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 On ne se serait pas déjà rencontrés ? (PV Juliette Whitedawn)

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MessageSujet: On ne se serait pas déjà rencontrés ? (PV Juliette Whitedawn)   Mar 5 Avr - 23:29


❝On ne se serait pas déjà rencontrés ?❞
Juliette A. Whitedawn & Marvin E. Kandinski

L’exploration de l’esprit était un sujet qui m’avait toujours passionné. J’imagine que ma propre folie y était pour beaucoup. Cela dit ce n’était pas mes démons intérieurs qui m’avaient poussé dans cette voie. Non si dans le monde terne de Grey Cloud j’avais choisis d’exercer la profession de psychiatre c’était avant tout pour tenter de sauver la personne que j’aimais le plus sur ses terres, ma grande sœur Lucille Sharpe. Mais Lucille n’avait pas été ma seule patiente. A Londres, je m’étais chargé de beaucoup de patients que mes collègues comme des cas désespérés. Parmi ces dernières, mon attention c’était portée vers une jeune femme très particulière nommée Alice. Je l’avais suivie durant quelques mois avant que mon ami Kiernan Ravenswood ne prenne les devants et décide de se charger d’elle, réglant son cas à coups de scalpel plutôt qu’avec des thérapies réfléchies et indolores. Au fond de moi, j’avais toujours nourris une certaine culpabilité par rapport à son histoire. Je ne cessais de m’interroger sur son sort, me demandant si je n’avais pas manqué quelque chose, guetté la moindre aptitude qui m’aurait permis de la sauver de cet enfer. Mais si la vie m’a enseigné une chose c’est qu’on ne revient jamais sur son passé. J’aurais certainement pu passer ma vie à y réfléchir sans vraiment trouver de solution.

Curieusement, je me pris à songer à cette jeune femme le soir du bal organisé par la mairie. A l’instant même où je fis connaissance de la jeune Juliette, amie et confidente d’Anna. J’ignore pour quelle raison mais quelque chose en elle me rappelait Alice, comme si elles étaient liées d’une manière ou d’une autre. C’était réellement étrange ! Je ne pouvais pas non plus expliquer ce drôle de sentiment de déjà vu alors qu’Anna nous présentait l’un à l’autre. J’avais l’impression de connaître Juliette depuis très longtemps. Était-ce la beauté de ce visage qui avait illuminé la soirée, le reflet si particulier que j’avais lu dans ses yeux ou encore la douceur de sa peau au moment où je lui avais serré la main ? Je n’en savais rien et comme tout bon scientifique, je supportais mal les nombreuses questions qui se bousculaient dans mon esprit. C’est pourquoi j’avais profité de la première occasion pour inviter la jeune femme chez moi pour lui montrer ma boutique. J’espérais au plus profond de moi que cette visite me permettrait de voir un peu plus clair dans ce méli-mélo de mystères.

L’après-midi touchait à son terme. Après avoir donné son congé à Anna, j’avais préparé du thé et des gâteaux pour accueillir mon invité comme il se devait. J’avais également profiter de l’occasion pour cuisiner quelques amuse-bouche salés à base de poisson. Mon impossibilité à manger quelque chose qui ne soit pas à base de poisson en était la raison essentielle. Je me disais également que si la demoiselle n’appréciait pas le goût sucré, elle aurait toujours la possibilité de partager mon repas. Une fois les préparations de l’en-cas achevée, je disposais le tout au salon et m’assis sur mon canapé en attendant mon invité. Durant ce temps, je parcourais avec avidité les derniers articles scientifiques parus sur les névroses. Les personnes de ce monde étaient incroyables. Leur respect pour les sciences faisait toutes mon inspiration et je mon ne cessais de m’émerveiller devant leurs avancées dans le domaine de la psychologie. Voilà pourquoi je m’étais inscrit à cette revue scientifique mensuelle.

Entendant soudainement tinté la sonnerie de ma porte d’entrée, je déposais le magazine sur la table basse de mon salon et me précipita pour laisser entrer la jeune femme dans ma maison.

- Bonsoir Juliette, je vous souhaite la bienvenue chez moi, dans mon royaume du rêve et de la fantaisie ! Mais je vous en prie entrer. Laissez-moi prendre votre manteau ! Je suis ravie de faire votre connaissance dans un cadre un plus calme. Le salon est par ici, si vous voulez bien me suivre.

Reposant son manteau sur mon porte-manteau, je lui indiquais d’un geste le salon où je pénétrais avec elle. Je l’invitais ensuite à s’asseoir sur l’un des canapés.
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MessageSujet: Re: On ne se serait pas déjà rencontrés ? (PV Juliette Whitedawn)   Sam 9 Avr - 13:06


❝On ne se serait pas déjà rencontrés ?❞
Juliette A. Whitedawn & Marvin E. Kandinski
Anna avait un amant. Elle ne me l’avait pas présenté en temps que tel, mais s’il y avait bien un sujet que je maitrisais c’était l’amour. Je l’avais exploité de la pire des façons qu’une jeune fille encore pure puisse le faire. J’étais tombée amoureuse du fils des ennemis de ma famille. La trahison ultime, dans une ville où il ne règle que la haine entre chaque famille et l’amour dans les camps. J’avais transgressé toutes les règles.  J’avais hais l’homme que je devais épouser et aimé celui que je devais haïr. Une expérience qui m’avait montré ce à quoi l’amour ressemblait. Cette étincelle qui brillait dans les yeux d’Anna, lorsqu’elle m’avait présenté Marvin, j’avais eu la même au début de mon histoire avec Roméo. La brillance de l’innocence. Le fameux jeune homme était créateur de rêve d’après elle. Ô il ne semblait pas bien dangereux, et il semblait aimé la jeune fille. La différence d’âge entre les deux était indéniable. Il avait plus d’expérience qu’elle, mais ce qui me rebutait d’avantage c’était qu’Anna était folle amoureuse par le passé de son casseur de glace. Dans notre monde elle m’avait également parlé de ce Hans avec lequel elle avait voulu se marier après quelque heure à ses côté. Anna était impulsive. Je devais avouer que je voulais la protéger et pour se faire je voulais en savoir plus sur cet homme.

Marchant dans les rues de Storybrooke depuis quelques heures déjà, je cherchais une boutique dans lequel j’allais pouvoir acheter un présent. L’orientation n’était pas une de mes plus grandes qualités et dans cette ville tout se ressemblait. Je n’avais aucun repère fixe et je n’avais pas voulu demander l’aide de Belle pour me mener à destination. Elle avait rendez-vous avec son mari. Le ténébreux, je n’aimais pas cet homme, il me faisait froid dans le dos. Belle disait qu’il était en train de changer. Elle avait sans doute raison. Je l’espérais vraiment. Mais les paroles des mages n’avaient de cesse de me remettre les pieds sur terre. Ils m’avaient si souvent répété que lorsque la noirceur touchait notre cœur, elle envahissait notre âme et il était quasiment impossible de s’en débarrasser. Dans le cas du ténébreux ce n’était pas qu’une touche de noirceur, c’était l’intégralité de son cœur qui était infecté. Alors était-il vraiment possible de s’en sortir ?
L’angoisse d’être en retard me tordant l’estomac, je m’inspirais au calme. Tentant de faire taire la voix du lapin blanc de Wonderland lorsqu’il se plaignait que nous allions finir par être en retard. C’était lui qui m’avait filé cette angoisse. Merci, mon cher sujet, songeais-je amusé. Me promettant que lorsque je rentrerais je lui retirerais sa maudite montre, je tombais nez à nez avec une boutique de chocolat.
Pénétrant à l’intérieur j’en achetais une boite en suivant les conseils de la vendeuse, et en ressortait après lui avoir demandé le chemin le plus cours jusqu’au quartier Turner. Forte heureusement pour moi Marvin habitait non loin de chez moi, et c’était un des seuls quartiers que je connaissais par cœur.
Après cinq minutes de marche rapide, je faisais une halte chez moi, courant sous la douche afin de me rafraichir, il me restait vingt minutes avant l’heure fatidique. Autant dire, je ne pouvais pas me laisser distraire par mes pensées. Ma douche fini je regardais l’heure, plus qu’un quart d’heure. Sautant au dessus de ma robe, je courrais jusqu’à ma chambre en profitant pour faire naître une atmosphère qui aurait étouffée n’importe qui afin de sécher ma chevelure humide pendant que j’enfilais des sous-vêtement et une robe rose pale, ornée de quelques touche dorée sur le col. Une fois prête je redonnais une température normal à l’étage avant d’enfiler des chaussures, prendre une veste à la volée, prendre la boite de chocolat que j’avais laissé sur la terrasse de peur qu’une perte de contrôle ne les fasse fondre et je me hâtais jusqu’à la demeure de Marvin.

Pile à l’heure, je sonnais, posais la boite de chocolat, m’attachais les cheveux et reprenais la boite attendant qu’il ouvre un sourire bienveillant sur les lèvres. La porte s’ouvrit rapidement, laissant place à un Marvin accueillant, qui me prenait ma veste avant de m’inviter jusqu’au salon :

« Bonjour Marvin, il est vrai que ce bal était quelque peu agité. Je vous ai acheté un petit quelque chose, je ne savais pas trop quoi prendre, et Belle était pas avec moi pour m’aiguiller, c’est elle qui m’aide pour tout ce qui est coutume dans ce monde. Dans le notre je n’étais que très rarement disposé à faire cela »

Avouais-je en entrant chez le vendeur de rêve, une fois arrivée dans son salon, je m’asseyais sur le canapé comme il me l’avait indiqué, ne ratant aucun détail, sur mes gardes, sans savoir vraiment pourquoi.

« Vous avez une maison très jolie »

Confiais-je avec un sourire, tandis que je croisais les jambes, comme on me l’avait appris à ma plus tendre enfance. Mon regard se posant sur une construction en bois je demandais :

« C’est ici que vous confectionnait les jouets pour les enfants ? »


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MessageSujet: Re: On ne se serait pas déjà rencontrés ? (PV Juliette Whitedawn)   Sam 9 Avr - 17:14


❝On ne se serait pas déjà rencontrés ?❞
Juliette A. Whitedawn & Marvin E. Kandinski

Reconnaissant envers le cadeau de Juliette, je lui souris amicalement. Son attention était très touchante et je supposais qu’elle devait être inspirée d’Anna. Après tout Juliette était présente lorsque ma princesse était venue m’apporter des roses en chocolat. Le fait que Juliette puisse s’en souvenir démontrait toute l’attention qu’elle portait à ses connaissances en plus d’une bonne justesse dans ses jugements.

- Je vous remercie beaucoup pour ces chocolats. Vous venez de faire un heureux… oh et une heureuse bien sûr. Voilà qui devrait nous encourager durant notre travail ici. Saviez-vous d’ailleurs qu’Anna travaillait comme assistante à mon service ?

L’espace d’un instant je me demandais si Juliette avait pu deviner d’une manière ou d’une autre les rapports que j’entretenais avec Anna. S’il est vrai que nous nous étions convaincus de ne pas afficher votre amour en public, nous n’étions jamais à l’abri d’un écart. Nos sentiments l’un pour l’autre était profonds et sincère mais un amour adultère n’était jamais bien vu par la société et je craignais que Juliette puisse me juger sévèrement pour mon manque de retenue et de bienséance. Ces pensées avaient traversé mon esprit avant l’entrée dans le salon et je les chassais bien vite lorsque je priais à Juliette de s’asseoir. La jeune femme me complimenta alors sur la maison ce qui me fit grand plaisir.

- Vous appréciez la maison, vraiment ? Je vous remercie pour le joli compliment. C’est vrai que je n’ai pas à m’en plaindre. Elle est suffisamment grande pour me servir à la fois de maison et de lieu de travail. En revanche, elle risque de vous déconcerter très rapidement. Je l’ai équipée des dernières technologies que l’on trouve dans ce monde et bien évidemment de quelques-unes de mes inventions personnelles. Tiens d’ailleurs, désireriez-vous quelque chose à boire ? Souhaiteriez-vous quelque chose d’alcoolisé ou sans alcool ? Je ne sais pas si vous avez l’habitude des boissons que l’on trouve dans ce monde, Juliette, mais les humains… euh les habitants de ce monde ont d’excellentes recettes de cocktail !

Humain ? J’avais laissé échapper ce mot pas inadvertance et j’espérais que Juliette n’y avait pas prêter trop d’attention. Je n’évoquais que très rarement ma nature d’origine et cela m’aurait été très difficile d’en parler avec une jeune femme que je connaissais à peine. Ouvrant alors l’un de mes placards, je claquais des doigts et une machine à cocktail se déplia automatiquement devant ses yeux. En l’activant, je programmais la boisson que Juliette m’avait commandée. Le petit robot automatique de la machine se chargea alors de mélanger les mixtures, découpant deux rondelles de citron et ajoutant les pailles et les glaçons. Je n’eus alors plus qu’à récupérer le produit final. Les deux verres en mains, je me dirigeais vers Juliette.

