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 La Flèche et le Glaive (PV Robin Locksley)

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MessageSujet: La Flèche et le Glaive (PV Robin Locksley)   Mar 10 Mai - 22:45


❝La Flèche et le Glaive❞
Robin Locksley & Lance A. White-Knight

Les routes de Sherwood ne sont pas sûres ! Cette phrase nous l’avions entendue prononcé par tous les marchands que nous avions croisé sur la route qui nous menaient au monastère. Un évêque devait nous rendre visite ce jour-là et notre supérieur ne pouvait se séparer de ses si précieuses richesses. C’est pourquoi, son cortège était constitué de six soldat du nouveau roi. Nous étions alors persuadés que nul bandit ne pourrait jamais nous arrêter. Cependant, nous fûmes les premières victimes de notre trop plein de zèle. A peine s’était-on enfoncé dans la forêt qu’une pluie de flèche nous accueillis. Les bougres sortirent du bois et attaquèrent les soldats. Privé de mon épée, je ne pouvais leur prêter main forte et je les vis s’enfuir avec leur butin sans pouvoir rien y faire. En quelques minutes, notre évêque se trouvait dépouillé de tous ses biens et les soldats couvèrent de honte ne purent que rentrer à Nottingham au plus vite.

Ce soir-là, je ne pouvais trouver le sommeil. Je me rongeais les sangs et je m’en voulais de n’avoir rien tenté pour empêcher cette tragédie d’arriver. Depuis quelques mois, j’avais abandonné ma noble épée Prudence pour adopter l’habit du moine. Cette décision me paraissait la plus sage de toutes. Je n’étais après tout plus digne de porter la cuirasse de chevalier. J’avais perdu mon honneur en levant l’épée face à mon roi pour les beaux yeux de sa reine. Si j’avais choisis de changer de vie c’était dans l’espoir insensé de pouvoir un jour me faire pardonner cet affront et obtenir rédemption aux yeux de mon Dieu. Pourtant, comme le dit l’adage l’habit ne fait par le moine. Ma décision de changer de vie n’avait en aucun cas éteints le feu qui brûlait en moi chaque fois qu’une injustice était commise. Je n’appréciais pas du tout l’idée que l’Eglise et l’Etat puisse s’enrichirent sur le dos des pauvres. Mais je ne pouvais pas non plus accepter que des hors-la-loi se permettent de leur dérober leurs richesses de cette manière.

J’avais de nombreuses fois entendu parler de la bande du voleur Robin des Bois que l’on appelait les Merry Men. Cet archer très doué et ses acolytes terrorisaient les honnêtes gens depuis quelques temps. Ils volaient sans aucune distinction les marchands et les princes du royaume et rien ne semblait pouvoir les effrayer. Ils étaient très malins et alertes et même le shérif de Nottingham semblait impuissant face à ces barbares. Ces bruits qui courraient dans tout le monastère ce soir-là éveillèrent en moi des envies de vengeance. Pour la première fois depuis des lunes, je sortis de mon vieux coffre de bois ma brave épée. Il y avait bien des mois que je n’en étais plus servis mais je faisais confiance à mes capacités. Je savais que rien ne pourrait s’opposer à moi. Après tout, malgré ma disgrâce je restais dans mon cœur un Chevalier de la Table Ronde, l’ordre de chevalerie le plus prestigieux du royaume de Logres.

Après avoir ceint mon épée à la ceinture et avoir emporter avec moi mon vieux couteau, je sortis discrètement de ma maison et partis à la recherche de ces bandits. Après avoir scellé mon cheval, je m’apprêtais à rejoindre la forêt de Sherwood. Je surpris soudainement la conversation entre deux marcheurs. Parlant à voix basse, ils semblaient croire que Robin des bois et sa bande s’étaient rendus dans une vieille auberge pour fêter leur victoire. Ainsi dont l’argent que ces fourbes avaient dérobés ne leur serviraient qu’à s’enivrer ? La colère me saisit soudainement et je choisis de croire aux dires des deux hommes. Draper de ma cape blanche, je pénétrais dans l’estaminet bien déterminé à mettre la main sur les brigands. Désireux d’établir un plan d’attaque avant de leur faire payer, je commandais une bière et regardais la salle avec attention, désireux de voir ce qu’il se passait.
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MessageSujet: Re: La Flèche et le Glaive (PV Robin Locksley)   Mar 24 Mai - 0:15


❝La Flèche et le Glaive❞
Robin Locksley & Lance A. White-Knight



« - Vous m'avez entendu je ne le répéterais pas. Nous devons être rapides et ne rien laisser du butin. Personne ne doit avoir le temps de nous barrer le passage. Encore une chose, pas de morts ! » Robin dispensait ses dernières recommandations à ses hommes avant « le grand moment ». Il insista bien, comme à l'accoutumée sur le fait qu'il ne devait y avoir aucune victime ce qui lui valut un regard désapprobateur de la part de Little John. « - Je sais que par chez toi c'était coutumier, mais pas ici. Prendre une vie ne va pas nous aider à rendre la fortune à ceux et celle qui en ont besoin » Une fois encore Little John fit la moue, mais il ne pouvait aller au-delà des convenances de son ami et puis il savait que passer cette attaque, ils se retrouvaient à la Taverne et la simple idée de siroter plusieurs chopes de ce liquide ambré qu'il aimait tant, éclipsa ses pulsions de violence. Robin fit signe à l'un des plus jeunes Merry Men, ce dernier tout hésitant s'approcha du voleur qui posa une main bienveillante sur son épaule. « - Olly, tu vas venir avec nous mon grand » A peine eut-il fini sa réplique que le jeune Olly se précipita vers sa tente pour aller récupérer l'arc qu'il s'était confectionné quelques jours auparavant. « -Olly non attends ! Tu n'auras pas besoin de ton arc pour cette fois » Avec bienveillance et sous le regard attendri de Marianne, Robin expliqua à sa jeune recrue ce qu'il attendait de lui pour « cette mission » Le petit d'abord déçu, accepta malgré la tâche qui venait de lui être confié. Passé les dernières mises au point et après avoir embrassé sa dulcinée, Robin emporta ses merry-men les plus expérimentés, Little John en première ligne.

