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 Sur les sentiers du pardon

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MessageSujet: Sur les sentiers du pardon    Mar 16 Aoû - 15:08


❝Sur les sentiers du Pardon❞
Vivianne A. True-Blade & Lance A. White-Knight

La forêt de Storybrooke ne m’avait jamais semblé aussi belle qu’aujourd’hui. Nous n’étions que tôt le matin et déjà la journée s’annonçait comme l’une des plus belles journées estivales de la saison. J’aimais me promener à cette heure de la journée lorsqu’aucun humain ne s’y trouvait encore. Cette atmosphère de calme et de détente me donnait l’occasion d’écouter le chant des oiseaux qui tout guillerets se balançaient sur les branches des arbres et jouaient au travers de leur feuillage luxuriant. Ce moment de la journée offrait également des occasions propices à la rencontre avec toutes sortes d’espèces animale. Je passais parfois des heures à observer de magnifiques biches prendre soin de leurs petits et j’étais charmé devant les jeu amicaux de jeunes renardeaux se chamaillant tendrement avec leurs frères et sœurs. Cet attachement à la nature avait toujours été capital pour mois. Dès ma plus tendre enfance, j’avais appris à la respecter et à reconnaître ses nombreux bienfaits.

Contrairement à mes cousins, je n’avais pas eu l’occasion de grandir dans un château. Je m’étais épanouis dans un décor semblable à celui-ci, dans la forêt de Brocéliande. Je ne m’en sentais guère à mon aise dans la foule des courtisans et encore moins en étant enfermé entre quatre murs. J’étais souvent retourné dans la nature, tentant de retrouver mes racines au milieu de cet environnement paradisiaque. Je n’avais pas choisi la manière dont se déroulerait mon enfance, pas plus que j’avais choisis de vivre éloigné de ma famille. Des personnes s’étaient chargée de veiller à mon destin, m’avaient enfermée dans un paradis aquatique sans que je ne connaisse rien de mes origines. Dès mon plus jeune âge, ma vie avait été entourée par les mensonges et les faux semblants. Je n’avais jamais connu mes parents. Mon père était mort lorsque son frère s’était emparé de son royaume, quant à ma mère… Ma mère avait très certainement perdu la raison après toutes les épreuves qui lui avaient imposées en très peu de temps. En seulement une journée, elle avait perdu son époux et son royaume. Son nourrisson avait lui été emporté par la Dame du Lac. La fée n’avait ressenti aucune pitié devant les larmes de la pauvre mère, elle semblait savoir ce qui était le mieux pour son fils et rien ne pouvait la détourner de ses convictions égoïstes.

Jamais je ne m’étais plein de ma vie à ses côtés. Cette dame était à mes yeux ma mère nourricière et elle m’entourait de tout l’amour et la tendresse qu’une mère peut apporter à son fils. Je suivais ses recommandations et n’avait jamais remis son honnêteté en question. La découverte de la vérité avait été pour moi un véritable choc dont je ne m’étais jamais remis. Je n’avais plus jamais recroiser le chemin de cette mère qui avait bercé mon enfance. J’avais tant de questions à lui adresser, des reproches à lui faire mais la seule fois que j’avais tenté de la contacter, elle était restée sourde à mes appels. Aujourd’hui encore je regrettais de porter sur mes épaules le poids de cette réalité. J’avais fini par me faire une raison et me convaincre que tout était pour le mieux, mais ses convictions ne m’avaient jamais réellement satisfait. Devrais-je passer mon existence avec ce fardeau ?

Sortant de mes pensées, je me retrouvais auprès d’un lac au milieu de la forêt. Il y régnait un calme plat et je profitais de cette eau douce et limpide pour me rafraîchir un peu le visage. Soudain, j’entendis du bruit autour de moi dans la forêt. Je n’étais pas seul dans les bois et je me sentais curieusement observé et scruter. Me relevant alors, je jetais des coups d’œil à l’horizon déterminé à découvrir l’identité de ce mystérieux visiteur.

- Qui est là ?


