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 u just can't be replaced ✜ Alice

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MessageSujet: u just can't be replaced ✜ Alice   Ven 22 Juil - 21:39

u just can't be replaced
Juliette & Alice

Ce bébé était parfait. Notre bébé était parfait. Il avait hérité de la beauté de son père Cette vie était parfaite. Je regardais mon Roméo bercer le fruit que notre amour avait créé. C’était notre famille, mon cœur était rempli d’amour. De l’autre côté de la cours ma petite sœur tenait dans ses bras son propre fils, en lui demandant de rester sage pour ne pas réveiller Tybalt-Mercutio. Lui aussi était parfait, ses boucles blonde encadraient son visage angélique. Rosaline s’avançait vers moi, un sourire heureux sur les lèvres. Elle prenait mon bras. Elle posait sa tête sur mon épaule en ajoutant que finalement nous avions réussi à l’être heureux tous ensemble. Ce fut à cet instant que tout changea. Sans que je ne puisse intervenir, Rosaline finissait attacher contre un arbre, Roméo à un autre, mon bébé si parfait était par terre, tandis que le fils de ma sœur était dans les bras d’un homme dissimulé derrière un capuchon noir. Il m’appelait. Rosaline hurlait. Roméo aussi, il tirait sur les liens qui le retenaient son regard incapable de se détacher de notre fils. Tandis que je courrais vers mon neveu, sa tête tombait. Un cri s’échappait de mes lèvres, la foudre renversant le meurtrier du petit garçon, dévoilant son visage : Mercutio. « Tu n’avais pas le droit » Lâcha-t-il avant de mourir par ma faute. Les pleures de mon fils couvert par les cris de ceux que j’aimais attirant mon attention je me retournais. On me l’enlevait. Roméo jurait qu’il le tuerait à nouveau s’il touchait à son fils, je créais des dizaines de tornade autour du voleur. Tybalt. Je le suppliais à genoux de lâcher mon enfant. Un acte qui n’avait pas suffit. Comme pour l’enfant de Rosaline, mon bébé si parfait perdait sa tête. « Vas-y Juliette tue-moi, mais jamais vous pourrez être heureux ensemble. »

Le vibreur de mon téléphone me réveillant brusquement, je tombais du hamac dans lequel je m’étais allongée quelques heures auparavant. Mes joues remplies de larmes, je mettais un moment avant de comprendre que mon rêve n’était pas réel. Ce n’était qu’un cauchemar. Un terrible rêve qui avait été réveillé par la grossesse d’Alice. La machine folle continuant de vibrer contre ma terrasse en bois je la saisissait, la main tremblante, déverrouillant le cube et le plaquait à mon oreille. La seconde qui suivait mon interlocuteur s’exprimer d’une voix calme, qui se voulait rassurante :

« Juliette »

Fronçant les sourcils, je me demandais sur qui ce dernier voulait tomber si c’était moi qu’il appelait, mais je répondais quand même docilement

« Oui, qui est-ce ? »

« Je suis le docteur Raynold, vous êtes la personne à appeler en cas d’urgence pour madame Alessya  O'Liddell, elle est actuellement dans notre hôpital. »

Mon cœur cessant de battre pendant un instant je n’écoutais plus. Mes yeux se remplissaient de larme, je courais déjà. Mes lèvres se mouvant pour laisser échapper un fébrile :

« J’arrive »

