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 On ne se serait pas déjà rencontrés ? (PV Juliette Whitedawn)

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MessageSujet: Re: On ne se serait pas déjà rencontrés ? (PV Juliette Whitedawn)   Jeu 28 Juil - 14:20


❝On ne se serait pas déjà rencontrés ?❞
Juliette A. Whitedawn & Marvin E. Kandinski

Je souris aux propos de Juliette. Cette fidélité dans ses engagements envers sa sœur était en tout point admirable. J’aurais aimé avoir de telles convictions en mon cœur mais ma vie avait été bien différente. Le sang qui coulait dans mes veines ne justifiait en rien cette obligation de rester fidèle à ma famille, même dans les pires moments. Cela dit, la famille des Capulet semblait être bien différentes et les propos que la jeune femme tenait sur sa cadette était amplis de l’amour et de la tendresse qu’elle avait pour sa cadette. Approuvant ses paroles dans un hochement de tête, je ne pus que m’incliner devant la beauté de ses paroles.

- C’est tout à votre honneur, Juliette ! La famille peut parfois être d’un grand réconfort dans nos vies et il est important de savoir le préserver… pour peu que ce cercle d’intimes vaille les sacrifices que vous faites pour eux !

Je ne pus m’empêcher de me mordre la lèvre en prononçant ses quelques paroles. Je ne pouvais m’empêcher de penser à Lucille et à toutes ces choses qu’elle avait faites pour moi depuis notre plus tendre enfance. Elle s’était toujours tenues à mes côtés, elle m’avait soutenue lorsque tout le monde me tournait le dos. Elle m’avait élevée pratiquement seule et s’était assurée que mon avenir soit le meilleur qui soit… Je l’avais pourtant trahie et envoyée dans un lieu sordide d’où elle ne sortir jamais. Effrayé par sa maladie et ignorant la mienne, j’avais choisis de vivre un bonheur sans pareille alors qu’elle était condamnée à croupir dans un cachot sordide. Malgré ses crimes, elle méritait que la soutienne jusqu’au bout et pourtant je n’en avais rien fait. Cela me convenait bien à présent de tenir de tels propos. Quelle hypocrisie !
Juliette me parla alors de son Roméo et les tristes retrouvailles qui avaient liées les deux époux. Compatissant, je me mis à philosopher sur ses paroles.

- L’Amour… l’Amour est une chose très compliquée, Juliette ! On ne peut jamais être sûrs de rien… il arrive parfois que la personne aimée choisisse soudainement de suivre un autre chemin. Vous ne pouvez rien y faire, les aléas du cœur sont une chose bien difficile à prévoir et qui manquent totalement de rationalité…  J’ai l’impression que dans cette ville, tout change et que nos convictions les plus profondes s’envolent subitement au profit de la déraison. N’est-ce pas votre avis ?

Je me retins d’ajouter que l’incertitude des sentiments me faisait haïr cette chose volage qu’était l’Amour. Certes, j’avais à mes côtés Anna et je vivais avec elle l’allégresse d’une relation amoureuse très profonde. Mais pour combien de temps encore ? Anna représentait tout ce que j’avais toujours désiré chez une femme. Belle, courageuse et pleine de joie de vivre, elle éclairait ma vie comme personne auparavant. Cependant, elle aussi avait changé. Ma belle princesse vivait un bel amour avec son époux dans le Mondes des Contes et pourtant elle n’avait pas hésité à prendre un amant une fois arrivée à Storybrooke. Voilà pourquoi j’avais fait référence à la vie à Storybrooke si différente de celle que l’on vivait auparavant. Elle finirait pas me quitter pour rentrer chez elle et il ne me resterait plus rien. Je serais à nouveau seul dans cette ville, tout comme j’avais fini par l’être à chaque étape de ma vie. La seule certitude que j’avais c’est que l’Amour ne durait jamais éternellement !
La question de Juliette me laissa songeur quelques instants. M’était-il déjà arrivé de me retrouver dans une telle situation ? Probablement que non ! Mes combats connaissaient bien souvent une issue tragique bien avant que je m’en aille vers d’autres aventures. Je n’abandonnais jamais personne derrière moi puisque la plupart de ces personnes étaient morte de mes propres mains. Chassant ces idées noires de ma tête, je souris tristement à Juliette.

