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 Faute avouée est à moitié pardonnée

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MessageSujet: Faute avouée est à moitié pardonnée   Lun 15 Aoû - 23:33


❝Faute avouée est à moitié pardonnée❞
Régina Mills & Marvin E. Kandinski

Serrant toujours le volant de ma voiture dans mes mains, je restais immobile tout en contemplant la magnifique maison victorienne sur ma gauche. Il m’avait fallu énormément de courage pour venir jusqu’ici et je me doutais que le dernier pas serait certainement le plus dur à franchir. Je détestais reconnaître avoir tort en public, pourtant en cet instant avouer mes erreurs était sans nul doute la seule chose qui pouvait m’aider face à cette situation des plus délicates. Je redoutais cette confrontation avec le maire de la ville. La dernière fois qu’elle m’avait proposé mon aide, je lui avais tourné le dos tout en me moquant de l’aide magique qu’elle pouvait m’apporter. Comment pourrait-elle bien réagir en me voyant retourner ainsi ma veste ? Poudre de perlimpinpin… c’est ainsi que j’avais qualifié cet art incertain qu’était la magie et qui se heurtait à tous mes préjugés rationnels. Je le croyais tellement fort que je m’étais résolu à placer tous mes espoirs dans la science. Le résultat avait été médiocre, voire même désastreux ! En ingurgitant cette nouvelle potion de ma fabrication, j’avais réveillé Hyde et réalisé le pire de mes cauchemars. A présent, je n’avais plus besoin de potion pour me transformer, Hyde restait sans cesse en réveil et pouvait se manifester à chaque instant, faisant fi de mes volontés ! De plus, il avait interverti nos visages et je portais à présent constamment sur moi le visage du meurtrier que j’étais dans le Monde des Contes. Cette situation risquait de compliquer légèrement mes interactions sociales, surtout si je rencontrais certaines de mes anciennes victimes.

J’avais peur pour ma vie mais encore plus pour celle de mon entourage. Je craignais plus que tout que Hyde vienne s’en prendre à mes proches. Cependant, et aussi étrange que cela puisse paraître, j’avais besoin de rester à leurs côtés pour espérer gagner la bataille contre le pire de mes ennemis. Je choisis alors de satisfaire des besoins égoïstes et je n’avais pas hésité à faire appel à eux. Le comportement dans ces moments difficiles m’avait énormément touché, surtout ceux d’Anna et de Kiernan. Bien que connaissant ma deuxième nature, ils m’avaient tous les deux et à leurs manières prouver leur loyauté indestructible envers moi. Ils m’avaient offert leur soutien le plus absolus et je savais qu’en leur présence, Hyde serait incapable de gagner. Je renforçais ma ligne de défense avec des personnes que j’aimais et que je savais dignes de confiance. J’espérais qu’il en serait de même avec Régina ! Cette pensée me donna alors le courage de franchir le pas. Ouvrant finalement la portière de ma voiture, j’approchais avec conviction la porte d’entrée de ma vieille amie.

Une fois arrivé sur les lieux, je pris une grande respiration et finis par actionner la sonnette d’entrée. La boule à l’estomac, je craignais d’entendre et de voir la réaction de Régina en me voyant. Bien qu’elle connaisse le visage de Hyde mieux que personne, j’avais peur de voir sa réaction en m’apercevant. Je réfléchis également au discours que j’allais lui tenir, ne sachant réellement sur quel ton je devrais m’adresser à elle. Soudain, je vis la porte s’ouvrir devant moi et lui adressa un sourire poli !

- Bonjour Régina, Est-ce que… est-ce que je peux te parler rien que quelques minutes ?
 
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MessageSujet: Re: Faute avouée est à moitié pardonnée   Mer 31 Aoû - 15:02


❝Faute avouée est à moitié pardonnée❞
Regina Mills & Marvin E. Kandinski

La dernière entrevue avec Marvin, si elle avait bien commencé, ne s’était pas achevée sous les meilleurs auspices. En effet, le pingouin était parti fâché de chez madame le maire car cette dernière se refusait à accéder à sa requête qu’elle jugeait trop dangereuse : lui donner la recette de la potion qui le changeait en Hyde. Regina ne savait si c’était de l’inconscience, du vice ou réellement de la bonne volonté naïve, mais le risque était trop grand pour qu’elle consente à lui accorder cette faveur. En revanche, elle lui avait dit qu’elle était prête à l’aider, mais le fabricant de jouets s’étaient  vexé et était parti à la hâte, qualifiant sa magie de « poudre de perlimpinpin ». La maire de Storybrooke ne s’en était pas offusquée et l’avait laissé filer, désolée de n’avoir rien pu faire pour lui venir en aide.

Un peu d’eau avait coulé sous les ponts depuis cette discussion à l’issue houleuse, et l’ancienne  méchante reine avait eu tout le loisir d’oublier un peu cela, étant donné les autres choses qu’elle avait à gérer. Notamment chercher un remède à son infertilité, ce qui n’était pas une mince affaire. Elle avait même fait un petit tour à Neverland, où, d’après un grimoire, l’on pouvait trouver de la poudre de pixie qui était l’un des ingrédients à une potion miracle. Bref, madame le maire avait eu de quoi ne plus penser à cette petite altercation avec Marvin… Jusqu’à ce jour.

La sonnette de la porte de l’imposante demeure victorienne sonna, et la maitresse de maison, alors seule, ne tarda pas à aller ouvrir, se demandant qui pouvait bien venir. Quelle ne fut pas sa surprise en constatant la présence de Kandinski devant sa porte ouverte.

-Marvin ? s’étonna-t-elle. Bonjour…

Il semblait quelque peu… changé, et pour cause, c’était le visage de Hyde qu’il arborait. Cela voulait dire qu’il avait continué ses recherches et expériences sans lui demander son aide, et que visiblement quelque chose avait foiré. Néanmoins, au vu du discours qu’il semblait tenir, c’était encore Jekyll qui parlait.

-Bien sûr… Entre… dit-elle en s’écartant pour le laisser passer.

Loin d’elle l’idée de lui faire des remontrances, la pauvre pingouin devait déjà se sentir assez mal, et connaissant la fierté qui était la sienne, surtout lorsqu’il s’agissait de sciences, s’il venait la voir pour lui demander de l’aide, c’était bien qu’il n’avait plus aucune autre alternative.
Une fois son ami à l’intérieur, Regina referma la porte derrière elle et avança vers lui.

-Qu’est-ce qui s’est passé ? commença-t-elle avec une voix compatissante.

Elle lui prit le bras et l’entraina au salon pour qu’il s’asseoit. Là, il fallait vraiment faire quelque chose car si Hyde restait et dominait sa personne, le danger était bel et bien présent, cet individu était imprévisible et madame le maire ne le savait que trop bien.

-Ne t’en fais pas, nous allons trouver une solution. Explique-moi exactement ce que tu as fait. Ca va aller.

La voix de la belle brune se voulait rassurante. Elle espérait parvenir à l’aider avant que son hôte ne reprenne le contrôle de sa personnalité. Et surtout, elle priait intérieurement pour qu’aucun mal n’ait été fait à personne.

