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 Une place vacante

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MessageSujet: Une place vacante    Mar 24 Mai - 0:25


Une place vacante
 


Fuir encore et toujours… Mener sa vie comme l'on court une course de fond. Chaque jour n'est jamais le même, à chaque jour son nouvel obstacle, son nouveau parcours. Je n'imaginais pas ma vie ainsi, mais ai-je pris le temps un jour de concevoir mon existence ? Regardez-moi. J'ai été le fils de personne, j'ai tenté de devenir quelqu'un en entrant aux ordres d'un roi. J'ai été quelqu'un à ses yeux, mais il est mort et je suis redevenu « personne ». Personne est resté ainsi durant quelques années avant de retrouver un semblant de dignité. Le fils de personne est alors devenu Robin et Robin est devenu Robin Hood le prince des voleurs. Un titre sans couronne et sans avantage. De vous à moi à quoi bon porter une couronne quand vos ennemis vous offrent la décapitation en guise d'alternative ? Oui, je fais un pari sur l'avenir, sait-on jamais ? Personne n'est à l'abri de perdre la tête un jour.

« -A quoi tu penses encore ? » lança Marianne qui chevauchait aux côtés de Robin et de Little John. Le voleur sortit de ses pensées et sourit tendrement à sa belle.
« - A plein de choses en fait »
« -Tu penses trop, c'est ça ton problème ! »
se moqua Little John le sourire aux lèvres.
« -Et toi pas assez » rétorqua aussitôt Robin. Marianne fit mine d'être exaspérée, dans le fond, elle savait qu'il ne pensait pas tout à fait ce qu'ils se balançaient à la figure. Robin et John fonctionnaient de la sorte, se charrier était une sorte de second langage qu'ils maniaient presque avec autant d'aisance que leur langue maternelle. « -C'est un jour spécial aujourd'hui » Le ton de Robin semblait solennel, mais son regard lourd laissait paraître une certaine nostalgie. Little John échangea un regard entendu avec Marianne, les autres Merry-men aussi et s'arrêtèrent au même temps que leur leader qui descendit de son cheval. Il sortit son épée de son fourreau et la leva au ciel dans un geste presque cérémonial. Les autres merry-men, une bonne dizaine de vaillants gaillards, en firent de même. « -A la mémoire de notre seul et véritable souverain. Un homme vaillant qui a donné sa vie pour que nous puissions mener la nôtre. À Richard, roi de nos terres, pères de nos frères. » Les hommes répétèrent les paroles de leur camarade qui avait imposé ce rituel à chaque fin d'hiver.

« -Repartons maintenant ! Le camp nous attend, les ripailles aussi, nul ne doute que nos autres compagnons seront nous alourdir la panse avec leur dernière chasse. » Robin remonta à cheval et repassa en tête du cortège suivit de près par son fidèle acolyte et sa belle. Très vite, dans les confins de Sherwood, ils regagnèrent le camp où ils furent accueillis comme il se doit. L'attention de Robin fut aussitôt accaparée par l'arrivée de l'un de ses guetteurs qui l'entraîna à part afin de lui faire savoir qu'il avait repéré un homme non loin de là. Le genre de personne qui pourrait constituer un danger s'il venait à découvrir le camp. « -Merci Boderick. Je vais m'en occuper retourne à ta place ! »  Le voleur sourit à Marianne pour lui éviter la moindre inquiétude, puis l'arc sur le dos, il partit dans la direction indiquée par le jeune guetteur. Au pas de course, Robin quitta les lieux, il passa la cascade et continua à avancer toujours tout droit. Soucieux de ne pas être découvert, il se faufila à travers les buissons qu'il avait l'habitude d'utiliser lors des passages de convois. Il vit alors à quelques mètres, de dos, un jeune homme qui s'apprêtait à abattre une biche. Sous faire le moindre bruit, l'archer enfila sa capuche, arma son arc et s'approcha. Arrivé à moins de deux mètres de la cible, il banda son arc pour ensuite se faire entendre « -Qui es-tu ? » L'homme se retourna et fit face à son nouvel interlocuteur qui continuait à le tenir en joue.

