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 Dr Finklestein ♠ D'un simple coup de dés j'ouvre le musée des horreurs !

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MessageSujet: Dr Finklestein ♠ D'un simple coup de dés j'ouvre le musée des horreurs !   Mer 9 Mar - 19:42


Dr Jack Finklestein
Tu apprendras bien vite à effrayer pour exister.



Nom, Prénom(s) : Jack Finklestein
Âge : Vous me donneriez sans doute dans les 25 ans, ce qui est, quand j'en ai besoin, l'âge avec lequel je me présente. Mais la réalité est que j'ai à présent dépassé les 250 années.
Date & Lieu de naissance : Ce fut à Edimbourg dans les Terres d'Europe, il y a environ 250 ans maintenant.
Conte : Jack et la Mécanique du Coeur ainsi que L’Étrange Noël de Mr. Jack
Personnage : Jack et son cœur mécanique ainsi que le Dr Finklestein et Oogie Boogie.
Orientation & Statut : Détail futile dont je me soucis bien peu. L'orientation n'est qu'une limite imaginaire que le commun des mortels applique bêtement. Quand à l'amour … disons que j'en connais assez long sur l'amour pour ne pas me faire de nouveau avoir par ce piège dangereux et destructeur. Alors maintenant je ne fais que m'adonner au plaisir de la chair pour assouvir ce besoin qui pointe parfois le bout de son nez dans ma biologie, rien de plus.
Groupe : Le Dramaturge
Particularité : Un cœur mécanique qui fut modifié au point de me permettre de vaincre les affres du temps. En clair, grâce à ce petit objet, je ne vieillis plus. Je possède aussi un immense essaim d'insectes et arachnides en tout genre que je peux contrôler par la pensée, me permettant d'effectuer certaines tâches mais aussi de me camoufler en leur cœur, donnant le personnage de Oogie Boogie.
Un camp en particulier : Je sers Cora. Pourquoi ? Car entre monstre l'on se comprend … et surtout je sais, rien qu'en voyant ce personnage, que si elle désire vraiment conquérir ce monde elle finira par y arriver donc … autant la rejoindre, n'est-ce pas ? Histoire de s'assurer, au bout du compte, que je serais gagnant et surtout tranquille. Mieux que cela, elle m'offre même des opportunités inimaginable vis à vis de mes recherches … cette femme sait comment faire fonctionner ma vieille mécanique.
Pouvoir(s) : Si ce n'est une immortalité qui n'est même pas dû à un attribut magique mais bien mécanique … je n'ai pas de pouvoirs, non, rien qui n'ait pas été confectionné par mes mains du moins.

FEAT BILL SKARSGARD



Que penses-tu de la politique actuelle des choses ? 
Es-tu au moins au courant de ce qui se trame ?
Comment ne pas l'être alors que je suis directement plongé dedans ? Je suis un des acteurs de cette guerre d'influence qui se joue depuis maintenant des années, depuis que cette Malédiction fut lancée et laissa ce monde dans un chaos des plus complet. Alors ce que j'en pense ? À dire vrai je m'en fiche, j'ai mon propre domaine à gérer, mon laboratoire à l'échelle d'une ville et je n'aspirais pas vraiment à plus. Pourtant … quand je fus démarché par la reine de cœur, elle qui semblait tout savoir de moi, y comprit mes secrets les plus sombres, elle su me charmer de ses mots et des possibilités que ce conflit pourrait bien m'apporter si je lui prêtais main forte. Richesse ? Pouvoir ? Non, rien de tout cela … juste l'autonomie, l'assurance que personne ne viendrait empiéter sur mon terrain de jeu, sur ma Halloween Town mais aussi la possibilité de pousser mes expérience à un niveau supérieur, par un gain de ressources qu'elle seule pouvait m'apporter à la condition que je renforce ses armées.

Donc voilà ce que vous devez retenir, le fait qu'en soit je me fiche bien de toutes ces vies perdus, de cette lutte de pouvoirs ou de n'importe qui d'autre. Mais qu'en effet, je pense que cette guerre en ces temps si troublés n'est pas forcément une mauvaise chose, loin de là. Cela permet au contraire, aux rapaces comme moi, d'en tirer le meilleur profit et de briller comme jamais auparavant. Ne dit-on pas que la guerre transforme les gens en monstres ? Mais mettez un monstre sur un champ de bataille et immédiatement le résultat peut devenir beaucoup plus intéressant. Mais en plus de cela cette situation me permet d'asseoir mon image, de me faire l'allié le plus précieux de l'être le plus dangereux de mon entourage, c'est à dire Jack Skellington, en lui offrant des ennemies toujours plus puissants et nombreux pour l'occuper alors que ses yeux se détournent de ma culpabilité, me laissant dresser cette bête décharnée qui ne devient plus qu'un pion sur mon échiquier grandeur nature.


Anecdotes & Caractère

Ma psychologie est des plus complexe. Pourquoi ? Car en deux siècle et demi elle a eut le temps d'évoluer de bien des manières, surtout quand on a connu, entre temps, une certaine forme de « mort » qui pousse à se réinventer complètement. J'étais, fut un temps, aimant et amoureux surtout, petit être qui, bien que colérique et jaloux, n'était que naïveté. Peu de ceux qui me connaissent aujourd'hui auraient reconnu ce moi de l'époque. Peu de ceux qui me connaissaient il y a si longtemps pourrait croire que ce gentillet garçon est cet être sombre et sinistre qui se tient devant eux. Car le temps des rêves est passé il y a de cela bien longtemps, arraché directement au cœur et piétiné par la dure réalité de la vie. Je voulais être comme tous les autres, je voulais être invisible mais jamais l'on ne m'a laissé cette chance. Alors je suis devenu le monstre qu'on voulait faire de moi, je leur ai donné raison au point de les effrayer et qu'ils ne souhaitent qu'une chose, que je les laisse tranquilles. Voyez vous comme l'esprit humain est étrange ? Ils veulent quelque chose mais quand enfin ils l'ont ils désire le contraire. Or je me suis élevé au dessus de ce statut de mortel, j'ai compris que jamais je ne serais comme ces faibles d'esprit qui peuplaient cette terre et je me suis reconstruit d'une toute autre manière. Mon cœur est mort et avec tout sentiment de culpabilité ainsi que de bien et de mal. Je ne connais plus de limite et ne recule devant rien face à mes ambitions ou, plus simplement, ma curiosité.

Car oui, j'ai l'esprit d'un scientifique, celui instauré à mes origines par le docteur Madeleine. Elle était pourtant une femme de cœur … mais elle me permit de concevoir le monde d'une autre manière. En gros sortir des lignes, de la norme pour atteindre un résultat mais d'une manière détournée. La vie par exemple … drôle de chose que cette dernière qui fini presque toujours par s'achever dans le chagrin des autres qui ne souhaiteraient qu'une chose : La recréer comme elle fut avant. Mais là est leur erreur, vouloir récupérer le passé car celui ci ne peut jamais revenir. Par contre … façonner la vie pour la recréer d'une nouvelle manière ? Voila ce qui me fascine tout particulièrement. En effet, je veux voir ce dont le corps humain est capable, ce qu'il est capable d'endurer en changements pour fonctionner à nouveau ou plutôt d'une nouvelle manière. Je veux savoir à quel point une vie peut être modifiée pour créer quelque chose de totalement différent. À partir de quand peut-on dire que la vie que l'on a sous les yeux n'est pas la même que celle d'avant ? En clair vous l'aurez compris, ma curiosité est devenu sans limite et je n'hésite pas à dépasser ce que la raison autoriserait normalement juste dans un désir scientifique qui n'a de règle que ma satisfaction et ne prend nullement en compte quelconque principe de consentement.

Et c'est pour cela aussi que je suis devenu un manipulateur né. En effet la violence n'est qu'un outil dont j'exècre l'utilisation. Il s'agit là de l'outil des faibles d'esprit qui, au bout du compte, ne permet de tenir qu'un temps avant de se prendre  le contre coup d'une action trop remarqué. Non, je n'agis pas de cette manière, plus maintenant du moins et je chercherais toujours à atteindre mon objectif sans avoir à me salir les mains par moi même. De même que je ferais tout pour me rendre totalement inatteignable, quitte à aliéner certains afin de faire barrage entre moi et tous les autres. Je n'ai d'ailleurs pas besoin du soutien d'une quelconque personne, je ne pourrais pas faire de traitement de faveur à qui que ce soit hormis par intérêt car ma compassion est morte mais … il est vrai que le génie que je suis devenu aime avoir des spectateur, être un peu adulé et respecté, complimenté surtout. Mon ego n'a en effet fait que grandir avec le temps et attirer les regard est deven pour moi quelque chose d'important, surtout quand je peux prouver à quel point je suis supérieur plongé dans cette plèbes d'ignorants des plus complet. Mais c'est là aussi mon plus grand défaut, car mon orgueil a fait de moi quelqu'un de bien trop confiant en ses capacités, pensant toujours avoir plusieurs coups d'avance et que l'échec est totalement inévitable. Mais en même temps … je ne fais plus confiance à quiconque si ce n'est moi même, quitte à devenir paranoïaque.

Mais cette personnalité froide et posée s'est vu contre-balancé il y a quelque temps par la création de cette nouvelle personnalité, de cette couverture face à mes méfaits : Oogie Boogie. Pour cause, quand je revêt le costume de cet être ridicule et violent, adoptant alors ces méthodes qui normalement ne sont pas les miennes, je montre une facette de ma personnalité beaucoup plus joueuse. Je ris, je me dandine et me moque comme le ferait un enfant ou non … plutôt un adulte à l'esprit lubrique ! Un mauvais joueur qui ne contrôle pas ses démonstrations d'émotions et se vexe à la moindre occasion. C'est un esprit retord et perfide, qui ne cherche rien d'autre que l'amusement par toutes les méthodes les plus malsaines. Vous souvenez vous de cette vieille rengaine, effrayer pour exister ? Lui l'applique au quotidien mais sous une forme différente, une beaucoup plus théâtrale et excentrique simplement pour attirer les feux des projecteur sur sa propre personne. Mais surtout il aime le défis, la rivalité et ne résiste jamais quand on le confronte. Bien sûr tout cela n'est que jeu d'acteur, faux semblant et masque et pourtant … certains points persistent. Je sais découper ce moi qu'est le Dr Finklestein avec celui qu'est Oogie Boogie mais quand tout masque tombe … quand je n'ai plus à jouer ni à l'un, ni à l'autre … alors ce côté joueur et théâtrale réapparaît ainsi que cet esprit malsain … plus que ne l'était déjà mon esprit avant Oogie Boogie en tout cas. Je me suis laissé envahir par le plaisir du jeu et des défis, en créant ce personnage j'ai ouvert une porte vers quelque chose de nouveau et de plaisant que je n'ai pu totalement éradiquer de ma personnalité mais surtout … à quoi bon ? Alors je ne suis certes pas aussi grotesque que ce potelé et grouillant personnage, mais croyez moi, si je décide à ce jour de faire de vous mon nouveau divertissement vous regretterez bien vite ce docteur simplement froid et violent que j'étais auparavant. Enfin voilà … vous qui vouliez savoir qui je suis, vous en avez à présent les grandes lignes.