 
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MessageSujet: Re: Faute avouée est à moitié pardonnée   Sam 3 Sep - 14:26


❝Faute avouée est à moitié pardonnée❞
Régina Mills & Marvin E. Kandinski

Anxieux de voir la réaction de Régina, je fus quelque peu soulagé lorsque cette dernière ouvrit la porte. Bien évidemment, elle ne pouvait dissimuler la surprise de me voir dans cet état mais elle passa rapidement au-dessus de sa surprise pour m’inviter à rentrer. Un sourire reconnaissant éclaira alors mon visage fatigué par toutes ces longues nuits d’insomnie. Je craignais de dormir, ne sachant si Hyde en profiterait pour prendre le dessus sur moi et en conséquence de larges cernes s’étaient formée sous mes yeux. Néanmoins, j’avais su garder le contrôle de moi et les dizaines de tasses de café que j’avalais chaque jour me permettait de préserver les apparences… oui mais pour combien de temps ?

- Je te remercie beaucoup…

J’étais très reconnaissant de n’avoir reçus de remontrances ni pour mon changement de visage, ni pour notre ancienne altercation. Bien évidemment, Régina était une femme très intelligente. Je ne doutais qu’elle devinait déjà que mon changement d’apparences était dû au retour de Hyde dans ma vie. Un peu nerveux et secoué, je me permis d’aller m’asseoir sur l’un des canapés du salon. Je n’imaginais pas que ma démarche serait quelque peu inappropriée, après tout nous nous connaissions depuis des années. Régina faisait partie de ces rares personnes qui connaissait Hyde par cœur. Elle s’était servie de lui pour ses propres intérêts, acceptant de me donner cette drogue contre quelques petits services. Elle avait ainsi trouvé la personne idéale pour se salir les mains. Cependant, tout comme j’avais su pardonner à Kiernan, j’avais appris à lui pardonner. Après tout, je ne me sentais pas suffisamment fort pour rejeter les seuls alliés qui connaissaient Hyde par cœur. Je ne pouvais pas me permettre de me retrouver seul dans ce combat. C’est pourquoi lorsque Régina me demanda ce qui s’était passé, je lui répondis sans détour.

- Avant toutes choses, je veux que tu saches Régina que c’est bien moi ! Je te dis ça au cas où tu te préparerais déjà à me griller la cervelle ! Je… je pense que j’ai fait une bêtise monumentale. J’ai voulu jouer les apprentis sorciers et comme tu peux le constater, cela ne m’a vraiment pas réussi ! Hyde est en éveil constant à présent, je n’ai plus besoin de potion à présent ! Je ne sais pas quand il frappera la prochaine fois et j’ai… j’ai terriblement peur qu’il finisse pas anéantir tout ce qu’il y a de bon en moi ! Je ne sais jusqu’à quand j’aurais la force de résister… Je ne pensais pas que je dirais cela un jour mais j’ai besoin de ta magie !

J’avais récité d’une seule traite mon discours qui avait été préparé longtemps à l’avance. J’ignorais si elle avait compris tout ce que j’avais à lui dire tant j’avais craché cette vérité avec rapidité. Intérieurement, j’avais honte de devoir avouer que j’avais commis une grossière erreur, honte de renier tous les principes si chers à mon cœur pour m’abaisser à demander l’aide de la magie. Mais je n’avais plus le choix ! Il fallait que je mette ma honte de côté, c’était peut-être ma seule chance de salut ! Régina me demanda alors ce qu’il s’était passé et je repensé à ce que j’avais fait subir à Anna le soir ou Hyde s’était éveillé. Je pris alors une grande respiration et poursuivis mes aveux.

- Il s’agit d’Anna… Anna Sorensen. C’est elle la fameuse femme mariée avec laquelle je vis une aventure depuis presque une année… mais ça j’imagine que tu l’avais déjà deviné. Hyde a décidé de la prendre en grippe parce que c’est comme ça qu’il procède… Il veut me séparer de toutes les personnes que j’aime et qui risqueraient de mettre à mal ses projets. Il l’a blessée Régina… il l’a fait terriblement souffrir et Anna porte désormais les cicatrices de cette affreuse nuit… les initiales d’Edward Hyde sur ses poignets ! Mais il y a pire… Il a mis délibérément Anna enceinte parce que…

Les mots s’étranglaient dans ma gorge nouée et mes yeux rougissaient de tristesse et de désespoir. Malgré ma peur, je tentais de rendre mon discours aussi cohérent que possible. J’avais cependant beaucoup de mal à prononcer ces derniers mots, tant je craignais que le fait de les prononcer ne réalise cette terrible prophétie !

- Il agit comme un parasite et il a besoin d’un hôte pour survivre ! Il sait que ma disparition est à présent imminente et… il veut s’emparer de l’esprit de notre bébé pour continuer à vivre à travers lui ! Je ne sais plus quoi faire pour l’en empêcher. Est-ce que tu pourrais m’aider ?
 
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MessageSujet: Re: Faute avouée est à moitié pardonnée   Dim 4 Sep - 16:39


❝Faute avouée est à moitié pardonnée❞
Regina Mills & Marvin E. Kandinski

Marvin, à l’apparence désormais d’Edward Hyde, s’était installé dans le salon, suivi de près par la maîtresse de maison qui n’avait qu’une hâte, avoir des explications. Elle pressentait que quelque chose de mauvais, de très mauvais allait se tramer, la présent de double maléfique du fabricant de jouet n’était clairement pas un bon présent. Il commença par l’assurer que c’était bien lui, qu’elle s’adressait bel et bien à Marvin Kandinski. Il craignait pour sa vie, et cela se comprenait. Si Hyde avait tenté quoi que ce fut, la maire de Storybrooke n’aurait pas hésité à lui assené un éclair magique en pleine poire. Ce type était le mal incarné, elle ne le savait que trop bien. Mais tant que Marvin était à l’intérieur, hors de question de tenter quoi que ce soit. Le pauvre pingouin semblait tout penaud, et ça se comprenait, il avait l’air de culpabiliser, il disait avoir fait une bêtise monumentale, et Regina ne pouvait qu’acquiescer en le voyant ainsi, sous les traits de son antagoniste maléfique. Elle hocha la tête d’un air ennuyé de devoir confirmé qu’en effet, elle avait bien pu constater que jouer les apprentis sorciers ne lui avait pas réussi. Elle le laissa finir son soliloque avant de se pencher vers lui et poser sa main sur son bras et le regarder d’un air qui se voulait rassurant.

-Ne t’en fais pas, Marvin, nous allons trouver une solution, ensemble. Je ne te laisserai pas seul là-dedans.

Il avait peur de ne pas résister, de perdre le contrôle, et Regina ne savait que trop bien ce que c’était, et c’était évidemment pour cette raison qu’elle essayait de le rassurer : il ne serait pas seul, elle était là pour lui. Elle le laissa reprendre son souffle pour continuer, et ce qui suivit n’était guère plus rassurant. Il évoqua Anna, dont il avait parlé lors de leur dernière entrevue. Cette fameuse jeune femme dont il était épris, qui venait d’un autre royaume dans lequel elle était mariée. Une situation bien compliquée, et elle en était désolée pour lui. Une peine de cœur pouvait être à l’origine de tant de choses, si quelqu’un le savait, c’était bien la méchante reine. Ainsi, Hyde s’en était pris à cette fille, physiquement. Regina lâcha le bras de Marvin pour le regarder d’un air désolée, n’en perdant pas pour autant sa concentration.

-Oh non… je suis désolée…

Et le pire dans tout ça était d’apprendre qu’elle était enceinte. Décidément, tout le monde parvenait à procréer dans cette ville… Mais de savoir que Hyde voulait prendre le contrôle de l’esprit de cet enfant était une information ignoble. Madame le maire esquissa une grimace. Comment pouvait-on avoir un esprit aussi pervers ?

