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 Smash - The story of an unbreakable oath. (délai jusqu'au 8 mars)

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MessageSujet: Smash - The story of an unbreakable oath. (délai jusqu'au 8 mars)   Ven 12 Fév - 21:20


Clive « Smash » Roth
The real danger with me, it's my never-ending allegiance.



Nom, Prénom :  Cela fait des années que je me donne corps et âme pour Neverland et celui que j'appelle parfois le "Premier-Né". Celui qui était là avant nous tous et qui, avec le temps, a façonné ce pays à son image grâce à ses puissants talents. Cela fait des années que l'Adolescent Eternel m'a ramené chez lui, auprès de ses autres rescapés. Cela fait des années que je vis ici, ce monde est le mien. Il est donc normal que je me souvienne peu de l'ancien après cinq décennies d'existence au Pays Imaginaire. J'ai complètement oublié mon nom de famille. Mes parents sont morts, alors à quoi leur nom d'union me servirait aujourd'hui ? Surtout ici. Il est inutile de regarder le passé, cela ne nous fait que désespérer. En revanche, je me souviens de mon prénom car Clive était celui par lequel on m'appelait à l'époque où ma lame sanglante ne m'avait pas encore octroyé un surnom parfaitement évocateur de mes redoutables capacités : « Smash ». Un terme simple... mais beaucoup moins innocent qu'il n'y parait. Un terme qui me suit depuis mes débuts à Neverland et qui ne me quittera plus jamais, même à cette mort qui approche à grand pas pour me prendre avec sa... dague aiguisée, pleine de tristement douloureuse rage. Si ce n'est pas sa main qui m'arrachera alors définitivement les entrailles.
Âge : Quand vous posez les yeux sur moi, vous pensez voir un garçon de 18 ou 19 ans. Hors, il y a un certain temps que j'ai passé cette date anniversaire dont je ne me souviens même plus. Le simple fait que je sois un enfant perdu fait qu'il ne faut pas se fier à mon âge physique et pour ma part, j'ai parfaitement appris à ne pas faire confiance aux apparences auprès de Peter. Alors s'il y a un conseil que je peux vous donner, c'est bien d'en faire de même. Il est très rare de tomber sur des personnes de confiance véritables. Même dame nature peut se jouer de vous. Mais revenons à mon âge puisque vous souhaitez le connaître. Je vous préviens que je ne vais pas être dans la possibilité de vous donner un âge précis, il sera approximatif car vous savez, quand on vit longtemps dans un lieu où l'on ne se préoccupe que peu du temps qui passe... Non seulement on en perd très facilement la notion mais en plus quand on s'y plait nos souvenirs s'effritent à une vitesse presque affolante. Combien de jours ? Combien de nuits ? Combien de semaines ont passés depuis notre arrivée ? On ne peut pas s'en rappeler, on peine à faire le compte. Et au final on abandonne. Qu'importe, nous ne courons pas après le temps. Ici nous le suivons au pas de marche. Se rabattre sur les saisons ? Au Pays Imaginaire il n'y en a qu'une, constante. L'été. Un été aux humeurs calquées sur celles de notre chef. Vous voulez savoir mon âge ? Je vais faire l'effort d'un calcul imprécis. Il me semble avoir eu dans la dizaine d'années quand j'ai foulée cette merveilleuse terre pour la toute première fois. La Malédiction n'a pas suivie in extremis. Mais si elle a bien durée vingt-huit années c'est que j'ai au moins quarante ans. Je vous le dis cependant, j'ai beau avoir moins d'un siècle, je pense en avoir dépassé la barre du demi. Quant à plus de précisions, je suis navré mais je ne saurais vous éclaircir davantage... J'ai conscience du passage d'une grande tranche temporelle depuis que je vis sur l'île mais ma perception de celle-ci est erronée. J'ai parfois l'impression d'être là depuis des siècles alors que c'est loin d'en être le cas. Si moi j'ai ce mirage en tête, j'en connais un qui doit se sentir vraiment très très vieux... Enfin ce serait le cas s’il y faisait attention. Voilà tout ce que je peux vous dire.
Date & Lieu de naissance : Là par contre, vous me posez une colle... Et une colle sérieuse puisque je ne me souviens pas du tout de ma date de naissance. Je peux me creuser la cervelle, rien ne va me venir. Et là j'avoue que c'est volontaire. Je ne veux pas me souvenir d'avant. D'une part parce que je me souviens trop bien de la mort de mes parents, ce jour est le seul dont je me souvienne avec une précision qui me fait chaque fois mentalement agoniser. Ce jour-là est aussi celui de mon premier crime qui lui ne me procure aucune sensation de souffrance en revanche. Mais à cause de ce que j'ai perdu avant de rencontrer un certain garçon, je répugne depuis lors à me souvenir de quoique ce soit concernant mon passé. Le passé est passé, il fait bien mieux de partir aux oubliettes et de ne jamais revenir nous hanter comme un éternel revenant prenant plaisir à nous tourmenter. C'est ainsi que j'ai tout effacé. Même ma renaissance à Neverland n'a pas de date précise. Un enfant qui s'amuse et veut oublier la douleur d'antan perd vite ces notions basiques jugées alors franchement sans importance. Ma date et mon lieu de naissance... Hm, je peux seulement dire que, parfois, je rêve d'arbres et de feuilles rougeoyantes. Il y en a partout autour de moi. Des bribes semblent me revenir pour que je les oublie presque aussitôt au réveil. Je ne les creuse jamais car je vis au présent. Pourtant, à des moments, je vois des choses qui me sont familières. Une maison et une grande plaine à vaches fauves. Un ranch avec quelques chevaux. Un... chiot. Des petites figurines de voitures. Un gâteau avec des bougies. Un petit garçon qui rit avec son père et sa mère. Un paysage désertique. Puis une route et un panneau... où je lis très nettement les mots «Welcome to … Colorado. ». J’ai oublié le mot central. Je crois que je suis né en Automne, très loin du lieu de prédilection de Peter pour trouver ses enfants perdus. Heureusement qu'il ne se limite pas à la Londres qui l'a vu naître. Sinon je serais mort dans le sable du désert.
Conte : Vous le savez déjà. Dans quelle histoire suis-je entrée, de quelle incroyable vie fais-je partie ? A Londres, en Angleterre, il y a une maison. De cette maison, une fenêtre donne sur le ciel. La nuit, ce ciel splendide d'un bleu presque noir l'on peut distinctement voir deux grandes étoiles depuis cet encadrement. Depuis la deuxième sur la droite, il vous emmène tout droit jusqu'au matin. Jolie déformation de la réalité n’est-ce pas ? En vérité, cette étoile est un portail parmi d’autres menant plus largement au Monde des Contes. Mais revenons tout de suite à lui. Sa famille se compose exclusivement d'enfants, les enfants perdus. Ceux-ci se composent également d'adolescent mais, par définition, jamais d'adultes et pourtant ces gamins grandissent. Lentement mais sûrement. Alors que deviennent-ils une fois que le poil a poussé au menton ? Hm... Vous ne voulez pas le savoir, croyez-moi. Là où cette communauté de jouvenceaux vivent de jeux cruellement innocents, entourés d'innombrables animaux sauvages, il y a aussi des créatures qui peuplent les alentours. Les fées, les sirènes. Méfiez-vous d'elles, ce sont de belles mais fourbes demoiselles. Une guerre sévit depuis des siècles entre indiens et enfants perdus. Ces garçons jouent également à la chasse au trésor avec les pirates. Sauf que les batailles sont on ne peut plus réelles. Neverland est un endroit merveilleux où les enfants perdent les notions de bien et de mal dans l'ivresse de leurs jeux sanguinaires. Sous le commandement de leur puissant chef, jamais ils ne perdent. Le cœur du Pays Imaginaire est terriblement sombre, à l'image-même de son suprême maître éternel : Peter Pan. Si vous mettez le pied ici, vous courrez le risque d'être pris au piège dans une spirale infernale d'où jamais vous ne ressortirez. A moins qu'Il ne vous accorde cette... chance ? Pour vous s'en serait une, oui. Pas pour moi.
Personnage : Dans un lieu tel que cette île d'une séduisante apparence paradisiaque, il faut se battre pour s'en sortir. Peter veille sur nous. Il veille sur chacun de ses jeunes protégés. Mais dans leurs jeux de guerre, jamais ils ne seront assurément à l’abri d'un coup fatal. J'ai connu la mort de semblables, jeunes et moins jeunes. Une flèche dans le cœur, dans le ventre ou dans l’œil. Une lame dans le crâne ou sectionnant la colonne vertébrale. Il se passe des choses horribles et atroces ici. Pour survivre à ces jeux de barbarie, il faut s'endurcir, prendre son arme et se jeter dans la mêlé sans écouter sa peur. Il faut être courageux, tenace, habile et vigilent. Tuer sans se faire tuer. J'avais pris goût à cela. Mes coups de couteau ou d'épée étaient les plus impitoyables, les plus violents que ceux de tous les autres garçons perdus. J'étais fier de moi à l'époque d'ailleurs, sans pour autant me laisser submerger par l'orgueil. Je suis devenu un guerrier aguerri mais ce n'est pas uniquement grâce à ces qualités de combattant que je suis devenu le bras droit de Peter. Les raisons principales sont que j'ai réussi à me frayer un chemin vers son cœur, vers son âme. Nous sommes devenus des frères et nous portons une confiance mutuelle. A son propos, il m'a raconté des choses que personne ne savent. Je le connais sur le bout des doigts aujourd'hui. Il sait que je ne trahirais jamais ses secrets, que je ne le trahirais jamais lui. Oh il ne m'a pas tout dit, j'ai découvert un fait important par moi-même dont il ne m'a jamais parlé et lui-même n'est pas au courant que je suis au parfum. Mais ce n'est pas ça qui pourra nous détruire. En tant que bras droit je lui sers de... ce terme que les politiciens utilisent... Ah oui ! Ambassadeur, et de diplomate dans les autres contrées qui peuplent le monde des contes. C'est à moi qu'il confit les missions les plus importantes. En son absence, je veille sur Neverland et les garçons perdus avec son Ombre. En tâchant d'éviter sa route au possible, je n'ai jamais aimé cette chose. Je pense qu'avec tout ça, vous vous faîtes désormais une relativement bonne idée de... mon "personnage".
Orientation & Statut : … Ça vous regarde ça ? Enfin, c'est pas comme si ça me dérangeait d'en parler. Je suis habitué aux hommes. Quand nous atteignons inévitablement ce que les adultes nomment la puberté, vient donc tout naturellement avec elle les Curiosités. Personne n'échappe à cette règle de mère nature. Si bien que quand j'ai atteint cet âge, j'ai commencé à m'intéresser à de nouveaux jeux très différents de ceux auxquels on s'adonnaient tous habituellement et avec ceux qui étaient à peu près aussi grands que moi, ceux pour qui je pouvais alors éprouver une émotion totalement nouvelle avec réciprocité, nous nous sommes lancés dans de nouvelles aventures. Des aventures dites "de grands". Nos escapades charnelles étaient jouissives, parfois délicieusement brutales. Souvent même. On adorait ça, la recherche de la chair. Certains en deviennent addict, il y en a qui ne savent même plus contrôler leur soif de plaisir. Les jours de guerre, j'ai compris que parmi les plus âgés il y en avait qui forçaient des femmes à assouvir leur fiévreux besoin. Je n'ai jamais commis une telle ignominie. Je n'éprouvais aucun scrupule à tuer mais le viole ne m'intéressait tout bonnement pas. Et puis... C'était dangereux de faire ça avec une fille. Haa les femmes... Qu'est-ce que j'aurais aimé en étreindre une au fond. Leur beauté si féminine m'a toujours fascinée. J'ai déjà vu leur corps nu. Évidemment, il est très différent du nôtre mais à sa manière il est tout aussi... délectable à contempler. Leur personnalité est franchement opposée à la nôtre et ça les rend curieuses. Elles gloussent, jouent à la poupée, portent des robes, se coiffent avec grâce... Mais leur corps semble tellement fragile. Elles ont une silhouette si fine. D'instinct j'éprouve des sentiments de protection envers elles. Mais je refuse de trop m'en approcher car le gros hic avec ces beautés affreusement tentatrices, c'est qu'elles ont le meilleur don qui soit. Avec un coup de pouce d'un homme : elles donnent la vie. Et j'ai maintes raisons de ne pas vouloir de descendance. Ah ! C'est vrai que vous voulez savoir mon statut civil. Je suis célibataire. A vrai dire, je ne suis encore jamais tombé amoureux. Je crois. Comment sait-on ce genre de chose, en fait ? Oh, on doit bien s'en rendre compte lorsque ça fait surface. J'ai d'autres priorités plus importantes et plus urgentes que de me soucier de ça. Pour "tout" dire, je ne peux pas me permettre de m'en soucier tout court.
Groupe : Le musicien... J'entends déjà les enfants perdus hurler de rire. Chez nous "le musicien" est synonyme de quelque chose de bien différent que l'artiste dans les moments de bonnes rigolades. Inutile que je vous donne des détails, notre définition infantile est loin d'être glorieuse. Je ne vais pas raconter ici la raison pour laquelle ce groupe me correspond mieux que les autres. Je vais le faire en-dessous, histoire de ne pas me répéter trente-six mille fois.
Particularités : J’en ai au moins trois. Je vais commencer par la plus capitale. Ma loyauté envers Peter n’a aucune limite. Mon dévouement est à toute épreuve et résistera absolument à tout. C’est écrit jusque dans ma chair. Je donnerais ma vie pour lui mais j’en prendrais aussi sans en faire le calcul. Ce que je suis capable de faire pour l’Adolescent Eternel ? Tout. Je n’ai pas de pouvoir magique mais ça ne me contraint pas. J’en trouverais s’il le fallait. Jusqu’ici je n’en ai jamais eu besoin, exception faite de la poussière de fée. J’ai grandi dans l’esprit, cependant je garde une folie : Mon allégeance infinie. Je me trancherais un membre si je devais en passer par là pour pouvoir le protéger. Comment vous expliquer ça autrement ? Comme je l’ai dit je suis capable de tout, du pire comme du meilleur. Je suis plus réaliste aujourd’hui. Mais ça n’occis pas la cruauté qui m’habite. A Neverland, j’ai appris à trancher des têtes et percer des bustes sans que cela ne me dérange. Aujourd’hui, ça me gêne de devoir en passer par là avec des innocents. Mais la gravité des événements que j’ai vécu sur l’île m’a, dirons-nous, octroyé un sang-froid tenace et impitoyable. C’est là ma seconde particularité, liée à mon âme de guerrier façonnée dans le sang depuis le jour où notre chef m’a ramené au Pays Imaginaire. Il ne me sert à rien de déplorer mes victimes passées. Maintenant que j’ai tué, rien ne m’empêchera plus de recommencer. Ainsi je reste un assassin dangereusement adroit avec une lame. Alors ne menacez jamais Peter de mort devant moi. Oui, au fond je suis un monstre et je ne peux que l’assumer. Je n’en suis pas fier mais je ne peux fuir cette réalité. D’autant que c’est un atout à la préservation de mon chef. Cependant, si c’est possible, je vous rassure. Je sais faire preuve de bonté. Une vraie bonté. Mon cœur n’est pas de pierre, bien au contraire. Mais il ne faut pas me chercher sur le sujet qui me fâche très vite et une fois qu’un objectif m’est donné, je le mène toujours au but. Même si la mort est au bout du chemin. Pour moi ou pour un autre. Enfin, ma troisième particularité, c’est ceci : je ne suis pas censé l’être mais je suis parfaitement au courant de ce qui advient des enfants perdus à l’âge adulte. Je l’ai appris à l’insu de Peter. Je suis seul à le savoir. Radicalement : il les tue. Et mon tour s’approche chaque jour un peu plus…
Un camp en particulier : Peter Pan envers et contre tout. Ce jusqu’à la fin. Qu’importe le plan que je puisse construire pour lui venir en aide, qu’importe le mensonge que je pourrais tisser pour lui, jamais mon allégeance ne se verra modifiée. Ma vie est à lui. Il en fera ce qui lui plaira sans que jamais je ne proteste. Il tient mon âme dans sa main. Même si je l’ai fait, je n’ai pas besoin de prêter serment pour lui être fidèle jusqu’à mon dernier souffle et mon dernier battement de cœur.
Catégories : Combattant/Combattant.
Capacités/Pouvoirs : uc
Attributs : uc
Armes/Objets Magiques : uc

FEAT DYLAN O'BRIEN



Que penses-tu de la politique actuelle des choses ?
Es-tu au moins au courant de ce qui se trame ?

Oui, je suis au courant. Moi et les enfants perdus avons un excellent conteur de toutes ces histoires vraies. Cela dit, en tant que son bras droit, je suis mieux entretenu de ce qui se passe au-delà de notre île que les autres et puis « voyager » régulièrement avec Peter me donne aussi des avantages question renseignement. Je sais que la Reine de Cœur, Cora, profite des conflits qui brisent le monde des contes pour rassembler sa propre armée et en prendre le contrôle. Cette femme étant tellement plus machiavélique que sa fille, c'est relativement préoccupant mais à partir du moment où elle laisse Neverland en paix, je suis déjà plus serein et moins concerné. Honnêtement, je ne souhaite pas tout ce malheur à toutes ces personnes. Dans le monde féérique, ceux qui sont restés ont perdus des proches. Comme si ça suffisait pas, les guerres éclatent et Cora va y mettre son grain de poivre noir bien épicé. Rien n'est parti pour s'arranger de sitôt. Je plains les pauvres innocents qui vont en subir les conséquences. Ceux qui sont au milieu et qui ne peuvent rien faire pour se défendre ou se trouver un lieu sûr où il s pourraient attendre que le temps redevienne plus clément sur leurs terres. Qu'est-ce que je pourrais y faire ? Pourquoi me révolterais-je alors que je ne pourrais rien changer ? C'est très égoïste ce que je vais dire mais mes priorités sont ailleurs. J'ai quelqu'un à protéger. C'est lui dont le sort me préoccupe. Temps qu'il ne risque rien, je n'ai pas à m'en faire. A Neverland nous ne sommes pas touchés par tous ces tourments, nous sommes dans notre propre monde. Les ogres n'ont jamais atteint l'île et même s'ils l'avaient fait, Peter les auraient réduit en charpie grâce à son contrôle sur son Pays Imaginaire. Nous, les Enfants Perdus, nous n'avons pas à nous en faire. Nous menons notre propre existence, à un rythme si différent de partout ailleurs dans le Monde des Contes que même l'écoulement du temps y diverge. Nous vieillissons moins vite et profitons davantage de notre jeunesse. Pourquoi voulez-vous que nous nous préoccupions de vous ? Nous sommes des gamins qui ne pensent qu'à s'amuser nuit et jour. En ce qui me concerne... Ce serait mentir de dire que je me fiche totalement de ce qui se passe ailleurs. Mais je ne vis pas Ailleurs et je ne peux rien faire contre ces ténèbres grandissantes. Alors pourquoi est-ce que je réagirais ?