Pseudo : FinnouTube
Prénom : Loïc
Âge : 22 ans
Loisirs : Bah écrire, sinon jouer, regarder des séries, des films, lire et … c'est déjà pas mal x)
Crédits de la fiche : Cheyenne
Code du règlement : Validé par moi même.
Que penses-tu de NKL ? : Bah … je suis dans son équipe administrative et c'est là mon troisième personnage … cela paraît plutôt évident, non ? xD
Besoin de parrain/marraine ? : Je crois que je vais m'en sortir tout seul What a Face

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MessageSujet: Re: Dr Finklestein ♠ D'un simple coup de dés j'ouvre le musée des horreurs !   Mer 9 Mar - 19:43

Histoire
Il y a Trois Choses que Jamais tu ne Devras Oublier car Sinon à Jamais la Mécanique du Coeur Sera Brisée de Nouveau


La Mécanique du Coeur
Je n'y vois que du feu. En quelques pas seulement, je peux me perdre au loin, si loin dans ma rue. Et même que je n'ose plus, regarder le soleil, ni regarder le ciel droit dans les yeux. Je n'y vois que du feu.
Mon histoire commença le jour le plus froid du monde … quel début original, n'est-ce pas ? Quoi qu'il en soit il y a très, très longtemps de cela tomba sur Édimbourg un des plus terribles hivers que la petite bourgade ait connu, un si grand que l'on aurait pu jurer pouvoir geler sur place si l'on avait le malheur ou plutôt la folie d'essayer de braver ce froid au lieu de rester tranquillement chez soit. Pourtant, parmi toutes ces pauvres âmes, une sembla suffisamment suicidaire pour penser que cela était une bonne idée … ou plutôt assez désespérée pour prendre ce risque inconsidéré. Car voyez vous cette personne n'était autre qu'une pauvre jeune femme, pas le genre à être née d'une bonne famille, pas le genre à pouvoir espérer un bon mariage, celle qui n'avait rien à attendre de la vie mais dont on attendait tout dans le lit. Pourtant voyez vous … si elle avait depuis longtemps enterré ses rêves et même sa vie dont elle n'était plus détentrice, c'était d'elle même un jour porter une vie. Enfin … bien sûr, cela paraissait logique ! Mais elle n'aurais jamais cru un jour garder un de ses enfants, de le porter jusqu'à ce que son ventre soit devenu bien rond et surtout s'y attacher. Cependant elle était seules et sans amis, cet enfant allait arriver et elle n'avait pas la moindre solution, pas même pour le faire venir au monde. Et c'est pourquoi elle avait choisit de risquer sa vie, la risquer pour celle de son enfant jusqu'à atteindre la plus haute des collines d’Édimbourg, là où se trouvait une vieille maison où vivait le Dr Madeleine, une infirmière que l'on disait folle mais qui offrait à tous les perdus et les cassés, à toutes les personnes comme cette pauvre femme, un refuge et un lieu où recevoir de l'aide en cas de besoin. Mais le temps pressait et alors qu'elle montait la pente elle sentit sa poche d'eau craquer. Elle était mal en point, vraiment, chacune de ses extrémités semblant littéralement se changer en glace et la laissant de plus en plus vulnérable. Ce ne fut que de justesse qu'elle arriva à la porte, parvenant à sonner avant de s'écrouler dans les bras de ce bon vieux docteur.

Elle se réveilla, bien plus tard, allongée sur une table d'opération de fortune. Personne pour s'occuper d'elle mais … il n'y avait plus rien qui ne nécessitait une quelconque aide. En effet, l'enfant n'était plus dans son ventre mais, elle avait beau chercher et tendre l'oreille, nul bébé, nul pleurs ! Simplement quelques bruits de métal, d'instrument que l'on manipule et le Dr Madeleine, dos à elle, qui semblait s'affairer sur quelque chose : Son bébé. En effet, après une telle exposition à une tempête comme celle qui faisait rage à l'extérieur, l'enfant en avait eut le cœur gelé. Il ne s'agissait donc plus que d'un petit corps inerte, un que l'on aurait décrété comme décédé en temps normal … Mais Madeleine voyez vous … elle n'était pas comme les autres et refusait de baisser les bras si facilement. Alors elle chercha une solution, une qui pourrait sauver la vie de ce pauvre enfant dans l'espoir qu'il puisse respirer, rire et pleurer comme il aurait dû normalement. Elle prit alors son scalpel, ouvrit sa poitrine d'où elle retira ce petit morceau de glace qu'était le cœur de l'enfant avant de chercher sur son étagère, farfouillant son bazar avant de mettre la main sur un vieux coucou, un joliment décoré et d'assez petite taille pour le placer dans la cavité laissée par le cœur. Elle commença alors à relier le corps de l'enfant à ce coffret de bois, connectant ce mécanisme jusqu'à ce que, rapidement, un petit tic tac se fasse entendre. Le petit garçon souffla alors un premier souffle, ses poumons se remplissant avant que rapidement des pleurs se fassent entendre. Elle avait réussit, le Dr. Madeleine avait réalisé son miracle et le bébé à qui la vie avait de base été refusée commençait finalement à s'éveiller. Elle posa le garçon dans les bras de sa mère, cette dernière le regardant tendrement et le nommant Jack, tel une personne qui avait sans doute dû être importante dans sa vie mais dont l'identité était totalement inconnue. Qu'allait-elle faire de cet enfant ? L'aimait-elle ? Bien entendu ! Mais c'était sans doute ça le plus malheureux … car elle ne savait aucunement comment elle pourrait lui offrir une vie acceptable, ni même comment lui permettre de conserver cette vie si fragile que venait de lui offrir ce bon vieux docteur. Elle prit alors la décision la plus difficile de sa vie … mais très certainement celle qui lui sauva la vie : Elle abandonna son enfant, le laissant aux soins de l'infirmière, ce qui n'était pas la première fois chez les filles de son genre venant demander son aide, mais en voyant à quel point le Dr Madeleine semblait vouloir protéger cet enfant qu'elle avait réussit à arracher à la mort, elle se dit qu'il s'agissait là de la bonne solution. Elle récupéra donc ses affaires après avoir repris ses forces, lança un dernier regard au berceau où se trouvait Jack, avant de s'engouffrer de nouveau dans la tempête, disparaissant à jamais de la vie du petit garçon.

Si cela n'avait pas été assez clair jusqu'à maintenant, ce petit garçon n'était autre que ma propre personne … et depuis ma naissance si peu commune des années passèrent et passèrent. J'avais grandit chez le Dr Madeleine, entouré d'autres enfants eux même laissés en arrière pour diverses raisons mais ne bénéficiant pas de cette particularité unique dont je disposais. Et d'ailleurs, à mesure que je grandissait, Madeleine n'avait de cesse que de modifier mon horloge, la faisant grandir avec moi … mais semblant particulièrement désireuse de l'exposer … à croire qu'elle voulait que tout le monde la voit, qu'ils aient peur de cet étrange gamin au tic tac incessant et que lors des adoptions ils jettent leur dévolue sur des enfants plus … normaux dirons nous ! Lui en voulais-je pour cela ? Pas vraiment à l'époque … en effet le Dr Madeleine était pour moi ma mère, en tout cas elle avait toutes les qualités chez une personne que je devais appeler « maman » : Douce, aimante, protectrice, drôle. En clair je n'avais pas non plus envie de finir chez des inconnus et plus je me rendais compte de ses subterfuge, plus je me sentais heureux, heureux que moi, au contraire des autres, elle souhaite me garder, jusqu'à ce que toute cette mascarade ne cesse et qu'elle me nomme simplement son fils. Seulement voilà, j'avais grandit à ses côtés mais totalement isolé du monde extérieur, dans une délicieuse tour où je voyais sans cesse défiler des personnages des plus originaux, comme Anna et Luna, deux prostituées dont ma mère s'occupait régulièrement et à qui elle avait fait des prothèses, mais aussi Arthur, vieille homme à la colonne en vrac et remplacée par une plus mécanique et instrumentale. Ils étaient ma seule compagnie, mes seuls amis et si cela avait été très bien durant un temps … je commençais à me sentir comme un oiseau en cage. Alors, chaque fois que mon anniversaire approchais, je demandais encore et encore la même chose : Sortir en ville. Or, si Madeleine tentait au mieux de repousser l'inévitable, elle fut bien obligée un jour d'accéder à ma demande.

C'est ainsi que vers mes douze ans elle se résigna enfin à m'amener faire un tour en ville, elle espérait, même si elle se doutait que cela serait impossible, que je verrais que le monde n'était pas vraiment originale et que la maison était aussi bien que dehors mais voilà … je ne connaissais rien et tout autre chose que la petite maison de Madeleine avait pour moi une sensation d'immense sucrerie que l'on voudrait dévorer toute sa vie. Cependant, avant de me laisser sortir elle tint à me rappeler trois règles, les règles les plus importantes de ma vie, ceci au sens propre, celle qui régissait mon horloge. Car voyez vous, quand on possède un cœur comme le mien on ne peut pas vivre entièrement comme les autres, on est forcément à part et qui dit différent dit aussi mode de vie différent. C'est pour cela que je devais réellement faire attention à certaines choses, si je ne voulais pas faire éclater le don dont ma mère me fit cadeau : Premièrement ne pas toucher à mes aiguilles. En effet, si je m'amusais trop avec qui pourrait dire les dégâts que cela provoquerait en moi ? Cela dit je ne cessais jamais de le faire … me disant qu'après tout il s'agissait de mon cœur et n'hésitant pas à les titiller, testant mes limites et, une fois je l'avoue, ayant tenter d'inverser le court du temps en les faisant tourner dans le sens inverse mais sans succès si ce n'est une jolie douleur. La deuxième règle était de ne jamais m'énerver, de ne jamais laisser mes émotions prendre le contrôle au risque d'enrayer mon horloge. Là dessus tout allait bien, j'étais un ange en bouteille, je préconisais la vie et la bonté, comme le faisais Madeleine, et ne voyait aucun intérêt à une quelconque forme d'hostilité, surtout sachant que je n'avais jamais été dans une situation qui aurait pu faire monter ma colère. Et dernière règle, je ne devais, en aucun cas, jamais, tomber amoureux. L'amour, hormis celui que je tenais pour ma mère d'adoption, m'était quelque chose de totalement abstrait … mais paraissait-il qu'il s'agissait d'un sentiment tellement puissant qu'il aurait pu faire exploser mon horloge. J’acquiesçais donc machinalement, répétant chacune de ses phrases comme une vieille rengaine, avant de m'élancer vers l'extérieur, suivie par une pauvre Madeleine totalement stressé, bien trop énergisé pour garder mon calme.

En route je ne pouvais m'empêcher de poser mille et une question, d'indiquer chaque chose en demandant ce que c'était et pourquoi. À dire vrai je ne laissais même pas le temps à ma mère de répondre que déjà je partais sur autre chose mais c'était plus fort que moi. Mais le plus important, c'est alors que l'attention de Madeleine fut détournée par la rencontre percutante avec un passant, je m'étais laissé envoûter par une petite musique que j'entendais résonner au loin et, sans réfléchir un seul instant, je m'étais précipité dans les petites ruelles afin d'en trouver la provenance. C'est ainsi que je tombais sur cette petite place pavées où se trouvait un orgue de barbarie. À côté il y avait une petite danseuse, environ mon âge, qui s'élançait telle une poupée de feu sur la place en faisant claquer ses tous petites talons. Elle était … infiniment magnifique … je ne pouvais m'empêcher d'observer cette image captivante, subjugué par chacun de ses mouvements alors qu'elle se laissait porter par le rythme de la musique et le vent. Finalement je n'avais pas pu me retenir et bien vite je me joignais à elle, non pas en dansant, ou du moins maladroitement, mais en essayant de pénétrer dans son petit univers et de lui parler. Qu'elle était belle … bien vite l'on se retrouva dans une chorégraphie des plus délicieuse, enivré par ses yeux qui n'y voyaient rien et sa voix si gracieuse. Ce que je ressentais en cet instant précis était tout nouveau … je ne comprenais pas ce que c'était, mais c'était agréable, terriblement même … jusqu'à ce que tout craque ! Mon cœur s'emballant étrangement, commençant à grincer, à sauter et finalement à surchauffer, me faisant m'écrouler au sol tandis que Madeleine arrivait en courant, comprenant très bien ce qu'il venait de se passer et me ramenant, en panique après avoir chassé la petite danseuse d'un regard accusateur, vers la maison pour me réparer. Quand enfin je rouvrit les yeux, elle me fit la morale, me parlant de son inquiétude quand j'avais disparu mais aussi du danger que je venais d'affronter. Je ne devais plus penser à la danseuse … mais évidemment je ne pouvais plus penser qu'à elle à présent, la voyant encore danser sous mes yeux et ayant l'impression de sentir ses pas sur chacun de mes rouages. Je fis donc mine d'accepter quand ma mère me dit d'oublier tout cela, mais je savais que demain, à la première heure, je trouverais un moyen de la revoir.