Je ne me souciais guère du fait d’être simplement vêtue d’une nuisette noire en soie, d’être pied nu. Une seule idée m’obsédait : Alice. Le sable laissa rapidement place au goudron tandis que derrière moi des nuages menaçant se former. Je passais devant le Psychic couverte par les appels des hommes venus voir le spectacle qu’offrait d’autre femme en dansant pour leur plus grand plaisir. Je les ignorais royalement. Mes pieds me faisaient souffrir. Ma chair s’ouvrait légèrement à cause des minuscules gravions qui s’enfonçaient dans ma chair.
Après plusieurs minutes de course folle j’arrivais devant le Storybrooke General Hospital, le souffle court, les cheveux en bataille, mes nombreuses cicatrices à la vue de tous. Lorsque j’entrais dans le hall, tous les regards se posaient sur moi ? Je crois que c’est grâce à eux que j’avais compris que je n’étais pas vêtue correctement. Baissant les yeux une seconde pour me rappelait des vêtements que je portais, j’apercevais ma nuisette noire, qui m’arrivait au milieu des cuisses, ma potrine à peine dissimuler par de la dentelle. Une légère gêne s’immisçant dans mon esprit, je me voyais pieds nu. Cette fois ci j’avais peu être réagi sur le coup de l’angoisse. Qu’importe. Je relevais la tête, défiant une personne de cette salle de me dire un seul mot, j’approchais de la femme derrière le comptoir. Le souvenir de ma première entrée dans un hôpital dans le monde des contes me revenant à l’esprit. Je me présentais en expliquant la situation avec un calme étonnant. La jeune femme me demanda si j’étais de la famille en me reluquant de haut en bas, ignorant son impolitesse je laissais échapper non pas sans un léger agacement :

« Je suis sa sœur ainée. »

Malgré une légère hésitation qui avait failli y couter la vie, elle me donna le numéro de la chambre de ma sœur en m’indiquant brièvement le chemin, non pas sans loucher une nouvelle fois sur ma nuisette. Préférant ignorer ce nouveau manque de discrétion je me hâtais vers la chambre de Rosaline, tentant de me remémorer les mots du médecin que j’avais eu dans le téléphone. En vain. Entre mon cauchemar et l’annonce que Rosaline était à l’hôpital, j’avais eu du mal à me concentrer.  J’étais bientôt arrivée devant la porte qui m’avait été indiqué, j’allais entrer à l’intérieur lorsque je fus interrompu par une voix masculine. Faisant volte face, je voyais un homme en blouse blanche, dont l’étiquette indiqué docteur Raynold. Tout comme la secrétaire du hall, ce dernier me reluquait, son regard s’arrêtant sur une de mes cicatrice qui allait de l’épaule jusque sur ma poitrine avant de se reprendre et d’ajouter :

« Juliette je suppose »

« C’est ma petite-sœur,… »

Répondais-je en guise de réponse, l’angoisse me tiraillant l’estomac, elle devait se lire sur mon visage. Je voulais entrer. J’avais besoin de la voir. J’avais besoin de l’entendre dire mon nom. J’avais peur qu’elle ne se souvienne plus de moi. J’avais peur qu’on me la reprenne à nouveau. On me l’avait trop souvent pris, au bordel, au pays des merveilles, à Londres, je devais la voir. Le médecin s’approchant de moi, main tendu, je la saisissais, en lui demandant angoissé si Alice allait bien. Ce dernier fronçant les sourcils, je m’apercevais que je n’avais pas donné le bon prénom, forte-heureusement, ce n’était pas Rosaline qui était sortie, Alice ça ressemblait à Alessya, il avait dû penser que c’était son surnom. C’est ainsi que j’apprenais que ma cadette avait donné naissance à un petit garçon. Mon rêve me revenant douloureusement en tête je m’efforçais de me contrôler ma bague brillant un peu plus.  Après quelques explication, ce dernier me permettait d’entrer la rejoindre. Je ne me fis pas prier.