- Tenez, j’espère qu’il vous plaira. Cette machine est justement l’une de mes inventions. Un vrai petit bijou ! J’espère bien pouvoir équiper toute ma cuisine de la même manière. Je n’aurais donc plus à me préoccuper de la cuisine. C’est un passe-temps agréable mais qui prend hélas beaucoup trop de temps. Bon et bien je porte un toast à votre santé Juliette. Merci d’avoir bien voulu me rendre une petite visite.

Faisant tinter mon verre de cocktail contre le sien, je buvais une première gorgée de la boisson au hareng et fruit de la passion que j’avais commandé pour moi. Reposant ensuite mon verre sur la table, j’orientais la conversation sur nos connaissances communes. Après tout ne dit-on pas que les amis de nos amis étaient nos amis ? Cela ne pouvait faire que nous rapprocher.

- Vous connaissez donc Belle French ? C’est une personne vraiment adorable, je l’apprécie beaucoup. Je l’ai rencontrée l’autre jour à la bibliothèque municipale. Comment l’avez-vous rencontrée ? Dois-je comprendre que c’est avec elle que vous découvrez les merveilles de ce nouveau monde ? En fait c’est idiot mais je n’ai pas encore songé à vous poser la question. Est-ce qu’Anna et vous êtes devenues amies à Storybrooke où vous connaissiez-vous déjà à l’époque où nous étions dans le monde des contes ?

Juliette m’interrogea ensuite sur les jouets que je fabriquais. Elle me montra une des maquettes de bois que j’avais installée pour que les enfants puissent jouer pendant qu’ils dressaient un portrait de l’ami imaginaire de leurs rêves. Affichant sur mon visage un sourire amusé, je plaçais deux de mes doigts dans ma bouche et sifflais en regardant le hall d’entrée. Soudain, Cookie mon joli golden retriever entra dans la pièce. La langue en dehors de sa bouche, il remuait la queue, tout heureux d’avoir un peu d’attention de la part de son maître. Il s’assit alors à deux pas de nous, regardant tendrement mon invitée. Je tournais alors mon attention vers Juliette.

- Il faut que je vous montre quelque chose.

Me relevant de mon canapé, je me positionnais devant mon chien et lui donna différents ordres qu’il exécuta avec une grande facilité. Cookie était encore tout jeune, mais il savait déjà exécuter de simples pirouettes tel que rouler-bouler, faire le beau ou encore faire le mort. Chose plus difficile, Cookie pouvait marcher sur ses pattes arrières ou rapporter des objets dissimulés dans la maison avec une grande aisance. Lorsqu’il eut terminé ses exercices, je m’agenouillais à côté de lui et le caressais pour le féliciter de son bon travail. Tournant mon attention vers Juliette, je lui souris et déclarait tout en bombant légèrement le torse.

- Cela pourrait peut-être vous surprendre Juliette. Malgré son apparence très canine, Cookie n’est en fait qu’un androïde, un robot surdéveloppé soumis aux lois de ses circuits internes. Voici le genre de jouet que je créer entre ces murs. Les enfants apportent avec eux leurs idées d’animaux réels ou imaginaires et je me charge ensuite de leur conceptualisation. Pour le moment, je ne suis malheureusement pas en mesure de leur attribuer une intelligence émotionnelle. Ils ne peuvent comprendre lorsque leurs petits maîtres sont tristes ou en colère. Ils ne possèdent pas non de sentiments autre que la joie ou leurs propres personnalités mais j’espère qu’un jour, je pourrais remédier à ce problème.

Je me relevais ensuite pour m’asseoir à nouveau aux côtés de Juliette. Cookie lui s’installa sagement dans un coin de la pièce et s’allongea sur une couverture placée exprès pour lui.

- Alors dites-moi, que pensez-vous de mes jouets ?

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MessageSujet: Re: On ne se serait pas déjà rencontrés ? (PV Juliette Whitedawn)   Mar 12 Avr - 21:44


❝On ne se serait pas déjà rencontrés ?❞
Juliette A. Whitedawn & Marvin E. Kandinski
Mon cadeau avait plu à Marvin. Un sourire rassuré ornant mon visage angélique, je ne pouvais m’empêcher d’être fière de moi. J’avais réussi. Certes cette acte était naturel, basqiue même. Seulement essayez un peu de vous mettre dans ma situation ! Toute ma vie j’avais été assisté. Depuis mon plu jeune âge des personne me servaient, elles vivaient pour mon bien être et s’assuraient au quotidien que je ne manque de rien. Puis d’un coup après près de soixante ans d’assistance, je me retrouvais jetais dans un monde où je devais me débrouiller seule. Aller au marché, porter mes bagages, tout était nouveau pour moi, alors oui acheter un bien capable de plaire à la personne qui le recevait était une source de fierté pour moi. Préférant ne pas relever la nature des détails sur la relation que je suspectais entre Anna et Marvin, je me contentais de répondre à mon hôte du jour :

« Je suis heureuse que cela vous plait, en effet Anna me l’avait dit »

Mes jambes croisées à la manière royale, je posais mes mains sur mes jambes, admirant l’univers qui m’entourait, en me permettant de complimenter la maison. Un compliment qui une fois de plus ravissait Marvin, qui m’expliqua que rapidement ce lieu allait finir par me déconcerter et dégager de nombreuse interrogation. Apparemment, elle était remplie de nouvelle technologie, fronçant légèrement les sourcils je ne pu m’empêcher de regarder innocemment autour de moi à la recherche du moindre objet suspect. Tandis que Marvin me proposait quelques choses à boire, souriant à nouveau, je reportais mon attention sur lui, le regardant comme une enfant face à une source fantastique de connaissance, je répondais en rigolant :

« Surprenez-moi, je vous avoue que dans notre monde, j’étais plus habitué au thé. Sans doute un effet secondaire du pays des merveilles, mais j’adore les nouvelles expériences, je vous offre ma confiance. »

Suivant du regard, les mouvements de l’inventeur, je finissais par le suivre poussé par ma curiosité maladive. Sursautant légèrement face au bruit inquiétant que faisait la chose dans laquelle Marvin venait de mettre des ingrédients je demandais légèrement interdite en gardant une distance de sécurité vis-à-vis de la cuisine :

« C’est quoi cette machine ? »

Après quelques secondes, mon hôte revint vers moi avec deux verres en main. Saisissant celui qu’il me tendait, je jetais un regard vers la machine infernale, déconcertée bien qu’intriguée avant de retrouver l’usage de la parole

« Merci, je dois vous avouer que tout ça reste pour moi un véritable mystère, c’est même légèrement effrayant, je ne comprends pas comment cela marche … A votre santé, et merci à vous de m’avoir convié chez vous ! »

Portant le verre qu’il m’avait confectionné, je surmontais la légère appréhension qui me tordait l’estomac. Après une légère hésitation, je me lançais. Avalant une petite gorgée, le gout légèrement framboisé de ce dernier couplé à une certaine d’acidité, me fit relever les yeux vers Marvin. Curieuse, je demandais joyeusement à ce dernier :

« C’est très bon vous y avez mis quoi à l’intérieur ? Y a-t-il de l’alcool ? Je pourrais essayer un jour de faire un cocktail, votre machine m’intrigue ! »

La discussion dérivant sur une amie chère à mon cœur, je souriais davantage en pensant à Belle. Cette femme était exceptionnelle. Sa gentillesse n’avait pas d’égale, elle rendait service sans chercher une moindre compensation en retour. Acquiesçant d’un signe de tête lorsqu’il affirmait que ma patronne était quelqu'un d’adorable, je m’apprêtais à lui dire que j’étais son associé quand il me questionna vis-à-vis de ma rencontre avec Anna. Buvant une nouvelle gorgée de mon verre, comme pour me donner du courage je me demandais si Anna lui avait dit pour mes pouvoirs, ceux de sa sœur ou encore de sa vie au monde des contes.

« Oui Belle est géniale, c’est ma patronne. Je ne pouvais pas rêver mieux ! Anna, je l’ai rencontré dans notre monde quelques temps avant que nous arrivions ici. Son beau frère avait voulu envahir mon royaume. J’avais décimé une partie de son armée, aidé par ma propre armée et les mages. Une fois que j’ai découvert l’identité du nouvel envahisseur, je me suis rendue à Arendelle afin de connaître les raison de leur intérêt pour mon royaume. C’est là où j’ai rencontré Anna. Elle était différente de toutes les personnes qui l’entouraient. Elle était sans doute la seule avec sa sœur ainée, la reine à ne pas me regarder comme une étrange créature. Pourtant j’avais passé les portes du château sans user de mes pouvoirs. Les rumeurs m’avaient devancé. Qu’importe, Anna me rappelait ma petite-sœur. Elle était un souffle revigorant dans cet environnement hostile. C’est ce qui m’a poussé à aller vers elle et nous avons sympathisé. Puis j’ai dû repartir dans mon royaume pour le protéger des trolls et des ogres. J’ignorais qu’elle se trouvait dans cette ville, mais je suis heureuse de voir qu’elle va bien. »

Terminais-je en me rasseyant sur le canapé, reluquant une fois de plus l’élégant rose de mon verre. Cette fois je ne pouvais qu’avouer que mes thés étaient d’une autre teneur dans le pays des merveilles. Attention, ne vous méprenez pas je n’ose pas prétendre que dans Wonderland, le thé ne contenait uniquement de l’eau. Certain avait des vertus bien plus amusante. Ils n’étaient pas forcément conseillés pour une santé d’esprit saine, cependant une fois de temps en temps se livrer à l’insouciance était conseillé pour ne pas craquer. Curieuse, comme à mon habitude, je demandais un supplément d’information sur les jouets que Marvin créait. Je me doutais qu’ils seraient différents de ceux que j’avais déjà connus jusqu’ici. Cependant je ne m’attendais pas le moins du monde à ce qu’il allait m’arriver. L’inventeur siffla entre ses doigts pendant que je regardais une maquette certaine que c’était le jouet abouti, lorsqu’un chien pénétra dans mon champ de vision. Un sourire aimant illuminant mon visage, je m’abaissais à sa hauteur. Tendant la main, paume vers lui, je donnais au chien le choix d’avancer, vers moi. Une décision que le golden retriever prit rapidement en caressant sa tête contre ma paume. Fronçant les sourcils, je reculais légèrement. Pourquoi est-ce que je ne ressentais rien ? En temps normal il y avait un lien indéfinissable entre moi et les animaux, je ne pouvais pas ressentir ce qu’ils pensaient mais je savais quoi faire. En l’occurrence rien n’émanait de ce dernier. Tapotant la tête du drôle d’animal, je me relevais tandis que son maître m’expliquait que ce chien était en réalité un robot. Entrouvrant la bouche légèrement, j’intégrais les dires du l’inventeur fou. Laissant un rire admiratif s’échapper de mes lèvres, couplé à un léger soulagement :

« Tout s’explique, voilà pourquoi je ne pouvais sa ressentir sa présence ! C’est tout bonnement magnifique ! Vous êtes vraiment un faiseur de rêve Anna avait raison ! »

Buvant une nouvelle gorgée, je posais mon verre sur la table en face de nous, reportant mon attention sur le chien, ou du moins le faux canin qui s’était couché non loin de son maître. Quelle magie était-ce ?

« Êtes-vous magicien ? Je n’arrive pas à comprendre comment vous avez pu réaliser ce chien, … Vos jouets sont stupéfiant et déconcertant à la fois. Les enfants ont beaucoup de chance de vous avoir. Vous réalisez tout leur souhait ! Dans notre monde aussi vous créez des jouets ? Où c’est cette ville qui a choisi pour vous ? »

Caressant la tête du chien, je m’étonnais une nouvelle fois de ce vide que je ressentais. Rien. Fronçant les sourcils, j’admirais les diverses attitudes du robot, tout semblait annoncer que c’était un vraie. De cette façon de remuer la queue, ou encore de cette manière attendrissante que le chien avait à monter sa truffe vers la paume de ma main afin de prolonger la caresse que je lui offrais.

« Tellement déconcertant »

Murmurais-je, les sourcils toujours froncé. Me retournant vers Marvin, je me rappelais les raisons qui m’avaient poussé à revenir dans ce monde. L’amour. L’amour enivrée-t-elle également les pas de l’inventeur fou ? Anna était-elle pour lui ce que Roméo était pour moi ? Cet homme était-il vraiment un homme digne de confiance ou allait-il faire comme ce Hans que je n’avais jamais eu le malheur de rencontrer : briser le cœur si pure et attendrissant de la princesse d’Arendelle.