Cependant, je tiens à préciser que je ne suis pas d'accord avec tout ça. A commencer par la Méchante Reine et son Sort Noir. Elle aurait pu se contenter de se venger sur sa belle-fille mais non, il a fallu qu'elle y inclus également des personnes qui n'avaient rien à voir avec sa soif haineuse, des personnes qui se demandent certainement encore pourquoi elles ont été toucher par son appétit vorace. Je connais ce genre d'ambition terriblement égoïste, ça part toujours d'une profonde blessure liée à un caractère inapte à s'adapter à la situation que l'individu endure, inapte à l'accepter et à passer à autre chose. Elle a beau avoir changée, ça n'efface en rien ses actes passés. J'en sais quelque chose. Certes, elle a perdu son amour par un élément déclencheur qui s'appelle Blanche-Neige mais la véritable fautive, celle qui devrait véritablement subir sa vengeance c'est bien sa propre mère, Cora et non la princesse. De ce qu'il me semble savoir de cette histoire, ce n'est pas la gamine qui a porté le coup fatal à l'amant de la Méchante Reine. Cette sorcière est allée trop loin. Cette histoire aurait dû se terminer il y a longtemps. Les femmes sont déjà dangereuses quand elles sont brisées mais alors avec des pouvoirs magiques, c'est encore pire... Pour dire vrai ça m'exaspère mais comme je vous l'ai déjà dit, j'ai d'autres bêtes à chasser. Cette femme ne me préoccupe pas davantage, elle me génère seulement de la colère et du dégoût dû à l'injustice qu'elle a fait subir à trop d'âmes pures. Mais je ne me confronterais pas à elle, les seules affaires qui m'intéressent réellement sont celles de Peter. Aussi nobles soient ses causes je n'aiderais même pas cette Emma si elle me le demandait, en tout cas pas si ça doit me lancer dans une épopée.

Quant à Storybrooke et à ce fameux Mage Noir... Je sais qu'il est dans la ville. Je n'en suis pas certain à 100% mais j'imagine que c'est lui qui nous influence ces temps-ci car même les habitants les plus pacifiques de la bourgade se mettent parfois à exploser de colère pour des raisons qui les laisserait habituellement de marbre... Si on peut présenter la chose sous cet angle. Moi-même il y a des jours où j'ai l'impression de ressentir une influence négative qui m’oppresse et m'incite à défouler mes nerfs.  A part ça, il n'y a rien à signaler pour le moment ici. Mais ce sentiment m'inquiète. Tout ça, la malédiction, les conséquences désastreuses, les querelles, etc... n'est clairement pas près de se calmer.

Bon, je vous prie de m'excuser.
Ma pause est terminée.


Anecdotes & Caractère

Caractère.

Le diamant brut sous le roc coriace. Smash est doté d'un cœur farouchement protecteur. Ce qui fait de lui quelqu'un d'attentionné et de très à l'écoute. Sa nature le pousse à aider les âmes en peine. Disons du moins qu'il le veut et s'il sait qu'il le peut, il le fera. Il déteste voir un "fort" s'en prendre à un "faible" ou la persécution en surnombre du trois contre un. Étant habitué aux conflits, il n’hésitera pas à vous casser le nez ou quelques côtes si la situation l'impose. Les hématomes ne lui font pas peur, il a déjà connu bien pire qu'un misérable bleu à l'épreuve des semaines. Ne cherchez pas trop à tenir tête à cette apparence d'adolescent, il n'est jamais tendre avec ses adversaires. Ce garçon n'est pas un héros car il ne se mêlera pas de vos affaires s'il estime que ça peut nuire aux siennes. Mais il ne tolère plus l'injustice de la même manière et puisqu'on peut dire qu'il a eu une coriace formation de véritable soldat des guerres sauvages, pourquoi resterait-il les bras croisés face à un combat inégal quand il sait qu'il pourra changer la donne ? Il n'est pas assez égoïste et renfermé pour ça. Et au pire des cas, il reste la ruse. C'est un tacticien hors pair qui a de l'astuce, de la ressource. Il est rare qu'il ne cache pas plusieurs tours dans son sac. D'ailleurs grâce à cette qualité, les enfants perdus n'ont jamais cessé de s'amuser avec lui. Bien qu'il ait calmé un peu les jeux depuis quelques années. Certes, jamais aucun plan ne peut fonctionner à tous les coups, il en a connu des échecs. Plusieurs. Mais ses idées sont brillantes et avec l'aide des plus malins de ses congénères, ils sont d'une intelligence redoutable. Smash est d'un tempérament calme, patient et réfléchi, il ne fonce pas tête baissée dans la mêlée. Habituellement, il n'est guère impulsif. Cependant, il arrive que sa déception ou sa colère le fasse réagir avec violence. En générale quand il prend les choses de cette façon c'est qu'il a échoué à accomplir une tâche qui implique Peter. Ça ne peut concerner que lui, de près ou de loin. Autrement, il perd rarement son sang-froid. Sa loyauté est d'ordinaire aussi tenace que de l'acier mais avec le Premier-Né cette "tendance" est encore plus exacerbée. Ce n'est pas pour des broutilles qu'il donnerait sa vie pour lui. Le bras droit du maître de Neverland a beau avoir mentalement grandi, il subsiste encore une part d'enfance en lui. Il aime toujours s'amuser, rire et faire des blagues. Il aime toujours les friandises et les sucreries, ce n'est que moins ardent et le côté capricieux de l'enfance lui a complètement fait faux bond. Si vous avez su vous en faire un ami, vous ferez connaissance avec sa facette souriante, joueuse, chaleureuse, bienveillante et dévouée. Mais ô grand jamais aucun de vous ne pourra rivaliser avec son sauveur et frère de cœur. Il le tient sur un piédestal hors de portée de toute nuisance.

Dressé par Peter Pan. Façonné par Neverland. Le guerrier. La bête. Cette chose est née au contact de Peter il y a près de cinquante ans et elle a été si bien choyée dès lors que jamais elle s'en est allée. C'est l'essence de Smash. Sans ce monstre impitoyable, il n'aurait pas cette inflexibilité qui lui permet de ne perdre pied dans aucune situation, aussi périlleuse et fourbe soit-elle. Cet animal qui se cache dans ses ombres intérieures est le pilier qui le maintien toujours droit dans le monde de cruauté où il a grandi ainsi qu'à son extérieur. Il lui chuchote sans cesse qui il est, d'où il vient, quel est son véritable foyer. Il l'écoute sans jamais la craindre car il l'a acceptée depuis bien longtemps et leur harmonie est terriblement pernicieuse pour quiconque se proclame leur ennemi. Même quand il est parfaitement inoffensif elle est là, prête à sortir crocs et griffes à la moindre alerte, on peut la voir à travers ses yeux si on les observe assez attentivement. Elle rend son regard dur, même quand il sourit, infime au fond de ses prunelles reste le sang-froid glacial qu'elle lui octroi. Elle lui est indispensable s'il veut garder son épée dans sa poigne sans jamais l'abaissée, sans jamais céder à la culpabilité pour ne jamais devenir un pur et simple suppôt de la Lâcheté. Son courage était là bien avant elle mais maints facteurs l'on fortifié dans le fer. La violence des célèbres coups de Smash est née de la haine et de sa meilleure complice : la rage. Ses premiers coups étaient vengeurs. Il ne connait pas un autre moyen de faire la guerre, d'abattre un adversaire. Il n'y en a pas de plus sûr pour éradiquer un ennemi qu'en perçant son corps d'un coup franc. Et pour verser le sang bouillant, pour violer la chair sacrée par le métal glacé, pour côtoyer la mort sans jamais flancher, il faut une mentalité d'acier. La sienne a été forgée par Neverland en laquelle il est pratiquement aussi dévoué qu'en l'Adolescent Éternel. Sa ténacité n'est plus à démontrer. Quand il tue, ses paupières ne clignent pas et son regard ne trahit aucun effroi. Seule une lueur de triste désolation jaillit parfois lorsque sa pointe transperce ceux qui ne le méritent pas. Ce qu'il ressent alors est plus fort que ce qu'il montre mais il a dû faire cela tellement souvent face aux indiens qu'il ne peut se permettre de s'accabler ou bien s'en serait fini. Son self-control est tel qu'il ment sans peine. Rien dans les expressions de son visage ne trahit ses entourloupes car il garde un naturel convainquant sauf quand il ment pour protéger Neverland. Là, son expression se change en sombre marbre presque menaçant, il peut sourire avec une touche de machiavélisme alors qu'il vous ment effrontément, clairement. Vous faisant ainsi nettement passer le message que jamais il ne vous divulguera la vérité même si vous savez d'où il est originaire. Peu importe les méthodes que vous emploierez, il cherchera toujours à vous mener en bateau. Il inventerait n'importe quelle histoire face à des individus trop curieux d'en connaître plus sur lui car jamais il ne divulguera quoique ce soit sur le Pays Imaginaire. Et son charisme confiant se révèle être un véritable atout pour piéger autrui.

Anecdotes.

✶ Il n'est pas né en automne comme il le croit mais au printemps dans le courant des années 50. En revanche, c'était bien dans le Colorado. ✶ Son épée s'appelle Tranche l'Âme. Il paraît qu'elle est si aiguisée qu'elle ne tranche pas uniquement la chair du corps mais également ce qui est invisible quand elle porte le coup de grâce. Enfin, c'est surtout une espèce de légende chimérique née de jeunes esprits plein d'imagination. ✶ Son corps est couvert de balafres de toutes tailles plus ou moins profondes dû aux nombreuses batailles sanglantes auxquelles il a pris part. Personne n'étant invincible, il a déjà failli y laissée la vie à plusieurs reprises. Mais avec dextérité et expérience, ces risques se réduisent. ✶ Quand il était petit, il était doué pour monter à poney en compagnie de ses parents. Maintenant, il est carrément nul pour monter à cheval. Monsieur est plus à l'aise sur ses pieds ou dans les airs. Il ne trouve plus ça naturel de s’asseoir sur le dos d’un animal pour se déplacer. ✶ Le pire que Peter puisse lui faire c’est de l’exiler définitivement loin de Neverland surtout si c’est pour le renvoyer dans le monde réel. Sa mort ne devra pas avoir lieu ailleurs qu’au Pays qui lui a permis de renaître et où il lui semble avoir vécue toute sa vie. ✶ Sa cheville droite porte la marque de sa première morsure de serpent venimeux. ✶ Smash n'a jamais aimées les sirènes. Elles sont canons, certes, mais diaboliques. Elles lui retournent bien sa répugnance. Le jour où il a vu Peter tuer l'Enfant Perdu, Smash était parti en direction de la première étendue d'eau qui saurait stoppée sa hâte. Cette étendue, c'était le Lagon des Sirènes. Il n'a pas réfléchi. Il a plongé pour se rafraîchir, ces garces en ont profité pour tenter de le noyer. L'eau n'étant pas son élément, il a eu bien du mal à se débarrasser d'elles à coups de pieds et de poignard, tous ses mouvements étaient ralentis par la pression de plus en plus forte de l'eau. Il coulait. Mais il pu remonter, reprendre son souffle et s'éloigner au plus vite de ces femmes poissons enragées. Il l'a échappé de justesse ce jour-là. Quel agréable souvenir, comme s'il n'en avait pas assez bavé à l'heure précédente... Il les hait et elles le haïssent en retour. ✶ A Storybrooke, avec Max et La Fouine, ils ont construit leur propre cabane dans les arbres. Ils s’en sentent moins dépaysé de passer du temps dans une maison de bois au beau milieu de la forêt. Même si cette forêt est très différente de celles de leur pays « originel ». ✶ Très pratiques les pouvoirs de Peter –et des fées-, vraiment. Les deux garnements ont chacun pu se voir conférer un petit objet en bois spécial. L'oiseau a le loup, le loup a l'oiseau. Ces sifflets particuliers au piaillement ou hurlement animalier ont une portée sonore sans limite sur Neverland et le monde des contes. Il est plus puissant, plus précis, sur leur terre natale. L'appel peut provenir de n'importe où, ils l'entendront toujours. La magie qui y réside fait qu'ils n'ont aucun mal à deviner d'où cet appel est exactement lancé. Plutôt utile pour se localiser. Malheureusement, dans le monde réel, ces sifflets ont une portée beaucoup plus classique. Flûte ! ✶ Depuis qu’il est à Storybrooke, il aime bien se mettre un peu de gel dans la tignasse quand il a pas la flemme. ✶ La magie non plus ce n’est pas son ragoût de biche. Il a davantage confiance en son épée si vous voyez le tableau. ✶Il sait prendre soin de ses muscles. Par conséquent il a instinctivement bien appris l’art des massages et des exercices de détentes pour soulager ses tissus musculaires endoloris, fatigués ou déchirés. ✶ Il est doué pour jouer la comédie. Il ment de façon très convaincante. Gamin, il adorait les jeux de rôles, des plumes sur la tête et hop c'est un indien fugitif à tuer. Un sabre en main, un chapeau sur la tête et des bottes aux pieds, c'est un pirate. Il ne s'en souvient pas mais il aimait déjà ces jeux quand il était encore un Reagan, d’autant qu’il avait son poney pour jouer aux apaches et aux cow-boys avec ses copains. Ce "jeu" version adulte est encore plus intéressant et subtile. ✶ Peter l’a déjà surpris en pleine action avec un compère… Et pas qu’une unique fois malgré les précautions de Smash. Je peux vous dire que c’était pas gai, c’était même explosif dans ces moment-là. Depuis, il tourne moins autour des autres mais ça ne l’empêche pas de céder encore aux trop fortes tentations « de temps en temps »… ✶ Il insupporte les déserts, qu’ils soient de neige ou de sable, aussi beaux en soient les paysages. D’abord parce que l’un est glaçant jusqu’aux os et qu’il déteste claquer des dents. Ensuite parce que le deuxième lui donne l’impression qu’il va se transformer en gibier grillé au feu. Crever dans l’un ou l’autre environnement, il s’en passe parfaitement. ✶ L'effet néfaste du venin d'une de ses morsures de serpent lui a fait perdre le sens du goût. ✶Il a une tâche de naissance juste au-dessus du rein gauche. Héritage biologique de sa tendre mère.


Pseudo : .Anusiya
Prénom : J'aime pas donner mon prénom, je suis obligée ?
Âge : 24 pumpkins.
Loisirs : Manga, cinéma, jeux-vidéos, rp, littérature.
Crédits de la fiche : Azrael (avatar) ; mackenbrose.tumblr (gif) ; itsdani.net (icon)
Code du règlement :Darkness in your soul.
Que penses-tu de NKL ? : Je vous raconterais ça demain, je suis crevée. Les liens de vos top-sites sur la PA mènent que vers le fo’… Faudra penser à changer ça quand même xD
Besoin de parrain/marraine ? : Non merci, c'est gentil de proposer !



Dernière édition par Clive « Smash » Roth le Ven 1 Avr - 16:34, édité 20 fois
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MessageSujet: Re: Smash - The story of an unbreakable oath. (délai jusqu'au 8 mars)   Ven 12 Fév - 21:20

Histoire
I've always known how it would end but I never cared ... because since the first time I've told you that I would give my life for you ...  and I will. Nothing will change that. Never.

Neverland
The home where Smash is born.

INTRODUCTION
How it began

Une suivante perla de ses pores en ébullition, salée, tiède, glissa contre son épiderme et partit s'écraser contre sa couche. Augmentant la superficie de l'auréole de sueur. Sa respiration ne voulait pas se calmer, elle était entrecoupée, saccadée, paniquée... Ses narines frémissaient, éprouvées par la danse de l'air annihilé pour être presque aussitôt expulsé de son corps. Sa trachée refusait de laisser passer l'air normalement et ses poumons suivaient la même crise selon un rythme égal. Le cœur, lui, pulsant toujours plus vite qu'il ne s'oxygénait, battait douloureusement dans sa cage thoracique. S'il n'avait pas la vigueur de la jeunesse, il se serait tout bonnement arrêté net à une allure si éreintante. La faute au cerveau qui torturait l'esprit de ce pauvre orphelin traumatisé. Un orphelin traumatisé mais pas sans défense. Sa main droite était si fermement agrippée au pommeau de son couteau à la petite lame rougie de sang sec que ses phalanges en blanchissaient de souffrance, leurs fins muscles criant grâce mais profondément emporté par son cauchemar, le petit garçon était à des lieux d'en avoir conscience. Un hurlement féminin déchirant résonna dans sa tête avec un débit de décibel tel qu'il aurait pu lui perforer la cervelle. Des images de coups de couteau secs et de course effrénée se succédèrent à celles de trois individus. Tout était entremêlé, anarchique, à l'image même de la spirale qui tournoyait violemment dans sa tête. Clive se retourna sur le dos sans même s'en rendre compte. Puis tourna sur son flanc droit alors que les souvenirs de ce jour néfaste revinrent l'assaillirent sans jamais suivre d'ordre précis, dépourvus de pitié pour ce pauvre enfant éprouvé.

Du vacarme dans la salle à manger. Une porte qui s'ouvre, donnant sur le couloir puis sur les escaliers en direction du palier. Il tourna alors sur sa gauche... et vit ce que jamais il n'arriverait à oublier. Sa mère, aux pieds d'un étranger, gisait là dans une mare rouge. Son visage figé dans une expression de terreur et de supplication. Le ventre qui l'avait porté neuf ans plutôt était piqueté de sept grosses tâches carmin. Un carnage aux yeux du gamin... Livide comme un drap de lit, il ne rivalisait tristement pas avec le teint diaphane de sa maman qui avait désormais perdu son magnifique sourire à jamais. Le plus beau de tous. Puisque c'était le sien. Quant à son père... Ses yeux exprimaient encore la vie mais maintenu au col par le poing de son monstrueux assassin, un poignard planté dans la gorge et la bouche vomissant son liquide de vie, il n'en avait plus pour très longtemps. Retirant sa lame d'un coup sec, l'étranger projeta le corps de l'homme sur celui de sa femme comme si ce n'était rien d'autre qu'un sac de pomme de terre. Clive était sous un choc tel que ses cris étaient tous bloqués dans sa gorge et que son corps refusait de faire le moindre geste. Son cerveau lui hurlait Danger, sauve-toi ! mais il restait planté là, incapable de faire le plus petit pas. Jusqu'à ce que l'homme et son regard vitreux ne se tourne vers lui. Ouvrant de grands yeux, le petit garçon ferma sa bouche ouverte en se raidissant comme un piquet, tétanisé par la peur. Toutefois, quand l'homme fit mine de s'approcher de son pas titubant en clamant ces mots difficilement bien articulés « Ah ! Le fils Reagan. Te voilà p'tit merdeux. » l'enfant se souvint de l'usage qu'il pouvait faire de ses jambes pour prendre sans plus attendre la poudre d'escampette. Fidèles gambettes. Clive était agile et rapide, il courrait très vite et grimpait comme un petit singe. De sorte qu'aucun obstacle ne le ralentissait assez pour laisser l'ivrogne prendre trop de terrain sur lui. Il grimpa une commode sous une fenêtre coulissante, releva celle-ci et bondit à l'extérieur pour détaler comme un lièvre. Le cœur affolé, il ne ressentait pour l'instant plus que la crainte de mourir si jeune. Il devait à tout prix échapper à ce fou furieux. Fou qu'il avait bien reconnu... Cet homme, il ne l'avait jamais aimé et réciproquement d'ailleurs. Avec Mr Reagan, ils étaient comme chien et chat. Mr Huntford convoitait le bétail de Mr Reagan, de ce que Clive avait compris c'était parce que les bêtes de son père étaient plus belles que les siennes. Il avait qu'à mieux en prendre soin de ses bovins ! Clive avait pris goût à faire de sales coups au Monsieur quand leurs chemins venaient à se croiser. Puis un jour, il est allé beaucoup trop loin et il le savait bien car son crime... c'était d'avoir libéré toutes les vaches de Mr Huntford. Et voilà que le chien fou venait maintenant se venger de cette famille qu'il haïssait tant, quel meilleur prétexte que celui de leur fils qui avait fait s'envoler tout son gagne-pain, putain ! Un « p’tit coup » de whisky dans le nez pour la route et hop.