- Je ne crois pas… j’ai tendance à mettre un terme brutal à mes combats avant d’en démarrer d’autres. En revanche, ce qui est certain c’est que j’ai un talent incroyable pour la fuite en avant ! Je ne regarde jamais derrière moi… j’ai peur de devoir assumer les conséquences de mes actes. Ma vie ressemble à un livre dont je tourne sans cesse les pages biscornues sans jamais ne revenir en arrière… Je pense qu’il n’y a que de cette manière que l’on peut survivre dans le monde cruel dans lequel nous vivons !

Notre conversation s’envenima par la suite lorsqu’il s’agit d’aborder le sujet très délicat de la sœur de Juliette. Mes tentatives pour la calmer n’avaient pas porter leurs fruits et la jeune femme ne pouvait se débarrasser de cette vilaine culpabilité qui la rongeait ! Je l’écoutais avec beaucoup de patience, curieux d’en connaître plus sur mon invitée. Car si Shakespeare était parvenu avec brio à rapporter cette histoire dans ses livres, il n’était resté qu’un témoin objectif de cette situation. Connaître la version de Juliette, la manière dont elle avait vécu ses évènements, étaient bien plus passionnants et je me laissais alors dévorer par la curiosité. A la fin de la première partie de son discours, je me permis d’ajouter quelques mots.

- Juliette, ne l’avez-vous donc pas dit vous-même ? Vous êtes prêtes à tout faire pour votre sœur qu’elle que soit sa rancœur ou son amour à votre égard. Pouvez-vous vraiment la blâmer de prendre les mêmes engagements que vous ? Il s’agissait de la décision de votre sœur de vous suivre alors que les autres vous tournaient le dos. Elle a volontairement choisi de ne pas le faire ! Plutôt que de laisser la culpabilité dévorer votre âme, vous devriez vous montrer reconnaissante pour ses sacrifices… la plus belle des manières de lui rendre la pareille et de tenir vos engagements de loyauté quoiqu’il vous en coûte !

Juliette me parla alors de la triste mésaventure qui avait conduit les deux sœurs très loin de chez elles, dans une maison close où elles semblaient avoir vécu l’enfer. Mon invitée se leva alors et dévoila alors une partie de son corps parcouru de cicatrices. Cette révélation fut pour moi un choc. Non pas par l’horreur des traitements suivis… j’avais été médecin et je connaissais le sort subis par ces pauvres filles jetées entre les griffes de leurs clients indélicats. En réalité, je venais de comprendre une chose horrible. J’avais déjà eu l’occasion de voir ces cicatrices ou tout du moins des cicatrices très semblables… c’était un souvenir enfouis dans la tête de Hyde que ce dernier éveilla subitement en moi ! Je compris subitement que j’avais fait partie de ces monstres tortionnaires… je savais d’où venais ces filles... Je ne laissais cependant rien paraître, espérant que Juliette attribuerait ma surprise à la laideur de ses cicatrices.

- Je… je suis vraiment désolé d’apprendre ce qui vous est arrivé. Cela… cela a dû être abominable pour vous. Où… où cela vous est-il arrivé ? Qui sont donc les monstres qui vous ont infligés de telles blessures ?

Restant à l’affût de sa réponse, craignant plus que tout que mes doutes soient fondés, je ne prononçais aucune parole réconfortante concernant sa culpabilité, pas plus que je ne m’attardais sur la fin de cette histoire et son sauvetage inespéré. A cet instant, je restais tétanisé et effrayé.
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MessageSujet: Re: On ne se serait pas déjà rencontrés ? (PV Juliette Whitedawn)   Dim 7 Aoû - 10:59