Refermant la porte derrière moi, je sentais mon regard se poser sur le corps encore légèrement déformé de ma sœur allongé dans son lit, les cheveux encore un peu transpirant. Une larme s’échappant de mes yeux je suppliais ma cadette :

« Par pitié dit moi que tu te rappelle de qui je suis Alice »

M’approchant de son lit, les jambes flageolantes, les mains tremblantes, avant de demander :

« Est-ce que ca va ? »

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MessageSujet: Re: u just can't be replaced ✜ Alice   Sam 30 Juil - 0:07

Elle avait dû dormir un moment. Un long moment. Elle avait encore besoin de dormir, et de toute façon elle ne voulait pas se réveiller. Elle se réveillera quand on l’autorisera à mettre le bébé sur le bûcher. Ou le noyer dans l’évier de la cuisine. Ou le cacher dans une poubelle et l’y oublier. Alice se retrouvait coincée avec ce qu’elle avait dû supporter pendant des mois sous ses intestins. Elle pensait être débarrassée de ça, elle pensait avoir mérité les conséquences de la connerie qu’elle avait faite avec Vael. Mais non. Il fallait que ce dernier ne puisse pas se séparer de l’asticot qui ne cessait d’hurler et de gigoter depuis qu’il était à l’air libre. Putain, ça ne pouvait m’arriver qu’à moi ce genre d’embrouilles. Elle qui pensait pouvoir reprendre les sorties et les verres aussitôt qu’elle se serait sortie de là. Non. Il fallait que le premier touriste venu – et accessoirement père du bébé – lui pourrisse la vie. Elle en avait au moins pour dix-huit ans. Sinon, elle pourrait s’arranger pour que la majorité descende à l’âge de… trois jours. Non, elle était dans la merde. Coincée pour tout le reste de sa vie avec une descendance qui ne ferait que lui rappeler silencieusement qu’elle se dirigeait droit vers la vieillesse et le trépas. On s’était pas mis d’accord dès le départ ? Pourquoi est-ce qu’il avait fallu qu’elle tombe sur le premier bécassou qui avait un peu de cœur ? Elle était sûre qu’elle aurait été capable de trouver un foyer d’urgence, s’il l’avait fallu. Voilà pourquoi elle ne voulait pas se réveiller. Parfois on passait lui apporter des repas, vérifier que tout allait bien, donner un coup d’œil à ses perfusions. Mais elle ne voulait voir personne, alors elle fermait les yeux et faisait comme si elle ne pouvait plus les voir. Pour le moment ça marchait.

Ou comment devoir changer tous ses plans en l’espace de quelques heures. Ce serait fini les après-midi tranquilles, les nuits sans fin et les soirées interminables. Les repas rapides, parfois inexistants, les sommeils lourds et la flemme permanente. Ce serait fini, les journées à faire du rien ou des conneries, on l’avait forcée à se responsabiliser. Sans son accord. Du coup elle avait décidé qu’elle ferait la gueule. Pendant au moins une semaine. D’autant plus qu’on ne lui avait toujours pas apporté la bouteille de champagne qu’elle méritait.

Ça s’agitait dans les couloirs. Elle espérait que c’était le truc qu’elle avait sorti de son bide qui était en train de clamser. En train de se noyer dans les restes du verre de vin blanc d’un peu plus tôt, dans un jour qui semblait déjà être passé depuis une semaine. Il pouvait ne rien se passer dans votre vie pendant deux ans, et puis les événements décidaient de tous vous tomber dessus en l’espace de quelques mois, histoire de se rattraper. Et puis en fait non, ce n’était pas un nouveau-né qui crevait. La porte de sa chambre s’ouvrit et deux personnes entraient. Alice reconnaissait les voix. Il y avait cette saloperie de médecin, et Juliette. La blonde attendit que le premier quitte la pièce pour enfin ouvrir les yeux. Avec autant de lumière, ce n’était pas une bonne idée.
Juliette s’inquiéta sur la mémoire de sa petite sœur. Accoucher, ça rend débile ? « Bah euh, oui. » Avant de remettre le contexte. Elle avait déjà oublié sa sœur, dans un autre hôpital, dans un autre temps, dans un autre monde, dans une autre vie – ça faisait beaucoup. Et ça avait visiblement dû traumatiser l’aînée. « Non ça va pas ! J’avais été claire dès le départ, j’en veux pas. Et qui est-ce qui a l’existence pourrie pour tout le reste de ma vie ? C’est bibi ! En plus je vais le mettre où ? » Elle comprenait déjà pas comment Vael pouvait s’en sortir avec toutes ses bêtes pas normales chez lui, qu’est-ce que ce serait avec un engin pareil. C’est petit, et putain ça coûte une blinde pour le maintenir en vie. « T’en veux pas, toi ? C’est ça, ou je le noie. » Comme les chatons des paysans, quand ils ne savent pas quoi en faire.

