis que mes ombres sillonnaient les quatre coins de notre monde, je recherchais activement quelques sbires pour rejoindre mes troupes. La ville de Paris représentait un territoire propice à ce genre de trouvailles. Nous vivions une période de grande insécurité. De nombreux mendiants et gitans s’étaient rassemblés tout autour de la cathédrale de Notre-Dame profitant du droit sacré d’asile accordés aux plus démunis. Les pauvres diables vivaient cependant dans la peur de se voir un jour être arrêtés par les soldats du juge Claude Frollo qui haïssait cordialement tous ces réfugiés. Me rapprochant d’eux, je tentais de convaincre de me suivre dans mon entreprise, leur promettant du pain et leur offrant la sécurité s’ils acceptaient mon marché. Bien que la plupart de rirent au nez aux premier abord, certains d’entre eux me suivirent sans se poser de questions. Nous établissions alors notre repère au sein des catacombes de Paris et bâtissions empire empire que l’on nomma La Cour des Miracles. Comme je l’avais promis, je leur offris la sécurité de ces lieux mystérieux, lançant un sort de protection sur ces lieux. Je leur appris des milliers de tours de passe-passe leur permettant de manipuler et arnaquer le public. A chaque fois qu’une personne était prise au piège, cela constituait une âme de plus à offrir en sacrifice à mes amis de l’au-delà. Nos affaires marchaient alors très bien et la moitié de la ville fut vendue au diable en seulement quelques années. Ayant eu vent de notre Cour des miracles, beaucoup de mendiants et de gitans nous rejoignirent. Nous formions alors un groupe d’une cinquantaine d’individus et nous ne cessions d’agrandir notre famille. J’étais devenu roi d’un petit royaume et veillait avec bienveillance et autorité sur mes loyaux sujets ! Devenu amuseur public, je me produisais sur la place de Notre-Dame, racontant des histoires aux enfants par le biais de mes marionnettes. Ils appréciaient plus que tous l’histoire que je leur racontais sur le mystérieux sonneur de cloches de Notre-Dame et animait pour le bon peuple de Paris des fêtes aussi prestigieuses que le jour des fous, les festivités de Noël ou de la Pâque. Après tant d’années d’incertitude, je revoyais le bonheur me sourire. Les esprits du ciel qui durant un long moment m’avaient ignoré me comblèrent de bienfaits et m’offrirent un bonheur supplémentaire : ma petite Esmeralda !

Je me rappellerais toujours de ce jour béni où j’ai trouvé cette petite fille. Après plus de trois ans de prospérité et de dettes réglées, il me vint l’envie de remercier les esprits du ciel pour leurs bienfaits. Je me rendis donc un matin à Notre-Dame alors que l’aube se levait tout juste sur la belle ville de Paris. En pénétrant dans ce lieu saint, j’entendis des petits cris venant de l’autel principal. Une petite fille emmaillotée criait à plein poumons, désireuse que quelqu’un puisse entendre ses appels désespérés. Le bébé était si ravissant qu’on aurait dit un ange. Elle possédait une peau brune et ses yeux étaient aussi brillants et verdoyants qu’une pierre précieuse. J’en tombais immédiatement sous le charme et la saisit dans mes bras. La petite fille cessa alors immédiatement de pleurer. Tendant ses petites mains vers moi, elle semblait me sourire avec tendresse et reconnaissance. Il arrivait bien souvent que des enfants soient abandonnés par leurs parents et placés dans des églises, dans l’espoir qu’ils seraient pris en charge par une famille plus riche qu’ils ne l’étaient. C’était ce qui était arrivé à cette magnifique petite fille. Je choisis de l’emporter avec moi après avoir remercié les esprits pour ce présent sans pareil !

Mon Esmeralda… la perle de mes yeux. Elle faisait mon bonheur et ma fierté et apportait à la Cour des Miracles une fraîcheur irrésistible. Je l’aimais autant qu’un père est en droit d’aimer son enfant et je désirais plus que tout que sa vie soit belle. C’est pourquoi je la plaçais sous les auspices des esprits qui m’avaient accompagné durant toute ma vie. Je veillais à ce que ces derniers lui apportent la beauté, la grâce et l’intelligence. Cela alourdissait ma dette mais peu importe, j’étais bien prêt à endurer cela pour lui offrir le plus bel avenir possible. Esmeralda grandit donc au milieu des courtisans de la Cour des Miracles. Gagnant chaque jour en beauté et en sagesse, elle possédait une agilité rare pour son âge. Je lui appris tout ce que je savais en termes d’art ; la danse et le théâtre étant ce qu’elle préférait. Je ne m’attendais cependant pas à ce que les auspices sous lesquels je l’avais placée finiraient par se retourner contre elle.