-C’est vraiment affreux.

Regina se mit à réfléchir à la situation. C’était extrêmement délicat comme situation.

-Je vais te poser une question qui va te sembler probablement horrible, mais qui vaut la peine d’être réfléchie. Anna est mariée dans son royaume, à ce que tu m’as dit. Et il me semblait que tu me disais la dernière fois que le but était qu’elle y retourne. D’où ma question : êtes-vous sûrs de vouloir garder ce bébé ? Votre situation n’en sera que plus compliqué. N’est-ce pas un risque pour elle, de retour chez elle, d’avoir une preuve de son adultère ? Je ne sais pas les règles qui régissent son royaume, mais il vaut mieux être prudent…

Et cela résoudrait le problème concernant le projet de ce cher Hyde… c’était évident. Marvin semblait déjà bouleversé et Regina savait qu’en posant cette question, elle n’allait pas améliorer la situation, mais il fallait absolument mettre ça au clair avant de commencer à échafauder un plan.

-Ensuite, en effet il faut faire quelque chose. Mais il faut que tu m’expliques. Est-ce que tu penses que Hyde est témoin de tes actions et conversations quand c’est toi qui contrôles le… corps ? Est-ce que toi tu l’es, lorsque c’est lui qui prend le dessus ?

Parce que clairement, elle ne se risquerait pas à dire ouvertement ce qu’elle projetait de faire si Hyde pouvait l’apprendre aussi facilement, il faudrait trouver une ruse. Dans quelle horrible situation s’était encore fourré ce pauvre Marvin ?

-Je vais t’aider, bien entendu, je ne peux te laisser dans pareille situation.

Elle se mordit la lèvre et le regarda d’un air compatissant, mais à la fois déterminée à trouver une solution, ou du moins un début de piste à creuser.

 
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MessageSujet: Re: Faute avouée est à moitié pardonnée   Mer 7 Sep - 22:21


❝Faute avouée est à moitié pardonnée❞
Régina Mills & Marvin E. Kandinski

J’appréciais grandement le grand respect de Régina qui durant mon monologue était restée à mon écoute. Elle semblait véritablement désolée de ce qui nous était arrivé à Anna et moi. Je me sentais grandement rassuré de voir qu’une fois de plus, je pouvais compter sur mes amis dans ce grand combat que je m’apprêtais à livrer contre mon éternel ennemi. Jamais je ne me serais attendu à tant de sollicitude. De mon point de vue, je ne le méritais guère après tous les actes abominables que j’avais commis. Il était cependant vrai que je m’étais adressé et confié avant tout aux personnes qui ne porteraient aucun jugement de valeur sur les actes que j’avais commis. Après tout, en leur temps les crimes dont ils s’étaient rendus coupables étaient autant graves et condamnables que les miens. Il ne restait plus qu’une chose qui me tourmentait véritablement. Les méchants avaient toujours droit à une fin tragique dans les contes de fées. Il serait plus que naturel que je sois soumis aux mêmes règles. Ma question n’était alors plus de savoir si je pourrais un jour échapper à mes pulsions meurtrières mais combien de sang j’aurais sur les mains à la fin de mes mésaventures. Je repris conscience de ce qui se passait au moment-même où Régina posa la main sur mon bras. A présent, je tentais d’éviter tout contact physique avec les personnes que j’aimais de crainte que ce geste d’affection bien inoffensif n’en vienne à réveiller Hyde caché au fond de mon esprit. D’un geste brusque, j’écartais alors ma main tout en plongeant mon regard dans celui de Régina.

- Pardonne-moi… mais les contacts physiques… disons qu’il vaut mieux que je les évite tant que Hyde n’est pas endormi. Je ne voudrais pas risquer qu’il s’en prenne à toi… Je suis cependant très touché par tes paroles… je… je suis ravi de savoir que je pourrais compter sur toi. Merci beaucoup.

Régina revint alors sur les paroles que je lui avais dites concernant la situation de notre bébé. J’eus de la peine à croire qu’une femme comme elle, si désireuse d’avoir des enfants en vienne à suggérer une idée pareille. Toutefois, je ne pouvais pas lui en tenir rigueur. Après tout, c’était sans nul doute la bonne chose à faire. Nous-mêmes y avions sérieusement songer. J’avais même déclaré haut et fort que je ne voulais pas de cet enfant. Mais lorsque j’appris qu’Anna était à l’hôpital, j’avais accouru vers elle, la suppliant de garder son bébé. C’était notre enfant après tout et il avait le droit de vivre.

- Honnêtement, se serait mentir que de te dire que nous n’y avons pas sérieusement pensé. Mais je me suis promis d’être un homme bien et tuer un bébé est un crime abominable ! Je ne veux plus tuer des innocents Régina, cet enfant n’a rien demandé à personne et de mon avis, et je sais que Anna le partage, il mérite de vivre. Nous avons déjà réglé le problème de la grossesse. Une chance pour nous, le mari d’Anna n’a pas inventé l’eau chaude ! Il est persuadé que cet enfant est le sien et je n’ai pu qu’approuver. C’était la seule chance pour Anna de pouvoir garder sa place au royaume d’Arendelle… En réalité, je pense qu’il faut tuer le mal à la racine. Ce n’est pas notre enfant qui mourra… non, cette fois-ci je veux que Hyde seul paie pour ces crimes ! Il faut simplement trouver un moyen de se débarrasser de lui et notre bébé sera en sécurité.

Régina m’interrogea alors sur Hyde et sur sa conscience du monde extérieur. Elle s’inquiétait, craignant plus que tout que ce monstre n’en vienne à nous écouter et à contrecarrer nos projets. Je hochais alors la tête d’un signe négatif.

- Non, je ne pense pas. Depuis toujours, nous avons une conscience séparée. Lorsqu’une des deux personnalités se réveille, l’autre s’endort. Nous n’avons que des flashs, des pièces de puzzle qui nous reviennent en mémoire… pour le reste, je ne pense pas que cela influe sur quoique se soit. Je pense, c’est une hypothèse qui me semble assez probable, que Hyde est très sensible à tout ce qui concerne les émotions et les désirs. Sa personnalité ressort avant tout lorsque j’ai une pulsion violente et irrésistibles quelle qu’elle soit. Je pense que cela expliquerait pourquoi il s’en est pris physiquement à Anna l’autre jour.

Cela expliquait également pour quelle raison, dans le Mondes des Contes, Hyde était particulièrement actif à l’époque où je travaillais aux côtés d'Elliott. Je tus cependant ces pensées, ce n’était pas le propos. En revanche, je pensais nécessaire d’expliquer à Régina ce que je tentais de faire moi-même pour maintenir Hyde en état de sommeil latent.

- J’essaie de garder le contrôle de moi-même et de ne pas le provoquer mais cela devient de plus en plus difficile. Je ne peux pas passer le restant de mes jours à rester réveiller. J’ai besoin de m’assoupir ou sinon je risque de ne plus avoir besoin de Hyde pour commettre des folies… Il faut que nous trouvions une solution très rapidement, Régina ! Est-ce que tu connaîtrais par hasard un sort qui créerait des barrières dans mon cerveau et pourrait séparer nos deux consciences ?  
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MessageSujet: Re: Faute avouée est à moitié pardonnée   Dim 11 Sep - 0:58


❝Faute avouée est à moitié pardonnée❞
Regina Mills & Marvin E. Kandinski

La situation de Marvin n’avait rien d’enviable, loin de là. Regina se demandait comment elle aurait réagi à sa place. Bien sûr, elle mieux que personne savait ce que c’était que de lutter contre une personne machiavélique piégée à l’intérieur d’elle-même, à la différence près que pour l’ancienne méchante reine, il s’agissait de sa propre noirceur, de sa propre personnalité qui avait évolué dans le mauvais sens. Dans le cas de Marvin, Hyde était une personne totalement différente, et c’était bien là la difficulté, il ne pouvait pas, même avec toute la meilleure volonté du monde, le maitriser totalement. C’était bien pour cela qu’il venait demander de l’aide à celle qui était devenue son amie. Elle réalisa son erreur d’avoir posé sa main sur le bras du pauvre fabricant de jouets. Il avait raison, autant ne pas tenter le diable avec un contact physique, aussi banal soit-il.