_________________

Elle se donnait volontiers d'excellents conseils (bien qu'elle les suivît rarement) et il lui arrivait de se gronder si fort qu'elle en avait les larmes aux yeux. Elle se rappelait même s'être tiré les oreilles pour avoir triché au cours d'une partie de croquet qu'elle jouait contre elle-même, car cette étrange enfant aimait beaucoup s'imaginer qu'elle était deux personnes. ©️ caius
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MessageSujet: Re: u just can't be replaced ✜ Alice   Dim 7 Aoû - 16:58

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Elle était là. Elle allait relativement bien. Elle était vivante. Pourtant, je ne pouvais m’empêcher de lui demander si elle se souvenait de moi. Une information que je voulais affirmative. Je n’aurais pas supporté le fait qu’elle me regarde à nouveau comme une inconnue.  Je ne pouvais pas. J’avais envie de pleurer. Je ne devais pas pleurer. J’avais du mal à avancer, mes jambes tremblaient. Surprise, ma cadette répondait par un oui hésitant, me regardant comme si j’étais devenue folle allié. C’était certainement le cas, cette ville me rendait plus dingue que ce que le pays des merveilles l’avait lui-même fait. Sans crier garder, la détresse de ma sœur s’exprima avec hargne. Au départ je ne comprenais pas tout, elle s’en prenait à moi parce que j’étais celle qui été là, ça aurait pu être n’importe qui. Elle n’en voulait pas. C’était le bébé. Elle disait que sa vie était pourrie désormais. Elle ne savait pas ou le mettre. J’étais épaté par l’énergie qu’elle mettait pour ne pas nommer le bébé. M’asseyant sur son lit pendant qu’elle parlait, je lui caressais les cheveux tendrement attendant que sa colère cesse. Je ne savais pas quoi répondre à cela. En temps normal j’aurais dit qu’on s’en sortirait tant qu’on été ensemble, mais après mon rêve je n’avais pas envie de voir cet enfant. La peur me tordant l’estomac. Je n’ouvrais la bouche pour rire un quart de seconde quand elle me demanda si je le voulais pas.

« J’ai déjà du mal à m’occuper de moi dans cette ville, alors un bébé. »

M’humectant les lèvres un instant, ma main s’arrêtant dans la tignasse de ma sœur, je sentais une larme couler sur ma joue, avant que je ne demande plus d’information. Vael était sensé trouver une famille au nouveau né. C’était le deal. Une deal qui ne m’enchantait pas au départ, mais désormais je voulais qu’il se réalise. Je ne voulais pas voir mon neveu ; et si ce dernier ressemblait au joli blondinet qui s’était retrouvé sans tête tué par Mercutio ?  

« Alice, je ne comprends pas Vael devait trouver une famille pour le bébé, pourquoi tu te poses ses questions ? Et tu ne noieras personne, on trouvera une autre solution, je suis désolée de pas avoir été là quand il est arrivé. »

Déclarais-je en prenant sa main incapable de pouvoir dire autre chose, comment lui dire que j’étais contente alors que j’étais terrifié. La frayeur de mon rêve continuait de me hanter. Les souvenirs de mes dernières venues dans un hôpital ne cessaient de me hanter. J’étais marquée au fer rouge. Remarquant que ma sœur allait mal, je finissais par dire :

« Ne te poses pas autant de question Alice, je serais là pour t’aider, tu n’es pas seule »