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MessageSujet: Re: Une place vacante    Dim 29 Mai - 19:41


Une place vacante

Le Roi Richard était mort depuis longtemps maintenant, mais je n’oublierai jamais son visage, son charisme, ses mots qu’il avait prononcé lors de sa venue dans notre bourgade. Lui m’avait fait rêver d’un monde juste, d’un monde meilleur. Lui avait été plus qu’un Roi, plus qu’un modèle pour moi. Il m’avait permis de me libérer de mes chaînes, de briser ce lien qui me reliait à ce que je n’osais plus parler famille. J’étais tel un orphelin, errant dans la forêt de Sherwood, mais j’étais bien. J’étais mieux que je ne l’avais jamais été. Comme le dit le dicton : « On est bien mieux seul que mal accompagné », et bien c’était mon cas. Seule la compagnie de mon maître me manquait, la seule personne qui avait toujours été là pour moi. Je me raccrochais à lui, et à Cœur de Lion lors de ces nuits compliquées où je me couchais avec pour seules compagnes mon épée et ma conscience.

Plus mon escapade était longue, plus cela devenait compliqué. Vivre en solo dans la forêt était une vraie épreuve pour moi-même si je m’y plaisais. La nature m’avait permis de retrouver un certain calme intérieur. Elle m’accompagnait partout, c’était le chant des oiseaux qui me réveillait, elle qui me nourrissait, qui me berçait la nuit avant de dormir.  Mais malgré cela, je ne pouvais pas me passer d’aller en ville, bien sûr camouflé pour ne pas me faire attraper. Au bout de deux semaines, le « Tueur au chandelier » avait presque été oublié. La plupart des affiches avec mon visage avait été recouverte par d’autres, dont celle recouverte du visage d’un certain Robin des Bois. Plus je me baladais dans les rues, plus j’entendais son prénom et ses exploits. Lorsque les gens parlaient de lui, je pouvais voir des étoiles briller dans leurs yeux, c’était le révolutionnaire qui luttait contre le tortionnaire, qui aidait les pauvres.

Je me mis alors à sa recherche, des semaines durant lesquelles je ne tombais que sur des traces. Qui que ce soit, cet homme était malin pour ne jamais se faire attraper, pas même par moi qui connaissait cette forêt comme ma poche avec le temps. Tout ce qu’il laissait derrière lui, c’était des carrioles avec un coffre vide. A nouveau le temps commença à paraître long alors que je cherchais à retrouver ce justicier qui courrait dans les mêmes bois que moi. Je ne lâchais pas les bras, malgré les jours qui passaient. Chacun de mes passages en ville me redonnaient foi car j’entendais toujours son prénom courir de bouches à oreilles et je pus mettre un visage sur sa tête par les affiches de recherche.

« Patience est mère des vertus » dit-on. Ce fut mon cas. Malgré mes échecs, je sentais que je me rapprochais de quelque chose, de quelqu’un… Lui avait sûrement dû m’avoir vu alors que j’étais concentré sur autre chose. Après tout il pouvait tromper tous les soldats du Tortionnaire, même les plus aguerris, alors pourquoi pas moi ? Je m’étais mis à chasser, mes réserves étaient presque vides et il me fallait les remplir. Je pris alors mon arc et mon carquois pour aller à la rencontre du gibier. Il ne me fallut pas long pour le retrouver, à la lisière d’une clairière. Plus rapidement qu’il fallait pour battre un cil, je sortis mon arc, pris une flèche et le bandais. La flèche collée à ma pommette, je me mis à viser quand une voix masculine retentit derrière moi, voix qui faillit me faire faire un arrêt cardiaque.

Je laissais tomber mon arme après avoir vu qu’il s’agissait d’un bandit et me retournais en dégainant mon épée de son fourreau d’un geste agile.
-Wyatt Johnson ! Répondis-je fièrement en brandissant le nom que je m’étais inventé pour ne plus porter celui de mon géniteur m’avait donné à la naissance. Et toi, qui es-tu bandit ? Lui demandais-je en gardant ma garde, sans le lâcher du regard et sans savoir qu'il s'agissait de Robin.


