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 Alice ♅ What happened to me ?

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MessageSujet: Alice ♅ What happened to me ?   Dim 17 Avr - 19:05


WHAT HAPPENED TO ME

- ALICE — JULIETTE -


« Aussi loin que je me souvienne, j'étais fière d'être l'aînée : la première. Déguisée en chaperon rouge, portant dans mon panier galette et pot de beurre, je me sentais plus intéressante qu'un nourrisson cloué dans son berceau. J'avais une petite soeur : ce poupon ne m'avait pas. » Simone de Beauvoir

Des gouttes de pluie, tombant sur ma chevelure, décoiffée. Je devais ressembler à une sauvageonne dans ma robe de reine tâchée par la violence du bal de la maire. Je courais loin de toute cette folie. Je ne comprenais pas ce qui m’était passée par la tête. Cette violence. Cette euphorie. Ce désir sanguinaire. Ce n’était pas moi tout ça. Je n’étais pas violente. J’étais encore moins ivre de sang. Pourtant, j’avais désiré la mort de l’amant de ma petite sœur. Que m’arrivait-il ? C’était la seule et unique question qui envahissait mon esprit. Je n’entendais pas les appelle de ma sœur. J’étais bien trop occuper à lutter contre mes démons intérieurs.  Je l’avais quitté subitement la laissant seule face aux shérifs, son amant et les regards curieux des invités qui n’étaient pas encore partie. Ô je m’étais excusée, rapidement certes, mais je l’avais fait. A bout de souffle, je m’arrêtais, face à une fourche, droite, gauche, je ne me souvenais plus dans quel rue je devais m’engorger pour rejoindre ma maison. L’odeur du port me parvenant, je comprenais que je n’étais pas loin de mon point de repli. La pluie que j’avais fait naître commençait à se calmer, mais une petite bruine continuer de se déposer sur ma peau. Ce fut à cet instant là que je sentais mon bras pris en étaux par les mains de ma petite sœur. Essoufflée, sursautant, je la regardais interdite.

« Tu n’aurais pas dû me suivre ! »

Cette phrase, me ramener trente ans en arrière. Je lui avais déjà reproché une fois de m’avoir suivi sans mon accord. Vérone, notre ville, j’avais regardé sur la carte, elle existait aussi dans ce monde. Peut-être devrais-je y aller ?  Souriant faiblement à ma petite sœur, je levais les yeux vers le ciel encombré de nuage par ma faute.

« Tu vas attraper froid, il faut rentrer, rentre chez toi Rosaline ! Tu vas tomber malade à cause de moi,… »

Lâchais-je en posant mes mains sur mon front, un geste qui faisait tomber mon masque à terre. Le ramassant avec un tantinet de violence, je serrais les dents ne sachant pas pourquoi j’étais en colère. Pourquoi contre Rosaline ? Elle ne m’avait rien fait ! Pourtant ce soir, j’étais remplie de haine. Poussant un soupir, je regardais ma sœur, m’arrêtant un instant sur le ventre rebondi de cette dernière avant de confesser honteuse :

« J’ai voulu le tuer Alice ! S’il m’avait touché j’avais prévu de le foudroyer comme j’ai dû le faire avec les trolls. J’ai voulu tuer un être-humain. Je ne sais pas ce qui m’arrive, … »

Ce n’est que lorsque j’exprimais ma peur et mon incompréhension que la lueur de la bague cesser de briller, et la bruine cessa de tomber. Un sourire rassuré, s’immisçant sur mes lèvres, je retenais un nouveau soupir avant d’ajouter en remarquant la mine déterminé de ma cadette.

« Tu ne vas pas partir c’est ca ? Bon tu connais un endroit où aller parce que tu vas vraiment tomber malade tu es trempé »
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MessageSujet: Re: Alice ♅ What happened to me ?   Jeu 28 Avr - 21:36

Elle en avait connu des situations où elle aurait tout donné pour être au sec et faire une sieste dans des vêtements propres. Faire une sieste, ou juste se cacher sous les draps. Mais le temps où elle avait connu cela, c’était celui de ses cuites à répétition. Une fois qu’elle était sobre, ce n’était plus pareil. Elle détestait cette robe qu’elle avait presque pris du plaisir à enfiler, pourtant. L’alcool lui collait au bide, et elle ne pouvait même pas rentrer le ventre pour essayer d’éviter le contact avec le tissu. Putain, fallait qu’il me pourrisse la soirée jusqu’au bout, l’autre con. Aussi, elle préférait ne même pas passer sa main dans les cheveux. En ayant vu les mèches qui s’étaient envolées de sa tête telles des plumes, elle savait que le résultat était désastreux. Si désastreux qu’elle n’était pas capable de croiser volontairement son regard dans une vitre ou juste porter une main sur la catastrophe pour tenter de la camoufler. Vael s’était fait choper par l’adjoint du shériff, et bien fait pour sa gueule. Le seul truc qui faisait chier Alessya, c’était qu’elle ne pouvait pas s’en prendre à lui pour l’instant. Mais c’était peut-être encore une bonne chose, elle aurait le temps de faire mûrir sa vengeance, de la lui servir bien froide.
Et puis il y avait sa sœur aussi, dans l’histoire. Parce que bon, Alice était restée un moment bouche bée, atterrée par ce que sa chevelure venait de subir. Elle n’était pas très branchée féminité et autres conneries qu’elle estimait faites pour les ménagères de manière générale, mais ses cheveux restaient quelque chose de sacré. On ne touchait pas à ses longues mèches blondes, celle qu’elle avait pris tant de temps à entretenir et à garder en bonne santé. Ah Vael si tu savais. Je vais tellement te pourrir la vie. Et qu’il compte bien là-dessus, car même complètement bourrée elle n’oubliera pas cet épisode, et elle trouvera toujours les moyens du bord pour le lui faire payer.
Sa sœur au moins l’avait défendue bec et ongles, histoire qu’il ne s’en sorte pas trop indemne non plus. En se remémorant la scène dont avait été en partie responsable l’innocente Juliette, Alice avait quelques rires nerveux. C’était comme dans les dessin-animés. Et j’avoue, c’était comique. Elle avait pris un peu de plaisir à se refaire cette scène en boucle dans sa tête, même si elle restait toujours ahurie que Juliette ait pu être aussi mauvaise. Alice en avait visiblement raté des choses, en trente ans. Ou alors elle ne connaissait pas sa sœur aussi bien qu’elle voulait le prétendre.

Quand cette dernière quitta la fête les larmes aux yeux et complètement démontée, Alice ne resta pas plantée au milieu de la place qui se vidait petit à petit. Les choses avaient trop dégénéré, plus personne n’avait envie de rester une minute de plus visiblement. Pauvre Regina, il faudra qu’elle trouve autre chose pour se rapprocher de ses habitants, ou juste arriver à les faire s’entendre entre eux. Car visiblement, ce n’étaient pas de joyeux cochons qui rentraient chez eux tout sourire. Alice avait surtout vu des têtes toutes bougonnes.
Bref, parmi ces têtes, il y avait celle de sa sœur, qui s’en allait beaucoup plus vite que les autres. N’ayant pas l’intention de rentrer seule, ou de passer la soirée à son appartement à devoir tout raconter à Alek et lui promettre qu’elle n’avait pas bu une seule goutte d’alcool – car si elle sentait la boisson, c’était uniquement parce que son ventre avait pris cher – Alice n’avait pas hésité avant de lui emboîter le pas, tentant de la rattraper du mieux qu’elle le pouvait. Et ce putain de tissu qu’elle voudrait tellement déchirer, si seulement elle ne se foutait pas à poil en place publique en le faisant. « Juliette ! » Elle cria dans les rues, rattrapant lentement mais sûrement son aînée. Elle l’entendait au moins, ou elle n’en avait juste rien à foutre ? Et puis il avait fallu qu’il se mette à pleuvoir. Sérieusement, il ne manquait plus que ça. Au stade où elle en était, Alice hésitait entre péter ouvertement un câble ou juste se foutre de tout.