« -Il y aura quelques gardes six, huit tout au plus. Ils viennent du monastère. » commença Robin « -Du monastère ? Encore de vulgaires pourceaux qui s'engraissent sur le dos des pauvres paysans de Nottingham » rétorqua Little John en serrant fort son arme de prédilection. Robin l'observa quelques instants et laissa paraître un léger sourire. « - Te laisserais-tu contaminé par l'altruisme ? » Le grand gaillard détourna la tête et alla prendre place peu encline à débattre sur le sujet. À son tour, l'archer se plaça sous le tas de feuilles mortes attendant le signal du jeune Olly, qui tout en haut d'un vieil arbre, faisait le guet. L'adrénaline pulsa dans les veines du voleur qui se tenait prêt à agir. Un vol de plus se disait-il, mais une chance supplémentaire d'apporter au peuple, une once d'espoir et de quoi vivre un peu plus dignement. Robin la mâchoire serrée, leva les yeux vers le ciel, sur les arbres les plus hauts, se trouvaient plusieurs archers qui n'attendaient que son signal pour décocher les premières flèches. Lorsqu'enfin le bruit des sabots martelant la terre se fit entendre, le prince des voleurs leva une main en l'air. Le chargement à portée de vue, Locksley abaissa sa main et une première pluie de flèches s'abattit devant l'escorte l'obligeant à s'arrêter aussitôt. Les merry-men cachés dans les buissons quittèrent leur camouflage et se jetèrent sur les soldats. Robin enfila sa capuche et se joignit aux festivités « -Ne prenez aucune vie » lança-t-il à ses hommes. Little John, tel un bélier, libéra la voie laissant ainsi son camarade s'approchait du coffre. « -Vous ne passerez pas » lança l'un des gardes visiblement pas certains de parvenir à lutter bien longtemps face au colosse qui se tenait prêt à charger. « -Laisse-moi régler ça avec diplomatie Little John. Veuillez l'excuser, c'est un rustre » Et alors que le soldat semblait en confiance, Robin lui envoya un crochet du droit qui déséquilibra le jeune soldat qui s'étala aussitôt « - Diplomate ? » lança John dubitatif. Robin haussa les épaules et prit son air innocent -On fait ce qu'on peut ! » D'autre merry-men vinrent le seconder pour qu'il puisse plus aisément voler le carrosse sur lequel se trouvait le butin. Robin prit les rênes en main et siffla pour que le reste de ses hommes grimpe sur les chevaux disponibles.

Les merry-men victorieux et parés de nouveaux chevaux, rejoignirent le camp pour y déposer le butin qu’ils redistribueraient le lendemain. Puis, comme le voulait leur tradition, les plus anciens du groupe se retrouvèrent dans l’une des auberges qu’ils avaient l’habitude d’occuper après un vol. Le propriétaire de l'estaminet était un ami de Robin, ce dernier lui avait d’ailleurs permis d’ouvrir son commerce avec quelques écus préalablement emprunté à l’un des coffres contenant les nombreux impôts ponctionnés par l’ignoble shérif. « - je suppose que vous avez une victoire à fêter ? » lança l’homme à Robin qui acquiesça aussitôt « - Rempli les chopes d’hydromel mon ami. Allan va te chatonner nos belles aventures. N’est-ce pas Allan. » Le ménestrel de la bande sortit alors son instrument de prédilection et commença à jouer sous les acclamations de son public.
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MessageSujet: Re: La Flèche et le Glaive (PV Robin Locksley)   Sam 4 Juin - 9:40


❝La Flèche et le Glaive❞
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Lorsque je pénétrais à l’intérieur de l’estaminet, je découvris une foule de camarades en liesse. Tous semblaient ravi de célébrer la victoire du Prince des voleurs. Parmi les personnes rassemblées en ce lieu se tenait un ménestrel qui vantait les mérites des Merry Men sur une charmante mélopée d’autrefois. Je sentais la colère monté en moi tandis que ses camarades commentaient avec bonheur chacune de ses paroles, se réjouissant du mauvais tour qu’il avait commis à l’encontre des gardes du monastère. Ce qu’il précisait bien évidemment de préciser, c’est que la plupart des hommes qui nous accompagnait était des soldats inexpérimentés. Leur victoire sans violence reposait sur le fait que la plupart d’entre eux étaient peu armés et n’auraient pas réussis à se battre bien longtemps contre ses fieffés gredins. Serrant les poings et les dents, je choisis pour autant de ne pas intervenir avec violence. Car si Robin des bois s’était permis de voler notre gagne-pain, il n’avait pas cherché à se battre. D’une certaine manière, j’admirais sa bravoure et sa diplomatie. Il était bien rare de nos jours de croiser des voleurs qui détroussaient les bonnes gens sans verses la moindre goutte de sang. Si l’équipe des Merry Men n’avait été composée que de rustre dans le genre de Little John, tous les membres du convoi auraient très certainement terminé avec des membres cassés ou la gorge tranchée.

Je choisis donc de faire honneur à l’ordre de chevalerie auquel j’avais appartenu durant des années. Avec calme et solennité, je m’approchais de la table des Merry Men. Je me préparais cependant à intervenir si les Merry Men se permettaient de se jeter sur moi sans hésitation. Repérant le voleur Robin des Bois, je m’approchais au plus près de lui et retira mon capuchon.

- Messire Robin des bois, je présume ! Je doute que vous vous souveniez de moi alors laissez-moi me présenter. Je me nomme Frère Tuck ! Je faisais partie des gardes qui protégeaient le convoi du monastère que Nottingham que vous avez piller sans vergogne !

Le ménestrel Allan venait de terminer sa complainte et s’était tu. Je saisis alors l’occasion pour m’adresser à l’ensemble de l’estaminet. Je pris donc la place d’honneur de l’ancien chanteur et m’adressa à toute la salle.

- Ecoutez-moi tous ! Il me faut corriger certaines affirmations de ce talentueux ménestrel. Je me nomme frère Tuck et je suis moine au service du monastère de Nottingham ! Je sais que vous souffrez des taxes que l’Etat et l’Eglise vous impose de payer par faute de leur orgueil. Je sais que la vie des paysans est difficile et que vous peiner à nourrir vos enfants au quotidien ! Je sais tout ça ! Mais je sais également qu’il est intolérable de piller des trésors en partie consacrés aux plus démunis pour défendre un profit et une réputation personnelle. Je ne vois guère quels exploits peuvent être contés sur le vol d’un butin retirer aux yeux de soldats qui savent à peine se défendre. L’argent que l’Eglise emporte n’est pas seulement destiné aux plus riches des Evêques mais également à nourrir et à alléger la vie des plus pauvres qui ne disposent pas de suffisamment d’argent pour s’acheter le moindre morceau de pain. C’est en leur nom que je me trouve ici et que je demande réparation !