Dernière édition par Lance A. White-Knight le Mer 7 Sep - 11:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Sur les sentiers du pardon    Sam 27 Aoû - 14:54

Sur les sentiers dupardon
Lance A. White-Knight & Vivianne A. True-Blade

Après la rencontre avec Allan, j’avais hésité à plusieurs reprisé à aller voir Lance. Après tout, peut-être qu’il n’y aurait pas de meilleur moment pour essayer de m’expliquer. Le seul truc, c’était que reconnaître mais erreur, imaginer les reproches de Lance… ça me glaçait de terreur. Alors oui, j’agissais par lâcheté en me disant « plus tard ». Toujours plus tard. J’étais devenue la reine de la procrastination. Génial comme titre, n’est-ce pas ? En vrai, je détestais ça, mais je n’avais pas le courage nécessaire pour me sortir de ce cercle vicieux. Je biaisais donc pour essayer de me donner bonne conscience. Je sortais de mon trou, je faisais des efforts pour m’intégrer au mieux à la société de Storybrooke, les aider,… Comme lorsque j’avais décidé de devenir professeur. Peut-être que ça, ça pourrait me rappeler le bonheur que j’avais pu éprouver en compagnie d’enfant. Mon autre hobbies, c’était de récolter des plantes et de confectionner des petites décoctions pour aider les personnes à se soigner. Bon, cette lubie m’avait reprise simplement il y avait quelques semaine, mais je m’y consacrais de plus en plus, l’action me permettant d’oublier mes doutes et mes problème… du moins, momentanément. Et j’avais donc multiplié mes allées et venues dans la forêt de la ville, essayant de connaître les plantes du coin, aux quels je ne m’étais pas du tout intéressé jusqu’à ce qu’il y avait peu de temps. Bref, j’avais encore beaucoup d’endroit à découvrir. Ce fut comme ça que je m’étais retrouvée, à l’aube, au beau milieu des arbres, un sac plastique et un petit couteau à la main. Et largement plus attentive aux bruits qui m’entouraient depuis que Kiernan et moi avions été attaqué par un monstre qui n’avait strictement rien à faire dans ce monde. Je n’avais eu aucune envie de retourner à l’endroit où on l’avait rencontré. J’ai même longuement hésité avant de sortir à nouveau dans la nature. Mais là, mon égo surdimmensionné avait repris le dessus. Je n’allais pas arrêter de faire ce que je voulais à cause d’une minuscule bestiole ! Bon, d’accord, elle était pas si minuscule que ça, mais ça restait une bestiole que je n’aurais pas du craindre… si la magie fonctionnait correctement dans ce maudit monde.

Secouant la tête, j’entrepris alors de faire ce pourquoi j’étais là. Ramassant quelques plants que je trouvais et qui n’étaient pas dans mon jardin, je m’enfonçait toujours plus dans la forêt, laissant le calme qui régnait ici m’imprégner. Et j’en avais bien besoin. Depuis que j’avais pleinement compris ce que le manque de magie de ce monde impliqué pour moi, je découvrais que j’étais beaucoup moins intéressée par l’idée de devenir mortelle et que finalement, la douleur et la mort me faisait peur. Un peu trop peur à mon goût. Ce n’était pas à ce genre de sensations que je pensais quand je me plaignais de ne pas ressentir assez de choses, contrairement aux humains. Je pensais plus à des émotions positives. mais peut-être fallait-il vivre le négatif pour découvrir ensuite le positif. Oui, c’était sur ce genre de pensées que je me concentrais, essayant de ne pas céder à la panique. D’un coup, un bruit éveilla mes sens. Oh non, pas encore. Note à moi-même, penser à m’entraîner à faire des footings, la course pouvant me servir pour fuir les monstres qui avaient décidé de se pointer ce derniers jours. Sauf que ma stupide curiosité et mon tout aussi stupide égo m’empêchait de partir en courant. Et si ce n’était pas un monstre, j’aurais l’air fine à fuir en criant comme une mauviette. Je n’étais pas une mauviette… enfin, c’était ce que j’aimais croire. D’un coup, une voix s’éleva. Et ce son, je l’aurais reconnue entre mille. Je l’avais tellement entendu même si je ne comptais plus les années depuis lesquelles je ne l’avais pas vu. Lance. D’un coup, je n’osais plus faire un geste. J’étais tétanisée, pire que si j’avais croisé le regard de Méduse. Qui n’était autre, si je ne m’abuse, que cette chère Milady, la femme de Lance…