Elle finit quand même par rattraper Juliette, ses doigts repliés autour de son poignet, apparemment perdue à un croisement. Elle aussi, ça lui était souvent arrivé d’oublier le chemin de la maison et de se retrouver dans des endroits improbables, n’empêche… « Je ne crois pas que tu habites au port… » À vrai dire, elle ne savait même pas où logeait Juliette. Elle avait craint de le lui demander plus tôt. Elle avait craint de se rendre chez sa sœur complètement torchée. Ce n’était pas l’image qu’elle voulait lui donner, à elle. Quoiqu’elle était bien tombée enceinte du premier venu, de ce côté-là, elle aurait du mal à lui en faire voir pire. « Je pense que de toute façon je vais me chopper la crève, alors que je rentre directement ou non… je passerai quand même les prochains jours au lit. » De toute façon, je ne tombe jamais malade, s’était intérieurement justifiée Alessya. Comme si cette certitude l’empêcherait de faire un tour à la pharmacie.

« T’inquiète pas pour lui, j’ai aussi cru que j’allais en finir avec lui si tu ne t’en étais pas chargée à ma place… » Parce que en effet, ce soir-là Alice avait été frappée par l’influence du Mage Noir, ses envies de meurtres avaient été plus qu’amplifiées, mais jusque là c’était la faute de la grossesse. Comme toujours dès que quelque chose n’allait pas, son état avait bon dos. « Mais ne te fais pas trop de soucis pour lui, il sait se défendre. » Avec une mère pareille, c’était plutôt nécessaire. Et ça permettait à Alice de se persuader qu’elle ne s’attaquait pas à plus faible qu’elle quand elle faisait des crasses au frisé. Il les lui rendait bien, quelques uns de ses cheveux n’étaient même plus là pour en attester.
Quand Juliette proposait à Alice de l’emmener dans l’endroit de son choix, elle ne prit pas son temps pour lui répondre. « Je connais un bar pas très loin, les gars qui bossent ici sont du genre à boire pour certains, ça tourne plutôt bien. » Elle s’y risquait avec humour, elle s’attendait bien à ce que sa sœur l’envoie balader et la sermonne au sujet de l’alcool et de sa grossesse, mais Alice pouvait toujours se cacher derrière la plaisanterie. Et puis si Juliette prenait au sérieux sa proposition… ce ne serait que bénéfique.

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Elle se donnait volontiers d'excellents conseils (bien qu'elle les suivît rarement) et il lui arrivait de se gronder si fort qu'elle en avait les larmes aux yeux. Elle se rappelait même s'être tiré les oreilles pour avoir triché au cours d'une partie de croquet qu'elle jouait contre elle-même, car cette étrange enfant aimait beaucoup s'imaginer qu'elle était deux personnes. ©️ caius
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MessageSujet: Re: Alice ♅ What happened to me ?   Ven 13 Mai - 14:18


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- ALICE — JULIETTE -


« Aussi loin que je me souvienne, j'étais fière d'être l'aînée : la première. Déguisée en chaperon rouge, portant dans mon panier galette et pot de beurre, je me sentais plus intéressante qu'un nourrisson cloué dans son berceau. J'avais une petite soeur : ce poupon ne m'avait pas. » Simone de Beauvoir

Les mots filaient dans ma tête. J’étais apeurée. Je ne comprenais pas. Je n’arrivais pas à vaincre cette envie de faire du mal au petit-ami de ma sœur. Un monstre, voilà ce que j’étais devenue en l’espace d’un instant. Mes pouvoirs reprenaient le dessus. La pluie ruisselait sur mes cheveux. J’entendais rien ni personne. Le vent faisait voler mes cheveux déjà trempaient qui me fouettait le visage.
Une main se saisissait de mon bras, alors que je m’apprêtais à faire disparaître cet envahisseur avec une rafale de vent. L’inconnu parla, m’appelant par mon prénom, me ramenant’ avec violence dans une réalité que j’avais du mal à comprendre. C’était mon Alice, ma Rosaline, ma petite-sœur. Celle qui avait sans vraiment le vouloir engendré tous cet excès de rage que je ressentais. Par le passé elle calmait les tempête qui agitait mon esprit, seulement il semblerait qu’en grandissant elle ait l’effet inverse sur moi. Qu’au lieu de clamer la tempête elle l’attise. Comme lorsque nous étions à Vérone je la sermonnais, je ne voulais pas qu’elle me suive. Je voulais qu’elle rentre à la maison. En guise de réponse, Rosaline, se contentait de relever que je n’habitais certainement pas au port. Une affirmation que je ne pouvais nier, désemparer je lâchais honteuse :

« J’ai dû me tromper de rue j’habite au bord de la mer »

M’humectant les lèvres, je me contentais de rire avec sarcasme lorsqu’elle m’apprenait avec assurance qu’elle chopperait la crève pour reprendre ses mots, donc que la faire rentrer chez elle de manière direct ou non ne changerait rien. Secouant la tête agacée, je m’emportais :

« On dirait que tu n’en a rien à faire ! Merde tu ne comprends pas que ca va encore être de ma faute si tu tombe malade ? En plus en étant enceinte ! »


L’esprit torturé par mes erreurs passé, je ne parvenais pas à faire la part des choses. Laisser notre passé à Vérone derrière moi, oublié cette année chez les cygnes, rayer ma négligence à Wonderland. Toutes cette culpabilité que j’avais si souvent refoulé de milles et une manière, ressurgissait et je m’emportais pour quelques vêtement mouillé. Reprenant mes esprits, je prenais ma tête en étaux, incapable de faire taire cette voix qui me disait que j’étais une mauvaise sœur et que Rosaline se porterait mieux sans moi. Il fallait que je m’excuse pour ma conduite, alors c’est ce que je faisais sous une pluie battante, avouant mes envies de meurtres à la seule personne dont j’avais besoin pour apaiser cette rage en cet instant. Dès que les mots, objet de ma honte s’écharpèrent de mes lèvres, la pluie cessa de battre et ma bague de s’illuminer. Bien décidé à réparer mes tors et consciente que de toute manière, Alessya ne cèderait pas, je lui demandais si elle connaissait un endroit où nous pouvions aller, en guise de réponse, elle me proposait un bar pas très loin. M’humectant les lèvres, je levais les yeux au ciel, réfléchissant au point fort et faible d’une telle proposition avant de répondre :

« Ok, montre-moi le chemin »

Peu consciente que ma sœur était une alcoolique, je me laissais embarquer. Sa grossesse était également un élément que j’avais oublié de prendre en compte. Quoi que même en le prenant en compte, je n’aurais pas pu connaître les dégâts que l’alcool pouvait faire sur le bébé qu’elle portait. Dans le monde des contes, la science n’avait pas encore assez évolué pour que les conséquences de l’alcool soient abordées. La culpabilité, me tordant l’estomac, j’attrapais le bras de ma sœur, l’arrêtant afin d’ajouter bornée :

« Je ne peux pas te laisser aussi mouiller »

Posant mes mains sur ses épaules, je sentais le voile blanc prendre place devant mes pupilles vertes, ma bague s’illuminant de milles feu, je faisais naître une vague de chaleur autour de nous. Le vent soulevait nos cheveux et les séchaient par la même occasion. Une fois, les vêtements de Rosaline sec, je la libérais lui demandant :

« C’est mieux comme ca non ? »

Lui adressant un sourire, je la laissais s’enfoncer dans la nuit, afin de me mener à ce fameux bar où nous allons certainement passer la nuit.
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Dernière édition par Juliette-A. Whitedawn le Ven 26 Aoû - 22:01, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Alice ♅ What happened to me ?   Jeu 9 Juin - 0:47

« C’est de l’eau ouais, mais ça ressemble pas tellement à la plage. » Alice avait répondu du tac-au-tac. Heureusement même, que sa sœur se soit perdue. Il ne manquerait plus qu’elle ait eu le temps de rentrer chez elle et de fermer sa porte à double-tour, et de refuser de laisser entrer la pauvre Alice qui se serait mise à toquer frénétiquement. Perdue, ça permettait à Alice de la rattraper et de la piéger avec elle. Dans l’état où la petite blondinette se trouvait, elle espérait que sa sœur aurait assez pitié d’elle pour ne pas l’abandonner en plein milieu de la nuit au beau milieu de nulle part. « C’est pas ta faute, c’est celle de Vael. Il a l’habitude. » Dès que quelque chose n’allait pas de toute façon, Alice avait toujours tendance à le mettre sur le dos du touriste. Et surtout depuis qu’elle avait appris son petit problème de santé. Oui elle tomberait sûrement malade, mais ça ne la dérangeait pas plus que cela. Elle n’avait pas d’obligation à se lever le matin ou à sortir de chez elle. Être malade quand on n’avait qu’à rester au lit toute la journée, ça n’avait rien de méchant. Elle ne comprenait pas pourquoi Juliette pouvait en faire toute une histoire. Et puis le truc en avait vu des pires. Il était sûrement en train de se décomposer à cause de tout l’alcool qu’Alice s’était enfilé depuis sa conception. Alors une petite crève ne ferait pas de mal.