❝On ne se serait pas déjà rencontrés ?❞
Juliette A. Whitedawn & Marvin E. Kandinski
J’avais révélé mon plus gros secret à un parfait inconnu. Je m’étais dénudée devant lui. Il était le docteur d’Alice. J’étais tellement en colère contre lui et en même temps, j’avais envie qu’il arrête d’essayer de me protéger de cette vérité que j’osais enfin exprimer. Alice aurait eu une vie plus heureuse si elle n’avait pas été ma cadette. Comment niais cette évidence ? Shakespeare avait été fort pour ne raconter que la partie émergé de l’iceberg, il avait émincé ma sœur, la réduisant qu’à une ombre qui avait séduite Roméo avant le bal masqué où ce dernier m’avait rencontré. Puis, dans un souffle de générosité il nous avait offert à Roméo et moi la seule fin qui nous permettrait d’être ensemble : la mort. Seulement, la mort, bien que j’y avais songé n’avait pas été la véritable issu mais ça personne ne pouvait la deviner. Shakespeare qu’importe qui il était à Vérone, ne pouvait pas deviner que nous avions été vendues. Rosaline n’avait pas été raisonnable. Je lui reprochais, ou du moins je me reprochais de ne pas l’avoir remarqué plus tôt. Marvin quant à lui avait raison, elle avait fait ce que j’aurais fait. Elle m’avait prouvé qu’elle m’aimait en refusant de me laisser partir sans elle. Je savais qu’il avait raison, mais j’avais besoin de me flageller. C’était plus simple pour moi. J’étais une Capulet qui été tombé amoureuse d’un Montaigu. J’avais apporté le mauvais œil sur ma famille. Deux enfants ennemis ne peuvent s’aimer, encore moins lorsque se sont des enfants capable d’avoir tout ceux qu’ils désiraient. Lorsqu’il avait parlé de l’amour en faisant référence à la trahison de Roméo je n’avais pas répondu. C’était un sujet bien trop sensible. J’avais peur de ceux que j’étais capable de faire lorsque je laisser aller la vérité s’échapper. J’avais déjà perdu le contrôle une fois et ma bague n’avait de cesse de scintiller, prêt à déchainer une fois de plus les enfers si je lui permettais un tel écart. L’amour ne valait pas la peine de tous les sacrifices que j’avais acceptés pour lui. Certes mes moments avec mon mari avait été magique. Seulement, il y avait plus d’une ombre aux tableaux : il avait tué Tybalt, mon cousin, mon meilleur ami. Il l’avait tué et s’en été excuser, mais le mal était fait. Il m’avait retiré la mémoire, il avait effacé ma sœur de mon esprit, m’avait forgé une vie parfaite, fausse. Il avait fait ca pour sauver le royaume de mon pouvoir dévastateur et également pour me sauver, mais il n’avait tout de même eu aucun scrupule à le faire. Roméo se permettait des écarts que je n’aurais jamais pardonnés. Seulement, comme c’était lui, je lui pardonnais.

En sous-vêtement devant l’inventeur. Je gardais la tête haute. Il voulait comprendre il allait comprendre. Son regard changea à la vision de mon corps abimé par cette année que j’avais passé, passant de la surprise bridé à une teinte d’horreur. Ressentant une pointe de peur s’échapper de son corps, je n’y faisais pas cas, préférant lui expliquer par a plus b que tout était de ma faute. La présence de Rosaline dans cette maison close, son silence lorsqu’elle était à l’hôpital. Rosaline n’aurait jamais trahi une promesse qu’elle m’avait faite. Le regard renfermé, je répondais à sa réponse aussi froide que le marbre, malgré la douleur qui transperçait ma voix.

« Nous avons été vendues à la maison des cygnes, située sur la port de Tortuga. J’étais le cygne blanc, Rosaline un noir »

Me rasseyant sur le canapé, je ne prenais même pas la peine de me rhabiller, j’avais perdu ma pudeur il y a bien longtemps et mon corps n’étais plus celui de la douce princesse de Vérone. Il était abimé par les batailles que j’avais dû mener. Quand il me demanda quel était les monstres qui m’avait fait subir de tel chose, je sentais ma main se poser sur la cicatrice qui s’étendait de mon épaule jusqu’à mon sein avant de répondre :

« Je ne connais pas leur noms. C’était des pirates, des bourgeois véreux venu pour assouvir leurs désirs pervers que leur femme ne pouvait pas satisfaire. Je n’étais pas une prostituée, je ne voulais pas me donner. Je me rebellais. Et chaque rebellions me valait une correction. Ceci dit elles ne servaient à rien d’autre qu’à les exciter davantage, ils finissaient tous par avoir ceux qu’ils voulaient. »