C'est ainsi que je commençais mes recherches. Recherches qui, malheureusement, se virent beaucoup plus longues et plus difficile que je ne l'aurais pensé, surtout quand je ne pouvais pas quitter la maison. Car oui, voyez vous, après mon accident d'horloge il avait été impensable pour Madeleine de me laisser me balader tranquillement et surtout seul … car si je pouvais la convaincre, j'en étais certain, de recommencer l'expérience, elle ne me laisserait point la liberté de questionner chaque passant sur ma petite danseuse. Heureusement je pouvais compter sur Anna et Luna, mes confidentes, à qui j'avais parlé de mes projets et qui tentaient de m'aider par tous les moyens. Malheureusement, si elles savaient bien des choses, elles qui étaient au plus proche de certains hommes et de leurs histoires, elle ne savais absolument pas comment je pourrais retrouver cette jeune fille … jusqu'à ce qu'elle me donne un conseil : Après tout, si elle était une enfant comme moi, elle devait être scolarisé, non ? Je ne l'étais peut être pas moi même mais il était rare que des enfants comme moi soit cloîtrés chez eux, les autres se rendaient là bas et c'est là bas que je devais moi même me rendre si je souhaitais avoir une chance de la revoir et, cette fois ci, ne pas m'écrouler lamentablement. Je laissais alors quelques ours passer, histoire que ma mère ne fasse pas le rapprochement, avant de lui demander, innocemment, à être scolarisé, comme tous les autres. Bien entendu ma demande fut prise avec une immense surprise : Que pouvais-je bien vouloir faire dans une école ? Après tout tous les enfants s'en plaignaient et on nous faisait y apprendre et lire des choses que l'on aimait pas forcément. C'est alors que je jouais la carte du pauvre garçon déprimé et seul, surtout maintenant qu'elle ne recueillait plus les abandonnés à la naissance, et qu'ici je ne pouvais pas m'épanouir, que j'aimais les gens qui passaient par cette maison mais moi même je n'avais de réel ami, j'étais totalement isolé et me sentais comme le bossu dans sa cathédrale. Madeleine se pinçait les lèvres bien entendu, l'envie de me voir dans un tel lieu de déprime et surtout de cruauté, moi qui était si faible avec mon horloge, ne l'enchantait nullement. Mais en même temps … en même temps elle ne voulait pas être elle même la cause de mon malheur sous prétexte de vouloir m'en éviter un. Elle se résigna donc finalement, m'inscrivant pour l'année scolaire qui allait bientôt débuter mais me rappelant, chaque fois qu'elle le pouvait, que si je changeais d'avis je pourrais tout à fait … sans doute l'aurais-je dû … mais mon ego m'en empêcha.

Car voyez vous l'école … si l'école était pour moi totalement secondaire et que le boulot ne me faisait pas peur tant que je pouvais avoir ma danseuse … je n'aurais jamais pu imaginer à quel point l'humanité était pourrie jusqu'à la moelle. J'étais venu, le sourire aux lèvres et plein de bonnes attentions, pour chercher des informations, questionnant chaque garçon, chaque fille sur celle qui emplissait mon petit cœur de bois de plus en plus, mais tous, surtout à la mention de la demoiselle, semblait se détourner de moi d'un coup, comme ci je venais de lancer le sujet le plus dangereux au monde … et c'était en effet le cas, dans cette cour du moins. Car parmi tous les jeunes se trouvait un particulièrement grand, le style ténébreux pourrait-on dire malgré nos jeunes âges et qui se déplaçait comme nimbé d'une aura de terreur. Tout le monde s'écartait sur son chemin et en même temps tout le monde lui emboîtait le pas : Joe. Il était le caïd, le plus puissant de l'école mais surtout … il était le compagnon de la danseuse, de Miss Acacia comme il l'appelait. Comment … comment mon aimée pouvait avoir jeté son dévolu sur une telle brute ? Je n'en avais pas la moindre idée … mais si j'apprenais qu'elle n'était, malheureusement, plus en nos frontières, j'apprenais aussi, pour la première fois, les effets d'une jalousie violente que Joe cracha contre ma personne pour avoir osé m'intéresser à Miss Acacia. Je devenais donc sa cible, la cible de tous car personne ne contredisait Joe et il fit son possible pour faire de ma vie un calvaire. Mais surtout il découvrit mon secret, il entendit mon tic tac et révéla à tous ce cœur mécanique qui me composait. D'intrus je passais à monstre, à sujet de curiosité qu'il fallait disséquer. Adieu la tranquillité, je découvrais avant l'heure les plaines du châtiment et chaque soir je rentrais un peu plus brisé par cette torture incessante … pourtant, quand Madeleine me demandait, à chaque fois, comment s'était passé ma journée, je lui souriais et lui disait que tout était parfait, que je m'étais fait des amis … pourquoi ? Car je ne voulais pas avouer mon échec … que je ne voulais pas prendre la fuite et me terrer pour l'éternité … Alors j'encaissais, des années durant.

J'approchais les dix-sept ans … c'était même le jour de mon anniversaire mais je n'aurais pas pu en passer un plus morose. En effet, en plus de devoir le passer dans cette prison qui était devenu la mienne, il avait fallu, que parmi tous les malheurs du monde, le mien soit de tomber le même jour que celui de mon rival, de mon bourreau : Joe. Autant dire que le jeune homme avait prit un plaisir malsain à toujours m'offrir quelque chose, quelque chose à la hauteur de l'affront que j'avais fait en existant et j'attendais, comme à chaque fois, la sentence imaginée pour cette année. Pourtant tout ne se passa pas exactement comme d'habitude … dernier encore à l'extérieur, je laissais mon esprit s'évader sous le bruit du vent … jusqu'à ce que, sans prévenir, quelque chose vienne me fouetter le visage, une petite carte postale. Je l'attrapais, surpris, pour y lire un « Joyeux anniversaire », signé Miss Acacia. Les yeux ronds comme des billes, j'observais cette petite carte dont j'imprimais chaque détail, notamment sa provenance, une petite ville perdu dans le Burton's Land. Miss Acacia … elle était toujours dans ma vie, toujours accessible. Mon cœur commença à s'emballer, le tic s'accélérant de bonheur, avant d'entendre une voix terriblement rauque me rappeler à l'ordre. Car bien sûr cette carte ne m'était pas destinée, elle était pour l'autre … et l'autre était terriblement en colère. Mais j'en avais assez, assez de me laisser marcher sur les pieds, surtout enivré par la découverte du lieu de vie de m'a bien aimé. Alors je m'étais redressé, j'avais protesté et comptais bien prendre ma vie en main … sauf que Joe ne le voyait pas de cet œil là, surtout quand je lui disait que j'allais retrouver Miss Acacia, ce qui déclencha une terrible bagarre entre lui et moi. Plus de retenu, plus de dos courbé, il n'y avait plus que de la rage, une rage qui me fit faire une erreur, une rage qui me poussa, alors que Joe tentait d'arracher mon horloge, à lui écraser le crâne dessus, empalant et arrachant son œil, libérant un flot de sang impressionnant. D'un coup ce fut de nouveau la panique … qu'avais-je fait ? Mon aiguille était encore couverte de sang et je voyais Joe gigoter dans tous les sens avant de s'écrouler, le visage rouge du liquide qui coulait dans ses veines … Pourtant au fond … C'était affreux ! Même si au fond … je ne pouvais cacher une certaine satisfaction. Cependant je ne pouvais pas rester là, pas avec ce qu'il venait de se passer et nos cris avaient alerté les autres personnes à l'intérieur. Je ne réfléchis donc pas plus longtemps avant de prendre la fuite, retournant aussi vite que possible chez Madeleine. Je lui expliquais alors toute l'histoire, l'incident, Joe … dans son visage pouvait se lire la terreur … non pas de ce que j'avais fait, mais de ce qui risquait de m'arriver, surtout en étant alerté par Arthur qu'en bas de la colline se trouvait une voiture de police, une comprenant Joe et sa mère … au moins il avait survécu … ou était-ce vraiment une bonne chose ? Je m'égarais ! Madeleine m'ordonna aussitôt de prendre une des sorties dérobée avec Anna et Luna, qu'elle me ferait quitter la ville pendant qu'elle les ralentirait en disant ne pas m'avoir vu depuis que j'étais partit ce matin. Elle me prépara en vitesse des affaire et me rit dans ses bras … une étreinte que je renforçais car j'avais la terrible sensation que ce serait la dernière fois … même si je chassais bien vite cette pensée de mon esprit. Il ne fallut pas vraiment beaucoup de temps pour que je me retrouve dans un train, quittant Édimbourg pour Paris.

J'avais encore l'esprit tout embrouillé … je tentais de remettre mes idées en place mais ne comprenait toujours pas ce qui venait de se passer … tout semblait tellement irréel ! Comme ci il s'agissait d'un cauchemar et pourtant … pourtant j'étais bien dans ce train, moi qui n'avait que rarement quitté ma maison si ce n'est pour aller à l'école et aujourd'hui je fonçais vers l'inconnu. C'était inimaginable … mais en même temps … en même temps cela me donnait l'occasion d'aller jusqu'à cette petite ville où se trouvait Miss Acacia, au moins je pourrais la retrouver et, plus tard, elle et moi rentrerions ensembles et nous pourrions partager un moment tous ensemble avec Madeleine et les autres, comme ci rien ne s'était passé. Cependant, alors que je tentais de me perdre dans cette rêverie qui semblait encore si difficile à matérialiser, je ne pouvais m'empêcher de remarquer cette silhouette inquiétante quelques sièges plus loin. Il n'y avait personne dans le train, pas à cette heure ci, si ce n'est moi et cette ombre. Je la fixais donc … fixais jusqu'à ce qu'elle me remarque et me fixe à son tour. Il s'agissait d'un homme, un homme aux joues creusées et au regard terriblement perçant. Je tentais alors de détourner le regard mais c'était trop tard … l'homme se leva bientôt pour venir à ma rencontre, un sourire carnassier aux lèvres. Il parla d'une voix terriblement charismatique, me demandant des informations sur moi, des informations sur ma destination mais je lui répondais aussi évasivement que possible. C'est là qu'il me demanda alors si j'avais peur … et si je devais être franc : Oui, absolument ! Mais je ne voulais pas le dire, ni le laisser paraître même si cela semblait peine perdu et c'est là .. là que je rencontrais l'une des premières graines de la folie et qui faisait passer Joe pour un pauvre enfant tentant de se donner un genre. Car cet homme, à la voix mielleuse et calme, commença à me faire un discours sur la peur, un qui allait me marquer toute ma vie durant … il commença à m'expliquer le pouvoir enivrant que pouvait provoquer le fait de terrifier, cette énergie malsaine, semblable à la plus puissante des drogues qui le rendait heureux que j'ai ainsi peur. Mais surtout il me dit, à plusieurs reprises, comme pour m'inculquer une leçon, qu'avec le temps j'apprendrais bien vite à effrayer pour exister. Du moins … si du temps il me restait, car bien vite il sortit une lame que j’esquivai de justesse, venant se planter dans mon dossier alors que je prenais la fuite. Je courais, soufflais, perdais l'équilibre et tombais à de multiple reprise alors que j'entendais ce rire atroce tandis qu'il s’approchait d'un pas lent. Une douleur intense se faisait dans ma poitrine, je sentais les aiguilles se planter dans ma peau et les rouages s'enrayer dans mon corps. Mon souffle devenait saccadé, mes mouvement difficile, ma terreur était en train de me tuer avant même que ce fou ne le fasse ! Mais alors que j'avais parcouru quelques wagon, suivit par cette ombre, nous entrions en gare et je déboulais sur le quai, m'écroulant sur un homme qui se tenait au mauvais endroit au mauvais moment, avant de me retourner pour ne voir plus que du vide, personne. Alors je perdais conscience, mon coucou étant à bout de souffle pour supporter cette tension.

