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 « We are the poisoned youth » + Michael (dernier délai : 13 mars)

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MessageSujet: « We are the poisoned youth » + Michael (dernier délai : 13 mars)   Dim 14 Fév - 20:29


michael edward darling
A tragedy need not have blood and death; it's enough that
it all be filled with that majestic sadness that is the pleasure of tragedy.



Nom, Prénom(s) : Michael Darling, agrémenté d'un petit Edward en deuxième prénom pour rendre hommage au grand-père maternel qu'il n'a jamais vu.
Âge : On lui donnerait peut-être dix-sept ans comme ça, mais les apparences sont souvent trompeuses. Michael est bien plus âgé qu'il n'en a l'air. Pourtant, son secret de jeunesse, il ne le souhaite à personne. Allez plutôt demander à Peter Pan comment il fait pour ne pas prendre une seule ride.
Date & Lieu de naissance : Michael est né sur les Terres d'Europe il y a bien longtemps. Lui-même ne saurait pas dire il y a combien de temps exactement. Il pense que son anniversaire est le 6 décembre, mais est-ce bien sûr ? La totalité de ses souvenirs ont visiblement été trafiquées, comment être sûr de sa propre histoire ?
Conte : Peter Pan. L'homme qu'il admire, qu'il aime, qu'il adore le plus au monde. D'après lui, il n'y a pas de garçon avec plus de coeur sur la main. Il est tout ce qu'il a, pour rien au monde il ne l'abandonnerait.
Personnage : Michael Darling, le plus jeune frère de la fameuse Wendy. Vous savez, celui avec une grenouillère ? Il est devenu peut-être plus vieux que vos grands-parents. Pas d'apparence, mais l'idée est là.
Orientation & Statut : Il pense que l'amour comme les couples l'entendent, il devrait le porter à une fille. Mais hormis Wendy, quelles filles Michael a-t-il fréquentées ? Des sirènes. Et malgré leur beauté, il les exècre. Préférerait-il pour autant les garçons ? Il n'y a qu'une seule personne qu'il aime, c'est Peter Pan. Et les autres garçons perdus, évidemment. Mais est-ce le même amour que Wendy cherchait chez Peter ?
Groupe : Il aimerait bien dire qu'il serait de ceux qui écrivent leur propre destin, ou de ceux qui souhaitent rester plein de bonnes intentions... mais Michael il est plutôt loyal, dans le genre. Donc ce sera musicien pour lui.
Particularité : Il a subi un lavage de cerveau. Une méthode subtile pour lui faire changer d'avis sur l'homme qui a détruit sa vie.
Un camp en particulier : Celui de Peter Pan, ça semble évident non ?
Pouvoir(s) : (facultatif) Celui d'oublier son histoire, peut-être ?

FEAT dane dehaan.



Que penses-tu de la politique actuelle des choses ?
Es-tu au moins au courant de ce qui se trame ?
« La politique actuelle des choses… » Michael fronçait les sourcils. C’était pas le genre de question qu’il avait pris l’habitude d’entendre. « Ce qui se passe en ce moment, je ne saurais trop vous dire. Nous sommes en guerre contre les indiens… » Un silence. « Ou alors c’était hier ? Non, peut-être que nous sommes en période de paix avec eux. Je ne sais plus. Il faudrait que j’aille demander confirmation auprès de Peter ou d'un autre, vous m'excuserez mais j'ai tendance à oublier... » Il reste l'air pensif. S'il oublie même les questions politiques du jour même, que pouvait-il bien oublier d'autre ! « Il se pourrait que l'on soit en guerre contre les pirates en fin de compte... » Il ne fallait pas qu'il baisse les bras, à force d'y réfléchir, il finirait bien par se rappeler ? Il jetait un regard vers les nuages, comme si le ciel pourrait lui apporter une réponse. Comme si c'était la solution à son problème de mémoire. « Je m'excuse encore, mais je pense que vous ferez mieux d'interroger quelqu'un d'autre. »