« Racontez-moi comment avez-vous rencontré Anna ? »

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MessageSujet: Re: On ne se serait pas déjà rencontrés ? (PV Juliette Whitedawn)   Mar 19 Avr - 22:27


❝On ne se serait pas déjà rencontrés ?❞
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Avec bienveillance, j’adressais un sourire à Juliette. Apparemment, la jeune femme était soulagée de savoir que son cadeau m’avait plu. Cet acte semblait être une petite victoire pour elle et je ne voulais pas gâcher sa joie. Je hochais légèrement la tête lorsqu’elle me confia connaître les goûts de la jeune femme pour le chocolat qui accompagnait presque tous ses repas.

- Oui, bien évidemment ! Cela ne devrait guère me surprendre d’ailleurs. Après tout vous êtes amies toutes les deux ! C’est une des premières choses que j’ai apprise sur Anna, d’ailleurs !

Je ne pouvais m’empêcher de sourire en songeant à elle. Je me rappelais encore la matinée de Pâques et de la mine surprise qu’elle m’avait adressée lorsque je lui avais offert des montagnes de chocolats pour fêter l’évènement !

Laissant ces quelques souvenirs derrière moi, je me concentrais à présent sur mon invitée. Elle me confia alors être habituée au thé du pays des merveilles. Le thé ? Décidemment, cette boisson maudite me poursuivrait toute ma vie. Elle était rattachée à des souvenirs douloureux que je ne pourrais jamais effacer de ma mémoire. Durant des années, ce breuvage avait constitué l’arme secrète de prédilection de Lucille, ma sœur adorée. Afin de s’emparer de la fortune de mes différentes épouses, elle les affaiblissait en glissant du poison dans leurs thés. Un châtiment bien cruel et qui constituait pour elles une longue et douloureuse agonie. A l’époque, je m’étais montré incapable d’intervenir. Mais aujourd’hui, c’était différent. Généralement, je ne servais jamais de thé à mes invités. C’est pourquoi, je choisis un cocktail de ma propre invention.

- Je n’ai malheureusement pas de thé. Je dois bien avouer que je n’apprécie guère cette boisson. Je lui préfère de loin la tisane. Tenez, je sais justement ce que je pourrais faire pour vous faire plaisir.

C’est alors que je sortir ma machine qui attisa bien vite l’attention de mon invitée. Juliette me rejoignit alors, intriguée par l’étrange machine qui nous servirait de barman. Je bombais alors le torse. J’étais toujours si fier de moi lorsque mes créations attisaient la curiosité de mes spectateurs. J’appréciais la curiosité plus qu’aucune autre qualité. C’est elle qui permettait d’aiguiser notre intelligence et nous poussait à nous surpasser. Juliette possédait justement une fraîcheur d’esprit que je trouvais admirable. Un instant, elle me rappelait notre jeune recrue Private qui a de nombreuses reprises avait tenu à m’assister dans mes expériences pour comprendre le fonctionnement de mes machines. M’éclaircissant légèrement la gorge, je me tournais vers Juliette.

- Ceci Juliette est un appareil à fabriquer des cocktails. Généralement, cette fonction est confiée à des spécialistes en restauration que l’on appelle barman. Comme je n’ai pas le temps d’apprendre à fabriquer moi-même mes propres cocktails, cette machine fait le travail à ma place. Tout ce qu’il me suffit de faire est de sélectionner les ingrédients qui se trouve sur ce tableau de bord et mon invention se charge du reste.

J’avais choisis pour Juliette, un cocktail mojito à la fraise sans ajouter de rhum. C’était pour moi une boisson qui pouvait se rapprocher du thé glacé et j’espérais que Juliette l’apprécierait.

Revenus à nos places respectives, je lui tendis le cocktail et attendis son verdict avec une certaine appréhension. Fort heureusement, ce dernier ne se fit pas attendre. Juliette appréciait ma recette et je lui adressais alors un sourire rassuré.

- C’est une recette de cocktail assez traditionnelle. De la menthe, du citron, du sirop de fraise et du sucre de canne. Comme j’ignorais si vous appréciée ou non l’alcool, je n’ai pas ajouté le rhum que l’on trouve traditionnellement dans ce cocktail. Je vous apprendrais à vous en servir avec plaisir, si vous le désirez. Vous pourrez alors constater par vous-même à quel point c’est facile de l’utiliser !

Nous abordions alors nos discussions sur nos amies respectives. Belle était mon professeur de lecture et d’écriture. Grâce à ses bons conseils, j’apprenais rapidement et j’avais réussis à attaquer la lecture de mes premiers romans très rapidement. Belle m’avait toujours donné ses cours à la bibliothèque et je fus réellement surpris d’entendre Juliette me confier qu’elle était l’associée de Belle. Comment se faisait-il que je ne l’y ai rencontrée ?

- Oh vous travaillez donc à la bibliothèque ? Cela doit être réellement formidable, surtout avec une patronne aussi passionnée et patiente qu’elle. Je ne vous cacherais pas cependant que je suis surpris. Il m’arrive très souvent de me rendre à la bibliothèque et je ne vous y ai jamais rencontrée. Depuis quand travailler vous pour Belle ?

Nous partions ensuite de Belle et de la raison qui avait poussée Juliette à la rencontrer. Je buvais littéralement ses paroles. Jamais je ne me serais doutée que la jeune personne en face de moi puisse être une cheffe de guerre et une reine. Je me rappelais que Juliette m’avait parler du thé qu’elle buvait au pays des merveilles. Serait-il possible qu’elle dirigeait ce royaume. Si c’était le cas, connaissait-elle Alice ? Cette pauvre malheureuse qui avait subi durant des années les tortures psychologiques et physiques des chirurgiens du monde gris ? J’avais la désagréable impression que mon instinct ne m’avait pas trompé et que Juliette était réellement liée à Alice. Cette réflexion me mit mal à l’aise l’espace d’un instant. Je ne savais réellement que dire. Mais si je l’avais conviée, c’était bien pour tirer cette histoire au clair, non ?

- C’est étrange comme la vie peut mêler et démêler nos destins, n’est-ce pas ? Ainsi donc vous connaissiez La reine Elsa et la princesse Anna bien avant d’arriver dans ce monde ? C’est intéressant ! J’imagine que ce n’était pas une période facile pour vous. Si je comprends bien vous régniez sur le pays des merveilles lorsque vous étiez dans le monde des contes ? J’imagine que vous devez donc connaître tous ces personnages emblématiques que l’on retrouve au travers des romans de Lewis Carroll. Le chapelier fou, le chat du Cheschire… Alice peut-être ? Comment s’est déroulé cette guerre ? Avez-vous fini par vaincre ? Je dois bien vous accorder que Anna est une personne formidable. Elle semble être dotée d’un talent particulier pour amener la lumière là où tout n’est qu’obscurité.

Nous changions alors de sujet lorsque Cookie entra dans la pièce. Une fois de plus, Juliette se montra curieuse et me posa des questions sur l’étrange animal qui se tenait devant elle. Cependant, une chose me frappa dans son discours. Elle semblait posséder un don pour ressentir les animaux. C’était un talent à la fois étrange et fascinant ! Une pensée traversa alors mon esprit. Si elle était capable de ressentir l’animalité autour d’elle, était-elle capable de la ressentir en moi ? Car après tout, si mon enveloppe charnelle avait été modifiée, je restais le même à l’intérieur. A moins que c’est moi qui me trompais sur mon compte. Peut-être ne restait rien en moi du manchot que j’étais autrefois. Peut-être que ma transformation avait totalement transformé ma nature profonde. Ne pourrais-je donc jamais revenir à mon statut d’oiseau marin. Cookie posa soudainement sa truffe contre mon avant-bras, me faisant sortir de mes rêveries.

- Vous possédez un don de détection des animaux ? Quel don intéressant ! Je suis heureux qu’il vous plaise, Cookie est certainement le robot le plus aboutis de ma collection. Il m’a fallu beaucoup de travail pour arriver à un tel résultat de mimétisme. Je ne me considère pas comme un faiseur de rêve… plutôt comme un créateur de cauchemar. C’est amusant de voir à quel point Cookie s’est rapidement attaché à vous !

Juliette me demande alors si j’étais un magicien. Un magicien ? Si seulement elle pouvait savoir à quel point je haïssais ce mot ! Je détestais la magie jusqu’au plus profond de mes entrailles. Pour moi, les personnes qui en étaient dotées ne le devaient qu’à un coup du destin. Il leur suffisait de jeter des paillettes et de faire quelques incantations pour que leur volonté s’accomplisse. La science était, elle, un travail de chaque instant, on ne pouvait obtenir de bons résultats qu’avec le mérite et certainement pas par chance.

- Un magicien ? Non pas du tout. Je suis un scientifique, Juliette ! Un magicien des temps modernes, qui doit sa réussite à des matières aussi fascinantes que la physique ou la robotique. C’est un travail de longue haleine, mais comme vous pouvez le voir, cela en vaut la peine ! Je suis heureux de pouvoir démontrer aux enfants que même les êtres dépourvus de magie peuvent réaliser des exploits grâce à leur intelligence et leur ténacité. C’est le message que j’essaie de transmettre au travers de mes inventions. Je suis en réalité un scientifique de l’armée. Dans le monde d’où nous venions je créais des armes pour l’armée de mon pays. Je créais des armées, mettais au point des plans de batailles… donc mon travail était bien plus différent de celui que j’exerce aujourd’hui. Mais il est vrai que je créer déjà des jouets comme des boîtes à musiques pour les princesses dont mon unité avait la charge ! Mais il s’agissait plus un passe-temps qu’un véritable travail !

Détournant son attention de mes jouets, mon invitée m’interrogea à nouveau sur Anna et sur notre rencontre. Souriant aux anges, je lui racontais alors mon histoire.

- Mon histoire n’a rien de comparable avec la vôtre, je le crains. J’ai rencontré Anna à Storybrooke. Le shérif Emma Swan qui était sa colocataire, souhaitait qu’Anna puisse trouver un travail pour l’aider à s’intégrer dans la ville. J’avais alors besoin d’une assistante et j’ai accepté qu’elle vienne travailler à mes côtés. Comme Anna est une fille curieuse, elle s’est rapidement intéressée à mon travail et je lui ai appris quelques aspects de mon travail. C’est un véritable rayon de soleil, juste ce dont j’avais besoin pour chasser ma morosité. C’est une femme vraiment extraordinaire… vraiment extraordinaire !
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MessageSujet: Re: On ne se serait pas déjà rencontrés ? (PV Juliette Whitedawn)   Dim 24 Avr - 11:02


❝On ne se serait pas déjà rencontrés ?❞
Juliette A. Whitedawn & Marvin E. Kandinski
Un voile de souffrance traversant les yeux de Marvin, lorsque j’évoquais le thé, je ne préférais pas relever. De son côté il était plus adepte des tisanes. Hochant la tête, silencieuse, je le suivais vers sa cuisine après avoir fait une brève halte au salon. Le malaise concernant la boisson fard de mon monde, disparaissant, devant la fascination que j’exprimais face à l’appareil qui allait créer ma boisson. Un cocktail si j’avais bien retenu. Rapidement Marvin se transforma en un professeur, sans doute la force de l’habitude de travailler avec Belle. Il avait la même lueur de fierté dans le regard que Belle lorsqu’elle m’expliquait certaine chose qui lui tenait à cœur. Érudite, comme à mon habitude je buvais ses paroles, un sourire chaleureux illuminant mon visage.

« Ô oui j’en serais ravie ! »

Répondais-je automatiquement à mon hôte, avant de saisir le verre qu’il me tendait et de le gouter avant de lui demander ce qu’il avait mis à l’intérieur. Une réponse que je ne tardais pas à avoir. Hochant la tête, légèrement reconnaissante envers Marvin pour sa prévention de ne pas m’avoir mis du rhum. Mes années de consommation d’alcool restaient pour moi un mauvais souvenir et le rhum en faisait partie. Peu désireuse de le faire partager au patron d’Anna je répondais :

« Merci pour votre prévenance, vous avez bien fait de ne pas mettre le rhum. »

Tandis que nous repartions vers le salon, je mettais en sourdine, les souvenirs que le simple mot « rhum » avait provoqué en moi. Dans ce monde le rhumé tait-il aussi la boisson des pirates ? Provoquait-il aussi un blocage des émotions ? Ou celui du monde des contes était-il simplement plus puissant que celui de ce monde. Aucune idée. Je ne poserais pas la question de peur de me retrouver piéger à devoir avouer ce passé de prostitué qui détonnait avec mon histoire. Cette noirceur que je dissimulais sous un sourire et sous un regard parfois mélancolique que les personnes aimaient mettre sous le compte des épreuves que j’avais parcouru. Forte-heureusement, nous basculâmes sur la bibliothèque, l’évocation de mon amie la plus proche de ce monde calmant mes souvenirs douloureux, je me laissais aller à louer les louanges de cette femme à la vie passionnante et au cœur plus pur que n’importe quel autre ?