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MessageSujet: Re: u just can't be replaced ✜ Alice   Dim 18 Sep - 23:20

Au moins Juliette était venue pour avoir des nouvelles de sa soeur. Mais c’était pour Alice le pire jour de sa vie. Le premier du reste de sa vie, d’ailleurs. Elle n’osait plus s’imaginer l’avenir, maintenant qu’une nouvelle bestiole allait intégrer la maison. Pourquoi elle en faisait toute une histoire ? Elle était juste censée aider Vael les premiers temps, c’était lui qui l’avait dit. Elle n’avait peut-être pas envie de se retrouver face au fruit de leur bêtise tous les jours. Si elle ne voulait pas de cet enfant, c’était non seulement parce qu’elle se savait incapable de s’en occuper, mais elle n’avait pas envie de se rappeler tous les jours qu’il était ce qui l’avait empêchée de continuer sa petite vie tranquille, le monstre qui était apparu de nulle part. Elle ne voulait pas voir un visage d’enfant qui aurait un air avec le sien. Dès que Juliette fut arrivée, après le coup de la colère, la première chose qu’elle lui demanda fut de savoir si elle voulait du bébé. Glissant une menace au passage, pour persuader sa gentille soeur d’accepter. Mais la guêpe n’était pas folle. Elle était aussi incapable que sa cadette de s’occuper d’une créature pareille. Mauvais choix, il faudrait qu’Alice se trouve quelqu’un d’autre. Ou qu’elle noie vraiment le bébé tranquillement endormi dans son berceau en plastique.
Juliette s’était approchée, faisant preuve de milles attentions envers Alice. Elle demanda plus de précisions sur cette histoire de famille. Oui, Vael était censé en trouver une, non ? Alice respira profondément. Il y eut un silence avant qu’elle ne se décide à ouvrir la bouche pour parler calmement. Elle essayait encore de digérer la nouvelle. « Il n’a pas voulu s’en séparer, finalement. Il l’a pris dans ses bras… » Elle revoyait tout à fait la scène. Elle avait su au moment où l’infirmière était entrée dans la chambre avec le bébé que ce serait une mauvaise idée. « Et il n’a plus voulu s’en séparer… Le pire dans tout ça, c’est que maintenant je dois l’aider ! Et j’ai donné mon accord ! » Elle avait encore l’impression d’avoir été trahie. Son plan aurait dû marcher comme sur des roulettes. Elle aurait dû avoir été libérée du fardeau qu’elle trimballait dans son utérus depuis huit mois, et l’histoire aurait été réglé. Elle aurait su que quelque part dans le monde, son enfant gambadait, et tout était bien qui finissait bien. Mais Vael l’avait pris dans ses bras et tous les plans avaient été retournés. Il n’était plus question de trouver une famille d’accueil, mais un prénom pour le nouveau membre de la famille.

Oui, Alice avait donné son accord. Par pitié pour Vael, pour lui faire plaisir, ou simplement par lassitude, peut-être les trois en même temps. Elle avait fini par craquer dans un moment de faiblesse, elle l’avait même aidé à trouver un prénom, mais elle ne voulait vraiment pas de l’enfant. Ce devait juste être pour un temps. Au moins, elle avait tout le soutient de sa soeur, c’était ce qu’elle lui assura. « On aura qu’à tous s’entraider. Limite on invite la ville entière à s’occuper de… je me rappelle déjà plus son nom. On lui en a trop donné. Appolo-Roulé Marcel… et une fois que Vael a tout intégré pour devenir un père parfait, on le chasse de Storybrooke ? Ou juste l’enfant… une fois qu’il sera bien élevé, peut-être qu’on trouvera preneur… au pire dans le Monde des Contes il y a toujours des rois et des reines quelque part qui désespèrent d’enfin faire des enfants, on peut régler leur problème. »

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MessageSujet: Re: u just can't be replaced ✜ Alice   Ven 23 Sep - 18:51