Que faire ? Fuir ? Encore ? Cette pensée me rendit étrangement lasse. Non, j’en avais marre de fuir et ensuite, de regretter de l’avoir fait. Lancelot était seul, et je n’aurais peut-être pas de meilleure occasion d’affronter cette rencontre… qui allait être loin d’être agréable. Prenant une inspiration, je bougeais en direction de la voix, histoire de le voir… et qu’il me voit aussi par la même occasion. Levant les mains en signe d’apaisement, je crus que je n’allais pas réussir à répondre tellement ma gorge était serrée. « Ce n’est que moi… » Enfin, je le vis. En vrai, devant moi. Cela faisait tellement longtemps que l’on avait pas été aussi prêt. Je ne pus m’empêcher de lui lancer un sourire tendre. « Lancelot … » Avant de me souvenir de sa rage à mon égard quand il avait découvert la vérité sur sa famille. D’un coup, je perdis mon sourire, me stoppant dans le mouvement que je faisais, inconsciemment, pour me rapprocher de mon fils. Car peu importe ce qu’il pensait de moi, il avait toujours été, et serait toujours, mon fils, celui que j’avais élevé et éduqué. Un silence s’installa. Comment commencer ? De quelle façon on allait pouvoir rattraper le temps perdu… s’il me laisser faire. Dans une veine tentative pour briser le silence que je trouvais vraiment trop pesant, je lançais une phrase d’une inutilité exaspérante. « Cela fait tellement longtemps… » Oui, ça c’était sûr.
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MessageSujet: Re: Sur les sentiers du pardon    Mer 7 Sep - 11:54


❝Sur les sentiers du Pardon❞
Vivianne A. True-Blade & Lance A. White-Knight

En entendant du bruit derrière moi, je m’étais relevé et avait longuement scruté les environs pour connaître l’identité de ce mystérieux visiteur. Je ne mis pas longtemps à découvrir. En réalité, pour être totalement honnête, j’aurais pu le deviner depuis longtemps en entendant sa démarche gracieuse et assurée, en respirant le parfum léger qui embaumait l’air mais surtout en écoutant le son de cette voix douce et tendre qui me ramenait jusqu’aux premières années de ma vie, à l’époque ou ma confiance et mon amour pour la Dame du Lac était sans pareil. Pourtant j’étais resté sourd et j’avais ignoré mon intuition, comment aurait-elle pu me rejoindre après tant d’années d’absence et de séparation ? Pourtant lorsque je tournais finalement mon regard vers l’inconnue, c’était bien son visage que je voyais à quelques pas de moi. Je restais un instant tétanisé, ne sachant quoi répondre ou que faire. Était-ce la réalité ou n’était-ce que l’un de ses nombreux rêves que je me surprenais à faire au cours de mes rêves ? L’espace d’un instant, j’eus le réflexe de fermer les yeux et de les rouvrir. Mais rien n’y fit ! Je la voyais toujours se tenir au-devant de moi. Elle non plus ne savait pas comment agir et restait à la fois distante et peu assurée. Elle m’interpelait pourtant en me donnant mon prénom, ce prénom qu’elle avait elle-même choisit lorsqu’elle m’avait recueilli auprès d’elle. Ce prénom que j’avais tant de fois entendu prononcé par cette même voix rassurante qui réchauffait mon cœur et me rendait si heureux. J’aimais tellement savoir que ma mère se souciait de moi, qu’elle gardait toujours un œil sur moi et qu’elle finirait par me retrouver quel que soit le lieu où je me trouvais. C’était désormais chose faite mais la joie que j’avais ressentis durant toute mon enfance c’était envolée, ne laissant derrière elle que doute et colère.