Et plus sérieusement. Michael n’a qu’une très vague idée de ce qui se passe en dehors des enfants perdus et du Pays Imaginaire. Il a peut-être une fois ou deux entendu parler des grandes têtes émergeantes du Monde des Contes, peut-être a-t-il déjà entendu le nom de Cora, de Drago Bludvist ou une mention du peuple des Atlantes par la bouche de Peter ou de Smash. Mais cette situation, c'est trop lointain pour lui, il ne se sent pas concerné, et s’il y a bien une situation de laquelle il se contentera, ce sera celle à propos de la nature des liens ce jour entre les indiens, les pirates et les enfants perdus. Il voit les choses au travers des yeux de Peter Pan et de ce que celui-ci veut bien lui dire ou lui montrer. Il pense que sa version des choses est la bonne et il se contente de celle-ci, il n’a pas la curiosité ou le besoin d’aller voir ailleurs si l’herbe y est plus verte.

Anecdotes & Caractère
Il dit "amen" à tout ce que peut dire Peter Pan + A très peu de souvenirs, juste quelques bribes sur les épisodes importants de son passé, à cause du temps qu'il a passé sur pause, sous l'eau + Évite tout contact avec l'eau depuis, c'est l'une des raisons pour lesquelles il n'a pas envie de quitter le Pays Imaginaire + Il a toujours avec lui le petit ours en peluche qu'il avait emporté petit sur l'île et qu'il a retrouvé après son retour au Pays Imaginaire. Il ne le quitte plus parce que c'est la seule chose matérielle qu'il lui reste d'avant son passage sous l'eau + Il a une peur bleue des hauteurs, sans savoir s'expliquer pourquoi + Il ne sait même pas s'il peut se fier à sa mémoire, plusieurs fois d'anciens camarades lui ont dit que ses souvenirs étaient faux ou déformés + Il en veut énormément à Wendy qu'il sait toujours vivante, de ne pas être venue le retrouver + Il raffole de poisson, tant que ce n'est pas lui qui a à le pêcher + Une présence féminine ne lui manque pas forcément, peut-être a-t-il au moins besoin d'une mère, mais le souvenir de la sienne reste trop flou pour qu'il sache que ça lui manque + Il n'est pas du genre à se rebeller, il accepte sa condition, même s'il est traité comme un moins que rien, il reste persuadé qu'il n'a nulle part ailleurs où aller + Il imagine souvent qu'il retrouvera sa soeur un jour ou l'autre, et a déjà préparé son discours pour l'accueillir + Il n'a jamais été amoureux, que ce soit d'une fille ou d'un garçon + Il parle parfois tout seul pour s'encrer quelques phrases en tête, histoire de ne jamais plus oublier certains passages de sa vie + Il fait souvent des crises d'angoisse + Serait capable de se bouffer le bras si Peter le lui demandait, en toute bonne marionnette qu'il est + Michael est extrêmement jaloux de la place que peut occuper Smash auprès de Peter, et vise celle-ci + Il n'aime pas dormir trop longtemps, la dernière fois que son sommeil a été prolongé, il avait passé plus d'un siècle sous l'eau + Il porte une haine sans pareille pour les sirènes, qu'il pense responsable de l'effacement et la prétendue modification de ses souvenirs + Il les pense vicieuses et prêtes à s'allier avec les pirates pour atteindre Peter + Michael ne sait ni lire, ni écrire + Il passe son temps à s'excuser + Oublie souvent, que ce soit des faits importants ou des détails insignifiants, et il regrette de ne pas savoir lire et écrire pour contrer ce problème + Il n'arrive pas à formuler une phrase de vérité générale, il n'est jamais sûr de rien + Oui, c'est un faible, mais il a la bonne idée de suivre à la lettre ce que lui dicte Peter Pan, que cela s'annonce gentil ou sanguinaire.