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Alice me criait dessus pendant que je m’attelais à l’écouter et à l’apaiser avec quelques gestes tendres. Je savais qu’elle n’était pas en colère contre moi. Elle avait seulement besoin de vider son sac. Je lui devais bien cela. Elle n’avait pas encore remarqué ma tenue plus qu’inadéquate et un tantinet exubérante. Ne comprenant pas l’objet de sa colère je lui demandais plus d’information, posant les bonnes questions à savoir où était la famille d’accueil. Ce n’est que lorsqu’elle m’apprit que ce projet n’était plus viable, que j’arrêtais de caresser ses cheveux, mon cœur cessant de battre. Ce n’était pas possible. Il ne pouvait pas nous faire ca, songeais-je soudainement affolée par l’idée que mon rêve puisse devenir réalité. J’écoutais, sans répondre. Comment reprocher aux frisés d’avoir été attendri par son enfant ? Je ne pouvais pas, pourtant une part de moi était révoltée. Je n’aimais pas voir ma sœur ainsi dévastée. J’aimais encore moi cette peur qui me paralysait. Je ne savais pas quoi faire, pour la rassurer, ni quoi dire pour soulager son esprit, une larme roulait sur ma joue, je m’arrangeais pour qu’elle ne la remarque pas. Quand elle avoua avoir donné son accord, je fermais les yeux, je suppliais mon esprit de taire ces angoisses qu’il n’avait de cesse de me transmettre. Ce n’était qu’un rêve Juliette, un simple rêve, ce bébé ne sera pas décapité et je n’aurais pas d’enfant avec Roméo notamment parce que depuis la dernière fois qu’on c’était croisé, j’avais usé de stratège pour ne plus le croiser, et de son côté il devait bien faire la même chose. Cette ville n’était pas bien grande éviter une personne pendant plus d’un mois était impossible si un des partis n’était pas d’accord. Lâchant un léger soupir, je me concentrais à nouveau sur les paroles de ma cadette pour éviter de songer à mon mari. En entendant le nom que cette dernière avait choisi pour son enfant, je fronçais les sourcils, Appolo ou Marcel encore passe, mais Roulé ? Non elle devait se tromper. Avait-elle bu ? Alors que je m’apprêtais à lui poser la question je me ravisais, décrétant que ce n’était pas le moment. Ce n’est que lorsque Rosaline me proposait d’attendre que Vael soit enfin prêt pour le virer de cette ville avec le gosse que je rigolais.

« C’est une idée comme une autre Rosa, mais est-ce réellement ce que tu veux, voir Vael quitter la ville et ne plus jamais le revoir ? »

Je connaissais déjà la réponse à cette question, Alice m’avait déjà avoué qu’elle aimait cet homme. Elle était certes ivre, mais sincère. Laisser son amour s’en aller était impossible. J’en savais quelque chose et Alice s’en doutait, elle nous avait vu nous déchirer, nous réconcilier, être séparer était une horreur. Une souffrance sourde qui empêchait de respirer librement. Vael n’était pas l’homme que j’aurais choisi pour ma sœur, mais c’était celui que son cœur avait choisi. Je respectais cette décision, mais je ne le laisserais pas lui briser le cœur.


« Les rois et reine de notre monde ? Ce n’est pas un bon plans ma belle, il n’en reste plus beaucoup en vie ou sinon ils sont tous dans cette ville. Notre monde est en guerre, il n’y a plus tellement de place pour les lamentations sur l’absence de maternité. »

Avouais-je, tout en grimaçant légèrement sans pour autant la regarder, je me sentais toujours coupable d’avoir abandonné le champ de bataille pour les retrouver, Roméo et elle. M’humectant les lèvres, je m’efforçais de faire taire mes sombres pensées, je devais rester concentré.