Quand je rouvris les yeux, ce que je vis ne fut autre qu'un petit atelier, celui de l'homme que j'avais percuté en descendant du train. Il m'avait, semblait-il, traîné jusqu'ici comme il le pouvait, afin de s'occuper de moi. Mais … comment ? Je regardais mon horloge … elle semblait dans un état presque neuf … et alors que je portais mon regard autours je commençais à comprendre … la pièce étant jonché de machins et de bidules en tout genre, des inventions aux étranges mécanismes et rouage qui me donnait l'impression de me retrouver de nouveau dans l'atelier de ma mère … Je me souvenais d'ailleurs, dans ses dernières paroles, qu'elle me disait d'aller voir, dès que je le pourrais, un horloger … semblait-il que le hasard avait voulu que je trouve mieux et si l'homme était grandement curieux vis à vis de ma nature singulière, il n'en était pas moins quelqu'un de très respectable, qui ne me regardait pas uniquement comme un objet de curiosité mais un ami profond alors qu'il ne me connaissait ni d'Eve ni d'Adam qu'il devait soigner. C'était rare … à part Madeleine et certains de ses patients, j'avais rarement eut l'occasion de croiser des individus disposant d'une telle bonté. Si il me demanda beaucoup de chose vis à vis de son histoire, il m'en raconta aussi beaucoup sur la sienne, magicien qui rêvait en permanence, peut être un peu trop, et qui, bien que peu chanceux en amour, y croyait comme l'on croit au soleil quand on le voit et ne pu s'empêcher d'être touché par mon histoire. Après m'avoir requinqué durant quelques jours, renforçant par la même occasion cette amitié nouvelle, il me fallait reprendre la route pour rejoindre Miss Acacia. Je lui avait donc proposé de m'accompagner, lui le seul visage amical que j'avais vu depuis Édimbourg, et accepta avec joie, me servant de guide pour aller de ville en ville et traverser les territoires. Je repensais à Madeleine … me demandant comment elle s'en sortait … Pleurait-elle mon absence ? Sans doute … mais forte comme elle était je l'imaginais déjà en train de retaper la colonne de ce vieux Arthur tout en préparant le repas de l'autre main. Cette pensée me fit sourire … et me réconforta tout le long du voyage, ceci jusqu'à arriver devant la ville qui hier encore semblait si lointaine.

Cet endroit ne ressemblait vraiment à nul autre ! Perdu dans des terres pas forcément accueillante, la ville ressemblait à une fête foraine permanente. En effet, l'on pouvait voir poindre ici et là de nombreuses roulottes, quelques bâtiments en bois délabrés mais surtout ces immenses façades décorées pour présenter des lieux comme le train fantôme ou mettre en avant des attractions comme la femme à deux tête. Car voyez vous, à chaque coin de rue les gens que l'on pouvait croiser n'avait rien à voir avec ceux de ma ville, de Paris ou de toutes les autres que j'avais pu traverser, ici avec mon horloge je me fondais dans la masse, au milieu d'étranges créatures aux corps difformes, au regard qui pouvait vous capter de plus de deux yeux, aux ailes insectoïdes un peu sèche, à la peau écailleuse ou aux membres en moins. C'était, selon certain, un cirque de monstre permanent ! La réalité étant qu'il s'agissait du seul refuge pour les êtres à part, les exclus, les oubliés … comme moi. Il n'y avait parfois pas de grosses différences, une légère mutation, un léger handicape mais qui leur avait valu de devenir paria dans leur propre communauté … tout comme moi … et ils avaient fini par se réunir, se soutenir pour en créer une nouvelle, une famille bien qu'un peu réticente face aux étrangers, surtout quand certains n'étais pas juste des mutants de la nature, des estropiés ou autre mais bien des créatures venant d'autres continents et dont notre culture avait encore terriblement peur alors qu'il ne s'agissait parfois que de fées et de farfadets. Au final l'on se faisait dévisager car on avait peur … peur que l'on vienne les déranger dans leur fragile tranquillité jusqu'à ce que l'on vois dépasser de ma poitrine ces aiguilles et que l'on entende ce tic tac, calmant tous les esprits et redevenant totalement invisible. Étrangement … je me sentais terriblement bien ici, comme ci je n'avais plus rien à craindre du monde extérieur tandis que mon camarade semblait comme perdu dans un rêve éveillé, surexcité par ce monde dont, j'étais certain, il aurait rêver faire partit. Je commençais alors à poser des questions sur ma Miss Acacia et bien vite l'on me dit que le soir même elle donnait une prestation, une à laquelle je me rendit aussitôt. La revoir danser était … d'une beauté à couper le souffle. J'avais toujours garder le souvenir de ce moment étant enfant mais à présent, maintenant qu'elle avait grandit et moi aussi … c'était comme ci je flottais au dessus du ciel, mon cœur s'embrasant sous ses mouvements techniques et sous le bruit de ses talons claquant le sol. Poussé par mon camarade je m'étais glissé dans sa roulotte avant qu'elle ne revienne, un bouquet de lunettes cassées, elle qui était myope comme une taupe mais ne portait jamais de verres de peur de les casser … là au moins ce serait déjà le cas, elle n'aurait donc rien à craindre. Et quand elle arriva, la surprenant car elle ne m'avait point vu … elle ne me reconnu évidemment pas … après tout elle ne m'avait jamais vu avec ses lunettes à l'époque, si ce n'est brièvement, et le temps avait passé. Pourtant … pourtant lui dire la vérité immédiatement m'avait été impossible, alors je m'étais simplement présenté, comme si il s'agissait de la première fois … obtenant de sa part de se revoir. C'est ainsi que le plus beau moment de ma vie commença, car chaque jour je me rapprochais un peu plus d'elle, devenant son secret, son amant, Joe n'ayant été pour elle qu'un amour d'enfant et un ami à présent et ne la poussant pas à la faute, pas de son point de vu en tout cas et au final … je fini par lui révéler qui j'étais, pourquoi j'étais venu, ceci après m'être bien installé en ville et avoir trouvé travail et maison, me permettant d'être pleinement moi même en sa présence. En cette même occasion je lui fis cadeau de la chose qui m'était la plus précieuse au monde, la clé de mon cœur, le seul outil capable de remonter mon horloge et lui offrant donc littéralement ma vie, mais aussi l'instrument de mon amour et le symbole de mon ouverture complète à sa personne. À ce moment précis j'aurais pu jurer que mon avenir ne serait à présent que radieux et qu'à ses côtés je finirais ma vie dans le bonheur, entouré de merveilleux enfants.




Le Jour Le Plus Froid Du Monde
Car les monstres que l'on redoute le plus sont ceux que l'on a forgé par une crainte injustifiée.
Saviez vous que la vie n'est belle que pour mieux vous tromper ? Ce monde est un monde impitoyable, un qui n'aura de cesse que d'essayer de vous mettre à terre et de vous détruire mais ça … ça je ne l'ai découvert que bien trop tard, bercé par les illusions d'une vie heureuse à jamais. Car alors que je vivais ce parfait idylle avec ma belle et douce, mon passé me rattrapa, me rappela que jamais je ne pourrais connaître la paix ni l'amour. Un beau matin arriva un étranger, un homme à la chevelure d'ébène et portant un cache œil. Il était grand, vêtu d'un long manteau et aux larges épaules. Il n'avait pas l'air agressif, mais son ombre, son ombre semblait s'étendre sur le sol jusqu'à ma personne et celle de ma miss Acacia alors que nous marchions dans la rue. Une voix grave et terriblement familière raisonna alors : Me reconnais tu disait-il, tant pour moi que ma compagne alors que d'un coup l'on comprit, comprit que devant nous se trouvait Joe. Si miss Acacia semblait heureuse de revoir son vieil ami, mes mains, elles, se crispèrent alors que des menaces sortirent sans retenu de ma bouche, surprenant la danseuse qui ne comprenait pas, ne sachant même pas que nous nous connaissions, tandis qu'une joute verbale démarra entre lui et moi. Il me dit que j'avais toutes les raisons de m'énerver, qu'après avoir vécu en paria lui même il savait ce que cela faisait et qu'à l'époque il avait été aveuglé par la jalousie. Mais il m'avoua aussi que si il ne m'en voulait plus, il ferait tout pour récupérer miss Acacia, que le choix lui appartiendrait à elle mais qu'il ne lâcherait pas l'affaire et malheureusement pour moi … la suite allait me mettre dans une position dont je n'allais pouvoir me relever, non préparé à tant de traîtrise.

Car d'abord, si je voulais faire confiance à mon amour, je ne me doutais pas à quel point la jalousie pouvait me dévorer de la sorte. C'était comme une brûlure intense et incessante, une qui ne s'arrêtait jamais dès que j'étais séparé d'elle, me demandant sans cesse si elle était avec lui ? Et en effet, ils passaient parfois des moments ensembles, si ma miss Acacia me répétait sans cesse qu'il n'y avait rien à craindre, que Joe pouvait espérer, qu'il n'y aurait jamais rien car elle m'aimait, je commençais à me questionner sur une telle justification répétée. Pourquoi se sentait-elle de me le dire presque chaque soir ? Me cachait-elle quelque chose ? Je m'énervais sans raison, je l'éloignais de moi avec mes crises de colère et mon amertume grandissait alors que Joe dévorait mon monde morceau par morceau, volant mon travail, mon moyen d'entretenir ma belle alors qu'il tentait aussi de s'emparer d'elle. Puis un soir ce fut le drame, ma danseuse arrivant comme une tornade, enivré par une colère que je ne lui connaissait pas. Était-ce vrai ? Me demandait-elle. Avais-je vraiment crever l'oeil de Joe ? Moi qui ne faisais que monter en violence depuis quelque jour, me connaissait-elle si peu ? Lui avais-je mentit sur d'autre chose et qui donc d'autre avais-je blessé ? Cela en était trop et, dans une parole incontrôlée sous le coup d'une telle accusation, je dis à voix haute que je le tuerais pour ça, ne faisant qu'aggraver mon cas … mais pour ne rien arranger il lui parla aussi des règles de mon cœur, celle que je ne lui avait pas révélé pour ne pas l'effrayer, surtout pour la partie sur l'amour. J'étais, selon elle, un inconscient qui trouvait cela marrant de mettre sa vie dans les mains d'une autre sans même la prévenir. Qu'aurait-elle fait si jamais elle avait fait sauter son horloge ? Je sentais mon cœur se serrer alors que les disputes s'aggravaient chaque jour … je ne contrôlais plus mes émotions, j'étais à fleur de peau et voir Joe, ce sourire en coin, alors que nous étions en train de ravager notre histoire, me mettait plus en rogne que jamais. Pourtant … pourtant il ne s'agissait là que de dispute, l'amour était présent, nous aurions pu juste mettre ça au clair, après tout je n'avais pas été particulièrement franc. Seulement, jeune et con comme je l'étais, je croyais vraiment que tout était en train de m'échapper et dans un acte désespéré je me jetais sur Joe, tentant de me débarrasser de ce scélérat et ce dernier ne se défendant même pas, préférant laisser faire miss Acacia qui me stoppa dans mon entreprise, me disant que c'était fini et qu'elle rentrait à Édimbourg avec Joe. Il venait d'avoir ce qu'il voulait … tout cela en semant simplement la discorde entre nous, en me poussant à faire des erreurs en sachant pertinemment qu'autrement jamais je ne l'aurais perdu. Et dans un désespoir terrible, alors que je la voyais disparaître sur la route … je m'arrachais le cœur.

