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 S'il plaît à Votre Majesté, par où dois-je commencer ? (Briar&Alice)

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MessageSujet: S'il plaît à Votre Majesté, par où dois-je commencer ? (Briar&Alice)   Jeu 5 Mai - 15:34

bien des femmes ont plus de cheveux que d'esprit.
Mais il y a aussi surtout bien des femmes qui ont plus de cheveux que d'instinct maternel. À voir laquelle de Briar ou d'Alice est la pire.

Elle redécouvrait toujours les quartiers quand elle marchait d’un pas assuré, c’était comme si elle venait de débarquer dans un Storybrooke net. Pas un Storybrooke engourdi par quinze verres de vodka. Ou moins. Ou plus, ça dépendait. Pas titubante, pas chancelante, pas chavirante. Non, sa démarche était droite, ses chevilles ne se foulaient pas chaque fois qu’elle estimait mal l’endroit où elle posait le pied. Elle était sobre, et cette promenade dans la ville n’avait pas pour but de lui mettre la tête à l’envers, contrairement à ce qu’elle prévoit presque chaque fois qu’elle s’aventure aussi loin de chez elle, aussi près du PsyChic et du Rabbit Hole. Contrairement à d’habitude, elle n’avait plus besoin de demander son chemin, même pour se rendre quelque part où elle n’était jamais allée auparavant. Parce que jamais invitée. Elle n’était pas plus invitée que d’habitude ce soir, mais elle avait une excuse pour s’y rendre. Mais même avec une excuse, elle n’aurait pas pris la peine de s’y rendre avant. Ce soir, elle avait pris cette peine par lassitude, parce qu’Alek et Vael ne semblaient pas prêts à la lâcher tant qu’elle ne le ferait pas. Alice, ça la désolait de devoir en arriver là, d’en arriver à affronter la sorcière. Elle ne l’avait pas demandé son gamin, et elle avait encore moins demandé à ce que ce soit un prétexte pour qu’elle jette les armes devant ce démon qui la hantait chaque fois qu’elle allait à l’université. Mais elle y allait quand même, pas par gaieté de cœur, juste pour qu’on finisse enfin par lui lâcher la grappe. Et puis elle devait l’avouer, elle avait quelques craintes et questionnements à tenter de subtilement mettre au clair.
N’importe quelle fille lambda ce serait sûrement retournée vers sa mère. Mais Alice n’en avait plus, elle devait bien faire avec les moyens du bord. Et le moyen du bord, c’était une princesse qui dormait au moment de se faire féconder, et qui a juste pondu un gamin sans père. La coureuse de lapin ne savait pas si finalement, c’était une si bonne idée que cela d’aller voir Briar. Mais c’était trop tard, elle était déjà arrivée devant l’immense baraque. Putain, peut-être que si je suis gentille, on deviendrait meilleures amies et alors elle me donnera une partie de sa fortune et j’aurais une maison comme ça… Elle pouvait toujours faire demi-tour, mais elle craignait qu’on ne l’ai déjà aperçu depuis derrière l’un des rideaux. Elle n’aimait pas Briar, pourtant elle n’avait pas l’intention de passer pour la gonzesse qui se chie dessus chaque fois qu’elle doit essayer de prendre un problème à bras le corps. Et puis elle dirait quoi à son colocataire ? Et à Vael ? Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour des mecs…

Arrivée devant le portail, Alice s’était sentie un peu con. Comment elle faisait pour avertir Briar de sa venue ? Elle n’avait jamais pris la peine d’obtenir son numéro de téléphone, et l’autre n’avait pas fait plus d’efforts. Elles faisaient partie du même groupe d’études pourtant. L’autre solution était bien de sonner, mais à une heure pareille, un enfant ça dort non ? Ça passe la journée à dormir… comme la mère en fait. Est-ce que si Alice sonnait, elle risquait de se faire passer une chasse parce qu’elle aurait réveillé le petit ? Il paraît que c’était galère à endormir, ces choses-là. Ça doit faire un comble ça, tiens. Entre le gamin qui n’arrive pas à dormir et la mère que l’on croise rarement les yeux ouverts... Non clairement, on n’avait peut-être pas conseillé à Alice la meilleure personne. Mais elle comprenait pourquoi on la lui avait conseillée quand même : c’était la seule de sa connaissance à pouvoir partager son vécu. Pour ça, il faudrait encore que la rouquine soit d’humeur, et Alice doutait que si elle faisait brailler le gamin, ça ne compromette ses chances de rentrer chez elle avec quelque chose à raconter aux deux hommes de sa vie. Façon de parler, bien sûr. Oh et puis merde, tant pis pour sa pomme. Elle n’avait qu’à laisser le portail ouvert. Et puisque ce n’est pas le cas, j’espère pour elle et son gamin que la sonnette diffuse une douce berceuse. Son doigt s’écrasait sur le bouton. À plusieurs reprises. N’entendant pas de là où elle était une quelconque sonnerie, elle s’y était acharnée, au cas où. Ça aurait au moins le mérite de la réveiller de son profond sommeil. Et ne la voyant pas venir aussitôt, elle se mit à beugler son nom, toujours au cas où. Alice s’attendait bien évidemment à un accueil froid, surtout avec le boucan qu’elle faisait depuis quelques minutes, mais c’était presque ce qu’elle recherchait. De quoi dire après à Alek et Vael que Briar ne l’avait clairement pas aidée.

