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 Gouter au bonheur, toucher aux ténèbres + Marvin&Anna.

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MessageSujet: Gouter au bonheur, toucher aux ténèbres + Marvin&Anna.   Ven 5 Fév - 17:02

Gouter au bonheur, toucher aux ténèbres
Marvin E. Kandinski & Anna Sørensen



La matinée, comme presque tout celles qui avaient suivies la réconciliation plus que chaleureuse (pour ne pas dire suave) au Parc Alder, était noyée de bonheur. Anna était une demoiselle très démonstrative et amoureuse. Le travail était devenu encore plus agréable depuis la déclaration de leurs sentiments l’un pour l’autre. Un mois qu’entre deux clients qui cherchaient le jouet parfait, elle venait se lover dans ses bras pour réclamer un peu de tendresse. Le temps s’arrêtait à ses côtés et elle ne pouvait s’en passer. Ils en étais à l’émerveillent du début et ce besoin insatiable d’assouvir leurs envies tendres ou ardentes. Le feu de leur amour était attisé par la discrétion de leur relation, pour Anna qui ne savait réellement comment gérer la chose et naturellement pour Marvin, par son éducation pudique qui faisait à la vie noble d’Anna. Leur joie était alors trop souvent contenu que lors de moment d’intimité, il éclatait parfois. Ce qu’elle préférait, c’était les après-midi lorsqu’ils travaillent sur les automates. Il venait contre son dos et l’entourait de ses bras protecteurs pour lui enseigner les gestes. Elle n’était pas vraiment assidue à ces instant trop heureuse lorsqu’il était si proche d’elle et l’englobait de son parfum.

Le mois était si rapidement passé dans la douce danse de leur idylle qu’elle en avait presque oublié les ténèbres qui pouvait entraver le coeur de son bien-aimé. L’avait-il lui aussi peut-être oublié ? Anna passait beaucoup de temps chez lui ce qui inquiétait un peu Emma de ne plus la voir chez elle. Cette dernière devait avoir des soupçons de ce qui se tramait mais respectait le silence d’Anna. La rousse ne tarderait pas à lui en parler. La jeune demoiselle apportait un peu de vie dans le logis de Marvin, de la joie et de la candeur. Si ce n’était pas ses sourires, ses maladresses ou ses rires, c’était son affection et sa bonne humeur qui embaumait la maison.

Cela faisait plusieurs heures que Marvin était occupé à ses « travaux » précisait-il rarement lesquels. Après un petit repas qui ne fit que frôler la catastrophe (grâce à Marvin qui lui avait donné gentiment de son temps et des cours de cuisine) avec Anna, elle était allée dans le petit jardin avec Cookie et son ourson pour étudier l’anatomie et le comportements des oiseaux via les ouvrages de son amant. Elle n’avait pensé que le travail de Marvin pouvait être si poussé à ses débuts d’assistante et maintenant elle y prenait goût. Une petite fille désirait un moineau de compagnie. Marvin lui avait alors laissé le soin de faire quelques recherches afin qu’elle mène à bien ce projet seule. Ou presque car l’homme se chargeait de surveiller ses travaux et l’aider. Elle était un peu comme son élève qui devait présenter un devoir. Elle profitait alors de l’air un peu frais et des deux représentation d’animaux qui amusaient en gambadant. Même au palais, elle adorait son petit jardin secret pour lire ou réfléchir. Avec le faux ourson, elle se croyait vraiment y être. Il ne manquait que la famille de canard. Le paysage vivant alentours lui permettait alors de faire des pauses dans sa récolte d’information pour juste observer la pureté de la vie conservé dans le petit jardin sauvage de Marvin. Elle avait hâte d’être au printemps ou début de l’été pour y passer des soirées blottie contre le jeune homme. Elle oubliait parfois qu’elle devait retrouver sa soeur, juste quand elle rêvait de leur amour à tout les deux. Tellement enchantée qu’elle n’avait plus conscience qu’un jour leur vie se séparera et peut-être trop vite.

Quatre heures passée, son ventre gronda. Elle avait bien trop faim pour continuer ses esquisses. L’armature de l’oiseau mécanique était pratiquement imaginé après s’être penché sur différentes anatomie de volaille. Elle se leva et pénétra dans l’habitation. La porte restait ouverte car les deux animaux s’amusaient encore et elle ne voulait pas les casser dans leur jeu. Elle posa ses croquis sur le meuble om se trouvait les trois pingouin puis elle s’entreprit de chercher le quatrième.
« Marvin ? l’interpella t-elle d’une voix claire dans la maison. Marvin ?! insista t-elle plus fort. Je vais aller en vitesse au Granny’s prendre des parts de Carott Cake. Tu as envie de quelque chose ? Tu peux préparer le café aussi et un chocolat en attendant ? … » pas de réponse, elle reprit : « M. Kandinski !!! »
Pour ne pas partir sans le prévenir, elle soupira par automatisme et partit à sa recherche. Elle le trouva alors, concentré donc des plus charmant. Anna arriva doucement derrière lui et passa ses bras autour de son cou : « Tu m’as entendu ? » elle présumait que non. Tel un chat, elle se faufila pour gagner un peu de place sur ses genoux et s’y asseoir. Comme le même petit chat, elle venait réclamer de l’attention armée de ses grands yeux verts.
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MessageSujet: Re: Gouter au bonheur, toucher aux ténèbres + Marvin&Anna.   Mer 9 Mar - 22:07


❝Goûter au bonheur, toucher aux ténèbres❞
Anna Sorensen & Marvin E. Kandinski

Une journée… une semaine… un mois… Je ne saurais dire combien de temps s’était écoulé depuis notre réconciliation charnel avec mon bel ange. Chaque instant passé dans ses bras, chaque baisers et rires échangés me semblait une éternité de bonheur et de plaisir. Anne avait embellie ma vie et je ne pouvais plus imaginer qu’elle s’écoule sans ma précieuse princesse. Elle possédait un talent unique pour rendre toute choses radieuse. Par son bonne humeur et sa candeur, elle avait su ramener en cette maison les rayons d’un soleil chaleureux qui éclairaient cette maison si froide et si austère d’un jour nouveau. Cependant, je savais déjà que le soleil finirait par se coucher ne laissant que la nuit derrière lui. Anna finirait par s’en aller et je retournerais dans les vicissitudes de mon esprit tortueux. Chaque fois que cette idée me frôlait l’esprit, je la balayais bien vite et chassais ma morosité ! D’ailleurs, je devais bien admettre que cette histoire d’amour que nous vivions ne me dérangeais pas. Au contraire, cette dernière m’amusait bien plus qu’elle ne me désolait. Goûter aux plaisirs était bien plus existants lorsque le fruit que l’on convoitait était défendu. C’était un état de fait que je connaissais bien et dont je me délectais à l’époque de mes amours interdits avec ma sœur Lucille. Pourquoi ne pas reproduire une situation similaire avec Anna ? Cela ne la rendait que plus belles et plus désirable encore. Anna ne m’était confiée que quelques heures par jour mais je profitais à chaque instant de notre petit couple éphémère. Glissant subtilement des mots d’amour dans son oreille lorsque nous travaillons, embrassant avec tendresse et fougue ses lèvres vermeilles lorsque nous étions dans notre intimité, notre amour disposait de deux visages tout aussi charmants l’un que l’autre. Nous prenions ainsi le temps de nous apprivoiser, partageant les débuts de vie de couple lorsque nous déjeunions ensemble ou passions des moments tendrement enlacés dans mon salon.