Mais la réponse que Juliette lui fit quand Alice lui proposa d’aller au bar était tout à fait le genre de réponse qui pourrait la faire rester dehors toute la nuit s’il le fallait, et rester malade ensuite pendant trois bons mois. D’ailleurs elle en fut presque bouche bée de voir que sa sœur, qui pourtant insistait sur le fait qu’elle attraperait froid, ne relève pas quand il s’agissait d’alcool. Est-ce qu’elle ne savait toujours pas quelle réputation sa petite sœur s’était traîné pendant près de deux ans à Storybrooke ? Est-ce qu’elle ne savait pas non plus que boire était visiblement mauvais pour les enfants à naître. Soit. « Oh sérieux ? OK. » D’un signe de main, elle intimait Juliette à la suivre.
Ça faisait un moment qu’elle n’avait pas traîné dans un bar. Pourquoi ? Parce que depuis qu’elle avait une troisième bosse sur le tronc, les serveurs et les barmans refusaient de vendre à une femme enceinte de la boisson alcoolisée. Question de principe, ils disaient que n’importe quel médecin déconseillerait ce genre de consommation, et ce dès les premiers mois de la grossesse. Sauf qu’ils ne se rendaient pas compte que pendant les premiers mois de grossesse, Alice ne savait pas qu’elle était enceinte. Donc elle avait bu comme un trou et ce presque tous les jours. Et que donc une cuite de plus ou de moins ne devait pas changer grand-chose. Peut-être que si c’était Juliette qui commandait les boissons, elles pourraient se démerder pour faire gober aux barmans que tout l’alcool était pour celle au ventre plat. Que la blondinette se contenterait des bonbons en brochettes qu’on fournissait avec les cocktails.

Alice fut coupée dans son élan. Juliette l’avait empoignée, toujours aussi fixée sur le problème de séchage de sa jeune sœur. Alice s’était résignée à passer le reste de la soirée un peu trempée, mais rassurée à l’idée qu’elle pourrait se poser contre un radiateur. Sauf qu’elle avait mieux. Mieux qu’un manteau qu’on pourrait lui prêter, elle avait sa sœur. En quelques instants, elle était de nouveau sèche. Il y avait une légère auréole sur le tissu, reste de la boisson que Vael lui avait renversé. Mais ça ne constituait aucune gêne si ce n’est esthétique. La plus grosse gêne qu’Alice avait ce soir, c’était la gêne qu’elle avait depuis près d’un mois : son bide plus gros que la normale. Tâche sur ses vêtements ou non, ce soir elle ne ramènerait personne de toute façon. « Wah putain. » Ce fut tout ce qu’elle trouva à dire, complètement admirative face aux capacités desquelles était pourvue sa sœur. Et moi, j’avais quoi ? Si ce n’est une bonne descente, pas grand-chose. D’un signe de tête et d’un petit sourire, elle la remercia silencieusement.
Puis, ne perdant pas le Nord pour autant, elle reprit la marche. Direction ce fameux bar. Elle ne se rappelait plus le nom. Le Flaherty, sûrement. Ou À bon port. C’était sûrement ça. Le trajet se fit tout aussi silencieusement. Parfois, Alice jetait des coups d’œil à Juliette. Pour vérifier si elle était bien calmée, mais surtout pour voir si elle la suivait toujours. Ce serait con qu’elle arrive seule devant l’enseigne.

C’était bien À bon port. Alice arrangea la cape par-dessus sa poitrine de façon à cacher la bosse qui l’empêchait souvent de consommer dans les bars, désormais. Si elle s’installait bien derrière le comptoir, on n’y verrait que du feu. Elle avait aussi eu la bonne idée de ne pas traîner dans ce bar, elle n’était pas encore connue par le personnel. Ce serait parfait pour ce soir.
Lorsqu’elle poussa la porte, les lieux étaient déserts. Il y avait un seul bonhomme derrière le comptoir ce soir là, tellement peu occupé par sa clientèle inexistante qu’il sauta littéralement de joie en voyant des clients. Évidemment, tout le beau monde de Storybrooke était venu profiter du bal et des boissons à disposition. Même Alice. Sauf qu’elle n’avait pas pu en profiter. Sa robe si. Cette fois, elle voulait bien s’en mettre plein le gosier, elle ne l’avait pas volée cette cuite. Elle s’installa aussi vite que possible sur le premier tabouret – histoire d’en finir avec la bosse qu’elle cachait toujours – et invita sa sœur à en faire de même. Elle se tourna vers le barman qui ne demandait qu’à faire quelque chose de sa soirée. « Deux whiskys secs, steup’. » Et il s’affaira aussitôt. De nouveau, elle reporta son attention sur Juliette. « On commence fort, mais c’est parce qu’on n’a pas assez bu au bal. Il faut juste qu’on se rattrape. » Quelques secondes de plus et les deux verres tapaient sur le bois sous le nez des sœurs Capulet. Alice donna le sien à Juliette et garda l’autre dans sa main droite. Elle leva son verre. Elle ne savait pas pour quelle raison, mais elle avait quelque chose à fêter ce soir. Il fallait toujours quelque chose à fêter. « À la fin du bal ! » Il fallait l’avouer, finalement ce n’était pas une bonne idée cet événement. Cul-sec, elle avait déjà terminé son verre. Ce ne serait pas le dernier ce soir. Il fallait qu’elles parlent, ça faisait un moment qu’elles ne s’étaient pas vues. Depuis l’accident de voiture, en fait ? Elles avaient toute une vie à se raconter. C’est Alice qui mit l’un des sujets incontournables sur le tapis. « Et donc… avec Alek, pas de nouveauté ? » Le temps que celui-ci avait passé hors de l’appartement après les retrouvailles avait laissé penser à Alice qu’il avait rattrapé sa chère et tendre. Mais il n’avait pas pipé un seul mot sur le sujet. Alice voulait juste savoir où ces deux-là en étaient. Puis elle aimait bien commérer.

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MessageSujet: Re: Alice ♅ What happened to me ?   Sam 18 Juin - 15:19


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- ALICE — JULIETTE -


« Aussi loin que je me souvienne, j'étais fière d'être l'aînée : la première. Déguisée en chaperon rouge, portant dans mon panier galette et pot de beurre, je me sentais plus intéressante qu'un nourrisson cloué dans son berceau. J'avais une petite soeur : ce poupon ne m'avait pas. » Simone de Beauvoir
Cette ville ne m’avait rien offert de bénéfique. Ô elle m’avait permis de rencontrer des personnes exceptionnelle comme Belle par exemple, cette amie dont je ne voulais plus être séparée. Mais, malheureusement, elle ne m’avait pas donné ce que je voulais. En venait dans ce monde, j’avais eu la stupidité de pensée que je retrouverais une sœur, comme je l’avais quitté bien des années auparavant. Je pensais que je retrouverais également un mari et qu’ensemble nous serions les plus heureux de ce monde. Que nous pourrions repartir dans le monde des contes là où était notre place. Seulement, plus les journées passaient et plus je m’apercevais que je m’étais bercée d’illusions. Alice, n’était plus la Rosaline que j’avais quittée. Elle était enceinte, mais elle semblait avoir plus d’un problème à gérer à commencer par le père de son enfant. Quant à Roméo, il restait ma plus grande déception. Je pensais qu’il m’aurait attendu. Il l’avait bien fait pendant une année. Seulement, j’avais oublié de prendre en considération une variable : le temps, un an comparé à vingt-huit ans ce n’était rien de plus qu’un grain de sable dans le désert. Ce bal auquel j’étais allée, n’avait fait qu’empirer les choses. J’avais perdu toute notion du bien et du mal. Je voulais rependre la souffrance, tuer un être humain, la plus grande partie de moi l’aurait fait pour venger l’honneur de ma sœur. Seulement, une mèche de cheveux et quelques mots en l’air valaient-ils la mort d’une personne ? Non. Malgré tout, je voulais pouvoir me déchainer sur une personne. J’encaisser bien trop de chose depuis que j’étais arrivée dans cette ville.