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Elle se donnait volontiers d'excellents conseils (bien qu'elle les suivît rarement) et il lui arrivait de se gronder si fort qu'elle en avait les larmes aux yeux. Elle se rappelait même s'être tiré les oreilles pour avoir triché au cours d'une partie de croquet qu'elle jouait contre elle-même, car cette étrange enfant aimait beaucoup s'imaginer qu'elle était deux personnes. ©️ caius


Dernière édition par Alice R. O'Liddell le Dim 5 Juin - 20:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: S'il plaît à Votre Majesté, par où dois-je commencer ? (Briar&Alice)   Jeu 5 Mai - 19:29

« I’ll Remember » ALA.NI
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Il y avait de la musique lente et douce qui alors berçait l’immense salon. A savoir si c’était pour les nerfs de la jeune-mère ou le bien être de l’enfant qui avait le droit à son temps de repos. Mais Anakin ne le voyait pas comme !a, il avait envie de gambader dans la maison, car depuis déjà une semaine il était capable de tenir debout et marcher cinq pas sans se prendre un coin de table basse, ou paniquer pour passer la marche de la terrasse et le jardin. Quel soucis. Il pouvait atteindre encore plus de chose, s’éloigner encore plus pour partir à l’aventure et se mettre en danger. La jeune femme tenait à ce qu’il se tienne tranquille dans le canapé, tout contre elle. Il se débattait et piallait. « Pas dodo » étaient l’un des rares mots qu’ils savaient utiliser correctement au bon moment. Lasse, elle le regardait et le maintenait d’une main ferme sur le ventre pour le maintenir allongé. Elle ne comprenait pas ce qui n’allait pas, elle faisait tout pour améliorer les choses. Etait-il vraiment trop tard ? Une fois, elle avait réussi à quitter la pièce sans qu’il ne montre une seule angoisse. Il l’ignorait totalement. Ce n’était pas qu’elle ne savait pas ce qu’il voulait, car elle ne supportait vraiment plus l’entendre hurler, mais elle savait que ce comportement était un trouble affectif. Elle en avait discuté avec un psychologue et un pédopsychiatre, puis même aussi dans un ou deux ouvrages. Le lien était brisé et elle voulait le raviver. Ce moment était le leur. Il était pour lui. D’habitude, il avait le droit au lit dans sa chambre, la porte entrouverte et les rideaux tirés. A croire qu’il n’était même plus habitué. Déjà un an… Le travail allait être difficile, mais il était encore temps.

Elle poussa un violent grognement et l’attrapa sèchement par les épaules. Les yeux dans les siens, sa voix se faisait agressive et pourtant elle voulait simplement être ferme : « Ecoute microbe ! Je suis là, tu arrêtes maintenant ! Stoooop ! Y’en a marre. Ta mère elle est là pour toi, c’est ton occasion ou jamais. Je te fous dans ta chambre et on en reparle plus !? C’est ça que tu veux ! Tu me bassines. Je t’aime et je suis là. Mais c’est compliqué mon chéri. Aide maman un peu… ». Un peu surpris, l’enfant aux yeux vert d’eau s’était figé, surpris et apeuré par le ton de sa mère. Puis il lui fit une grimace qui annonçait de nouveau pleurs et cris. Or, il tendait les bras vers elle. Briar l’enlaça tendrement contre sa poitrine et s’avachi dans le canapé pour une position plus confortable. Elle lui jeta son foulard en soie qui lui servait de doudou (forcément, il avait des goût de luxe comme elle) sur le visage. Anakin l’attrapa entre ses petites mains et fit tourner un peu sa tétine dans sa bouche avant de lentement fermer les yeux, bercé par les battements de coeur de sa maman.

Briar s’était elle aussi assoupi. La musique, la situation et le petit corps chaud et aimant de son fils contre elle avait eu raison d’elle. Ses paupières était lourde et pourtant elle se concentrait sur le dernier articles des bien faits des algues. Elle allait sombrer profondément quand une sonnerie la fit sursauter tellement brusquement qu’elle s’en serait voulu d’avoir éjecter Anakin hors du canapé comme cela faillit arriver. Elle l’avait doucement attrapé et vérifié qu’il dormait toujours. Elle soupira de soulagement quand encore une fois on sonna. Le regard de la rousse s’assombrit. La tête dans les vapes, elle attrapa son smartphone et décrocha l’interphone de la barrière. La caméra se mit en marche, allumant automatiquement une petite lumière blanche en plein visage d’Alessya. La plus gâtée des deux resta un moment sceptique : « Sonne encore et je te bute… ». Puis un bruit de sonnette à l’extérieur indiqua que le portail était ouvert.