Pseudo : slithy toves.
Prénom : Laurinette.
Âge : Pas aussi vieille que Michaelounet.
Loisirs : Aller à la laverie et regarder les machines tourner.
Crédits de la fiche : Moi pour les avatars (de toute façon, obligée d'en passer par là xD), tumblr pour les gifs et images.
Code du règlement : Je vais me le valider, je crois.
Que penses-tu de NKL ? : Ce forum sent le cassoulet et j'aime ça Love
Besoin de parrain/marraine ? : Oui Please



Dernière édition par Michael E. Darling le Mar 1 Mar - 2:48, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: « We are the poisoned youth » + Michael (dernier délai : 13 mars)   Dim 14 Fév - 20:29

anyplace
The greatest trick the devil ever pulled
was convincing the world he didn’t exist.

oh, pauvre Nana
Et d’un coup, fiou ! Il s’envole.
La nuit tombe sur les Terres d’Europe et les enfants sont envoyés au lit par leur parents. On leur dit que le sommeil est important, que dormir leur permettra de mieux grandir, qu’ils feraient mieux d’aller rêver pour demain trouver de nouvelles idées pour leur jeu. Mais il y a une fenêtre qui malgré la nuit tombante reste toujours éclairée, petit feu parmi tant d’autres derrière les vitres de Londres. C’est la maison de la famille Darling, des gens charmants et respectables, deux mots qui les caractérisaient tout à fait, en tous cas pour ce qui concernait les parents. Madame était une femme adorable, Monsieur un homme respectable. Ils avaient trois enfants. L’aîné était une fille, Wendy Darling, c’était la plus adorable et la plus imaginative des gamines de son âge et de son entourage. On appréciait sa présence, et particulièrement les plus jeunes enfants, surtout ses frères. Ses histoires autour d’un garçon nommé Peter Pan – que personne n’avait rencontré à l’époque – fascinaient John et Michael. John, c’était le plus grand des garçons chez les Darling. Un petit homme, le nez souvent plongé dans les livres qui meublaient la bibliothèque familiale, il était un vrai puits de science pour son âge ! Parfois, même Wendy venait lui demander conseil pour quelques trucs plus ou moins théoriques. Michael c’était simplement le bébé. Trop jeune pour se spécialiser dans un domaine ou un autre, il était juste… enfantin. Toujours partant pour jouer, pour mettre en pratique les histoires que lui racontait sa sœur, toujours partant aussi pour les bêtises. Il n’était qu’innocence et insouciance et se contentait de suivre les pas de Wendy et John. Et, pour les surveiller tous, il y avait la nourrice : Nana. On les prenait souvent pour des fous les Darling – malgré leurs belles qualités – et en particulier à cause de la nourrice. Il s’agissait d’un chien ! Bien dressé certes, assez pour que cette bête se charge de nombreuses tâches comme faire les lits des enfants, leur préparer les vêtements et leur faire les lits après qu’ils y aient sauté dessus pour tenter de s’envoler.
Mais jusque là, tout se passait très bien.

Et Peter Pan et son Pays Imaginaire sont arrivés dans la vie des enfants.
C’était encore l’un de ces soirs où Wendy s’occupait de sa fratrie en l’absence de ses parents, partis dîner chez des amis de la famille, laissant Nana avec les enfants pour s’assurer que tout se passerait bien.
Michael avait pensé que le Pays Imaginaire dont parlait Peter Pan ne serait jamais plus que l'aventure d'une seule nuit. Il réalisera seulement quelques mois plus tard que son au revoir à Nana était en fait un adieu.



finding Neverland
Deuxième étoile à droite et tout droit jusqu’au matin.
Ils avaient finalement passé plus d’une nuit au Pays Imaginaire donc, en compagnie de Peter Pan et des autres enfants perdus. Au bout de quelques jours, John et Michael en oubliaient déjà leur véritable mère. Ici il n’y avait que Wendy pour toute présence féminine. C’était elle qui tentait désespérément de ne pas oublier sa chère maman et d’encourager ses frères à s’en rappeler eux aussi. Bientôt, ils abandonnèrent tous les trois leurs efforts et se mélangeaient aux jeunes gens. Les parents des Terres d’Europe étaient très vite oubliés pour être petit à petit remplacés par l’image du couple que formaient Wendy et Peter. Peter était le compagnon de jeu, mais aussi la main qui battait, quant à Wendy, elle était restée fidèle à elle-même, l’exemple même de la douceur, de la tendresse, la perfection maternelle incarnée.
Parfois, des enfants perdus disparaissaient. Ils devenaient trop grands pour rester dans le Pays Imaginaire, et connaissaient souvent une triste fin par la main même de Peter Pan. Mais jamais aucun des Darling ne sut ce qui se cachait derrière tout cela. Peut-être Wendy avait-elle eu des doutes, en tous cas elle n'en montrait jamais, elle n’en parlait jamais, et surtout pas à John ou à Michael, qui eux vivaient sur l’île dans l’insouciance la plus totale, constamment assoiffés de jeux et d’histoires de guerres avec les indiens ou les pirates.