Le voilà qui... court ? Si on peut appeler ça courir, après le p'tit con qui l'avait ruiné en ouvrant une simple fichue barrière. Ce type avait toujours eu un caractère colérique, instable et malsain. Clive continuait de galoper, bien plus vif que lui. En chemin, il ramassa quelques cailloux puis grimpa non pas à l'arbre le plus proche mais à un autre, après s'être assuré d'avoir suffisamment zigzagué entre les troncs feuillus pour désorienter son poursuivant. C'était un malin le gamin. Une fois calé contre la racine d'une branche bien solide, il s’accroupit, attendant que son chasseur approche, le souffle court. Titubant comme un canard blessé, celui-ci fit son apparition quelques minutes après, appelant le p'tit crétin dont il réclamait la fin. Non, même orphelin, il était hors de question qu'il meurt maintenant. Humectant ses lèvres sèches, il s'arma d'un de ses cailloux quand Mr Huntfuck fut suffisamment en vue puis tira. Le premier caillou atterri dans un buisson avec un bruit de feuillage. L'homme fit volte-face, croyant que le gamin s'y cachait sans doute. Se mordant la lèvre de frustration, Clive s'arma d'un autre caillou et tira à nouveau. Cette fois, la petite pierre heurta l'homme en plein crâne. Il poussa un cri de douleur et se mit à vociférer. Le fils Reagan, lui, le bombarda avec des cris de rage, l'insultant de tous les noms. Un à un quelques cailloux heurtèrent sa cible jusqu'à ce que, sonnée, celle-ci s'écroule à terre. Clive en profita pour bondir de son perchoir et tenter une nouvelle échappée. Sauf que l'ivrogne avait feinté l'inconscience. Il se jeta illico sur l'enfant qui avait alors beau se débattre avec fureur, l'homme trop fort pour lui entreprit de lui broyer la gorge entre ses paumes. Soudain, un autre caillou vint heurter le crâne aux cheveux gras si durement qu'il en ouvrit une plaie sanglante. Pris de court, Huntfuck se redressa avec un cri de rage et de douleur. Les mains sur son entaille, il tituba en arrière et tomba à la renverse. Trop grisé par l'alcool pour tenir encore debout. Clive ne vit pas ce qui se passa ensuite, trop occuper à retrouver son souffle. Mais il entendit un bruit de courte lame sortie de son fourreau et l'instant d'après, un nouveau cri d'animal blessé. Quand il se retourna, quelqu'un d'autre se tenait près de son agresseur qui saignait désormais de son gros bide répugnant, affaibli et étalé par terre.

Il avait débarqué en un claquement de doigt, apparu comme par magie sans faire le moindre autre bruit que ceux produit par ses armes. L’inconnu était jeune, moins que Clive mais il n’avait clairement pas atteint son âge adulte. Pointant sa dague ensanglanté en direction de la main de son cadet qui s'était refermée sur le couteau perdu de l'ivrogne bâtard, l'adolescent qui venait de le débarrasser de Huntfuck comme si c’était une simple routine l'encouragea à lui donner le coup de grâce « Achève-le, vas-y. » Les deux garçons se scrutèrent l'espace d'un instant. Puis le nouvel inconnu vint s'accroupir face à son cadet hésitant, posant une main amicale sur son épaule. « Je t'ai entendu hurler. Il a massacrés tes parents, c'est ça ? » Clive acquiesça. « Alors tu dois les venger. C'est quoi ton nom ? » « C-Clive... » L'aîné se releva. « Lève-toi, Clive. » L'intéressé jeta un coup d’œil à l'agonisant gisant à quelques mètres de là, incertain, puis s'exécuta, arme blanche en main. « Viens. » Ils s'approchèrent du misérable blessé. Le jeune orphelin l'observait d'abord avec crainte alors qu'il avait une main sur son ventre et respirait difficilement. Il tourna alors un coup d’œil à son couteau... Mais que faisait-il ici avec ce truc à la main ? Alors que peu auparavant il était encore à la maison avec ses parents bien en vie. Des perles translucides se formèrent au coin de ses yeux et se mirent à couler sur ses joues à cette pensée. Morts... Ils étaient morts, partis pour toujours... Tout était arrivé si vite… Et c’était lui le sale responsable. Leur fin atroce revint le hanter, déclencher un rouage qui ne demandait plus qu'à être libéré de sa cage. « Tu peux le faire, Clive. C'est comme percer des trous dans du bois pourri. » Sauf que du bois ça saigne pas. Mais sur ces mots brisant la dernière barrière, ce soutien de son nouvel allié et ce feu si vert, l'enfant se jeta comme un sauvage sur sa victime pour la percer de trous en hurlant plus fort qu'elle. Crier l'aidait à déferler toute sa haine, son dégoût et sa colère. Ses coups violents lacéraient la chair. Sept coups, ni plus ni moins, autant que sa mère en avaient reçus. Avant qu'il ne glisse sa lame dans sa gorge comme il l'avait fait pour son père. Il voulait le voir vomir son sang à son tour et ce fut une cruelle satisfaction pourtant insuffisante quand le cas se réalisa. Alors Clive emporté par sa douloureuse folie porta le coup de grâce de toutes ses forces en enfonçant son couteau jusqu’à la garde, les yeux en feu, le cœur en miette, la volonté meurtrière et la main crispée sur le pommeau, il sectionna brutalement la trachée de Huntfuck dans une ultime gerbe écarlate.

✶✶✶

Il se réveilla en sursaut avec un cri affolé, passant ses mains sur son visage pour s'assurer qu'il n'y restait pas de nectar morbide. Quand il posa les yeux sur ses mains, il n'y avait rien... En revanche, une petite douleur lui piquait désagréablement le flanc. Il s'était écorché avec sa lame tombée... Une faible entaille sans gravité alors il la délaissa sans plus s'en préoccuper. Fermant les yeux, il s'évertua à calmer son souffle presque sifflant d’émotion puis se tourna pour pouvoir poser les pieds à terre. Entre-temps plusieurs enfants s'étaient réveillés et n'avaient pas manqué de protester de ce "vacarme" nocturne qui les avaient fait sursauter. L'un d'eux avait même manqué de tomber à la renverse. Clive n'eut même pas la force de prononcer des excuses et une fois que les protestations laissèrent place à un silence somnolent, le petit nouveau s’éclipsa sans bruit. Sa première nuit dans son nouveau foyer ne s'avère pas très paisible. Dehors, il n'y avait plus que la lune et les étoiles pour éclairer l'île. Clive regarda autour de lui, à quelques mètres du repère des enfants perdus. Les larmes lui piquaient ses yeux fatigués. Tout était effroyablement réel. Le fait qu'il se trouve parmi tous ces jeunes orphelins et ces arbres à perte de vue voulait tout dire. Ses larmes s'échappèrent pour abonder sur ses joues déjà humides de celles qu'il avait versées dans son sommeil délirant. Il se laissa tomber à genoux derrière les feuillages de deux buissons, sanglota le moins bruyamment possible pour ne pas attirer l'attention et garder une tranquille solitude au moins quelques minutes durant. Il ne savait pas depuis quand il était là en train de pleurer quand il releva enfin la tête de ses genoux pour observer la profonde entaille de sa main gauche. Celle qu'il s'était volontairement faite pour et face à... « Tu ne dors pas ? » En un tressaillement il fut debout et essuya hâtivement ses perles salées avant de se retourner vers son interlocuteur. Hors de question que son idole attitré le voit dans cet état. Cependant, il ne pouvait lui dissimuler la profonde tristesse de son regard. Impossible de l'effacer. Il avait trop mal au cœur. « J'ai pas sommeil... » Hors de question aussi de lui dire qu'il avait fait un cauchemar, crédibilité zéro, il avait déjà honte de se tenir ainsi devant celui en qui il avait prêté serment à la fin de sa première journée dans son nouveau foyer. Mais l'adolescent était trop malin et intelligent pour être dupe. « Repos agité, hein ? Va te recoucher, Clive. Ça passera. » Avec le temps. « Oui, Peter. » Mais en passant à côté de lui, il releva la tête pour le regarder et s'arrêta. Lui qui l'avait sauvé de l'assassin de ses parents, lui qui lui avait permis de se venger et lui qui l'avait retiré de ce monde où il n'avait plus d'avenir pour lui en offrir un nouveau. Clive ferma les yeux et pris le grand dadais dans ses bras. « Merci... » Après quoi il retourna avec les autres, ramassa son couteau en s’asseyant sur sa couche et contempla à nouveau cette marque profonde qui lui rappellerait chaque jour de sa vie à qui il la devait. Il avait la nausée et se sentait brisé. Mais une gratitude salutaire l'envahissait en contrepartie. Ce serait d'abord sa bouée de sauvetage. Puis, plus tard, sa raison même de vivre car alors qu'il avait tout perdu, Peter lui avait donnée une chance de se reconstruire. Ici. A Neverland. Ça prendrait du temps mais il y arriverait car ce garçon avait des tripes.

Clive ne le savait pas encore mais ce jour-là, le fils Reagan s'était éteint.
Il n’avait plus qu’à faire son deuil.


Neverland
creepy childooh in a paradisiacal isle

1. SMASH
Rise up

Qu'est-ce qu'il se passe dans la tête d'un enfant qui vient de perdre ses parents et tout ce qui se raccrochait à sa vie ? Il se cramponne désespérément à ce qui lui reste. Et quand cela se termine par un sauvetage ? Que son salut lui est accordé par une forte main secourable qui vient généreusement de lui épargner un néfaste sort ? L'oisillon tombé du nid prend alors ce héros pour son nouveau parent. Il en a tant besoin. Clive n'a jamais considéré Peter comme un père mais plutôt comme un frère, dès le départ. Le grand-frère capable de tout et plus encore, le grand-frère cool qui ne te réprimandera pas de trop t'amuser et de te salir les fringues, le grand-frère qui prend même part à tes jeux parce qu'il a le même esprit joueur que le tien. Peter était génial à ses yeux, pour un tas de raisons. Il était le maître de Neverland, il pouvait faire TOUT ce qu'il voulait ici. L'Adolescent Éternel avait des pouvoirs incroyables. Il avait tout pour en mettre plein la vue à un petit garçon, surtout un petit garçon qui avait besoin de réconfort, de soutien, de ne pas perdre de vue les bons côtés de la vie et principalement de la jeunesse. Étant donné que Peter était un meneur indomptable, Clive avait aveuglément confiance en ses capacités de protecteur et de leader. Il avait même déjà fait ses preuves, ce pourquoi notre petit orphelin s'était immédiatement attaché à lui sans même penser à se méfier. Il l'avait sauvé de la cruel et froide faux de la mort pour le prendre sous son aile en le ramenant chez lui. Comment ne pas lui être reconnaissant ? Comment ne pas le voir comme un héros ? Surtout que ses pouvoirs le rendaient comme ces super types dans les romans et bd fantastiques ! Clive était décidément complètement accro à son secouriste, il lui devait la vie. Pour toutes ces raisons, il lui fit dès le premier jour spontanément le serment de lui être loyal à jamais et de donner sa vie pour lui sans hésiter si tel devait être le cas, en prenant son nouveau couteau pour sceller ce pacte dans son propre sang. Depuis lors, une ligne pâle lui barre la paume gauche en une droite ligne diagonale.

Les Enfants Perdus. Une marmaille de "garçonnets" dans une tranche d'âge bien plus large qu'il ne pouvait le voir. Le p'tit nouveau n'eut aucun mal à s'intégrer. D'autant que la nuit, ses cauchemars récurrents étaient si terribles que la journée il s'efforçait de ne penser à rien d'autre qu'à son nouveau foyer, son nouvel environnement, son nouveau mode de vie alors il participait comme il le pouvait au quotidien de leur communauté. Fuyant ses horribles souvenirs en satisfaisant ses curiosités dans l'apprentissage ou son besoin d'exercice grâce aux jeux et aux blagues. S'il ne le faisait pas, s'il ne les feintait pas, ses tourments allaient finir par le rendre fou et il n'était pas dans son caractère de se laisser faire. Il devait à tout prix les oublier pour espérer garder la tête droite et avancer. Il lui fallait être courageux. Sinon Peter lui aurait sauvée la vie pour rien. Inconcevable. Aussi, les premiers temps, cherchait-il la compagnie du chef tout en écoutant l'avertissement de quelques garçons de ne pas trop le coller. Il avait beau imitée la jovialité, il allait encore très mal et se sentait immanquablement seul. Ses sombres souvenirs mettaient tellement de temps à s'évaporer. Alors parfois il allait s'asseoir à côté de Peter l'air de rien, venait lui demander ce qu'il faisait ou comment on fabriquait une fronde pour pouvoir passer du temps avec son héros. Il lui arrivait de lui prendre la main sans réfléchir, par pur besoin de soutien. Il ne la tenait jamais longtemps mais ces courts laps étaient un vrai réconfort, aussi simples étaient-ce. Puis il avait plutôt tendance à lui attraper les doigts que la paume. Son esprit lui chuchotait Il est là, t'es pas tout seul bonhomme, apaisant. Et petit à petit, finalement, il s'est habitué à ne plus tellement lui traîner dans les pattes au profit de la compagnie des enfants perdus, sa nouvelle famille. Il jouait avec ses copains, faisait des concours de tir à l'arc ou à la fronde pour évaluer qui touchait le plus souvent sa cible ou qui tirait le plus loin. Il apprit à faire son propre feu de camp, son propre hamac dans les arbres et même une cabane de bois. C'est grâce à tous ses copains s'il a pu enfin oublier son nom, sa terre natale, son passé originel. C'est à cette période qu'il apprit à vivre au présent car le passé est quelque chose qu'on ne peut plus toucher, ce qui fait mal. On s'éclate bien plus dans l'instant ! Batailles de boues, batailles d'eau, baignades dans la crypte ou la rivière, fabrication de ses propres armes et outils, jeux en tous genres des plus innocents aux moins innocents... car entre une partie de cache-cache et un jeu de guerre à Neverland, il y a une véritable crevasse qui sépare ces deux types d'amusements.

Les indiens. Ennemis de longue date des enfants perdus tout comme les pirates. Ils ont tués un nombre incalculable d'entre eux. Le but c'est de leur foutre des dérouillées, de leur faire regretter chaque crime qu'ils ont commis. En prime, ils pillent leur village et détruisent des huttes. C'est carrément grisant comme jeu ! Clive avait d'abord vu ça comme une affaire de vengeance semblable à celle qu'il avait connue pas si longtemps auparavant mais au sens plus large encore. En général, il y avait les vétérans qui attaqueraient au sol, avec les poings, la lame ou encore les fusils, des lances aussi. Les moins expérimentés étaient assignés à des postes en hauteur, camouflé dans les arbres. Armes à distance de prédilection ? Arcs, frondes, arbalètes et même quelques boomerangs de bois sculptés en pointes pour mieux transpercer la chair de l'adversaire. Les enfants perdus disposaient de tout un arsenal, soit volé à l'ennemi soit amoureusement conçu à la main. On aimait aussi détruire des tipis en assaillant l'armature de coups brutaux et en retirant les pierres qui maintenaient la peau de bison en place. Peau qu'on aimait lacérer de coups tranchants ou brûler intégralement. On pillait les outils de guerre, la nourriture ou encore des objets utiles aux jeux de rôles de ces chenapans enragés et égoïstes. Ces guerres étaient impitoyablement barbares. Des corps sans vie et maculés de sang jonchaient si vite la terre contrainte d'aspirer cette marre comme un vampire. Il est arrivé qu'en explorant l'île, Clive soit tombé sur des ossements encore un peu en chair ou ternis par le temps. Pirates, indiens, enfants perdus, tous y passaient même des chevaux. C'était atroce. Un enfant perdu méritait d'être vengé, un pirate ou un indien en revanche... l'avait bien mérité. Et puis en fait... C'était tout simplement grave divertissant. Ensuite on récoltait notre butin et on repartait gaiement avec nos cris glorieux. Sauf en cas de défaite bien sûr, tournure qui faisait plutôt gémir de frustration et de souffrance. Des gosses rentraient parfois transportés par quelques camarades, incapables de marcher après s'être fait perforer un muscle du mollet, de la cuisse ou même du flanc. Ils y survivaient ou n'y survivaient pas, tout dépendait de la plaie et des soins administrés par les quelques expérimentés en l'utilisation des plantes médicinales et autres remèdes pas toujours efficaces. Quelle vie, je vous le dis !

Durant ses premières batailles, Clive s'était surtout livré au pillage car temps que ses cauchemars continuaient de le harceler la nuit tombée, il n'était pas encore prêt à se mettre d'autres images de tueries à l'esprit. Il se faufilait dans les tipis, volait des outils de guerre ou de la nourriture, prenait les objets qui l'intéressaient comme une petite sculpture de bois en forme de loup. Un... jouet indien qu'il personnalisait ensuite de la pointe de son couteau, se livrant à une activité de sculpture qui s'élabora au fil des mois. Il creusait de fins sillons ou des formes spécifiques, il ne fabriquait pas ses propres figurines. C'était pas son bol de ragout de biche. Puis finalement il les délaissa avec l’âge. L'orphelin volait aussi des peaux ou des trophées comme une tête de cerf à belle ramure. Quoi ? C'est trop cool sérieux ! Il pourra l'accrocher à la porte de sa cabane. Ce qu'il adorait, c'était collectionner les crocs de prédateurs et surtout des loups pour en faire des colliers. Inspiration directe venue des tribus sauvages indiennes. Des becs de rapace faisaient également partie de sa collection personnelle. Il aimait bien ce qui est pointu et crochu. Chez les pirates, il avait chipée une boussole qu'il gardait tout le temps sur lui et avec les autres enfants/adolescent ils se disputaient trois longues-vues pour eux tous. Pas facile de s'accaparer ses propres affaires, mieux vaut les garder cacher comme les pirates font avec leur magot doré. Les garçons n'avaient aucune utilité des bijoux, des joyaux ou de l'or mais c'était toujours une gloire de mettre la main dessus. Surtout en pleine chasse au trésor. Les pirates, on leur dérobait de beaux chapeaux à plumes, des vestes, des cartes, des bottes et encore un tas d'autres choses. Mais le mieux du mieux, c'étaient les épées. C'est là que Clive trouva la sienne mais temps qu'il ne fut pas encore assez robuste pour arriver à porter des coups avec, il se contentait de son poignard. Sautant par surprise sur l'ennemi pour lui trancher la gorge ou le percer d'un trou profond entre les clavicules ou bien encore lui perforant le mollet pour le déséquilibrer et lui donner le coup de grâce en plein dans l’œil une fois le visage à sa hauteur. Mais si les enfants perdus tuaient chacun de leurs adversaires à chaque bataille, les rangs des deux camps se réduiraient bien trop vite. Alors parfois ils se contentaient de blesser l'ennemi pour repartir plus aisément avec leur "récompense", d’autrefois ils les foutaient à l’eau. Ils savaient bien nagés de toute façon ces pirates. Il y avait des pièces dans la forêt imaginaire, tendus par les garçons perdus pour capturer leur proie grâce à un nœud de corde caché ou un trou de plusieurs mètres de profondeur dissimulé sous les feuilles. Ils ont de la créativité ces délinquants. A moins qu’ils n’aient piquées ces idées… Mais pour réussir à les appliquer, il faut de la dextérité et ils en ont.