« Ca doit faire un peu moins de quatre mois que je travaille pour Belle. Mais c’est un peu normal que vous ne m’ayez pas vu. Je suis arrivée dans cette ville il y a quatre mois. Au départ Belle c’est surtout échiner à me faire comprendre les règles de cette ville. Je n’étais pas souvent à la bibliothèque, puis après je préférais rester éloigné des personnes qui venaient. Alors j’étais dans la réserve. Puis souvent, Belle me laisse vaquer à la mission que je m’étais donnée en venant dans ce monde : retrouver ma famille. Alors là aussi j’étais quelque peu absente… »

Confessais-je calmement, malgré la légère pointe de tristesse qui s’était immiscé dans ma voix lorsque j’avais évoqué ma mission. Une mission que j’avais quasiment terminé. J’avais retrouvé Alice. Elle était différente, mais en meilleur état que la dernière fois. Quant à Roméo, il m’avait remplacé. Bien que du point de vu de ma cadette je devais lui laisser une chance, le bénéfice du doute. Elle voulait que je lui parle. Cependant, pour l’instant j’en étais incapable. Le voir avec une femme pendu littéralement à ses lèvres m’avait bien trop blessé pour que je ne puisse le laisser s’en tirer si facilement. J’étais Juliette Capulet,, la Reine Blanche, je ne me prosternais pas devant les pieds de mon mari, pour le supplier de me reprendre. Marvin coupa court à mes penser en me demandant comment j’avais rencontré Anna. Une preuve supplémentaire que lui et Anna n’avait pas des relations strictement professionnelle. Contant notre histoire commune, avec bonne humeur, malgré le caractère chaotique de cette dernière étant donné que son beau-frère m’avait directement déclaré la guerre en pénétrant sur mes terres. Il faut dire que ce dernier n’était pas tellement adepte des bonnes manières, heureusement sa femme rattrapait ses erreurs de clairvoyance.

« Oui, le destin nous pousse à faire des choix qui nous auraient paru impossible à imaginer. Cette période est en effet pas facile à aborder, ceci dit je ne suis pas dans les personne à plaindre. J’avais un royaume, mes pouvoirs pour me protéger des dangers extérieurs et de fidèle allié. Ca na pas été le cas de tout le monde. Dans notre monde après le passage du sort noir beaucoup de personnes ont souffert plus que moi, qui plus est ils se sont retrouvés au centre d’une guerre entre les divers seigneurs encore présent…. »

Marquant une pause, je buvais une nouvelle gorgé du cocktail sur mesure que j’avais eu. Avant de poursuivre :

« Je suis la Reine Blanche. Je ne connais pas le roman que vous citez, mais Belle a tenté de m’expliquer que dans notre monde nous étions réduits au statut de fiction. Je connais toutes les personnes dont vous parlez. »

Adressant un faible sourire, je buvais une nouvelle gorgée, de mon breuvage avant de poursuivre en caressant la tête du chien :

« Je pense que dans ce livre vos sources ont dû être corrompu. En réalité, quand nous somme arrivés Roméo, Benvillio, Rosaline enfin Alice et moi, il y avait une prophétie qui nous concernée. Je devais mener ma sœur au combat et l’aider à gagner Cora. Après elle aurait été la reine et je lui aurais appris à régner avec bienveillance et clairvoyance. Seulement, près d’un an après notre arrivé Cora fit kidnapper ma sœur. Pour la retrouver j’ai mis le royaume de la reine de cœur à feu et à sang en faisant tomber en son sein la tempête la plus dévastatrice que le royaume avait dû affronter. J’ai décimé à moi seule la majeure partie de ses soldats de carte, le temps que mes hommes s’infiltrer dans le château de Cora pour retrouver Alice. Seulement, la reine de cœur l’avait déjà envoyé dans un autre monde. »

Cessant de parler, je posais mon verre, caressant le faux chien, avant de lâcher :

« Nous avons passé six année à la chercher, j’ai perdu la mémoire, je l’ai retrouvé et j’ai retrouvé Alice. On lui avait fait du mal. Elle était enfermée dans un lieu sordide qui lui avait tout retiré de son identité. Je ne sais pas ce qu’on lui a fait. Je n’ai pas eu le temps de la sauver. Le sort noir nous a ensevelis et me les a tous retiré. Nous n’avons gagné aucune guerre. Ces femmes ont le cœur plus sombre que la nuit. Elles nagent dans les ténèbres. Elles ont tous les vices et aucun scrupule. Je ne pouvais gagner face à Cora sans perdre mon âme, sans Alice, ca n’en valait pas la peine. »


Laissant échapper un léger rire, je reprenais mon verre pour boire une gorgée plus importante, avant d’ajouter d’une voix désolée :

« Navrée, vous devez penser que je suis égoïste et capricieuse. Parfois je me dis que Jefferson a peut-être raison je ne vaux pas mieux que ses sorcières. »

Désireuse de changer de sujet et surtout de ne pas attiser la pitié ou encore de plomber l’ambiance, je changeais de sujet préférant parler du chien de Marvin. J’étais curieuse. Je ne comprenais pas comment une telle chose était possible. A mon sens ça se résumait à de la magie. Sans m’en rendre compte je parlais de mon affinité avec les animaux, une nouvelle qui semblait étonnait Marvin, ce dernier assimilait ca à un don. Rigolant légèrement, je le rectifiais :

« Ce n’est pas un don de détection à proprement parlé. Disons que je sais quand un animal s’intéresse à moi et lorsque je les touche ou que je leur porte attention, j’arrive à savoir ce qu’ils ressentent. A mon sens ce n’est pas un don mais plus une affinité. »

Tandis que j’expliquais cela, cookie, appuyait son museau contre ma jambe. Lui attribuant une caresse avant de lui demandait si il était magicien, je buvais davantage pendant que Marvin m’expliquait qu’il était un scientifique et non un magicien. L’écoutant attentivement, je tentais de discerner la différence entre la magie et la science. La frontière entre les deux restait légèrement floue. A mon grand étonnement, cette activité était très différente de celle qu’il pratiquait actuellement. Lorsqu’il évoquait la construction d’arme, je fronçais les sourcils. J’avais parcourus d’ensemble des territoires de notre monde. Le seul qui utilisait des armes à feu était le territoire gris. C’était dans ce monde qu’Alice avait été prisonnière pendant plus de six ans. Ma réflexion m’empêchant de lui poser la question qui me brûlait les lèvres, le maître de ses lieux, répondait à une autre de mes questions à savoir sa rencontre avec Anna. Une rencontre moins chevaleresque que la mienne avec Anna, mais tout aussi importante. Une fois de plus le langage corporel de Marvin, changea à la seule évocation de la princesse d’Arendelle.

« Vous étiez dans le territoire gris alors ? C’est celui qui a privé ma petite-sœur de sa liberté ! La connaissiez-vous ? »

Demandais-je suspicieuse, un mauvais pressentiment tordant mon estomac, avant de reprendre :

« Vôtre relation avec Anna n’est pas purement professionnelle n’est-ce pas ? Ne soyez pas étonné, je suis Juliette Capulet. L’amour ne peut pas être dissimulé éternellement. Croyez moi, avec Roméo nous avons essayé, en vain. L’innocence d’Anna en la matière me rappelle la mienne, un homme c’est déjà jouer d’elle une fois. Êtes vous sincère ou est-ce seulement une distraction pour vous ? »


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MessageSujet: Re: On ne se serait pas déjà rencontrés ? (PV Juliette Whitedawn)   Sam 14 Mai - 19:33


❝On ne se serait pas déjà rencontrés ?❞
Juliette A. Whitedawn & Marvin E. Kandinski

Je fus ravi de voir la réaction de Juliette face à ma proposition. La jeune femme me semblait être une personne curieuse et cultivée, tout à fait le genre de personne avec lesquelles je partageais des affinités naturelles. Il n’y avait donc rien d’étonnant qu’elle puisse travailler aux côtés de Belle. Les deux jeunes femmes devaient très certainement posséder toutes deux un esprit vif et aiguisé qui s’émerveillaient de la moindre de leurs découvertes. Je me réjouissais d’ores et déjà de lui faire partager mon savoir. Juliette semblait ravie de mon attention de ne pas avoir ajouté d’alcool dans son cocktail. Si seulement elle pouvait savoir à quel point je haïssais ce breuvage. J’avais passé une année à courir de bars en clubs de nuits durant l’année qui avait suivi la malédiction. J’avais réellement triste mine à cette période ! Fort heureusement pour moi, le breuvage qui détruit bien souvent les précieux neurones du cerveau n’avait eu aucun effet sur le mien. Au cours de ma vie, j’avais déjà supprimé une bonne partie de ce dernier pour réaliser les rêves d’Edith. L’idée que mon potentiel intellectuel soit encore détruit par la faute de ma maladresse me terrifiait. C’est pourquoi je m’étais bien promis de ne jamais tenter le diable ! Bien souvent, je troquais à présent l’alcool contre de l’eau.

- Je suis heureux d’avoir eu la jugeote de ne pas le faire ! Vous allez sans doute trouver cela étrange mais je ne bois pas d’alcool non plus. C’est à se demander à qui je peux bien réserver celui qui se trouve au frais dans ma machine.

Buvant les paroles de la demoiselle, je l’écoutais parler de son arrivée à Storybrooke. Cela n’avait pas dû être facile pour elle de s’adapter à la vie dans cette ville. Elle était si différente de la vie que nous avions connue dans le Mondes des Contes. Pour nous, les personnes maudites, le problème ne s’était pas posé en ces termes. Lorsque nous sommes arrivés ici, tout nous semblait être naturel et la technologie donnait l’impression d’avoir fait partie de nos vies depuis toujours. Cette situation avait dû être un vrai handicap pour elle. Heureusement, elle avait des amies qui s’étaient chargées de son intégration.

- Vous n’êtes arrivée à Storybrooke il y a seulement quatre mois. Comment cela est-il possible ? N’aviez-vous donc pas été touchée par la Malédiction ? Comment êtes-vous arrivée jusque chez nous ?

Ne voulant pas prendre le risque de la blesser, je stoppais net les milles interrogations qui débordaient dans ma tête.

- Euh… je vous prie de m’excuser. Je suis beaucoup trop curieux. Cela doit être mon esprit scientifique, je suppose. Surtout ne tenez pas en compte de ces dernières. Comment trouvez-vous votre vie dans cette ville ? Est-ce qu’elle vous convient ?

Je ne m’étais pas non attardé sur les détails de sa mission. Estimant que chacun a droit à son jardin secret, je ne voulais pas lui poser de question trop indiscrète sur un projet qui visiblement la bouleversais.

Au fur et mesure du discours de Juliette, j’en apprenais plus sur elle. La jeune femme semblait avoir vécue une vie plutôt agréable et semblait avoir apprécié son passé à la tête du Pays des Merveilles. Mon histoire était bien différente de la sienne, mais après tout n’est-ce pas cela qui rendait nos rencontres aussi passionnantes ?

- Je vois ce que vous voulez dire ! Je n’ai malheureusement pas eu la même chance que vous ! Je suis resté enfermé dans un hôpital pendant 28 ans sans que je ne m’en rende compte. Est-ce que la guerre fait toujours des ravages dans votre pays ? Pardonnez mon ignorance mais cette ville semble si loin du monde des Contes. Il me semble que parfois toutes nos vies passées n’ont été que des rêves dont nous nous sommes réveillés. Une sorte de fiction étrangère à nos vies ! Une œuvre de fiction comme vous le dites si bien !

Plongeant lentement dans mes pensées, je bus une nouvelle gorgée de cocktail. Enfermé dans mon silence et dans mes réflexions, j’ignorais l’espace d’un instant la présence de mon invitée. Ce ne fut qu’en entendant les noms des proches de Juliette que je sortis de mes pensées. Un nom m’avait particulièrement marqué, celui d’Alice la sœur de Juliette. Cet aveu me bouleversa au plus haut point. Mes suppositions s’étaient avérée exacte. Alice était bien la sœur de Juliette ! Sentant ma main trembler légèrement, je reposais devant moi mon verre. Je ne pouvais plus lâcher le regard de Juliette que je peinais à suivre ses paroles. Je demeurais alors silencieux et regardais Juliette flatter la tête de mon brave Cookie. Avait-elle ressenti le malaise que je ressentais à l’instant ? Je supposais que oui mais faisais mon possible pour ne rien laisser transparaître. Reprenant peu à peu l’usage de la parole, je hochais la tête d’un signe négatif.