Descendant de mon piédestal sous les huées de la plupart des paysans présents dans cette salle. Avec courage, je m’approchais à nouveau de la table des Merry Men et m’adressais sur le même ton au gredin que l’on appelait Prince des voleurs.

- Qu’en dites-vous messire Robin ? Laisseriez-vous un pauvre moine défendre les intérêts de sa communauté religieuse en acceptant un duel à l’épée ? Je me suis persuadé, peut-être à tort, que vous aviez de l’honneur, vous ne pourrez dons pas refusez ma requête ! Battons-nous loin de vos hommes car je ne voudrais pas risquer une quelconque intervention de leur part. Alors qu’en dites-vous ? Acceptez-vous ce combat ?
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MessageSujet: Re: La Flèche et le Glaive (PV Robin Locksley)   Dim 12 Juin - 19:21


❝La Flèche et le Glaive❞
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L'ambiance était festive à la tablée des Merry-Men qui fêtaient dignement leur dernier vol. Robin en tête de gondole, encourageait ses camarades à entamer la chansonnette, guidaient par Allan et sa cithare. Le tavernier emportait par la frénésie de joie, emplit de nouvelles chopes qu'il tendit à sa serveuse pour que cette dernière s'occupe des nouveaux venus. [b]« - Ah du bon hydromel ! » lança l'archer tout guilleret en attrapant une choppe qu'il frappa contre celle de Petit Jean, tandis qu'Allan se chauffer la voix pour entamer sa première chansonnette à la gloire de ses camarades. « -Aller vas-y donc Allan ! » lança l'un des Merry-Men qui tapota sur l'épaisse tablée en bois. Le ménestrel du alors se lancer et commença à narrer les péripéties de ses camarades sous une multitude d'applaudissements. Robin un peu à part, cependant, observait ses camarades se repaître de leur précédent succès. Il pensait surtout à Lady Marianne, qui se pliant aux traditions des Merry-Men, avait accepter de rester au camp, gardant ainsi un œil bienveillant sur le fruit de « leur dur labeur » L'archer, perdu dans ses pensées ne prêta donc aucune attention au jeune homme qui venait de s'approcher de la tablée tout en retirant son capuchon afin de se faire connaître de ses futurs interlocuteurs. Ce n'est qu'une fois son nom prononcé, que le voleur au grand cœur, posa son regard perçant sur le nouvel arrivant.

« -Si vous présumez, ce que vous êtes sur la bonne voie je suppose ! » lança le fieffer voleur à l'homme au capuchon qui prit soin de se présenter à lui. Une présentation qui échauda toutes les hostilités. Allan qui venait de terminer sa complainte posa son regard sur le nouveau, les autres en firent de même attisant le pesant silence qui régnait à présent en ces lieux encore festifs quelques secondes auparavant. Robin, qui contrairement aux autres ne semblaient pas hostiles, posa un regard presque bienveillant sur ledit « Frère Tuck » avant d'éclater de rire provoquant la surprise de toute la tablée. « -Un moine au service de Nottingham qui me parle de vergogne ! Quelle ironie ! » Sans peur, ou peut-être emplit d'inconscience, Frère Tuck prit la place d'Allan, afin d'être vue et entendu de tous puis il commença son petit discours, retenant l'attention de tous les Merry-Men. Hormis peut-être celle de Petit Jean qui guettait son comparse afin de savoir si oui ou non, il devait s'occuper du beau parleur. D'un regard, Robin lui fit comprendre que ça n'était pas la peine d'intervenir et curieux, l'archer écouta le discours du religieux.

« - Qu'il se taise ce bougre » lança l'un des Merry Men en menaçant le moine de sa choppe.
« -Pour qui se prend-il celui-là ? » s'exhorta un second compagnon.
« -Au diable frère Tuck » lança un troisième homme qui venait de bondir sur la table, non sans difficulté au vu du trop-plein d'hydromel qu'il avait ingurgité au préalable. Robin restait silencieux, fit signe aux Merry-Men de se taire afin de laisser la parole à l'audacieux invité qui acheva enfin, non sans mal son soliloque sous les huées d'un public bien mal acquit. Robin décida alors de monter sur la table, sa choppe en main, sous le regard de tous. « - Mes frères nous avons là un homme qui sait beaucoup de choses, preuve qu'il existe des érudits du côté de notre cher ami le Shérif. Et bien Frère Tuck, toi qui sais à quel point nous souffrons des taxes imposées par l'Etat et l'Eglise. Toi qui sais à quel point la vie des paysans n'est point aisée et qu'ils peinent à nourrir leurs enfants. Toi qui sais tout cela, tu ignores cependant bien des choses. Crois-tu vraiment que les trésors que nous pillons sont dévoués aux plus démunis ? Laisse-moi te dire à toi qui sais, que les trésors que nous subtilisons ne sont aucunement consacrés aux démunis. Au contraire, ils servent à enrichir le Prince Jean et son sbire qui nous traque sans relâche parce que nous offrons au peuple ce qui lui prend. Laisse-moi te dire à toi qui sais, que cet or que nous volons, nous le redistribuons en totalité à tous ces pauvres qui comme tu le dis, ne disposent pas de suffisamment d'argent pour s'acheter le moindre morceau de pain. Nous, c'est en leur nom que nous volons toutes ces richesses. Cette église à laquelle tu appartiens n'accorde aux pauvres, que le strict minimum pour subsister. Un minimum qui quoiqu'il arrive, sera ponctionné par le shérif de Nottingham. J'ai dans mes rangs d'anciens soldats, des pêcheurs, des fermiers, des gens qui mieux que toi, connaissent la dure réalité puisqu’ils l’ont vécu au quotidien. » Ce fut au tour de Robin d'achever son soliloque sous les acclamations de tous ses compagnons d'infortune qui ne perdaient pas une miette de l'affrontement qui se jouait sous leurs yeux. Messire Robin comme le nommait ledit Frère Tuck, était à présent face à un choix. « -Un duel à l'épée ? Les hommes pieux ne sont-ils pas pacifiques ? »