Grandissant au beau milieu de cet univers malsain, Clive en adoptait les convictions et les habitudes. Les orphelins s'entraînaient avec leurs armes, une hache dans un arbre entraînant la puissance de frappe, un caillou-missile dans un fruit qui tombe alors à terre pour être becqueté aussi sec par les gourmands qui attendent plusieurs pieds plus bas, aiguisant la précision de la visée. On fait des duels en croisant le fer pour voir qui est le plus fort à l'épée, leur esprit de compétition organise parfois des tournois. Jamais on ne s'entretue. En tout cas pas en public... car oui il y a aussi des conflits au sein de leur communauté et à Neverland les épées en bois n'existent pas. Tout est cruellement réel tout en baignant dans une atmosphère de jeu éternel. Comment ne pas perdre la tête dans un monde pareil ?

✶✶✶

Le bien ? Le mal ? Qu'est-ce que c'est ? Pff, aucune idée et j'm'en fou. Non, il ne se posait plus de question depuis longtemps maintenant. Peter encourageait ce comportement, en ce cas ce ne pouvait pas être mal. Leur chef avait toujours raison, il fallait l'écouter. Clive était de moins en moins Clive. Tous les principes acquis durant les premières années de sa vie s'envolaient aux profits de ceux de sa nouvelle famille, si l'on peut dire qu'un enfant irresponsable capable de tuer quelqu'un comme on écrase un misérable insecte insignifiant a des principes. Plus le temps passait, mieux il se sentait. Ses cauchemars diminuaient assez pour le laisser dormir plusieurs mois d'affiler sans plus le déranger. Il pensait à autre chose maintenant. Les jeux par exemple, encore et toujours. Les mauvaises farces à jouer aux autres ou aux ennemis. Et les combats aussi, en contexte de guerre ou en duels. Ses coups se faisaient de plus en plus violents à mesure que le temps passait et il en acquérait une belle fierté car il rivalisait avec les meilleurs guerriers du "clan". Il a passé beaucoup de temps à s'entraîner, avant d'avoir son épée il avait son couteau dont il ne se sépare jamais. Il est spécialiste des lames, elles n'ont plus de secrets pour lui. Il en a même relativement délaissé les armes de traits et de jets sans les laisser totalement de côté. Robustes et délicates à la fois, les épées ont beaux ne pas servir à cela, quand il sera suffisamment grand pour en être capable, l'orphelin se mettra à couper les arbres avec la sienne pour prouver sa force de guerrier, démontrer le tranchant de sa fidèle lame et accentuer encore la brutalité de ses coups. Évidemment, il ne s'attaquerait pas à un chêne ou il en aurait pour des lunes... Il n'est pas si utopiste. Et puis même si ses muscles se forment, il reste filiforme le bonhomme. What ?! Répète un peu pour voir ?! Bah un peu quand même quoi... Enfin je vais clore ce sujet là sinon je vais me faire engueuler.

Il adorait ça. Métal contre métal, elles crissaient parfois au point de produire des étincelles de joie. Quelles beautés, quelles merveilles, elles étaient si parfaites. Elles aimaient tant le combat elles aussi qu'elles chantaient chaque fois qu'elles cognaient. Clang, cling, clang, clang. Des extensions de bras ? Non, bien plus que ça, des extensions de l'âme. Celles qui s'émoussent, négligées par leur propriétaire sont si tristes... La sienne jamais ne connaîtra pareil sort. Non, avec lui elle s'élèvera. Il la bichonnera comme on bichonne sa dulcinée. La connaissant par cœur, il sait ce qu'elle aime, de quelle pierre il doit aiguiser ses flancs tranchants pour les rendre plus brillants, plus mordants. En retour, elle lui offre le sang de leurs adversaires. Il la guide vers leur proie, elle la pare et la sectionne sans pitié. Elle est fière de son propre poids, il est assez fort pour la manier comme un bâton de guerre. Ensemble, ils sont redoutablement dangereux. Elle perce le muscle comme un drap, ampute un membre comme une brindille. Il porte l'assaut avec hargne en poussant des cris de guerre. Vive dans sa main, elle siffle en fendant l'air. Leurs coups sont secs et nettes, jamais ses doigts ne tremblent car la bête le côtoyant depuis des années lui interdit toute faiblesse. Ils dansent la mort, appellent la Faucheuse et l'invitent au festin sans compassion. Violence. Carnage. Victoire. Elle adore quand il la brandit glorieusement vers le ciel. Avec elle, il a perfectionné son art. Grâce à elle, il a acquis son nouveau nom. C'est elle qui a fait crier à Peter, à la fin d'une énième bataille, le pseudonyme caractéristique de « SMASH ! » qui ne le quittera plus de toute sa délicieuse vie sur Neverland. Smash le guerrier. Smash la lame. Aucune supplique ne l'arrête. Aucune douceur ne l'amadou. Aucune larme ne le fendille. Aucun âge ne le retient. Les bébés ne lui font même pas dégainer son instrument de mauvais augure. Ils n'ont pas d'importance, même face à sa cruauté. Il a un minimum de sens des priorités et puis ce seront de futurs adversaires en plus à affronter.

Neverland est un pays sombre. Il ne faut pas être une petite nature pour espérer y survivre. Il y a bien des façons de mourir dans cet endroit. En premier, il y a les conflits que je ne décris plus; opposant garçons perdus aux pirates et indiens. Ensuite il faut penser à la faune autant qu'à la flore de l'île. Vivant au grès de l'humeur du maître des lieux, rien n'est guère très amical ici contre toute apparence paisible. Tout est plus fourbe et malsain qu'ailleurs, même les animaux semblent aimer jouer des jeux cruels. Il y a des plantes carnivores insoupçonnables. On raconte qu’il en existe capables de gober un homme tout entier comme si elles non plus ne toléraient pas les adultes sur leur petit paradis. Mais quant à savoir si c'est bien vrai... Les enfants ont tant d'imagination et adorent embobiner les plus crédules des êtres humains. D'autres plantes sont tout simplement venimeuses, si on ne les discerne pas à temps un simple effleurement d'épiderme et leur poison s’insinue par vos pores. Des amphibiens possèdent aussi cette capacité de défense. Et il y a les serpents... Smash a été mordu à plusieurs reprises, la première fois il n'a survécu que grâce aux soins d'un autre garçon qui avait subi la même chose et s'en était sorti. Ouf... Ensuite c'est le contrepoison qu'il transporte avec lui depuis lors qui lui sauve la mise, parfois il lui faut aspirer le venin et le recracher aussi sec. Tout dépend de l'espèce qui l'a attaqué, d'autant qu'il est arrivé qu'il soit à court d'antidote. Saloperies de bestioles, bordel ! Elles finiront par l'avoir un jour. Une fois il l'a échappée belle grâce à un grand rapace qui est venu chiper le reptile juste derrière lui, enroulé à une branche. Il en a rien compris. Tout ce qu'il a récolté, c'est un coup d'aile surprise sur la caboche. Bref, on peut finir dévorer par les gros prédateurs de l'île comme les loups ou les ours, sans oublier les alligators. Puis, il y a les sirènes qui te noieront gentiment si tu t'approches trop d'elles. A moins qu'elles ne t’apprécient bien sûr mais pour sa part, Smash ne les porte pas dans son cœur. Si elles disparaissaient, il en serait affecté car elles font partie du Neverland qu'il connait mais il se passe volontiers de leur compagnie aquatique. Les fées... sont dangereuses à leur manière. Il n'y a pas plus changeantes qu'elles, ça les rend imprévisibles. La couleur scintillante de leur poussière est éclatante, elles brillent comme des millions d'étoiles dorées dans la nuit mais mieux vaut ne pas trop se laisser amadoué par leur lumière et leurs petites ailes d'argent. On ne fait pas plus lunatiques et quand elles sont en colère... Mieux vaut ne pas croiser leur route, même de loin. Bon, qu'oublis-je ?... Les décès liés à mère nature si on peut dire ça pour chacun d'eux : une chute d'une falaise, écrasé sous un éboulement soudain, noyade, plaie infectée et maladie. J'en passe d'autres de ce genre mais c'est pas comme si tout ceci était absolument fréquent... Il suffit de prendre suffisamment garde pour éviter toutes ces tragédies, bien qu'il y ait des choses qui ne se contrôlent pas. Une vie sauvage –dans tous les sens du terme- est synonyme de vie pleine de dangers. Oh ! Et il y a l’Ombre de Peter… mais on en parlera plus tard de celle-là.

Smash avait bien grandi, le passé était derrière lui maintenant. Tous ses souvenirs d'enfance au Colorado s'étaient évanouis. Excepté un. Le jour-même où Peter était venu le chercher pour l'emmener loin de sa terrible réalité. Les premiers temps n'avaient pas été faciles bien sûr, au contraire mais aux prix de longs efforts et grâce à son nouvel entourage, il avait enfin réussi à oublier ses soucis, sa famille détruite au profit de la nouvelle, bien réelle, bien vivante. On dit que dans l'adversité, l'on trouve la force de continuer en compagnie de nos proches et amis. Il n'y a rien de plus vrai. Étant donné qu'il ne lui restait plus rien dans le monde réel, pourquoi s'en rappeler ? Étant donné que ses souvenirs le faisaient tant souffrir pourquoi les conserver ? A moins d'être masochiste. Non, tout s'était envolé. Seules quelques pauvres bribes étiolées sans queue ni tête refaisaient occasionnellement surface. Il s'était libéré de son passé. Grâce aux Enfants Perdus, grâce à Neverland, grâce à Peter. Il lui devait tout, jusqu'à sa vie car sans lui... que serait-il devenu là-bas ? Il aurait très bien pu mourir de faim ou de soif, voire des deux, en tentant de rejoindre la ville à pied. Il aurait même pu être attaqué et dévoré par les prédateurs avoisinants, son couteau ne l'aurait pas forcément sauvé. Un enfant seul a peu de chance de survivre. Mais il était venu, il l'avait sauvé de son agresseur et emporté au Pays Imaginaire. Il aime et admire Peter comme un gamin aime et admire Spider-Man. Pas qu'il s'en souvienne de celui-là... Mais il n'y a pas meilleure comparaison. Pour le moment. Quant à Neverland, il est désormais inimaginable qu'il aille vivre ailleurs. C'est ici sa maison, c'est ici chez lui. Les enfants perdus n'avaient pas d'autre foyer, l'ancien était justement perdu, oublié, passé. Évidemment il y en a toujours qui veulent retourner chez eux après s'être lassés des jeux mais à ce stade les souvenirs se sont effrités. Sans doute est-ce ce qui les effraie, perdre tous leurs souvenirs, tout ce qui leur reste de leurs origines. Eh bien, pas Smash, jamais. Son omission est volontaire et quasi-complète, vivant dans le présent il ne court plus après le passé. Ses efforts pour renaître ne seront pas vint. Par-dessus tout, il n'abandonnera jamais Peter, plutôt se faire trancher la tête une bonne fois pour toute.

Mais un jour...


Dernière édition par Clive « Smash » Roth le Mer 17 Fév - 18:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Smash - The story of an unbreakable oath. (délai jusqu'au 8 mars)   Ven 12 Fév - 21:20


Neverland
illusion of childhood end

2. UNBREAKABLE OATH
« 'Cause I will protect him until my last breath
and I want to do it for a very long time. »

Cela faisait tant de lunes qu'il n'avait pas été ébranlé et épouvanter par un tel son funèbre et une telle vision criminelle qu'il ne les comptait plus depuis longtemps. Marchant entre les arbres, poussant de sa main droite chaque branche trop basse sans se préoccuper des fougères trop hautes et si légères que ses jambes n'avaient aucun mal à passer au travers, Smash s'était mis à déambuler sur cette terre qui l'avait élevé pendant une dizaine d'années dans le but de rejoindre tôt ou tard le point d'eau qu'on ne peut traverser à pieds. Là, il se laissa tomber à genoux à la limite de l'océan et observa son reflet ondulant sur la surface de l'eau salée imbuvable. Ses mains tremblaient encore de ce qu'il avait vu et entendu, les cheveux pendants de sa courte mèche brune tressaillaient devant son visage aussi perdu qu'horrifié. Plus tôt, une heure au plus, il était en train de se balader, croquant dans un des fruits rouges cueillis tantôt à pleine dent, en excellente forme morale comme physique. Puis soudain, quelques mètres plus loin seulement perchés sur une colline, un garçon perdu -parmi les plus âgés de la grande bande, voire même le plus âgé- et Peter Pan se faisaient face. Smash s'était avancé jusqu'à un arbre pour les épier, curieux de savoir ce qui se passait car leurs expressions étaient... pour le moins intrigantes. Quelque chose ne tournait pas rond. De la position du jeune espion, Peter se trouvait à droite et le garçon perdu à gauche, tous deux de profil. Il mordit à nouveau dans son fruit, s'accroupissant pour mieux se dissimuler entre arbre et buissons, mastiquant sa fraise des bois. Il mastiqua de plus en plus lentement pour très vite cesser tout geste, même pas une ingurgitation. Tout son corps se figea et son teint tourna au sucre avant même de voir son idole faire ce qu'il ne l'aurait jamais, ô grand jamais, imaginé capable de faire... Il assassinat l’adolescent avec une rage sanguinaire franchement glauque. Mieux vaille que je ne vous décrive même pas l’horreur de la scène tant elle était épouvantablement macabre. A tel point que Smash ne l’oublierait jamais car elle l’avait autant marquée que le jour où ses parents avaient été cruellement tués. Une douche glacée sans matière avait instantanément baigné le corps entier de Smash qui ne resta là que trois secondes avant de se plaquer le dos contre le tronc juste à côté de lui. Le souffle court, les yeux écarquillés, il eut l'impression de revivre une sensation qu'il n'avait plus connus depuis... un temps désormais oublié, effacé de sa mémoire fragmentée. Sa gorge se serra, sa bouche s'assécha. La mixture humide et rouge dans sa bouche le dégoûta soudain, il la recracha et éjecta d'un vif lancé les autres fraises qu'il tenait dans sa main gauche. La Main du Serment.

En contemplant cette marque gravée dans sa chair, il se mit à secouer la tête. C'était pas possible... Il ne pouvait pas avoir fait ça, pas lui, pas son héros, pas Peter... Pas à un des leurs... et encore moins de cette manière. Pourtant il ne pouvait nier ce que ses yeux lui avaient montré, son cerveau ne pouvait lui mentir et ses oreilles ne pouvaient le trahir. Peter Pan venait bien de tuer un garçon perdu avec une rage effroyable qu'il n'avait jamais vu auparavant, pas même chez ses nombreux adversaires et dieu savait qu'il en avait eu beaucoup. Bien trop... La panique s'insinua dans ses veines comme une vipère et il se redressa d'un bond. Le chef parti, il pouvait sortir de sa cachette et s'éloigner du lieu du meurtre au plus vite autant qu'au plus loin. En chemin, ce souvenir ne cessait plus de le tournebouler. Il tournait et tournait en boucle dans son esprit sans jamais s'arrêter. Si bien qu’il finira par la connaître par cœur et par en apprendre alors certaines choses au fil des jours et des semaines. Pourquoi avait-il fait ça ? Il ne se posait même pas la question puisqu'il en avait parfaitement ouïe les raisons. "L'enfant" perdu était devenu un Homme Perdu. Il avait atteint l'âge fatal, cela signifiait que personne ne restait aussi jeune que le chef. Jamais. Tous grandissaient, tous atteignaient l'âge adulte. L'âge de... faire un nombre incalculable de choses qu'un enfant ne peut et ne veut, généralement, faire. Un âge que jamais Peter n’atteindrait. Mais alors... Les autres, les précédents, ils... Il y aurait donc encore des suivants… Au nom de... ! Smash leva ses mains à ses tempes et se mit à hurler. Tout était faux. La jeunesse moins encore que la vie, aucun des deux n'étaient éternel à Neverland et si Peter déchirait chaque gamin qui atteignait l'âge crucial... cela signifiait-il donc qu'il n'avait aucun égard pour eux ? Aucun égard pour lui ? Aucune affection pour ses protégés ? Le tuerait-il si facilement quand son tour... L'orphelin eut un haut-le-cœur. Il s'arrêta un instant de marcher et passa une main sur son visage, fermant les paupières, le temps que le monde cesse de lui tourner. Il ne put faire que quelques pas de plus avant de s'écrouler face à la mer, face à son reflet si pâle et brouillé. Qu’est-ce qu’il venait de se passer, bon sang ?! Ca n’aurait jamais dû être, il n’aurait même jamais dû voir ça… Mais dans ce cas, il aurait vécu dans la tromperie et l’illusion tout le restant de sa vie sur cette île divine. Cela faisait combien de temps qu'il n'avait plus versée une seule larme ? Si ce n'était de souffrance physique. Tout le monde qu'il s'était construit avec le temps s'était écroulé d'un coup. Toutes ses chimères d’enfant se consumèrent. Parce qu’Il pouvait donner la mort à l’un des leurs sans aucune compassion ni once de regret et avec une sauvagerie rarissime. Qui était donc vraiment son héros ? Qu’est-ce que Smash ignorait de si capital ? Car il y avait quelque chose, sinon jamais ce qu’il avait vu ne l’aurait pris au dépourvu.

Peter n'était plus une figure de sûreté pour lui mais, momentanément, plutôt de danger car un jour viendrait son tour où son propre héros viendrait à lui donner ce dont il l'avait sauvé. Au départ, cela n'avait aucun sens pour Smash... Il sauvait les enfants perdus pour les tuer ensuite des années plus tard quand ils ne mourraient pas de leur simple existence sur l'île. Il y a tant de façon de rendre l'âme ici mais celle-ci, jamais Smash ne l'avait soupçonnée. Je ne peux pas dire "jusqu'à aujourd'hui" car cela impliquerait qu'il soupçonne seulement le chef d'être capable de cet acte mortel envers eux. Hors on ne peut pas parler de soupçon quand on a vu la chose de ses propres yeux. C'est une preuve indiscutable. Une preuve que lui seul connaissait et il n'en parla à personne, encore moins au principal intéressé. Ce qui était dans la logique des choses. C’était terrifiant et déconcertant, jamais il n’avait considéré Peter comme une menace avant ce jour, jamais cela ne lui serait venu à l’esprit… Son sauveur, une menace ? Ca semblait absurde. Pourtant l’immortel en était bien une. Il y avait certainement un sens à ce qu'il ne comprenait pas encore. Mais la déception le prenait aux tripes, la mélancolie projetait son ombre sur lui, la peur le tourmentait, il ne savait plus quoi penser. Il était perdu. C’était une catastrophe de se rendre compte que son modèle n’était pas ce qu’il croyait pour comprendre qu’il avait une âme bien plus malveillante que selon ses croyances. Comment Peter pouvait-il être mauvais avec un Enfant Perdu ? Un indien, un pirate, un adulte d’une autre tribu il comprenait mais le fait même de s’en prendre à « la famille » de cette façon, ça il ne le comprenait pas. Curieusement, ça le mettait en rogne de ne pas avoir su la vérité pourtant une question évidente lui venait, pourquoi la lui dire spécialement à lui ? Pourquoi serait-il privilégié ? Alors que les autres étaient tous dans le même bateau. Sauf qu'ils n'avaient rien vu eux. Ils ne se doutaient d’absolument rien. Ils continuaient leur vie, leurs divertissements sans même soupçonner l’ombre qui planait au-dessus de chacune de leur tête. Chacune d’elle sans exception. Une ombre qui s’abattrait sur eux comme l’épée de l’injustice le jour où Peter les jugerait trop « grand » pour avoir encore le permis inestimable de vivre sur Neverland. Mais s'il lui avait dit cela tout de suite, si le Premier-Né avait été totalement honnête avec lui dès le départ, ça aurait tout changé. Le Clive du Colorado ne l'aurait jamais suivi au Pays Imaginaire. Il n'aurait pas vécu tout ce que la chance inouïe qu’il lui avait offerte lui avait octroyé en pouvant vivre, ici. Smash se perdait souvent dans ses propres réflexions et par moment cela lui faisait tant tourner la tête qu'il avait l'impression d'en devenir fou. Il pesait le pour et le contre, cette fois la différence entre le bien et le mal se clarifiait et il s’en perdait comme dans un labyrinthe tortueux des plus complexes. Mais une chose au moins ne changeait pas dans tout ça, un pilier conservait son équilibre intérieur pour le maintenir encore debout et ce n'était pas la Bête qui s'en chargeait. Sa loyauté envers Peter Pan était plus indestructible que le plus tenace des métaux. Il l'adulait toujours. Malgré lui ? Un moment, il l'a cru. Mais il s'était trompé. Il a ressenti de la rancœur envers lui, la rancœur d'avoir été dupé. Mais ça n'a pas duré. Quelque chose en lui s’était brisé, toutefois en contrepartie, une autre était née. De plus, quoiqu’il serait advenu, jamais il ne l’aurait trahi.