-Pardonne-moi, je n’y avais pas pensé, s’excusa-t-elle en se reculant un peu.

La question du bébé de Marvin et Anna fut alors évoquée, et madame le maire se demandait s’il était judicieux de garder le fœtus. Si dans le monde d’où ils venaient tous deux, certes féérique mais quelque peu archaïque en ce qui concernait la médecine, une grossesse était bien souvent une fatalité, dans le monde moderne auquel appartenait Storybrooke, il existait des moyens d’interrompre une grossesse à problème ou non désirée et ce avant que le fœtus ne soit réellement considéré comme un bébé, puisque seulement composé de quelques cellules. Le futur père semblait avoir déjà réglé la question avec Anna, s’inquiétant seulement de ce que Hyde pourrait faire à l’enfant. Il lui avoua qu’ils étaient parvenus à faire croire au mari d’Anna –quel benêt- qu’il était le père de l’enfant. Regina pencha la tête de côté, regardant avec insistance d’un air inquiet son interlocuteur pour qui elle avait beaucoup de peine.

-Mais Marvin, et toi dans tout ça ? Partons du principe que Hyde ne sera plus un problème au moment de la naissance de l’enfant. Qu’adviendra-t-il de ce petit être si le mari de ta bien-aimée apprend la vérité ? Qu’adviendra-t-il de toi ?

Regina était d’accord sur une chose : il fallait se débarrasser de Hyde une bonne fois pour toutes. Mais comment faire sans blesser Marvin ? Là était la question, et la sorcière retournait mentalement le problème dans tous les sens, pendant que son interlocuteur exposait le fait qu’ils avaient une conscience séparée, lui et son alter égo maléfique, et que lorsque l’un était en éveil, l’autre était en sommeil.

-Hum… et si j’attendais que Hyde prenne le dessus et lui infligeais le charme du sommeil ? Penses-tu que seule ta personnalité resterait éveillée, ou bien ton corps entier sombrerait dans le sommeil ? Auquel cas, un baiser d’Anna te réveillerait.

Cette idée lui avait traversé l’esprit lorsque le pingouin expliqua qu’il s’empêchait volontairement de dormir, afin d’éviter à Hyde de se pointer trop facilement. Si le charme du sommeil pouvait fonctionner uniquement sur l’esprit de Hyde, celui-ci se retrouverait endormi pour toujours, étant donné que personne ne pourrait aller le chercher pour lui donner un baiser d’amour véritable. A contrario, si c’était le corps de Marvin qui sombrait, le baiser de celle qui l’aimait ramènerait le corps à la vie, avec les deux personnalités toujours piégées dedans. Il fallait creuser la question, car si cela pouvait fonctionner, alors le souci de Marvin serait définitivement réglé.

-Ne t’en fais pas, je ne laisserai ni Hyde ni toi commettre aucune folie. Nous allons trouver… le rassura-t-elle.

Un sort capable de séparer deux consciences ? Regina n’avait jamais utilisé pareil sortilège, mais il était possible qu’il existe.

-Il faut que je me plonge dans mes grimoires…

D’un mouvement de poignet, elle en fit apparaitre quelques-uns sur la table située devant eux, et s’empara du plus gros. Les écritures étaient anciennes et difficiles à déchiffrer, mais la belle brune était habituée.

-Parce que dans ton idée, tu voudrais séparer vos deux consciences, mais elles seraient toujours dans le même corps, ce qui veut dire que vous vous exprimeriez en même temps avec ton corps. J’ai un peu d’appréhension concernant ta santé avec cette idée.

Il ne fallait pas sous-estimer le danger de cette tentative, tout le corps de Marvin pouvait dégénérer, il pourrait même devenir fou… Si c’était pour le perdre totalement, autant éviter et trouver une autre idée. Si aucune réponse ne se trouvait dans les grimoires anciens, la dernière solution était de demander de l’aide au Ténébreux. Et Regina n’avait aucune idée des relations qu’entretenait Marvin avec Gold. Avec la magie, il y a toujours un prix à payer, il le répétait bien assez pour que quiconque puisse l’oublier. Elle commença à feuilleter les pages jaunies du vieil ouvrage qu'elle tenait avec précaution.

 
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MessageSujet: Re: Faute avouée est à moitié pardonnée   Mar 13 Sep - 11:51


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Régina Mills & Marvin E. Kandinski

Bien vite, nous avions abordé le problème de l’acceptation de la grossesse d’Anna. Régina se faisait du souci pour ce qui allait m’arriver. Je trouvais cela extrêmement touchant de sa part et lui souris avec douceur, reconnaissant de voir que mon amie se préoccupait autant de moi. Au fond de moi, je m’en voulais un peu d’avoir à lui cacher la vérité que moi seul connaissait à présent. J’étais d’ores et déjà condamné et ma vie allait bientôt s’éteindre. En revanche, celle de mon enfant allait commencer dans trois mois, C’était donc lui qui devait être ma priorité et je me devais de le protéger du mieux que je pouvais. Mon cœur se serra l’espace d’un instant dans ma poitrine en pensant qu’il aurait à peine neuf mois lorsque je disparaîtrais. Je n’aurais jamais le bonheur de le voir grandir et je ne saurais jamais quelle personne formidable il deviendrait. Serait-il accepté par son clan, aimé et chéri même si Kristoff venait à apprendre la vérité ? Je l’ignorais et c’est cela qui me faisait le plus peur. Après quelques instants de réflexion, je plongeais mon regard dans celui de Régina dans un demi-sourire.

- Ne te fais pas de soucis pour moi. Le destin s’est déjà chargé de mon sort. Tout ira bien. En revanche, je ne sais pas ce qu’il adviendra de l’enfant si jamais, il venait à être rejeté par sa famille. J’avais un projet, une idée qui me trottait dans la tête. J’avais songé que Anna et moi aurions pu désigner à Storybrooke un parrain ou une marraine qui serait d’accord d’élever notre enfant… et si jamais Anna venait à être rejetée de la cour d’Arendelle, je compte sur vous mes amis fidèles pour la recueillir et l’aider à s’intégrer dans cette ville… je sais que pour le moment le plan est terriblement bancal. Il faut que nous réfléchissions sérieusement. Nous avons trois mois à partir de maintenant pour préparer son avenir… leur avenir…

En un sens, je me sentais extrêmement coupable de les abandonner derrière moi sans aucune garantie d’avenir. Je ne pouvais m’empêcher de penser à Anna. Si elle était venue à apprendre ma fin prochaine, aurait-elle pris une autre décision concernant sa grossesse ? Pour le moment, elle ignorait tout de cette histoire. Elle devait probablement compter sur moi pour être là et veiller sur notre bébé, c’était après tout la mission de tous les pères du monde ! C’est pourquoi il faudrait que tout soit prêt pour l’année prochaine. Je me devais de m’en aller l’esprit tranquilliser par les promesses échangées avec ses éventuels futurs tuteurs. Mais voilà, le problème se posait. Je ne savais qui parmi mes proches serait prêt à un tel sacrifice. Elever un enfant n’était après tout pas une mince affaire et changeait la vie d’une personne pour la vie. Qui ferait donc l’affaire ?