« Est-ce que je peux faire quelques chose pour que tu te sentes mieux ? Je suis un peu dépourvue d’idée, tout a vrillé du côté que tu ne désirais pas, mais tous finira par s’arranger, puis il reste toujours l’option de la nourrice non ? »

Consciente que ma soeur risquait de me demander de tuer quelqu'un en le congelant ou je ne sais quoi d'autre je m'empressais d'ajouter avec un air taquin

« Par contre je ne tuerais personne »

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MessageSujet: Re: u just can't be replaced ✜ Alice   Lun 10 Oct - 18:28

En voyant l’expression de sa soeur, le visage d’Alice s’éclaira brièvement avec un petit sourire. « Roulé c’est pour la prononciation, » fit-elle en réponse à une question restée silencieuse. « Il s’appelle Jules, mais Vael a déjà eu le délire de prononcer le prénom à la mexicaine. » Comment est-ce qu’elle pouvait en être arrivée à accepter d’élever un enfant avec un homme qui n’arrivait pas à être sérieux ? Même sur l’identité de son propre gosse ! Quand elle y repensait, Alice aurait tué ses parents pour l’avoir appelée comme elle-même avait appelé son propre enfant. En attendant, elle tentait toujours de trouver des idées pour se débarrasser plus ou moins légalement et moralement de l’enfant. L’une d’elle était de virer Vael de Storybrooke. Après tout, le frisé n’avait rien à faire ici, non ? Mais certes, elle n’avait pas forcément envie de le laisser partir pour toujours - ou pas, il risquait de trouver un moyen de lui refourguer l’enfant dans les bras. Et même si elle n’en donnait pas l’impression, et surtout même si ces derniers mois s’étaient un peu compliqué suite à une certaine annonce, elle l’aimait bien. Elle n’aurait pas pris la peine de s’installer chez lui sinon. « Que l’enfant, alors ? C’est possible ? Par la Poste ? En taxi ? Sur e-bay ? On l’envoie chez les scouts et on ne vient jamais le chercher ? » Comment pouvait-on se débarrasser d’un enfant en bas âge sans que ce soit illégal ou moche ? On ne faisait pas, il fallait assumer. Surtout quand on accepte d’abord de partager le fardeau avec le père - comme s’il s’était agit de l’adoption d’un labrador.

Alors la blondinette avait proposé d’envoyer le bébé comme cadeau aux rois et reines restants au Monde des Contes. De toutes les histoires qu’elle avait lu au sujet des personnages, elle avait souvent lu que des couples royaux galéraient à concevoir un enfant, et qu’ils avaient souvent recours à une sorcière, et que généralement ça ne leur apportait pas du bon. Alice ne pouvait leur donner que du bon, elle n’était pas pourvue de magie comme sa soeur, et ne savait pas se battre comme Tybalt à l’époque où il était encore en vie.
Mais Juliette lui remis les pieds sur terre. L’actualité dans l’Autre-Monde était bien différente des joyeuses ambiances dans les royaumes tranquilles des contes. Les guerres de territoire, et bien d’autres choses, avait coupé l’envie aux vacanciers d’explorer leur monde d’origine. Même si les lapins pouvaient ouvrir des portails, on ne garantissait pas le retour. Des rois et des reines, il y en avait un paquet ici - et si Vael a cherché, ils ne veulent pas d’enfants. Le peu qu’il reste de l’autre côté a peut-être trépassé, avalé par l’une des trois grosses puissances. Ce n’était plus un endroit pour élever de beaux princes charmants et d’adorables princesses rêveuses. « Ouais… mais ça ferait un bon soldat peut-être, avec un peu d’entraînement ? » Autant qu’Apollo serve à quelque chose.