Ce fut mon vieil ami qui me récupéra en panique au milieu de la rue. Il tenta, comme il pu, de remettre en état mon horloge mais cette fois … cette fois les dégâts étaient trop grand et cela dépassait ses compétences. Du moins … sans doute aurait-il pu faire quelque chose, mais mon horloge ralentissait lentement et malheureusement, celle qui possédait la clé venait de partir avec. Était-ce volontaire ou inconscient ? Je ne le savais pas … et je n'étais pas certain que cela m'intéresse, voulant mourir mais en même temps … me sentant terriblement idiot et bête d'être ainsi entré dans son jeu .. de m'être laissé avoir et d'avoir repoussé la seule qui se fichait totalement de tout cela. Alors je suivit son conseil désespéré, celui de retourner chez moi, chez Madeleine pour qu'elle me remette en état. De là j'aurais tout le loisir d'essayer de me faire pardonner si tel était mon souhait, mais je devais vivre, ceci coûte que coûte. Je pris donc le premier train pour Édimbourg … repensant à ma mère et souhaitant retrouver mon lit mais aussi ses bras, qu'elle me réconforte et me donne des conseils, j'en avais terriblement besoin. Je sentais mon corps s'affaiblir, mais je m'accrochais à tout cela, à ma miss Acacia bien qu'elle soit partit, au Dr Madeleine et à tous mes amis. Mais ce retour ne fut pas aussi … merveilleux que je l'espérais … en voyant ma maison il n'y avait aucune chaleur qui semblait s'en dégager, au contraire une impression sinistre m'envahit avant même que je ne gravisse cette colline. Sur le porche je voyais Arthur, aussi absent qu'un fantôme, avant d'être accueillit par Anna et Luna. Où était Madeleine ? Où était ma mère ? Peu de temps après ma fuite elle avait été emmenée en prison, rien d'anormal en soit, elle avait déjà connu cela et pourtant … pourtant cette fois fut différente car, en s'endormant cette nuit là jamais elle ne se réveilla, ravager par un chagrin dont elle ne se remit jamais. Alors tout espoir était-il réellement perdu ? Je commençais à le croire … et je quittais alors la maison pour me rendre sur sa tombe, un peu plus bas sur la colline, prêt du seul arbre qui s'y trouvait. À côté de la sienne se trouvait une autre, une qui avait été fictive afin d'assurer ma protection : La mienne. Quelle sinistre ironie ! Au moins je serais réunis avec la seule personne a m'avoir aimé inconditionnellement. La soirée se rafraîchissait, une couche de neige recouvrait déjà la ville et je m'asseyais, m'adossant à la tombe de ma mère alors que je m'excusais … de ne pas avoir été à la hauteur …

Mon horloge, mon corps, ralentissait à chaque minute qui passait. Le froid mordant commençait à m'endormir une fois qu'il ne restait plus rien à faire souffrir. Je devinais aisément que je n'en avais plus pour longtemps et au fond je me disais que ce n'était pas plus mal … qu'ainsi mon terrible calvaire prendrait fin …

Mais ce fut avant d'entendre hurlé mon nom. Miss Acacia ? Je relevais la tête, croyant halluciner une dernière fois mon amour avant de rendre mon dernier souffle et pourtant elle était bien là, courant dans la neige jusqu'à me rejoindre. Elle était en larmes, totalement essoufflée et s'excusait, s'excusait de m'avoir ainsi abandonné. Notre ami commun lui avait tout expliqué sitôt qu'elle avait fait marche arrière, se rappelant de la clé mais aussi de ce qu'elle signifiait, de notre amour, mais c'était trop tard, je venais de prendre le train. S'était alors ensuivit une course poursuite à travers le Grey Cloud pour me retrouver et prendre soin de moi. Mais il était trop tard … j'étais bien trop endommagé, bien trop fatigué et usé au point que le tour de clé ne fit rien, l'horloge ne réagissant pas et continuant de s'affaiblir peu à peu. Elle craqua et trempa son visage sous les pleurs … mais je la rattrapais, caressant sa joue humide avec un sourire. Elle était magnifique, même en cet instant elle était magnifique … Si je devais mourir alors tel serait le cas, mais elle m'avait aimé, elle avait fait en sorte que cette vie vaille le coup et pour cela je lui en serait éternellement reconnaissant. Finalement j'approchais ses lèvres des miennes, l'embrassant une dernière fois et m'adonnant totalement au dernier interdit de mes trois règles : l'amour. Mon horloge cessa alors de fonctionner … laissant mon corps inerte dans le froid tandis que Miss Acacia me serrait dans ses bras, pleurant toujours. Jack venait de mourir.

Mais … vous connaissez tous les contes de fée, non ? Ces histoires où l'on dit que l'amour triomphe toujours de tout, même de la mort et … ce fut ironiquement terriblement vrai. Car je ne sais exactement combien de temps après, mais mon mécanisme se réenclencha, les rouages de mon cœur se mettant de nouveau à tourner alors que je prenais une immense inspiration, comme ci je n'avais plus respiré depuis des siècles. Avais-je vraiment survécu ? Il semblerait … et je sentais encore l'étreinte de ma miss Acacia. Un sourire doux et rêveur se dessina sur mes lèvres alors que je la serrais en retour. Elle ne pleurait plus, sans doute fatigué par ce trop plein d'émotion mais tout allait bien maintenant, tout irait bien … pourtant, plus je la serrais, plus je me rendais compte à quel point ne se dégageait d'elle d'aucune chaleur, que qu'importe mes baiser sur son front et dans son cou, aucun ne semblait la faire réagir. Bien vite je la secouait, de plus en plus paniqué, avant de me rendre compte qu'elle était aussi raid qu'un … qu'un … c'était impossible, non, je refusais de le croire. Je m'acharnait encore mais l'évidence était là … par le chagrin elle était resté là, contre mon corps pendant dieu seul sait combien de temps, se laissant emporter par le froid, ayant perdu elle aussi toute envie de se battre. Mais j'étais là, j'étais bien là ! Elle n'avait pas à mourir, non, elle ne devait pas ! Un hurlement s'échappa de mes lèvres alors que je tentais encore en vain de la réveiller, l'embrassant tel un prince dans ces histoires pour enfant mais rien, toujours rien. Je serais son petit corps sans vie, fondant en larme et hurlant toujours mon désespoir. Ce n'était pas la fin que j'avais prévu … non … tout le monde sauf elle. Elle n'aurait jamais dû mourir, c'est moi qui devait rendre l'âme, pas elle ! Et pour rien arranger, une foule se forma bientôt au pied de la colline, tout un tas de gens se rassemblant en une masse noire, simplement brisé par des torches ici et là. A leur tête ? Nul autre que Joe qui, en montant et voyant la scène, sembla autant touché par un coup de tonnerre que je ne l'avais été en me réveillant. La rage qui lui avait fait rassembler cette foule, additionné à celle de la mort de son aimée, lui fit alors hurler un discours terrible, sur ma monstruosité, sur le meurtre que je venais de faire sur la petite danseuse et bientôt tous les esprits s'échauffèrent. Je ne savais que faire … je ne savais comment réagir … mais comme poussé par un instant de survie, par la panique, je puisais dans mes forces pour prendre la fuite, pour échapper à cette chasse au monstre jusqu'à réussir à quitter la ville.

Je n'avais plus rien, littéralement plus rien … je ne savais que faire … ni pourquoi faire … quel intérêt y avait-il maintenant à entreprendre quoi que ce soit ? Toutes mes raisons de vivre venait de disparaître mais je ne pouvais gâcher cette vie que miss Acacia m'avait donné en sacrifiant la sienne. Alors, sans autres idées, je retournais dans la ville qui avait vu vivre, un an durant, notre amour … peut être que mon camarade là bas pourrait m'aider. Car au final, quand j'arrivais là bas, une horloge toujours en miette au sens propre comme au figuré, je me figeais alors au milieu de la place … mon esprit, ayant bien trop souffert de tous ces événements, se fermant comme une coquille pour ne plus laisser qu'une enveloppe vide.

Des années avaient passé, je ne ressemblait plus à rien, plus à rien d'autre qu'à un cadavre. Mon visage venait de prendre des années que je n'avais même pas, j'étais aussi inerte qu'un macabé même si en soit je respirais et je passais toutes mes journées dans ce fauteuil roulant à fixer le mur, incapable de me déplacer, incapable de nourrir, incapable de vivre tout simplement. Un légume … voilà ce que j'étais, ni plus ni moins. J'avais perdu toute envie de me battre, toute envie d'affronter une réalité qui ne m'avait, jusqu'à ce jour, que fait souffrir. Donc toutes mes journées commençais de la même manière, avec cette infirmière qui venait s'occuper de moi, m'accordant un joyeux « Bonjour monsieur Finklestein ! » car tel était mon nom … celui que portait Madeleine, mais je ne réagissais pas, jamais. Alors elle était simplement rentré dans cette routine, me parlant de tout et de rien, comme ci j'étais bien là alors qu'elle effectuait son travail. Et de temps à autre je recevais la visite de mon vieil ami, tentant de voir si aujourd'hui j'allais un peu mieux, si je faisais signe d'un quelconque changement mais sans jamais avoir de résultat malheureusement … alors au moins il remontait mon horloge, cette dernière qu'il avait totalement retapé avant de repartir et de recommencer ce cycle chaque fois que cela était nécessaire ou qu'il avait besoin de ma présence, même silencieuse. Il fallut attendre ma vingt-troisième année pour qu'un changement se fasse, alors que mon infirmière discutait comme à son habitude avec moi, terminant ses dernières tâche de la journée en m'offrant une nouvelle fois son monsieur Finklestein avant de l'attraper par le poignet, la faisant hurler de surprise tandis que ma tête se mouvait lentement vers elle. « C'est « docteur » Finklestein. » lui disais-je alors. Mon cœur … je veux dire, la partie sentimentale, venait de totalement s'assécher. Je n'avais plus de larmes à verser, plus de chagrin à donner. Une part de ma personne venait de mourir mais … sans ce poids je pouvais de nouveau vivre et c'était exactement ce que je commençais à faire en cet instant précis.

Il me fallut un moment pour commencer à véritablement me remettre. Après tant d'année d'inactivité, qu'importe le suivit médicale que j'avais bien pu avoir, mes muscles étaient terriblement atrophiés et j'étais forcé d'ingérer des litre set des litres de solutions dont j'avais eut le secret par le biais du Dr Madeleine pour au moins récupéré une capacité motrice des bras et de la partie supérieur de mon corps pour ne pas être trop handicapé dans ma vie. Les jambes par contre … c'était une tout autre affaire et j'étais toujours limité à mon fauteuil roulant mais pour le moment c'était suffisant. Ne pouvant décemment passer mes journées à ne rien faire, surtout sachant que je tentais de vivre à nouveau, je me proposais en tant que médecin de fortune pour notre petite ville, cette dernière ne disposant d'un véritable spécialiste et moi ayant appris, avant ma fuite, tout ce que le Dr Madeleine savait. Et dans une communauté comme la notre, pleins de difformes, de cassés, un docteur n'était pas de trop pour s'occuper de tout ce beau monde, ceci sans hésiter à employer des méthodes différentes et pouvant être vu comme étranges pour faciliter la vie de chacun. Je mettais sur le papier autant d'informations dont je pouvais me rappeler des travaux de ma mère tandis qu'avec mon ami je développais aussi mon savoir en mécanique plutôt qu'en science biologique à la fois pour combler les manques d'une autre manière mais aussi voir à comment modifier mon horloge. Après tout il s'agissait d'un handicape … un dont je me ferais une joie de me débarrasser ou plutôt de modifier afin de le changer, possiblement, en un avantage. Je me souvenais de ce rêve d'enfant … inverser le temps en faisant tourner mes aiguilles dans le sens inverse … mais si cela était réellement possible ? Après tout, contrairement à Édimbourg, en ce lieu, en plus des difformes se trouvaient quelques créatures dont la magie et les caractéristiques particulières pouvaient m'être particulièrement utile. Alors rapidement je commençais à détourner mon travail … qui se rendrait compte que je faisais un prélèvement anormal ou que je testais un nouveau système sur leur corps ? Après tout j'étais le seul à comprendre mon travail et celui ci était semblable à aucune médecine connu. Or si tout allait bien pour eux après coup, qui irait se plaindre de mes méthodes ?

C'est ainsi que je parvins à modifier le mécanisme qui se trouvait dans ma poitrine. Cela fut long mais je changeais sa structure complète. Fini le vieux coucou, cette fois il s'agissait d'un mécanisme un peu plus brute et sobre mais surtout discret, caché à l'intérieur de ma poitrine avec juste un panneau sur ma poitrine pour les réglages. Et le résultat fut … enivrant ! Car moi qui ne ressemblait plus qu'à un vieillard alors que je n'avais même pas dépassé la trentaine, une fois que j'eus lancé le programme de mon nouveau cœur, ce fut comme une renaissance, mon corps semblant faire comme un bond en arrière de quelques années. Oh je ressemblais toujours à un cadavre, plus vieux que mon âge mais déjà c'était un peu mieux … surtout que je commençais à retrouver des sensations dans les jambes, ce qui, associés aux drogues, me permettait de marcher à l'aide d'une canne jusqu'à ce que la fatigue me force à retourner dans mon fauteuil. Une idée commença alors à m’obséder … car pour revivre j'avais dû altérer ma nature profonde, je n'avais pas cherché à recréer un cœur, simplement à m'améliorer, qu'importe la manière. Mais du coup … jusqu'à où un corps pouvait-il être amélioré si on quittait les limites de la normalité ? Je voulais voir à quel point on pouvait rendre le corps humain « parfait », à quel point on pouvait le manipuler pour aller jusqu'à contrer les lois les plus naturelles. Et pour se faire je devais expérimenter … expérimenter sur les habitants à qui je donnais des traitements de plus en plus invasifs et surtout altérant leur physiologie. Encore une fois je jouait la carte de l'ignorance de la masse pour cacher mon objectif réel, j'étais toujours ce bon docteur qui faisait son possible pour aider et, quand il y avait un accident … une opération n'était jamais sans risque, voilà tout ! Et lentement la face de cette ville changea, devenant toujours un peu plus hideuse, un peu plus grotesque tandis que je me servais des résultats les plus probant pour améliorer ma propre personne mais d'une manière plus esthétique et parfaite qu'avec mes rats de laboratoire.