« -Ne refuse pas Robin ! » lança Petit Jean « -Je peux m'en chercher si tu veux ?! »

« -Non Petit Jean, reste à ta place et laisse-moi terminer Frère Tuck, je ne suis pas un fieffé gredin, comme vous le pensez. Je défends ceux et celles que ceux que vous servez oppriment. J'accepte donc le duel ! »
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MessageSujet: Re: La Flèche et le Glaive (PV Robin Locksley)   Ven 24 Juin - 18:30


❝La Flèche et le Glaive❞
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Durant toute la scène qui se déroulait devant mes yeux, les Merry Men me jettèrent des regards déplaisant et de défiance qui aurait suffit à faire s'enfuir les plus courageux des soldats. Pourtant la peur ne me gagnait pas et je ne tremblais aucunement devant les plus menaçantes de leurs remarques. Je m'étais illustré à de nombreuses reprises devant les plus courageux des soldats et je ne voyais donc aucun danger à l'idée d'affronter des hommes avinés. En leur faisant ainsi face, en écoutant chacun de leurs propos, je ressentais une étrange émotion... comme si cette situation me rappelait un souvenir longtemps enfouis. Ce groupe unis comme les cinq doigts de la main me rappelait étrangement ce que nous formions avec mes frères camarades chevaliers. Une communauté solidaire et loyale, toute dévouée à servir sour les ordres d'un chef qui possédait autant de courage et de charisme que le Roi Arthur. A défaut d'être un chef avisé, Robin des Bois possédait une attitude particulière qui ne pouvait que forcer le respect. Après avoir donner mon opinion sous les huée, mon adversaire à la démarche princière vint s'élever au devant de moi avec défi. Sans l'interrompre une seconde, je l'écoutais avec attention. Ses propos me surprirent grandement et je restais bouche bée durant quelques minutes perdu entre une admiration soudaine et un refus de croire en de si belles paroles. Voler les riches pour voler aux pauvres ? C'était donc cela le but de cette joyeuse compagnie ? C'était difficile à croire ! Je voulais croire plus que tous que mes frères humains se battaient pour le bien-être de leur population. Hélas, je connaissais la noirceur du coeur des hommes de cette région inhospitalière. Pourquoi donc ces personnes seraient-elles différentes ? Elles n'étaient pas devenue hors-la-loi par hasard mais par choix. S'ils osaient détroussés des moines sans défense qui sait de quelles pauvres autres âmes ces gredins osaient se jouer ? Après avoir entendu son discours d'un bout à l'autre, je me permis de lui répondre.

- Je trouve vos propos bien offensant, messire. Sachez tout d'abord que je ne suis en aucun cas le vassal du sheriff de Nottingham ! Quel homme de bien le souhaiterait-il ? Il y a bien longtemps que je n'obéis plus aux ordres d'un seul maître, celui de notre Père Eternel. Si je me tiens devant vous c'est au nom des moines que vous avez outrageusement pillés et non pas au nom du shérif. Vous prétendez défendre une cause juste... Quelle noblesse il y a-t-il dans le fait d'attaquer de pauvres moines sans défense ? Ces hommes que vous attaquez ne se sont pas mis sous les ordres du Prince Jean par conviction mais par devoir, car contrairement à ce que vous pouvez croire, ces derniers ont également des familles à nourrir. Je ne connais pas l'identité de tous les hommes que vous avez détrousser dans votre carrière mais je peux vous certifier que ma communauté, tout du moins les frères appartenant aux castes les plus basses, luttent dans l'ombre pour aider les pauvres gens du mieux qu'ils le peuvent. Si vous aviez réellement autant de courage que vous le prétendez, vous le démontreriez en attaquant les réels responsables de ces pillages et les armes à la main. Je suis donc venu pour vous donnez une première leçon car butin bien mérité ne saurait l'être sans le recours aux armes !

Robin des bois s'étonna alors de me voir prendre les armes face à lui. Je ne pus m'empêcher de sourire malicieusement.

- Ne craignez donc pas pour moi, messire Robin des Bois, je sais me battre et je saurais vous le prouver. Je n'ai pas toujours été moine, il fut un temps où j'étais chevalier et en tant que tel je saurais me battre selon les règles de chevalerie avec respect et droiture. Vous n'avez donc rien à craindre pour votre vie non plus!

Avais-je fait preuve d'arrogance en prétendant pouvoir le battre ? J'en étais persuadé bien sûr. Je connaissais mon adversaire de réputation et je savais qu'il connaissait les métiers des armes. Au fond cela ne rendrait notre combat que plus palpitant ! Je retrouvais en cet instant les plaisirs coupables des armes qui avaient été les miens lors de ma plus prime jeunesse. J'étais donc impatient de débuter ce duel !

- Je n'en doute pas, messire. Voyons donc lequel de nous combat sa cause avec le plus de conviction ! Un combat en extérieur me semblerait le plus approprié, qu'en dites-vous ?

Sans ajouter un mot, je sortis de cet estaminet et dégainai mon épée. J'attendais avec patience que Robin me rejoigne. Oserais-je donc égoïstement me l'avouer ? Il y a bien longtemps que je ne m'étais pas sentis aussi vivant.
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MessageSujet: Re: La Flèche et le Glaive (PV Robin Locksley)   Mer 20 Juil - 2:22


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Lorsque le voleur monta sur la tablée afin de prendre la parole, il ne laissa rien paraître, ni joie, ni, colère, aucune hésitation ne semblait l'ébranler et dieu sait qu'il n'en manquait point. Ce vol venait d'être célébré comme une victoire par les merry-men, mais aux yeux du prince des voleurs cette victoire avait un goût amer en bouche. Une remise en question qui mettait en exergue bien des interrogations dont Robin ne pouvait se targuer d'avoir la moindre réponse à apporter. Oserait-il donc prétendre que lui et ses hommes avaient bien agi en s'en prenant à ces moines, a priori sans défense ? Non. En était-il fier ? Non. Nombreux sont les vols et malgré la réussite de la plupart d'entre eux, il y a parfois des victoires, qui sonnent comme des défaites aux oreilles de Robin, qui en leader incontesté, ne laisse rien paraître et félicite ainsi ses plus fidèles compagnons de permettre aux castes défavorisées de se nourrir décemment. Voir même pour certain de quitter cette partie du Royaume, aspirant ainsi à un nouveau départ loin de Jean sans terres et de son besoin d'instaurer un régime d'oppression sur le peuple de son défunt frère. Un frère qui malgré la mort, continue à faire vibrer le cœur de son peuple. Robin ne pouvait qu'en être fier et de ce fait, était prêt à bien des choses pour que ce peuple reconnaissant ne manque de rien. Soucieux de l'égalité dans le temps d'écoute, il laissa le jeune moine reprendre la parole, lorsqu'enfin, il eut achevé son soliloque, emplit des idéaux qu'il se plaisait à défendre au quotidien.