La rousse s’extirpa comme un serpent hors du canapé et couvrit son fils avec un plaid qui trainait au bout du canapé. Un coup d’oeil sur sa montre bijoux sobre mais de qualité et d’une grande marque. Cela faisait presque une heure qu’elle était là lutter contre le sommeil. Ses pas la menèrent vers l’entrée, bifurquant par la cuisine pour attraper les drogques de Milovan. Les seules à ce jour qui arrivaient à la maintenir debout. Deux petites cellules et elle tourna les verrous de la porte blindée. Le regard mauvais, elle dédaignait la blonde qui était déjà à l’entrée.
« Je peux savoir ce que tu me veux ? Si c’était pour un devoir, tu pouvais juste m’appeler. Ah non, je crois c’est pas avec toi que j’ai un projet, cherchait-elle dans ses pensées le regard un instant perdu. Elle ne s’en rappelait plus. Tant pis. J’ai pas vraiment le temps, alors fait vite. J’aimerai profiter qu’il dorme » pas le temps de finir sa phrase qu’un « maman ? » s’entendait au loin derrière la rousse. Puis une nouvelle fois et plus fort. Briar grogna les dents serrés : « C’est pas l’heure dort encore !!! » vociféra t-elle avec autant de douceur dont elle était capable. Le résultat était proche de zéro. Elle étrécit les yeux comme si elle voulait tuer la blonde rien que par un regard.
« Maman ! » fit une nouvelle fois la voix fluette du petit garçon avec une note de tristesse et de peur. Briar poussa un gémissement agacé et s’enfonça dans sa maison pour retourner dans le salon. « Fais dodo ! » l’entendait-on sommer son fils, les poings sur les hanches et l’air sévère.

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MessageSujet: Re: S'il plaît à Votre Majesté, par où dois-je commencer ? (Briar&Alice)   Lun 6 Juin - 1:22

Les portes s’ouvrirent devant l’ancienne coureuse de lapin pour lui laisser l’accès à la magnifique propriété d’une noble coincée dans un villages de clampins. Alice ne s’y attardait pas, elle avait l’intention de passer le moins de temps possible ici, aussi elle se dirigea droit vers son but. Limite, elle avait juste envie de faire signer un simple justificatif histoire de prouver à Vael et Alek qu’elle s’était bel et bien rendue sur place. Juste, elle ne lui aura pas adressé un seul mot. Ce n’était pas qu’elle balisait d’aller parler à l’autre duchesse, elle n’en avait juste pas envie, et elle n’aimait pas agir sur ce qu’on lui demandait de faire. Aussi, elle s’appuya contre la porte d’entrée – le temps que la princesse se tire de son sommeil sans fin – et elle appuya quand même un peu sur la sonnette. Y avait un bouton Sonnerie qui me hurlait d’être défoncé par mon doigt. J’ai juste fait ce qu’il m’appelait à faire. La porte qui s’ouvrait derrière elle faillit la mettre à terre. Heureusement que lorsqu’elle était sobre, il lui restait encore quelques réflexes.

Évidemment, Alice ne s’attendait pas à recevoir un accueil chaleureux et se faire servir un apéritif à base de mets fins et surtout très chers. Non, elle avait droit à l’habituel visage rabougri de la princesse. Dormir ne rendait pas adorable, pas quand il fallait faire affaire avec des gens au porte-monnaie vide, visiblement. Ah même quand on est éduqué, on n’est pas forcément poli. Ou c’était juste les conséquences de la maternité ? « Tu penses sérieusement que je vais chez toi pour un devoir ? » Soyons sérieux, Alice n’avait pas le temps pour faire des travaux de groupe. Elle s’arrangeait toujours pour être avec le surdoué qui préférait travailler seul et à qui elle promettait de ne pas faire les poches s’il lui montait un peu la moyenne. Juste de quoi survivre à l’année. Compter sur une rousse pour un devoir, surtout sur celle-ci ? Elle préférait encore se faire couper la main. Ou rater son année, c’était un peu moins violent.
Mais elle répondait d’elle-même à sa propre question, Alice n’aurait pas à lui rappeler que non, aux dernières nouvelles elle était encore avec l’autre rigide et chaleureuse de la chatte en même temps de Grace. Oui, faire vite. Et elle se concentrait sur l’autre pouf sur pattes. « OK. Je suis pas là pour partager des cupcakes avec toi. C’est par obligation. L’autre paysou – Vael – m’a expressement demandé de te rendre visite. » Elle aimait bien utiliser des mots comme expressément. Elle avait l’impression d’avoir l’air intelligente en le faisant, c’était beaucoup trop élaboré. Quatre syllabes, quoi. « Ah euh, ça dort pas. » Elle pointait du doigt la chose braillante qu’elle entendait derrière le dos de la jeune femme. L’insistance de l’appel tapait vite sur les nerfs d’Alice, et elle s’imaginait pas devoir supporter ça à son tour dans quelques mois. « Bon. En gros, tu m’expliques vite fait bien fait les erreurs à ne pas commettre avant que je me retrouve dans ta situation. Version moins riche. Tu me dis à la limite comment tuer un truc à sept mois de grossesse, ou comment tuer un truc sans laisser de traces. Mais il faut que tu me dise comment faire si je me retrouve sans famille d’adoption dans quelques mois. Je suis dans la merde, là. Ça se voit. Je serais jamais venue ici, si je n’étais pas désespérée. » Et poussée à bout par deux trous du cul, aussi. « Je te jure, tu m’aides et je ne te jette plus un seul regard de gourgandine avant au moins deux mois. »