Anna était une jeune femme pleine de ressources et travailler avec elle était un pur délice. Elle savait traduire bien mieux que moi les désirs des enfants et nos créations communes étaient si merveilleuse qu’elles semblaient sortir tout droit du plus merveilleux des rêves. Se sentant parfaitement à l’aise dans son rôle d’hôtesse et d’assistante, elle avait retrouvé le sourire et la joie de travailler à mes côtés. Je passais beaucoup de temps à l’instruire sur la robotique et le dessin, lui apprenant ainsi à me seconder dans chaque de mes tâches. Après nous être réconciliés., ces scènes morbides d’agression n’étaient plus qu’un lointain et douloureux souvenir ! Un cauchemar que je croyais être à jamais terminé. Pourtant, dans la pénombre de la nuit, je sentais qu’un drame était sur le point de se produire. Lentement et silencieusement, je sentais ma folie refaire lentement surface. Il me semblait avoir distinguer vaguement l’ombre d’Edward lorsque...
 


Dernière édition par Marvin E. Kandinski le Lun 30 Mai - 11:38, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Gouter au bonheur, toucher aux ténèbres + Marvin&Anna.   Jeu 31 Mar - 22:27

Gouter au bonheur, toucher aux ténèbres
Marvin E. Kandinski & Anna Sørensen



C’était presque sans un bruit qu’elle était venu prendre des nouvelles de Marvin. Enfin presque, car elle avait ce sourire presque bruyant qui accompagnait sa démarche trottinante de vie. C’est avec un certain amusement qu’elle s’était glissé derrière lui d’humeur un peu mutine. Elle avait une forte envie de tendresse et ça depuis leur premier baiser échangé. Il y avait les sentiments certes mais aussi une vie grandissante en elle qu’elle ignorait encore. Son besoin d’affection était presque à son paroxysme. Il avait durement travaillé et il méritait un peu de repos. Rien de mieux que d’en profiter un petit peu tout les deux. Ils avaient leur moment à eux et ils respectaient l’un et l’autre le besoin d’être parfois seuls. Sauf que là, c’était le moment des bisous et des câlins. En ce moment plus encore, surtout depuis qu’il avait pris certaine distance qu’elle ressentait en toute inconscience déguisée par une légère frustration et donc une envie débordante.

Elle se fit une petite place sur ses cuisses, collée contre le torse finement musclé du brun. Un sourire éclatant et des yeux pétillants, elle le regardait avec douceur. Elle ferma un instant les yeux lorsqu’il lui caressait la joue. Rien n’était plus exquis en cet instant que ses mains effleurant sa peau. Elle ne s’en lassait pas. Elle opina ensuite du chef pour confirmer ses dires. Il était un patron ingrat qui affamait sa pauvre petite employée. Le reste ne lui plut pas du tout et elle le montra malgré elle en tordant sa bouche, mécontente. Elle n’avait pas envie de rentrer. Elle voulait continuer de travailler sur ses dessins et diner en discutant du travail avec Marvin. Il lui confierait alors ce qu’il pense de son avancée sur ce projet et sa investissement sur cet oiseau serait doublé. Elle s’était dit alors qu’il avait sûrement besoin d’être seul.
« Tu es sûr ? Je serais bien restée moi. Je suis bien ici… Je suis trop collante hein ! Enfin ! Je vais chercher à manger et bah euh… Je te dis à demain ? » elle n’arrivait pas à cacher sa déception et pourtant on pouvait voire qu’elle mettait de l’énergie à le cacher. Son sourire était bienveillant et doux, mais ses yeux s’étaient comme éteints.

Elle lui vola un baiser et puis un deuxième avant de trouver l’envie quitter l’étreinte. Elle monta à l’étage et rassembla ses affaires. Posant son travail sur la table basse du salon, à la vue de Marvin elle espérait qu’il aurait le temps d’y jeter un coup d’oeil. Son sac sur l’épaule, elle sortit et le jeta dans le petit panier de son vélo. Enjambant l’engin, elle se mit à pédaler et prit la direction du Granny’s. La tête dans ses pensée, elle avait espérée passer une nuit l’un contre l’autre sous les draps ce soir. Elle soupira de se dire qu’elle finirait avec un Carott Cake chez elle devant Pawn Stars. Un émission fascinante qui reflétait bien la mentalité de ce monde. C’était fou ces étranges choses dans lesquels ils pouvaient mettre de l’argent. Ils voyaient les trésors là où dans son monde on les ignorent… Puis des fois, il avait de jolis choses et exceptionnelle d’un temps reculé. Soit. Une soirée un peu commune. Peut-être que demain… En espérant qu’elle ne serait pas indisposée. La vie était si cruelle parfois. C’est alors que ça la frappa. Elle ne vit pas le petit ralentisseur sur la rue et tomba subitement de son vélo. Sans mal bien sûr, mais le choc l’avait cloué au sol. Elle n’avait pas été indisposé depuis un petit moment. Elle se disait que sa vie était bien tranquille ces derniers temps. Non, c’était sûrement une erreur. Elle essayait de se remettre en selle pendant que sa cervelle chauffait. Ca ne pouvait pas être avant son aventure au parc quand même ! Juste avant qu’elle ait eut des ébats avec Marvin était pourtant le seul souvenir qui lui restait de sa situation mensuelle de femme. Elle eut une sorte de peur qui lui nouait l’estomac. Une panique paralysante qui vous donnait envie d’être n’importe sauf là dans votre corps et votre situation.