Relevant les bretelle de ma robe, je dissimulais les macabres marques avant d’ajouter :

« Je ne me pardonnerais jamais d’avoir fait subir ça à ma petite sœur, elle avait que douze ans. Vous m’avez demandé tout à l’heure si je pensais que cette ville changeait nos convictions. Je dirais que ce n’est pas cette ville qui les change, c’est seulement que dans cette ville il n’y a plus de princesse, de reine, de manant, tout le monde peux être qui il veut. Les personnes sont libres et peuvent choisir d’accepter leur passé et de vivre avec ou de se forger une nouvelle vie. Voilà ce que je pense. »

Cookie, venant vers moi, je lui caressais la tête pensivement avant de reprendre sans chercher à dissimuler ce que je pensais de la situation :

« Vous en savez quelques chose n’est-ce as Marvin ? Depuis que je suis dans votre maison, vous m’avez révéler une partie de votre histoire mais je sais qu’il y a plus. Je ressens une partie de vos émotions. La peur quand vous avez vu mes cicatrices ou encore quand j’ai parlé de ma sœur. La culpabilité, ou encore l’appréhension ou la tendresse au moment où vous avez abordé le sujet d’Anna. Vous n’avez pas seulement été le médecin d’Alice n’est-ce pas ? Il ya avait plus que cela. Du sang animal coule dans vos veines, c’est ce qui me permet de capter vos émotions. Est-ce que je me trompe ? »



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MessageSujet: Re: On ne se serait pas déjà rencontrés ? (PV Juliette Whitedawn)   Jeu 11 Aoû - 14:44


❝On ne se serait pas déjà rencontrés ?❞
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Juliette m’avait exposé sa vie de long en large, elle s’était confiée sans aucune pudeur au vieil inventeur que j’étais. Je l’avais écouté avec beaucoup d’attention, tentant du mieux que je pouvais de relativiser les choses. Je tentais de lui faire comprendre qu’elle n’était pas responsable de tous les malheurs dont elle me parlait et qu’elle n’aurait rien pu faire contre les actions de sa sœur. L’Amour pouvait simplement conduire à commettre les pires folies. J’étais bien placé pour le savoir puisqu’il avait été l’arme favorite de Hyde durant toute sa carrière d’assassin psychopathique. J’ignorais si Juliette m’écoutait ou si elle se plaisait simplement à s’auto flageller sans regarder la situation avec plus de recul. Bien sûr, il était bien plus simple de le faire lorsque j’étais dans ma position que dans la sienne. Je n’avais pas vécu à ses côtés toutes les horreurs qu’elle avait traversé. Je ne pouvais que difficilement comprendre sa situation. C’est tout du moins ce que je pensais jusqu’au moment où cette femme se dévêtis devant moi, tout comme une patiente l’aurait fait devant le praticien que j’avais été.

Je restais là, impassible devant le corps mutilé de la jeune femme. Cette vision d’horreur me rappelait tant des bribes mauvais souvenirs. La cruauté, la violence était des sentiments et des pulsions que je ne connaissais que trop bien. Je ne pouvais imaginer la douleur et la souffrance qu’avait enduré ces femmes. Après tout je me retrouvais souvent et bien involontairement dans le camp de leurs tortionnaires. Cependant, je connaissais les ravages psychologiques que pouvaient entraînés de telles tortures. C’était en résumé l’ironie de ma vie. A l’époque où j’étais connu sous le nom du docteur Jekyll, j’étais un philanthrope et un idéaliste de la première heure. Je passais mon temps à guérir des blessures et à panser les plaies de pauvres femmes martyrisées par leurs maris. Je partageais alors leur déni, leurs hontes, leurs regrets et bien malheureusement souvent leur culpabilité.