Ce qui s'était cassé, c'était sa vision idéaliste et naïve de Neverland. A ses yeux bruns au matin et noirs le soir, elle n'était plus la même. Elle était plus ténébreuse encore qu'il ne s'en était jamais aperçu et il était un bien bel instrument de ses influences car sous les feuillages denses de ses nombreux arbres, il avait fait couler une quantité de sang non négligeable de ceux qu'il prenait pour ses ennemis puisque c'étaient les ennemis des enfants perdus, ceux du grand Peter et donc aussi les siens. Ils n'étaient même pas de véritables ennemis finalement, plutôt de bonnes raisons de jouer au pire jeu que l'être humain n'ait jamais inventé. Ils étaient des jouets, vivants, à échelle naturelle. Un sacré luxe pour des mômes qui ne connaissaient aucunement les limites imposées par la sagesse de la raison dont Smash apprenait désormais les rudiments. Neverland était un très, très vaste terrain de jeu. Un vrai parc d'attraction où l'on apprend très tôt le jeu de la survie. Et ces gosses s'en rendent même pas compte, ne seraient-ce que de toutes ces bestioles prêtes à leur sauter dessus à la moindre occasion. Ils s'en fichent, ils ne pensent qu'à jouer, manger et dormir ! Même lui ne s’en était pas soucié jusqu’ici, il se foutait des serpents qui le mordaient parfois, c’est bien pour ça qu’il s’est fait empoisonner les tissus musculaires si souvent. Il les sous-estimait, les oubliait, son dos était bien trop souvent tourné vers eux. Il n’avait pas pris le temps de les connaître assez pour déjouer leurs ruses et les remarquer avant l’attaque. Désormais ce ne serait plus le cas. Il s’intéresserait de près à toutes les faunes et toute la flore de son univers. Smash se mit à regarder son monde avec beaucoup plus de gravité mais s'évertuait à rester le plus naturel possible. Il ne serait plus question d'amusement à présent. Pas pour lui. Il serait plutôt question de comprendre ce qu'il se passait exactement sur cette île et… pour cela, il fallait passer par le Grand Manitou. A vrai dire, c’était lui qu’il voulait comprendre plus que tout autre chose. Smash avait déjà commencé à observer Peter, de préférence à distance et du coin de l’œil mais il lui arrivait de suivre ses gestes des yeux ou ses déplacements et surtout, de scruter son visage. Tout en discrétion. Les expressions de ses fins traits lui en diraient long sur ce qu'il ne savait pas. Il n'a jamais éprouvée la moindre haine pour le Premier-Né, ça ne commencerait pas aujourd'hui. Certes, il était déçu et paumé mais maintenant qu'il se concentrait à comprendre Pourquoi il ne ressentait plus de colère. Il n'avait pas de temps à accorder à cette amertume trompeuse trop influente. Sa loyauté et sa gratitude envers l’Adolescent Eternel deviendraient légendaires.

Ce qui avait germé entre les fêlures ? Disons que parmi les nombreuses questions qu'il s'était mis à ruminer, il y avait celle-ci par exemple : qu'est-ce que ça fait de vivre éternellement et de voir tout un entourage mourir les uns après les autres ? On racontait que Peter Pan avait des siècles et des siècles d'existence. Cela avait forcément dû lui créer des douleurs insupportables durant ses premières années d’éternité a moins d’être né sans sentiment ni émotion. Ce qui ne se peut. Est-ce qu'il était affecté de ne pas pouvoir grandir ou au contraire adorait-il vraiment sa jeunesse sans fin ? Cela pouvait même être les deux cas en même temps. Ce qui serait encore pire compte tenu du paradoxe engendré. Une vraie torture. Dire qu'avant ça lui semblait extraordinairement fun à Smash d'avoir ce don. Normale, un gamin ne peut que trouver ça grandiose, non ? Mais l'adulte qu'il était soudainement devenu sans y faire immédiatement attention ne pensait plus la même chose, il avait des doutes. Comment savoir ce que Peter avait en tête et ce qu'il traversait ? Eh bien, peut-être, en observant attentivement son comportement, ses habitudes, ses réactions, etc... C'est ce que Smash fit. Cela prenait beaucoup, beaucoup de temps de le déchiffrer. Les mois passaient. Et dans ce même temps, il réalisait que leurs jeux étaient mauvais. Pas tous, pas les courses dans les arbres par exemple, les jeux d’escalades et ce genre de distractions inoffensives mais ceux des batailles qui impliquaient d'authentiques saignées mortelles et mises à mort. J'en ai déjà parlé dans les paragraphes précédents, je ne vais donc pas le refaire. Toute l'horreur qu'il voyait, il l'écartait, petit à petit car il commençait à voir autre chose qui méritait toute son attention. Quelque chose qu'il n'avait jamais remarqué auparavant. Son Peter, son Sauveur, son Chef était vulnérable. Une âme en peine traduisant sa souffrance par sa malveillance, ses répugnances, sa colère. La colère est une amertume. Et d'où née cette amertume en générale ? D'une blessure, plus elle est profonde, plus elle est douloureuse et plus on a envie de hurler. Il y avait maintes choses que Smash ne comprenait pas encore mais il savait, il voyait désormais le mal être de son Premier-Né. C'était lié avec son immortalité. Si Peter tuait "les siens" avec tant de rage c'était par jalousie terriblement amère. Lui qui ne pourrait jamais grandir et connaître ce que tout le monde finissait par connaître, par vivre. Lui, était un condamné enchaîné à la Jouvence pour l'éternité. Sinon pourquoi ferait-il ça continuellement ? Pour Smash c'était le raisonnement le plus logique. Je vais vous dire ce qui avait germé entre les fêlures : un farouche instinct de protection, qui se renforça et se renforça encore au fil des semaines, des mois, des années, envers celui qui l'avait sauvé. Ce n'était pas une question de dette. Il était déterminé à être son bouclier. Le protéger de ses ressentiments et de la méchanceté de ce monde extérieur qui ne le comprendrait jamais comme il le comprendrait avec les ans. Il voulait être son sauveur, son protecteur, l'être jusqu'à la fin de sa vie. Cette fin, espérait-il, arriverait dans très très longtemps. Bientôt, d’ailleurs, il ne se contenterait plus de seulement l'espérer.

✶✶✶

11 ans plus tard.
Ses yeux aux iris chocolat scrutaient l'assemblée avec curiosité, installé sur le rebord d'une fenêtre très en hauteur. Il mordait une belle pomme rouge fraîchement volée à pleine dents, une jambe dans le vide qui avait cessé de se balancer quand elle était arrivée et l'autre fléchis dans une posture assise nonchalante comme s'il observait un spectacle. C'était le cas, sauf que contre toute apparence, sa tournure ne lui plaisait pas. Sa mâchoire cessa de mâcher, son ouïe se fit plus attentive bien qu'il n'ait aucun besoin de se concentrer pour l'entendre énoncer sa malédiction. Smash était inquiet. Il jeta un coup d’œil à Peter qui s'amusait beaucoup plus que lui de cette situation. Avalant son morceau, il rabaissa les yeux vers les jeunes mariés et la méchante belle-mère. C'était la première fois qu'il assistait à un mariage. Encore une tradition d'adulte... C'était plaisant comme cérémonie, franchement ennuyeux et atrocement long au départ mais l'arrivée de la promise était fascinante. La belle épouse avec son bouquet de fleurs, ses cheveux bruns relevés en... quoi ? En bouclettes au-dessus de sa tête. Par-dessus tout, sa robe longue d'un blanc immaculé. La princesse était éclatante comme une jeune étoile et son partenaire était aussi élégant qu'un prince pouvait l'être. Mais une araignée noire était apparue pour mettre fin aux réjouissances. Elle n'en avait pas assez de s'en prendre à ces pauvres gens apparemment, sa haine insensée semblait infatigable. Ce qui inquiétait le guerrier volant ce n'était pas seulement le sort que tous allaient subir par le désir de vengeance visiblement dévorant de la Méchante Reine mais aussi celui qu'ils risquaient de subir eux, à Neverland. L'île était-elle vraiment à l'abri d'une telle "prophétie" ? Il croqua à nouveau dans sa pomme juteuse, ne perdant pas une miette de la scène jusqu’à ce que la sorcière disparaisse en fumée sous la menace imminente d’un précis lancé d’épée. Smash poussa un discret soupir d'affliction consterné alors que Peter, lui, était plus que plié de rire. Quand ce dernier s'envola de sa fenêtre, Smash jeta un dernier coup d’œil aux jeunes mariés malheureux. Tragique tournure pour un jour de bonheur comme celui-ci... Mais il ne s'attarda que trois secondes avant de s'envoler rejoindre son chef sans même délaisser sa pomme qu'il honora d'un nouveau coup de dent ferme. Il lui fit part de ses inquiétudes bien sûr mais Peter lui assurait que Neverland ne risquait rien. Si cela le rassura un peu, son apaisement ne fut pas complet pour autant.

Le Sort Noir n'épargna aucune surface, aucun millimètre du monde des contes. Il courrait sur terre et mer comme un serpent mais se déplaçait bien plus vélocement. Smash connaissait assez ces reptiles aujourd'hui pour savoir qu'ils étaient capables de se faufiler aux endroits les plus insolites. Ce serpent-là étant aussi fluide que feu et eau, il était impossible d'arrêter sa course, impossible de le distancer. Qu'allait-il leur arriver ? Aucune idée. C'était ça le plus terrible, il ne pouvait qu'attendre sans rien faire de voir ce qu'il allait se passer. Les enfants pouvaient bien se cacher sous terre ou dans leurs cabanes, il savait que ça ne changerait rien, il le sentait. Le nuage les envelopperait, où qu'ils soient. Et Peter qui n’était pas encore revenu d’une de ses nombreuses excursions par-delà les océans. Fait chier, s'il avait su que la malédiction arriverait ce jour il l'aurait pas laissé partir seul ! Même s'il n'aurait pas pu le protéger de ça. La panique au cœur et dans un acte désespéré qu'il savait pourtant stupide, Smash se jeta contre un arbre et s'agrippa à son tronc de toutes ses forces en fermant les yeux. S'il le sentait disparaître entre ses bras ce serait la preuve qu'il avait été emporté loin de Neverland. Se mordant la lèvre à sang, il sentit le vent produit par la rapidité du nuage l'envelopper tout entier. Son cœur pulsait contre l’écorce, affolé à l’idée de tout quitter contre son grès. C'était inutile de voler, si le nuage le voulait il l'aurait sans nul doute attrapé. Quand il rouvrit les yeux au bout de ce qui lui parut être de très, très longues minutes, Smash regarda autour de lui. Éberlué. Il était toujours sur l'île ! Il n'avait pas été maudit. Un soulagement intense le parcourut et s'échappa de sa gorge en un long soupir. Il aurait bien chanté un Hallelujah mais pris plutôt son inspiration pour reprendre contenance avant de se précipiter comme une flèche dans les cabanes et dans les souterrains. Il devait absolument s'assurer que les enfants perdus n'avaient pas été emportés ou transformés par la malédiction. Le temps que Peter revienne. S'il revenait... Oh putain, mieux valait ne pas penser à ça maintenant ou il risquerait de perdre les pédales. Après une fouille plus ou moins minutieuse, il s'avérait que quelques garçons avaient été avalés par le maudit sort... Peu mais peu n'est pas rien. La bouche pâteuse, Smash repris une inspiration et tâcha de garder un maximum de sang-froid en faisant les comptes dans sa tête. Heureusement, il n'avait pas encore eu le temps d'aller observer les dégâts chez les autres peuples de Neverland qu'un son de vol familier calma sa pire crainte. Peter était de retour, en chair, en os et aussi sain que sauf... Il lui fallut un bel effort pour ne pas se jeter sur lui et l'étouffer dans une étreinte bigrement réconfortante. Ce qui se passa ensuite ? Par curiosité -et par anxiété également en ce qui concernait Smash- ils prirent connaissances de l'état des choses chez les sirènes, les fées et le reste de l'île. Franchement qu'importe les indiens et les pirates temps qu'il en reste assez pour s'amuser, n’est-ce pas ? Et puis Peter avait cette tendance cruelle et sadique à rire du malheur des autres. Smash cependant voyait les choses différemment.

La douleur de la perte était partout.
Cette malédiction fut une véritable tragédie, même à Neverland.

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FLASHBACK
Quelques fraîches années avant le Sort Noir.

Il y a deux jours, notre guerrier avait remporté un tournoi haut la lame. Ça n'avait pas été un jeu d'enfant sur tous les points mais ça avait été exaltant. Même pour l'adulte qu'il était intérieurement devenu ça avait été très amusant. Il n'y avait eu aucun blessé, enfin rien de grave en tout cas. Dans un duel on remporte toujours quelques égratignures. Désarmements, déséquilibres,parades, assauts, tout y était passé. Ses rivaux lui avaient donné un digne fil à retordre et tous avaient été en nage, j'inclus Smash dans le lot naturellement. Ce divertissement avait beau être... "amical", ce n'était pas de la rigolade pour autant car son enjeu était grand. Les épées ont chantées ce jour-là, beaucoup chantées, ça a durée du lever au coucher du soleil. Les combattants étaient épuisés à la nuit tombée mais malgré sa fatigue, le vainqueur avait un morale d'enfer car après deux nuits de repos aurait lieu le Parcours de la Main. Il était impatient d'y être, comme tous les autres mais ses raisons étaient différentes. A vrai dire c'était à peu près les mêmes que les motivations des deux autres vainqueurs. A quelques raisons personnelles près. Ils étaient trois à avoir remporté le tournoi, maintenant il fallait les départager grâce à la suite d'épreuves qui allait s'en suivre. Le but était de mesurer aussi bien les capacités physiques que logiques de chaque concurrent en quelques "exercices" d'endurance, de force et d'intelligence. L'expérience acquise au fil des années passées sur Neverland allait être pesée, leurs compétences individuelles jugées. Non pas par les spectateurs perdus mais par leur Grand Chef lui-même. Le tout en un jeu de grande envergure qui durerait trois jours d’affilé. Je pense que certains ont déjà compris la mise de cette organisation mais je ne la dévoilerais qu'à la fin. Vous souvenez-vous que j'avais écrit qu'il y avait trois longues vues à la disposition des enfants perdus ? C'est toujours le cas. Ils en avaient volées une quatrième mais entre-temps, la plus fragile s'était cassée. Pas de chance. J'en viens à ce sujet car ces longues-vues vont être très utiles pour suivre les trois compétiteurs. Deux d'entre ces petits gadgets étaient entre les mains de La Flèche et de La Fouine, la troisième -et en meilleure état- était détenue par Peter. Quelques autres garçons étaient aux tambours histoire de mettre un peu d'ambiance musicale même si les concurrents, eux, n'entendraient que dalle.

Le parcours était en forme de main droite aussi grande que l'île, c'est un détail mais un détail important. En bas, les trajets des trois concurrents étaient déterminés par des formes distinctives basiques inscrites sur les arbres ou sur le sol tous les vingt pas environs pour les guider, ces signes étaient : un triangle, un cercle et un cube. Le cube était pour Smash. Aucun ne se perdit ou ne se trompa de route durant la compétition bien qu'ils rataient certainement des marquages par moment. Le premier passage consistait à discerner et éviter les pièges. Plutôt simple comme point de départ. Le premier se contenta de contourner le tas de feuilles éparses, Smash avait assez d'élan pour sauter par-dessus et le troisième le réduit en pièce avec sa masse. Celui-ci perdit un peu de temps mais les rattrapa vite. Ce qu'ils ne savaient pas, c'était que les pièges étaient placés un peu partout sur leur parcours et pas seulement au début. A voir s’ils sauraient les déjouer et les apercevoir à temps. Le second type de piège c'était celui de la corde. Encore une fois, le premier l'évita simplement sans suer davantage. Smash coupa nette l'attache de la sienne sans stopper sa course tandis que le troisième l'arracha pour garder le morceau, au cas où ça pourrait servir. Zéro tête en bas pour cette fois. En parallèle, les garçons perdus lançaient leurs paris sur le potentiel gagnant, évidemment ils pariaient sur leur favori. Tout en s'amusant à simuler des victoires diverses et variées. A chaque fin de journée, le trio de Veilleurs venait raconter les enthousiasmants exploits des combattants aux garçons perdus. Les trois Longues-Vues volaient haut au-dessus des concurrents pour surveiller l'avancée de celui auquel ils étaient assignés. De sérieux adversaires, pour le moment même leur rapidité ne les départageait pas véritablement mais le plus intéressant de la partie était encore à venir. Outre quelques épreuves mordantes, des obstacles naturels les firent ralentir. L'un testa vicieusement leur équilibre en leur obligeant à passer un ravin sur le dos cylindrique et irrégulier d'un long mais peu large tronc. Interdit d'utiliser la poudre de pixie jusqu'à nouvel ordre. Ils en grincèrent des dents à plusieurs reprises de cette entrave. Ailleurs, il fallait passer par-delà des ronces ou encore grimper une pente rude pour passer de l'autre côté. Ils sont passés par forêts, jungles et montagnes. Quand il était l'heure de se repaître, à eux de chasser leur propre gibier. Ça, ça faisait partie de leurs habitudes cependant. Ce n'était pas un vrai problème. Chaque midi et chaque nuit, ils étaient en sueur. Encore à eux bien sûr de faire attention à leur ration d'eau et de remplir leur gourde dès qu'ils le pouvaient. N’oublions pas les prédateurs de l’île, de redoutables ennemis naturels des lieux. Quand ils ne réussissent pas à croiser leur chemin sans se faire remarquer, ils sont bien obligés de les affronter. Smash ne se fit pas mordre une seule fois par le moindre serpent durant toute la compétition. Ce qui me surprend moi-même, il a un feeling malchanceux avec ces animaux habituellement. Chacun avait sa propre méthode pour passer chaque test imposé. Épreuves de tir, arc et arme à feu -pas le même jour-, Smash fut doué mais pas autant que l'Ours et Max. Il se rattrapait sur les épreuves d'endurance et de tactique sans compter celles qui impliquaient sa fidèle épée. A chacun ses qualités, à chacun ses défauts. Ses deux adversaires trouvaient leurs faiblesses et leurs avantages ailleurs.