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MessageSujet: Re: Une place vacante    Dim 12 Juin - 19:26


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La fête battait son plein dans le campement, tandis que Robin, arc sur l'épaule prenait de la distance pour rejoindre l'endroit indiqué par le jeune éclaireur qu'il avait récemment prit sous son aille. Le pas léger, il se déplaçait avec prudence. L'homme entraperçut était peut-être un ennemi au service du Roi dont Locksley contestait l'autorité. Ou pire encore, peut-être s'agissait-il d'un des hommes du shérif venu repéré les lieux afin d'en dresser la parfaite topographie pour une attaque à venir. Cette alternative déplaisait fortement à Robin, qui si elle s'avérait exacte, devrait prendre des mesures drastiques à savoir déplacer une fois encore le camp et s'attirait ensuite les foudres de certains Merry-men, qui eux, pour la plupart ne faisaient preuve d'aucune clémence à l'égard des ennemis et plus encore lorsque ces derniers mettaient en jeu leur propre sécurité. Petit Jean était de loin le plus réfractaire à la pitié ce qui donnait lieu, très souvent, à de virulents débats sur les routes. Mais Robin tenait bon « - On ne doit prendre la vie d'un homme Robin. Quelques soient ses crimes. C'est ce que ton père disait souvent » La voix du pédagogue résonnait encore dans la tête de l'archer qui avait ainsi construis son code d'honneur sur les dires de cet homme qui avait connu son père sur les champs de bataille et qui lors de sa mort, c'était promis de veiller sur le petit Robin. Une version de l'histoire jamais remise en question.

Arrivé à bon port, le voleur au grand cœur, s'approcha à pas de loup du nouvel arrivant, n'hésitant pas à bander son arc pour se montrer encore plus menaçant et faire comprendre à l'étranger qu'il n'était pas le bienvenu ici. « -Réponds ! Qui es-tu ? » réitéra Robin, la capuche toujours abaissée sur son visage. Le jeune inconnu laissa tomber son arme presque aussitôt, Robin n'en restait pas moins sur ses gardes, l'homme pouvait posséder une autre arme et s'en servir. Et c'est d'ailleurs ce qui se passa. L'audacieux inconnu tout aussi rapide qu'agile, retira son épée de son fourreau et la brandit telle l'arme salvatrice qui le sortirait d'une impasse à venir. Robin, par réflexe fit un pas en arrière et tira un peu plus sur la corde de son arc tandis que l'inconnu osa enfin décliner son identité non sans fierté. « - Wyatt Johnson ? Ce nom m'ait inconnu tellement que je ne vois pas pourquoi je te donnerai le mien. Que fais-tu donc ici Wyatt Johnson ? Réfléchis bien à la réponse que tu vas me donner ! Ma flèche aura le temps de transpercer ta poitrine avant que tu n'aies porté le premier coup. »

Sans attendre le jeune Wyatt se mit en position d'attaque « -Alors tu veux te battre ? Vraiment ? » Le voleur laissa tomber son arc et dégaina son épée tandis que son adversaire se précipitait sur lui pour lancer la première attaqua qu'il para sans mal. Dans le royaume, Robin, était connu pour ses qualités d'archer, il n'en était pas moins un excellent combattant, vif et agile il parvenait à parer les attaques de son adversaire et lui offrait en contrepartie de magnifiques esquives. L'affrontement s'étala sur quelques minutes jusqu'à ce que le voleur décide d'y mettre fin en bloquant la lame du dénommé Wyatt pour ensuite le déséquilibrer et se placer au-dessus de lui, l'air narquois. « -L'épée ne fait pas tout » Convaincu qu'il n'avait pas affaire à l'un des hommes du shérif, Robin tendit une main bienveillante au jeune homme qui préféra se relever par lui-même. L'épée de l'archer retrouva sa place dans son fourreau et son arc dans sa main gauche. « - Moi c'est Robin ! » dit-il ainsi en abaissant sa capuche.


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MessageSujet: Re: Une place vacante    Jeu 23 Juin - 15:34


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Être seul dans la forêt était une aventure en soi. Il m’avait fallu tout réapprendre et Dieu savait que cela avait été compliqué ! La table de mon ancien chez-moi hantait mes rêves. L’odeur d’un bon jarret de porc cuit au miel, la texture des carottes, des choux, le goût de l’hydromel… Toutes ces choses me manquaient, et étaient peut-être même ce qui me manquait le plus. Ce n’était pas le cas de ma famille, de mon père qui m’avait déshérité sans se soucier de ce qui pouvait se passer pour moi, préférant un simple inconnu à son propre sang. Je le maudissais, de tout mon être car j’avais tout fait pour lui, et rien que pour lui. Pas pour ma mère, ou mon ancien maître d’arme, mais bien lui. Tous ces sacrifices n’avaient servi à rien, étaient parti se perdre dans le néant. Cependant la sensation de faim était là, et bien plus présente, plus réelle que le passé que je ressassais.