- Juliette… vous avez fait votre possible pour sauver votre royaume d’une dangereuse menace. Et même si vos méthodes pouvaient sembler brutales, vos intentions étaient bonnes. Je ne pense donc pas que l’on puisse se permettre un telle comparaison. Vous n’avez rien d’une sorcière ! Pas pour moi en tout cas ! Si vous pouvez me permettre une question. Où... où se trouve votre sœur aujourd’hui ? Vous a-t-elle suivi jusque dans cette ville ?

Changeant alors de sujet, elle préféra se tourner vers Cookie et m’expliqua en quoi consistait l’affinité qu’elle avait avec les animaux. Je retrouvais peu à peu le sourire et regardait mon garde du corps affectueusement. J’appréciais beaucoup cette petite bête qui remplissait d’une manière si charmante mes soirées loin de mes proches.

- Votre don est réellement surprenant. Cette affinité est charmante ! les animaux sont un réconfort dans nos moments de solitude. Je ne pourrais jamais les comprendre, mais vous si ! Maintenant que j’y pense peut-être pourriez-vous me renseigner sur leur attitude où leur personnalité. Je ne vous cacherais pas que vos connaissances dans ce domaine me seraient bien utiles. L’accepteriez-vous ?

Une fois de plus, notre discussion s’orienta à nouveau vers Alice. Cependant, cette fois Juliette souhaitait directement savoir si je l’avais rencontrée. Cet état de fait lui semblait possible étant donné que nous avions tous deux vécus dans le Territoire Gris. Je ne m’étais jamais imaginé qu’elle pourrait être aussi perspicace ! Mon regard plongé dans le sien, je me remémorais lentement tous ces moments que j’avais passés dans cet asile à m’occuper de cette jeune fille. Je n’étais pour rien dans les tortures qu’on lui avait fait subir, mais je ne pouvais nier y être en partie responsable. Après tout, si je n’avais pas laissé Kiernan la charcuter, si j’avais trouvé le courage de m’opposer à mon ami alors peut-être que l’internement d’Alice se serait déroulés dans de meilleures conditions. L’instant été rêvé pour lui annoncer les regrets que mon cœur devait supporter depuis tant d’années. Pourtant, une fois de plus, je choisis de me défiler. Je craignais que cet aveu ne pousse Juliette à me haïr et ce n’était pas dans mes intentions. La seule chose que j’espérais c’était de pouvoir me racheter aux yeux des deux sœurs. Amicalement je lui souris donc et pris le risque de lui mentir tout en douceurs, espérant plus que tout faire illusion.

- La première fois que vous avez prononcé son nom, j’ai compris tout de suite qui c’était. J’ai travaillé de nombreuses années dans l’hôpital où votre sœur avait été internée ! Bien que je ne l’aie pas connue personnellement, j’étais outré par les traitements que mes confrères lui faisaient subir. J’ai toujours pensé que la méthode douce et la parole valaient mieux que les électrochocs ou que le charcutage gratuit malheureusement tous n’étaient pas de mon avis ! Je suis vraiment navré pour ce qui est arrivé à votre sœur, Juliette ! J’espère qu’elle a réussi à retrouver un équilibre de vie.

La discussion s’orienta alors vers Anna. Juliette n’était pas dupe. Elle avait tout de suite compris que notre relation était bien plus qu’une simple relation professionnelle. Rougissant légèrement, je pensais à tout ce que la belle rousse avait apporté dans ma vie depuis son arrivée. Je me sentis brutalement offusqué lorsque mon invitée évoqua ses craintes concernant mes sentiments.

- Vous êtes réellement perspicace ma chère. En effet, Anna et moi entretenons dans le plus grand secret une relation amoureuse. J’espère cependant que vous garderez cela pour vous ! Je ne vous permettrais pas de douter de mes sentiments à son égard. Je ne suis pas le genre d’homme qui passe leurs nuits de lits en lits en promettant à leurs amantes monts et merveilles ! Je l’aime sincèrement et même si je sais que cette relation est vouée à l’échec, je ferais tout pour la rendre heureuse. De cela, vous pouvez en être certaine. Je ne suis pas, je ne serais jamais un homme comme Hans.

Mon discours était sincère mais ne tenait bien évidemment pas en compte de la phase obscure de ma personnalité. Edward pourrait effectivement représenter une menace pour Anna. Il m’avait déjà poussé à lui faire du mal et n’hésiterait certainement pas à recommencer. Cependant je ferais tout mon possible pour éviter que cela ne se produise.

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MessageSujet: Re: On ne se serait pas déjà rencontrés ? (PV Juliette Whitedawn)   Sam 21 Mai - 21:09


❝On ne se serait pas déjà rencontrés ?❞
Juliette A. Whitedawn & Marvin E. Kandinski
« En faite, quand la malédiction à été rompu, le mage Brian, qui possède le don de clairvoyance, a trouvé l’existence de cette ville ainsi que le moyen de s’y rendre. Avant de venir dans cette ville je devais mettre mes amis en sécurité. J’ai accepté de faire un pacte avec un des seigneurs les plus puissants de notre monde désormais, en échéance de sa protection pour les mages de mon royaume.  Et après nous avons mis quelques temps avant de trouver le lièvre de Mars ainsi que son terrier magique, puis les mages ont insistés pour me former au divers changement que Brian avait aperçu dans sa vision. Dès que toutes mes affaires furent mit en ordre j’ai sauté dans le terrier et je me suis réveillée à côté du puits à souhait, à Storybrooke il y a quatre mois de ca. »

Hochant les épaules légèrement, je m’enfonçais dans le canapé du savant fou, avant de répondre à ses autre question par ordre d’arrivé. Il semblait passionner par mes histoires et ivre de curiosité. Après un instant de réflexion destiné à structurer l’ordre des informations que j’allais donner à Marvin, je me lançais, d’une voix sereine malgré la tension que ces histoires engendré dans mes souvenirs.

« Je ne sais pas pourquoi le sors noir n’a pas voulu de moi. Quand il m’a englouti j’étais seule, j’avais quitté ma famille pour remettre de l’ordre dans mes idées et éviter de perdre le contrôle de la bague. J’ai compris en voyant l’affolement de mes gardes qu’un horrible présage venait sur nous, dès que je me suis retourné le sort noir m’a avaler. J’avais si froid. C’était la première fois depuis plusieurs années que je ressentais le froid. Puis la malédiction à disparu, les gardes n’étaient plus là, et ma famille avait disparu. Je suis rentrée au royaume, dévasté, la bague avait repris légèrement le dessus sur ma volonté de maintenir le contrôle. La plupart de mon peuple avait porté disparu. C’est à cet instant que j’ai compris que ce nuage avait forcément emmené les disparus dans un autre endroit. J’ignorais pourquoi. J’ignorais où. J’étais seulement ivre de rage. C’est cette colère qui a maintenu la détresse que je ressentais sous-jacente et qui a fait en sorte que je devienne une guerrière. C’était Roméo le chef des armées normalement. Ceci dit j’’ai appris à me battre, à contrôler avec perfection mes pouvoirs. J’étais capable de protéger les mien e de décimer les armées ennemis avec l’aide des mages, a cinq nous avions réussi à maintenir un brin de sérénité chez les rescapés. Avant d’apprendre l’existence de cette ville j’avais refusé toute alliance, puis j’en ai conclu une avec Drago pour pouvoir mettre les personnes que j’aimais à l’abri ou du moins le moins à découvert possible. »

M’humectant les lèvres un instant, je sentais une boule de culpabilité me tordre l’estomac. Tout cela en valait-il la peine ? Roméo, je n’avais de cesse de le revoir avec cette femme pendu autour de son coup, et Rosaline enceinte. Ils avaient réussi là où moi j’avais faibli. Ils avaient su vivre sans moi. Même lorsque leur souvenir sont réapparu ils ont su vive leur vie sans pour autant être assai par leur passé, tout mon contraire. Me raclant légèrement la gorge, je demandais afin de briser le silence et d mettre fin à cette voix qui me répétait que j’avais condamné mes amis à mort.

« Et vous avez-vous perdu des êtres qui vous étiez cher ? Pour répondre à votre question, cette vie ici est déroutante à mes yeux, mais passionnante. Seulement, je n’ai as trouvé exactement ce que je souhaiter…»

Alors que nous parlions de nos vies respectives, nos vraies vies j’apprenais que ce dernier avait vécu une vie bien mois libre que la mienne. J’étais au courant que certaine personne n’avait pas la même chance que les autre à la naissance. D’ailleurs naître princesse, avait de nombreux avantages, l’argent, la reconnaissance, une vie relativement paisible bien que tout n’étais pas rose, nos obligations était bien moins pesante que celle du peuple. Mon verre fini, je l’écoutais, avec horreur, 28 années enfermées dans un hôpital. Comment était-ce possible ?

« Vingt-huit ans ? Comment est-ce possible ? Ne vous en faites pas, je suis dans la même ignorance face à Storybrooke, mais en effet c’est la guerre dans tous les territoires de notre monde. »

Buvant du cocktail que ce dernier m’avait concocté je regardais son chien, enfin son jouet. J’avais encore quelques difficultés à ingérer l’information et à ressentir se vide. Depuis ma plus tendre enfance j’avais une affinité avec les animaux en tout genre. D’un seul coup j’avais l’impression de perdre une partie de moi. Les explications du savant avaient légèrement atténué cette impression étrange qui me guettait, mais je ne pouvais m’empêcher d’être curieuse. Il avait tout du Golden, sauf que lorsque l’on s’y attardait davantage sa nature robotique se lisait dans les pupilles brillante et noir du chien. Notre discussion dériva sur Alice, ma cadette. Comme toujours dans de tels moments je sentais une vague de culpabilité m’envahir. Je racontais qu’une partie de l’histoire, celle qui m’arrangeait. Cette partie où j’étais la douce sœur aimante qui mettait tout en œuvre pour sauver sa sœur. J’omettais toujours la partie où je condamnais ma sœur à une vie d’esclave sexuelle. Pourtant, même si je n’en parlais pas la souffrance était toujours là. Elle se lisait dans ma chair brûlée au niveau de la poitrine. Mes cicatrices, me rappelaient constamment que j’avais été cette catin sur laquelle des hommes étaient passés sans me laisser la moindre chance de refuser. Tout refus était payer par la violence et l’acte douloureux finissait par conclure leur visite. Perdue dans mes sombres pensées, je repensais aux mots que m’avait dits Jefferson et sans réellement m’en apercevoir je pensais à haute voix. Dévoilant le fruit d’une réflexion dure que j’avais sur moi-même à savoir que je n’étais en rien différente à Cora ou à sa fille. Des pensées que Marvin s’’empressa de dénier, le regardant à nouveau mon regard rempli de souffrance, je lui offrais un pale sourire.

« Si vous le dites, ma sœur, elle vit avec Roméo dans un quartier voisin. Comme je vous l’ai dit elle a été embraqué par le sors noir. »

Suspicieuse, je me demandais pourquoi son soudain intérêt pour Rosaline. Une tension émanait de son corps, et je commençais tous juste à la ressentir étrange. Le fil de mes pensées tournait à cent kilomètres heure. La discussion dérivant sur Cookie, je sentais la tension se dissiper quelques peu, tandis que Marvin s’extasier devant mon affinité me demandant si je pouvais lui en apprendre davantage sur le fonctionnement et les émotions de ces derniers. Après une gorgé de cocktail, je répondais d’une voix légèrement absente ;

« Oui oui avec plaisir »

Incapable de rester davantage sans réponse, je réorientais la discussion sur ma cadette, il fallait que je sache malgré cette appréhension que je ressentais et que ne présageait rien de bon. Plus je parlais et plus un sentiment d’inconfort émanait du corps de Marvin. N’ayant guère le temps de m’appesantir sur cette nouvelle découverte j’attendais d’avoir une réponse qui n’allait pas me plaire. Comme u coup de poing dans la figure, le savant fou m’expliqua qu’il était un des médecins dans l’hôpital qui avait torturé ma sœur durant plus de six ans. Sans pouvoir me contrôler je sentais ma mâchoire se contracter, ma bague s’illuminant légèrement tandis que des larmes me monter aux yeux. Les mots électrochocs, charcutage gratuit, s’entrechoquaient dans mon esprit. J’imaginais ma sœur entre les mains de ses sauvages. Alors que Marvin s’excusait pour les interventions qu’Alice avait dû subir, je sortais de mes gons. Lançant un regard assassin au propriétaire des lieux, je lançais acide après avoir posé mon verre sur la table :

« Comment avez-vous pu luis faire ca ? Elle n’était pas malade ! Elle avait seulement besoin de MOI ! Qui est-ce qui l’a torturé ? Pourquoi vous lui avez fait ca ? »

Le poing serré, j’apercevais ma bague s’illuminer, Cookie se leva d’un bon en me montrant les dents prêt à m’attaquer. Automatiquement, je levais la main vers lui en lui faisant le geste de partir. Seulement, une bourrasque de vent s’échappa ouvrant les fenêtres en une seconde avant d’envoyer la pauvre Cookie contre le mur. Ce n’est que lorsque j’entendais son couinement, que je revenais à moi. Me levant en un saut, je me hâtais prêt de la chienne.