A la fin de l’adolescence, elle devint d’une beauté sans pareille. Tous les hommes rêvaient de courtiser ma belle petite fille. Chacun était en pamoison devant son charme envoûtant ! Mon enfant avait alors grandi et bien évidemment, elle ne se montrait pas toujours aussi sage qu’elle l’aurait dû ! Après tout, c’était une chose normale lorsque l’on était le centre de tous les intérêts. Je ressentais une certaine jalousie par rapport à cette situation, notamment parce que je craignais que l’un de ces hommes se permette de m’enlever ma petite fille. Mais je laissais cette jalousie de côté, après tout il fallait bien que jeunesse se passe et je n’étais pas vraiment plus sage qu’elle au même âge. Je finis par comprendre que je pourrais mettre cette situation à mon avantage. Après tout, même si j’aimais ma fille plus que tout, je ne pouvais oublier que j’avais encore une épée de Damoclès au-dessus de ma tête. J’avais donc eu une brillante idée le jour où l’un de mes hommes me dit en rigolant que ma fille était belle à se damner ! Belle à se damner… oui c’est vrai ! Esmeralda possédait un charme fou et la foule de ses courtisans ne cessait de s’agrandir. Je pris alors la décision de monnayer ses services. De manière totalement discrète, je proposais aux courtisans que ma belle Esmeralda séduisait une nuit d’amour avec elle en échange de leurs âmes. La plupart était prêts à aller jusqu’en Enfers pour la posséder. Je les laissais donc faire tout en demandant à mes hommes de main de les tuer une fois la nuit passée. Esmeralda ne se doutait pas des marchés que j’organisais et j’aimais mieux que cela ne soit pas le cas. Aurait-elle pu me pardonner si elle l’avait appris un jour ?

La beauté de ma fille attisait notamment les passions de trois hommes de cette ville qui auraient une influence très importante dans sa vie ; le capitaine Phoebus, le juge Claude Frollo et le sonneur de cloches Quasmido. C’est au cours du jour de la fête des fous que les trois hommes tombèrent amoureux de la gitane ravissante qui dansait pour l’occasion. Durant ces festivités, Esmeralda avait sauvé de l’humiliation le monstrueux Quasimodo qui se faisait maltraité par la foule. Elle parvint à s’échapper grâce à son aide et le sonneur amoureux se promit qu’il ferait tout pour la protéger. Le juge Claude Frollo prêtre de son état, ne pouvant résister à la belle Esmeralda en devint fou. Ses cruels sentiments le poussa à commettre l’irréparable et à déclarer une guerre sans merci contre les gitans de la Cour des miracles. Une chance pour nous, il ignorait l’emplacement exact de la Cour des miracles. Il nous fallait agir vite avant qu’il ne mette à sac tout ce que nous avions eu tant de mal à bâtir. J’envoyais alors mes ombres espionner le juge et me prévenir de ces faits et geste. Je disposais également d’une aide salutaire en la personne du poète Gringoire.

Le jeune homme avait eu un jour la curiosité de suivre Esmeralda dans les rues de Paris. Il finit par pénétrer sur le territoire de la Cour des Miracles. La loi de notre antre exigeait qu’il soit pendu. Cependant, je ne pouvais m’y résoudre. L’artiste était un grand ami de Frollo et le tuer nous priverait d’un allié précieux parmi nos ennemis. Je choisis donc d’épargner sa vie ! Il existait une règle très importante au sein de notre cour. Tout condamné pouvait être sauvé si parmi la foule des gitane présentes, une célibataire acceptait de le prendre pour époux. Possédant le cœur sur la main, mon Esmeralda choisit de le prendre pour époux. Gringoire devint ainsi mon beau-fils pour trois ans. Je m’attendais dès lors à ce que le juge Frollo puisse lui faire des confidences très utiles et d’éventuelles informations sur son éternel chasse aux gitans.