J’avais fui lâchement, réveillant mes pouvoirs ainsi qu’une vielle scène à laquelle j’avais souvent repassé dans mon esprit. Comme à Vérone Alice m’avait suivi. Si je ne comprenais pas les erreurs de mon passé elle ne semblait pas plus avancé que moi sur ce sujet. Elle se jettait dans la gueule du loup une seconde fois. Avait-elle oublié que j’étais celle qui avait ruiné sa vie de princesse ? En adéquation avec notre passé, elle refusait de partir de son côté, certes son langage était moins chevaleresque que par le passé mais le cœur y été.

La culpabilité que je ressentais et que j’accumulais depuis des années s’exprimaient avec violence. Ma sœur ne comprenait pas. Je le voyais dans son regard. Elle essayait de trouver les mots pour me rassurer seulement rien n’y faisais. Je continuais à faire une fixette sur le fait qu’elle était trempée et enceinte. Je savais que je pouvais faire une chose pour y remédier, la seule notion qui m’échapper c’était de savoir si j’allais avoir le contrôle nécessaire sur ma magie pour y parvenir. Entêtée comme à mon habitude, je finissais par essayer. Stoppant ma sœur d’un geste autoritaire, je plaçais mes mains sur ses épaules, avant de laissait mon esprit contrôler la bague. Anéantissant toutes la fraîcheur de la soirée, je faisais naître autour de nous un vent chaud autour de nous. Nos cheveux virevoltant au rythme des rafales, mes yeux voilés par une fine bruine blanche, en quelques minutes nous étions sèches. Ébahi, ma sœur jura et repris les devant me laissant tout juste le temps d’apercevoir la lueur de déception dans ses yeux. Depuis quand voulait-elle des pouvoirs ? Songeais-je sur le chemin. Savait-elle à quel point cette bague était lourde à portée ? Elle n’avait pas besoin de contrôler les éléments météorologique pour être exceptionnelle, seulement elle ne semblait pas capable de voir ce que j’avais toujours vu en elle.

Une fois arrivée dans le bar nommait : Bon Port, je ne prêtais pas attention à la vitesse et les précautions dont faisaient preuve ma petite sœur pour dissimuler le fruit de sa grossesse. J’étais bien trop occupée à regarder ce qui m’entourait. Le bar était vide. Seul un homme qui se tenait derrière nous salua, un sourire carnassier se gravant sur ses lèvres, une attitude qui m’irrita d’autant plus. Il me rappelait ses hommes qui avaient pour habitude de venir à la maison des cygnes. Réprimant mon envie meurtrière, je venais m’assoir auprès de ma cadette qui avait déjà commandé deux verres. Une commande qui fut très vite réalisé et posé en face de nous. Alessya me tendis un verre en ajoutant que nous commencions fort car nous avions as eu l’occasion de boire pendant le bal. Hochant un sourcil, je ne bronchais pas alors que nous trinquions à la fin du bal j’acquiesçais et buvais cul sec le contenu du verre. Le liquide brunâtre se rependant dans ma gorge je grimaçais un instant le souvenir de la dernière fois que j’avais bu une boisson alcoolisé me revenant en mémoire. Je secouais la tête afin de faire disparaître le souvenir et qu’Alice ne s’occupe de me distraire en mettant sur le tapis le sujet tabou du moment Roméo, enfin elle l’appelait Alek, mais qu’importe.

« Si tu veux attaquer ce sujet-là il va nous falloir plus d’un verre »

Déclarais-je avec un certain sarcasme avant d’appeler le barman en un geste de main trop royale pour le lieu dans lequel nous nous trouvions. Ce dernier arrivant au pas de course vers nous j’ordonnais :

« Une bouteille du breuvage qu’elle vous a commandé s’il vous plait »

Ce dernier hésitant un instant, je serrais les dents guère désireuse d’essuyer un refus après la semaine que j’avais passé. Finalement la bouteille finissait par arriver, je la prenais et déversais un peu de son contenu dans le verre de ma sœur et le mien avant de répondre à sa question, d’une voix légèrement empreinte de jalousie et d’une colère bien compréhensible :

« Je ne pense pas être en mesure de me retrouver une nouvelle fois en face de Roméo. Je ne sais pas si tu as remarqué mais la dernière fois que j’ai croisé son regard je l’ai envoyé contre un mur et c’est le minimum de ce dont je suis capable de lui faire. »

Sentant des larmes inonder mes yeux, je buvais cul sec le contenu de mon verre avant de poursuivre d’une voix empreinte d’accent meurtrier :

« Et j’ose même pas penser à ce que j’ai envie de faire à la femme qui l’accompagnait ! »

Remplissant mon verre, je me raclais légèrement la gorge avant de demander :

« Et toi que t’as t-il dit ? As-tu eu des ennuies a cause de la voiture ? »
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MessageSujet: Re: Alice ♅ What happened to me ?   Jeu 7 Juil - 23:51

Au moins elles se retrouvaient sur un point : l’une comme l’autre ne prenait pas conscience des dangers de l’alcool sur un enfant à venir. Il faut dire qu’à Vérone, tomber enceinte n’avait pas empêché leur mère de continuer à se servir du vin lors des repas. Ça n’avait pas empêché les sœurs Capulet de boire le vin à leur tour lors des repas importants alors qu’elles étaient encore toutes jeunes. La différence maintenant c’était qu’Alice avait pris connaissance des éventuelles répercussions de la boisson sur la tumeur qui ne faisait que grandir. Elle savait que plus elle buvait, plus elle avait de chances de donner vie à une erreur encore plus grosse à chaque gorgée. Mais elle buvait quand même. Elle partait de l’idée que ce ne serait pas à elle de l’élever, mais aux futurs parents que Vael se chargerait de trouver. De toute façon, ils feront avec. C’était ça d’adopter un bébé d’occasion. Avec un peu de chance les dégâts ne se verraient pas tout de suite. Ce serait une bombe à retardement. Et si ça devait pourrir la vie de deux personnes, ce ne serait plus Alice et Vael. Il faudra juste qu’Alice s’assure que son frisé de touriste s’occupait bien de chercher des gens assez débiles pour prendre le gamin de deux déchets.

Bref. Au moment présent, en fin de soirée dans un bar pas des plus propres, les deux anciennes nobles terminaient cul sec le petit verre qu’Alice leur avait commandé. Cette dernière se félicitait de s’être trouvé une nouvelle compagne pour ses soirées. Les autres n’arrivaient peut-être pas à suivre son rythme. Ou ça les dérangeait trop maintenant d’entraîner une gonzesse enceinte dans des endroits pareils. Ça ne se faisait pas. Et puis Alice pensait sa sœur plus fragile, avec sa magie réparatrice. Elle aurait parié qu’elle serait petit à petit devenue vegan et grande moralisatrice, et c’était plus ou moins pour cela que le déchet que la jeune blonde était avait pris ses distances avec la parfaite aînée des Capulet. Mais il n’y avait plus de question de distance depuis que la sœur en question avait commandé cette fois une bouteille pour étancher la soif des deux jeunes filles. « Oh. » Alice lui lança un regard surpris. Elle ne s’attendait pas à ça. Elle qui s’était dit qu’elle réussirait peut-être à avoir deux ou trois verres… « Et que ça saute, mon coco ! » Cette fois elle s’adressa au serveur.