Au moins elle avait eu le mérite d’être claire. Mais elle ne voulait pas se retrouver là-dedans. À supporter un gamin qui portait le nom d’un personnage de film qu’elle aimait bien. Et comme pour la conforter dans sa voie, celle trop aiguë de l’enfant revenait. « Et t’as intérêt à faire vite. »

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Elle se donnait volontiers d'excellents conseils (bien qu'elle les suivît rarement) et il lui arrivait de se gronder si fort qu'elle en avait les larmes aux yeux. Elle se rappelait même s'être tiré les oreilles pour avoir triché au cours d'une partie de croquet qu'elle jouait contre elle-même, car cette étrange enfant aimait beaucoup s'imaginer qu'elle était deux personnes. ©️ caius
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MessageSujet: Re: S'il plaît à Votre Majesté, par où dois-je commencer ? (Briar&Alice)   Mer 15 Juin - 23:04

T’aurais pas un peu grossi ?
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Bon déjà le début d’après-midi commençait mal. Briar se disait qu’elle aurait du le voir venir déjà ce matin alors qu’elle avait lâché le biberon de lait et la madeleine ce matin parce que Anakin avait une nouvelle lubie, tirer sur les vêtements de sa maman quand elle est occupée et debout. Donc qu’elle ne le voit pas et qu’il ne la voit pas vraiment non plus, si ce n’est son ventre ou ses cuisses. Le petit s’était jeté sur les miettes et exaspérée, elle avait fini par lui déposer le biberon à côté. Elle avait réussit à l’occuper pendant bien dix minutes, le temps de se faire un café. Ah et elle aurait du prévoir cette mauvaise journée, quand il avait décidé de sortir de son parc pour enfant, en réussissant à le pousser, le déformer par la même occasion et arriver devant la salle de bain où maman se faisait toute belle. La sieste c’était une habitude, une fois sur deux, il lui faisait le coup de l’enfant turbulent qui ne voulait pas. Son mauvais présage était la sonnerie en pleine sieste. Une sonnerie lourde et insistante. En voyant la tignasse blonde d’Alessya, elle eut envie de se pendre. Il n’y avait pas pire comme oiseau de mauvais augure.

Briar l’avait attendu au pas de la porte de son imposant perron d’un blanc immaculé. L’air sévère et les bras croisé, elle commença par lui envoyer son venin, avant de se rendre compte qu’elle se trompait peut-être sur la personne. Alice le confirma. La rousse ne put alors qu’hocher la tête pour affirmer qu’il était difficile de voir la blonde en cours : « Ouais, c’est vrai que travailler ça te connais pas. Ca se saurait… » avait-elle simplement grogner. Alice commença alors à lui expliquer la venue. « Qui ça ? » avait demandé Briar, un sourcil sceptique qui se dressait au-dessus de son visage. Elle se répéta plusieurs fois le non en tête, avant de rouler des yeux : « Ah oui, le déchet qui te sers de petit-ami ? Enfin celui avec lequel tu jours à qui-va-refiler-une-mst-à-l’autre… Ouais, je sais qu’il t’as dit de venir me voir. Il ne m’a pas dis que ça d’ailleurs » croisa t-elle un peu plus les bras en la jaugeant et surtout fixant le ventre qui commençait à lentement enfler. On ne devinait pas encore ce qui se passait, pouvant très bien passé pour un post-repas au buffet qu’on lui aurait offert et vu qu’elle doit pas manger souvent, elle s’est goinfrée.