Me détournant du sujet, j’abordais des problèmes plus techniques concernant ma cohabitation avec mon diabolique alter-ego. Régina me proposa alors la solution du charme du sommeil qui tel que les histoires nous l’avaient enseignée ne pouvait être brisé que par le baiser d’un véritable amour. Un sort ma fois bien classique mais qui dans mon cas ne pouvait qu’échouer. Je ne pus m’empêcher d’éclater de rire lorsque Régina me proposa cette solution. Puis, me reprenant je regardais mon amie en secouant légèrement la tête.

- Pardonne-moi ! Je n’aurais pas dû en rire, c’est idiot ! Ton idée ne serait sans doute pas mauvaise si ce n’était pas mon pauvre esprit malade que l’on devait soigner. Premièrement, nous partageons tous les deux le même corps. Si je suis endormi, Hyde prendra immanquablement le dessus. Si je suis plongé dans le coma, rien ne l’empêchera plus de prendre l’ascendant sur moi. Je risque de ne plus pouvoir venir… et je crois que tu peux oublier tous les sorts qui peuvent être brisé par un véritable amour ! Cela ne sera qu’une condamnation supplémentaire pour moi. Pour que le remède fonctionne, il faut qu’il y ait réciprocité dans les sentiments. J’aime Anna de tout mon cœur mais elle… Anna ne m’aime pas, Régina. Si elle reste attachée à moi c’est uniquement parce qu’elle est guidée par son instinct de bon samaritain. Sinon pourquoi serait-elle retournée se jeter dans les bras de Kristoff dès que les portails entre Storybrooke et le monde des contes ? Et à part elle je ne vois pas qui pourrait d’autre pourrait le faire. Il faudra trouver autre chose !

Avouer aussi vivement que Anna ne m’aimait pas me brisait littéralement le cœur. Après tous les espoirs que j’avais nourris envers elle, la voir ainsi m’abandonner pour retourner auprès de sa famille m’avait fait énormément souffrir. J’aurais tant espérer pouvoir m’occuper d’elle durant tout le temps de sa grossesse. J’avais besoin de ses moments de tendresse partagées et dont je me trouvais si cruellement privé au profit de son marchand de glace. Bien sûr, j’avais mentis lorsque je ne voyais aucun autre candidat. J’aurais pu penser à Kiernan bien évidemment. Après tout, notre relation avait pu vaincre le sort noir alors pourquoi ne pourrait-elle pas vaincre une seconde malédiction ? Mais je n’étais pas persuadé que notre amitié était aussi infaillible que cela. D’autant plus qu’avec sa mémoire recouvrée, il aurait plutôt considéré mon coma comme une bonne opportunité de se débarrasser définitivement de moi. Alors non, l’hypothèse de l’amour véritable, je la rayais définitivement de ma liste !

J’émis alors l’hypothèse de la séparation de nos deux consciences. Régina se leva alors, curieuse de savoir si mon plan pouvait être mis à exécution. La suivant du regard, je la regardais faire apparaître ses ouvrages devant nous. Je compris subitement que nous nous étions mal compris. Secouant légèrement la tête, je la fixais du regard tandis que mon amie feuilletait ses ouvrages.

- Je pense que tu ne m’as pas suivi. Nos deux consciences possèdent déjà leur volonté propre. Ce que je souhaiterais savoir c’est cela. Existerait-il un moyen d’enfermer la conscience de Hyde dans une cage à l’intérieur-même de mon esprit. Cela permettrait à ma personnalité de garder seule le contrôle de mon corps.  
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MessageSujet: Re: Faute avouée est à moitié pardonnée   Ven 16 Sep - 16:52


❝Faute avouée est à moitié pardonnée❞
Regina Mills & Marvin E. Kandinski

Regina n’avait pas compris tout de suite que la grossesse d’Anna était aussi avancée ? Pour elle, Marvin et la princesse rousse venaient de l’apprendre. En réalité, elle en était sans doute à six mois bien tassés. A ce compte-là, bien évidemment, il était hors de question de songer à une interruption volontaire de grossesse. Le fabricant que jouets semblait ne pas vraiment s’inquiéter de son propre sort, alors que c’était précisément ce qui préoccupait son amie. Le discours qu’il lui tenait d’ailleurs lui parut assez incompréhensif.

- Le destin ? Que veux-tu dire par là ? demanda-t-elle en plongeant son regard dans le sien.

Marvin s’inquiétait du sort de son enfant à naître, de son avenir, ce qui, en bon parent s’il serait, était normal. Regina ne pouvait que le comprendre, elle serait aussi folle d’inquiétude si elle savait Henry ou Roland livrés à eux-mêmes sans parents pour les protéger et les élever.

- Marvin, tu sais, je l’espère, que si Anna ou toi vous vous voyiez dans l’impossibilité de vous occuper du petit, Robin et moi serons là pour vous aider.

A vrai dire, elle avait du mal à comprendre pourquoi Kandinski ne pourrait en prendre soin lui-même si Anna se retrouvait bloquée à Arendelle. La question lui brûlait les lèvres et elle ne résista pas bien longtemps à la lui poser.

- Toutefois, je ne comprends pas ce qui t’empêcherait d’élever ton enfant si Anna doit rester dans son royaume…

Le pingouin semblait bien mystérieux sur certains points. Peut-être était-ce l’inquiétude liée à son problème de dédoublement de personnalité qui le faisait cogiter ainsi ? Mais la solution était toute proche, il ne fallait pas s’en faire. Il se mit alors à rire lorsque madame le maire lui proposer de tenter le charme du sommeil. Devant une telle hilarité face à un sujet aussi sérieux, la belle brune haussa un sourcil.

- Je suis ravie de t’amuser à ce point… Cependant sache que ce sort n’endort pas que le corps, c’est pour ça que je te disais qu’il fallait laisser Hyde prendre le dessus avant de le lancer. Mais soit, c’est risqué, je le conçois.

Ce qu’il lui révéla ensuite la laissa sans voix et bouche bée quelques instants. Le fabricant de jouets doutait des sentiments de sa princesse à son égard. Regina le regarda, yeux écarquillés. Cela lui semblait tellement impossible.

- Marvin, que dis-tu ? Tu es bouleversé et fatigué, tu ne peux pas penser ce que tu dis… Je suis certaine que tu fais erreur. Tu dis qu’elle est retournée à Arendelle, mais elle en est revenue, n’est-ce pas ? Si elle est revenue, c’est pour être avec toi. Si elle y est restée quelques temps, peut-être était-ce parce que sa famille lui manquait, et qu’elle a des responsabilités sur place. Mais aujourd’hui, c’est auprès de toi qu’elle est, et non auprès de ce Kristoff.

L’Amour est une chose compliquée, Regina ne le savait que trop bien. Elle qui était certaine de ne jamais le retrouver, elle était désormais amoureuse et comblée auprès de Robin, et une tel bonheur, elle le souhaitait à tout le monde, car c’était ce qui lui avait, en grande partie, permis de changer pour devenir une meilleure personne. Ainsi, après les descriptions que son ami lui avait faites de sa chère et tendre rouquine, madame le maire avait du mal à croire que leurs sentiments ne soient pas réciproques.
Marvin demanda s’il était possible d’enfermer l’esprit de Hyde dans une sorte de cage à l’intérieur de son cerveau.