Ensuite, la plus jeune avait lancé le sujet du colocataire. Elle pourrait se mêler de ses oignons, mais elle aimait trop les potins pour ça. Et la vie amoureuse désastreuse de Alek l’intéressait. Surtout quand ça concernait une histoire de véritable amour qui ne pouvait pas tourner pire. Elle portait le verre à ses lèvres alors qu’elle tentait de suivre le sujet. C’était sa façon de se concentrer : boire. Elle acquiesçait du mieux qu’elle pouvait, le verre toujours sur le nez. Oui, elle se rappelait de la dernière fois que Juliette avait vu Roméo. Elle était là aussi, c’était aussi les énièmes retrouvailles entre les deux sœurs. Elle se rappelle des dégâts à l’appartement, de la commode qui avait fini explosée, des noms d’oiseau vulgaires que son colocataire avait marmonnés à l’égard de son épouse – ou ex-épouse, c’est selon – et de l’ambiance tendue au repas du soir. Repas qui n’avait pas eu lieu en fait, Roméo s’était enfermé dans sa chambre, seul, et n’en était sorti que pour se rendre au travail le lendemain. Ouais, c’était joyeux. « Il l’avait bien cherché, t’inquiète pas. »
Un cul sec et elle se resservait – elle ne remplissait pas le verre de sa sœur, elle n’y avait pas encore touché. « Je ne l’ai même plus revue… d’ailleurs maintenant qu’on en parle, je n’ai pas revu ton mari avec aucune autre femme. Tu me diras, ça fait quoi ? Trois semaines ? Mais je crois que t’as fait retomber sa libido. » Son troisième verre cul sec et Alice commençait enfin à ressentir les effets du whisky. Elle ramena sa cape sur son ventre lorsqu’elle vit le serveur lui jeter un regard étrange. Son attention se reporta sur Juliette et elle se rappelait de la question que celle-ci venait de lui poser. « Ah oui, la voiture… il a piqué une colère, le lendemain. En plus il a trouvé les bouteilles que j’avais ramené – le gars a fouillé dans ma chambre. Et il a vidé les bouteilles dans les chiottes. Et j’ai dû boire de l’eau et seulement de l’eau pendant trois longs jours. Il ne voulait plus me passer un peu d’argent. Même cinq balles, quoi… Ah oui, et il a dit que ce serait bien si je me cassais chez toi, maintenant qu’il avait trouvé une bonne petite conne à qui me refiler… » Il avait dit ça sur la colère, mais ça revenait souvent maintenant. Dès que Roméo câblait un peu à cause de l’ancienne Rosaline, il l’incitait toujours un peu plus à la faire partir de chez lui. Il ne digérait toujours pas ses retrouvailles avec son ex-amour, et la voiture n’avait été que la goutte d’eau. Depuis il était devenu un peu susceptible. « T’as un chez toi ? Ça te dérange si un jour j’arrive avec mes valises ? Et un peu de whisky, promis… »

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Elle se donnait volontiers d'excellents conseils (bien qu'elle les suivît rarement) et il lui arrivait de se gronder si fort qu'elle en avait les larmes aux yeux. Elle se rappelait même s'être tiré les oreilles pour avoir triché au cours d'une partie de croquet qu'elle jouait contre elle-même, car cette étrange enfant aimait beaucoup s'imaginer qu'elle était deux personnes. ©️ caius
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MessageSujet: Re: Alice ♅ What happened to me ?   Jeu 14 Juil - 18:31


WHAT HAPPENED TO ME

- ALICE — JULIETTE -


« Aussi loin que je me souvienne, j'étais fière d'être l'aînée : la première. Déguisée en chaperon rouge, portant dans mon panier galette et pot de beurre, je me sentais plus intéressante qu'un nourrisson cloué dans son berceau. J'avais une petite soeur : ce poupon ne m'avait pas. » Simone de Beauvoir
Adossée à ce bar, inconsciente des dangers face auxquels je mettais ma petite sœur. Les dangers de l’alcool était un sujet guère abordé dans le monde des contes, du plus loin que je me souvenais le vin et le champagne avait toujours été à l’honneur à Vérone. Les hommes quand à eux tournaient surtout aux bourbons pour les repas d’affaires. Enceinte ou pas les femmes buvaient leur verre et les enfants suivaient quelques fois, bien que l’ivresse n’ait jamais été bien vue dans la demeure des Capulet. Bien qu’au départ, ma sœur avait commandé un seul verre, que nous avions bu cul sec. Une attitude qui m’avait fait décrocher une grimace, dû à la descente de l’alcool que je sentais arriver dans mon estomac, je décidais en mon âme et conscience de commander une bouteille du breuvage. La raison était simple, Alice avait abordé le sujet tabou du moment : mon mari ou du moins ce qui restait de mon mari. Une initiative qui semblait plaire à ma cadette, qui semblait piétiner de bonheur à l’idée que la commande arrive. Une attitude qui ne m’affola pas plus que cela, j’ignorais encore la dépendance de ma sœur pour ce type de boisson.

Une fois la bouteille arrivé, je remplissais nos verres tout en répondant à la question de ma partenaire de beuverie. Je n’avais pas revu Roméo depuis notre dernière visite. Je n’en avais aucune envie. Ma jalousie était telle que je savais qu’au moindre mot de travers, je déchainerais les enfers sur mon ancien amant, comme je l’avais fait dans son appartement lorsqu’il avait essayé de me faire croire que la femme qu’il avait embrassé plusieurs minutes auparavant n’était pas son amante. Je détestais cet homme. Je détestais le voir en train d’essayer de se rattraper pour tenter de m’amadouer. Je n’étais pas la même femme fragile et malléable qu’il avait connu sur le rebord de sa piscine un soir d’été. Cette femme était morte le jour où elle avait côtoyée la solitude et qu’elle avait dû se battre pour sauver sa vie et celle de ses amis. Pendant que je me perdais dans mes sombres pensées, Alice descendait son verre et le remplissait mine de rien tout en m’apprenant que Roméo l’avait bien cherché. Un léger rire sadique s’échappant de mes lèvres, je laissais mon doigt tourner autour du verre, retenant mes larmes. J’étais tellement épuisée de pleurer, depuis que j’étais arrivée dans cette ville, j’avais l’impression que je ne faisais que cela.

Pendant qu’Alice, vendait son colocataire en me disant qu’elle ne l’avait pas revu avec une autre femme. Une nouvelle qui me comblait d’un plaisir sadique. Finalement, mon coup d’éclat avait fait son effet. Buvant le verre cul sec, je grimaçais à nouveau et remplissais une fois de plus mon verre, en m’apercevant que la bouteille était déjà descendue de moitié.

« Bien fait pour lui ! »

Lâchais-je avec un sadisme un brin possessif, une attitude qui me rappelait à quel point sa présence me manquait. L’effet du whisky n’arrangeait rien, ma bouche s’asséchant, je buvais un nouveau verre en une gorgée qui me faisait moins souffrir.

« Plus on en boit moins on le sens ton breuvage Rosaline »

Commentais-je un brin distraite, grâce aux effets de l’alcool. Nouveau remplissage de verre. Nouveau regard envers la bouteille, mince ça descendait vite, de son côté ma sœur répondait à mon inquiétude envers la colère de mon mari. Cette dernière me racontait qu’il avait été assez agacé par l’état dont on avait mis sa voiture et qu’il avait fouillé dans la chambre de cette dernière pour y dénicher des bouteilles. Une révélation qui me faisait malice. Je me demandais pourquoi est-ce qu’elle rangeait des bouteilles dans sa chambre, alors que j’allais lui demandais cette dernière me colla à mon siège en m’apprenant qu’Alek m’avait traité de conne. Mes dents grinçant les une contre les autres, j’entendais un éclair déchirer le ciel avant d’entendre le fracas de la plus sur le toit du bar. Incapable de répondre, j’entendais sa phrase tourner et retourner dans mon esprit. Mon cœur se brisant un peu plus à chaque seconde. Le visage fermée, j’avalais une nouvelle fois mon verre, qui cette fois passait un peu plus mal que le précédant. Mes esprits se brouillant légèrement, je ne comblais pas le vide causé par ma descente dans le verre.

Ce n’est qu’une fois que j’eus vent de sa question que je sortais de mon mutisme. La voix légèrement pâteuse dû aux quatre verres que j’avais descendus en une gorgée coup sur coup, je lui répondais :

« En face de la mer, … mon chez moi est en face de la mer et oui tu peux venir vivre là-bas ne reste pas avec un connard, égoïste et imbu de sa personne comme Roméo ! En plus j’ai deux chambres,… »

Mes doigts enveloppant le verre toujours vide, je le claquais contre le bar sans m’en rendre réellement compte avant d’ajouter :

« Putain j’en reviens pas que le Montaigu m’ait traité de conne ! Je veux même plus entendre parler de lui ! J'espère que je lui ai fait mal en le balaçant contre son armoire avec son amante !»

Le visage déformé par la colère tandis que mes yeux tremblait de tristesse, je remplissais une fois de plus mon verre, mais ne le vidait pas. Sentant les larmes inonder mes yeux, je les fermais brusquement pendant quelques secondes avant de les rouvrir et de demander désireuse de changer de sujet consciente qu’il allait tuer mon âme avec ferveur.