Ce fut alors là que je pris l’initiative d’aller chasser, après avoir vu l’état de mes réserves qui était, pour ne pas le dire, pitoyable. Il devait me rester tout au plus quelques graines qui commençaient à tirer la gueule, un morceau de viande qui n’avait plus l’air tant comestible ne serait-ce rien que de par son odeur et quelques patates. Lorsque je partais traquer le gibier, je ne faisais plus autant attention à mon environnement qu’habituellement. Cela me permettait de trouver rapidement un animal, au dépend de ma sécurité mais après tout mis à part quelques bandits, que pouvais-je risquer ?

Mon maître d’arme m’aurait mis en garde, je pouvais presque entendre sa voix me dire « Wyatt, ne joues pas les héros et réfléchis deux fois aux conséquences de tes choix ! », et il aurait eu raison. Car je me retrouvais rapidement dans une mauvaise situation. Un inconnu, à quelques pas de moi, m’avait dans sa ligne de mire, la flèche pointée en direction de mon cœur. Rapidement je déclinais mon identité, après tout qu’est-ce que cela pouvait bien lui faire ? Et me faire ? Cependant sa réponse m’énerva. Ce bandit allait voir de quel bois je me chauffais, je me mis alors en position d’attaque.
- Lâches ton arc et viens te battre comme un homme ! Lui lançais-je dans l’espoir qu’il allait le faire.
Je lâchai un soupire imperceptible quand il laissa tomber son arc pour saisir son épée.
- Non, je veux cueillir des fraises pour ma grand-mère… Continuais-je, avec une légère once de provocation dans la voix.
Le problème que j’avais était que j’avais été entraîné au duel « chevaleresque » avec des codes et des interdits. Mon adversaire lui avait un style beaucoup plus… rudimentaire, ce qui rendait la chose bien plus coriace qu’imaginé. Je fis comme je pus pour éviter ses bottes offensives et m’osais à l’attaquer sur les flancs principalement. Cela dura plusieurs minutes, et tout bon combattant savait que plus l’affrontement était long, plus la fatigue allait entrainer des fautes et ce fut ce qu’il se passa : l’inconnu bloqua ma lame et m’envoya parterre d’un coup de pied tout autant déloyal qu’un coup de dague dans le dos.

Je me retrouvais alors sur le sol, sur le dos. Je serrais les dents et alors que j’allais me relever, je vis le bandit s’approcher de moi, toujours le visage encapuchonné. Sa phrase me tendit la mâchoire et me fit crisser l’ivoire.
- Facile à dire ! Fut la seule réponse que je lui donnai.
Par pure question d’honneur, je préférai me relever seul même si le bandit m’avait tendu une main pour m’aider à me relever. Une fois debout, je ne compris pas d’où vint cette attitude. Les bandits n’aidaient pas leurs adversaires à se relever.
- Vas-tu enfin lâcher ton identité !? Dis-je assez sèchement sans être agressif, toujours blessé dans mon intégrité de m’être fait avoir comme un bleu par un… coup de pied.
Je le regardais ranger son épée et l’imitais, comprenant qu’il ne me voulait apparemment pas de mal. Alors qu’il déclina enfin son prénom, je m’immobilisais un instant. Avais-je bien entendu ? Robin… Comme Robin des bois ? Je me retournais pour le regarder et vis alors qu’il avait enlevé sa capuche. J’avais alors effectivement affaire au fameux bandit.
- Robin… Robin des Bois ?

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MessageSujet: Re: Une place vacante    Jeu 14 Juil - 23:06


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Ces dernières semaines le Prince Jean qui n’était pas au plus fort dans ses petits trafics, retombait d’imagination pour s’enrichir davantage sur les terres avoisinantes, avec l’aval de ses quelques bannerets. Le shérif œuvrait quant à lui en solitaire, n’ayant pour seul but que de mettre un terme aux agissements de Robin et des Merry Men. Mais plus encore, le shérif mettait tout en œuvre pour capturer le bandit au grand cœur. Une entreprise qui s’avérait plus complexe que prévu pour le pseudo homme de loi.  Outre les quelques limiers et autres chasseurs, Notthigham n’était pas avide d’idées pour retrouver son grand rival, qui malheureusement pour lui, avait déjà conquis le cœur de la belle et douce Marianne.   Voilà que maintenant, en plus des quelques centaines d’avis de recherche collés sur les portes de toutes les tavernes, traînaient par-ci par-là quelques mercenaires à la solde de l’odieux shérif, des mercenaires qui n’hésitaient pas à se faire passer pour des Merry-men en devenir afin de percer à jour la fameuse cachette de ces bandits qui avaient bien plus d’intégrité que tous les hommes à la solde de Notthigham et du prince Jean.  De ce fait, Robin devait se montrer méfiant à l’égard de tous les étrangers en approche. Il ne fallait sous-estimer personne, ni les hommes, ni les femmes, ni les enfants. Le shérif ayant des yeux partout, il fallait s’estimer heureux de ne pas avoir été pris et de jouir encore d’une pleine liberté.