Sous le regard des siens qui l'acclamèrent lorsqu'il descendit de la tablée, le voleur fixa Lance qui s'adressant à lui, mit à mal bon nombre de ses arguments. Des arguments douloureux, car véridiques, que chaque Merry-Men avait pris soin de huer. Robin se contenta de lancer quelques noirs regards à l'encontre de ses hommes pour que ces derniers cessent de jouer les enfants et laissent ainsi la parole à leur nouvel interlocuteur qui ne manquait pas d'audace face à l'assemblée en nombre ce soir. Adossé contre le mur, Locksley écoutait avec attention chaque parole, chaque mot, au grand dam de Petit Jean qui bouillait sur place. L'archer accepta donc de prendre les armes contre le moine qui lui fit savoir, en bonne et due forme qu'il savait se battre avec honneur et que de ce fait, Robin n'avait strictement rien à craindre. Ce à quoi notre voleur au grand cœur répondit avec ironie. « - Un homme d'honneur ? Je croyais que c'était une espèce en voie de disparition ! » Robin se délesta de son carquois qu'il confia à Petit Jean, ce dernier lui tendit alors son épée en lui soufflant quelques mots à l'oreille, ce à quoi le leader des Merry-men lui répondit par une main sur l'épaule. Le discours du religieux, résonnait encore dans la tête de Robin qui acquiesça lorsque son adversaire d'un jour lui proposa de mener les hostilités à l'extérieur. D'un geste de la main, le chef des voleurs fit comprendre à ses joyeux compagnons, que leur présence était inutile, une frustration de plus pour Petit Jean, qui n'hésita pas à le faire savoir en lançant un regard désapprobateur à son ami qui quitta l'estaminet en compagnie de son adversaire.

« -Avant toute chose, je veux faire valoir mes arguments, car si les apparences sont trompeuses, je n'en demeure pas moins, un homme d'honneur. Les lois de ce royaume, asservissent les sujets à leur roi. Un roi qui ne demande qu'à s'enrichir sur le dos du peuple. Le roi Richard cœur de Lion, paix à son âme, demandait la loyauté et offrait tout son amour à son peuple. Je suis allé dans bien des contrées livrer bataille et je sais, que la tyrannie ne conduit qu'à la faillite. On bâtit un royaume comme on bâtit une cathédrale, en partant du bas ! Le roi Richard voulait offrir la justice, une justice qu'il entrevoyait sous la forme d'une charte des libertés autorisant chaque homme à pourvoir aux besoins de son foyer et lui permettant d'échapper aux condamnations sans raison, à la prison sans motif. Lui permettant aussi de travailler, se nourrir, gagner son pain et que le fruit de son labeur lui revienne. Ce roi-là était un vrai souverain qui avait acquis le dévouement, la loyauté, mais aussi l'amour de son peuple. J'aimais ce roi plus que je n'aurais aimé mon propre père et c'est pour lui que je fais tout ce que j'entreprends. Bien sûr, je ne loue aucune fierté à vous avoir volé, contrairement à mes hommes, mais je me console en me disant qu'une partie du peuple opprimé, pourra se nourrir décemment. Cette richesse n'est pas la nôtre, mais la leur. Et n'y voyez aucune démagogie, ni manipulation. Nous volons certes, mais pour les autres.  Et peu importe ce que vous pensez de moi, peu importe si je perds ce combat, je continuerai à voler les riches pour donner aux pauvres. »
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MessageSujet: Re: La Flèche et le Glaive (PV Robin Locksley)   Dim 14 Aoû - 19:13


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Plus le temps de nos bravades s’écoulait, plus je prenais du plaisir à l’idée d’échanger mes arguments avec le prince des voleurs. Si j’avais osé de l’avouer, j’aurais prétendu que mes arguments fondaient comme neige au soleil. Je me rendis compte au fur et à mesure de notre discussion que toutes mes convictions à propos de ce royaume étaient fausses. La moi du roi Richard Cœur de Lion avait affecté de manière épouvantable la bonne santé de son peuple. Jean sans Terre était un tel tyran qu’il n’attirait que mépris et rébellion de la part de ses nouveaux sujets. Bien sûr, je me doutais que le groupe des Merry Men n’avaient pas été créé sans motifs, il fallait une réelle force de persuasion pour parvenir à rassembler un si grand groupe de guerriers derrière soi et Robin des bois n’y serait certainement jamais parvenu si le royaume était entre de meilleures mains. A bout d’arguments, je me mis à réfléchir aux propos de Robin des Bois. Je faisais partie, tout du moins à l’époque, des meilleurs chevaliers du roi Arthur. En tant que membre des chefs de guerre du roi, je mettais tenu loyalement à ses côtés jusqu’à ce que l’Amour me mène à une terrible trahison. Jamais je n’avais regretté ma loyauté envers mon monarque puisque Arthur faisait sans nulle doute partie des rois les plus dignes de confiance et de dévouement. Lorsque je fus destitué, j’étais arrivé dans le royaume de la forêt Enchantée, je m’étais mis au service du roi George, un roi tyrannique et qui n’avait que mépris pour l’amante de son fils adoptif. J’avais alors perçu pour la première fois jusqu’où l’autorité et la cruauté d’un souverain pouvait mener. Je n’avais pas souhaité le trahir mais la haine farouche que je lui vouais m’avait menée à tout faire pour protéger ses ennemis. J’avais fini par rendre les armes et n’étais jamais revenu sur mes pas. J’avais quitté le monde de la chevalerie pour retrouver un monde fait de droiture et d’amour de son prochain. En tenant compte de ma propre vie, ne pouvais-je pas comprendre la haine du leader que j’affrontais à présent ? Robin des bois avait très certainement nourri les mêmes espoirs et les mêmes attentes par rapport à ce nouveau souverain qui l’avait cruellement déçu. Il avait fait preuve d’un courage extraordinaire en luttant pour son peuple alors que je m’étais contenté de fuir. N’était-il donc pas beaucoup plus digne d’admiration que moi ?