D'autres pièges à éviter par-ci par-là pas toujours dénichés à temps sans que cela ne fasse plus que les ralentir, un otage indien capturé pour l'occasion à tuer avant qu'il ne le fasse lui-même pour reprendre sa liberté ce qu'aucun des trois peaux rouges ne put faire, quelques monstres nocturnes créés pour l'occasion venaient les terroriser avec défiance avant le son du cor qui annonçait la fin de la partie journalière, parcours dans les branches dont certaines étaient truquées, passage obligatoire par la voie des eaux, une épreuve en suivait une autre à peine dans la limite de la décence. On était pas chez les adultes raisonnables et plein de sagesse ici. Mais chacun tenait bon. Jusqu'à... ce qu'ils n'arrivent à l'orée du Vallon Noir, sinistre repère de l'Ombre de Pan, où l'un d'eux craqua. Les trois guerriers étaient arrivés à quelques minutes d'intervalles et aucun n'avait encore réussi à franchir le pas. Les trois garçons étaient livides rien qu'à observer la bouche sombre du repère. Celui qu'on aurait cru le plus hardi -et le plus tête brûlée- baissa complètement les armes. L'Ours n'entrerait pas là-dedans, pas même pour la meilleure des récompenses et selon lui ce n'était pas celle qui était enjeu. Ses deux compères le regardèrent avec stupéfaction. Non mais il entend ce qu'il dit ? Il est fou ou quoi ? Et sans plus de cinéma, il avait soufflé dans le Cor de la Trappe, attendu que son Veilleur vienne le chercher pour utiliser la poudre de pixie et retourner avec les autres garçons perdus sous le regard ahuri des deux ados encore en course. Ils ne s'attendaient pas du tout à un tel retournement, surtout pas de sa part. En plus il avait sonné de la "trompette" avant de partir, super pour signaler leur position à la créature ! Enfin, chacun savait qu'elle était déjà au courant de leur présence indécise devant son antre. Soudain, un nouvel arrivant les avait fait sursauter. Le chef s'était posé sur une branche cornue pour les regarder chacun leur tour, Smash avec un brin plus d'insistance. Il avait remarqué que c'était lui son Veilleur, ça lui mettait à peine la pression bien sûr. A peine... Alors, on entre ou la compète s'arrête là ? Toujours autant de lourds sous-entendus derrière des mots si simples. Les deux concurrents avaient échangé un regard acéré avant que Peter ne redécolle. Puis Smash s'était décidé à faire un pas encore très hésitant tandis que Max se dandinait sur place, tiraillé entre sa volonté de gagner et sa peur bleue du Vallon Noir. Prudent, Smash était entré mais seulement de trois pas pour vérifier quelque chose. Il n'étudia pas longtemps l'intérieur avant de se retourner vers son adversaire. C'était encore un piège... ou plutôt un leurre, aucun marquage n'était en vue alors que depuis le dernier, il y aurait déjà dû en avoir un autre. L'Ours s'était fait avoir et avait abandonné. Dommage pour son bout de corde. Soulagés, ils étaient repartis mais… dans  un splendide concert de hurlement puisque, juste après, l'Ombre avait fait une terrifiante apparition spectrale qui avait fait détaler les deux garçons comme deux lièvres sous de lointains et hauts éclats de rire. Carrément leur pire expérience après les monstres nocturnes de Peter.

Au troisième et dernier crépuscule, ils suaient chacun dans une barque. Ramant en direction du Rocher du Crâne, le point final du Parcours de la Main. Leurs muscles les tiraillaient. Après une telle journée, de telles épreuves, les deux battants étaient exténués. Et pourtant, ce n'était pas encore terminé. Le souffle de notre Smash était court mais déterminé. Aucun des deux concurrents n'avait avance ou retard sur l'autre. Ils étaient à égalité, pour l'instant. Cette fois, les enfants perdus s'étaient réunis sur l'île du Crâne, attendant avec ferveur l'arrivée de leurs champions qui les entendaient à présent scander leurs noms, motivants. Ils connaissaient tous deux la toute dernière étape qui les départagerait définitivement : un duel à l'épée. Ce pourquoi ils économisaient leurs forces au possible mais Max cherchaient quand même à arriver le premier. A mi-chemin, il commença à prendre un peu d'avance sans que cela n'inquiète son adversaire, plus prudent qui préférait se réserver pour le coup de grâce ultime. C'était serré, très serré. En effet, il arriva bien deuxième et dernier à destination. Buvant sa dernière goulée d'eau douce, il se défit de sa gourde sous les protestations frustrées de ses supporters qu'il n'écoutait guère. Une demi-heure de pause leur fut accordée. Après quoi, ils se débarrassèrent du surplus de poids, empoignèrent leurs armes et engagèrent le combat. Il y a une tactique qui consiste à déconcentrer l'adversaire en lui lançant quelques piques verbales bien macérés. Aucun des deux ne perdit son temps à l'utiliser. L'Ours, qui les observait de son œil jaloux et haineux de mauvais perdant, se serait pas gêné pour le faire. Il en aurait perdu la bataille à coup sûr car ça n'aurait déconcentré que lui. Il n'y avait pas de règle, toutes les roublardises étaient permises. Croche-pied, coups dans les côtes, dans le dos ou derrière le genou -ça encore c'est peu de choses-, sable dans les yeux, caillou dans la mâchoire ou contre une main pour faire lâcher l'arme, torsion d'un membre au vue de le déboiter mais meurtre sanglant ? Certainement pas. Les deux mordirent la poussière à quelques reprises pour se relever ensuite, encore indomptés. Pour être honnête et ne rien vous cacher, nos deux guerriers étaient lessivés. Lessivés de leurs efforts pour en arriver là. Lessivés des blessures qu'ils avaient déjà reçues durant ce parcours du combattant acharné. Lessivés de ce dernier affrontement qui leur prenaient leurs dernières forces. L'espace d'un instant ils se fixèrent, essoufflés. Demandant muettement « Respect mec. Mais bordel quand est-ce que tu vas lâcher l'affaire ? » Jamais, bien sûr. Sauf que leurs corps tremblaient d'épuisement, leurs muscles criaient grâce. Eux, avaient envie de la lâcher l'affaire contrairement à l'esprit sacrément tenace qui les commandait.

Il est maintenant temps de vous révéler le fameux enjeu de ce parcours endiablé. C'est très simple, le vainqueur se verra attribué l'insigne honneur de devenir le bras droit de Peter. De quoi faire des piles électriques mais malheureusement, une des trois piles a subi un court-circuit. Tant mieux car si ses deux adversaires étaient respectueux envers le chef, bien qu'il le cachait, l'Ours l'était beaucoup moins. A vrai dire,il était tout à fait le genre de tête brûlée à s'imaginer pouvoir un jour trahir sa confiance et prendre sa place au sein de la communauté des garçons perdus. C'est beau de rêver mais il y a des limites. En ce qui concernait Max, il avait des raisons plus honorables de vouloir le poste, du type que celles d'un véritable et valeureux guerrier désireux de monter en grade pour dire brièvement la chose. Smash, il y avait de ça et plus encore. C'était différent. Pour dire la vérité, dès le départ c'était censé être lui l'élu mais Peter et son éternelle humeur joueuse voulait rendre l'événement comme un grand divertissement. Aussi et surtout, cela lui permettrait de voir qu'il ne s'est pas trompé en le choisissant, de tester réellement ses capacités. Eh bien, Smash n'avait aucune intention de le décevoir et jusqu'ici, il espérait bien avoir fait ses preuves. Désormais, il devait passée la dernière étape décisive. Il ne se laisserait pas distancé, pas si près du but. Mais en partant sur ce point important, j'ai contournées ses motivations... que voici : l'épisode du meurtre aussi cruel qu'amer une fois encaissé, l'orphelin avait compris un fait crucial. Un élément clef sur son héros intouchable. Il était désespérément seul. Aucun enfant perdu ne pouvait véritablement combler ce sentiment parce qu'ils avaient tous ce qu'il était condamné à ne jamais avoir. Peter était blessé. Smash ne pouvait encore savoir à quel point mais il avait conscience que sa plaie aussi profonde que vieille s'était infectée. Il le voyait dans ses expressions pleine de rage, ses yeux emplie du feu de la colère et de la haine, sa délectation de voir souffrir les autres. Il le voyait dans ses "jeux" inhumainement sanguinaires. Il avait aperçu la profondeur de son mal un jour dans ses pupilles obscures. Alors il s'était demandé, comment pourrait-il soignée une telle entaille ? Le pire, c'était qu'il n'y en avait pas qu'une. La seule solution qu'il s'imaginait plausible se composait de patience, de présence, d'arbitrage et... d’amour. N’était-ce pas la solution à toute blessure finalement ? Surtout des souffrances du type qui hantaient l’immortel. Il n’y a pas de bon soin ni de remède efficace pour une âme abimée sans ce sentiment multiforme. Il aurait besoin de courage pour arriver à faire une différence mais il n'en manquait pas, encore moins pour son chef. En revanche, il aurait également besoin de temps, de beaucoup de temps... et celui-ci courrait contre lui. Le temps n'attendait personne. Il lui faudrait donc trouver le moyen de ralentir son emprise sur lui, pour ainsi freiner l'échéance de sa propre fin qui risque fort d'être prématurée, terminée avant d'avoir éradiquer une bonne part de la bête sans cesse éveillée en son cœur, cette bête qui avait pris possession de son âme elle-même. Il sauverait Peter de son démon, coûte que coûte. Peter Pan n'était plus Spider-Man. Il était au contraire le plus perdu et le plus isolé de tous les enfants, aussi entouré soit-il. Qui pourrait comprendre ce qu’il vivait depuis des lustres ? Smash était bien décidé à être cet unique secours.

C'est en pensant à cela, à son objectif, son but ultime qu'une progressive et salvatrice montée d'adrénaline grimpa dans les branches rouges et bleues sinueuses de ses veines. Smash étira ses muscles fatigués, les détendis calmement. Max haletait toujours, tout comme lui. Mais l'élu pris une inspiration apaisante en ouvrant une nouvel danse. Il commença par se déplacer sur sa droite, restant toujours face à son adversaire tout en décrivant un lent cercle autour de lui. La cible se contenta de pivoter sur elle-même au même rythme pour ne jamais se trouver dos à son ennemi, reprenant contenance et concentration. Outre les pas des combattants, le silence était complet sur le Rocher du Crâne. Tout le monde attendait de voir qui allait se passer et retenait son souffle. La tension était palpable. Le regard de Smash se durcissait de plus en plus d'une détermination aussi inflexible que la glace. Pour Peter, il gagnerait. Et c'est avec un rugissement de guerre qu'il se jeta sur le deuxième guerrier, hurlant de la même manière tandis que leurs lames se rencontraient dans un fracas de métal. Premier coup. Max recula d'un pas, épuisé mais tint bon. Second coup. Poussant l'autre dans le sens contraire, ils glissaient de fatigue. Les adversaires se séparèrent, reprirent un souffle et frappèrent à nouveau. Troisième coup. La vibration des lames parcourait leurs bras, les dents serrées, leurs regards se jetèrent des foudres et leurs pores continuaient de suer encore. Smash recula pivota sur sa gauche et se baissa. Violent coup de coude dans les reins. Max hurla sa douleur et tomba à genoux mais au quatrième coup d'épée, sa lame rencontra à nouveau la sienne alors en deux smash, smash impitoyables Tranche l'Âme le désarma brutalement. Le poids de son arme ballotée puis éjectée soudainement déséquilibra l'adolescent déjà à terre qui bascula en arrière. A la merci de son ennemi qui pointait désormais une épaisse griffe de fer acérée sous sa gorge, il accepta enfin sa défaite dans un tonnerre de cris, d'applaudissements, de sifflements et -toujours- de protestations. C'est frustrant de voir son favori perdre, vous comprenez ?

Smash abaissa son arme, à bout de souffle. Il se mit à sourire et tendit sa main libre vers son ancien adversaire pour l'aider à se relever. On dira ce qu'on voudra, l'aventure avait beau être électrisante, ça faisait quand même du bien quand c'était fini. Il se passa une toute petite chose amusante quand Max pris la main de Smash pour se relever. Claqués, le premier dû mettre toutes ses dernières forces pour se redresser et le second toutes les siennes pour rester debout durant la manœuvre. Sauf qu'il le fit un peu tardivement, cela eu pour conséquence de le faire sautiller sur un pied avant de reprendre son équilibre, évitant la double-chute de justesse. Après ça et un petit moment Réhydratation, vint enfin le moment que tous attendait. Smash bien plus que tout autre. L'adrénaline n'était pas tout à fait redescendue, elle était même remontée de plusieurs crans et son muscle pompeur d'hémoglobine semblait sur le point d'exploser. Je vous rassure, il ne nous fera pas une dramatique crise cardiaque maintenant, ce serait tellement bête. Il dû se mordre la lèvre pour garder contenance mais une fois face à Peter, il lui était impossible de retenir un sourire de gloire, de fierté, de complicité et, plus que de satisfaction, de joie. Ce n'étaient pas ses lèvres qui souriaient mais ses yeux alors qu'il contemplait le Premier-Né comme si c'était un trésor vivant. Ce serait mentir que de dire qu'il n'était pas carrément heureux en cet instant où le point de départ de ses intimes desseins se concrétisait enfin. Il pouvait bien se permettre de perdre un peu pied avec la réalité, juste quelques instants. Sans devenir zinzin non plus évidemment. Bon, peut-être que Peter était encore un peu Spider-Man... Mais ça restait différent aujourd'hui. Ah, je vous fais mariner dans la sauce hein ? Aller, passons aux choses sérieuses. Après quelques chuchotements intempestifs, le silence fut imposé. Smash était d'apparence parfaitement calme et maître de lui-même mais l'excitation qu'il ressentait l'en avait même momentanément réveillé de son épuisement. Genoux à terre comme un chevalier -ils aiment tous les mise en scène-, sa lame se posait tour à tour sur chacune de ses deux épaules. Par ce geste et quelques mots très simples, Smash devint le bras droit de Peter Pan. Il était déjà plus proche de lui que les autres, pas encore autant que cela se ferait au fil des années à venir mais suffisamment pour avoir été choisi. Il n'y avait pas que ses capacités de guerrier hors pairs qui avaient jouer un rôle dans cette ascension car dès que Smash avait compris, son stratagème s'était mis en marche pour se démarquer des autres. Il ne l'appelait pas encore "mon frère". Il n'avait pas encore influence si particulière sur lui mais il avait su se frayer un début de brèche vers son âme mutilée. Il serait son ami, son confident, son allié, son complice, son bouclier, sa couverture, son pilier, son porte-parole, tout cela et bien plus. Temps qu'il serait en vie, jamais plus son Peter ne serait seul. Désormais, ils seraient deux à porter ses fardeaux. Ainsi, un jour, ces poids atrocement lourds ne pourraient que s'alléger. Ses peines seraient les siennes et ainsi de suite jusqu'au jour fatidique où tout se terminera. Jour qui ferait bien de trainer de la patte.

Je peux dire qu'après ce parcours éreintant, Smash dormit comme une grosse souche. Son rêve ? Son poing du Serment levé dans la main droite de son éternelle allégeance sous son cri de ralliement et les hurlements glorieux des Enfants Perdus. Il savait qu’il réussirait.

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J'avais écrit, au tout début de son histoire à Neverland, que Smash s'était finalement habitué à ne plus trop traîner autour de Peter. J'espère que vous n'avez pas compris par là qu'il l'a quasiment délaissé car ce serait trompeur. Quand il est arrivé, il avait davantage confiance en son héros qu'en ce nouvel entourage qu'il ne connaissait pas encore. Quand il est arrivé, il était très vulnérable. A cause de cela, pour l'apaisant sentiment de sécurité que l'immortel lui inspirait et parce qu'il l'avait connu avant de connaître les Enfants Perdus, Smash en ressentait le besoin naturel de rester près de son nouveau grand-frère. Il avait encore suffisamment la tête sur les épaules à l'époque pour s'inquiéter de le déranger à l'idée de le suivre partout où il allait quand il était là. Il y pensait, alors il ne le suivait pas partout malgré l'envie. Cet orphelin qui venait de vivre un traumatisme atroce s'évertua malgré la difficulté à relâcher son besoin d'être auprès de son héros sans pour autant le supprimer. Il s'éloigna mais seulement à moitié, de quoi le laisser assurément respirer. Sinon cela aurait fini par lui retomber dessus de toute façon. Il n'était pas le seul à réclamer l'attention de Peter bien sûr mais dès qu'il l'estimait possible, de temps à autre, il trouvait un bon prétexte pour lui parler, lui montrer quelque chose, lui poser une question, avoir un instant de partage, lui donner une trouvaille, lui faire part d’une idée –de jeu généralement-, etc... Il a toujours eu besoin de lui, s'il mourrait cela le tuerait. Il l'adore plus que de raison, jamais il ne l'abandonnera. Je vous décris cela pour que vous compreniez bien que jamais depuis qu'il était à Neverland, il n'a privilégié quelqu'un ou quelque chose d'autre davantage que le premier-né. Il a inlassablement vanté ses atouts, auprès des autres enfants qui renchérissaient, auprès des indiens qui n'avaient aucun chance de vivre face à eux ou leur chef, auprès des pirates orgueilleux bien moins intelligents et rusés que l’Adolescent Eternel, auprès des fées qui virevoltaient comme des folles d'opinions communes, auprès des sirènes qu'il n'a jamais appréciées avec réciprocité. Peter a rempli un vide. Il est possible qu'il ne s'en soit pas rendu-compte. Il est possible qu'il n'y ait jamais pensé. Il est possible qu'il ne le sache tout bonnement pas. Pourtant ce vide, il continu de le combler et ça, même Smash n'en a pas conscience. Aujourd’hui encore il vante sa puissance et ses capacités en tant qu’ambassadeur auprès des dirigeants des autres contrées. D’une manière bien plus diplomate qu’étant gamin mais pas forcément plus douce et compatissante. Notez qu’il est toujours joueur malgré sa maturité et qu’étant plus hostile aux ennemis de son protégé, il peut faire montre d’un humour cruel sous l’emprise de la haine ou de la colère. Il le peut mais ce n’est pas une garantie car, quand même, il reste réfléchi, prudent et raisonnable. Tout dépend de l’individu. Je vous rappelle toutefois que la bête n’a pas cessée son influence et qu’elle sort généralement les crocs face à une menace directe à l’encontre de son frère. Peter est un sujet sacré, il vous est fort conseillé de faire attention à vos paroles sur son sujet si Smash est dans les parages.