Elle fit demi-tour. Elle devait lui en parler. Peut-être qu’il se rappellerait ce moment si important qu’elle avait sûrement oublié. Après tout, vingt-huit années à tenter de donner vie en vain. Ce serait le toupet qu’elle tombe enceinte ici, maintenant en si peu de temps. Il fallait qu’elle parle à quelqu’un et de ça, il n’y avait que lui…

La bicyclette fut vulgairement lâché sur le chemin en dalle et elle gravit le perron. Elle enfonça la clé dans la serrure et pénétra chez Marvin. Elle l’appela d’une voix forte, un peu perdue. Elle insista, n’entendant pas de réponse. Elle s’aventura à le chercher dans la maison. Elle commença en direction de la cuisine puis du laboratoire.
« Tu es où bon sang ! Faut vraiment que je te parle. Je réfléchissais en chemin et j’ai peur… J’ai peur qu’il y ait un soucis ! Mais peut-être que je me trompe. BREF ! J’ai VRAIMENT besoin de toi ! » sa voix s’enrayait un peu avec le stress qu’elle vivait d’avoir peut-être un gros détail à gérer dans sa vie déjà un peu délicate.
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MessageSujet: Re: Gouter au bonheur, toucher aux ténèbres + Marvin&Anna.   Dim 3 Avr - 1:17


❝Goûter au bonheur, toucher aux ténèbres❞
Anna Sorensen & Marvin E. Kandinski

Obéissant à ma requête, Anna s’en été allée sans dire un mot. J’avais parfaitement perçu le reflet désapprobateur dans ses yeux. Son regard me serrait le cœur. J’aurais souhaité la serrer dans mes bras, passé un moment de tendresse avec elle, profiter du bonheur et de la joie que son amour sans limite me procurait. Mais pas ce soir. Ce soir il me fallait rester seul pour mener à bien mon expérience. Contrairement à ce qu’elle pouvait penser, mon rejet était la plus belle preuve d’amour que je pouvais lui prodiguer en cette soirée lugubre. Si Edward devait faire une apparition, il valait mieux qu’elle ne soit pas dans les parages. Cet être diabolique avait pour habitude de s’en prendre aux personnes que j’aimais le plus et je tremblais à la seule idée que Anna puisse en faire les frais.

- Je te remercie pour ta compréhension, Anna. Je te promets que je saurais me faire pardonner ! Passe une bonne soirée, mon cœur. Ah et avant que j’oublie… pourrais-tu refermer la porte d’entrée à clé quand tu partiras, s’il te plaît ?

Un sourire reconnaissant aux lèvres, je l’observais du coin du regard jusqu’au moment où elle quitta la pièce. Je me retrouvais ainsi seul dans mon laboratoire. Le silence troublé uniquement par la démarche gracieuse d’Anna devint plus pesant lorsque la porte d’entrée de ma maison se referma derrière ma princesse. Attendant patiemment quelques minutes supplémentaires, je finis par me relever de mon fauteuil et me dirigea vers mon secrétaire. Je ressortis alors le carnet sur lequel j’avais pour habitude de noter avec soin l’évolution de mon expérience sur le dédoublement de la personnalité, celle qui avait donné naissance au monstre qu’était Edward Hyde. Tous ces actes les plus horribles y étaient recensés. On y trouvait au milieu de ce dernier une liste effrayante des victimes qu’il avait frappées, violées ou assassinées… Cette page était noircie de plus d’une soixantaine de noms que j’avais répertoriés dans l’espoir qu’après ma mort certaine la police puisse avoir connaissance des horreurs dont je m’étais rendu responsable. Ouvrant le carnet ouvert à la page de mes observations, je soupirais lourdement. J’aurais tant souhaité ne jamais avoir à rouvrir cet ouvrage qui tel la boîte de Pandore n’apporterait que des malheurs dans ma vie.

Je déposais alors l’ouvrage sur mon plan de travail aux côtés de la mixture verte que je m’apprêtais à avaler. Je rapprochais également de moi un miroir que j’avais gardé enfermé dans mon secrétaire. Je passais alors quelques minutes à regarder le reflet que ce dernier me renvoyait. J’avais beau me persuadé qu’il ne s’agissait que du reflet de Marvin, je ne pouvais m’empêcher de deviner dans ce facies impeccable les traits enlaidis de mes démons intérieurs. Je faisais à l’instant face à mon pire ennemi et j’en tremblais d’ores et déjà de peur et de dégoût. Pourtant aucune échappatoire, aucune porte de sortie ne me sauverais de mes expériences. Je devais apporter une réponse à mes trop nombreuses questions. Je devais savoir si Edward s’interposerait une fois de plus à ce bonheur si fragile que je m’étais construits. Pour me rassurer, je m’adressais alors à la glace gelée comme pour rassurer le scientifique anxieux qui se tenait devant moi.

- Anna est en sécurité, Marvin. La porte d’entrée est fermée. Tu ne risques absolument rien et les habitants de cette ville non plus. Tout se passera à merveilles, je te le promets !

Tout se passera bien ? Rien n’était moins sûr. Edward était un être intelligent. S’il désirait sortir, il trouverait un moyen de le faire. Pourrais-je réellement garantir la sécurité des habitants de Storybrooke ? Rien ne me prouvait que je ne me réveillerais pas avec une chemise et des mains tâchées de sang, comme il était de coutume lors de ses terribles jours de cauchemar dans le monde de Grey Cloud. Mais n’était-ce pas exactement la raison qui me poussait à accomplir cette démarche, l’espoir infime qu’Edward disparaîtrait un jour à tout jamais ? Parfois il fallait combattre le mal par le mal et c’était exactement ce que je devais faire ! Approchant des mains tremblantes vers la seringue, je le remplis du liquide de mon invention. Avec ironie, je me tournais vers le miroir et portait alors un toast des plus sinistres.

- A la tienne, Edward ! A nos combats passés, présents qui ne font que commencer ! Je fais la promesse solennelle que je me débarrasserais définitivement de toi avant que tu ne fasses d’autres victimes.

Je respirais alors profondément et buvait d'une seule traite le contenu du flacon. Reposant ensuite cette dernière sur mon bureau, je m’enfonçais dans mon fauteuil attendant avec anxiété la suite des évènements. J’étais alors serein, ne ressentant aucun effet. M’étais-je donc trompé dans mes formules ? Une vague de bien-être envahis alors mon corps et mon esprit. Tout le stress et l’amertume que je ressentais tantôt s’étaient envolés. Le monde tournait autour de moi comme un carrousel emballé dans sa course. Parfaitement détendu, je regardais danser des étoiles devant mes yeux et je me mis soudainement à rire. Un éclat de rire joyeux et impossible à arrêter presque délirant. Je me mis à délirer dans un demi-sommeil sujet aux hallucinations les plus illogiques et les plus drôles. Les murs et les meubles se mettaient à danser devant moi, faisant de cet univers blanc et lugubre un monde éclatant et multicolore. Puis, tout d’un coup, les couleurs chatoyantes des meubles se firent ternes et plus affreuses que jamais. Mon rire ne raisonna plus entre ses murs. Ils cédèrent brutalement leur place à mes cris de douleur et de détresse. L’immense sentiment de bien-être m’avait abandonné et livré aux griffes du mal le plus insidieux. Mon rythme cardiaque faisait des bonds effrayants dans ma poitrine, il semblait vouloir percer les parois de ma cage thoracique. Le sang se cristallisait dans mes veines et me donnait l’impression de se muer en dizaine de cristaux de glace transperçant mes vaisseaux sanguins de milliers de coup de poignards. Incapable de respirer, je me mettais à tousser et à suffoquer. Le monde autour de moins devint d’un noir sombre et il me semblait sentir le souffle glacial de la mort sur mon visage. A bout de souffle, je m’effondrais sur le sol et perdit connaissance. Allais-je réellement mourir maintenant ?