Car même si le Pays Imaginaire peut être un lieu où le temps semble avoir une emprise différente sur ses habitants, les enfants Darling grandissaient inexorablement. Pas aussi vite qu’ils auraient dû grandir, mais ils grandissaient quand même, et il n’y avait aucun remède contre cela. Michael, le plus jeune de la fratrie, était passé d'enfant en bas âge à jeune adolescent. Wendy semblait légèrement plus "âgée", plus mûre en tous cas, et essayait peu à peu de donner aux enfants un peu plus de maturité à leur tour, leur dire qu’il était temps de mettre les voiles. Elle voulait cesser de faire l’enfant, elle voulait grandir, suivre le schéma d’une vie classique. Grandir, rêver d’amour et de famille, vieillir. Wendy avait convaincu la totalité des enfants perdus, mais il n’y avait qu’une seule âme qui n’en faisait qu’à sa tête : Peter, évidemment.





Dernière édition par Michael E. Darling le Lun 15 Fév - 23:49, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: « We are the poisoned youth » + Michael (dernier délai : 13 mars)   Dim 14 Fév - 20:30

anytime
Il serait merveilleux de pouvoir raconter qu’ils arrivèrent à temps
dans la chambre des enfants, mais alors il n’y aurait pas d’histoire.

red blood is just so hard to clean up.
because no one has more thirst for earth, for blood,
and for ferocious sexuality than the creatures who inhabit cold mirrors.
Ils étaient tous prêts à partir vers de nouveaux horizons. Michael regrettait que Peter ne les ai pas suivis, il regrettait aussi de ne pas pouvoir rester plus longtemps sur cette île. Il ne pouvait pas ne pas suivre John et Wendy, mais sûrement parce qu’étant plus jeune qu’eux, il ne se sentait pas la maturité de mener une vie de grand. À chaque pas qu’il faisait, il tentait d’accrocher son regard sur chaque arbre qu’il croisait, chaque pierre sur laquelle il s’appuyait, chaque bout de terre qu’il foulait pour ne jamais rien oublier de cette île et de tout ce qu’il avait vécu. L’aventure du Pays Imaginaire ne s’arrêterait pas pour Peter Pan, au moins. Il aurait tant aimé continuer tous ces jeux, s’amuser du matin jusqu’au soir et du soir au matin, s’amuser même quand il n’y avait aucune raison d’avoir l’esprit léger, comme tous ces jours où il n’avait rien mangé d’autre que des repas imaginaires. Peter lui manquerait. Il avait l’impression de laisser derrière lui un père plus qu’un ami, et cela lui fendait le cœur. Avant de quitter leur repère, il lui avait fait ses au revoirs, il avait voulu lui témoigner toute la tendresse qu’il avait à son égard. Mais l’heure du départ était arrivée, toutes les bonnes choses avaient une fin. Michael aurait pu décider de rester. Mais Wendy avait cette emprise sur lui. Elle trouvait toujours les mots pour rassurer, pour persuader. Elle avait ce truc qui donnait à Michael l’envie de la suivre. C’était sa sœur après tout, et elle avait longtemps été sa mère. Il ne pouvait pas abandonner sa mère.
Le groupe était au bord de la falaise. Le moment du départ était arrivé, dans quelques instants ils auraient tous quitté le Pays Imaginaire. Un bruissement dans la végétation fit faire à Michael volte-face, et celui-ci avait eu envie de pleurer de joie quand il crut que finalement Peter Pan avait décidé de les rejoindre. Mais l’expression qui se peignait sur son visage ne ressemblait en rien à de l’enthousiasme. Dans sa naïveté, Michael s’était dit que Peter Pan aussi devait être triste de quitter son île, mais il avait suffit de quelques secondes pour que la dure réalité ne s’impose par elle-même : Peter Pan était un monstre.