« Bon … raconte moi comment t’as rencontré monsieur le frisé ? »
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Dernière édition par Juliette-A. Whitedawn le Ven 26 Aoû - 22:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Alice ♅ What happened to me ?   Lun 15 Aoû - 19:31

Alice venait de se trouver quelqu’un avec qui elle pouvait passer ses nerfs à propos de son colocataire. D’habitude, on lui faisait toujours la morale, on lui demandait de regarder tous les efforts de déployait le pauvre Alek pour la petite sœur de sa femme. Avec Juliette, elle avait le droit de dire ce qu’elle voulait, elle savait qu’elle ne pourrait rien lui reprocher. Après tout, la dernière fois que mari et femme s’étaient croisés, ça avait tapé dans l’appartement. Si Alice était invivable avec Alek, au moins elle ne l’envoyait pas encore contre les meubles. Peu importe. Tout ce qui importait là, c’était la bouteille qui ne demandait qu’à être vidée. Quand elle sortait, c’était pour mettre de côté quelques heures ce qui l’emmerdait dans la vie. Et Alek faisait partie de ces choses-là. Elle avait écouté sa sœur par politesse, puis pour voir comment elle gérait ça. Mais maintenant, elles passaient à autre chose. À la boisson, par exemple. Est-ce que sa sœur découvrait vraiment l’alcool pour la première fois, ou Alice rêvait ? « C’est pour ça que c’est bon. Mais rien ne t’empêche de demander une autre bouteille, si tu as besoin de plus… » glissait-elle l’air de rien. Tant qu’elle n’avait pas à sortir son porte-monnaie, elle profitait. Ç’aurait pu être différent avec Juliette ça, d’ailleurs. Mais non. Sœur ou pas, Alice était une profiteuse avec tout le monde. Avec un peu de chance, l’aînée n’était pas du genre à bien tenir l’alcool, et d’ici un verre ou deux, elle ne saura plus ce qu’elle fera. Quoique. Je vais éviter de déconner, j’ai pas de super-pouvoirs moi.

Les verres se vidaient et se remplissaient, les prises de parole d’Alice se faisaient toujours un peu plus compliquées. Ce soir, elle avait l’alcool joyeux. Forcément, une bouteille de whisky pour deux, et sans avoir à se ruiner, c’était l’annonce d’une soirée parfaite. Juliette elle, avait eu l’air un instant de bloquer. Alice avait mis ça sur la non-habitude de la plus grande à boire. Tant qu’elle payait l’addition au final, ça ne lui posait pas de soucis. Juliette mit fin à son silence quand elle acceptait qu’Alice vienne squatter un peu pour échapper au Roméo et à ses copines. Tout était servi sur un plateau ce soir, pour la plus jeune. Et puis une maison à la mer, ça voulait dire une maison pas très loin des deux lieux qu’Alice fréquentait le plus : le casino et le PsyChic. Elle n’aurait plus besoin de faire des promenades vivifiantes interminables chaque fois qu’elle voulait se bourrer la gueule. Elle n’aurait plus Alek dans les pattes pour lui faire sonner l’intérieur de la tête chaque fois qu’elle tentait de décuver tranquillement. Marché conclu. « Je fais mes affaires, et tu pourras rajouter mon nom sur ta boîte aux lettres. »
Mais Juliette semblait être déjà passée à autre chose. Elle fit sursauter Alice lorsque le verre frappa le comptoir. Ah ouais… Alek avait déjà traîté Alice de petite conne, mais elle n’avait jamais aussi mal réagi. Si ? Peut-être. Après quelques verres, ses réactions étaient légèrement exagérées. Elle tapota sur le dos de sa sœur avec sa main, se voulant plus ou moins réconfortante. « J’ai plus de peine pour le meuble que pour le coq et sa poule, perso. La prochaine fois, essaie de les faire passer par la fenêtre. On est qu’au premier étage, mais je suis sûre qu’avec un peu d’élan la chute doit piquer. » Par réflexe, elle reprenait la bouteille pour remplir à nouveau son verre, après que Juliette se soit resservie. À combien en étaient-elles chacune ? Il restait si peu de boisson ! Elles auront vraiment besoin de cette deuxième bouteille. C’était pas déjà la deuxième, au moins ?

C’était au tour d’Alice de parler des mecs dans sa vie. Le sujet avec Alek venait d’être abordé, maintenant Juliette demandait plus de détails sur le touriste, le même qu’elle avait chopé un peu plus tôt au bal, lui applatissant le nez avec le plateau à amuse-gueules. « Euh… » Et honnêtement, elle ne savait plus. Une soirée, sans doute. Là où elle rencontre tout le monde, de toute façon. « Il devait y avoir de l’alcool. Et autre chose. Mais il est cool hein des fois. Puis d’autres fois, on faisait autre chose que de l’amitié. Sans plus. » Elle estimait ne pas avoir à raconter les petits détails des activités qu’elle partageait avec Vael. Pas avec sa sœur. « Mais des fois il est con. Comme là. Tu vois pourquoi je ne veux pas me coincer avec lui, avec ça ! » Elle pointait son ventre. Avant de remettre le drap par-dessus, vérifiant que le serveur ne l’avait pas vue. Et puis trop tard, un verre de plus ou de moins… « En plus il va être débile. » Dû à la boisson. Mais surtout aux déchets de parents qui l’avaient fait. « T’en veux pas, toi ? Une fois qu’il sera né, je lui laisserais la chambre si tu veux… Une deuxième bouteille ! » cria-t-elle enfin au serveur. Si elle voulait convaincre Juliette, il valait mieux qu’elle mette toutes les chances de son côté. « Je te jure, ce sera comme si tu adoptais un petit chiot. Et c’est mignon un chiot. Bon, peut-être pas celui-là. Mais les petits canards deviennent de beaux cygnes, des fois. » Et elle finissait d’une traite son énième verre, elle avait déjà arrêté de les compter.

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MessageSujet: Re: Alice ♅ What happened to me ?   Ven 26 Aoû - 22:16


WHAT HAPPENED TO ME

- ALICE — JULIETTE -


« Aussi loin que je me souvienne, j'étais fière d'être l'aînée : la première. Déguisée en chaperon rouge, portant dans mon panier galette et pot de beurre, je me sentais plus intéressante qu'un nourrisson cloué dans son berceau. J'avais une petite soeur : ce poupon ne m'avait pas. » Simone de Beauvoir

L’alcool commençait à me monter au cerveau. Ma vision se brouillait légèrement, et les sons me paressaient un peu moins net qu’il y a deux minutes. Le seul avantage à cet état qui ressemblait un peu à celui que l’on pouvait avoir si on buvait un peu trop du thé du lièvre de mars. Vous savez ce thé spécial qu’il ne sort que pour les vraies occasions à savoir les anniversaires. Vous pensez certainement que c’est ridicule et que cette coutume est commune à tous les royaumes, mais vous vous trompez. Dans le royaume des merveilles c’est tout les jours, la fête car tous les jours nous fêtons les joyeux non-anniversaires. Je sais c’est bizarre mais à force on s’y fait. La folie qui gisait entre ces arbres était contagieuse et j’avais eu la chance d’y échapper grâce aux mages qui m’avaient tenu éloigné de tout ses efflux spéciaux de thé ou encore des cigarettes que fumait la chenille. Apparemment il n’y avait pas meilleur hallucinogène que ces dernières. Enfin là je m’égare. La voix d’Alice me faisant sortir de mes pensées, je levais les yeux vers elle. A ses mots j’éclatais de rire, une attitude que je n’aurais jamais eue en temps normal. La bienséance et mon statut de reine m’interdisait ce genre d’excentricité. Pourtant l’idée d’apprendre à Roméo à voler avait réveillé ma part enfantine.

« Mais quel brillante idée Rosa ! Lui qui m’a toujours dit qu’il aimerait savoir ce que je ressens lorsque je vole, je lui apprendrais à faire le grand saut. On verra si après il sera aussi amène à me mentir droit dans les yeux après un petit baptême de l’air. »

Buvant cul sec le contenu de mon verre malgré le brouillard persistant dans mon esprit, je reposais mon verre avant d’applaudir telle une enfant surexcitée, le regard brillant d’une douce lueur de sadisme.