- Hum… Cela me semble compliqué, et surtout dangereux. Je préfèrerais l’enfermer à l’extérieur. D’ailleurs, je me demandais une chose : avec une telle potion, peut-être est-ce simplement possible de vous séparer totalement. Je veux dire… cette apparence qui n’est pas la tienne, et qui donc est la sienne… Peut-être que je peux la scinder pour que tu retrouves ton corps. Et une fois séparés, j’envoie Hyde à travers le portail, ou bien je trouve de quoi l’enfermer. Une cage magique, ou autre chose…

A mesure qu’elle énonçait ses réflexions à voix haute, les yeux de la maitresse de me maison allaient de Marvin à son grimoire ouvert sur ses genoux, qu’elle feuilletait.

- Oui, je peux créer une cage que je fermerai avec la magie du sang, ce qui veut dire que moi seule pourrai l’ouvrir. Il n’en sortira jamais.

Maintenant, il restait à trouver comment les séparer.

- Si je vous sépare depuis l’intérieur de la cage, je peux ensuite nous téléporter toi et moi à l’extérieur.

Ce plan-là semblait plutôt efficace. Le tout étant de trouver la bonne formule et fabriquer la potion. Et que Marvin soit d’accord. Ne trouvant rien dans le grimoire, Regina le referma avant d'en attraper un autre.

- Pas de formule intéressante dans celui-ci.



 


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MessageSujet: Re: Faute avouée est à moitié pardonnée   Dim 18 Sep - 11:08


❝Faute avouée est à moitié pardonnée❞
Régina Mills & Marvin E. Kandinski

Alors que je cogitais gentiment sur mon avenir, Régina me mit le dos au mur sans même me prévenir. Elle se doutait que quelque chose se tramait lorsque je lui avais parlé de mon destin à venir. Je pouvais ressentir toutes ses craintes dans sa voix et je savais que mon amie s’inquiétait réellement pour moi et pour ce qui m’arriverait. C’était une évidence. Pour quelle raison m’aurait-elle jurer de m’apporter son aide si ce n’était pas le cas ? A cet instant, je me serais volontiers taper la tête contre les murs. Pour quelle raison avais-je dû lui dire cela ? Si je lui mentais à présent, elle le ressentirait ! Je n’avais pas le courage de lui avouer la vérité. D’ailleurs je n’avais eu le courage de le dire à personne. Tant que mon sursis n’était connu que de moi seul, je pouvais toujours le nier. Une fois que la vérité aurait éclaté, il n’y aurait aucun retour en arrière possible. Je savais que mes amis me verraient dès lors différemment, qu’ils passeraient sans doute leur temps à se faire du souci pour moi et à veiller sur le moindre de mes faits et gestes. Je ne désirais pas cela ! A leurs yeux, je voulais garder l’image que j’avais toujours eu et pas celle d’un condamné à mort. Il serait bien assez tôt pour eux de réaliser ma disparition le jour où j’accomplirais mon long voyage jusqu’en Enfer.

- Non laisse tomber, je ne faisais que réfléchir à voix haute. Est-ce qu’on pourrait faire comme si je n’avais rien dit ? Ce n’est pas très important de toutes manières !

Je lui adressais un sourire rassurant, espérant que cela suffirait à la convaincre de renoncer à s’interroger sur le sujet. Régina me proposa alors d’une proposition qui me touchait énormément. Elle me fit part de sa promesse de veiller sur notre enfant si Anna et moi n’avions pas la possibilité de le faire nous. Jamais je n’aurais cru qu’elle ferait part d’un tel dévouement à mon égard et cette déclaration me fit grandement sourire. Sans vraiment y réfléchir, je saisis les mains de Régina et la regarda pour la première fois depuis le début de cette conversation avec un sourire élargi jusqu’aux oreilles.

- Régina vous feriez cela pour nous, réellement ? Je t’avoue que je ne m’attendais pas du tout à cela ! Je… je ne sais pas quoi dire. Je t’en suis infiniment reconnaissant. Merci milles fois ! Mais cela risque d’être difficile pour vous. Vous avez déjà deux enfants à charge, un troisième ne serait-il pas de trop ? Je ne veux pas te forcer la main ou vous compliquer la vie inutilement. Je sais quel investissement un enfant représente !

En réalité, ce n’était pas entièrement vrai. Tous les enfants dont j’avais eu la charge au cours de ma vie avaient fini par être tuer par Hyde… et même par moi-même. Je n’avais jamais eu le plaisir de voir grandir un enfant et le voir s’épanouir. Malheureusement pour moi, il semblerait que je n’en aurais en fait jamais l’occasion.

Changeant dès lors de sujet, nous nous penchions sur le problème de Hyde. Régina semblait débordé de ressources et d’imagination pour trouver un moyen de se débarrasser de lui. Je ne pouvais que me montrer reconnaissant face à son dévouement et je regrettais bien vite d’avoir ainsi éclater de rire devant la première de ses options. En réalité, ce n’était pas d’elle dont je voulais me moquer. C’était de la possibilité de trouver un jour un amour véritable qui pourrait rompre une malédiction dont j’étais victime. Lorsque je prétendis qu’Anna ne m’aimait pas réellement, je vis Régina réagir au quart de tour. Selon elle, il était inconcevable que ma princesse ne puisse pas ressentir les mêmes sentiments pour moi que les miens. Elle disait que je n’avais aucune raison de douter de son amour pour moi ! L’espace d’un instant, je me plongeais dans une profonde introspection. En y réfléchissant, je ne pouvais qu’admettre que le courage exceptionnel dont elle faisait preuve aujourd’hui ne faisait que témoigner de son amour indéfectible pour moi. Pour quelle raison m’étais-je mis à en douter ? La réponse était toute simple. Je ne pouvais pas admettre qu’une personne puisse décemment m’aimer ! Je ne le méritais pas et ne le mériterais sans doute jamais ! Une autre explication qui me coûtait tout autant aurait été que je doutais de mes propres sentiments. J’avais été surpris par la redécouverte d’un amour que j’avais si longtemps enfouis en moi que je le croyais à jamais disparu. Sans prévenir, il s’était à nouveau rappeler à mon bon souvenir. Dès lors, la question se posait ; à qui appartenait réellement mon cœur ? Peut-être que ce n’était pas l’amour d’Anna dont je devais me méfier mais du mien ? Chassant ces vilaines pensées de ma tête, je souris amicalement à Régina.

- Oui c’est vrai, tu as sans doute raison ! Je ne devrais pas la juger aussi durement. Après tout, je l’ai placée dans une situation extrêmement difficile. Je l’ai obligée à livrer un double-jeu qui n’est pas évident pour elle. Le simple fait qu’elle ait accepté de le jouer signifie qu’elle tient tout de même à moi. Tout du moins je le suppose !

J’avançais alors l’hypothèse de pouvoir enfermer Hyde dans une cage à l’intérieur de ma tête. Régina quant à elle avait une bien meilleure idée ! Je ne pouvais qu’approuver son plan. Enfermer Hyde à l’extérieur de ma tête serait sans nul doute une excellente solution. Mais séparer ainsi nos deux consciences ne représentait-elle pas un risque ? Si l’hypothèse de la cage de sang était séduisante, n’était-il pas dangereux de donner un tel pouvoir à Régina compte tenu de ce qu’elle avait fait de moi auparavant ?