Il avait cru rêver. Sa respiration s’était coupée sous le choc, son cœur s’était serré sous la colère et l’immense et intense peine que le spectacle lui avait inspirées. Il regardait sans voix, bouche bée, la lame brillante sortir du dos de John, arrivée par son abdomen. Michael n’avait jamais vu autant de sang. Il n’aurait jamais cru qu’un homme puisse porter une quantité pareille de liquide rouge, il n’aurait jamais cru qu’il verrait un mort un jour, et encore moins son frère. Du peu qu’il avait pensé à la mort, il avait toujours imaginé pour les Darling une fin sereine, calme, presque indolore. Rien que la vue brisait le pauvre Michael.
Certains poètes trouvent dans ce genre de spectacle quelque chose de poétique, presque de beau. Croyez-moi, quand vous êtes devant cette scène, le sang n’évoque rien d’autre pour vous que du sang. C’était un spectacle horrible, il n’y avait rien de poétique, il n’y avait rien qui valait la peine d’être couché sur papier. Toutes les horreurs que Michael n’aurait jamais osé ne serait-ce qu’imaginer prenaient vie dans un seul geste cruel. Il aurait voulu s’arracher les yeux pour ne jamais avoir vu ceci, pour ne jamais plus s’en souvenir. Des sons qui parvenaient à son oreille, Michael se rappelle encore de la silencieuse agonie de son frère, et du cri désespéré de sa sœur. C’était la chose la plus triste, la plus horrifiante, la plus terrible, la plus… il n’y avait pas de mots pour décrire ce qu’il avait ressenti. Il y avait tellement de choses en un seul geste, en moins d’une minute, qu’il était impossible de décrire son malaise – le mot est trop faible, je l’admets.

Personne n’eut le temps de réagir. Michael n’avait même pas remarqué que le regard de Peter Pan s’était posé sur lui, sans plus d’amour ou de tendresse. Par réflexe, il avait posé la paume de sa main trop moite et tremblante sur la dague qu’il portait toujours à sa ceinture. Un geste rassurant, la volonté de venger son frère… il ne savait pas, il ne commandait même plus son propre corps. Le coup fut une fois encore trop vif pour lui. Toute poussière de fée quittait son corps, et pour une fois, il comprit ce qui allait se passer. Le groupe était tout en haut d’une falaise. Michael ne pouvait que se noyer, n’ayant toujours pas appris à nager. Personne ne serait assez rapide pour le sauver. Il ne put qu’essayer de donner à Wendy pour dernier souvenir de lui un sourire qui se voulait rassurant, mais qui était aussi faible que lui en cet instant.

Il n’eut pas le temps de prendre conscience qu’il tombait.
La mort arrive trop vite.