Lorsque ce dernier me taquina à propos de mon honneur, je n’avais pu m’empêcher de sourire. Si les circonstances avaient été différentes, je lui aurais certainement renvoyé le compliment. Cependant, je ne pouvais m’empêcher de penser à la raison qui m’avait poussé à demander ce duel. Je ne le défiais pas pour défendre les intérêts de Jean sans Terre mais pour l’honneur de mes frères qui contrairement aux Merry Men ne pouvaient guère se défendre face aux attaques de leurs agresseurs. Je me contentais donc de sortir, sans rien ajouter à son discours. Pour le moment, nous étions des adversaires et je me devais de conserver le plus de dignité possible face au regard de la bande de Robin qui m’aurait très certainement réduit en bouillie si l’obéissance par rapport à leur chef ne les obligeaient pas à faire preuve de retenue. Une preuve supplémentaire du charisme et de la dignité du prince des voleurs.

Bientôt nous nous retrouvions tous les deux à l’extérieur de l’estaminet. Une fois de plus, Robin répondit à mes arguments. Dignement et patiemment, je lui laissais me tenir son discours tout en sous-pesants chacun de ses mots. Il témoignait alors de son attachement fidèle envers le roi Richard. Son discours me fit alors comprendre que nous étions tous les deux dans la même situation. Jamais je n’aurais accepté d’offrir mon sang pour un autre roi qu’Arthur. Robin avait été tout disposé à en faire de même avec le roi Richard. Au travers de son discours, je pouvais entendre toute l’admiration qu’il avait pour l’idée qu’il puisse à présent se battre pour les idéaux d’un roi qu’il tenait en plus haute estime ne rendait mon adversaire que plus admirable encore. En cet instant, je sentis que j’aurais pu déposer les armes et me rendre avant même que notre combat ne commence. Je choisis pourtant de ne pas le faire ! En revanche, je fis preuve d’une hardiesse qui en surprendrais certainement plus d’un. J’abaissais un instant mon épée et j’adressais un sourire à l’adresse du voleur.

- J’entends vos arguments, messire Robin. J’ai vécu une situation plus ou moins similaire à l’époque où j’étais encore chevalier du grand roi Arthur. Je comprends à présent que vos combats ne se font pas au détriment des serviteurs de Jean sans Terre mais bien à celui de ce roi tyrannique. J’espère que ce combat pourra nettoyer l’affront que je vous ai fait en toute ignorance. J’aurais une immense faveur à vous demander. Il y a bien longtemps que j’espère pouvoir mettre mon épée au service d’une cause juste. Si je parviens à remporter ce duel, voudriez-vous bien me faire l’immense honneur de m’accepter au sein de vos Merry Men ? Je pourrais ainsi veiller à ce que vos larcins soient soutirés aux personnes qui méritent réellement tout votre mépris.
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MessageSujet: Re: La Flèche et le Glaive (PV Robin Locksley)   Lun 12 Sep - 17:44


❝La Flèche et le Glaive❞
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L'appréhension de Petit Jean était à peine feinte, lui mieux que quiconque connaissait Robin et savait qu'il ne pourrait se résoudre à refuser ce duel, en de telles conditions. L'homme de Dieu était en son bon droit, Robin ne pouvait quant à lui se défiait et tandis que ses camarades l'encourageaient de plus belle, Petit Jean l'air soucieux, le regarda s'éloigner se souvenant de quelques répliques échangeaient au cours de quelques-unes de leurs nombreuses péripéties.
« -Tu as trop d'audace voleur ! »
« -Mieux vaut en avoir trop que pas assez. »
« -Ca te perdras un jour ! »
« -Je compte sur toi pour couvrir mes arrières alors ! »  

Petit Jean serra la mâchoire une fois encore, observant son ami prendre place face à son nouvel adversaire. Robin sentait déjà son regard peser sur sa personne. Si le choix lui avait offert le colosse aurait certainement pris sa place pour combattre. À n'en pas douter, il aurait combattu vaillamment l'homme de Dieu, peut-être aurait-il gagné, (sûrement à n'en pas douter), mais bien qu'étant le meilleur des guerriers, Petit Jean n'était pas un orateur, contrairement à Locksley et de ce fait, il aurait été incapable de justifier les vols, mais plus encore, de porter la parole des Merry-Men, de véhiculer leurs valeurs, leurs principes et les causes défendues, car Petit Jean ne manie pas les mots avec la même dextérité qu'une lame. Pour Robin, l'on ne doit pas se méprendre sur ses intentions et celles de ses hommes. Cette cause est la sienne, celle de toute une vie et de ce fait, il est le seul à pouvoir la défendre. Alors sans tricher, le leader avant de lancer les hostilités, prit le temps de s'adresser à son adversaire. Parlant avec son cœur, il lui tint un véritable discours. Il lui fit part de sa fidélité pour le défunt monarque du royaume et de ce combat qu'il menait en sa mémoire. Les Merry-men cessèrent aussitôt de chahuter l'adversaire de leur leader. Tous les regards étaient sur Robin qui parlait avec ferveur, laissant paraître une petite veine sur son cou, signe d'un engagement impossible à feindre. Le souvenir de Richard Cœur de Lion enhardissait ses propos. Ce roi, cet homme lui avait tant appris en si peu de temps, il ne pouvait que lui rendre l'appareil en s'exhortant à raviver sa mémoire chaque jour en prenant soin de son peuple comme lui seul savait si bien le faire de son vivant.