- Je dois bien admettre que ton idée est brillante ! Cela réglerait une grande partie de mes problèmes et cela me permettrait de récupérer totalement le contrôle de ma vie. Je me posais une question, si tu parvenais à séparer nos deux consciences au point que nous possédions chacun un corps propre, ne pourrait-on pas se contenter de tuer Hyde une bonne fois pour toutes ? Plutôt que de chercher à l’enfermer dans une cage, nous pourrions simplement le tuer ! Parce que, je ne voudrais surtout pas que tu le prennes mal, mais je ne suis pas très confiant avec ton idée de le sceller avec ton sang. Qui sait si ta part de noirceur ne refera pas surface un jour ? Je ne peux pas permettre de laisser une arme pareille entre tes mains ! Et puis j’avoue que la perspective de tuer mon pire ennemi, après tout ce qu’il m’a fait enduré, serait un véritable rêve ! Tu penses que tu pourras trouver la bonne formule dans tes grimoires ?  
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MessageSujet: Re: Faute avouée est à moitié pardonnée   Mar 20 Sep - 1:33


❝Faute avouée est à moitié pardonnée❞
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Marvin cachait surement quelque chose, cela se sentait à la réponse assez évasive qu’il avait donnée, prétextant réfléchir à voix haute. Regina hocha la tête, l’air perplexe, mais décida de ne pas insister. Après tout, il avait le droit d’avoir son jardin secret, elle mieux que personne pouvait le comprendre. En effet, l’ancienne méchante reine n’était pas du genre à se confier facilement, elle avait plutôt tendance à tout garder pour elle, n’étant plus habituée depuis longtemps à avoir des amis. Même Robin devait parfois insister pour savoir à quoi elle pensait.

Alors que le gentil pingouin s’inquiétait de l’avenir de son enfant à naître si lui et Anna se voyaient dans l’incapacité d’élever ce petit, Regina s’était tout naturellement proposée. Marvin sembla profondément touché et en oublia même ses résolutions impliquant aucun contact physique en attrapant les mains de son amie.

-Si cela devait arriver, rassure-toi, nous saurons gérer la situation. Nous avons déjà élevé un enfant chacun de notre côté, Robin et moi. Et puis, Henry est grand maintenant, et il passe la moitié de son temps chez Emma. Quant à Roland, il est quasiment autonome à présent, et outre une consommation excessive de glace, nous n’avons guère besoin de trop le surveiller. Et puis tu sais, Robin et moi, nous ne pourrons jamais avoir d’enfants à nous…

Malgré son bref séjour à Nerverland où elle avait pu rapporter de la poudre de pixie dont les vertus étaient vantées dans ses grimoires pour les problèmes de fertilité, Regina était persuadée que ses potions étaient ratées. Du coup, elle avait perdu tout espoir de tomber enceinte et de donner à Robin ce bébé qu’il voulait tellement. Elle effaça rapidement l’air triste que son visage s’était laissé aller à afficher pour se reconcentrer sur ce qui était vraiment urgent, à savoir vaincre Hyde. Avant de proposer une solution, l’ancienne reine s’était étonnée des doutes du fabricant de jouets concernant les sentiments de sa princesse à son égard. Et après que la belle brune ait avancé des arguments démontrant qu’au vu de ce qu’il lui disait, Anna ne pouvait qu’être éprise de lui, il sembla rassuré, ce qui tira à Regina un sourire attendri.

-C’est évident, Marvin. L’Amour se prouve par des actes. Tu n’as qu’à constater qu’elle prend certains risques pour rester auprès de toi, parce que c’est toi qu’elle aime.

Ou alors elle était masochiste ? Mais cette éventualité, madame le maire évita de l’énoncer. Elle préféra lui proposer une idée pour tenter de le libérer de son double maléfique : les séparer totalement pour qu’ils aient chacun leur corps, et enfermer Hyde pour toujours. Marvin sembla très réceptif à cette idée, y adhérant complètement, ce qui tira à la maire de Storybrooke un sourire satisfait. Alors qu’elle ouvrait son second grimoire dans le but de chercher une formule ou une potion magique adéquate, le pingouin fit une remarque qui la fit lever le nez de son ouvrage, affichant un étonnement non dissimulé.

-Est-ce que tu douterais de ma capacité à me maîtriser ? Marvin, la différence entre ton cas et le mien, c’est que ma méchante reine est, enfin était, un aspect de ma propre personnalité, c’était moi qui avait évolué en mal. J’ai changé depuis. Aujourd’hui, j’ai appris à vivre avec mes souffrances au lieu de vouloir les faire payer aux autres. Je ne veux plus de vengeance, et je suis beaucoup plus heureuse ainsi. Pour rien au monde je ne redeviendrais cette personne. Crois-moi, elle ne reviendra jamais. Mais si cela peut te rassurer, on oublie l’idée de la cage… Ou alors on la garde jusqu’à ce que tu le tues. Tu veux qu’il meure, je comprends. Mais… ne me demande pas de le tuer pour toi.

Que penserait Robin si elle en venait à tuer à nouveau ? Même s’il s’agissait d’un ennemi notoire, est-ce que cela faisait une différence ?

-Je t’aiderai si tu en as besoin, c’est évident. J’arracherai son cœur et te le donnerai, si c’est ce que tu veux.

Mais l’écraser elle-même… Regina avait peur que cet acte ne ravive en elle une sorte de gout pour le meurtre. Elle avait déjà tant tué par le passé. Inutile de tenter le diable pour un combat qui n’était pas le sien, sans pour autant être égoïste puisqu’elle se proposait de l’aider. Arracher un cœur était une chose aisée pour la méchante reine, un geste qu’elle avait maintes et maintes fois accompli et qui serait facile à refaire. Marvin  serait ensuite seul décisionnaire du sort de son ennemi juré. Mais il semblait évident que le fabricant de jouets était prêt à se débarrasser de manière définitive de Hyde qui lui avait pourri la vie assez longtemps comme ça.

Madame le maire replongea dans son ouvrage. Une potion de dédoublement, elle était certaine d’en avoir vu une dans celui-ci un jour. Elle savait le faire sur elle-même sans avoir besoin de potion, simplement avec de la magie, mais là, c’était plus complexe, il y avait une différence de taille, dans le sens où il ne s’agissait pas simplement de clôner l’image de Marvin, mais bel et bien de séparer deux personnalités dans deux corps différents.

-Je crois qu’on approche du but… Il faudrait que je fusionne ce sort avec un autre… commenta-t-elle à voix haute en passant son index sur la première ligne de la formule.

Gardant la page avec sa main gauche, elle continua à feuilleter le vieil ouvrage à la recherche d'une autre formule qui pourrait faire l'affaire, lorsque son visage s'illumina d'un sourire, trahissant une petite victoire.

-Je crois que je tiens quelque chose... lança-t-elle, tout sourire. Il va falloir que je fasse des essais.

 


Regina trouve-t-elle la seconde formule ?