for whatever we lose, it's always our self we find in the sea.
he loves the serene brutality of the ocean, loves the electric power he felt with each breath of wet, briny air.
Le contact avec l’eau fut brutal. Le pauvre jeune corps de Michael claquait contre la surface avant de s’enfoncer bien trop loin dans les profondeurs, écartant à chaque fois l’espoir pour ses poumons de respirer à nouveau. Il était condamné à se noyer. Est-ce que mourir noyé prenait longtemps ? Est-ce que ce serait douloureux ? Ses poumons commençaient déjà à lui brûler, et il avait beau remuer des bras et des jambes dans tous les sens, rien n’y faisait, l’eau ne faisait que l’avaler plus encore. Alors il étendit les membres et se laissa partir au fil du courant. La mort viendrait le chercher bientôt, il n’avait rien d’autre à faire que l’attendre. Ses pensées s’embrouillaient bientôt, sa conscience s’évaporait… mais jamais la fin n’arrivait. Pas encore. Ces créatures marines avaient pris soin du jeune corps que les vagues et le courant – et surtout Peter Pan – leur avaient apporté. Plutôt que de le regarder mourir, elles avaient préféré sauvegarder sa vie.
Pourquoi ? Michael ne le savait lui-même pas. Ce n’est pas comme si plonger sous l’eau, même si gardé vivant par il ne savait quel genre de magie ou technique ancestrale de ces cré atures, il pouvait aisément papoter avec elles de tout et de rien. Non, il est juste resté longtemps inconscient, figé dans son corps, le temps passait à la surface mais ne l’atteignait jamais lui. Mais les sirènes sont des êtres que Michael n'a jamais réussi à cerner vraiment, tout comme les filles (en se basant en tous cas sur le seul modèle de fille qu'il connaissait : Wendy). Une chose était sûre en tous cas, c'est qu'il ne fut pas gardé en stase pour ses beaux yeux, car dès que l'occasion s'était présentée, les sirènes l'avait offert aux pirates. Aujourd'hui, il suspecte (à tort) que certaines d’entre elles aient une dent contre Peter Pan et qu’elles se soient mis en tête de retourner l’un de ses enfants perdus contre lui pour l’atteindre, que ce serait elle qui se seraient chargées de modifier sa mémoire, d'en effacer les bons moments pour en insuffler de pires. Cela expliquerait pour lui le fait qu’elles aient tout de même fini par vendre le pauvre jeune homme aux pirates, l’un des ennemis – et pas que pour le jeu – de l’enfant éternel. Cela explique la haine qu’a aujourd’hui Michael pour ces demi-portions de femmes.

Après plus d’un siècle de flottement sous la mer, sans même avoir ses propres pensées, sa propre conscience pour l’occuper, Michael reprenait sa respiration sur le plancher du Jolly Roger.
Il avait passé un bon quart d’heure à cracher par-dessus bord. Cracher dans l’habitat des sirènes, mais juste parce qu’il avait l’horrible impression d’être gorgé d’eau. Bloqué dans un état de presque mort pendant tout ce temps, il venait enfin d’être sauvé, réveillé non pas par le baiser d'un prince mais donné sans son aval chez les pirates. Et ceux-là n’avaient rien de physiquement semblable à ceux qu’il avait connu quand il jouait encore avec Peter. Il n’y avait aucune tête qui lui était familière.
Même s'il avait pensé pouvoir enfin articuler quelques mots, il semblait s'étouffer dès qu'il en prononçait un, comme si des couteaux lui lacéraient la gorge. « Depuis combien de temps suis-je parti ? » La troupe sur le navire n’avait pas su lui donner de réponse. Depuis combien de temps John était-il mort, surtout ? Car non seulement il n’était pas au mieux de sa forme lorsqu’il s’engouffrait dans les profondeurs marines, mais de rester dans un état de larve pendant si longtemps lui avait fait perdre un peu de sa mémoire. Pourtant, un souvenir restait intact. Celui de Peter Pan tuant John, celui de John s’affalant avec un horrible son mat sur le sol du Pays Imaginaire que les enfants Darling s’apprêtaient à quitter.

Oh oui, Michael se rappelait de cela comme si l’événement datait de la matinée même. Et il avait à sa sortie des eaux une telle haine pour Peter Pan… si il n’avait pas décidé de terminer sa noyade en mer, c’était justement pour cela : venger John et mettre fin à la vie de l’immortel. Tant mieux, car il semblait que ce soit le but que visaient également les pirates.