« Et je sais ce que je ferais à sa futur amante, …. »

Marquant une pause, je tapotais le bar avec mes doigts pour marquer une note de suspens avant de lancer fière :

« Je lui transpercerais la tête avec la foudre ! Au moins celle là n’ira plus mettre ses mains là où il ne faut pas ! Et ça me fera du bien au passage ! »

Soupirant d’aise je remplissais à nouveau mon verre en mettant quelques gouttes à côtés avant de demander tout aussi sérieusement :

« T'en pense quoi ? »

Rassasiée par l’image de cette femme qui m’avait tellement fait souffrir ses dernières semaines morte à mes pieds, me remplissant de bien être, je posais mon coude droit sur le bar, un sourire diabolique sur les lèvres, avant de changer de sujet. Je préférais en connaitre davantage sur la vie de ma cadette. Après tout j’en avais manqué des choses en plus de trente an, enfin vingt huit parce que je n’avais pas l’intention d’aborder le sujet de l’asile dans laquelle elle avait été retenu prisonnière. Écoutant le récit de ma sœur sur la manière dont elle avait rencontré le père de son enfant je fronçais les sourcils avant de pointer mon index gauche vers elle tandis que ma main droite bercer mon verre, en demandant

« Attend si j’ai tout suivi le frisé tu l’aimes pas ? Juste pour le sexe c’est ca ? »

Un regard mis fermé, mi ouvert j’essayais de comprendre avant de demander la chose que j’avais toujours gardé pour moi, mais qui grâce à l’alcool que j’avais ingéré soit presque une bouteille si on en jugeait à la fin de la seconde, je me lançais :

« Pourquoi tu n’as jamais prit Benvilio pour amant je suis sûre qu’il aurait fait un bon mari. »

Sur ses mots, je portais mon verre à mes lèvres quand ma sœur me proposa son bébé. Manquant de m’étouffer, je posais le verre sur le bar toussant pendant plusieurs secondes avant de relever la tête le regard affolée.

« Un bébé sérieusement Rosaline, non mais regarde moi ne je suis même pas capable de contrôler mes pouvoirs dans cette ville ton gosse je le congèlerais en trente seconde… N’y pense même pas. Puis tu as dit que tu allais le donner à une famille qui en a besoin non ? »

Lâchais-je avec précipitations, trop effrayé par l’optique d’être mère sans mon mari. Ca ne devait pas se passer ainsi. Je ne voulais pas faire de mal à un bébé or j’étais une bombe à retardement ma chambre en était l’exemple le plus parfait elle finissait souvent dans de piètre état lorsque mes rêves réveillaient les pouvoirs de la bague.

« C’est bien ce que tu m’as dit tu ne veux pas le garder ? »

Demandais-je en guise de confirmation, soudainement reprise par une vague de lucidité.

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MessageSujet: Re: Alice ♅ What happened to me ?   Dim 18 Sep - 22:24

Alice tenait encore bon alors qu’elle constatait que Juliette avait trop de facilités à se laisser emporter par l’ivresse. Les échos du rire de cette dernière ne firent que confirmer qu’elle n’avait pas l’habitude de boire. Ou alors il s’agissait des nerfs. Ça lui arrivait souvent à Alice d’éclater de rire quand elle pensait à la vengeance qu’elle réservait à son colocataire après que celui-ci lui ait fait la leçon. Ou alors c’était qu’elle était aussi torchée que sa soeur dans ces moments-là. « Je ne sais pas s’il serait capable de dire quoi que ce soit après un vrai baptême de l’air, meuf… » disait-elle les yeux fixés sur les bouteilles de verres alignées derrière le barman. Quand Juliette parlait de son plan pour l’amante de Roméo, Alice se contenta de lui adresser un regard interrogateur - en tous cas un regard aussi interrogateur qu’elle pouvait faire après trois verres de whisky. Vu l’excitation de l’aînée, elle ne tarda pas à tout lui révéler de but en blanc, avant de lui demander toute innocente ce que l’ancienne coureuse de lapins en pensait. Alice avait déjà bloqué sur le liquide qui s’était gâché tout autour du verre de sa soeur, se faisant absorber par le bois du comptoir. « J’en pense que c’est pas une bonne idée de le balancer à voix haute, ça a pas l’air très légal tout ça… après j’te dis ça, c’est parce que je commence à m’y connaître en droit, vu le temps que j’ai déjà passé au commissariat, » finit-elle par ajouter, pas peu fière d’elle. C’étaient les effets de l’euphorie des trois verres de boisson, car elle n’aurait jamais balancé ça si elle s’était trouvée sobre devant sa soeur la Reine Blanche, trop honteuse pour lui avouer qu’elle était devenue un déchet de la société. Mais comme on dit, la vérité sort toujours de la bouche des enfants et des alcooliques.

Alors le sujet en vint à elle. Que devenait-elle ? La routine. Deux soeurs qui essayaient de rattraper le temps perdu autour de plusieurs bouteilles après avoir faillit toutes deux tuer le pauvre Vael Moreau, quoi de plus normal ? Inconsciemment, elle avait porté ses mains à son ventre, crispant les doigts à ce contact. Pourvu que j’ai perdu la vie que je portais après tous ces événements ce soir. La blondinette raconta à sa soeur tous les chapitres de sa vie que l’aînée avait manqués, en tous cas les plus importants pour permettre la compréhension de ce qu’elle vivait aujourd’hui. Et Juliette creusa un peu, curieuse à propos de la vie que sa cadette avait mené loin d’elle. « C’est pas que je ne l’aime pas. C’est pas un prince charmant, c’est sûr, mais il est adorable… sauf pour ce soir. C’était juste de la taquinerie, de l’amitié, et pas mal de sexe. Et ça a donné ça, » dit-elle en pointant un index sur le petit ballon qui avait gonflé sur son ventre plat. « Mais Vael c’est un peu plus que du sexe. » Même si on pouvait bien se contenter uniquement de son membre. Mais ça, elle évita d’en parler avec Juliette. Il y avait des sujets qui ne devaient pas venir au milieu de la conversation entre deux soeurs, malgré toute la complicité qu’elles pourraient avoir retrouvé. Juliette continuait avec ses questions. « Benvolio ? » Ça faisait bien longtemps qu’elle n’avait plus pensé à ce personnage, bien trop longtemps qu’elle n’avait plus eu de nouvelles. Et avant la Malédiction, elle n’avait pas la tête au mariage. Après la Malédiction, elle n’avait pas eu le courage d’attendre après un possible prince charmant qu’elle ne reverrait sans doute pas. « Peut-être parce que les choses ne se sont jamais faites, tout simplement… » Elle soupira. Les seules fois où les choses se sont vraiment faites, ça avait dérapé. Au point de mettre Alice dans la merde pour quelques mois. Elle redoutait l’accouchement. Et surtout ce qui viendrait après. Et si Vael ne trouvait personne, aucune famille, aucun parent, aucun guignol qui voudrait bien d’un enfant dont les parents ne voulaient pas ? « Mais on te demande pas de le garder en vie ! Ce sera un regrettable accident, rien de plus. » Elle sourit mais elle se trouvait horrible en disant cela. Elle était prête à encourager sa soeur à prendre le risque de tuer un bébé pour pouvoir s’en débarrasser et s’assurer qu’elle ne l’aurait plus dans les bras une fois qu’elle l’aurait expulsé de son utérus. « Rien n’est sûr pour la famille… Dès qu’on a un semblant de piste, ça finit toujours par s’envoler. Et si on ne trouvait personne ? » répéta-t-elle cette fois à voix haute. « Évidemment que je ne veux pas le garder ! Le gamin lui-même ne voudrait pas d’une mère comme moi. Je suis même pas capable de me nourrir tous les jours, juste parce que j’oublie de le faire, imagine avec une plante, un lapin ou pire : un bébé. »

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MessageSujet: Re: Alice ♅ What happened to me ?   Mer 21 Sep - 18:44


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- ALICE — JULIETTE -


« Aussi loin que je me souvienne, j'étais fière d'être l'aînée : la première. Déguisée en chaperon rouge, portant dans mon panier galette et pot de beurre, je me sentais plus intéressante qu'un nourrisson cloué dans son berceau. J'avais une petite soeur : ce poupon ne m'avait pas. » Simone de Beauvoir

« M’en fiche du légal … Je suis une reine je fais ce que je veux ! Puis si ici ils n’sont pas contents je repartirais ! »

Annonçais-je sans la moindre hésitation, malgré ma vue que se troublait, je ne voulais pas qu’elle me casse mon mythe. Elle pouvait se débrouiller sans moi elle me l’avait prouvé. Je n’avais donc aucun mal à lui balancer cette nouvelle dans la figue oubliant mes belles promesses sur ma présence à ses côtés. En temps normal j’aurais dû mal à l’abandonner mais avec cette bouteille de whisky dans le nez. Sans compter que cette dernière faisait ressortir les côtés les plus agaçant de ma personne à savoir celui de la princesse pourrie gâtée qui se fiche pas mal des conséquences que ses actes auront sur les autres. Cette femme m’avait fait souffrir et je voulais me venger, tout come je voulais me venger auprès de mon mari, seulement lui je ne pouvais le tuer. Malheureusement malgré les années passées sans lui, je ne pouvais me résoudre à l’oublier, mon cœur, mon âme, mon corps, mon être tout entier l’aimait. Qu’importe, l’avantage avec l’alcool c’est qu’on est capable de changer de sujet comme on change de chemise.