Hors lorsque la nuit arrivait, je démontrais un tout autre visage ; celui de Edward Hyde. Mon pire ennemi avait toujours été un être sournois et violent. Ne respectant en rien les préceptes de bonnes conduites que je m’étais inculqué tout au long de ma vie. Conséquence tragique de l’expérience dont jamais été victime, il laissait libre recours aux envies et aux désirs que je me contentais bien souvent de taire. Il s’adonnait donc sans regrets à des crimes sadiques et au péché de luxure. Lorsque

Juliette me nomma la maison dans laquelle sa sœur et elle avait été enfermée, je sentis un frisson d’effroi me parcourir l’échine. Ce nom je l’avais déjà vu quelque part ! Je m’étais réveillé un jour en toute innocence après avoir laissé Hyde éveillé durant la nuit. J’avais alors trouvé une carte de visite dans la poche de mon manteau ; elle n’était rien d’autre que la carte de visite de ce lieu maudit. J’avais donc bien malgré moi été un client de ce lieu de passage. Lorsque j’avais cherché à connaître les tortionnaires de Juliette, il ne s’agissait en fait que d’une simple question rhétorique. En réalité, la seule chose qui importait était de me rendre compte que ces actes atroces, j’aurais pu les commettre moi. Après tout, la définition de bourgeois véreux aurait pu parfaitement me correspondre. Une question ne cessait pourtant de me torturer l’esprit, Juliette avait-elle pu me connaître durant cette vie passée misérable ?

Sans ajouter un mot au discours de Juliette, je me relevais de mon siège. Sans un mot, je me dirigeais vers mon secrétaire. Ouvrant alors le tiroir, je cherchais un dossier parmi la centaine qui étaient amassés à l’intérieur. Je finis par sortir un porte-document poussiéreux sur lequel le nom « Edward Hyde » était écrit en lettres dorées. Je l’ouvris alors et en ressortis une vieille photographie de l’époque victorienne. Ce portrait était le seul portrait-robot qui avait été recueilli par les témoins de l’époque. On y voyait un homme, la trantaine bien passée, maigre et élancé qui souriait de manière malsaine. Un regard vert émeraude faisait ressortir toute sa froideur intérieure et ses sourcils épais ne faisaient qu’accentuer la cruauté de cet homme. Comme il était étrange de se voir avec un autre visage que le sien.

Revenant aux côtés de la jeune femme, je lui tendis la photographie et m’assis en face d’elle. Nerveusement, je lui adressais un sourire encourageant prêt à entendre ses confidences.

- Cet homme se nommait Edward Hyde. Il faisait partie de mes patients les plus privilégiés. Il souffrait entre autres d’une hypersexualité qui le faisait fréquenter des établissements dans le même genre que celui où votre sœur et vous avaient été séquestrées. C’était un être froid, manipulateur et qui prenait du plaisir à violenter les femmes. Un peu comme tous ces hommes dont vous venez de me parler. Lorsque vous avez mentionné le nom de ce cette maison close, je me suis rappelé qu’il m’en parlait souvent à cette époque. Est-ce que son visage vous rappelle quelque chose ?

Je n’avais rien laissé paraître d’autre à travers mes discours. Je m’étais contenté de rester calme et de maîtriser mes humeurs. Je l’avais présenté de la même manière qu’un policier parle d’un criminel qu’il poursuit. Je ne voyais donc aucune raison de me préoccuper de sa réponse. Jamais elle ne pourrait faire le rapprochement entre lui et moi. Nos physiques, notre comportement et notre personnalité tout nous différenciait. C’est bien pour cela qu’il m’était si difficile de vivre avec cet individu enfermé dans ma tête.

Juliette me fit alors part d’une nouvelle surprenante. Bien qu’elle ait évoqué son don pour comprendre les animaux, je ne me serais pas douter que du sang de manchot coulait encore dans mes veines. Elle avait parfaitement saisi toutes ces émotions qui avaient parcourus mon cœur et mon esprit tout au long de notre conversation. Un instant surpris, je restais impassible devant elle. Hésitant entre l’honnêteté ou le silence, je choisis de lui dire la Vérité toute proportion gardée. Je pouvais bien lui révéler une partie de la Vérité sans pour autant tout lui avouer. J’haussais alors les épaules et lui répondit dans un sourire.