Dernière édition par Michael E. Darling le Dim 14 Fév - 20:49, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: « We are the poisoned youth » + Michael (dernier délai : 13 mars)   Dim 14 Fév - 20:30

anyone
Hide things everywhere. Forget about them. Find them randomly
and feel surprised like a pirate finding buried treasure.

why join the navy if you can be a pirate?
some nights the sky wept stars that quickly floated and disappeared
into the darkness before our wishes could meet them.
Le jour où Michael devait tuer Peter Pan était finalement arrivé. La vision sanglante de son frère, l’un de ses seuls souvenirs de la vie antérieure à son séjour sous les mers, suffisait à exciter sa colère et son désir de vengeance. John était beaucoup plus qu’un copain, c’était son frère. On ne touchait pas à la famille Darling. Et qu’avait fait Peter de Wendy ? Il comptait bien mettre cela au clair avant de mettre fin à ses jours. Il était persuadé qu’un sabre bien placé pourrait faire l’affaire.

Mais son plan ne s’était pas déroulé comme il l’avait espéré. Le fait est qu’il n’avait peut-être pas autant d’entraînement, ou alors il avait perdu tout ce qu’il savait à force d’avoir été immobile tout se temps. Bref. Il ne fallut guère longtemps avant qu’un coup ne soit porté à sa tête. Pas pour le tuer, mais suffisamment fort pour lui faire perdre connaissance, à nouveau.
Lorsque ses yeux s’étaient ouverts à nouveau, il n’avait pas quitté l’île. Il n’était pas de retour sur le bateau, balancé de temps en temps par les vagues qui venaient s’y cogner. Il était de retour au Pays Imaginaire, et les sensations qu’il avait à ce moment lui rappelait comme de bons souvenirs d’enfance. C’était tout ce qu’il avait connu pendant une bonne partie de sa vie d’avant les sirènes. Mais il avait toujours l’intention d’attenter aux jours du maître de l’île, Peter Pan. Les premières personnes qu’il rencontrait ne lui ressemblaient pas, à Peter. C’était des garçons perdus, à n’en pas douter. Michael ne reconnaissait pas ceux qui se trouvaient près de lui. Il ne savait si ceux-ci l’accueilleraient en ami ou comme un ennemi d’État. Il ouvrait à peine la bouche pour injurier Pan que l’un d’eux posait son index sur ses lèvres. « Pourquoi ? » Demandait calmement un autre, l’air détaché et quelque peu amusé. Alors Michael leur avait raconté avec toute la colère qu’il retenait depuis si longtemps la dernière scène qu’il avait vécue avant de tomber de la falaise.
Je ne vais pas vous raconter les détails, c’est un long processus qui commençait par une simple question. On avait fourni une autre version des faits à Michael. Ce n’était pas Peter qui avait planté une arme dans le torse de John. C’était un autre garçon perdu. Garçon perdu qui était réellement perdu, qui ne reviendrait pas aujourd’hui. Peter Pan n’avait fait que défendre le plus âgé des frères Darling. C’était ce même enfant perdu qui avait méchamment poussé Michael de la falaise, pensant qu’il trouverait la mort en se noyant. Il n’était un secret pour personne au Pays Imaginaire que Michael ne savait pas nager.

D’abord le doute donc. Il fallait briser tout ce que pensait Michael au sujet de sa propre histoire. Le perdre dans son propre récit. Lui faire croire qu’il avait été manipulé. Mais pour l’être brisé, à qui on avait ôté la vie à son frère, que la sœur avait abandonné sans même chercher à le sortir de la noyade, faire croire que Peter Pan se souciait réellement de lui le touchait petit à petit. Il voulait croire qu’on ne l’avait pas abandonné. Que quelqu’un parmi ceux qu’il avait connu était encore là. On avait voulu lui faire comprendre, et ça finissait par rentrer dans sa tête, que Peter Pan était la seule famille qu’il avait encore, et qu’il serait toujours là pour lui. Alors plutôt que de le détester, Michael avait préférer adorer encore plus Peter Pan qu’il ne l’avait jamais adoré par le passé. Il s’accrochait à lui parce que comme les garçons le lui répétaient, c’était tout ce qu’il avait. Après tout, il voyait bien que ni les sirènes, ni les pirates, n’étaient revenus le réclamer. Même sa sœur n’était pas revenue au Pays Imaginaire pour son propre frère. Elle n’avait pas tenté de le sauver, elle n’avait même pas cherché à savoir s’il s’en était finalement sorti. Il n’y avait que Peter qui l’aurait cherché pendant des jours avant de se résigner, et qui aurait cherché par tous les moyens à le ramener parmi les siens quand il avait appris que Michael était en quelque sorte revenue à la vie. Toute cette histoire semblait logique pour le jeune homme, c’était la meilleure version qu’on voulait lui faire croire, et il voulait y croire. Et plus il y croyait, plus elle devenait réalité. Les sirènes ne lui avaient servis pendant son état de stase que des tissus de mensonges, elles l’avaient manipulé, elle lui avait insufflé de la haine pour la personne qui ne lui voulait que du bien. Maintenant, il avait les yeux ouverts. Il savait.
Et quand il vit à nouveau Peter Pan, ce n’était pas une arme à la main. Ce n’était pas avec la volonté de l’étranger qu’il le regardait s’approcher. Mais dès qu’il en eut l’occasion, il lui dit ce qu’il pensait avoir toujours eu besoin de lui dire. « Merci, Peter, » avait-il dit, les larmes aux yeux, à la personne à laquelle il portait le plus d’affection.