Passé les premières observations, Robin accepta le combat, l’occasion pour lui de voir à qui il avait affaire. Il se délesta donc de son fidèle arc, une arme qui avait contribué à installer sa légende. Le visage toujours préservé, il laissa le jeune impétueux lancé la première salve de coup, les parant un à un sans trop de difficultés. « -Si tu veux cueillir des fraises pour ta grand-mère, tu es au mauvais endroit gamin ! » Il évita un coup de plus et le lui rendit en conséquence. Le gamin hargneux ne manquait pas d’imagination dans ses offensives et semblait privilégier les attaques sur les côtés. Robin le gaucher, tout en dextérité, parvenait à éviter la plupart des attaques. « -Bon aller je n’ai pas toute la journée » lança-t-il en bloquant enfin la lame du jeune homme. Profitant de l’effet de surprise, il le déséquilibra à l’aide d’un coup de pied. « - Ta susceptibilité ne va pas te mener bien loin l’ami. » Le jeune homme toujours au sol, continuait à maugréer, évitant au passage la main que lui tendait le « bienfaiteur » pour l’aider à se relever. « -Ah je vois, monsieur à trop d’honneur pour accepter une main tendue. » sans s’en offusquer Robin rangea son épée et récupéra son arc tandis que le jeune Wyatt attendait de savoir à qui il avait affaire. Robin, qui n'avait que faire de l'agressivité de son adversaire, vaincu de surcroît, osa en toute confiance donner son nom tout en abaissant sa capuche pour enfin établir un véritable contact visuel

« - Effectivement je réponds à ce surnom très cher Wyatt Johnson. Nombreux sont ceux qui aux services du shérif ou du faux monarque, cherchent à pénétrer les bois pour nous débusquer et rares sont les personnes à venir se battre dans les bois. Dois-je m'inquiétais de ta présence Wyatt Johnson ? » Sur ses gardes, l'archer observa les environs pour y déceler l'éventuelle présence d'autres individus, mais aucun buisson ne frissonna, aucune branche ne craqua, les deux hommes étaient bel et bien seuls au milieu des bois. « -Puis-je faire preuve de curiosité et te demander ce que tu fais ici ? Et ne me mens pas. J'exècre les menteurs, je les débusque à deux lieues à la ronde. Parle donc, je t'écoute ! »
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MessageSujet: Re: Une place vacante    Mer 10 Aoû - 17:21


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La forêt était en perpétuel mouvement, et cela encore plus depuis que le sheriff avait demandé à augmenter les rondes dans cette dernière pour retrouver celui qu’il chassait depuis des mois : Robin des bois. Ce bandit avait eu l’audace de se mettre en travers de la route de l’un des hommes les plus puissant et vergogneux d’Angleterre pour réclamer et faire régner la justice. Certes, cela était à sa façon, soit de la manière la moins légale : voler les riches pour redonner aux pauvres. Mais était-ce un mal ? Le Roi vivait sur les impôts et il n’avait aucun problème à augmenter la somme demandée au peuple qui devait déjà se scarifier pour pouvoir vivre. Loin était l’Angleterre des années mille quatre cent, les années où toute l’Europe enviait ce Royaume florissant qui laissait à ses paysans grains, laines et bois. Ce n’était plus qu’un souvenir, un fin souvenir inscrit dans la tête des savants qui ne le répétaient pas assez. Aujourd’hui, il ne faisait plus bon de vivre sur cette île, et encore moins dans le conté de Notthingham où les autorités exerçaient une main de fer sans précédent, et cela depuis la mort de Cœur de Lion.