Je continuais à la regarder, comme si j’admirais une apparition miraculeuse de la Sainte Vierge. Je n’osais bouger d’un cil, craignant plus que tout qu’elle ne disparaisse. Elle n’avait pas changé… ses traits semblaient toujours aussi juvénile et ses yeux bien que troublés reflétaient encore l’amour infini qu’elle m’avait porté durant toutes ses années. J’aimais tant de noyer dans ce regard où je me sentais en sécurité. C’est donc là que mon regard s’arrêta, tant j’avais besoin de me sentir protéger. Mes sentiments étaient partagés entre le bonheur d’avoir retrouvé la femme qui m’avait élevé et la colère de toutes ces choses que je rêvais de lui cracher au visage depuis le jour où j’avais découvert la Vérité. Mais les mots restaient bloqués dans ma gorge serrée et je ne pus prononcer qu’un mot en cet instant fatidique, ce sobriquet que je lui avais donné depuis ma plus tendre enfance et qui était si lourd de sens et d’affection.

- M… mère…

A l’instant où je l’avais prononcé, je ne pus m’empêcher de penser à ma véritable famille dont elle m’avait si longtemps éloignée. Comment pouvais-je encore la considéré comme ma mère après tous les drames qu’elle m’avait forcé à vivre ? La Dame du Lac n’était pas ma mère, non ! Ma mère, celle qui m’avait porté dans son ventre durant 9 mois, qui m’avait mise au monde et donné le sein durant les premières heures de ma vie était Hélène de Benoïc et elle le resterait toujours ! Les sentiments d’affection que je ressentais pour ma nourrice s’envolèrent en fumée lorsqu’elle me fit remarquer que nos chemins ne s’étaient plus croisés depuis longtemps. Je me revoyais encore à genoux devant ce lac qui avait bercé mon enfance, suppliant la fée Viviane de se montrer. Elle n’avait pas répondu à mes appels et j’avais suivis naïvement la route que Méléagant m’avait indiqué en toute confiance. Elle n’était pas apparue lorsque changé en Léviathan j’avais détruits tant de vies humaines innocentes. Mon sang bouillonnait dans mes veines et je prononçais mes premiers mots de colère avec un certain cynisme.

- En effet, cela fait des années que nous ne sommes pas vu. Mais pouvez-vous vraiment m’en blâmer ?

Je me précipitais alors vers elle tout en gardant une distance raisonnable de la fée. S’il est vrai que je lui en voulais affreusement pour tous ces malheurs, je ne lui voulais aucun mal. D’une manière ou d’une autre elle restait ma nourrice et le resterait à jamais !

- Pourquoi… pourquoi toutes ces années de silence ? Pourquoi toutes ces années de mensonges ? Pourquoi m’avez-vous laisser seul marcher sur ce chemin de souffrance alors que vous m’aviez promis de toujours rester à mes côtés pour m’épauler ? N’étiez-vous donc pas capable d’entendre mes prières ? Etiez-vous insensible aux malheurs qui pouvaient m’arriver ? Ou aviez-vous simplement peur d’affronter la Vérité ?

Je hurlais et crachais ses mots avec rage tandis que mes yeux se remplissaient de larmes. Cette occasion qui m’était donné de pouvoir enfin m’expliquer avec elle, je n’avais nullement envie de la laisser passer. Qu’importe si elle était prête ou pas à me répondre, il fallait que je lui fasse part de tous ses regrets.

- J’avais confiance en vous, ma Dame. Vous étiez la personne la plus importante dans ma vie et celle que j’ai le plus aimé durant toute mon enfance. Je croyais en vous et pourtant vous n'avez eu de cesse que de cacher la Vérité sur mes origines. J’espérais qu’un vous reviendriez enfin vers moi pour me guider sur le droit chemin. Mais vous n’êtes jamais venue ! Vous avez laissé la Fée Morgane anéantir le Royaume de Logres sans agir et vous l’avez laissée me bannir et m’envoyer dans une autre vie qui n’était pas la mienne. Alors si vous avez encore ne serait-ce qu’un peu de respect et d’affection pour moi, dites-moi enfin la Vérité ! J’ai le droit de le savoir.
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