Cependant, je n’avais pas pris en compte les amourettes de ma fille avec le capitaine Phoebus. Promis depuis des années à la jeune Fleur-de-Lys, cela ne l’empêchait pourtant pas de faire des avances à la belle gitane. Un soir, les deux amants décidèrent de se retrouver dans une auberge pour y passer une nuit. Ce dont il ne se doutait pas, c’est que le juge Frollo les suivait de près. Dévoré par la haine qui le consumait, le prêtre mit fin aux jours du capitaine en le poignardant dans le dos. N’ayant pas la force de l’abandonner, Esmeralda restait assise devant le corps de son amant et pleurait sa mort à chaudes larmes. Alarmée par les bruits provenant de la chambre de ma fille, la tenancière se précipita et découvrit la scène macabre. Rapidement, Esmeralda fût conduite en prison ce qui ravit secrètement le juge Frollo. Condamnée à être brûlée vive, elle se retrouva dès le lendemain sur le bûcher devant la cathédrale de Notre-Dame. Fort heureusement, Gringoire informa très rapidement la cour des miracles de la condamnation de sa petite princesse. Nous prenions alors des armes et nous courions pour sauver la vie de mon enfant. Une grande bataille s’engagea alors entre les soldats de Frollo et les gitans. Bien que peu préparés, mes ombres nous permirent de prendre rapidement l’avantage sur nos adversaires. Pendant que nous nous battions courageusement, Quasimodo était arrivé in extremis pour sauver la vie de la gitane. L’emportant dans la cathédrale, il ne doutait pas que Frollo le suivait de près. Fou de rage, il combattit le jeune homme qui l’avait pourtant élevé. Quasimodo finit par tuer le juge, notre guerre était alors terminée. Les festivités furent grandes pour célébrer notre victoire et nous partions rassurés, la Cour des Miracles et encore plus important ma fille étaient saines et sauves !




Le maître des ombres débarque à Storybrooke.
Etes-vous prêts à changer de vie ?
Débarrassé de ce gêneur de Frollo, nous reprenions notre quête d’âmes perdues à récupérer. La Cour des Miracles continuait à compter de nombreux membres dans ses rangs. Parmi les sujets qui peuplaient ma Cour, nous recrutions bientôt des méchants de contes qui défaits par les héros n’avaient plus aucun endroit sûr pour vivre. Je les recueillais alors les bras ouverts, persuadés que ces derniers feraient d’excellent soldats pour la guerre qui s’annonçait. D’ailleurs, après plus de 20 ans d’absence, Cora revint en force pour nous recruter pour son armée. Mes courtisans devinrent alors soldats et accompagnèrent mes alliés sur les champs de bataille, suivit de près par certaines de mes ombres. Personnellement, je ne suivis pas leurs combats ! Mes yeux se portaient déjà vers la ville de Storybrooke.

J’avais bâtis un empire à Paris mais le nombre d’habitants damnés ne suffirent pas pour payer mes dettes. Pourtant, avant même de veiller au bonheur des miens, je devais m’assurer de ma propre survie. Cette ville fantôme me paraissait un endroit idyllique pour tromper de nouvelles armes torturées. Je négociais donc avec Cora un passage à Storybrooke, laissant la direction de ma cour à ma fille ! Mon idée était d’espionner secrètement chacun des habitants de cette ville. Je tenais plus que tous à ceux que ces pauvres bougres me fournissent les dernières âmes qui me permettrait de me libérer définitivement des dettes que je devais à mes partenaires de l’au-delà ! J’en profiterais également pour espionner leurs actes et voir si certains d’entre eux seraient partant pour rejoindre les armées de Cora. Je m’installais donc dans la ville de Storybrooke.

Toujours soumis aux ordres de Cora mais jouissant d’une certaine liberté, je me construisis un empire bâti sur la création d’un cabaret digne des plus grands palaces de Las Vegas. Un casino, un restaurant de luxe ainsi qu’une salle de spectacle, rien n’était trop beau pour éblouir les habitants de cette ville ! Pour assurer le succès des spectacles, j’engeais une troupe de personnages trouvé à Storybrooke. Bien sûr, je n’oubliais pas l’importance qu’avait pris le vaudou dans ma vie depuis toutes ces années. Je n’en oubliais cependant pas mes contacts du Monde des Contes et restait en contact étroit avec Cora et mes alliés ainsi qu’avec Esmeralda et mes loyaux courtisans.