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La Quête de l’Éternelle Jouvence. En temps normale, Smash ne se serait jamais intéressé à ce genre de chose mais Peter avait un don pour lui faire enfreindre ses principes, même sans lui avoir rien demandé. Leur lien s'est fortifié. Aujourd'hui, il est aussi indestructible que l'acier. Smash a si bien appris à connaître sa paire qu'il n'a même pas besoin de lui demander son avis pour savoir ce qu'il pense, ce qui fait de lui un représentant parfait de ses opinions et de ses intérêts. Nul besoin de sa présence lors d'une confrontation avec un monarque d'une contrée étrangère, Smash saura très bien gérer l'instant comme Peter l'aurait fait lui-même. Il est le sous-chef de Neverland, le second du Premier-Né, en son absence c'est lui qui protège l'île et les Enfants Perdus. C'est comme s'il faisait partie de lui, comme si il le connaissait si bien qu'un morceau de l'immortel s'était accroché à son âme. « Je sais ce que tu veux. Je sais ce que tu ferais et je le ferais pour toi. Jamais tu ne trouveras plus fidèle que moi. Jamais je ne t'abandonnerais. Jamais je ne te trahirais. "Jamais" est l'éternelle promesse que je te fais. » Et parce que cette promesse doit être éternelle, parce que jamais il ne voudra le laisser derrière lui, il s'est lancée dans une quête encore plus énorme que son serment originel et son gage de loyauté sans fin réunis. Il cherche. Parfois il désespère. C'est une chemin tellement noueux et cahoteux. Mais il écoute. Il entend. Il voit. Des murmures ici et là l'ont mené vers un homme qui savait des choses. Cet homme n'a pas une langue facile à délier mais il l'a fait pour préserver un corps à son âme. La petite lame a donc quittée sa gorge sans plus d'hostilité. Les informations de l’inconnu les ont menés vers une terre des plus sinistre et terrifiante : Halloween Town à Burtonland, sur le continent de Grey Cloud. Tout ceci n'est pas arrivé en un éclair bien entendu, il a fallu plusieurs années de persévérance et nos guerriers ne sont pas encore au bout de leurs peines. Les fidèles compères, au nombre de quatre, qui accompagnaient Smash n'étaient nullement au courant de la véritable raison pour laquelle il les emmenait en expédition. Soi-disant pour récolter des trésors d'autres pays et quelques renseignements cruciaux sur les autres continents. Ils se doutaient pourtant qu'il y avait autre chose derrière ces explorations du monde féérique mais ils n'en firent jamais la remarque, par respect pour le charismatique bras droit mais aussi pur confiance et loyauté envers leur grand ami. Seulement deux d'entre eux firent partie de chaque aventure, grande ou petite, ceux-ci n'étant autre que La Fouine et Max.

Leur première croisade les avait entraînés chez un homme très riche, un collectionneur d'objets rares qui possédait un lugubre manoir. Les adolescents en avaient tous la chair de poule mais c'était pas le pire qu'ils avaient pu voir dans cet endroit. Cette ville cauchemardesque était remplie de monstres en tout genre. Autant dire que les gars étaient pressés de ficher le camp. Quand même, pour leur première "chasse au trésor" hors Neverland, Smash les embarquait vraiment dans un drôle d'endroit. C'est bien ce qui leur avait mis la puce à l'oreille quant au fait qu'il ne leur disait pas toute la vérité mais ils ne firent aucun commentaire si ce n'est qu'ils auraient préféré ne jamais avoir à poser le pied ici. Brr, ce lieu faisait froid dans le dos. Un détail capital manquait toutefois à l'équipe et à son meneur, le riche maître des lieux... était un sorcier. Un sorcier à l'esprit très malsain et dérangé. Il leur avait été facile de s'introduire dans la bâtisse par différentes fenêtres après s'être dispersés car il leur serait beaucoup plus ardues de retrouver leur bénie liberté une fois entrés et c'était bien pour cela que le propriétaire les avait laissé passer alors qu'ils ignoraient même être observés. Pour jouer avec ces petites souris de laboratoire intrusives qui osaient venir taper dans ses si uniques et tentaantes meules de fromage en or massif. Bah ils en virent de jolies couleurs dans ce piège infernal. Un vrai labyrinthe aussi changeant que l'esprit. Tu ouvres une porte mais c'est pas forcément une pièce qui se trouve derrière. Plusieurs passages peuvent mener indéfiniment au même endroit si on ne choisit pas la bonne porte. Un casse-tête vicieux et fourbe absolument atroce, à en devenir encore plus barjot que son créateur. Il a fallu plusieurs heures de jeu avant que le sorcier ne se décide à lever son sortilège pour mettre en place à un nouveau piège. Les garçons étaient complètement désorientés et terrifiés mais Smash venait de trouver sa consolation. Sauf qu'au moment où tout semblait s'arranger, ce qu'ils croyaient être l'intérieur du manoir mais qui n’étaient en vérité qu’une cave souterraine immense où ils avaient atterris les uns après les autres durant leur déambulation dans ce labyrinthe vicieux se modifia encore. Ils se trouvaient maintenant perdus dans une sorte d'entrepôt abandonné et des bruits inquiétants leurs parvenaient aux oreilles. Isolés chacun de leur côté, ils ne purent que se chercher en évitant au possible de s'approcher des bruits étranges. Un appel. Un seul. « LES GAARS ?! » et les espèces de grognements mutèrent en rugissements gutturaux indescriptibles suivis de pas de course. Des crics humains retentirent. Même Smash compris d'où venaient ces sons surnaturels. Il piqua un sprint hurleur dès qu'il vit le mort-vivant en décomposition bondir dans sa direction. Bientôt, ils se rejoignirent tous, poursuivis par une meute de zombies affamés de chair et d'autres créatures cauchemardesques. A la fin ils purent enfin s'envoler en direction de Neverland. Entre-temps, le sorcier avait parlé à Smash par l'esprit pour lui proposer un marché d'immortalité que le bras droit dénigra. Il aurait peut-être dû réfléchir un peu plus... car à peine eu-t-il sortit la pierre philosophale de sa sacoche qu'elle tomba en poussière entre ses doigts. C'était un leurre. La vraie était bien mieux protégée et certainement ailleurs. Il s’était fait roulé depuis le début. C'est ça d’être novice, on se fait souvent avoir malgré toutes nos préparations pour éviter l'échec... Le sorcier avait dû en mourir de rire dans son repère.

Le second coup ne fut pas plus glorieux. Cette fois, ils avaient un guide avec eux. Un homme des lieux. Un renégat exilé du palais du sultan pour une raison qu'ils ignoraient. Il les mena à travers le désert d'Arabie sous une chaleur étouffante, leur inculqua comment économiser leur eau, plus précieuse que n'importe quel autre trésor dans ce pays. Aussi bien celle qu'ils transportaient dans leurs gourdes que celle qui faisait partie de leur pauvre corps en sueur. Pratique franchement leur poussière de pixie... sauf quand une tempête de sable était imminente. Là ils faisaient mieux de rester clouer au sol. Les garçons ne voulaient pas savoir qui il était exactement, tant qu'il ne leur foutait pas un coup dans le dos et lui non plus ne voulait rien savoir de ces bambins en quête de sensations fortes du moment qu'ils lui donnaient son dû au bout du voyage. Et le bout du voyage ce n'était pas la cité d'Agrabah mais ce que renfermait le palais depuis un an et quelques mois. Une lampe magique qui passait de main en main et pas forcément par la voie d'échanges luxueux mais aussi dérobée par des bandits ou encore obtenue par l'assassinat du propriétaire s'il ne mourrait pas de maladie. A croire qu'elle était maudite. Ils ne se faufilèrent dans l'édifice qu'à la nuit tombée, empruntèrent des chemins de traverse, volant silencieusement au-dessus des têtes des gardes grâce à la poudre de pixie. Six gardes protégeaient l'entrée de la salle de la lampe. Le renégat fit diversion pour en soustraire la moitié pendant que Smash, La Fouine et Max s'occupaient d’assommer les trois derniers et de voler la clef du capitaine. C'est là que tout dégénéra. Le traitre revenu vers eux et payé en rubis volés par les garçons dans le trésor des pirates de Neverland ne leur laissa que cinq minutes avant de les dénoncer. Smash avait prévu le coup, il le tua sans plus de patience et les trois compères s’échappèrent avec la lampe. Enfin, tentèrent de s'échapper mais les gardes roulés dans la farine avaient donné l'alerte. Trop tôt pour qu'ils puissent s'échapper et le génie de cette lampe n'accordait qu'un vœu par personne. Fourberie de l'esprit ? Possible mais peut-être pas. Comment le savoir ? Ils volèrent bien sûr pour s'en aller mais la Fouine se prit un sabre mortel dans le foie et chuta comme un oiseau blessé pour heurter rudement le sol. Max et Smash avaient rebroussé chemin pour lui venir en aide et les gardes les avaient acculés. C'était peine perdu de les défier à l'épée, ils étaient trop nombreux pour seulement deux ados valides et la Fouine agonisait derrière leur pauvre rempart fait de leurs seuls corps armés de lame de fer. Bordel... Quel vœu souhaiter pour se tirer de là sans perdre leur meilleur ami ? Et Smash qui devait absolument préserver le sien... Max para au plus urgent, il souhaita que leur ami guérisse. Le sang retourna dans les veines du blessé et sa plaie béante se referma. La Fouine souhaita qu'ils s'en tirent tous les trois. Smash hurla un « NON !! » autoritaire mais c’était trop tard, avec un sourire hautain et sournois, le génie exauça son vœu. Ils furent alors téléporter au-delà des murs du palais... sans la lampe. Car l‘esprit rusé se comptait comme un quatrième être et que l'adolescent aux cheveux de blé n'avait pas prononcé le chiffre Quatre. Roulés dans la farine, encore une fois. Je vous laisse imaginer la terrible rage frustré de Smash d'avoir perdue la lampe si près du but. Qu’on ne lui demande plus pourquoi il n’a pas confiance en la magie. C’est vraiment pas son truc.

Le temps continuait de suivre son cours. En cela, la malédiction de la Méchante Reine avait eu le point positif de préserver sa jeunesse 28 années durant sans qu'il ne prenne aucune ride. Mais cela n’éradiquait pas le fait que le sablier jouait toujours contre lui. Il a toujours eu conscience que la quête dans laquelle il avait décidée de se lancer était une utopie avec très peu de chance de succès au bout de son long fil et à des moments, il était tenté d'abandonner car la fatigue le gagnait. La magie n'a jamais été son alliée, si ce n'est que c'est bien grâce à elle qu'il a rencontré Peter et qu'il a pu avoir sa seconde chance. Il a bien mieux confiance en quelque chose créé par la main ou la nature. Peut-être que la magie était comme les animaux, qu'elle sentait les choses et que, comme il ne l'aimait pas, elle ne l'aimait pas non plus. Il n'était plus un enfant naïf impressionné par le surnaturel, Même s'il y a encore des pouvoirs dont la puissance ou la beauté arrivent à le clouer sur place. Ceux de Peter par exemple. La fatale possibilité de le laisser le rongeait comme si un rat lui grignotait le cœur à vif. Il connaissait son histoire comme si c'était la sienne. Il savait tout. Du début à la fin en passant par le chapitre Wendy Darling. Il se méfiait de Michael pour ça, sa dévotion envers le chef basculerait du jour au lendemain s'il retrouvait la mémoire. C'était un pauvre gosse lui aussi, Peter lui avait tout retiré. Il ne lui restait plus qu'un mirage aussi énorme que l'île. Mais aussi terrible soit sa situation, Smash n'était pas de son côté et ne le serait jamais. Son allégeance c'était Pan, personne d'autre. Il pouvait faire les pires horreurs du monde, Smash en avait rien à foutre, il ne le lâcherait pas. D'autant qu'il était là pour modérer son amertume et ses pulsions meurtrières. Parfois son frère de cœur l'écoutait, d'autrefois non. Le persuader de voir les choses autrement, de réfléchir plus ou même d'utiliser un procédé différent, plus clément, relevait d'un sacré défi que Smash était bien le seul à pouvoir relever. Il est seul à pouvoir le soigner et craignait le jour où, inévitablement, il devrait le cesser. Cesser de le soutenir. Cesser de lui obéir. Cesser d'appliquer son baume. Cesser même de l'aimer. Cesser de vivre auprès de lui. Pourtant, son influence doit continuer, jamais son baume ne devra se flétrir, même après sa mort. Mais comment ? Il ne sait pas encore.

32 ans. C’est si peu quand on cherche quelque chose d’aussi énorme. Les tuyaux quant aux artefacts d’immortalité ou d’éternelle jeunesse ne tombent pas du ciel. Il faut chercher dans des coins reculés, fouiller dans des endroits où peu voire quasiment aucune personne saine d’esprit ne se rend et souvent les rumeurs que l’on entend sont erronées. Smash a tenté de faire affaire avec des sorciers. Mais soient ils demandaient un prix parfaitement exorbitant soit ils n’étaient clairement pas digne de confiance. Les escrocs sont partout. Il est bien plus souvent tombé sur des charlatans que sur de véritables praticiens.  La Fontaine de Jouvence. La Pierre Philosophale. La Lampe Magique. Il a cherché à mettre la main dessus pendant ce qui lui semble être une éternité. Des Garçons Perdus lui servaient d'yeux et d'oreilles supplémentaires à quelques occasions, en effet ils l'aidaient à repérer des renseignements intéressants. Smash procédait aussi à du troque, payant quelques espions et informateurs un peu partout dans le monde des contes. Les affaires étaient dures, croyez-moi. Le temps continuait de couler et en parallèle il accompagnait Peter dans ses propres excursions, parlait pour lui face aux dirigeants des autres pays, poursuivait le cours de son existence sur Neverland, parmi Enfants et Adolescents Perdus. Il continuait de jouer leurs jeux de guerre, de compétition et ne montrait toujours rien -ou bien peu d'éléments- de sa nouvelle maturité. Par-dessus tout, le centre de ses préoccupations était toujours Peter. Peter et son histoire. Peter et ses souffrances. Peter et son immortelle solitude. Comment le protéger de cet arrêt temporel qu'il subissait sans cesse ? La lui retirer ? Il y a pensé. Mais vous n'imaginez pas les conséquences tragiques que cela aurait sur le maître de l'île. Peter sans ses pouvoirs ? Peter mortel ? Peter sans Neverland ? Non, qu'il le puisse ou non, il ne lui infligerait pas ça. Ce serait comme le trahir et de la pire manière qui soit.



Dernière édition par Clive « Smash » Roth le Dim 13 Mar - 11:44, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: Smash - The story of an unbreakable oath. (délai jusqu'au 8 mars)   Ven 12 Fév - 22:57

Smash ♥ Bienvenue sur NKL officiellement et si tu as des questions tu sais où nous trouver ;)

J'en profite pour te signaler que tu as une semaine pour faire ta fiche donc en cas de petit contretemps ou si tu as besoin de plus de temps n'hésites pas à nous le signaler ;)
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MessageSujet: Re: Smash - The story of an unbreakable oath. (délai jusqu'au 8 mars)   Ven 12 Fév - 23:04

Bienvenuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuue ! Je suis tellement content d'enfin voir ta bouille sur le forum et avec ce personnage en plus. Sérieux tu me rend plus heureux que jamais *-*

Et sérieux ... ce début fait le triple de certaines fiches quoi ! Le personnages t'aura en effet inspiré car tu n'as pas fait les choses à moitié, même pour les trucs tout simple du début. XD
Mais sérieux ce début est fantastique je trouve, déjà j'adore ta plume mais en plus tu es vraiment dans le personnage à fond. Là dessus j'ai aucune crainte quand à savoir si il sera bien joué ou non Lèche

D'ailleurs tu m'as fait voir un oubli dans mon scénar ... les 28 ans de Malédiction ... j'avoue que j'avais oublié ça ! A la base je pensais que Smash avait une trentaine d'année AVANT Malédiction donc quasi 60 maintenant. Mais du coup je te laisse gérer ça a ta guise, genre ce que tu as écris là maintenant est parfait ! ^^

Ensuite non, t'es pas forcé de mettre ton prénom t'inquiète x)

Et enfin une petite question ... comment t'as fait pour trouver un si bon gif de Dylan ? Avec une de mes collègues du staff on en a chier pour en trouve run sérieux à foutre dans le scénar XD /ZBAFF/

Bref, bon courage mon petit Smash, mon enfant perdu préféré Pan
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MessageSujet: Re: Smash - The story of an unbreakable oath. (délai jusqu'au 8 mars)   Sam 13 Fév - 8:51

Salut joli garçon ! Bienvenue à toi et bon courage pour ta fiche !  C’est le top que tu aies pris un scenario, même si c’est dommage que t’aies pas céder pour Hazel Pan haha ! Ce n’est que partie remise.

Si jamais tu as des questions n’hésite pas, Pan est là What a Face

Bon j’arrête mes bêtises Brou

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Et s’il a battit une armée de dragon, que les dieux nous viennent en aide. »
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MessageSujet: Re: Smash - The story of an unbreakable oath. (délai jusqu'au 8 mars)   Sam 13 Fév - 11:26


Storybrooke
Last time before to say goodbye.

STORYBROOKE ?

Bien sûr qu'il acceptait. Dans l'instant il avait été muet comme une sirène desséchée et avait observée l'île comme si c'était la dernière fois qu'il la voyait. Silencieux. Songeur.  Quitter Neverland ? Si brusquement ? Il réfléchissait, totalement pris de court. Bien sûr qu'il allait dire oui. il ne refuserait pas de lui apporter son assistance. Il ne l'avait jamais fait, à moins de connaître un autre moyen de procéder. Plus efficace, plus utile. Là, il n'y avait pas d'autre moyen de réaliser ce qu'il lui demandait qu'en se rendant sur place et en faisant en sorte de s'intégrer subtilement à leur communauté. Ce qui ennuyait véritablement Smash, ce n'était pas de partir de l'île à proprement parler. C'était la perspective de ne jamais revenir, même dans dix ans. Que ce dernier voyage ne soit qu'un aller simple. Pour quelles raisons avait-il ces appréhensions ? Mais parce que son âge adulte était aux portes de sa vie et s'apprêtait à arracher son anatomie à son dernier stade de maturité pour définitivement passer de l'autre côté. Son adolescence allait s'achever. Fallait-il qu'il choisisse ce moment-là pour l'envoyer dans un endroit où sa croissance atteindrait beaucoup plus vite son apogée ? Il avait le pressentiment que cette fois c'était un adieu à l'île qui l'avait vu grandir, qui l'avait élevé à sa manière sauvage et barbare, qui lui avait appris à survivre dans un des mondes les plus hostiles qui soient. Même l'Ombre, les Sirènes et les Pirates allaient lui manquer. Le Monde des Contes il n'en avait rien à faire, c'était Neverland qu'il aimait. Les dents imperceptiblement serrées, il avait inspiré l'air de l'île par le nez. Puis avait tourné la tête pour le regarder lui. Ce visage dont il connaissait les traits mieux que les siens. Le rayon du soleil sur sa peau parfaite. L'éclat de la grande étoile dans ses prunelles d'ébène. Il ne lui en avait pas fallu davantage pour céder. « D'accord, Pete. J'irais à Storybrooke. » avait-il soufflé. Mais pas seul. La Fouine et Max, ses deux plus fidèles acolytes, les deux adolescents avec qui il était le plus proche après Peter, l'accompagneraient dans la ville maudite. Quand il leur en avait parlé après avoir obtenu l'accord du chef, les deux compères n'avaient pas été du tout emballé non plus. Mais Smash n'avait pas le choix, il devait partir, avec ou sans eux. Alors, à leur tour, ils avaient céder. Ils ne le laisseraient pas se lancer dans une nouvelle aventure sans leur indispensable compagnie ! Ils lui manqueraient trop. Ils avaient ri de ces faux arguments prétentieux mais plein d'humour et de complicité. Avant d’atterrir dans la ville, ils se procurèrent des vêtements plus modernes et Smash en avait profité pour dissimuler sa fidèle lame sous un long manteau. A Storybrooke, le trio avait observée l’agglomération d'un œil particulièrement critique. Ils allaient devoir s'adapter à ça ?... Comment allaient-ils faire ? Eux qui débarquaient de leur forêt, ils ne connaissaient pas grand-chose de la vie en milieu urbain. Heureusement qu'il y avait de la nature forestière alentour, ça les aurait complètement déboussolé autrement.