Quelques minutes plus tard, je me relevais avec peine du sol ou ma pauvre enveloppe charnelle s’était écrasée. Après avoir craquer ma nuque, je jetais un regard dans le miroir. A ma grande surprise, ce fut un autre homme qui se reflétait dans ma glace. Une figue au teint si pâle que l’on aurait dit un fantôme, un dos légèrement voûté qui alourdissait ma démarche. Mais ce qu’il y avait de plus remarquable était sans nul doute ma chevelure. Mes cheveux d’un noir de geai semblaient s’être mués en petites plumes noires très fines et longues qui se prolongeait sur ma nuque. J’éclatais alors d’un rire cynique ! J’étais enfin libre ! Après avoir passé des mois interminables dans les méandres de mon esprit obscur, je renaissais enfin à la lumière du jour. Je me sentais vivant, empli d’une énergie folle ! Une énergie que devait absolument mettre à profit. Après tout, Edward Hyde n’était pas homme à faire les choses à moitié. Mais comment occuper ce temps précieux qui m’était finalement accordé ?

Un sourire sadique apparut sur mes lèvres lorsque j’entendis la voix enfantine de cette idiote d’Anna Sorensen. Désespérée, elle appelait son prince charmant à la rescousse pour qu’il vienne la secourir. Je ne supportais pas cette gamine zélée qui passait son temps à corrompre mes plans, qui faisait naître des espoirs illusoires dans la tête d’illuminé de Marvin ? Il fallait que je m’en débarrasse au plus vite. Mais tout d’abord, je me contenterais de jouer avec elle pour lui donner la leçon qu’elle méritait. Je partis donc la rejoindre tout en me triturant joyeusement les méninges pour savoir quelle torture serait la plus appropriée.

Sortant de mon laboratoire la démarche lourde, je sortis de mon laboratoire. Ma jambe droite me faisait affreusement souffrir et me faisait boiter. Néanmoins, je choisis d’ignorer la douleur et partit rejoindre la princesse charmante de mon alter ego. Je la retrouvais sur le palier du premier étage. Elle me tournait le dos à ce moment-là. Approchant d’elle à pas de loup, je l’observais avec l’envie du prédateur prêt à sauter sur sa proie. Pourtant je devais admettre que la demoiselle n’était pas désagréable à regarder. Ce n’était pas la première fois que je le remarquais. A l’insu de ce timoré de Marvin, s’était moi qui avait profité des plaisirs les plis intenses lors de cette après-midi au parc Alder. J’ignorais même si mon alter ego gardait en lui le moindre souvenir de ces ébats. Doucement, je la saisis par la taille et tout en m’enivrant de son parfum je déposais un baiser timide dans sa nuque.

- Bonsoir, mon ange. Que fais-tu ici ? Je croyais pourtant t’avoir demandé de me laisser seul ce soir. N’as-tu donc pas entendu ce que je t’ai dit ?

Bien que ma voix fût plus rauque que celle de Marvin, j’espérais de tout cœur que la naïveté de cette petite princesse suffirait à faire taire ses doutes. Relâchant mon emprise sur elle, je sortais de la poche de mon pantalon, un bandeau noir que je lui attachais sur les yeux. Ce dernier me donnerait néanmoins l’occasion de dissimuler à ses yeux les différences physiques qui s’étaient opérées lors de mon apparition. Toujours avec douceur, je la tournais vers moi. Saisissant son visage entre mes mains, je déposais un baiser passionné sur ses lèvres et reprit mon discours.

- C’est bien le moins que tu puisses m’offrir après m’avoir si honteusement désobéit. Au fond, je suis heureux que tu aies décidé de revenir car il se trouve que j’ai aussi besoin de toi.  J’ai une surprise pour toi et tu pourras alors me parler de ce qui te fait tant soucis.

Saisissant ses poignets avec douceur, je l’amenais jusque dans mon laboratoire secret, celui-là même dont elle avait osé franchir les portes sans hontes lors de sa dernière visite. Je la fis lentement s’asseoir sur une chaise de ma création. L’abandonnant quelques minutes à elle-même, je fermais à clé la porte de mon laboratoire. Revenu vers Anna, j’actionnais un bouton de la chaise métallique et des bracelet métalliques enserrèrent fortement les poignets de la jeune femme. C’est à ce moment-là que je consentis enfin à retirer le bandeau de ses yeux. Je plongeais alors mes yeux dans les siens. La pupille de ces derniers était si dilatée qu’il couvrait presque entièrement mes yeux donnant un regard des plus inhumains.

- Bonsoir princesse Anna, c’est un plaisir de faire enfin votre connaissance !

Je m’écartais alors éclatant d’un rire sardonique et m’appuya sur le meuble qui me faisait front.

- En fait, je ne me suis pas encore présenté. Ce n’est pas digne d’un gentleman. Je me nomme Edward Hyde ! A votre service madame !



Dernière édition par Marvin E. Kandinski le Lun 30 Mai - 11:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Gouter au bonheur, toucher aux ténèbres + Marvin&Anna.   Dim 17 Avr - 22:24

Gouter au bonheur, toucher aux ténèbres
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Son pas léger s’entendait à peine si ce n’était le doux tintement de pureté que chantait sa chaine de cheville. Elle flotta d’une pièce à l’autre, cherchant son amant. Elle n’eut pas à le chercher longtemps qu’il arriva sur elle. Elle avait poussé un petit cri de surprise et eut un rire au début amusé puis il s’évanouit en entendant les paroles de Marvin. Le baiser dans sa nuque avait comme un gout amer. Elle regarda un instant les mains de l’homme autour de sa taille et se posait des questions. Avait-il quelque chose à se reprocher et il lui en voulait de l’avoir prit sur le fait ? Enfin quelque chose proche de ça. Il y aurait une autre fille ? Bah oui, parfois ça la frappait. En faisant ce qu’elle faisait à Kristoff elle avait conscience que tout le monde pouvait le faire. Puis soudain, elle se rappela pourquoi elle était revenue.
« Je suis vraiment désolée ! C’est juste que j’hésitais sur la route, si finalement j’allais pas prendre autre chose qu’un carotte cake, puis après je suis encore tombée de vélo. Mais ça va j’ai rien… continua t-elle a ajouter plein de détail inutile,  car enfaite je crois qu’il y a un problème et faudrait que tu m’aides à y voir plus clai- » fut-elle coupée par Marvin qui lui glissa un bandeau noir sur les yeux avec délicatesse. La rousse resta coite un moment, ne sachant quoi en penser ni en dire. A quoi jouait-il ? Elle avait encore tellement de chose à découvrir de cet homme et à chaque fois c’était une excitation forte. Elle était partagée entre une certaine crainte de l’inconnu, puis émoustillée par ses pensées, enrichie par ses qualités.