« Ô non, je suis désolée, Cookie. Pardonne moi je ne voulais pas »

Caressant la tête du faux chien, j’en oubliais que ce n’était qu’un robot. Sentant la tête du chien se laisser caresser sous ma paume de main, je souriais soulagé de ne pas l’avoir blessé avant de me retourner vers Marvin sans pour autant le regarder :

« Pardonnez-moi, j’aurais dû me contrôler. »

Sa réponse concernant sa relation avec Anna me revenant à l’esprit je préférais ne pas relever. J’allais seulement ouvrir davantage l’œil afin de m’assurer que les dires du quadragénaire étaient sincères. Un sentiment de peur, et d’appréhension me parvenant, je demandais sans le moindre détour :

« Qu’appréhendez-vous ? Pourquoi est-ce que je perçois quelques-unes de vos émotions. Lorsque je parlais d’Alice je sentais de la tension puis de culpabilité. Qui êtes-vous réellement ? »



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MessageSujet: Re: On ne se serait pas déjà rencontrés ? (PV Juliette Whitedawn)   Jeu 2 Juin - 23:51


❝On ne se serait pas déjà rencontrés ?❞
Juliette A. Whitedawn & Marvin E. Kandinski

Ecoutant les propos de Juliette avec attention, je prenais ci et là des informations importantes pour répondre à mes nombreuses interrogations. Je caressais depuis très longtemps le projet d’aider Anna à retourner à Arendelle où se trouvait toujours sa famille. Les propos de mon invitée me firent plaisir à entendre. Je compris dès lors que s’il existait un moyen pour emmener les personnages du monde des Contes dans le monde réel, il devait également y en avoir pour retourner dans le monde d’où nous étions venus. Je restais très admiratif face au courage dont Juliette avait fait preuve. Se battre jusqu’au bout pour espérer revoir un jour sa sœur et son Roméo était une action des plus nobles. Elle n’avait pas eu la chance d’être emmenée ici avec sa famille et elle ressentait une haine immense face aux personnes qui les avaient séparées. Je ne pouvais que la comprendre ! Même si la malédiction m’avait apportée plus de mal que de bien, je ne pouvais nier que cette dernière avait dû séparer bien des familles et des proches de tout horizon. Juliette s’était battue pour les mettre à l’abri et aujourd’hui elle les avait enfin rejoints. 28 ans c’était écoulés jusqu’au moment où la malédiction avait été rompue. 28 années que la jeune femme avait passés en espérant qu’elle retrouverait les personnes qui étaient si chères à son cœur. Cependant, lorsqu’elle s’adressait à moi je pouvais ressentir une légère culpabilité et une honte dans sa voix comme si elle regrettait son geste. Ce ton de voix fut bien étrange dans la bouche d’une femme respirant l’amour et le goût du sacrifice. Bien égoïstement, au travers de ces mots, je ne pouvais m’empêcher de comparer sa situation avec la mienne. Toujours bloqués dans mes pensées profondes et ce désir fou de s’engager pour les personnes que l’on aime, je ne pouvais m’empêcher à comparer cette situation avec celle que je vivais avec Anna. Adressant un sourire bienveillant à Juliette, je partageais mes pensées profondes.

- Ne trouvez-vous pas que l’Amour est une chose bien étrange ? Tous les sacrifices auxquels il peut vous pousser, tous ces miracles que vous pouvez accomplir en son nom… l’Amour c’est l’énergie de la Vie. Croyez-moi si vous le voulez ou non mais à mes yeux vous êtes une véritable héroïne !

Je revins plus en profondeur sur les propos que Juliette avait tenu et commençais à réfléchir

- Vous dites qu’il existe des moyens pour franchir les frontières des mondes ? Comment cela est-il possible ? Savez-vous ou nous pourrions trouver de tels passages ici, à Storybrooke ? Avez-vous un moyen quelconque de contacter ce mage Brian dont vous me parliez à l’instant ? je souhaiterais en connaître plus. Non pas que je tienne à retourner dans le monde des contes mais une personne de mon entourage le voudrait plus que tout. Je souhaiterais l’aider dans sa quête…

La jeune femme aborda alors un sujet très douloureux. Elle me parla de mes proches et de toutes ces personnes que j’aimais et que j’avais perdue. Avais-je perdu des proches ? Oh que oui ! Des gens que j’aimais plus que tout et qui m’avait été enlevé par la faute de ma double personnalité cruelle et destructrice. Hyde avait toute ma vie été l’instrument de ma perte ainsi que celle de toute ma famille. Mais comment aurais-je pu en parler à Juliette ? L’aurait-elle au moins compris ?

- Oui bien sûr que j’en ai perdu. Comme tout le monde dans cette ville j’imagine ! Mais ce n’était pas forcément la faute de la malédiction… J’ai une sœur qui est restée dans le monde des Contes et que je n’ai pas vue depuis très longtemps. Que cherchiez-vous donc dans cette ville ? N’avez-vous donc pas retrouvé votre sœur ?

Juliette s’attarda ensuite sur mon internement, comme pour enfoncer encore le clou qu’elle était déjà occupée à planter. Un léger sourire triste passa alors sur mes lèvres.

- Oui 28 ans… cela fait de très longues années, n’est-ce pas ? Lorsque j’y pense, je dois probablement est le seul docteur à avoir passer plus d’années en hôpital psychiatrique que tous mes patients réunis. Une chance pour eux, je ne pratique plus la médecine…. Cela doit être difficile pour vous de rester dans cette ville alors que la guerre fait rage dans votre monde.

Je fus alors très heureux d’apprendre qu’Alice avait fini par s’échapper et semblait vivre des journées heureuses ici, au sein de sa famille. C’était vraiment dur pour moi de voir cette jeune femme, jolie et intelligente, être enfermée comme un animal dans ce sordide hôpital. J’avais de nombreuses fois prier pour qu’elle puisse trouver le bonheur. Voilà qui était désormais chose faite ! Peut-être que j’irais lui rendre une petite visite à l’improviste un de ces jours. Bien sûr, il me faudrait trouver un prétexte ! Je ne pouvais tout de même pas aller me présenter en tant que je docteur Jekyll. Mais je gardais malgré tout confiance. Ma remarquable intelligence me permettrait très certainement de trouver un prétexte crédible. Juliette semblait alors ravie de m’aider et je m’en réjouissais. J’étais d’ores et déjà certain que le savoir qu’elle pourrait m’apporter serait des plus bénéfiques pour mes recherches.

- Je vous remercie, Juliette ! Je suis certain que notre collaboration pourra nous permettre de créer des robots époustouflants.

La discussion finit bien naturellement par retourner vers Alice. Aucune tentative de ma part pour changer de sujet n’avaient porté ses fruits. J’avais compris qu’il fallait à présent que j’affronte la colère profonde et bouleversante de sa sœur. Après tout, on ne peut échapper infiniment à sa culpabilité, elle finit toujours par tout emporter sur son passage. Juliette laissait sortir sa colère. Tous ces mots qu’elle avait gardés en elle le jour où elle était venue pour sauver sa sœur, toutes ces questions qu’elle avait toujours rêvé de poser à ces praticiens, elle le faisait maintenant avec la seule autorité compétente et responsable de la santé des malades. Sans ajouter un mot, je lui laissais déverser sa colère que je n’aurais de toutes manières pas pu taire tant elle était importante. C’est alors que j’assistais à un phénomène curieux et inquiétant. La bague de mon invitée s’illuminait comme un soleil. Craignant pour ma vie, Cookie s’était immédiatement dressé en position d’attaque. Ne désirant pas que la situation s’envenime d’avantage, j’avais ordonné à Cookie de me rejoindre. Il avait donc obéi sans poser plus de questions.

- Je vous en prie Juliette, calmez-vous ! Vous emportez ainsi ne vous servira à rien !

Emportée par sa colère, Juliette refusa de m’écouter. Elle provoqua un vent très violent qui éjecta mon pauvre chien contre le mur. Craignant pour la santé de mon chien, je me précipitais alors vers Cookie sous les excuses de Juliette. Prenant avec douceur mon brave compagnon dans mes bras, j’observais chacun de ses muscles, craignant que la mécanique n’ait eu subit des dommages. Fort heureusement, ce n’était pas le cas. La mémoire du robot avait été corrompue pour quelques instants mais aucune séquelle n’était à présagé sur l’animal. Rassuré, je m’écartais tandis que Juliette s’approchait du chien. Je compris dès lors que si la jeune femme était en proie à des colères brutales, elle n’oubliait pas pour autant son affection et son amour pour ses proches. Finalement, il se pourrait que nous n’étions pas si différents l’un de l’autre.

J’observais la jeune femme qui revint s’asseoir à sa place originelle. Elle se confondait en excuses mais c’était inutile. En mon fort intérieur, je l’avais déjà pardonnée.

- Vous êtes toute excusée, très chère. Après tout Cookie n’a rien et je comprends votre douleur et votre colère ! D’ailleurs… je crois que vous méritez la vérité. Il sera injuste de ma part de vous la dissimuler plus longtemps.

Je plongeais alors dans un profond silence avant de reprendre le fil de notre conversation.

- Vous avez raison, je n’ai pas été tout à fait honnête avec vous. La vérité c’est… la vérité c’est que je connais votre sœur parce que j’étais son premier médecin traitant. C’est moi qui est posé son diagnostic et qui l’est traitée les premiers temps de son internement. Je n’ai aucun droit de vous révéler les noms des personnes qui lui ont fait subir toutes ces choses abominables. Il s’agit du secret professionnel. En revanche, je ne vous ai pas menti. Je n’ai jamais levé la main sur votre sœur et j’ai longtemps critiqué les méthodes malhonnêtes de mes confrères. Malheureusement, ma voix n’a jamais compté.
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MessageSujet: Re: On ne se serait pas déjà rencontrés ? (PV Juliette Whitedawn)   Mer 15 Juin - 22:20


❝On ne se serait pas déjà rencontrés ?❞
Juliette A. Whitedawn & Marvin E. Kandinski
« L’amour est étrange oui, je le trouve aussi. On ne choisi pas de qui on va tomber amoureux, il nous fait faire les pires folies. »

Répondais-je, en rejoignant à cent pourcent les propos du créateur. L’espace d’un instant je songeais à toutes les folies que j’avais pu faire pour être avec Roméo, la plus grand étant de me levée face à ma famille. De me marier dans leur dos, en faisant un pied de nez au mariage arrangé qu’il m’était réservé ainsi qu’à toutes les coutumes, avant de poursuivre, avec un peu plus de réserve :

« Ceci dit je ne pense pas être une héroïne, et ceux même si les ouvrages qui me concerne concorde dans ce sens. »

A mes yeux Blanche neige était une héroïne, à la limite sa fille Emma Swan était également dans cette catégorie là, ou encore Belle, mais moi ? Non, j’avais tué des innocents, après l’annonce de la mort d’Alice, ou encore quand elle avait disparu. Je n’étais pas une héroïne. Les femmes qui sont des héroïnes, ne prennent pas de décision orgueilleuse, or moi, je n’avais eu de cesse d’en faire. J’avais choisi Roméo. J’avais ensuite choisi la magie, nous condamnant Rosaline et moi à vie de prostitution dont nous avions miraculeusement pu échapper au bout d’une année. Puis j’avais choisi de m’offrir aux ténèbres de la bague lorsqu’Alice avait été proclamée comme morte avant d’abandonner mon royaume dès que j’eus vent de sa présence à Storybrooke. Ma vie était rythmé par des décisions égoïste, seulement elle était glorifier par la présence de sorciers plus horrible que moi. Après tout il n’était pas compliqué d’être plus héroïque que Cora.

La réflexion du savant fou concernant la possibilité d’un chemin en sens retour vers le monde des contes, me faisant revenir à l’instant présent, je froncer les sourcils ? Si seulement c’était si simple. M’enfonçant légèrement dans le canapé, je répondais, après quelques moments d’hésitation.