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MessageSujet: Re: « We are the poisoned youth » + Michael (dernier délai : 13 mars)   Dim 14 Fév - 20:43

Tu es faible mais l'idée est top !
Bonne chance pour ta fiche Heart
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MessageSujet: Re: « We are the poisoned youth » + Michael (dernier délai : 13 mars)   Dim 14 Fév - 21:14

La prochaine schizo, ce sera toi What a Face
(j'me sens toujours moins faible quand je demande des comptes presque en même temps que toi Love)
Merci Coeur

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MessageSujet: Re: « We are the poisoned youth » + Michael (dernier délai : 13 mars)   Dim 14 Fév - 21:17

In your dream baby Potté j'ai bien des idées mais guère exploitable au vu de mon retard :p
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MessageSujet: Re: « We are the poisoned youth » + Michael (dernier délai : 13 mars)   Dim 14 Fév - 22:16

Ooooh que t’as l’air trop chou ! J’adore ! Tu l’as déjà trop bien illustré !

Bienvenue à toi ma chérie encore et encore ! Plein de courage pour ta fiche on se soutient.

Et comme je suis ton cadeau de Saint Valentin, je tenais à marqué le coup :

St Valentin:
 

_________________

Storybrooke is my Wonderland ;)

Pour me contacter, passez par Briar
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MessageSujet: Re: « We are the poisoned youth » + Michael (dernier délai : 13 mars)   Lun 15 Fév - 7:02

Yeaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah ! Enfin l'arrivé de mon petit Michael. Décidément Peter est chanceux en ce moment, il commence à vraiment bien s'entouré.

Bref, rebienvenue mon petit lobotomisé ! Tu vas voir comme Pan va mieux s'occuper de toi que ta vraie famille Pan
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MessageSujet: Re: « We are the poisoned youth » + Michael (dernier délai : 13 mars)   Lun 15 Fév - 11:20

Neïlina ; Un retard, ça finit toujours par se rattraper, je m'en fais pas pour toi Hihi

Frisouille ; "encore et encore" !!! dit celle qui a le plus de comptes ici Mdr
mais oui, on se soutient What a Face
(bien sûr que si, t'es ma whore Love)

Panprenelle ; Bah ouais ! Mais Michael c'est le meilleur Pan
Ma vraie famille ? Celle avec John que t'as gentiment zigouillé ? What a Face
Mais merci quand même, j'essaierai de te pardonner Coeur Hihi

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MessageSujet: Re: « We are the poisoned youth » + Michael (dernier délai : 13 mars)   Lun 15 Fév - 12:18

Encore un! Wow! Bon courage! Potté
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MessageSujet: Re: « We are the poisoned youth » + Michael (dernier délai : 13 mars)   Lun 15 Fév - 22:19

Oui, ça plop comme ça, j't'avoue j'ai rien compris non plus Pan

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MessageSujet: Re: « We are the poisoned youth » + Michael (dernier délai : 13 mars)   

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« We are the poisoned youth » + Michael (dernier délai : 13 mars)
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