Soudain, Alice montra Anakin derrière elle, un peu apeuré de le voir debout et bouger, du moins c’est l’impression qu’elle donnait. Briar comprenait très bien, c’était ce qui lui était arrivé quand on lui a posé Anakin dans ses bras pour la deuxième fois. Lorsqu’il y avait un petit peu moins d’adrénaline du au travail d’accouchement. Elle faillit le balancer directement dans son landau lorsqu’il avait osé bougé un pied dans son lange. Briar se retourna vivement et d’un doigt ferme de mère (ou de maitre chien) elle lui fit signe de se rendre dans le salon. Anakin trottina sur ses pattes jusqu’au canapé en rigolant, alors que le pas de sa mère le suivait tranquillement. « Fais dodo ! » l’avait-elle sommé avec un regard dur, les sourcils froncés exagérément et le doigt brandit. Les enfants ne faisait pas encore dans la subtilité. Le petit garçon se glissa sous le plaid et attrapa son doudou, avant de s’allonger sur le côté, un grand sourire aux lèvres. Il ricanait encore. « Je t’ai trouvé maman…
_Ouais bah me cherche pas trop, s’asseyait-elle à côté de lui alors qu’il baillait déjà. Entre ! » parlait-elle cette fois-ci à Alice tout en caressant les cheveux aux reflets d’un or rose. L’enfant fermait doucement les yeux et les rouvrit en voyant la blonde arrivée. La panique frappa une seconde ses grand yeux verts. Il voulut se relever, mais la main parfaitement manucuré de sa mère le plaqua contre le canapé : « C’est une amie, n’ait pas peur. Elle s’appelle Alice.
_Lapin ! fit-il allusion à un livre pour enfant où il avait très simplifier l’histoire d’Alice aux Pays des Merveilles
_Non, dans ce cas c’est une lapine mon chéri. Enfin j’espère pas, je voudrais pas qu’elle vienne sonner à ma porte tout les neufs mois et que tu finisse par fricoter avec un de ses rejetons. Dis, la grossesse ça te rend pas un peu bouffie ? » lui répliqua t-elle en regardant la jaune-femme droit dans les yeux. C’était une vengeance de ce qu’elle avait pu argumenter juste avant avec un peu trop de détail péjoratif. Briar lui montrait le fauteuil pour l’inviter à s’asseoir.

L’hôte s’adossa confortablement contre son canapé en continuant les caresse rituelles pour endormir son fils. Ce dernier avait finit par changer de place pour se caler la tête sur ses cuisses l’oreille contre son ventre, bercé par les petits gargouillis que lui seul pouvait entendre. « Je pensais pas te voir si tôt en fait. Si tu crois que je vais t’aider pour t’en débarasser… C’est mort. Si tu l’as dans les bras tu assume et tu souffres. Comme moi, et tout le si beau tableau qui a décrit tout à l’heure. Je te soutiendrais pas là-dessus. Mes erreurs ne servent qu’à moi, pas à aider les autres. »

Briar s’étira un petit peu et remonta une jambe. Elle était simplement habillée mais avec gout, en simple jean et débardeur. Se levant subitement après s’être extraite avec délicatesse de la tête de Anakin, elle revint avec un verre de vin et posa une petite bouteille d’eau devant Alice. « J’ai dis que je verrai à Vael, mais je sais pas… Il m’a dit qu’en vrai, il aimerait bien que je t’éduque si jamais vous y arrivez pas. Il m’a confié que ça allait être difficile de le confier vu votre dossier, alors ce serait bien de te préparer au cas où... Ah et il m’a aussi dit que c’était lui le père. Alors raison de plus pour pas te laisser t’en sortir aussi facilement. Chacune sa merde » lui leva t-elle un verre avant d’en boire une gorgée et lui fit signe qu’elle attendait ses questions.

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MessageSujet: Re: S'il plaît à Votre Majesté, par où dois-je commencer ? (Briar&Alice)   Dim 11 Sep - 23:14

C’était toujours quand elle avait le plus à balancer dans la gueule de Briar - pas assez torchée pour avoir les idées claires - qu’elle ne pouvait pas se le permettre. La discussion qu’elle était censée avoir avec elle commençait bien, elle avait déjà envie de partir. « Le déchet ne me sert pas de petit-ami, je dois le supporter au moins autant que toi. » Et je dois te supporter toi encore plus, continuait-elle silencieusement. « Je n’ai pas de MST, » ajouta-t-elle aussi, sans certitude. Elle ne s’était jamais sentie malade, mais elle ne savait pas non plus comment ça marchait, les maladies du taktak. Et elle savait encore moins où Vael s’était traîné avant de la sauter sans protection le soir d’Halloween - la prochaine fois elle évitera la tenue sexy du petit chaperon rouge, au moins si ça pouvait lui éviter de tomber enceinte.