« Un chemin retour, doit exister. Seulement la magie est instable dans cette ville. Elle ne répond pas à des règles précises, et j’ignore où un passage peux se dissimuler, sans compter qu’il n’y a pas grand-chose dans ce monde qui pourrait payer le passage. Quant à Brian, j’aimerais pouvoir lui parler, seulement, quand je suis entrée dans ce passage il m’avait prévenu, que là où je serais son esprit ne sera pas assez puissant pour me toucher. Comme je vous l’ai dis la magie est instable, et Brian si tentez que Drago ait tenu promesse, doit essayer de trouver une lueur d’espoir dans le chaos qui règne sur notre monde. »

La discussion se détournant vers lui, je tentais de savoir si le sort noir l’avait également privé de quelques personnes. Non pas dans un désir sadique ! J’étais très loin de vouloir répandre la souffrance. Je voulais surtout me rassurer, tenter de calmer cette haine qui grandissait en moi depuis vingt huit ans à l’encontre de Régina. Elle m’avait arraché tous ceux que j’aimais, et même si je savais que ce n’était pas personnellement contre moi, je n’avais de cesse de penser que c’était le cas. Sans doute le syndrome de la princesse pourrie gâtée. C’est ainsi que j’apprenais qu’il avait également une sœur. Une sœur qui était restée dans le monde des contes, mordant ma lèvre, une vague de culpabilité s’emparant de mon corps je regrettais aussitôt de m’être étendu sur les guerres de territoires qui gisaient dans notre monde.

« Vous m’envoyez désolé »

Lâchais-je en détournant les yeux. J’ignorais comme j’allais pouvoir arranger la situation, ni même si un quelconque ravisement pouvait être envisagé, mais afin de répondre à ses questions je poursuivais, avec un légers sourire qui alalit rapidement s’effacer :

« Je cherchais ma famille, du moins ce qu’il en reste. Je cherchais Mercutio, Alice et Roméo. J’ai retrouvé Alice. Ce n’était pas comme je l’avais imaginé, comme à chaque fois, … »

Marquant une pause je me forçais à ne pas repenser à nos premières retrouvailles, quelques minutes avant que le sors noir ne vienne jouer les troubles fêtes, en poursuivant d’un air plus sombres, sans pour autant m’en rendre compte :

« Ceci dit la pire déception à bien été Roméo, ceci di là aussi j’aurais pu m’en douter »

Murmurais-je jalousement, en repensant à cette femme suspendu aux lèvres de Roméo et qui avait fait naître les pires facettes de ma personnalité. Cette femme, accroché comme une sangsue à mon mari, et lui insouciant libérer, heureux, avant d’être apeuré et désorienté par ma personne. Mettant fin à mes pensée en buvant la fin de mon cocktail, je répondais à la dernière interrogation du petit ami d’Anna, je regard débordant d’un subtil mélange de colère, de haine et de culpabilité :

« Ce n’est pas agréable en effet, j’ai laissé derrière moi des hommes, des amis qui m’ont protégé et épaulé pendant des années. Je regrette parfois d’avoir ainsi abandonné le combat pour me retrouver ici »

Confessais-je en voyant sous mes yeux défilaient les images désolante du pays que j’avais laissé. Tous ses morts. Toutes ses guerres et ses sacrifices que ceux qui n’avaient pas été aspiré par la malédiction étaient contraint de vivre. Je pense que c’est également tous ses souvenirs qui ont fait vriller mon self contrôle, les souvenirs de cette trahison couplé avec l’annonce de Marvin concernant le fait qu’il était un des médecins d’Alice dans cette hôpital qui lui avait retirer toute les traces de ce qu’elle avait été dans sa jeunesse. Combien de fois avais-je rêvé de venger ma sœur ? Combien de scénario avais-je échafaudé dans mon esprit afin de calmer ma colère ? Pourquoi fallait-il que ce soit lui ? Un homme en tut point appréciable qui soit un de ceux que j’avais si ardemment désiré la mort. Mes mots lacéraient mes lèvres. Ma bague brillant à chaque haussement de ton. De son côté mon hôte me sommait de me calmer avec douceur. Un acte qui n’avait fait qu’attiser un peu plus ma colère. D’où se permettait-il de me dire ce que je devais faire ou non ! Qui était-il pour me donner un ordre. Lui qui n’était qu’un créateur de jouet, oubliait-il à qui il parlait ? Oubliait-il que j’étais une reine ? Oubliait-il qu’il m’avait retiré la première personne pour laquelle j’aurais donné ma vie !
Marvin avait fait apparaître la face sombre de la reine blanche, celle que tout le monde aimait taire. Ce n’est que lorsque j’entendais le fracassement du corps du golden robot contre le mur que je revenais à moi horrifié. La peur réapparaissant dans mon estomac, me coupant le souffle comme après chacune de mes pertes de contrôle. Dans ce monde je les redoutais d’autant plus que Brian n’était pas là pour calmer mon esprit. Je savais que la nuit, lorsqu’il sentait que mes rêves étaient en proies à se nourrir de mes plus grandes peur, il s’immisçait dans ces derniers afin de les apaiser et de limiter les dégâts que je pouvais causer même en dormant. J’étais une bombe à retardement, dans le monde des contes mon entourage le savait. Seulement, ici ce n’était pas le cas, et Brian était plus là pour veiller à ce que je garde le contrôle. Forte-heureusement, la golden n’avait rien, comme souvent je m’excusais. Une demande qui me fut acceptée, bien que je n’aie pas l’impression de bien vouloir entendre la suite je laissais Marvin parler, la mâchoire serrée par la colère. Il était le premier médecin qui avait posé un diagnostic. Une larme roulant sur ma joue, je serrais le poing. L’atmosphère de la pièce perdant quelque degré sans que je ne puisse le contrôler :

« Alice n’était pas malade ! Elle avait juste eu le malheur d’être ma sœur ! »

Lâchais-je, exprimant pour la première fois les mots que je n’avais jamais osé dire tout haut mais que j’avais pensé. Fermant les yeux un instant j’ajoutais :

« Votre voix n’a jamais compté mais vous avez laissé faire ! Vous ne vous êtes pas battu, c’était une enfant qui a vécu des choses qu’elle n’aurait jamais dû vivre. Si vous étiez son médecin au départ de tout alors vous savez ! Vous savez pourquoi elle est couverte de cicatrice ! Vous savez tout …. »

Prenant ma tête en étaux avec mes mains, ma bague toujours brillante, prête à déchainer le froid de mes envies, je répétais, d’un ton meurtri à dix-mille lieux de celui que j’avais à mon arrivée dans cette maison :

« Ce n’était qu’une enfant, qui a eu le malheur d’être la cadette de Juliette Capulet »

Une nouvelle larme roulant sur ma joue, je relevais la tête en l’essuyant avant de poser une question qui m’avait toujours torturé mais à laquelle les mages n’avaient jamais voulu répondre sans doute ca ils ne savaient pas :

« Rosaline a-t-elle vu nos parent mourir ? Était-elle dans notre demeure quand c’est arrivé ? »




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MessageSujet: Re: On ne se serait pas déjà rencontrés ? (PV Juliette Whitedawn)   Mar 21 Juin - 11:31


❝On ne se serait pas déjà rencontrés ?❞
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Je souris avec douceur en entendant les paroles de Juliette. Elle parlait d'amour impossible et des actes qu'ils poussaient à commettre. Qui mieux qu'elle pouvait savoir ce que je ressentais en ce moment. Des sentiments partagés, bercés entre l'amour sincère et la crainte de vivre pleinement mes sentiments au grand jour. J'avais prétendu que je ne ferais jamais souffrir Anna ? Ce n'était qu'un sordide et terrible mensonge. Notre relation elle-même vouée à l'échec dès le départ entraînerait à ne pas en douter son cortège de malheurs. Edward était encore là, niché à l'intérieur de mon esprit. Le docteur Jekyll et Mister Hyde... j'étais les deux à la fois et je ne pourrais pas l'empêcher de s'en prendre à elle si l'envie lui prenait un jour de le faire. Tout ce que je pouvais faire c'était espéré... espéré qu'un jour mes démons intérieurs me laisseraient un jour en paix !

- C'est vrai ! Pardonnez-moi Juliette ! J'oubliais à qui je m'adressais. Vous connaissez les tourments du coeur humain mieux que quicone après tout ! Je me demande parfois si ce genre d'amour vaut la peine d'être éprouvé. La vie serait bien plus simple si nous nous contentions de vivre des relations rationnelles et dénuées de toute folie !

Juliette faisait alors preuve d'une modestie en tout point louable. En prétendant ne pas être une heroïne, c'était un pan entier de sa personnalité qu'elle oubliait. Comment pourris-je l'en blâmer ? Il est rare d'avoir un jugement parfaitement objectif sur sa propre personne. C'est au contraire au travers de nos relations que nous pouvons découvrir les trésors enfouis chez nous découverts par ces derniers. Refusant de songer à mes proches disparus, je me concentrais à présent sur un sujet plus rationnel... le voyage interdimentionnel entre le Monde des Contes et Storybrooke ! Mon invitée me confirma alors ce que je craignais. Les chances de passer d'un monde à l'autre étaient très maigres. La magie qui seule était capable d'un tel prodige n'était qu'une force instable dans ce monde dirigés par la science et la logique. Est-ce donc cela la réponse que je devais apporter à Anna ? Elle ne pourrait jamais rentrer chez elle et retrouver sa famille ?

- Ouais c'est bien ce que je pensais... c'est bien dommage. Je savais que la magie était un phénomène instable et particulièrement dans cette ville... il ne reste plus qu'à espérer que vous ayez raison. Peut-être finirais-je par trouver une solution... je dois continuer d'y croire. Quel dommage que la science ne me soit d'aucune aide dans cette situation ! C'est une triste ironie de situation lorsqu'on y pense. J'ai passé tellement d'année à rejeter la magie et aujourd'hui je prie pour qu'elle puisse me rendre service.

A la suite de mes réflexions, j'adressais un sourire triste à la jeune femme. Ce dernier n'avait pour but que d'être rassurant. Certes j'avais une bonne dizaine de cadavres dans mes placards, certes il m'arrivait de regretter tous les moments heureux que j'avais vécu à leurs côtés mais je n'étais pas si malheureux. Je me battais contre cette tristesse tous les jours et tentais par tous les moyens de corriger les trop nombreuses erreurs que j'avais commise dans ma vie. Tant que j'aurais encore la force de me battre, je vivrais ! C'était tout ce qui importait !

- Ne le soyez pas ! La vie de tous est pleine de regrets mais il suffit de ne pas y prêter trop d'attention. La vie continue quoiqu'il arrive ! Quant à ma soeur... cela va vous sembler bien cruel de ma part mais je ne souhaite pas la retrouver. Elle est devenue bien trop dangereuse pour être sortie de sa prison. Je n'ose songer aux drames qu'elle pourrait provoquer si elle parvenait un jour à Storybrooke.

D'un geste puissant, je refermais mon poing sur mon verre et serrais les dents. Je me haïssais pour les propos que je tenais en cet instant. De qui me moquais-je ? J'étais au moins si ce n'est plus dangereux que ma pauvre Lucille destinée à vivre les tortures les plus innommables dans son asile de Londres. Les propos de Juliette ne faisait qu'attiser le feu du regret qui brûlait alors en moi. Je savais quel effet cela faisait de voir tous les espoirs concernant l'avenir de nos proches être réduits à néant par une rencontre impromptue. Lorsque j'avais retrouvé Lucille après plus de 3 ans de séparation, j'avais été traumatisé par l'état dans laquelle je l'avais retrouvée. Jamais je ne me serais douté que mes confrère puissent recourir à des solutions si radicales envers leur patients. J'avais tout fait pour tenter de la faire sortir de là. je l'avais prise sous mon aile mais tous mes espoirs la concernant s'étaient peu à peu envolés. Elle m'avait trahi et de la plus odieuses des manières. J'avais fini par la ramener dans les griffes de ses tortionnaires, tentant de me convaincre que c'était pour le mieux. Il arrive parfois que les remèdes les plus amers soient les plus appropriés !

- Je vous comprends, Juliette ! Il arrive que nos rencontres ne se passent pas aussi bien que l'on pourrait l'espérer. Il existe également certains rêves qui ne pourront malheureusement jamais être réalisés. C'est toute la tragédie de la vie ! Je crois que dans ce genre de circonstances, il n'existe que deux solutions. On peut se tenir fidèlement aux côtés de la personne que l'on aime en acceptant sa différence ou alors tourner la page. Laquelle de ces options avez-vous choisis en ce qui concerne votre mari et votre sœur ?