Épée en main, prêt à combattre, l'archer au grand cœur venait donc d'achever son soliloque, espérant avoir rétabli la vérité sur ses nobles attentions. N'ayant plus rien à ajouter, il attendait donc que son jeune adversaire ne lance les hostilités pour y répondre en conséquence. Mâchoire serrée, il le fixait avec intensité, tâchant à l'avance, de parer les premières attaques, mais rien. Quelque chose dans le regard de l'homme de foi, empêcher notre archer de se mouvoir. « -Robin qu'est-ce que tu fiches ! Attaque le bon sang ! » s'écria Petit Jean, alors que l'adversaire tout sourire abaissa son épée pour se faire entendre une dernière fois. Locksley comprit alors pourquoi il avait été incapable de lancer les hostilités. Il s'était vu, du moins il avait entrevu dans le regard du jeune homme la même hardiesse qui l'animait lorsqu'il était aux services du Roi Richard. Attentif, le prince des voleurs attendit la fin du monologue de son adversaire pour lâcher son épée à la grande surprise du public acquit à sa cause.

« -Je ne peux combattre une personne qui partage les mêmes valeurs et la même fidélité à son monarque. Nul besoin de remporter ce duel pour nous rejoindre. » Petit Jean visiblement sur la défensive, fit un pas en direction de Robin pour lui faire part de son mécontentement. Mais à peine eut-il ouvert la bouche, qu'il se fit rabrouer par son chef et ami. « -Petit Jean je sais ce que tu vas me dire et je l'entends. Oui, cet homme m'a défié, mais il était dans son droit. Nous avons besoin d'hommes valeureux, de personnes capables d'embrasser et de défendre notre cause. De plus, c'est un homme de foi, il ne peut mentir et j'ai beaucoup de respect pour le roi Arthur et ses chevaliers. Ce sera donc un honneur de t'avoir dans nos rangs mon ami. »
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MessageSujet: Re: La Flèche et le Glaive (PV Robin Locksley)   Sam 17 Sep - 22:48


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Rien n’aurait pu me préparer aux derniers propos de Robin de Locksley. Alors même que je me tenais prêt au combat, que j’étais préparé à me battre contre mon ennemi ce dernier m’annonça que le duel allait se terminer avant même d’avoir débuter. Cette scène était totalement irréaliste ! D’ailleurs, je n’étais pas le seul à rester interloqué par la décision du voleur au grand cœur du comté de Nottingham. Son fidèle bras droit, un certain Petit Jean, était prêt à rétorqué lorsque l’archer me proposa très noblement de rejoindre les rangs de ses hommes sans même devoir verser une goutte de sang. D’une certaine manière, j’étais également très déçu par cette décision moi qui aurait tout donné et prendre tous les risques pour défendre ce qui me semblait être juste. Pour quelle raison osait-il ainsi me refuser ce duel ? Avait-il peur de moi ? Craignait-il donc d’avoir à affronter l’un des anciens chevaliers du Roi Arthur ? L’épée sur la poignée de mon épée, j’étais prêt à la dégainer animé par une soif de justice et de passion qui m’animait depuis ma plus tendre jeunesse. Cependant, ma formation m’avait également appris l’humilité et la fierté de reconnaître lorsqu’un adversaire était plus fort que moi. D’une certaine manière, Robin m’avait vaincu depuis longtemps. Même s’il était vrai que les fers de nos épées ne s’étaient jamais croisés et qu’aucune goutte de sang n’avait été versée, il n’avait pas eu besoin d’user de force pour me rattacher à sa cause. Seul les mots et la diplomatie nous avaient lentement réconciliés et rapprochés. Les apparences peuvent être parfois trompeuses et Robin en était bien la preuve. Sa réputation de voleur n’avait en aucun cas détérioré l’honneur et la force de caractère qui lui était propre. J’acceptais donc de ranger mon épée dans son fourreau et j’adressais un regard plein de reconnaissance envers cet homme qui avait fait preuve d’une telle mansuétude à mon égard.

- Soit messire Robin, je reconnais volontiers que votre force de persuasion est sans égale. Je ne vous chercherais donc plus querelle. Je dois admettre, même si cela me coûte, que vous êtes un grand seigneur et que vous possédez une pureté d’âme que je ne soupçonnais pas

Cependant, il me restait une autre question à régler. Le voleur de Nottingham venait de me faire une offre que j’avais éludée jusque-là. Le chef des Merry men reconnaissant en moi ce qu’il considérait comme de la bravoure, approuvait mon désir de rejoindre les rangs de son armée. Il disait croire en mon honnêteté et en mon courage. Il pensait que mon savoir pourrait lui être d’un très grand secours. L’admiration qu’il avait pour mon monarque et mes anciens compagnons d’aventure me fit aimablement sourire.

- Je ne m’attendais pas à une telle clémence de votre part, messire. Si vous le désirez réellement, mon épée sera vôtre à partir de maintenant. Je vous prête allégeance à vous et à vos idéaux tant que je serais en mesure de me battre et qu’il vous plaira de me voir à vos côtés. Je vous demanderais cependant une faveur que, je l’espère vous pourrez m’accordez. Parmi les objets que vos Merry Men ont dérobés aux anciens moines de ma congrégation se trouvait une statue de la Sainte Vierge en marbre d’une très grande valeur. Ce trésor faisait partie des biens les plus précieux du père supérieur et représentait depuis des siècles un phare dans la nuit pour ma communauté. J’aurais souhaité pouvoir leur restituer cette statue en reconnaissance de tout ce que ces hommes ont fait pour moi depuis que je suis entré dans les ordres. Voudriez-vous bien m’accorder cette ultime faveur ?

En prononçant ces mots, je sentais mon cœur être enserré dans un étau étroit. Je savais déjà qu’il me faudrait abandonner mes frères d’âme derrière moi pour en suivre d’autres. Même si je savais au plus profond de moi que je ne pouvais que suivre la route que le Seigneur m’indiquait, je souhaitais tout de même dire au revoir à ma communauté en leur offrant le plus beau cadeau d’adieu qu’il était possible de recevoir.  
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MessageSujet: Re: La Flèche et le Glaive (PV Robin Locksley)   Mer 16 Nov - 1:42