L’enfant avait mis court à ce début de discussion auquel Alice voulait toujours échapper. Elle n’était pas venue pour enfoncer le couteau dans la plaie et se rappeler qu’elle avait choisi la pire bite pour commencer à construire ce qui devait ressembler à une vie de famille. Mais elle n’avait pas à s’inquiéter, Vael devait faire le nécessaire pour la délester du poids qui l’empêchait de voir ce qu’elle avait entre les cuisses. Elle eut juste le temps de faire la remarque sur l’arrivée du monstre que Briar l’avait déjà laissée sur son paillasson. Alice, estimant avoir le droit de ne pas avoir fourni tous ces efforts pour rien, entra sans y être invitée dans la villa des Églantines. Elle suivit la maîtresse des lieux, rasant presque les murs. Je ne suis pas dans mon monde ici, s’était-elle fait la réflexion en voyant toutes ces choses qu’elle ne pourra jamais se payer, même avec les revenus d’assistant des morts du déchet qui lui servait de petit-ami. Un rapide mouvement dans un coin de son champs de vision ramena le regard d’Alice sur Briar et son enfant. Cette dernière les présenta, et Alice fut réduite à un animal touffu. Briar n’hésita pas à étaler sa couche par-dessus. Alice roulait des yeux. « Au moins je sais d’où viennent mes rejetons. Enfin, le. » C’était bien la première et dernière fois que son organisme de femelle prête à pondre lui faisait ce coup-là. Surtout si ça devait l’empêcher d’avorter quand elle apprenait la nouvelle. Mais elle n’était pas à plaindre elle, elle avait le papa, même s’il ne valait pas grand-chose.
Évidemment que je suis bouffie. Je suis incapable de m’épiler le bas du ventre en ayant un oeil sur ce que je fais. Je suis obligée de passer devant un miroir maintenant. « Nooon, à peine. C’est pas comme site ne rentrais plus dans aucun de mes vêtements… mais si, en fait. » En fait, ça lui faisait plaisir de me voir aussi grosse qu’elle il y a quelques années. La pute.

Mais elle endurait, et s’assit alors qu’elle y fut invitée. Ah c’est sûr, ça n’a rien à voir avec les fauteuils troués ou brûlés par la clope ou autre chez Vael. En fait, elle ne sentait même plus qu’elle avait des fesses. Peut-être parce que elles aussi étaient trop bouffies. Elle se tenait encore droite comme un i, finalement assez mal à l’aise dans un environnement dans lequel elle n’avait pas l’habitude d’être. Le but de la visite revenait dans la discussion. Alice voulut arrêter la princesse tout de suite. « Déjà il est hors de question qu’on me mette un truc frippé dans les bras. J’ai vu Baby boom à la télé, je sais à quoi ces trucs ressemblent, et ça me donne juste envie de nourrir la chèvre de Vael avec. » Ce n’était pas tout à fait l’idée qu’elle avait eu en regardant l’émission, mais elle voulait appuyer sur le fait qu’elle ne le garderait pas. Peu importait ce qu’on lui scotchait aux miches ou ce que Briar lui racontait.
Cette dernière s’était alors levée sans rien dire, pour revenir avec un verre de vin. Les lèvres d’Alice se décollèrent, elle baverait presque tellement elle avait envie de goûter à cette bouteille, mais ses yeux restèrent sans voix devant l’eau qu’elle avait osé lui proposer. « C’est encore parce que je suis enceinte, c’est ça ? » se permit-elle de demander en désignant son présent comme elle désignera la pâté pour chèvre le jour où elle l’expulsera de son utérus.
Elle eut du mal à comprendre. Il fallait qu’elle se répète la phrase à voix haute pour la rendre réelle. « Vael a dit… que ça allait être difficile de le confier. » Elle adressa à Briar un regard méfiant. Est-ce qu’on se foutait de sa gueule ? « Non mais il va trouver. Il va trouver ou je le castre. Ou je le traîne par la bite dans tout Storybrooke jusqu’à ce que arrachement et mort s’ensuivent. » Comment est-ce qu’il s’était permis de dire à la pire des connasses qu’ils avaient des risques de devoir garder l’enfant sans même m’en parler à moi d’abord ? Que elle, elle puisse avoir des craintes par rapport à ce qui allait se passer vraiment après la naissance, ça passait. Que VAEL puisse sérieusement en avoir alors qu’il était censé maîtriser la situation, ça ne passait pas. Pas comme si j’étais la première intéressée. Sa bombe à retardement de neuf mois, j’ai pas l’intention de me la prendre à la gueule. « Non mais Vael est incapable de gérer ça de toute façon, puis il n’en veut pas… c’est lui qui l’a dit » se rassura-t-elle à voix haute, se remémorant une discussion qu’ils avaient eue il y a déjà un petit moment. « Même si y a pas de famille, y a des solutions. T’as déjà essayé de voir s’il y avait un orphelinat dans le coin ? Ou le déposer au bord d’une route ? Ou sur le paillasson d’une famille riche ? Je peux le déposer devant chez toi ? »

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MessageSujet: Re: S'il plaît à Votre Majesté, par où dois-je commencer ? (Briar&Alice)   Dim 23 Oct - 1:18

T’aurais pas un peu grossi ?
Coureuse de Lapin & Bitch !