C’est pourquoi, je montais une petite boutique de potions et de sortilèges en tout genre. La magie étant limitée dans cette ville, mes pouvoirs ne sont pas aussi puissants mais le résultat reste le même ! Mes contrats en main, je suis prêt à rencontrer mes nouveaux clients. Alors qui sera le prochain à réaliser son rêve ?    



Dernière édition par Julian C. Trouillefou le Sam 10 Sep - 18:14, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: Julian C. Trouillefou "L'homme est-il un monstre ou le monstre un homme ?"   Ven 12 Aoû - 16:16

Bienvenue et surtout bon courage pour ta fiche :D !!!
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MessageSujet: Re: Julian C. Trouillefou "L'homme est-il un monstre ou le monstre un homme ?"   Ven 12 Aoû - 16:48

Eh bienvenue à toi et bon courage pour ta fiche !
Si tu as des questions n’hésite pas. En tout cas j’ai hâte de voir ce que tu vas en faire ;)
Je te passe tout le reste du blabla staff ;)

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MessageSujet: Re: Julian C. Trouillefou "L'homme est-il un monstre ou le monstre un homme ?"   Sam 13 Aoû - 9:19

oh mon dieu, cette combinaison parfaite Potté Potté Potté Potté

Hâte d'en lire plus
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MessageSujet: Re: Julian C. Trouillefou "L'homme est-il un monstre ou le monstre un homme ?"   Sam 13 Aoû - 12:52

Haha Will Smith avec ces Persos cest le combo parfait ! En tout cas bon courage. Faudra qu'on se trouve un lien avec Genie si ca te dit. (Et quand il sera validé ;))
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MessageSujet: Re: Julian C. Trouillefou "L'homme est-il un monstre ou le monstre un homme ?"   Sam 13 Aoû - 19:59

Eh merci à tous pour votre accueil !!! Potté

Je suis contente que la combinaison de persos vous plaisent ! J'espère que je me montrerais à la hauteur de vos espérances !

Hadès : Ce sera avec plaisir pour un lien ! On y réfléchira quand je serais validé. Peut-être qu'un lien entre Julian et Hadès pourrait également être intéressant ! On verra bien !
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MessageSujet: Re: Julian C. Trouillefou "L'homme est-il un monstre ou le monstre un homme ?"   Dim 14 Aoû - 13:25

Rebienvenue bonhomme !
J'avoue, j'aime bien Will Smith pour le rôle What a Face
Hâte de voir le résultat Please

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Elle se donnait volontiers d'excellents conseils (bien qu'elle les suivît rarement) et il lui arrivait de se gronder si fort qu'elle en avait les larmes aux yeux. Elle se rappelait même s'être tiré les oreilles pour avoir triché au cours d'une partie de croquet qu'elle jouait contre elle-même, car cette étrange enfant aimait beaucoup s'imaginer qu'elle était deux personnes. ©️ caius
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MessageSujet: Re: Julian C. Trouillefou "L'homme est-il un monstre ou le monstre un homme ?"   Dim 14 Aoû - 13:57

Je suis du même avis que l'alcoolisme du dessus il est géniale pour ce role Will Smith Potté
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MessageSujet: Re: Julian C. Trouillefou "L'homme est-il un monstre ou le monstre un homme ?"   Lun 15 Aoû - 9:22

Merci à vous deux !!! Hug2

Je suis contente de savoir que mon choix d'avatar vous plaisent !
J'espère que le résultat vous plaira également !
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MessageSujet: Re: Julian C. Trouillefou "L'homme est-il un monstre ou le monstre un homme ?"   Lun 15 Aoû - 14:35

Welcome by us :D

Super choix d'avatar et de personnages !! :**:

Hâte de voir ce que ça va donner Muehehehe
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MessageSujet: Re: Julian C. Trouillefou "L'homme est-il un monstre ou le monstre un homme ?"   

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Julian C. Trouillefou "L'homme est-il un monstre ou le monstre un homme ?"
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