Smash avait regardé l'immortel décoller et retourner au Pays Imaginaire avec un pincement douloureux dans la cage thoracique, comme si on lui transperçait le muscle pompeur avec un couteau insupportablement aiguisé. Puis il s'était repris. Il y avait peut-être une chance pour que ce ne soit pas encore la fin, la vraie. L'ultime ligne droite avant le Jugement Dernier. Après tout, il lui restait encore du temps. Mieux valait ne penser qu'à sa mission et à rien d'autre. Mais une minute... Et si il l'avait envoyé ici, justement à ce moment-là, exprès ? Si c'était pour... se débarrasser de lui et le remplacer là-bas sans qu'il ne se doute de rien ? Non mais écoute-toi penser, imbécile ! C'est totalement illogique. C'est pas le moment de perdre le nord et de devenir paranoïaque. Peter était fourbe mais s'il ne voulait plus de lui, il le lui aurait fait savoir cash. Il l'aurait même tué. Normalement... « Ça va, Smash ? » « Hein ?... Oui... Oui, ça va. Pourquoi ? » « Je sais pas, t'as tirée une tête l'espace d'un instant, on aurait dit que... » « T'avais littéralement arrêté de respirer en fait et tu tirais une tête blanche de trois pieds de long. Qu'est-ce qu'il se passe ? » « Rien, j'avais cru comprendre quelque chose mais c'est complètement absurde alors passons. On a du gibier à traquer. » Max et La Fouine échangèrent un regard perplexe tandis que le troisième prenait les devant et honorait leurs premiers pas dans la ville aux princes, princesses et habitants de conte de fée en tout genre arrivés ici il y avait plus de 28 ans de ça. Des natifs de leur monde mais pas de leur pays. Tous leur étaient plus inconnus que familiers malgré les récits qu'ils avaient pu entendre sur quelques-uns d'entre eux. Les Ados Perdus chacun âgé de plus d'un demi-siècle sous leur peau lisse de presque vingt ans firent irruption à Storybrooke un jour où les nuages faisaient grise mine. Le vent sifflait. Le ciel était silencieux, pas un grondement. Temps plutôt discret. Les habitants de la bourgade ne se doutaient pas de ce qui venait dans leur petit paradis paisible. Oh je ne dis pas qu'ils sont dangereux. Du moins, temps qu'on les laisse tranquilles, ils sont aussi inoffensifs que des agneaux. Mais en ces jolis et adorables agneaux sommeillent des loups sanguinaires qui vous croqueraient sans pitié au moindre ordre de leur Alpha.

Je vous l'écris, vous avez de la chance qu'ils ne soient que trois.
Préparez-vous à accueillir les Enfants de Neverland.
Ces tueurs aux visages d'anges.
Suppôts de Pan.

« A Neverland,
L'innocence est mauvaise,
L'apparence est dupeuse,
Les jeux sont cruels. »

3. LAST STAGE
Darkness is coming

Time to fake story. CRASH. « Eh merde... » Ça faisait une semaine qu'il n'avait rien cassé, fallait bien reprendre les bonnes habitudes... Poussant un soupir, Clive se baissa pour ramasser le fond de verre encore intact et mit précautionneusement les plus gros morceaux à l'intérieur avant de passer la balayette pour jeter les miettes translucides dont la plupart étaient aussi minuscules que des grains de sucre. « Eh, t'as cru qu'on les avait à la pelle les verres ? » « Désolé, Ruby. C'est à cause de l'eau. » « Ouais je sais. Essuie l'extérieur avant de passer au fond, Live. » Si elle pouvait arrêter de lui faire son jeu de mot à la noix. « C'est ce que je fais mais j'ai pas encore l'habitude de laver la vaisselle. » Ses gestes restaient encore un peu maladroits alors les couverts lui échappaient facilement des mains. Il a déjà brisées deux assiettes de cette façon. « Je suis sûre que t'étais un mec pourri gâté toi dans ta ville. C'est pour ça que c'est pas ton truc les tâches ménagères et que tu savais même pas faire la cuisine quand t'es arrivé ici. C'est pas un job pour toi serveur, pourquoi t'as pas cherché autre chose plus dans tes cordes ? » « Occupe-toi des clients au lieu de chercher à me tirer les vers du nez, la table là-bas vient de terminer son déjeuner. » « Tu perds rien pour attendre. Un jour je saurais de quelle forêt tu sors, louveteau. » Ils échangèrent un sourire en coin et retournèrent à leurs devoirs respectifs. Au moins, il s'était largement amélioré depuis son arrivé. Au départ elles s'amusaient à lui refiler les tâches ingrates, histoire de lui faire les pieds et les mains en attendant qu'il apprenne le métier. Aujourd'hui, il tenait principalement le comptoir avec Granny, s'occupait de la caisse et des boissons mais quand il y avait beaucoup de monde, il aidait les autres serveuses à prendre les commandes des clients. D'un point de vue extérieur, il était parfaitement inoffensif. Les habitants l'appréciaient ici, il était gentil, social et galant avec les dames. Ce qui changeait de son irruption à Storybrooke où il était plus réservé, plus distant, presque égaré. Il cachait clairement quelque chose car il refusait de parler de sa famille ou de son enfance, de son ancienne ville. Sa vie n'avait pas dû être bienheureuse, le pauvre garçon. C'était sans doute pour ça qu'il n'était pas bavard sur son passé qu'il n'évoquait parfois que par bribes. Croyant cela, on ne cherchait pas à en savoir plus et le laissait tranquille. Il semblait à l'aise dans sa nouvelle existence, c'était le principal après tout, non ? Mais évidemment, il y avait toujours petits fouineurs qui ne se satisfaisaient pas de ce peu d'informations. Comme Ruby qui n'était même pas la pire du genre. Mais il s'amusait bien à feinter les interrogatoires des curieux ou à mixer vérité et mensonge ensemble. Parfois il détournait ses réponses avec humour, agréable façon de montrer qu'il n'en divulguera pas plus pour l'instant.

Clive Roth était arrivé en ville quatre mois auparavant avec ses deux meilleurs potes. Tous trois voulaient changer de vie tout en restant souder alors en entendant parler de Storybrooke, ils ont débarqués de l'autre bout des États-Unis pour venir s'installer ici en commençant par élire domicile au squat. Ce jeune loup perdu sorti d'on ne sait encore exactement où a vite touché le coeur de la vieille Granny qui a voulu le prendre sous son aile, elle lui a donc généreusement offert une place dans son restaurant où il apprendrait le métier de serveur. Au début, Clive avait été moyennement emballé même si le poste avait l'air sympa mais il n'avait pas hésité longtemps. Il fallait qu'il s'adapte et en y réfléchissant, cet endroit était parfait pour écouter les conversations des habitants qui se relaxaient devant un bon cocktail ou un délicieux plat cuisiné rien que pour eux. Qu'est-ce que ça sentait bon en plus... Dommage qu'il ait perdues ses facultés gustatives, il se serait certainement régalé dans cet endroit. Toujours est-il qu'il apprendrait beaucoup de choses ici et Granny avait un sacré pouvoir de persuasion qu'il respectait réellement. Il avait donc cédé, appris à tenir la caisse qui lui avait révélé un talent pour le calcul, à prendre les commandes. à anticiper même les désirs gourmands de certains clients notamment de ceux qui avaient des habitudes hebdomadaires, à reconnaître les différents alcools et les différentes boissons -au départ il a dû demandé quelques noms à Mère-Grand mais pour le reste il a appris de lui-même en étant suffisamment attentif-, à connaître le menu, à entretenir les ustensiles, autant les assiettes et les verres que la machine à café, à entretenir le Café lui-même. Sa bête noire, c'était bien de laver les couverts. Surtout les fragiles qui glissaient si facilement entre ses doigts. Les couteaux, fourchettes et cuillères ne posaient aucun problème. Les assiettes de porcelaine en revanche n'étaient pas commodes à manipuler avec leur large forme circulaire mais il s'en sortait. Toutefois avec les tasses et les verres, au contraire, c'était la guerre. Pourquoi n'utilisaient-ils pas de gobelets en plastique ? C'était plus pratique, y avait qu'à les jeter. A vrai dire, le problème avec les tasses et leurs cousines c'était leur taille et leur coupe combinées à leur matière. Si encore elles avaient été faite de bois, elles lui donneraient moins de fil à retordre. Mais d'abord il avait galéré à nettoyer l'intérieur et comme il avait du mal, qu'il s'acharnait dans tous les sens parce que le récipient rebelle glissait entre ses doigts, le traitre finissait par lui échapper des paumes et se briser sur le carrelage. Même maintenant qu'il avait mieux pris le coup de main, ça lui arrivait encore régulièrement... Mais bien moins souvent, hallelujah.

Il se plait plutôt bien à Storybrooke mais cet endroit n'égalera jamais son pays natale, il ne lui arrive même pas à la racine mais à vrai dire, la comparaison ne devrait même pas être tant les deux lieux sont différent l'un de l'autre. La forêt alentour, malgré sa beauté, est tellement médiocre à côté de celle de Neverland qui au passage lui manquait beaucoup. Max, La Fouine et Smash ont pris l'habitude de rejoindre la cabane qu'ils ont construite dans les arbres quand ils en ont le temps. Parfois ils y passent la nuit au lieu de retourner au squat. C'est là qu'ils discutent de ce qu'ils savent, ce qu'ils ont vu ou entendu si leurs anecdotes valent la peine d'en faire la mention. C'est là qu'ils se détendent, se sentent davantage chez eux mais ce n'est pas ici qu'ils gardent leurs objets précieux. Smash, par exemple, dissimule Tranche l'Âme et sa réserve de poussière de pixie dans une cachette bien plus sûre. Histoire de ne pas perdre la main et pour le plaisir de l'entraînement physique, il ressort de temps en temps son épée pour effectuer quelques mouvements. Jamais il ne le fait s'il n'est pas absolument certain que personne d'autre que Max ou La Fouine ne sont dans les parages. Nos trois espions se consultent ici sur les événements importants, sur les potentielles décisions à prendre, échangent ce qu'ils ont appris comme la manière dont fonctionne ceci et jouent le jeu dans l'enceinte de la  ville maudite. C'est comme ça qu'ils se fondent dans la masse, en échangeant leurs données c'est bien plus efficace et en demandant l'avis des autres ils tombent en accord, ce qui évite les bourdes idiotes, les incohérences ou les fuites intempestives. Ici, les murs sont trop hauts pour avoir des oreilles et leurs murmures trop bas pour que la terre les écoute, ce qui n'est pas le cas au squat où l'intimité est beaucoup plus réduite. Smash apprenait la lecture aux deux autres, ils avaient déjà commencé leur apprentissage avant de partir pour la ville maudite. Le Coloradien n'excellait pas en la matière mais il était plutôt bon, ce qui était mieux que de ne pas être lettré du tout. Ainsi ils s'en sortaient assez bien à eux trois. Smash était bien content que Peter lui ai permis de les emmener avec lui lorsqu'il lui avait donnée la mission de s'infiltrer à Storybrooke et de se fondre dans la ville pour la garder à l’œil, le tenir au courant de ce qu'il s'y passait. Il se sentait moins seul et supportait mieux cet espèce d'exil soudain loin de l'île qu'il aimait avec et malgré ses ténèbres. Eux le comprenaient.

Comme je l'écrivais, il se plaisait plutôt bien à Storybrooke maintenant qu'il en savait davantage sur elle et ses habitants, qu'il vivait parmi eux. Son endroit préféré, c'était là où il travaillait. Le plus convivial à ses yeux. Il aimait aussi le cinéma, un endroit très curieux mais fascinant où les images bougeaient et produisaient des sons sur un mur, c'était bien du moment que la salle était pas bondée. Je peux vous dire qu'il n'aime pas le pop-corn caramélisé, ça colle trop aux dents... Et étant donné qu'il ne sent pas la saveur de ce qu'il mange, les boissons gazeuses il trouve ça très bizarre. Fait encore plus bizarre c'est que ses deux compagnons adorent ça, surtout le Coca Cola... Ils s'éclatent à le narguer là-dessus en plus ces p'tit chieurs. Tss, par moment c'était triste de posséder des papilles gustatives insensibles. A vrai dire quand il dit aimer un aliment ou un plat, il se fit à l'odeur. Les beignets au sucre, ça, ça sent tellement bon qu'il en raffole. Rien à foutre de pas sentir le goût ! Le shopping en boutique c'est sympa, même s’il n’achète pas grand-chose. Il est pas riche non plus et puis ce n’est pas comme si il avait pris goût à des plaisirs futiles du style... s'acheter de nouveaux vêtements alors qu'il en a déjà et en parfait état. Il ne se soucie pas de l'argent, il l'utilise qu'en cas de réelle nécessité, pour s'acheter de quoi se nourrir par exemple puisqu'ils ne peuvent pas chasser ici. Ça le rend économe. Les parfums, les bibelots, avec lui on oublie. Ce n’est pas la priorité. Mais comme il est curieux, il aime bien faire un tour dans les boutiques malgré tout. Il passe aussi du temps à la bibliothèque, histoire de se cultiver un peu plus, un dictionnaire discrètement placé sur les jambes. Il s'avère qu'il adore les livres, romans ou documentaires. C'était également sympa de se manger un sandwich à la place Agora ou de se faire un pique-nique au parc Alder. Avec Max et La Fouine ou/et avec des connaissances. Des amis, il n’avait pas de mal à s'en faire quand il le voulait. Le problème qu'ils ne soupçonnaient pas toujours, c'était qu'ils ne pouvaient absolument pas lui faire une entière confiance. Parfois il se montrait délibérément distant, histoire de ne pas faire trop de casse si un jour il doit les trahir au profit d'une certaine personne. Mais avec Granny et Ruby c'était pas facile, il commençait à les considérer comme deux véritables membres de sa famille. Vous savez, les mémorables disputes entre les deux femmes ? Disons que Clive servait d'arbitre désormais et arrivait parfois à calmer le jeu quand il osait s'interposer dans ces disputes féminines. Mais quand ils s'y mettaient à trois, c'était une autre paire de manche rapiécée. Et cela arrivait sous une influence magique extérieur dont il soupçonnait la source depuis le départ... Il se querellait également avec ses deux acolytes certains jours. Pour des raisons qui ne valaient pas toujours lieu d'être. C'était très étrange. Trop pour que ce soit normale et ils savaient que ça ne l'était pas.

Soyons honnête, l'adaptation a été difficile malgré les voyages qu’ils avaient pu faire à Grey Cloud par le passé et qui avaient pu le familiariser légèrement avec un monde un tant soit peu "moderne". S'il n'y avait pas eu le squat, ils auraient eu du mal à trouver où loger, surtout les premiers temps. Ils n'avaient pas à se perdre dans la paperasserie administrative. Jusqu'à trouver un job... Heureusement, Granny avait été là pour tout expliquer à Clive. Elle l'avait relativement bien chaperonné depuis qu'ils avaient fait connaissance et il l'avait très vite appréciée malgré lui. Elle avait compris qu'il avait quelques belles lacunes mais n'en avait rien dit, n'avait pas cherché à lui faire révéler un passé qu'il ne souhaitait manifestement pas partager. Il ne devait simplement pas être encore près mais le jour où il le serait, il pourrait venir la voir sans problème. Cette grand-mère avait un sacré caractère mais était adorable. Comment ne pas l'aimer ? Si un jour il devait les trahir, elle et sa petite-fille, ça lui broierait le cœur.

Mais que ne ferait-il pas pour Peter Pan ?




Dernière édition par Clive « Smash » Roth le Lun 14 Mar - 9:52, édité 13 fois
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MessageSujet: Re: Smash - The story of an unbreakable oath. (délai jusqu'au 8 mars)   Sam 13 Fév - 14:12

DYLAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAN Nik Nik Nik Nik Nik Nik Nik Nik Nik Nik
Pardon je m'emporte Vui (Mais ce mec est toute ma vie  Vui )

BREF, bienvenue sur NKL Love
Excellent choix de scéna Bave
Mais fais gaffe à Peter, parfois il mord  Muehehehe
Bon courage pour ta fichette Coeur

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MessageSujet: Re: Smash - The story of an unbreakable oath. (délai jusqu'au 8 mars)   Sam 13 Fév - 15:17

Ahahah, je crois que je te comprends je suis pareille avec Thomas Brodie-Sangster Bave
Merci à toi pour ton accueil ! ♥️
Meuh non, il ne mordrait pas son fidèle bras droit adoré voyons Pan
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MessageSujet: Re: Smash - The story of an unbreakable oath. (délai jusqu'au 8 mars)   Sam 13 Fév - 18:17

Ouai franchement je suis aux anges depuis que tu as pris le scénar et depuis que je lis ce que tu as déjà fait Pan
Et du coup tant mieux si cela t'arrange de le faire plus vieux que prévu à la base, c'est parfait dans ce cas xD
Et le gif on l'a trouvé sur un tumblr consacré au Labyrinthe. Je te passerais l'adresse par mp si tu le souhaite.

Sinon, concernant tes questions ... c'est assez libre je pense. Mais disons vers les 15 ou 16 ans physique de Smash peut être ? Quand son esprit tactique et logique est devenu suffisant pour que Peter puisse se reposer dessus.
Quand aux explorations, c'est tout à fait autorisé ! Peter a confiance en Smash, je pense qu'il aurait eut aucun problème à le laisser faire ça, surtout qu'au final cela lui apporte quelque chose. Quand à emmener des enfants perdus avec lui ... disons le clairement, même si Peter défend les enfants, il en perd tellement à chaque bataille que les foutre en danger ne lui importe pas le moins du monde ! Donc permission accordée.

Hazel tu pourras la faire en DC au pire Pan

Et je ne mords ! Pas de manière conventionnelle en tout cas Hihi
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MessageSujet: Re: Smash - The story of an unbreakable oath. (délai jusqu'au 8 mars)   Sam 13 Fév - 18:46

Bienvenue officiellement parmis nous ^^
J'ai hâte d'en lire d'avantage Coeur
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MessageSujet: Re: Smash - The story of an unbreakable oath. (délai jusqu'au 8 mars)   Sam 13 Fév - 18:51

J'suis pas passée !
BIENVENUE Love Du courage pour ta fiche, j'vois que tu l'as déjà bien avancée, et tu gères ♥️
Je plussoie Peter, t'as une bonne plume Hihi
Et du goût en plus pour le scéna ! Je suis sûre qu'il sera entre de bonnes mains.
Bref, j'ai hâte de te lire ! What a Face

_________________

Elle se donnait volontiers d'excellents conseils (bien qu'elle les suivît rarement) et il lui arrivait de se gronder si fort qu'elle en avait les larmes aux yeux. Elle se rappelait même s'être tiré les oreilles pour avoir triché au cours d'une partie de croquet qu'elle jouait contre elle-même, car cette étrange enfant aimait beaucoup s'imaginer qu'elle était deux personnes. ©️ caius
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