Dernière édition par Regina Mills le Mar 20 Sep - 1:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Faute avouée est à moitié pardonnée   Mar 20 Sep - 1:33

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MessageSujet: Re: Faute avouée est à moitié pardonnée   Mar 20 Sep - 13:08


❝Faute avouée est à moitié pardonnée❞
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La proposition de Régina m’avait tellement touchée qu’elle m’avait permis, l’espace d’un instant, d’oublier le fardeau que je portais sur mes épaules. J’ignorais ce que penserait Anna de cette idée qu’il faudrait que je lui soumette mais très honnêtement ce plan me séduisait déjà. Régina et Robin étaient tous deux des parents formidables qui avaient une longue expérience dans l’éducation des enfants. Je n’avais donc aucune crainte concernant l’avenir de notre bébé. Cependant, je n’oublierais pas qu’il ne s’agissait que d’une solution de rechange, au cas où Anna et moi nous nous retrouverions au pied du mur.

- Je ne sais comment te remercier ! Je sais d’ores et déjà que vous êtes chacun des parents formidables. Il n’y a qu’à voir la manière avec laquelle vous avez élevé Roland et Henry. Ce sont des enfants vraiment adorables et curieux de tout. Je suis sûr que vous ferez un travail superbe avec notre enfant. Je te promets d’en parler à Anna et nous en discuterons ensuite ensemble.

Régina me fit alors part d’un regret qu’elle avait de ne pouvoir donner d’enfant à Robin. Elle ne m’avait jamais parler de ce problème auparavant. Je n’en prenais réellement conscience qu’en cet instant. Je choisis donc de m’intéresser plus profondément à cet épineux problème. Elle considèrerait par après s’il valait ou pas la peine que l’on s’y attarde.

- Je suis réellement navré pour vous. Je ne pensais que vous rencontriez ce genre de problèmes. Avez-vous essayé d’y remédier ? Tu sais dans ce monde, il existe beaucoup de solutions scientifiques pour les parents qui ne peuvent pas avoir d’enfants de manière naturelles. Est-ce que vous avez déjà considéré toutes les options qui s’offraient à vous ?

Je souris alors aux quelques propos de Régina qui se voulaient rassurants. L’amour se prouve par des actes… j’étais totalement d’accord avec cette idée ! D’ailleurs, en considérant les risques et les engagements que mes proches prenaient pour moi depuis quelques semaines je ne pouvais qu’admettre qu’ils devaient probablement beaucoup m’aimer. C’était plutôt rassurant dans un certain sens.

- Je ne suis pas certain qu’Anna n’aime que moi. Je pense que son cœur balance entre deux amours qu’elle n’arrive pour le moment pas très bien à gérer. Seul l’avenir nous dira ce qu’elle compte faire mais je ne me fais pas trop d’illusions à ce sujet. Anna est une fille raisonnable, elle finira par choisir son marchand de glace. Je ne pourrais pas le lui reprocher ! C’est également ce que je lui ai conseillé de faire.

Notre sujet de conversation changea dès lors. D’une manière très brutale, j’avais fait remarqué à Régina qu’elle aurait pu retrouver sa part de noirceur et se servir à nouveau de Hyde comme d’un jouet. En réalité, mes peurs n’étaient pas uniquement tournées vers Régina. Si j’avais lancé ses propos, c’est parce que le monde autour de moi semblait s’écrouler. Mes amis et moi-même semblions en proie à retrouver leurs mauvais instincts ces temps-ci. Après avoir pris conscience du retour de Hyde, assister impuissant au recouvrement de mémoire de Kiernan cela me semblait plus qu’évident que Régina se joindrait bientôt à notre duo de méchants de contes de fées. Mais j’avais tort ! La maire de Storybrooke réagit immédiatement me faisant remarquer que nos cas étaient très différents. Elle avait fait la paix avec elle-même et avait vaincu ses instincts meurtriers pour aller de l’avant et se construire un avenir meilleur. Je ne pus que sourire à ses propos car au fond de moi, je savais qu’elle avait raison. Régina était suffisamment forte pour résister aux Ténèbres. Ce n’était malheureusement pas le cas de tout le monde. Je plongeais un instant dans mes réflexions, ne pouvant que penser à la situation que mon meilleur ami expérimentait actuellement. Ces quelques propose, j’aurais tellement voulu les entendre de la bouche de Kiernan. J’hésitais un instant à parler de ces inquiétudes à mon amie. Je ne voulais pas donner l’impression de le trahir mais s’agissait-il réellement de trahison alors que le Daily Mirror reportait déjà ses exploits sans la presse locale ? Régina avait été la première personne à s’inquiéter de son retour en ville et malgré mes attentes, je ne pouvais que lui donner raison.

- Tu as raison. Pardonne-moi, je ne voulais pas me montrer aussi odieux… C’est juste que j’ai l’impression que tout se détériore autour de moi. Je ne sais pas ce qui se passe dans cette ville mais il semblerait que tous les méchants de contes de fée reprennent leur vraie nature. J’ai simplement peur que tu tombes dans ce même schéma. Mais je te fais confiance, Régina ! Pardonne-moi d’avoir pu douter de ta bonne foi… par contre si tu pouvais me donner une formule magique pour transformer les méchants en gentils, je la prendrais avec grand plaisir. J’en connais un à qui cela ne ferait pas de mal.

Régina craignait alors que mon projet soit de lui faire tuer elle-même mon double maléfique. Il fallait que je la rassure à ce propos. Mes paroles n’étaient aucunement tournées contre elle. Non, c’était au contraire moi qui devrait tuer Hyde. C’était plus qu’évident ! En entendant de tels propos, je me remis à rire. C’était un rire nerveux et machinal, le genre de rire que l’on lance lorsque on se retrouve face à une situation désespérée.

- Régina, je passe la moitié de mon temps aujourd’hui à lutter contre les instincts psychopathiques de Kiernan. Très franchement, tu crois réellement que je tiens à ce tous mes amis deviennent des meurtriers en puissance ? Bien sûr que je m’en chargerais moi. Je ne vais pas te faire commettre un tel acte. Ce n’est pas vraiment mon genre de forcer les gens à se salir les mains pour moi ! Et puis tu sais, je suis ingénieur en armement ! Je n’aurais même pas besoin que tu lui arraches le cœur pour le tuer. Je connais énormément d’autres manières d’y parvenir tout autant efficaces.

Cependant, au plus profond de moi, cette idée me révulsait. Je haïssais mes mauvais instincts plus que tout au monde. Hyde avait commis tant d’horreur impardonnables au cours de sa vie. Il avait détruit la vie de tant de personnes autour de lui et encore aujourd’hui, il n’avait aucun scrupule à s’en prendre au bonheur et à la sécurité des personnes qui m’étaient les plus chers au monde. Mais comment pourrais-je vivre avec l’idée de le tuer ? Serais-je vraiment un homme meilleur que lui en accomplissant un tel acte ? Je voulais moi aussi plus que tout être un homme bien et ma seule chance d’y parvenir était de choisir les solutions les plus douce.

- Mais avant de parler de meurtre… Je suis d’accord avec ton idée de cage. Je préfèrerais la conserver parce que j’ignore si je trouverais le courage de le tuer lorsque le moment sera venu. Même si je sais que ce serait probablement la meilleure des solutions. Je suis trop gentil, c’est ça mon problème ! Ca m’a déjà perdu et ça me perdra encore !

Régina finit par trouver la formule tant espérée. Je tournais alors toute mon attention vers ces grimoires. Bien sûr, je n’y comprenais pas grand-chose. La magie n’était pas mon domaine et je préférais laisser Régina se charger de l’aspect technique des choses. Elle semblait cependant grandement satisfaite par ses découvertes qui m’arrachèrent un sourire.

- C’est génial, Régina ! Je te félicite pour ta perspicacité. Je suis tout prêt à t’aider pour les tests. Dis-moi ce que je peux faire pour te rendre service. Je serais ton assistant.
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