Mon invitée me fit alors part de son regret d'avoir abandonné cette guerre ainsi que tous ses amis pour venir retrouver sa famille en ces lieux. J'imaginais les tourments dans lequel elle devait se trouver. J'avais également fuit la famille impériale de Russie à laquelle j'avais juré une fidélité éternelle. Edward venait de mettre fin aux jours de mes meilleurs amis et j'avais préféré fuir pour ne pas mettre la vie de plus de personnes en danger. Cependant, il n'y avait pas un jour sans que j'en vienne à regretter cette décision. J'aurais dû rester jusqu'au bout pour me battre ! J'aurais dû sauver les vies des jeunes princesses que je m'étais juré de protéger ! Je n'en avais rien fait et la conséquence de cet abandon avait été la mort de la plupart des membres de la famille Romanov.

- Je suis réellement désolé pour vous !

Notre discussion prit alors une tournure plus dramatique. La colère de Juliette était après tout pleinement justifiée et je ne pouvais que l'approuver. Voilà pourquoi je tentais du mieux que je pouvais de conserver mon calme. Voilà pourquoi je ne lui avais rien caché d'essentiel dans mes révélations. Elle avait le droit de savoir la vérité. N'est-ce pas après tout le droit de tous membres de la famille de nos patients ? Elle soulevait cependant un point qui m'avait échappé jusque-là. Sa culpabilité n'était pas seulement nourrie par la haine qu'elle ressentait à l'égard des médecins qui l'avaient suivie mais également contre elle-même.

- Pardonnez-moi mais j'ai de la peine à vous suivre. Pour quelle raison croyez-vous que votre lien fraternel ait été responsable de son internement ? Pourquoi portez-vous donc le poids de tout ce qui a pu lui arriver ?

Les propos qui suivirent l'incident dont avaient été victime ce pauvre Cookie étaient encore plus cruels que les précédents. Je n'avais pas agis ? C'était vrai non je n'avais rien fait pour contredire les avis de mes confrères. Mes soucis personnels avaient tant accaparés mon esprit que je m'étais détourné du dossier d'Alice. Oh bien sûr ce n'était pas la seule de raisons. La tragédie de ma vie était d'avoir été un soldat bien avant d'avoir été un docteur. J'avais pris l'habitude d'obéir aux ordres et même s'il m'arrivait de les contredire, jamais je ne m'étais permis de mettre en danger l'équilibre de tout une équipe pour faire triompher mes idées. Ce réflexe était sans doute à l'origine de ma décision concernant Alice.

- Je n'ai jamais prétendu que j'avais pris la meilleure des décisions ! Et je crois que vous avez tort de porter toute la responsabilité de cette affaire. Votre sœur aimait à conserver son jardin secret et n'en offrait la clé à personne. POurquoi croyez-vous que mes confrères en soient venus à prendre une telle décision ?J'ignore d'où venais les cicatrices qu'elle portait. Je ne pouvais que faire des suppositions. Je n'ai pas le droit de vous révéler ce que nous nous sommes dit au cours de nos séances mais je peux vous certifier une chose : Je ne l'ai jamais entendue parler en mal de tout ce qui vous concernait ! C'est pourquoi je vous pris d'arrêter de vous torturer avec des idées destructrices qui ne vous conduiront qu'à vous faire souffrir ! Tout ne tourne pas autour de vous !
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MessageSujet: Re: On ne se serait pas déjà rencontrés ? (PV Juliette Whitedawn)   Jeu 7 Juil - 21:48


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Savoir si l’amour valait la peine d’être vécu, d’être éprouvé, voilà la question de Marvin et je devais avouer qu’à cette dernière jusqu’il y a quelque moi j’aurais répondu que oui. Toute cette souffrance était comblé par la présence de celui qu’on aime et que l’on chéri. Seulement, toute cette désolation et les souffrances que je ressentais depuis que j’étais dans cette ville commençaient à me faire déchanter. Peut-être était-ce simplement la jalousie et la colère qui prenait le dessus. C’était possible, mais je commençais à douter de moi, douter de Roméo, de cette évidence dans laquelle je m’étais engagée comme si ma vie en dépendait. Je croyais en nous et voilà que maintenant je le retrouvais dans les bras d’une autre. Cette image, je l’avais cauchemardé, tant de fois je me l’étais imaginer, puis mon satané optimisme reprenait le dessus et je me berçais d’illusion en me répétant qu’il n’aimait que moi. Qu’il me l’avait juré et que Roméo ne jurait jamais sans être persuadé de ce qu’il avançait. Sottise, il me l’avait prouvé. Cette femme étendu dans ses bras, pendue à ses lèvres n’avait de cesse de venir me torture comme pour se moquer de cette niaiserie qu’avait été la mienne durant tant d’année. Incapable de répondre, je buvais ou plutôt je trempais mes lèvres dans le verre, tentant de ne pas trop m’enfermer dans la noirceur de mon esprit, afin de préserver la soirée à laquelle j’avais été convié.  
Je comprenais que trop bien son désarrois, passer de la science à la magie était un virage vers à l’horizontal complet. J’avais du mal à faire le chemin inverse pourtant je n’avais jamais vraiment senti un quelconque attachement envers la magie.

La discussion dériva par la suite, vers sa famille à lui. Nous avions déjà bien parlé de mon cas, d’ailleurs j’avais l’impression que la majorité des personnes étaient déjà au courant de la majeur partie de ma vie : merci Shakespeare. Une initiative qui n’avait pas été la meilleure des idées. En effet, j’avais appris une macabre nouvelle. Il avait été séparé de sa sœur. Une séparation qui avait l’air de ne pas tellement l’attristé. Cependant, je ressentais comme une impression de regret, qui émanait de lui. Une fois de plus j’avais l’impression de ressentir ses émotions les plus puissantes. C’était moins évident qu’avec les animaux et pour cause il était humain. Toujours incapable de répondre, je n’osais pas lui demander pourquoi sa sœur aurait été aussi dangereuse dans cette ville. Était-elle une sorcière ? Ou simplement une femme qui avait succombé aux côté obscure de la vie. Mon regard posé sur son poing serré je décidais de ne pas renchérir sur ce sujet où j’avais pourtant tellement de question en tête. Seulement, ma curiosité valait-elle la torture de cet homme dont j’ignorais encore le rôle qu’il avait joué dans le funeste destin de ma cadette.

Tout naturellement, Marvin laissa le sujet dérivé à nouveau dans mon camp. Comme souvent nous en venions à Roméo, et Rosaline, ma vie tournait autour de ces deux protagonistes. Ils étaient mon soleil, les seuls capables de me détruire et à contrario les seuls à pouvoirs me combler de bonheur. Malgré toute la colère et la jalousie que je ressentais depuis que j’avais retrouvé mon mari, je savais que je l’aimais toujours. Si ce n’était pas le cas pourquoi mes sentiments pour lui étaient-ils toujours aussi virulent ? Face aux deux alternatives que m’offraient le créateur de jouet, je m’adossais dans le canapé le regard perdu dans le vide avant de répondre :

« Je me tiendrais toujours auprès de ma sœur, quoi qu’il advienne, qu’elle veuille de moi ou non, qu’elle se souvienne de moi ou non, je la soutiendrais et la protégerais. C’est ma sœur. »

Marquant un léger silence, j’avais du mal à admettre les mots qui allait sortir de ma bouche, baissant les yeux honteuses, je finissais par conclure :

« En ce qui concerne Roméo, j’ai moins de certitude… Pour être ensemble nous avons tout abandonné, nous nous sommes battus. Nous nous sommes aimés, mais je commence à me demander si toutes la souffrance que nous avons répandu, tous nos sacrifices, pour en arrivé là où nous en sommes, en valaient la peine, … »

Mordant ma lèvre inférieur toujours incapable de le regarder, la noirceur de mon esprit me poussait à mettre fin à cette aventure. J’avais envie de repartir me battre. Qui aurait cru que j’allais devenir une guerrière, une chef des armées et que j’allais apprécier le combat, la puissance et l’adrénaline. Une réalité que j’exprimais également pour la première fois, mais qui n’avait pas l’air de le surprendre. Bien au contraire ce dernier semblait me comprendre.

« Connaissez-vous ce dilemme ? »

Demandais-je, en osant enfin rehausser le regard avant de reprendre :

« Avez-vous vous aussi était contraint de quitter un combat parce qu’un autre vous attendez ? »

Puis tout s’enchaina très vite. Il m’avoua la vérité à son égard. Il était un des médecins de ma cadette. Il était là et il n’avait rien fait. Ma colère était sans égale, couplée à cette culpabilité qui ne m’avait pas quitté depuis plusieurs années, cette haine que j’avais refoulée. J’étais devenue incontrôlable, l’ombre sombre de Juliette, le pire arriva je m’en prenais à l’animal de compagnie de Marvin. Mes pouvoirs livrés à mes moindres envies. Il me fallut pas moins de cinq minutes pour reprendre le contrôle honteuse, désolée et surtout dévastées. Je libérais mon venin que j’avais si souvent retenu, m’en prenant à un des médecins de ma sœur. Les joues baignées par les larmes et le visage tordu par la rage. Puis, en lien avec la tempête qui dévastait mon esprit ma satanée culpabilité déliait mes lèvres. Il me posait des questions, mais je ne répondais pas, j’étais fixée dans mon idée. Ce n’est qu’une fois mon laïus terminé que je prêtais réellement attention à ce qu’il disait. Mes mains entourant ma tête, je pressais mes ongles dans mon cuir chevelu avant de répondre enfin à ses questions, laissant le masque de la reine parfaite tomber définitivement :

« Ô non je ne suis pas le centre du monde. Mais je suis le centre de son monde, quand elle était dans le monde des contes. Elle m’admirait. Elle me pensait parfaite. Elle m’avait toujours soutenu, même quand j’ai choisi de me dresser contre ma famille, elle m’a soutenu. Quand Roméo à tué Tybalt, elle ne m’a pas jeté la balle. Elle m’était fidèle. »

Marquant une nouvelle pause, je relevais la tête, le regardant une froideur, le regard brisé par les regrets :

« Quand Tybalt est mort, Roméo fut banni, quand à moi j’ai rejeté tout le monde, Rosaline compris. Roméo m’avait trahi, mais je ne pouvais m’empêcher de l’aimer. Dans la nuit, j’vais choisi de quitter Vérone en ayant recours à la magie. J’ignorais que Rosaline attendait que je refasse surface. Si j’avais su. Une fois chez la sorcière, elle s’est montrée et c’était trop tard. Je me suis fait bernée. Rosaline à pas voulu que je la laisse alors j’ai accepté de payer pour qu’elle vienne avec moi et nous avons été vendues. Je pensais qu’en me réveillant je serais avec Roméo. J’étais tellement naïve. »

Une larme roulant sur ma joue, je me raclais la gorge, avant de me lever, de retirer mon gilet, le laissant tomber sur le canapé avant de faire glisser les bretelles de ma robe pour la laisser tomber sur mes hanches, dévoilant ainsi mes multiples cicatrices. Les brûlures restaient les plus visibles, mais la marque du poignard d'un pirate qui s'étendait de mon épaule jusqu'au sommet de mon sein restait en reflet depuis toujours, on ne pouvait pas la louper. C'était la dernière que l'on m'avait fait, celle qui m'avait poussé à me plier au métier que l'on m'avait donner.

« Les cicatrices de Rosaline, j’ai presque les mêmes, elles sont le signe de notre rébellion dans la maison close où on nous avait piégé. Ma bêtise a envoyé ma petite sœur de douze ans dans une maison close où elle a vécu l’horreur. »

Me rhabillant, je laissais mon gilet sur le canapé, mes doigts caressant une de mes cicatrices, avant de poursuivre.

« Ma naïveté la conduite dans cette maison. Elle n’aurait pas dû vivre ca. Ne pas en parler, c’était également une de mes demandes. Quand Roméo et Benvilio nous on sorti de cette maison, je lui ai fait prêté serment. Je voulais oublier cette année d’horreur, mais elle ne m’a jamais quitté, elle est ancrée dans ma peau et je sais qu’il en est de même pour elle. Alors oui Marvin, je ne suis pas le centre du monde, mais tout ce qui est arrivée à Alice est de ma faute. Je suis tombée amoureuse. J’ai choisi de fuir Vérone et je n’ai pas su la protéger quand nous étions dans le monde des merveilles. J’ai échoué sur toute la ligne. »

Nouvelle pause pendant laquelle, j’inspirais profondément avant de terminer d’un ton sans appel :

« Voilà pourquoi je dis que le plus grand malheur de ma sœur est d’être ma sœur et de m’aimait »

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