Ce bois, je l’habitais depuis que j’avais fui, je le connaissais comme ma poche. Mais cela ne voulait pas dire que je connaissais tous les habitants qui vivaient entre ces arbres majestueux. Un instant j’avais cru être seul dans cette forêt, les premiers jours. Mais je fus bien rapidement rattrapé par la réalité lorsque je m’étais réveillé délesté d’une partie de mon équipement.

Cependant la rencontre de ce jour tourna rapidement à un combat qui commença après une provocation de ma part.
-Et ben voyons ça… Soupirais-je alors que l’inconnu para mon premier coup.
A la Cour, on nous apprenait à nous battre loyalement, de façon à pouvoir participer à des joutes ou à un combat contre un autre chevalier. Tout était régit par des règles qu’il ne fallait pas dépasser, de peur de se faire retirer son titre, voire pire : de se faire exiler, bannir. Mais ce qu’on ne nous apprenait pas à la Cour, c’était de nous battre contre des hors-la-loi qui n’en avait que faire de toutes ces lois, pour qui le seul but était de gagner. Un coup de pied dans les joyeuses, un coup d’épaule, un croche-patte… Tout était possible. Je le savais, mais il ne m’avait jamais été donné de me battre contre un homme ne respectant pas ce code.

De cette manière, je m’étais retrouvé séant contre sol aussi vite qu’une pive lorsqu’elle tombe de la branche. Dégouté par son offensive, je ronchonnais contre moi-même intérieurement en attendant de voir ce qui allait se passer par la suite. Allait-il me couper une main ? M’entailler la gorge ? Me décapiter ? Ou tout simplement essayer de me dépouiller – chose qui n’allait pas être si simple pour lui car j’avais beau me retrouver parterre, je n’en restais pas moins un battant, et surtout lorsqu’il fallait en venir aux mains. Tout ce que je vis, ce fut une main tendue. Ne comprenant pas tout de suite, je ne la lâchais pas du regard. Allait-elle retrouver ma joue si fortement que j’allais en tomber dans les pommes ?

Et bien non, il venait de me tendre une main pour m’aider à me relever ! Qui pouvait être ce curieux personnage ? Je n’eus pas le temps de me poser la question car mon orgueil me releva bien assez rapidement, et seul. Ce fut cependant comme si je retombais une fois sur le cul lorsqu’il s’identifia comme Robin, le Robin que je cherchais depuis tant de temps. Un léger sourire apparut sur ma bouche à sa question.
-Ai-je l’air d’être au service du sheriff ? Demandais-je en lui adressant un regard interrogateur qui laissait voir qu’il aurait pu me blesser en me comparant à ces hommes tout de noir vêtus. Et bien, je chassais… Plus assez de victuailles pour rester au bord du feu ! Et toi, pourquoi ne pointes-tu le bout de ton arc que maintenant Robin des bois ? Cela doit faire un petit moment que tu m’observes… Où alors j’ai vraiment été bon et ce n'est que le fruit du hasard ? Dis-je un petit rire au coin du visage.

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MessageSujet: Re: Une place vacante    Ven 23 Sep - 19:02


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Robin excédait dans le corps-à-corps presqu'autant qu'avec un arc. Le Roi Richard soucieux de la sécurité de ses soldats leur avait offert, avant de les mener sur le champ de bataille, une formation en accéléré avec des maîtres d'armes et quelques guerriers aguerrit. Voyant le potentiel de sa jeune recrue, le monarque, c'était lui-même improvisé maître d'arme auprès du jeune Robin, lui dispensant ainsi sa belliqueuse grande expérience. « Un bon soldat est un homme capable de se battre avec ou sans armes. Le corps-à-corps n'est pas une technique que j'affectionne, mais elle m'a sauvé la vie à de nombreuses reprises Robin. » n'avait-il de cesse de répéter au jeune archer qui prétendait pouvoir se contenter de son arc. Bien sûr que dans ce domaine, il excédait, mais le bon roi Richard, seigneur de guerre pouvait se targuer d'en savoir beaucoup plus sur les guerres que son apprenti. De ce fait, Robin, mit sa fierté de côté et accepta les précieux enseignements de son aîné.