Seulement, même en prenant la population pour des moutons sans cervelle, il m'était difficile de continuer sans que cela ne se remarque … mais ce n'était pas grave car mes horizons s'étaient étendus et m'offrait une porte de sortie à ce problème. Car voyez vous, le corps humain est faible et pathétique, tout comme celui d'une fée ou d'un ogre, mais tous ont une particularité qui les rendra supérieur aux autres dans tel ou tel domaine. Alors, si jamais l'on prend le meilleur de chacun et qu'on les assemble … à parti de quand peut-on décréter que ce n'est plus une vie que l'on a amélioré mais une nouvelle forme de vie que l'on a créé ? J'ai cette curiosité dévorante de savoir si il est effectivement possible de créer de nouvelles formes de vie fiables, de jouer les dieux parmi les hommes. Et en cela, quand des patients deviennent, à mon goût, bien trop utilisé pour m'apporter quoi que ce soit ou que cela ne se remarque, je termine leur existence et nettoie leurs quartiers, lançant la rumeur qu'ils ont déménagé avant de créer quelque chose de nouveaux avec leurs restes … sans la moindre mémoire d'une vie passé ni même d'avoir été créés, pensant être naturels et avoir voulu s'installer ici, me permettant ainsi de brasser un peu tout ces gênes et voir en direct leur évolution et les interactions sociales qui se créé. L'ironie et que cet arrivage toujours plus étrange a commencé à tourner à travers notre monde, faisant venir chaque jour les créatures les plus atypiques voir dangereux qui s'y retrouvent dans cet univers de monstres.

Mais il y avait une personne qui n'était pas aveugle, une qui me connaissait à présent bien trop pour ne pas reconnaître mes créations. Mon camarade, mon ami, mon frère, se rendait bien compte de ce qui se tramait et commençait à être terrifié par ce qu'il voyait. Il avait toujours connu ce … ce jeune garçon plein de rêve, un peu émotif certes mais qui était d'une bonté et d'une naïveté sans pareille. Or là il ne me reconnaissait pas … je devenais le monstre que l'on avait toujours dit que je serais et il voulait me raisonner, avant que je ne perde complètement les pédales. Seulement il était trop tard … le Jack qu'il avait connu était mort le jour où il s'était réveillé avec le corps sans vie de Miss Acacia dans ses bras, ne restait à présent plus que le Dr. Finklestein. Et d'ailleurs ce docteur, moi … alors qu'il venait se confronter à moi c'était pour voir ma dernière transformation. Mon cœur mécanique était devenu complètement interne, ne laissant qu'une cicatrice sur ma poitrine mais surtout … surtout … j'avais retrouvé toute ma vigueur, me tenant sur mes deux jambes sans difficulté tandis que visuellement j'avais retrouvé mes vingt-cinq ans, du moins ceux que j'aurais dû avoir si je n'avais pas été inerte si longtemps. À coté de cela mon camarade semblait si vieux … plus de la trentaine seulement mais comparé à moi … son visage était marqué, sa moustache et sa barbe étaient garnis et on pouvait lire le temps sur sa personne. Pauvre petite chose … Quoi qu'il en soit il tenta de me convaincre de stopper ma folie, surtout maintenant que j'avais retrouvé une jeunesse qui m'avait été arraché. Je devais me reprendre, devenir ce si charmant garçon et rêveur et pas … et pas ce monstre terrifiant que je tendais à devenir. Un sourire carnassier se dessina alors sur mes lèvres en entendant ses mots tandis que je me tournais vers lui. J'approchais lentement, me rappelant ces paroles lointaine … lançant alors à mon ami que l'on m'avait un jour dit que j'apprendrais bien vite à effrayer pour exister .. et j'avais en effet appris. Sans prévenir j'attrapais bien vite un des pistolet à injection qui se trouvait sur l'établit, lui plantant dans le coup et lui envoyant une dose de produit suffisante pour le faire dormir un long moment. Il était temps que je donne à mon camarade une renaissance bien méritée. L'on nota, quelques jours plus tard, l'arrivée d'un nouvel habitant … à présent il n'y avait absolument plus rien pour m'arrêter dans mon entreprise que je fis passer à l'étape suivante, effaçant définitivement le nom de cette ville qui tomba dans l'oubli pour adopter le nom de « Halloween Town » alors qu'elle se modernisait peu à peu, effaçant les derniers vestiges d'une vie passé pour prendre le contrôle secret de mon nouveau domaine, de mon laboratoire de la taille d'une ville à la population devenue sanguinaire et totalement détraquée.



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MessageSujet: Re: Dr Finklestein ♠ D'un simple coup de dés j'ouvre le musée des horreurs !   Mer 9 Mar - 19:43

Histoire
I am the shadow on the moon at night filling your dreams to the brim with fright !


This is Halloween
Cause this may be the last time you hear the Boogie song
Près d'un siècle et demi avait passé depuis ce que je nommais ma renaissance. La ville avait énormément évolué autours de moi, non seulement de par son architecture, l'endroit n'ayant plus rien à voir avec ce petit hameau de fortune, ensemble de baraquement nous faisant ressembler à une foire, pour à présent ressembler à une belle et immense cité pavée dont les murailles s'érigeaient haut dans ces terres désolée, mais aussi de par sa population. Car voyez vous, si cet endroit, la vie qui s'y trouvait, n'était au départ rien d'autre que le fruit de mes doigts délicats, je vis apparaître un phénomène étrange … en effet, à mesure que la réputation de notre belle ville d'Halloween se répandait à travers les territoires, il arrivait que, de temps à autres, quelques nouveaux habitants viennent s'ajouter à ceux que j'avais créé de toute pièce. Qui ? Les êtres les plus répugnant au monde, les monstres, les détraqués, les psychopathe … ce qui était avant le refuge pour les gens différent était à présent le sanctuaire pour les déviant, dans une ville où leur folie était tolérée et même accepté, suivant un étrange équilibre entre loi du plus fort et parfaite entente pour éviter le carnage entre nos membres, même si, inévitablement, cela arrivait bien entendu. Mais est-ce que cela me posait problème ? C'était, en réalité, tout le contraire ! Car voyez vous, cette nouvelle populace ne représentait pour moi qu'une fraîcheur bienvenue, les plus beaux spécimens des espèces parfois les plus rares. Que demander de plus quand à mes expériences ? Bien sûr cela pouvait représenter un danger pour ma personne, qui savait ce que le vent allait un jour apporter et qui viendrait défier mon autorité ? Car avec le temps, avec mon ancienneté et et ce savoir que nul autre ne possédait j'avais pu, même en n'assumant pas « officiellement » le rôle de maire, garder une position des plus avantageuse, me permettant de tirer les ficelles. Alors que faire si quelqu'un convoitait ma place ? Je ne m'en inquiétait guère franchement, car non seulement, avec le siècle passé, bienheureux soit celui qui arrive à s'en prendre directement à ma personne sans finir parmi les déchets que je rejetais chaque jour de mon laboratoire, mais en plus, dans cette ville … une étrange lubie s'était installée. En effet, Halloween Town, nom que j'avais choisis à l'origine de manière ironique, semblait avoir tant inspiré les esprits faible de cette ville qu'ils en avaient fait un rituel : Les pires monstres et meurtriers, se rassemblant chaque année pour fêter cet événement dont notre cité portait le nom … c'était absurde … même pour moi cela était absurde ! Mais cela les occupait alors … pourquoi pas après tout ? Car durant cette période intensive je n'avais pas à craindre de coup de poignard dans le dos et c'était tout ce qu'il me fallait. Donc vous voyez ? Je n'avais vraiment pas à m'en faire.

Mais encore une fois je me faisais avoir, trop content de ma situation pour ne serait-ce même qu'envisager qu'un élément extérieur pouvait tout déranger et ce dernier … ce fut Jack. Oh non, pas moi, pas celui que j'étais à l'époque, mais un autre Jack, Jack Skellington, un être qui, je devais l'avouer, possédait un charisme absolument éblouissant. Parmi les monstres et les déments il était un prince, un qui savait rallier les foules, un qui savait les dominer et libérer un océan de terreur partout où il passait, même parmi les créatures les plus abjectes. Il en va sans dire qu'il s'imposa rapidement dans ma cité … bien trop pour que je puisse réagir malheureusement, pas sans risquer de tout perdre et les événements de ma vie passée m'avaient appris qu'il ne fallait pas agir dans la hâte et la panique. Il était devenu le parangon de la noirceur, le héros de tous ces demeurés et, si il n'était point mon ennemie, au contraire même je devais bien avouer qu'il s'agissait là d'une créature dont la compagnie était tout à fait délicieuse, cultivé et infiniment intéressant … je craignais justement que cette intelligence dont il faisait preuve et l'influence qu'il avait sur tous les autres finisse par révéler au grand jour la véritable nature de mes travaux sur cette ville. Car si j'étais pour tous un sage, un savant, un homme qui contribuait plus que largement à l'avancée de notre communauté grandissante, je n'étais pas tout à fait persuader que même ces bêtes de foire accepte le fait qu'il m'arrivait, plus régulièrement que la normale, dans charcuter la majorité d'entre eux pour un but tout à fait personnel et poussé par rien d'autre que la curiosité qui me dévorait depuis maintenant trop longtemps. Alors, même en tant que créateur de bien d'entre eux, ma tête finirait, sans le moindre doute, sur une pique. Qu'importe les armes biologique que je pourrais utiliser, les technologies et autres inventions électromagnétiques et occultes, si Jack se dressait contre moi avec toute la ville je ne ferais pas le poids.

J'ai donc réfléchis à un moyen … un moyen de me mettre en sécurité sans avoir à tuer l’épouvantail, sa mort, du moins sa double mort risquant de déclencher une réaction en chaîne que je serais incapable de contrôler. Je ne pouvais pas jouer la guerre d'influence, il avait gagner ce combat au moment même où il avait posé les pieds ici, ni risquer l'extermination de mes rats de laboratoire car encore une fois l'on reviendrait au premier scénario et j'aurais la tête tranchée. C'est alors que j'eus cette idée … une idée absurde mais à la fois merveilleuse par sa simplicité. Car pour le moment, dans l'esprit de cet autre Jack, j'étais un allié puissant, un ami aussi et je devais faire en sorte de renforcer cette idée là. Mais il était difficile d'accomplir une telle prouesse, surtout dans un lieu comme la ville que j'avais créé, si il n'y avait rien pour que notre collaboration soit … fructueuse. Alors, au tout début, il m'arrivait parfois de lâcher un ou deux de mes animaux, semant la discorde chez tous les habitants et répandant la mort dans son sillage, afin de pousser le squelette à venir quérir mon aide afin d'abattre cette créature. Mais si cela fonctionna bien quelques années, les questions commencèrent à affluer. Pourquoi y avait-il tant d'attaques ces derniers temps ? Pourquoi certains monstres entraient dans une rage sanguinaire alors qu'il n'y avait aucune raison apparente à cela ? Et bien vite ce maudit Jack parvint à la conclusion que oui, il y avait bien quelqu'un derrière tout cela, qu'un individu en ville jouait avec eux et fut plus déterminé que jamais à y mettre un terme. Mes poings se serraient … son intelligence passait de ce qui faisait son charme à ce qui le rendait bien trop dangereux mais, quand il vint à moi pour aider à débusquer le coupable, signifiant clairement qu'il ne se doutait pas de la vérité, une autre idée fabuleuse se fit en mon esprit.