❝La Flèche et le Glaive❞
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La foule dressait autour des deux combattants exultait à l'idée de voir leur leader combattre et offrir au nouvel arrivant, une leçon dont il n'en comprendrait les fondements qu'après la défaite. Le plus véhément de tous était nul doute Petit Jean, qui aurait été le premier à prendre les armes si Robin le lui avait permis. L'homme observait la scène avec la plus grande des attentions. De là où il venait, un homme qui osait défier le chef d'un clan à la vue de tous, était promis à une mort certaine et non à un simulacre d'affrontement. Petit Jean n'avait pas encore adhéré à tous les idéaux de son camarade et peinait, de ce fait, à comprendre sa façon d'agir. Le malheureux n'avait eu l'occasion de côtoyer les grands monarques de ce royaume, ceux qui ont consacré leur vie aux autres, qui ont apporté, le temps de leur règne, l'espoir qui manquait à tant d'hommes. Oui ce cher Petit Jean, qui n'avait en guise d'exemple que de violents et odieux maîtres, partait avec de biens pauvres fondements. Mais il faisait confiance à son ami, malgré son attrait pour les idéaux, certes à de nombreuses reprises il l'observa comme s'il s'agissait d'un original, mais le voleur avait une chose que peu d'hommes du coin pouvait se vanter d'avoir, du charisme et il parlait bien, suffisamment pour rallier des hommes à leur cause. Une cause qui grandissait à mesure que le Prince Jean promulguait ses lois par le biais de son shérif.

Robin posa un regard sur son plus fidèle compagnon, il avait encore besoin de son appui, même en de telles conditions « Bats-toi au lieu de faire la causette » se disait-il pour lui alors que Robin faisait face à l'homme de foi. Par les temps qui court, il était rare de voir des hommes de sa trempe. Gardien de la foi, il était aussi pourvu de valeurs qu'il partageait avec le Prince des Voleurs. Et comme ce dernier, il avait été au service d'un grand monarque.  Alors que la foule s'offusquait de ne point voir leur champion combattre l'étranger, Petit Jean quitta la tribune improvisée, furieux. Robin serra la mâchoire et essaya de ne point en tenir rigueur. « Ça lui passera » se disait-il. Dès lors il reporta toute son attention sur le jeune homme qui lui faisait face. Il leva ensuite un bras en l'air, un geste qui suffit à faire taire l'assemblée.


« - L'homme de conviction que tu es, doit être déçu ne n'avoir point combattu avec ardeur pour défendre ce qui lui semble juste, n'est-ce pas ? Sache que je ne m'offusque pas si de ce fait ma bravoure est mise en doute ! La peur n'est pas ce qui m'anime et pourtant je sais que les chevaliers ayant combattu sous la bannière d'Arthur, sont redoutables. Mais parfois il est inutile de croiser le fer des épées pour désigner un vainqueur, les mots suffisent. Et dans ce domaine tu me sembles très habile. Comme je viens de le faire savoir à mon bras droit, nous avons besoin d'hommes valeureux capables d'embrasser et de défendre notre cause. L'homme de foi que tu es, ne me permets pas de douter de tes nobles attentions.  Quant à ma pureté d'âme, je t'en remercie, mais n'étant qu'un homme je me dois d'être modeste. Nous sommes par définition, faillible. Regarde donc tous ces hommes qui nous entoure ! Ils ont été de bonnes âmes avant de devoir voler pour survivre. A présent, ils volent pour que les autres puissent survivre. Chacun à sa façon est une âme pure. Enfin si on oublie les petites bêtises que nous avons tous accomplis dans notre jeunesse n'est-ce pas !? » Tous acquiescèrent, se délestant instantanément de l'animosité qu'ils éprouvaient à l'égard du nouvel arrivant. Robin s'en satisfaisait, il ne voulait pas de tension dans ses rangs et de ce fait, il devrait sous peu, avoir une conversation avec Petit Jean pour que ce dernier cesse de jouer les fortes têtes.


« - Alors mon ami, que comptes-tu faire dès à présent ? Veux-tu toujours te joindre à nous ? » Le chef des Merry-men se tue aussitôt pour que son interlocuteur puisse enfin s'exprimer et lui offrir la réponse tant attendue. De toute évidence, une fois encore Robin avait fait mouche et se sentait fière d'être parvenu à obtenir le respect d'un ancien chevalier de la table ronde. Alors que ses hommes redevenaient bruyants, Robin leur fit à nouveau signe de se taire, reportant dès lors son attention sur l'homme de Dieu toujours en proie à une certaine hésitation.  « -Si cela peut te faire plaisir, nous acceptons de rendre à ta congrégation cette statue qui semble avoir tant de valeur. Nous ne pouvons voler à des hommes de foi, une part de leur Histoire. Qu'à cela ne tienne, je t'accorde cette faveur en espérant ainsi te convaincre définitivement. Je t'accompagnerai et présenterait mes excuses de vives voix. » Il se tourna vers ses compagnons de vol « -Nous avons commis une erreur mes frères !  J'en prends la pleine responsabilité. Et de ce fait, j'accompagnerai notre nouvel ami, pour présenter, au nom de tous, nos plus plates excuses. » Puis il se tourna à nouveau vers Lance « -J'espère aussi les convaincre de notre bonne foi et leur faire comprendre qu'il subsiste une alternative au Prince Jean et à son ignoble shérif. » Le Prince des voleurs acheva sa réplique par une main tendue à Lance « -Alors, tu acceptes ? »


Les deux hommes n'eurent cependant pas l'occasion de sceller leur nouveau partenariat. Une horde de cavaliers noirs portant l'emblème de Prince Jean fit son apparition et pénétra l'intérieur de la taverne. Petit Jean, témoin de cette arrivée surprise, se précipita hors du commerce et retrouva les autres. « -Ils nous ont retrouvé ! » lança-t-il à son complice qui serra la mâchoire et se tourna vers ses compagnons. « - Nous devons nous séparer pour plus d'efficacité et préserver le reste du butin. » Mais à peine eut-il achever sa réplique qu'une porte s'ouvrit à la volée laissant paraître les ennemis. « -Ils sont là ! » lança le premier qui sorti son épée de son fourreau. « - Petit Jean, Much, Will vous restez avec nous ! Les autres déguerpissez ! Mon ami c'est le moment de faire tes preuves ! » Petit Jean dégaina à son tour son épée et fonça dans le tas, tandis que les autres Merry-Men mettaient les voiles avec le reste du butin. Robin opta lui aussi pour l'épée et se rua sur le premier venu se permettant de lancer ironiquement à Lance « - Prends ça comme un rite de passage ! » L'affrontement ne faisait que commencer, Petit Jean qui maîtrisait à merveilles ses adversaires jubilait comme un enfant. En serait-il de même pour les autres ?
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