« -Aller debout ! » lança le chef des Merry Men à l'encontre d'un Wyatt peu enclin à la confiance. D'ailleurs, qui le serait en de telles circonstances ? Pas vexé pour un sou, Robin s'écarta pour laisser le jeune homme se relever lui-même. Toujours aux aguets, mais un peu plus en confiance, l'archer consentit à abaisser sa capuche et accepta de donner son prénom, une action qui ébranla gentiment son jeune interlocuteur qui malgré la situation en sa défaveur, ne manquait pas d'audace dans sa verve. « - Si tu as l'air d'un homme du shérif ? Non de prime abord, mais si j'ai bien appris une chose, c'est qu'il faut se méfier des apparences, encore plus avec un être de la trempe du shérif. » Passé la méfiance, l'archer consentit à ne pas monopoliser davantage la conversation, laissant ainsi à Wyatt le loisir de se justifier ou non sur sa présence. « -Pour tout t'avouer l'un de mes hommes t'as signalé et comme dernièrement nous n'avons pas eu la chance d'accueillir des sympathisants aux abords du camp, j'ai préféré venir par moi-même. »

Toujours sur ses gardes, le prince des voleurs observa une fois encore les lieux « -Pour ce qui est de la chasse, tu n'es pas au meilleur endroit pour subvenir à ta faim. Au mieux, tu peux espérer une biche et encore, je suis optimiste. Ne tergiversons pas davantage, tu veux ? » Il sortit un bout de tissu de sa poche et le tendit à son interlocuteur. « - Comme tu n'as pas encore fait tes preuves, je ne peux t'octroyer ma pleine confiance. Bande-toi les yeux ! Tu comprendras qu'au vu de la situation actuelle, je ne peux me permettre de faire preuve de légèreté quant à la sécurité des miens. Nombreux sont les hommes qui m'ont confié leur vie, dès lors je me dois de tout mettre en œuvre pour préserver leur sécurité. J'espère que tu peux le comprendre, sinon quoi je te demanderais de bien vouloir de rebrousser chemin. »
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MessageSujet: Re: Une place vacante    Ven 30 Déc - 20:46


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Un léger soulagement apparut sur mon visage quand il répondit négativement. Mais cela n’avait pas l’air de l’assurer. Le Sheriff était certes un homme fourbe, dépourvu de tout sens – et surtout de toute loyauté – mais enverrait-il un homme un mois dans les bois en mettant une prime sur sa tête pour rendre la chose crédible ? A mon avis pas, mais à voir l’homme des bois ne pensait pas la même chose… Pouvais-je lui en vouloir ? Oui, mais ce n’était pas le cas. Cela montrait une certaine sagesse chez le chef des Merry Men, ce que j’attendais de sa part. On ne pouvait pas se montrer naïf quand on avait accepté ce poste, c’était la dernière des faiblesses que l’on pouvait avoir.
- Je suppose que si je te dis… Avais-je commencé avant de m’arrêter.
Est-ce que cela changeait quelque chose si je lui disais que j’étais chassé par le Sheriff aussi ? Ça pourrait être un avantage pour moi, tout comme un désavantage. Je savais qu’il fallait que ça sorte, mais la question était la suivante : était-ce le bon moment ? Au fond de moi, je me disais que ça ne serait jamais le bon moment. Mais était-ce nécessaire maintenant ? Je ravalais alors mes mots, préférant garder ça pour plus tard. Après tout, il serait sûrement moins apte à me rejeter si je le lui disais alors que j’avais vu leur campement et les visages de ses hommes.
- Non, rien… Laisses- tomber !

- Ne t’en fais pas pour moi, je devrais me débrouiller pour ce qui est de la chasse et oui, ne tergiversons pas… Dis-je avant de regarder le bandeaux qu’il sortit de sa poche.
Mon interlocuteur put voir par mon expression que je me demandais s’il était sérieux. Il suffisait qu’il me promène un peu dans la forêt, me fasse faire quelques détours afin que j’en perde mon nord. Je pris le ruban d’une façon pas très chalante
- Allons-y comme ça… Après tout, je n’ai pas le choix… Lui répondis-je tout en me couvrant les yeux. J’espère que tu sais bien conduire les aveugles parce que moi je tiens aussi à ma vie… Dis-je sur un ton plus léger, histoire de détendre l’ambiance qui n’était pas des plus « bon enfant ».
Je tendis alors le bras dans le vide, comme un infirme pourrait le faire, attendant qu’il le prenne pour me conduire à sa fameuse planque.
- Fais attention aux racines et aux branches basses, je n’aimerais pas arriver autour de ton feu avec une gueule amochée et une jambe cassée…
Nous commençames alors à marcher, de longues minutes avant qu’enfin je n’entende des bruits discrets et un semblant de feu crépiter.

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