Jack Skellington voulait donc un ennemie ? J'allais le lui offrir, avec joie même, un adversaire commun qui achèverais totalement de nous mettre dans le même camp. Mais comment faire ? Je ne pouvais faire confiance à personne pour ce rôle, personne n'avait, à mon goût, assez de cervelle pour tenir une telle partie d'échec sans doute éternelle contre un esprit qui, sans dépasser le mien, restait impressionnant. J'ai donc fouillé dans mes placards, dans mes vieilles expérience afin de trouver de quoi lui faire un adversaire à la hauteur, un ennemie fictif qu'il ne finirait jamais de traquer et d'affronter sans jamais parvenir à s'en débarrasser car je serais celui qui serait aux commandes. C'est ainsi que je retombais sur cette ancienne solution, une potion que j'avais élaboré il y a de cela très longtemps permettant le contrôle mental. Pourquoi ne pas l’utiliser directement sur Jack ? Ce serait en effet merveilleux mais j'avais abandonné cette recherche car il s'agissait d'un cul de sac, permettant, certes, de contrôler quelqu'un, mais ceci durant un temps trop limité pour que l'effet ne soit réellement intéressant, bien trop éphémère à côté du talent de certains sorcier à manipuler en arrachant le cœur et que je n'avais su reproduire, bien que cela aurait été inutile dans une ville comme la mienne où bon nombre sont comme moi, c'est à dire dénué de tout palpitant exploitable par les mages. Par contre l'effet de cette potion avait prouvé ses merveilles sur de plus petits êtres, sur les insectes pour être plus exacte où là le contrôle par la pensée se faisait permanent. Cela serait suffisant ! Je rassemblait donc des caisses entière d'insectes grouillants, volant, d'arachnoïdes et tout un tas de bestioles aux particularités multiples et déversait mon produit jusqu'à toutes les imprégner. Une fois terminé, je tandis la main et tel un amas grouillant tous se mouvèrent vers moi, s'agrippant à mon bras et recouvrant mon corps entier d'une manière d'abord informe avant, qu'avec le temps, je ne leur donne une forme que je considérais comme convenable. Je fermais les yeux et me concentrais alors … la quantité d'informations était difficile à accumuler, mais je pouvais voir à travers chacun des ces milliards d'yeux et sentir chaque vibration et utiliser chaque sens de ces insectes. Et en me concentrant sur le miroir je voyais que j'avais atteint mon premier objectif, me rendre complètement impossible à reconnaître. Je renvoyais donc les insectes que je dispersais à travers la pièce pour m'occuper du prochain soucis : La voix. Pour cela je créais simplement un casque, un masque recouvrant ma tête entière et faisant penser à un masque à gaz, en ayant d'ailleurs les propriétés, mais surtout équipé d'un modulateur me permettant d'adopter une voix plus grave. Enfin je devais choisir un nom … et si je n'étais pas le Croque-Mitaine, je trouvais que ce dernier ferait une très bonne inspiration : Oogie Boogie venait de voir le jour.

La première fois que Jack Skellington eut affaire avec mon alter ego, ce fut fans la forêt qui entourait la ville, dans la partie la plus sombre de cette dernière. Il s'agissait pour moi d'un coup d'essai, il fallait que je mette en place ma théorie et vérifie la viabilité de cette dernière et … si cela ne marchait pas … de toute manière je me retrouvais seul dans ces bois avec Jack, je n'aurais alors qu'à l'éliminer, cela vaudrait toujours mieux que la vérité auprès de tous les autres habitants. J'avais donc réussit à attirer Jack sur ma propre piste, utilisant une de mes sinistres créations pour le leurrer ici et quand enfin il fut à ma porté, je lui tombait dessus, l'attaquant en premier lieu et le violentant quelque peu juste pour lui offrir une belle entrée en matière. Je libérais alors un rire gras qui brisa le silence de la nuit, entouré de ce brouhaha incessant provoqué par le battement d'ailes et le crissements de pattes de mes insectes. Je mettais en place cette nouvelle personnalité, une beaucoup plus théâtrale, une bavarde et qui se plaisait à entendre sa propre voix. Je félicitais à la fois Jack d'avoir découvert le poteau rose, c'est à dire qu'il y avait en effet quelqu'un derrière tout cela, tout en me moquant de lui juste pour le plaisir de le rabaisser et de le provoquer. Et, contre toute attente, l'épouvantail marcha complètement ! Fonçant droit dans le panneau, réagissant à mes provocations et à mes frasques et ne cherchant même pas plus loin sur le moment. Mon sourire s’agrandit d'une oreille à l'autre … me disant que finalement mon adversaire était un idiot que j'avais sans doute surestimer bien que je savais à quel point le sort aimait jouer contre moi. Une joute verbale mais aussi physique commença alors entre nous deux, une où je lui lâchais au compte gouttes les informations nécessaires pour finir de mettre en place toute ma supercherie. Je devais lui donner des raisons, je devais être crédible dans ce personnage et trouver un « pourquoi ? » à ce Oogie Boogie et bien entendu j'avais déjà tout préparé d'avance. C'est ainsi que je lui lâchais finalement qu'il avait beau se dire prince des cauchemar, qu'il n'était rien d'autre qu'un parasite, une petite ombre au tableau dont je me débarrasserais bien vite pour m'approprier cette magnifique cité. Au final l'idée était simple, car il fallait qu'elle le soit pour qu'elle soit réaliste et Jack, dans toute sa naïveté malgré son esprit retord, en bu chaque mot. Je fuyais finalement la scène non sans me donner en spectacle, enivré par cette réussite.

Car bien entendu, à peine Jack eut-il terminé avec Oogie Boogie que le premier individu qu'il vint voir pour obtenir des conseil ne fut autre que moi. Un air de satisfaction éclaira mon visage alors que je lui demandais d'en savoir un peu plus. Au final c'était tellement beau, car je devenait en effet l'allié le plus fort de Jack, mais chaque fois que ce dernier venait à ma rencontre, m'expliquant chacune de ses altercation avec Oogie, je notais ses stratégies, je notais chacune de ses remarques et riait intérieurement de la bêtise du squelette qui, de cette manière, se créait un adversaire sur mesure qui avait toujours un pas d'avance sur lui. Car toutes les craintes que pouvait avoir Jack, tous les doutes, toutes les idées, je les adaptais pour les retourner contre lui et rendre Oogie encore plus insaisissable, pour me rendre moi même plus insaisissable tout en décidant des victoires que je pouvais offrir à Skellington pour nourrir cet espoir, nourrir ce combat sans qu'il ne paraisse impossible mais sans pour autant lui offrir la possibilité de lui mettre la main dessus. Et cela dura bien un siècle durant, un siècle d'un jeu de chat et de la souris, de partie d'échec tout à fait inéquitable sachant que j'étais le stratège de chacun des camps. Mais … si à l'époque il ne s'agissait que d'un moyen de me rapprocher de Jack tout en l'éloignant de moi … je devais avouer qu'il y avait quelque chose de très satisfaisant à cette situation. En effet, Oogie boogie devenait de plus en plus vivide dans ma personne, je commençais à apprécier cette rivalité qu'il existait entre Jack et moi et je voulais voir si le squelette serait capable de déjouer mes plans. Alors bien vite ma personnalité commença à acquérir une vie qui lui était propre, développant un sanctuaire secret, acquérant en partisan et en armée de monstres. Il était mon défouloir, lui que l'on accusait de tout ce dont j'étais véritablement coupable, je pouvais m'en donner à cœur joie, participer au carnage plutôt que de regarder cela d'un œil extérieur et il est vrai que c'était des plus divertissant. Mais surtout il n'y avait rien de plus beau que de voir Jack se faire avoir aussi aisément, ne devenant rien de plus qu'une marionnette, lui qui avait failli faire trembler mon pouvoir, et que je pouvais utiliser à ma guise et malmener aussi juste par esprit de vengeance et pur sadisme qui s'exacerbait au fur et à mesure que je revêtais mon manteau d'insectes. Il n'y avait, au final, qu'un seul et unique prince des cauchemar et c'était moi !




The sound of rolling dice to me is music in the air !
'Cause I'm a gambling Boogie Man, although I don't play fair !
Cela faisait déjà quelques temps que la guerre faisait rage, que l'ancienne reine du royaume de Snow White avait envoyé sa Malédiction, plongeant tous les royaumes dans un chaos incomparable. Après tout … cela était à prévoir ! Coupé la tête couronnée de tel ou tel territoire et bien vite vous verrez un banc de piranha ne souhaitant qu'une chose : Se disputer les restes ! Mais l'un des plus agressif, un des plus ambitieux n'était autre que le mal incarnée, une personne qui pourrait faire passer la plupart de mes enfants pour des enfants de cœur : Cora. Cette sorcière, la mère de Régina et tristement célèbre Reine de Coeur avait, depuis la disparition de tous les autres, entreprit de récupérer un maximum de pouvoir, de rétablir cette gloire dont elle aurait dû bénéficier quand elle fit couronner sa fille dont elle s'était servit comme d'un instrument. Elle était, de mon point de vu, l'ennemie public numéro un, bien loin au dessus de ce barbare de pacotille, qu'importe sa force de frappe, ou ce dieux marin qui croyait pouvoir repousser les deux autres camps. Alors forcément … quand je la vie se balader seule dans les bois, bien loin de son petit campement … je n'avais pu résister à l'envie de l'approcher …

Il n'y avait absolument personne d'autre à des kilomètres à la ronde, pas âme qui vive si ce n'était elle et moi. Alors, dès que j'en eut l'occasion, je quittais ma cachette, sautant d'un arbre entouré de mon tas grouillant pour lui faire face dans un rire tonitruant qui ne sembla nullement l'intéresser. À dire vrai elle roula même des yeux au ciel, s'intéressant bien peu à mes provocations pour même les balader d'un geste de la main avant de continuer de quelques pas, histoire de reprendre de la distance avec moi. Elle n'était pas effrayée, elle ne l'avait jamais été et surtout elle n'avait pas raison de l'être, car il ne s'agissait en réalité pas là de notre première rencontre, très loin de là même. Il y avait déjà longtemps, presque au début de la guerre même qu'elle était venu à ma rencontre pour me faire une proposition que je ne pouvais refuser. En effet, je savais très bien que cette guerre finirait par atteindre Halloween Town. Dans un conflit qui réclamait toujours un avantage militaire nous étions en première ligne, nous les monstres et créatures cauchemardesques, nous valions facilement, chacun d'entre nous, plus d'une dizaine de soldats. Nous étions des machines à tuer, des bouchers sanglant et en même temps représentions la peur et la terreur avant même de poser un pied sur le champ de bataille, permettant de réduire le moral des troupes adversaires par la simple mention de notre présence. Et même si Jack Skellington était quelqu'un de plutôt difficile à approcher, vivant selon un code qu'il était difficile de prévoir, Oogie Boogie possédait lui même les forces suffisantes pour apporter un poids non négligeable au force de la sorcière. Mais ce n'était pas le tas d'insectes qui l'intéressait, là fut ma première surprise, car en arrivant en ville elle savait exactement qui j'étais, qui j'avais été et surtout qui j'étais devenu. Elle se fichait bien du psychopathe joueur et violent, des bourrins elle pouvait en trouver facilement et en plus grand nombre que la raison l'aurait voulu. Non, ce qui l'avait intéressé c'était le savant, le scientifique et l'érudit. C'était le manipulateur et marionnettiste qui pendant deux siècle et demi avait pu régner sur son petit domaine sans que personne ne s'en rende compte. En clair, ce qu'elle désirait, c'était mon savoir, mes recherches et mes créations afin de renforcer son armée, ses forces, mais aussi mon génie pour manipuler tous les habitants de Halloween Town de prendre au part au conflit, qu'importe les méthodes. Alors, il en va sans dire que je lui ai d'abord ris au nez ! La renvoyant d'où elle voulait en lui disant que je me débrouillais très bien seul pour vouloir partager ce qui avait été ma vie avec la première sorcière venu, elle surenchérit en me disant qu'en plus de conserver mon secret, ce qui en soit pouvait poser soucis mais pas assez pour me faire devenir le serviteur de qui que ce soit, elle m'assurait non seulement de rester maître de mon petit monde mais aussi et surtout … de disposer de ressources illimités pour accomplir mon projet : Créer la créature la plus parfaite et repousser les limites de la vie organique.