Emoustillée, elle l’était après le fougueux baiser qu’il lui donna. Anna n’osait bouger, comme envoûté par sa curiosité et sa peur de l’inconnu. Sa voix ne sonnait plus un peu trop solennel, mais paraissait déjà beaucoup plus sensuel. Il n’était pas bon d’être aussi naïve et fraichement amoureuse face à une telle personnalité. La pauvre princesse marchait droit dans le piège. Lorsqu’il lui attrapa les mains avec douceur, c’est une confiance aveugle qu’elle donnait à Marvin en le suivant. Il l’invita à s’asseoir et l’accompagnait dans ses gestes avec bienveillance. Elle le sentit s’éloigner d’elle lorsqu’elle fut installée confortablement sur ce qui ne l’était pas vraiment. C’était correct. Le verrou, elle n’y fit pas attention, n’entendant que son coeur résonner dans tout son corps par l’excitation de l’attente. Les bracelets froid de la chaise lui mordit la peau et enfin, elle se montrait beaucoup moins rassuré. Son excitation s’était transformée en une boule au ventre. Elle avait à peine bouger les bras pour sentir qu’ils étaient liés aux accoudoirs et qu’elle ne pouvait pas se libérer aisément. Les bracelets lui appuyait sur l’os du poignet. Marvin vint enfin lui retirer le bandeau des yeux. Les premières choses qui la frappèrent c’est la lumière cru sur des murs sombres. Elle reconnu de suite le laboratoire de son amant. Il ferma les yeux un instant pour se concentrer et ne pas pousser un soupir d’inquiétude. Lorsque le visage de celui qu’elle aimait elle sursauta, tirant un peu plus sur ses menottes. Quand elle disait qu’elle ne le connaissait pas et qu’elle avait tant de chose à découvrir. Malheureusement pour le regard inquiétant qui lui faisait face, ce n’était pas la plus douce des découvertes. Elle allait avoir un aperçut de ce qui valait le visage si morne de son « prince », celui cerné et les épaules portant tout le poids du monde, sans sourire.  Ce n’est que lorsqu’il s’échappa un peu d’elle pour aller se poser un peu plus loin. Son coeur put se remettre à battre et elle l’observait. Il avait tout de Marvin, mais ses phrases n’avaient aucun sens. Anna n’y comprenait rien. Et si elle faisait un mauvais rêve, assumée par sa chute en vélo ? Elle espérait que s’en était un. Malgré la peur, elle restait assez maitre d’elle et ne laissait presque rien paraitre. Si ce n’est ses deux yeux de gibier apeuré.

« Marvin ? s’osa t-elle. Qu’est-ce qui t’arrive ? Qui est ce Edward Hyde ? A quoi tu joues… » demanda t-elle alors sa dernière question plus doucement. Elle jeta un oeil à ses liens et à comment cette fichue machine pouvait marcher. Une corde, elle chercherait de quoi couper. Des chaines de quoi tordre les mailles. Là, elle n’en savait rien. Elle tournait et retournait son poignet droit essayant de trouver un angle pour faire glisser sa main dans le résistant bracelet métallique. Elle avait envie de pleurer de panique et de fatigue, mais là elle était trop concentrée à se sortir d’une situation délicate. Peut-être qu’elle penserait à pleurer après ? Ou frapper de toutes ses forces dans un oreiller ou un buisson. Pour ça, faudrait qu’elle sorte de là. Sacrebleu ! Ca ne passait pas.
« Si c’est une mauvaise blague pour me faire comprendre de ne pas t’avoir écouté, c’est vraiment pas drôle ! »
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MessageSujet: Re: Gouter au bonheur, toucher aux ténèbres + Marvin&Anna.   Lun 18 Avr - 22:49


❝Goûter au bonheur, toucher aux ténèbres❞
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Je regardais avec délice ma chère petite princesse tentant vainement de se sortir de ce piège dans lequel elle s’était si aisément jetée. Je ne pouvais m’empêcher de songer au plaisir qui avait été le mien lorsque je m’étais discrètement approché d’elle. La surprise avait été de taille ! La pauvre chérie avait cru pouvoir se reposer bien tranquillement dans les bras de son amant, excitée par le plaisir que mon premier baiser lui avait inspirer. Mais lorsque le bandeau avait été arraché de ses yeux, elle avait subitement pris conscience du changement physique qui c’était opéré chez son prince d’opérette. Je m’étais approché d’elle, sentant avec délices les effluves qui émanait de sa peau, tranchant si agréablement entre l’excitation de sensualité et la sueur froide. Hésitant un instant entre l’embrasser ou m’éloigner d’elle, je choisis finalement de m’éloigner de ma jolie proie. Nous avions toute la nuit pour nous amuser après tout. Il valait mieux débuter par des préliminaires en bonne et dues forme. Ce n’était pas la galanterie qui me freinait dans mes élans charnels, bien au contraire. Non c’était plutôt le plaisir immense que je ressentirais lorsque son prince charmant et son amant tomberait de son piédestal !

Cependant, les premiers mots qu’elle prononça m’agacèrent au plus haut point ! Je l’avais toujours trouvé d’une naïveté et d’une mièvrerie absolument écœurante mais cette fois-ci, elle dépassait les bornes. N’avait-elle pas compris ce que je lui avais dit ? Levant des yeux navré vers le plafond, je ne pouvais m’empêcher de soupirer.

- Mon dieu Marvin mais pourquoi faut-il que quand tu choisisses tes maîtresses, il faut que tu le fasses sur la taille de leurs seins plutôt que celle de leur cerveau ? Tu sais dans les abréviations QI le I est également important ! En ce qui nous concerne, ma poupée, il faut que tu saches que Marvin est momentanément indisponible ! Ce soir, c’est moi qui mène la danse ! Donc à partir de maintenant, tu vas me faire le plaisir de m’appeler Edward ou Eddie comme tu préfères. Cela nous évitera d’écourter notre soirée de manière tragique…

J’attirais alors son attention vers les couteaux et autres scalpels qui se trouvaient sur la table. Je désirais ainsi lui transmettre un message, une sorte de mise en garde pour les évènements malheureux qui pourraient suivre. Me tournant l’espace d’un instant, je pris en main l’une des lames qui se trouvaient à ma portée. Saisissant un aiguiseur dans mon autre main, je le passais sur la lame très lentement, souriant au bruit mélodieux que produisait ce simple mouvement. Ressentant qu’Anna tentait de se dégager de ses chaînes, je me retournais lentement en lui adressant un sourire cruel.