- Je dois bien admettre que vous êtes douée. Oui c’est vrai, du sang animal coule dans mes veines. Même si pour être totalement franc, je ne m’en doutais plus. Cela fait bien 50 ans que je n’en suis plus un. Mais c’est tout ce que vous saurez sur moi. Je considère que nous avons tous droit à notre jardin secret. Je ne souhaite en aucun cas divulguer le mien. J’espère que vous me comprendrez !  
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MessageSujet: Re: On ne se serait pas déjà rencontrés ? (PV Juliette Whitedawn)   Dim 21 Aoû - 20:43


❝On ne se serait pas déjà rencontrés ?❞
Juliette A. Whitedawn & Marvin E. Kandinski
Dire la vérité me rendait légèrement nauséeuse. Personne ne savait que j’étais allée dans cette maison close. Personne or mis Roméo, Benvillio, et Hilda. Du moins pour Hilda c’est surtout parce qu’elle a les yeux et les oreilles ouverte de partout. Elle avait appris bien avant que je ne puisse songer à lui avouer. Je savais que les mages étaient eux aussi au courant ou du moins Brian devait l’être. Il savait tout et avait déjà connu la souffrance de mes souvenirs en entrant dans ma tête. Il savait qu’après avoir eu mes pouvoirs je rêvais de vengeance. Un désir qui n’avait fait que s’accroitre lors de mes pertes de contrôle aussi minimes soient-elles. Brian avait passé tellement de temps et dépenser tellement d’énergie pour essayer de diminuer cette colère et cette culpabilité que je nourrissais un peu plus chaque jour. Brian avait un pouvoir d’empathie bien avait d’obtenir la bague qui lui avait ouvert l’esprit et la troisième vision. Il savait tout. Il était mon ami. Marvin était donc le premier inconnu devant lequel je me mettais à nu avec autant d’éloquence. Il m’avait poussé à bout en remettant la faute sur ma sœur alors que la pauvre adolescente n’avait pas eu la chance de pouvoir grandir normalement. La perte de sa virginité ne s’était pas faite avec l’homme qu’elle aimait, mais plutôt par un autre qui l’avait violé, frapper et muselé comme une bête. Comment ressortir indemne d’une telle expérience, en sus répétitive ? Personne n’en ressortait indemne, j’en étais la preuve vivante, et pourtant contrairement à Alice j’avais eu une chose à laquelle m’accrocher.
Tandis que Marvin se levait pour aller fouiller dans sa commode, j’essuyais une larme, la dernière que je perdrais ce soir, avant de retenir mon attention sur l’inventeur qui ouvrait un dossier pour en ressortir une feuille de papier. Fronçant les sourcils un court, instant avant que je ne pose les yeux sur la photo que j’avais prit en main. Lorsque mon regard se posa sur le visage qu’elle renfermait, je sentais mon cœur s’affoler. Serrant les dents, je voyais du coin de l’œil l’intensité de ma bague augmentait un peu plus chaque seconde. Relevant les yeux vers Marvin que je ne voyais plus tellement, j’étais éprise d’un douloureux souvenir, celui de cet homme cet Edward, un de ces répugnant bourgeois, avait refait surface. C’était lui qui m’avait tailladait le buste, de la clavicule jusqu’au sein. Lui qui avait également promis de revenir tous les ans à la même date. J’écoutais sans vraiment écouter les explications du psychologue, avant de lui rendre la photo, repoussant ce visage de mon champ de vision, tandis que mon sang explosait dans mes veines. Mes désirs de vengeance enivraient mon esprit. Reportant mon attention sur ma bague, je la tournais afin de dissimuler la pierre à l’intérieur de ma paume, pour venir la recouvrir de mes doigts avant de mentir avec le meilleur aplomb que la pire menteuse que la terre ait porté :

« J’ignore si j’ai déjà connu cet homme, mais s’il fait parti des clients de la maison des cygnes, je considère qu’il ne mérite aucune aide ou aucune rédemption. »

Automatiquement, ma main se posait sur la cicatrice la plus profonde que je possédais, celle du monstre sur la photo avant d’ajouter d’un ton sans appel, sensiblement similaire à celui que j’abordais pour donner les ordres à mes soldats

« Pardonnez-moi ma brusquerie, mais je préfèrerais ne pas a avoir à me souvenirs de ses hommes et encore moins en parler. Si je vous ai relevée cette part de mon passé c’est parce que je n’ai pas su vaincre ma culpabilité vis-à-vis de la piètre vie de ma cadette. »

Afin de changer de sujet, toujours éprise par la colère qui m’animait depuis que j’avais perdu le contrôle de mes pouvoirs, la tête du faux chien sous ma main libre qui caressait par pur automatisme le crâne de la golden. Lui balançant mes soupçons dans le visage sans le moindre tact ou la moindre tentative d’arrondir les angles. Un soupçon qui s’avérait justifié. Les yeux écarquillés, il se ressaisissait rapidement avant de me répondre qu’en effet il avait été un animal il y a bien longtemps.