Inquiète pour sa soeur, Juliette lui demanda si elle pouvait faire quoi que ce soit pour l’aider. Alice sourit. Elle avait bien une idée… mais le reste des paroles de son aînée lui confirma qu’elle ne serait pas en mesure de la réaliser. S’il fallait tout faire soi-même en plus… « Qu’est-ce que tu veux faire, de toute façon ? À moins de trouver une famille en express et de ne rien dire à Vael avant de donner l’enfant, j’ai pas moyen de m’en débarrasser. » L’option de la nourrice ? Alice se rappela un court instant de tout ce que l’on donnait à sa nourrice à Vérone, et se mit à déjà penser à son propre porte-monnaie. Vael ne se rendait clairement pas compte du trou financier que représentait un enfant. « Il va finir par l’abandonner… » quand il s’en rendra compte, il ne pourra pas faire autrement. Rien que de penser ça, ça la revigorait. « Non t’inquiète, je vais gérer ! Ce sera comme de supporter un autre poney aveugle, mais tout rose et à qui il faut changer les couches. Ce sera que pour quelques temps, c’est Vael qui l’a dit… C’est juste un CDD, ça devrait le faire. » Elle s’en persuadait.

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MessageSujet: Re: u just can't be replaced ✜ Alice   Sam 26 Nov - 13:28

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Roulé c’est pour la prononciation. Au moment même où ma sœur laisse ses mots s’échapper de mes lèvres je sens une bouffée de bien être m’envahir avant de laisser échapper un rire libérateur. Ma sœur était en vie, visiblement son bébé allait bien ainsi que le père de ce dernier. La seule ombre au tableau était mon rêve, or jusqu’ici je n’avais jamais fait de rêve prémonitoire c’était donc qu’un simple rêve. J’allais être tata et comme me l’avait si bien dit Hilda il n’y avait pas de meilleure punition que celle là. Certes Vael n’était pas l’homme que j’aurais souhaité pour Rosaline mais je ne pouvais la blâmer ou lui reprocher son choix. Je connaissais la douleur qu’un tel jugement pouvait causer. Le rire finissant par s’évanouir, je laissais retomber un regard aimant sur ma cadette en soupirant d’aise :

« Je t’avoue que ça me rassure l’espace d’un instant j’ai vraiment cru que vous aviez décidé de l’appeler Roulé. Jules j’adore tu as très bien choisi. Je suis certaine que cette idée est de toi et pas du touriste »

Lui accordant un clin d’œil j’écoutais ses nouvelles propositions pour se débarrasser de cet enfant qu’elle n’avait jamais désiré. Une partie de moi crevait d’envie d’aller voir à quoi il ressemblait, une autre plus petite angoissé à l’idée qu’il puisse ressembler à l’enfant de mon rêve, mais l’autre ne voulait pas laisser Alice. Elle était au bord du gouffre, sa tristesse se lisait dans ses yeux. Je n’avais jamais supporté cette vision. J’étais décontenancée. Incapable de faire ce que je faisais par le passé, incapable de la réconforter comme j’en étais autrefois capable, dans cette vie qui me semblait si lointaine, dans notre vie à Vérone. Soudainement, une vague de tristesse m’envahissait, créant au passage de légère marque de givre qui venait créer de la vapeur sur les fenêtres de la chambre de ma sœur. Lorsque je m’apercevais de cela, je passais une main dans ma chevelure, mon regard louchant sur ma bague, un nouveau soupir s’échappait de mes lèvres. Incapable de répondre à ses propositions, j’hochais les épaules de manière nonchalante.

Finalement, en dépit d’autre chose je lui demandais ce que je pouvais faire pour elle, tout en précisant que je ne tuerais personne pour cette cause. Une nouvelle qui ne semblait pas lui plaire, bien que finalement elle se résignait en demandant que je ne pouvais rien faire de plus. M’asseyant sur son matelas, ma nuisette remontant sur mes cuisses, je caressais son visage fatigué en ouvrant la bouche pour la première fois depuis un long moment :

« J’ignore ce qu’est un CDD mais je te fais confiance, j’aimerais tellement être capable de te réconforter comme lorsque tu étais enfant, mais on a grandi, … Tu devrais dormir Rosaline tu as l’air épuisé. »  


acidbrain


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