- Une mauvaise blague ? Oh non bébé ce n’est pas une blague. Disons plutôt un jeu… appelons ça le jeu du chat et de la souris… qu’en penses-tu ? Moi je trouve cela plutôt charmant ! Ah oui et pour être clair, la souris c’est toi ! Non je dis ça uniquement où tu aurais un doute sur le rôle que tu joueras ce soir ! Au fait, il est inutile d’essayer de te dégager. Cette chaîne est conçue pour se resserrer de plus en plus autour de tes poignets. Je te conseille d’éviter de trop bouger, cela n’en sera que plus confortable pour toi !

Le couteau en main, je m’approchais lentement d’elle tout en la dévisageant. Tout en m’approchant d’elle, je pouvais distinguer la tristesse et la colère dans ses yeux. Tout cela était tellement grisant pour moi ! La peur, il n’y avait plus que cela qui m’intéressait. Marvin et moi étions tous les deux soldats et en tant que tels nous savions parfaitement qu’il n’existant pas de plaisir plus jouissif que de votre l’ennemi nous supplier à genoux de l’épargner. Libre ! J’étais libre de lui faire subir tout ce que je désirais sans que l’autre poule mouillée ne se mette en travers de mon chemin. Elle était mon ennemie et comme pour tous mes ennemis je la traiterais avec toute l’estime qu’elle méritait. Je me trouvais alors à deux pas d’elle, tendant le revers de ma lame sur son menton, je relevais son visage vers le mien.

- Je t’avoue que je suis un peu déçu que Marvin ne t’ait jamais parlé de moi. Nous sommes pourtant tellement proches tous les deux, aussi proches que des jumeaux en fait. Décidemment, j’ai beau te regarder, je n’arrive pas à voir ce qu’il te trouve de si exceptionnel mais comme on dit les goûts et les couleurs ça ne se discute pas !

Je m’éloignais alors d’elle, mon couteau toujours en main, je me plaçais derrière elle. Posant ma main glacée sur son épaule, je me penchais à son oreille et poursuivit mon discours d’une voix rauque.

- Tu veux que je te dise un secret ? Marvin et moi nous ne formons qu’un seul être. Je suis la part d’ombre qu’il essayait de te dissimuler, le cadeau bonus qui se trouve dans ce paquet si joliment ficelé et qui se montre par surprise au moment où tu t’attends le moins… un clown à ressort ! Voilà ce que nous sommes Marvin et moi ! Oh oui c’est une belle image j’adore ce jouet !

Je m’arrêtais un instant, plongeant mon nez dans les cheveux délicat de ma jolie proie. Je respirais avec bonheur son parfum si enivrant rêvant des merveilles dissimulées derrière ses jolis vêtements.

- Je ne sais pas comment tu y parviens, mais tu as un don pour faire sortir le clown de sa boîte, chaton ! Tu penses que je ne suis qu’un étranger pour toi ? Mais tu me connais ! Tu l’as déjà ressenti au fond de toi sans y prêter attention. Tu crois que l’idée des roulades dans l’herbe au parc Alder venaient de lui ? Oh non, c’est moi qui est pris les devants ! Je laisse les roucoulades à Monsieur le coincé… moi je suis celui qui se niche aux creux de tes reins lorsqu’on arrive aux choses sérieuses ! Donc on peut logiquement penser que ton véritable amant, c’est moi ! Et tu es bien obligées d’admettre que dans ce domaine je me débrouille vraiment bien !

Je déposais alors un baiser dans son cou et m’arrachais à mes douces rêveries pour lui faire face. Saisissant une chaise au vol, je m’assis aux côtés d’Anna, reposant mes bras et ma tête sur le dossier de ma chaise.

- En fait, maintenant que nous sommes seuls toi et moi, tu devrais en profiter pour me poser tes questions sur l'autre trouillard. Je suis sûre que tu meurs d'envie d'en savoir plus sur moi, sur le passé de Marvin, sur notre relation... Ne rate surtout pas cette belle occasion, qui sait si elle se représentera un jour !


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MessageSujet: Re: Gouter au bonheur, toucher aux ténèbres + Marvin&Anna.   Jeu 28 Avr - 0:58

Gouter au bonheur, toucher aux ténèbres
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La peur la gagnait, ça arrivait lentement. d’abord une sensation glacée qui lentement venait picoter chaque veine comme si elle baignait dans votre sang et vous gelait le corps et le coeur. Sa respiration était un peu plus vive, aux aguêts. La peur venait d’abord parce qu’elle était totalement perdue. Elle ne savait si c’était les liens qui la tenait à la chaise, le ton de sa voix étrange ou alors ses paroles. Non ce qui lui avait donné la peur au ventre c’était son regard. Ses yeux au regard noir, presque éteint, juste animé d’une flamme vicieuse et mauvaise. Elle dut détourné le sien, car elle avait du mal à supporter ce qu’elle voyait et ne voyait plus, avec ce qu’elle entendait. Où était-il donc ? Où était l’homme qui d’un sourire timide et maladroit l’avait fait fondre de tendresse et de compassion pour lui… Elle n’avait pas commencé à se débattre. Elle constatait juste la situation. Sa situation. Elle avait peur comme tout le monde mais rapidement elle retrouvait son calme et sa raison. Ca lui permettait d’emmagasiner beaucoup plus d’information qu’elle ne l’imaginait et souvent en toute inconscience. Elle arrivait à garder la tête froide mais n’était pas infaillible. Le souffle coupé, elle osait à peine bouger lorsqu’il s’approcha tout près d’elle. Elle ne reconnaissait pas Marvin, encore dans la crainte de découvrir les défauts de l’homme aimait à s’en arracher le coeur. Sa respiration se calma légèrement alors qu’elle observait l’homme qui s’éloignait d’elle. Tout se bousculait dans sa tête. Ce n’était qu’un mauvais rêve et quand allait-il s’arrêter…Anna était passée et passeraient par tant d’émotion si proches et si éloignées à la fois que son coeur risquait de la lâcher. Ce coeur si brillant de bonheur et bien gardé du malheur grâce à l’espoir irradiant qui l’habitait allait se briser.