« Je comprends votre désir de garder cette partie de votre vie secrète aussi je compte sur vous pour garder la mienne sous silence. Mais sachez qu’importe le nombre d’année qui séparent votre vie animal de l’humaine, son sang coulera toujours dans vos veines. Il faisait partie de vous. Mais je ne dirais rien à personne. »

L’esprit toujours tourmenté par l’image de cet homme que Marvin m’avait montré je demandais en réalisant un bref signe de tête vers le bout de papier :

« Est-il en ville ? »

Consciente que je ne voulais pas avoir la réponse, je me reprenais en serrant le poing, la lueur de ma bague rendait mes doigts rougeâtres, j’ajoutais avec précipitation.

« Non, je ne veux pas savoir, excusez-moi, je suis navrée vous avez été très hospitalier avec moi et pourtant je vous ai attaqué, et j’ai été quelque peu inconvenante. Si vous voulez toujours de mon aide pour comprendre les émotions des animaux et les retranscrire dans vos jouets, je vous aiderais. Je n’ai qu’une parole. J’ai besoin de prendre l’air. Merci encore pour le cocktail. »

Après une douce caresse, sur la tête de la chienne, je me relevais bien décidais à battre en retraite pour me jeter dans l’océan avant de rentrer chez moi dans l’espoir de calmer mes désirs de vengeance. Tendant la main droite vers lui, un sourire aimable sur les lèvres j’attendais l’autorisation de me retirer.

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MessageSujet: Re: On ne se serait pas déjà rencontrés ? (PV Juliette Whitedawn)   Ven 2 Sep - 15:17


❝On ne se serait pas déjà rencontrés ?❞
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Contrairement à mon invitée, je ne possédais pas le don de lire les émotions des autres. Mais en cet instant, c’était totalement inutile ! En observant le comportement de Juliette lorsque je lui avais tendu la photo, je compris immédiatement qu’elle me cachait quelque chose. L’attitude qu’elle avait adopté à cet instant, le reflet de sa bague qui commençait déjà à briller, tout ceci ne voulait signifier qu’une chose. Elle avait rencontré Edward Hyde à l’époque où elle était enfermée dans sa maison close. Ce qu’il lui avait fait ? Je ne voulais même pas l’imaginer, la haine et le chagrin que je voyais briller dans les yeux de la jeune femme ne présageait réellement rien de bon. A la contempler ainsi, je sentis un profond sentiment de culpabilité m’envahir. J’aurais voulu m’excuser, lui exprimer tous les regrets que je ressentais dans mon cœur à ce moment mais rien ne sortis. Je préférais me taire alors que les paroles cruelles que Juliette avait lancées, ne cessèrent de tourner dans ma tête. Edward Hyde ne méritait aucune aide et aucune rédemption ? ça c’était certain ! Mais moi… le brave Henry Jekyll soumis à ses pulsions violentes et victime de son addiction au produit qui avait amené Hyde dans ce monde, le méritait-il ?  Je ne savais comment répondre à cette question… est-ce que j’étais une personne bien au fond ? Ou n’étais-je en fait qu’un malade mental doublé d’un psychopathe qui ne savait apporter autre chose autour de lui que la haine et la désolation ?

- Aucune aide et aucune rédemption…

J’avais murmuré ces mots, sans vraiment savoir si Juliette les avait entendus ou non. Suivant les gestes de mon invitée, je la voyais porter sa main vers sa clavicule. La cicatrice qui défigurait la gorge de la jeune femme était absolument atroce… pourtant… pourtant ça ne pouvait pas… J’eus beaucoup de mal à faire taire cette violence qui grondait à mon tour en moi. Connaissant les capacités de Juliette, je me doutais qu’elle pourrait les percevoir mais je n’avais pas la force de les cacher. Comment est-ce que Hyde avait pu lui faire subir un sort aussi atroce ? Comment était-il possible que je ne sois pas capable de m’en rappeler ? J’en avais tellement marre de devoir subir les lubies de ma mauvaise moitié sans pouvoir rien y faire. Juliette l’ignorait encore mais je nourrissais à cet instant les mêmes désirs de vengeance et le même désespoir de la jeune femme.