Alice ne se laissait pas faire et elle avait l’air aussi heureuse que Briar de se retrouver toutes les deux dans la même pièce pour discuter. Pire encore, pour échanger des conseils. Briar la pimbêche dédaigneuse allait lui faire un cours sur la maternité. Même si dans le fond elle ne savait pas de quoi elle pouvait bien lui parler. Avec de la chance elle ferait une fausse couche, puis elle avait peur qu’elle se suicide si elle lui expliquait ce qu’apportait une grossesse. Elle n’aurait même pas le plaisir de voir la blonde souffrir de sa situation. Elle lui avait alors balancé des méchancetés sur elle, sur Vael et ce que ce dernier avait bien pu espérer de sa part. Tout ce que savait Briar c’est qu’elle n’avait rien promis au bouclé. Elle n’avait ni envie, ni ne savait comment faire… Pourquoi est-ce qu’elle avait accepter de l’aider alors ? Pour bien me foutre de la gueule d’Alice. Finalement, je vais peut-être lui raconter quelle expérience merveilleuse ça peut-être la grossesse. Enfin du moins ce dont on vous parle pas souvent…

Lorsqu’elles arrivèrent dans le salon, la blonde pour se défendre un peu du venin de la rousse n’avait pas hésité à attaquer aussi et de façon blessante. Elle sous entendait qu’elle connaissait le père et pas Briar. Cette dernière n’avait rien dit, trop occupée à courir après son fils et lui ordonner de dormir, mais son regard meurtrier en disait long. C’est alors que Briar commença à lui annoncer sa sentence, mais Alice la coupa net. Elle parla de l’allure d’un enfant à la naissance. Elle avait réussit à faire rire la rousse qui opina du chef. « Je suis bien d’accord… Même pas sûr que la chèvre en veuille » caressait-elle la tête d’Anakin sans pouvoir se retenir de se dire que son fils était vraiment trop beau.

Elle lui avait apporté un verre d’eau et bien sûr parce qu’elle était enceinte et qui ne connaissait pas la réputation de la jeune femme enceinte. C’était un moyen de plus de la torturer. Oui, elle prenait un malin plaisir à rire du malheur des autres. Chacun sa merde… Elle étirait une de ses sourires faux et continuait à dresser le tableau. Alice réfuta en disant que Vael arriverait à la confier sinon son sort risquait d’être peu glorieux. « Au moins, il arrêterait de se reproduire, ce serait pas mal. Je comprends pas pourquoi tu attends qu’il trouve un enfant. Donne le à Regina, elle crèverait d’en avoir un avec son Robichou. Robichou que j’ai stalker avant elle je précise ! » et Alice en rajouta une couche. Briar abaissa un sourcil, presque choquée et son regard avait une flamme menaçante. « Dépose le devant chez moi si tu veux… J’y oublie souvent le miens, comme ça, ça lui fera de la compagnie. Et après je ferais de ta vie un enfer… »

Briar finit par s’étirer dans son canapé et déposa ses pieds gracieux sur la table basse en verre muni de protège coin en silicone. « Moi je suis sûre qu’il va vouloir le garder. Il va craquer en voyant sa bouille, et il aura simplement pas les couilles de le faire. Il va tenir quoi… Trois ans, puis il te quittera parce qu’il sera incapable d’assumer. Sauf que toi entre temps, tu t’es attachée à l’enfant… Ou si t’as de la chance, tu restera de marbre et les service sociaux de l’enlèveront et ça te fera ni chaud, ni froid. » elle but une gorgée de sa boisson, pensive et souriait mauvaise : « Je suis contente… Je serais plus la seule idiote avec un gamin dans les bras. On ne parlera que de toi. Et moi, je deviendrais enfin la mère modèle. Car à côté de toi, ce sera facile. Peut-être que tu sais qui est le père, mais t’as vu ta situation par rapport à la mienne » lui rendit-elle le coup bas de tout à l’heure qu’elle n’avait pourtant pas voulu relever. Ah, elle était en forme notre chère petite Briar-Rose.

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MessageSujet: Re: S'il plaît à Votre Majesté, par où dois-je commencer ? (Briar&Alice)   Dim 18 Déc - 18:11

Alice ne savait pas si elle devait prendre son commentaire sur la chèvre comme un signe de compassion ou si c’était juste encore un peu de méchanceté dans la bouche de Briar. « La chèvre en voudra, » affirma-t-elle. « Elle mangerait n’importe quoi. » Comme tous les pauvres, en fait. À la limite, si elle était habituée à manger du caviar et autres trucs de bourgeois, elle aurait de quoi faire sa difficile. Mais tout ce qu’il y avait de difficile chez les Moreau, c’était les fins de mois. La chèvre mangeait toutes les merdes qu’Alice lui refilait. Elle ne serait pas contre un petit morceau de viande.