Elle avait alors osé demandé si c’était qu’une mauvaise blague et ce qui habitait son amant lui répondit avec un dédain et une méchanceté qui la touchèrent. Elle était blessée car il avait été dit avec presque le regard de Marvin, presque sa voix et sa bouche. Elle lui en voulait et fronça les sourcils un instant. Pleine d’humeur, elle avait envie de lui cracher une insulte, mais elle en était incapable. Pas attaché sur une chaise en tout cas, car elle ne pourrait pas fuir et pouvoir ne pas assumer ses paroles. Puis si elle avait pu, elle aurait croisé les bras : « Je peux aussi ne pas vous parlez, ce sera plus simple ! » lui répliqua t-elle la voix sèche et lui tournant la tête. Elle ne savait même plus si elle parlait vraiment avec quelqu’un d’autre où si elle était entrée dans le jeu idiot de Marvin. C’était impossible que cet homme si cruel soit celui qui lui a volé son âme dès leur premier baiser échangé. La suite lui redonna la peur au ventre et il lui fut difficile de respirer. Inconsciemment et méthodiquement, elle tirait sur ses bras, gigotait ses mains et ses poignets assez discrètement tout en regardant la nature des liens. C’est alors qu’il se retourna en affûtant une des lames qui brillait sous la lumière blanche et faible au-dessus de la table. Si c’était un jeu, elle n’avait plus envie d’y jouer. Le temps qu’il lui explique, Anna lâcha un gémissement quand une des mailles s’enfonçait entre les os de ses poignets. Elle frappa des jambes sur la chaise pour chasser ll’horrible sensation des tendons qui se tordent. Qui se tordaient comme les traits de son visage, qui retenait une envie de hurler, de le frapper, de fuir et de pleurer. Il allait vraiment le faire, se posait-elle la question alors qu’il s’approchait toujours un peu plus. Anna ferma les yeux un instant et retint son souffle, une boule au ventre insupportable. Elle regrettait mêmee son beau-frère en pensant qu’elle était finalement d’avoir Drago comme protection vu ce qu’elle pouvait rencontré toute seul. Hans puis lui…

Elle sursauta en sentant la lame froide lui flatter le menton. Elle suivit son mouvement mais ses yeux restait clos. Ce n’était pas qu’elle avait peur de le regarder. Elle n’avait plus peur. Sa tête était froide ou presque. Sa fierté l’avait emporté et elle ne voulait pas pleurer devant lui. Encore une fois Edwards se montrait ingrat dans ses paroles. Elle tremblait de rage désormais. Dès qu’il s’éloignait elle ne respirait plus et quand il revenait et la touchait, elle se mordait la joue pour ne pas crier de peur. Ses pensées faisaient des montagnes russes. Elle n’y arrivait pas. Pas avec lui. Elle ne pouvait pas rester tranquille. Le reste de ses paroles eurent le don de l’achevé. Elle retrouva enfin de l’air et un soupir brisé lui échappa. Ses yeux était deux émeraudes incandescente de haine, mais rougie par les larmes qui coulaient silencieusement le long de ses joues. Décidément ce n’était pas Marvin. Cet homme était immonde. La rousse se sentait salie alors qu’il avait l’air de jouir de ce qu’il pouvait lui faire subir. C’était comme s’il lui brisait les doigts un à un. Elle était sale parce qu’elle avait aimé ça. C’était un fait. Mais pour elle c’était Marvin et elle avait envie de lui hurler, mais tout restait coincé dans sa gorge. Une boule acide qui lui brulait l’oesophage. La jeune princesse n’eut même pas la force de le repousser lorsqu’il était venu encore une fois la salir d’un baiser suave dans le cou. Un sanglot éclata et elle se mit à penser à Kristoff. Son coeur s’ouvrait et un poison se diffusait dans son esprit. Pour elle, elle payait ses fautes pour avoir déshonorer son mari.

Elle lui avait tourné la tête encore une fois, pour laisser sa honte s’écouler dans ses larmes. Il s’était assis et lui avait proposé de discuter. Le silence fut long avant qu’elle n’ose ne serai-ce que renifler. Lentement, son corps et ses vêtements sur la chaise créèrent un léger bruissement. Elle plongeait un regard plutôt timide dans les siens, fuyant.
« Vous avez un rapport avec sa vie de soldat avec les Romanov ? Est-ce qu’il y a un truc qui cloche dans votre tête ? Marvin serait fou et se prendrait pour quelqu’un d’autre ? D’où venez-vous M. Hyde… J’aime beaucoup les livres et les histoires. Racontez moi la votre… Je veux tout savoir. Et je veux savoir si je reverrai Marvin. » avait-elle posé ses questions d’un air sceptique et inquiète d’en savoir plus, pour finir avec un espoir qui se brisa dans un triste murmure. Mais elle le voulait. Qu’on arrête de lui mentir. Elle ne le supportait plus ! Que sa soeur ne s’étonne pas si elle prend trop souvent le parti du barbare car lui au moins jouait la franchise avec elle. Du moins plus que tout son entourage réuni. Puis il était loin, il n’avait pas d’arme, autant discuter. Elle n’avait plus aucune force tout de suite pour trouver comment se sortir de là. Et dire qu’elle a semer un golem de neige. Ses yeux étaient gonflées de ses larmes et elle les baissa devant les yeux noir d’Edward.
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MessageSujet: Re: Gouter au bonheur, toucher aux ténèbres + Marvin&Anna.   Dim 15 Mai - 17:09


❝Goûter au bonheur, toucher aux ténèbres❞
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Une souris ! C’est ainsi que j’avais dénommé la craintive jeune femme qui se tenait devant moi. D’ordinaire, sa joie de vivre, ses maladresses idiotes et ses rêves m’insupportaient ! En cet instant, tous ses sentiments positifs avaient disparu. Elle était comme j’avais toujours espérer la voir ! Prise au piège, elle tremblait de peur et des larmes de douleur coulaient le long de ses joues. Elle avait peu à peu cessé de se débattre et s’était réfugiée dans un coin de sa cage, espérant contre toute attente que je ne lui ferais pas de mal. Oh oui j’adorais cette situation ! Pourtant, elle finit par m’ennuyer. Je m’étais alors écartée d’elle, ouvrant une petite trappe pour la laisser se perdre dans le labyrinthe mystérieux de mon esprit. Mon but était qu’elle puisse trouver le bout de fromage que j’avais déposé à la sortie. La vérité ! Voilà qu’elle serait ma récompense pour la féliciter de son courage et de sa clairvoyance. Oh bien sûr, je ne garantissais pas qu’elle apprécierait ce met copieux. Les goûts et les couleurs ne représentent pas la même importance pour chacun d’entre nous. Sa récompense avait pour moi un but bien particulier et je finirais gagnant tout autant qu’elle ! C’est ainsi que j’étais fait ! La simple idée de perdre m’était insupportable.