- Je crois que vous avez raison. Ce monstre ne mérite aucune pitié et aucun pardon ! Je vous prie de m’excuser si j’ai pu vous sembler trop brusque mais je vous remercie pour votre franchise ! Je souhaiterais faire quelque chose pour vous guérir de votre culpabilité, malheureusement je n’ai que ces mots-là. J’ai perdu l’aplomb que j’avais en tant que psychiatre. Ce sont des choses qui arrrivent… Mais si je peux faire quoique ce soit pour vous aider, surtout n’hésitez pas à me le demander !

Me racheter… je passais ma vie à le faire ! Je perdais tellement de temps à devoir corriger les erreurs de ma vie passée et de mon alter-ego que je me demandais si je parviendrais un jour à rembourser toutes mes dettes ! Pourtant, je n’avais jamais été aussi sincère qu’en cet instant. Je voulais me faire pardonner, je voulais que Juliette oublie la haine qu’elle avait envers lui et qui finirait forcément par me retomber dessus.

Juliette changea alors de sujet me ramenant à son ancienne vie ainsi qu’à ma vieille écorce physique. La jeune femme espérait que je n’en vienne pas à la trahir en parlant de son secret. Était-ce vraiment dans mon intérêt ? Si je la trahissais, je finirais immanquablement par me trahir moi-même. Je lui souris donc dans l’espoir de la rassurer.

- Ne vous inquiétez pas ! Je vous promets que jamais je ne divulguerais les secrets de votre ancienne vie. J’estime que tout comme moi, vous avez le droit à votre propre jardin secret. Je m’estime flatté d’avoir pu le partager… même si je ne vous ai pas été d’une grande aide !

Juliette me demanda alors si Hyde était en ville. Su le moment, je ne savais comment répondre à cette question. Après tout, je me la posais encore à moi-même. Est-ce que mon départ pour Storybrooke avait suffi à le faire fuir ou est-ce qu’il dormait toujours dans les profondeurs de mon esprit, attendant patiemment son heure ? Restant totalement muet devant la jeune femme, je fus ravi de voir qu’elle n’attendait pas réellement de réponse à cette question. Elle me fit alors comprendre que notre soirée devait s’achever. J’accueillis cette remarque bienvenue avec soulagement. Ces révélations m’avaient moi-même bouleversé et j’avais besoin de temps pour y réfléchir et m’y remettre. Peut-être pourrais-je alors me tourner vers mes amis, les seuls qui me connaissaient suffisamment pour que je puisse me laisser à ce genre de confidences. Je me relevais alors du canapé sur lequel j’étais assis depuis le début de la soirée.

- Vous n’avez pas à vous excuser, Juliette ! Je peux comprendre votre énervement et je vous pardonne. La seule chose que je puisse espérer, ce que vous finissiez par vous pardonner à vous-même. Malgré ces incidents fâcheux, j’ai été ravi de passer cette soirée en votre compagnie. Je serais ravi de vous revoir et de travailler à vos côtés. De mon côté, je voudrais que vous considériez très sérieusement ma proposition de vous aider en cas de besoin. Je vous souhaite une bonne soirée !

Je raccompagnais dès lors Juliette jusqu’à la porte et la saluais comme tout bon gentleman se devait de le faire ! Après que Juliette soit partie, je saisis dans ma main mon portable. Il fallait que je parle à quelqu’un de ces horribles découvertes et j’envoyais alors un SMS à l’adresse de Régina et de Kiernan, espérant que l’un d’entre eux m’aideraient à y voir plus clair dans cette histoire. J’espérais alors de tout mon cœur que Juliette ne vienne jamais à apprendre l’horrible vérité derrière mon identité.

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On ne se serait pas déjà rencontrés ? (PV Juliette Whitedawn)
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