Elle se contenta alors du petit verre d’eau plate et sans goût que la rouquine lui servit, et s’imaginait déjà mettre en oeuvre les scènes un peu gores tirées d’un film qu’elle avait regardé la veille. Au moins, Briar avait compris le principe de la castration, se dit-elle sur le premier commentaire que fit la princesse. Et il faudrait trouver le moyen de castrer l’envie de ramener un animal handicapé toutes les semaines, se fit-elle la remarque. Un gamin, pour dépanner quelques mois, à la limite elle n’aurait pas eu trop de mal à l’accepter - quoique, pour ça il aurait fallut que ce ne soit pas aussi le sien. Mais un gamin, avec une chèvre, un cochon, un poney, et elle en oubliait plein dans l’équation, c’était un peu dépasser les bornes. « J’attends qu’il trouve parce que c’était sa part du marché ! Je ponds l’oeuf, il le vend, on est riches un temps, point barre. » Puis elle se dit qu’en effet, si elle avait fait ses recherches de son côté, ses nuits auraient été paisibles depuis bien longtemps, et elle aurait peut-être pu reprendre son rythme de baise de lapine depuis ce même longtemps. Juste parce qu’elle serait sûre qu’elle était tranquille sur la question de l’enfant à naître. Et la solution Regina lui semblait peu probable. « C’était pas avec toi, l’histoire de l’enfant abandonné devant le portail de la Régine qu’on a vu dans le journal y a deux semaines ? » Est-ce que ça valait vraiment la peine qu’elle fournisse des efforts inutiles à tenter de refiler son torchon à une serviette ? Il paraît qu’on ne les mélangeait pas. Si ça n’avait pas marché avec une princesse, comment se serait avec l’alcoolique du village ! Et elle peut bien s’inventer sa vie avec Robin si ça lui chantait, n’empêche qu’il lui a préféré celle qui n’avait pas de gamin d’un père inconnu. Comme tous les autres sûrement, ajouta-t-elle intérieurement en repensant à la dernière fois qu’elle avait vu la princesse au bois dormant aux bras d’un homme. Puis Briar avait presque eu l’air d’accepter qu’Alice dépose son gosse devant chez elle. Son regard brilla d’espoir, avant qu’il ne s’éteigne. Elle ne prenait pas les menaces de Briar à la légère. « Ou on les met sur Leboncoin et on fait un lot… deux pour le prix d’un. » Ça ne marcherait jamais.

Elle sirota son verre, tenta de se persuader qu’il y avait un fond de vodka avec, mais qu’elle avait tellement l’habitude du goût qu’elle ne le remarquait pas, puis cracha tout quand Briar utilisa le mot garder. Comment ça, garder l’enfant ? C’était mort, l’hypothèse n’était même pas envisageable. Et puis ça coûtait trop cher, Vael n’aurait jamais assez de son salaire pour l’élever ne serait-ce que comme un Tarzan. Alice eut déjà mal au sein d’imaginer devoir les prêter à un handicapé incapable de se faire chauffer des pâtes tout seul. « Waw waw waw ! M’atta-quoi ? Arrête de te faire des films, j’ai été assez stupide pour oublier le préservatif et la pilule du lendemain, je ne le serais pas assez pour garder un truc pareil chez moi ! » Elle leva les yeux au ciel. « Que veux-tu que les journaux disent, tout le monde est déjà au courant de toute… » Même les petits vieux écoutaient les potins. Elle s’était vue faire la leçon par une vieille à la pharmacie, alors qu’elle allait s’acheter de quoi solidifier un peu ce qui coulait de ses intestins. « Et puis qui te dit que je serais pire que toi ! Moi je ne m’endors pas à tout bout de champs, je n’ai pas encore oublié mon gosse où que ce soit, et le mien il aura compris qu’il ne faudra pas m’appeler maman parce que je l’aurais donné avant même qu’il pousse son premier cri. » Au moins Briar avait raison sur un point : Alice serait une mauvaise mère.

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Elle se donnait volontiers d'excellents conseils (bien qu'elle les suivît rarement) et il lui arrivait de se gronder si fort qu'elle en avait les larmes aux yeux. Elle se rappelait même s'être tiré les oreilles pour avoir triché au cours d'une partie de croquet qu'elle jouait contre elle-même, car cette étrange enfant aimait beaucoup s'imaginer qu'elle était deux personnes. ©️ caius
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S'il plaît à Votre Majesté, par où dois-je commencer ? (Briar&Alice)
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