Il en va sans dire que, d'un coup, elle capta un peu plus mon attention. Car oui, et cela faisait partit de son raisonnement, elle n'avait pas tout à fait tort sur le fait qu'un jour où l'autre je finirais par devoir affronter l'influence du vainqueur et devrais me plier à la servitude au risque de l'extermination. Or dans ce cas là je m'assurais, si j'aidais Cora à gagner, de garder le contrôle. Mais en plus de cela … l'idée de ressources illimitées était comme une douce mélodie à mes oreilles … en effet, en plus de deux siècles j'avais l'impression de tourner en rond. Si chaque jour je faisais de nouvelles découvertes, je n'étais jamais satisfait et commençais à manquer cruellement de diversité génétique et de morceaux à utiliser, ne pouvant sans cesse recycler ce qui avait déjà été recyclé et plus d'une fois chez mes habitant. Or là avec une guerre … il me pleuvrait des sujets d'expériences ! Et je pourrais exiger, sans le moindre soucis, l'obtention d'un spécimen particulier si je le désirais vraiment. Mon esprit de scientifique prit donc le pas sur le reste et me poussa à collaborer avec la Reine de Coeur. Et en ce jour elle me lançait d'ailleurs un défi des plus délectable. En effet, après avoir clairement fait comprendre que c'était Finklestein qu'elle voulait, pas Oogie Boogie, me faisant disperser mes insectes, elle commença à m'expliquer un de ses projets. Car, il y a peu, usant de sa magie la plus noire, elle avait réussit à créer un être, une terrible créature pour lui apporter un soutien militaire de choix. Mais la créature avait été trop gourmande ! Et elle s'était retrouvée dans une situation semblable à la mienne avec Jack Skellington. Elle l'avait donc envoyé au loin, à Storybrooke, lieu où avait résulté la Grande Malédiction, afin qu'il ne gêne pas ses projets. Mais pour le maintenir calme là bas elle avait eut besoin de remplir un des caprices de la créature : ranimer un des anciens habitant de la ville afin d'obtenir des informations mais aussi un premier minions. Or il était impossible de ramener un être humain à la vie ! Du moins pas en tant que tel. Le Dr Frankenstein, confrère dans un certain point de vu, avait essayé pour un résultat aux effets secondaires … particulièrement sanglants et même le Dark One ne semblait pas capable d'une telle prouesse malgré son immense pouvoir. Pourtant, et c'est ce que qui avait aussi poussé Cora à me choisir à l'époque, j'avais réussit, dans une certaine mesure du moins. Si je n'avais pas directement ramener quelqu'un à la vie, je l'avais créé à plusieurs reprises, inventant de nouvelles créatures, donnant vie à ma servante, et fille en quelque sorte, Sally. J'avais accomplit ce que beaucoup tâtonnait encore à faire, soit en échouant, soit en se contentant de pauvre argile. En clair j'avais réussit là où les autres avait échoué car j'avais compris qu'il était inutile d'essayer de préserver ce que la nature avait créé. Si vraiment l'on voulait donner la vie, il fallait se démunir des éléments les plus faibles et se concentrer sur ce qu'il y avait de plus fort afin de contrer le destin. Or dans ce cas elle se fichait bien du résultat interne, tant que l'être revenait à la vie avec sa mémoire. Mais là était l'autre hic, je créais, je ne restaurais pas. Chacune des mes créations repartait de zéro ! J'avais certes pu leur insuffler une fausse mémoire mais c'était tout. Mais encore une fois cela l'importait peu, me disant qu'elle avait ses propres méthodes pour cela, la magie nécessaire mais ce qui lui manquait c'était quelque chose que moi seul j'étais capable de réaliser, pour l'avoir déjà vu faire sur ma propre personne il y a si longtemps, le jour le plus froid du monde : Il lui fallait un cœur, un cœur pour remplacer un qui avait été détruit et celui que l'on pouvait encore parfois entendre tourner dans ma poitrine si l'on tendait l'oreille prouvait bien de ma capacité à réaliser une telle chose.

Après y avoir apposé quelques conditions, j'acceptais bien entendu. De jour en jour je commençais réellement à voir à quel point cette collaboration se montrait bien plus fructueuse que je ne l'aurais imaginé à l'époque. Car la reine tenait en effet ses promesses, et même si il s'agissait là d'un devoir que je devais accomplir afin de remplir ma part du contrat, cela n'en restait pas moins un projet d'envergure ! Un digne de mon génie et bien plus enivrant que les simples jeux d'enfant auxquels je m'attelais avant tout cela. Je lui fis donc une dernière révérence avant  de disparaître dans les bois, reprenant mon manteau de Oogie Boogie. Car oui, officiellement c'était Oogie Boogie qui servait la sorcière, pas moi. Jack n'avait pas été très … enclin un rejoindre un camp ! Bien trop aveuglé par son ego, il pensait avoir besoin de personne et j'avais donc pris les choses en main d'une autre manière. Cela m'évitait de me mouiller et de me mettra à dos l'épouvantail après tous les efforts que j'avais fait pour être dans ses bonnes grâces. Cela dit … je n'avais pas totalement abandonné l'idée de pousser cette vieille carcasse à faire ce que je voulais. Si il savait en effet que son adversaire aidait Cora, ce n'était qu'un problème en soit très minime, une solution de secours simplement pour agir immédiatement tandis que j'accordais mes fils sur mon très cher Jack. Je tentais, de toutes les manières possible, de détourner les faits afin de le pousser à réaliser les attaques que je souhaitais. Cela n'était au final pas tant difficile, le piégeant simplement en lui laissant découvrir des mouvements factice de mon alter ego, correspondant en réalité aux forces adverses de Cora, et dans sa rage infernal il avait tendance à ne pas faire de différence. Après quoi j'avais qu'à le réconforter et lui assurer que la prochaine fois serait la bonne, tout en lui glissant de lui aussi jouer la manipulation pour atteindre le tas d'insectes. En clair la meilleure stratégie était de se rapprocher de son ennemie, de se rapprocher des forces de Cora pour tuer la bête directement dans sa tanière. L'idée lui semblait tentante, même si le chemin serait sans doute encore long. Pendant ce temps … j'y gagnais sur tous les plans et me sentais plus vivant que jamais ! Cette guerre ne devait jamais finir … cette boucherie était mon nouveau domaine et moi, Finklestein, Oogie Boogie … je lancerais les dés du carnage.



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MessageSujet: Re: Dr Finklestein ♠ D'un simple coup de dés j'ouvre le musée des horreurs !   Mer 9 Mar - 19:44

Cette fois tu me fait peur avec tes gifs :carton: Hide
Bonne chance pour ton nouveau personnage Potté
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MessageSujet: Re: Dr Finklestein ♠ D'un simple coup de dés j'ouvre le musée des horreurs !   Mer 9 Mar - 19:45

REBIENVENUUUUUE GRAND FOU Hihi Argh
J'ai hâte de voir ce que ta fiche va donner finie, en tous cas là ça promet Love
(et puis j'te baise What a Face)
Bon courage pour la terminer ! Tongue

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MessageSujet: Re: Dr Finklestein ♠ D'un simple coup de dés j'ouvre le musée des horreurs !   Mer 9 Mar - 20:42

Bienvenue n’a moi petit n’homme ! Il va être beau ton perso ! Surtout que j’aime quand tu touches à l’univers de Jack et la Mécanique du Coeur. Please Je vais peut-être la lire si elle fait pas 9 milles mots Pan

En tout cas tout plein de courage pour ta fiche !
++ love pour ton feat
+++ love de ton gif avec la gueule en sang.

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MessageSujet: Re: Dr Finklestein ♠ D'un simple coup de dés j'ouvre le musée des horreurs !   Mer 9 Mar - 21:12

Eh bien, voilà encore un grand malade que tu nous offres là ! Mdr (je crois que c'est ton perso' le plus flippant) Mais bon, il a la classe alors on te pardonne ! Enfin bref, re-re-bienvenue alors, Faible ! What a Face
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MessageSujet: Re: Dr Finklestein ♠ D'un simple coup de dés j'ouvre le musée des horreurs !   Jeu 10 Mar - 20:36

EH ben... ça promet encore xD Re re bienvenue! Pompom
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MessageSujet: Re: Dr Finklestein ♠ D'un simple coup de dés j'ouvre le musée des horreurs !   Jeu 10 Mar - 20:40

Dr Finkelstein !!! Potté

Je suis une grande fan de l'univers d'Halloween Town autant te dire que je suis impatiente de voir ce que tu vas faire du perso !

Bonne chance pour ta fiche en tout cas ! :)
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MessageSujet: Re: Dr Finklestein ♠ D'un simple coup de dés j'ouvre le musée des horreurs !   Mar 15 Mar - 13:42

Merci beaucoup a vous tous *-*

Et bah quoi ? Il est mignon sur mes gifs, non ? Pan

En tout cas j'espère que mon malade sera a la hauteur ! Qu'il vous plaira et en soit rendra honneurs aux univers choisis ^^

PS : Oui sans doute mon plus barjot, mais il n'est qu'un premier pas vers ma folie Pan
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MessageSujet: Re: Dr Finklestein ♠ D'un simple coup de dés j'ouvre le musée des horreurs !   Lun 21 Mar - 21:56



Congratulation !!!
Joyeuse schizophrénie !
Ça me fait bizarre de retrouver l’univers de Jack et la Mécanique du Cœur dans ton histoire, ça me donne envie de revoir le film ou de lire le livre xD ! Clairement ton bonhomme c’est plus le même qu’avant, mais t’as réussi à tout bien mêlé, et je suis fan de ta version de l’histoire ! Je savais pas comment tu allais faire pour la fin de Jack, mais je trouve que ta fin est géniale et bien trouvée. Et sans parler du village. Tu donnes une vraie histoire à Halloween Town, et c’est génial ! Et l’intrigue autour de Jack, Oogie et Finklestein est géante aussi ! Bref, je suis fan de comment tu as tout bien mêlé les univers, même si avant que le prédéfini ne sorte j’avais du mal à imaginer comment ce serait possible. Et re-bref, superbe fiche, que je valide avec plaisir !
PS : Et je vais arrêter de lire ton titre, chaque fois j’ai la chanson dans ta tête. Pas qu’elle est pourrie, mais elle s’accroche comme une moule xD

Mais à présent que tu fais partie de notre petite communauté de très grands tarés, il y a plusieurs choses qui pourraient t'être utile afin de s'assurer que tu as toutes les cartes en main pour t'intégrer sur le forum. Tout d'abord tu peux aller ouvrir une fiche de liens ICI afin de pouvoir te rapprocher de tes petits camarades ou au contraire te créer les pires ennemies du monde. C'est ICI aussi que tu pourras créer ta fiche de sujets pour pouvoir gérer tous tes rp et où on pourra t'en quémander. Mais bien entendu, si tu veux directement aller vers les autres mais que tu ne sais pas vers qui te tourner, n'hésite tout simplement pas à directement demander un rp ICI ou voir si quelqu'un recherche un rp. D'ailleurs, pour pimenter ces petits sujets si tu en as envie, tu peux très bien aller ICI afin de remplir un petit défis rp ! Après bien sûr, si tu as besoin d'une maison ou de toute autre lieu, tu peux très bien en faire la demande ICIet ICI. Enfin, pour terminer, n'hésite pas à faire un tour dans la boutique de Gold ICI, c'est le meilleur endroit pour dépenser ses points et obtenir des récompenses sympa !

Voila, maintenant tu devrais avoir toutes les informations nécessaire pour faire un bon démarrage sur le forum. N'hésites pas à fouiller le forum, d'autres surprises t'attendent ! Bon jeu à toi !

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MessageSujet: Re: Dr Finklestein ♠ D'un simple coup de dés j'ouvre le musée des horreurs !   

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