Voilà comment de ma situation personnelle où j’avais appris que ma petite sœur était une délinquante bien que pour l’instant l’information ne parvenait pas encore à mon cerveau, j’avais détourné le sujet de conversation vers la vie personnelle de ma sœur. Cette dernière aborda sans le moindre mal le sujet de Vael, mettant à mal ma vision du couple. Une vision bien trop idyllique. Une vision naïve ceux malgré les épreuves que j’avais eu à vivre pour elle. Finalement, Alice finissait par m’avouer qu’elle l’aimait, bien qu’elle ne le dise pas avec ses mots là. Posant mon coude sur le bar je soutenais ma tête avec les paumes de ma main avant de balancer en un murmure, encore une fois sans le moindre tact :

« Au moins tu auras mieux fait que Roméo, tu n’auras pas fait que baiser pendant vingt huit ans partout »

Puis comme si cela ne suffisait pas, j’en rajoutais une couche en lui offrant sur un plateau en argent l’idée que j’avais secrètement eue lors de notre vie à Wonderland. Une idée que Rosaline jamais avoir eu au vu de la tête qu’elle avait fait en entendant ma remarque à laquelle elle finira pas dire que c’était parce que la relation n’avait jamais eu l’occasion de naître. Ouais, normal en même temps Alice c’est fait la male pendant six ans, songeais-je silencieusement en reprenant le verre légèrement collant. En m’apercevant de cela, je grimaçais. Notre attention se recentra par la suite sur le bébé de ma sœur et de son frisé de touriste. Manquant de m’étouffer avec le liquide lorsqu’elle me demanda si je voulais prendre le bébé. Le plus sincèrement du monde, je refusais l’invitation, en argumentant sur le fait que je n’étais pas capable de m’occuper dignement de lui, surtout au vu de la manière dont je me débrouillais dans cette ville.

« Tu ne penses pas ce que tu dis Rosa ! »

Rétorquais-je au tact au tact à la provocation de ma cadette qui m’autorisait à congeler le gamin avec un sourire faussement approbateur. Ses yeux rejetaient l’information. Puis cette dernière me parla du plan qu’elle avait eu avec son frisé : trouver une famille à son bébé.

« Une nourrice »

Lançais-je comme un éclair de génie en guise de réponse à la question de ma sœur, avant même que cette dernière puisse refuser je poursuivais, un œil clos :

« Regarde ! On a eu une mère minable et un père inqualifiable, mais on avait une bonne nourrice ! Même si elle a fini de la même manière que nos géniteurs : dans les flammes, mais il suffira de la mettre dans l’eau comme ca plus de soucis. En plus j’ai plein d’eau en face de la maison ! »

Fière de moi, je terminais mon verre d’un trait, avant de lui sourire avec entrain.

« Avoue je suis un génie ! »


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MessageSujet: Re: Alice ♅ What happened to me ?   Jeu 20 Oct - 23:03

La boisson, ça peut vous changer des gens. Juliette n’aurait sûrement jamais dit en temps normal qu’elle avait l’intention d’envoyer son mari de l’Autre Côté, chez les morts. Quoique… Elle était peut-être un peu en rogne pour vraiment le penser. Et puis elle avait eu le temps de changer en des années de Malédiction, seule à trouver un moyen de retrouver les quelques personnes qui constituaient encore une famille pour elle. Malgré les lois, Alice compatissait totalement. Et puis, elle aussi avait déjà pensé à mettre un peu de poison dans les pâtes au micro-ondes d’Ale quand il la poussait à bout. La seule chose qui l’avait empêchée de le faire à ce moment-là, c’était qu’elle n’avait pas de poison. Juste un fond d’eau de Javel. Et ça, ça se sent tout de suite quand on en met dans les plats. Malgré tout, ça m’étonnerait qu’on laisse repartir pépérou une reine qu’a fait péter une tête, surtout celle de son mari. Mais Alice ne dit rien, elle se contenta de s’imaginer un quotidien sans le grain de sel de son colocataire.
L’alcool aidant, elle avait à moitié avoué à sa soeur qu’elle avait passé une bonne partie de son temps derrière des barreaux. Mais Juliette ne releva pas. Pas pour lui faire la morale en tous cas, comme elle s’y est toujours attendue quand il fallait le dire à Alek. Elle se rappelle même toutes ces fois où il l’avait laissée en plan au commissariat. Alice avait besoin qu’on vienne la chercher pour qu’on l’autorise à mettre le pied dehors, elle n’avait droit qu’à un appel, et elle a voulu faire confiance à Alek… c’était la dernière fois qu’elle lui faisait confiance, d’ailleurs. Depuis elle cherche toujours à être plus créatives dans ses coups de pute pour lui. Mais oui, elle n’avait pas passé son temps à écarter les cuisses… ou ça dépendait des soirs. Combien de fois la blonde s’était-elle réveillée avec pas la moindre idée de la chambre dans laquelle elle se trouvait, ou pas un indice sur le prénom du mec à côté de qui elle s’était endormie ! De ce côté-là, les deux se valaient. Encore une fois, elle acquiesçait sans ajouter de commentaire. Le silence était de mise, son ventre en disait assez long sur son imprudence côté sexe.

Puis la discussion avait vaguement tourné autour de Benvolio, peut-être autour de Vael, Alice n’avait déjà plus trop de souvenir. Enfin, non. Ce n’était pas qu’elle ne s’en souvenait pas. Elle devait se concentrer sur la conversation du moment présent, et uniquement celle-ci. Parce qu’elle ne se sentait pas de trop en demander à ce qui se trouvait entre ses deux oreilles. Un sujet de conversation à la fois. À force de se rabâcher et par la force de l’habitude, Alice demanda à Juliette si elle voulait bien de son enfant. En fait, c’était une question qu’elle posait à, à peu près, tout le monde en ce moment. Histoire d’augmenter ses chances de trouver une famille adoptive. Et puis parce que c’était tout ce qui la préoccupait. « Ah si, je pense ce que je dis ! » Surtout pour tout ce qui concernait l’enfant à naître. Elle était déjà à la limite de se refaire un ventre plat d’un coup de couteau bien sec. Si elle ne le faisait pas, c’était pour ne pas faire couler son sang à elle. Mais une fois que le monstre serait né, elle n’aurait plus de pitié. Puis c’était un monstre encore si fragile, si elle voulait s’en débarrasser il faudra alors qu’elle fasse vite. Ou qu’elle demande à quelqu’un de le faire à sa place. Si Juliette ne voulait pas adopter le petit, est-ce qu’elle ne voudrait pas au moins l’aider à le mener à la tombe plus rapidement ? Visiblement non. Pourtant c’était bien son délire de bousiller Roméo ? Il ne faut pas abuser des bonnes choses, sûrement.

Peut-être trop encouragée ou excitée par l’alcool, Juliette tentait de trouver des alternatives. Comment ça, une nourrice ? « Tu te rends compte du prix que c’est ! Quoique… on tient une piste avec les flammes là… si on crame la maison - qui pue la chèvre de toute façon - avec le bébé à l’intérieur, on reçoit combien de la part des assurances ? » En me débarrassant de mes parasites, je pourrais peut-être devenir une nouvelle princesse. Le but n’était pas de payer une tierce personne pour s’occuper de la santé du petit. Le but était justement de ne pas se soucier de la santé du petit, et de voir combien de temps ça lui prenait pour clamser. « Ou alors… on engage une sirène, qui fera office de nounou, on lui dit de faire visiter sa maison au gamin, sauf qu’on ne donne pas de bouteilles de plongée pour permettre au truc de survivre ! Bonne idée ça, faut que je pense à la noter quelque part. » Et hormis le comptoir en bois et un peu de boisson collante et renversée, elle n’avait pas grand chose pour noter quoi que ce soit. « Ou on fait comme pour le truc d’Egypte, on le fout dans un panier et ciao Berthe ? » L’alcool, ça rend vachement productif mine de rien.

_________________

Elle se donnait volontiers d'excellents conseils (bien qu'elle les suivît rarement) et il lui arrivait de se gronder si fort qu'elle en avait les larmes aux yeux. Elle se rappelait même s'être tiré les oreilles pour avoir triché au cours d'une partie de croquet qu'elle jouait contre elle-même, car cette étrange enfant aimait beaucoup s'imaginer qu'elle était deux personnes. ©️ caius
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