Assis sur ma chaise, j’étais occupé à la toiser du regard ! D’un certain côté, elle ne m’avait jamais semblé aussi séduisante qu’en cet instant. Bien calée dans son fauteuil, ses vêtements lui collant à la peau laissaient transparaître la beauté de ce corps que j’avais possédé tant de fois. Suivant presque amoureusement les gouttes de transpiration coulant le long de son décolleté, mes yeux s’abaissèrent lentement vers son ventre. C’était là que tout était en train de se jouer, mon plus bel espoir et mes désirs les plus fous. Cependant, ne pouvant laisser la jeune femme s’aventurer dans le dédale sans escorte, je l’écoutais attentivement, tendant l’oreille pour comprendre ses questions pratiquement inaudibles. J’imitais le bruit d’une sonnerie de défaite de jeu télévisé lorsqu’elle évoqua la place que j’occupais face à Marvin.

- Désolée chère candidate, vous venez de perdre un point ! Qui t’a dit que Marvin était fou au point de se prendre pour quelqu’un d’autre ? Non, non ma belle ! C’est pas comme ça que ça marche ! Si je puis me permettre de corriger ton affirmation de tout à l’heure, Nous ne « nous prenons » pas pour quelqu’un d’autres. Nous « sommes » deux personnes à la fois ! Le Bien et le Mal qui se livrent une guerre sans merci pour le triomphe de la Vérité et de la Réalité. Cela fait un excellent début d’histoire, tu ne trouves pas ?

Je me relevais alors de ma chaise, me dirigeant vers le placard où Marvin cachait ses cadavres ! Saisissant un dosser assez conséquent, je me dirigeais vers ma prisonnière et reprit ma place d’origine. Je sortis alors l’image d’un bébé manchot sans plumes devant elle. Assis sur une calculatrice, il tenait entre ses nageoires une fiole de produit verdâtre. Tout autour de lui se trouvaient des schémas de nouvelles armes, des plans de batailles et d’autres curiosité du même genre. Tout en me raclant la gorge, je pris la voix d’un professeur d’université et démarrait mon histoire.

- Il était une fois dans le lointain monde de Mint Cream un adorable bébé manchot retenu dans un laboratoire scientifique. Il n’était alors qu’un cobaye, un sujet d’expérimentation de l’armée russe destiné à devenir une arme de destruction massive absolue. C’était une tête, le plus puissant cerveau jamais créer à ce jour ! Le projet avançait à merveilles. La mission était un véritable succès jusqu’au jour maudit ou un évènement bouscula notre vie !

Je présentais alors une nouvelle photo à Anna. C’était l’image des adorables manchots que Marvin avait présenté à Anna lorsque cet imbécile révéla notre identité à sa chère et tendre !

- Skipper est arrivé dans notre vie ! Il a réussi à convaincre Kowalski qu’il pouvait devenir un oiseau pacifique dévorant d’amour et de tendresse pour son prochain et œuvrant pour la justice ! Une manière comme une autre pour Skipper de manipuler Kowalski. Le pire c’est qu’il l’a cru ! Il l’a suivi dans chacune de ses missions. Cette situation m’écœurait tellement que j’ai décidé de reprendre les choses en main. J’imagine que Marvin t’a raconté que ses amis étaient courageusement morts au combat ? Ce n’est que des conneries !

Je me relevais alors de ma chaise et imitais chacune des morts des manchots qui se trouvaient sur la photo.

- Skipper ! Il a payé très cher ses rêves idylliques ! Nous avons mis fin à sa vie en le poignardant ! Private ! Je dois t’admettre que j’ai pris mon pied lorsque nous l’avons tué. Nous l’avons attaché sur une table d’opération encore conscient et nous l’avons disséqué. Nous avons découpé chacun de ses membres très lentement et avons ouvert son ventre pour en ressortir ses tripes. Ce n’est que lorsque nous lui avons découpés la boîte crânienne qu’il a passé l’âme à gauche. Lorsque tous les membres sont morts nous sommes partis sans demander notre reste, partant à la recherche d’autres aventures trépidantes. Et c’est là que ça va vraiment te plaire !

D’un geste presque théâtral, je me dirigeais vers le dossier et lançais aux pieds d’Anna les photographies de quatre femmes.

- Tu sais lorsque Marvin s’est offusqué de savoir que tu étais mariée au début de votre relation ça m’a fait bien rire. Car Monsieur Sainte-Nitouche l’est également et pas qu’à une seule épouse ! Eh ouais, Marvin possède son propre harem et les femmes que tu vois là sont toutes ses épouses légitimes. C’était la période de la vie de Marvin que j’ai le plus apprécié ! A l’époque, Marvin vivait avec sa sœur Lucille. Une véritable crème cette femme ! Elle faisait mon boulot à ma place en poussant ce brave Thomas à obéir à ses plus noirs penchants. Ces femmes ont toutes disparue dans d’étrange circonstances. Certains prétendent qu’elles sont mortes égorgées après avoir été empoisonnées, d’autres prétendent qu’elles étaient noyées… qui peut vraiment savoir ? Remarque, le fait qu’elles soient mortes arrangent plutôt bien tes affaires. Après tout, ne dit-on pas que l’on reste mariés jusqu’à ce que la mort nous sépare ? Ah oui mais il y a juste un bémol. Il a fini par abandonné sa sœur à sa folie et l’a jetée dans un asile d’aliénés alors qu’il s’enfuyait avec sa quatrième épouse, Edith Cushing, à laquelle il est toujours marié !


Laissant derrière moi les archives les plus succulentes de notre histoire, je refermais le dossier et ne gardais qu’une image de Marvin en Dr Jekyll entre mes mains.

- Tu sais, au fond je pense que je suis un grand sentimental. J’aime profondément ce grand benêt de Marvin je suis devenue sa conscience. Malheureusement, il arrive trop souvent que les hommes ne savent pas vraiment ce qui est bon pour eux. Alors je le guide, j’arrange ses petites affaires et je lui fais rencontrer des personnes qui seront bénéfiques pour notre futur. Skipper ! Edith ! Toi ! Vous avez tous eu le projet stupide de croire que vous pourriez nous rendre meilleur. Bien que vous représentiez des dangers pour moi je vous ai laissé l’approcher. Pour quelle raison ? Eh bien Skipper pouvait apporter les moyens financiers et matériels à Kowalski pour lui permettre d’avancer dans ces projets. Edith lui a permis de s’éloigner d’une sœur un peu trop possessive. Quant à toi ma belle…

Je m’approchais alors d’elle et posait mes mains sur les siennes. Après avoir déposé un baiser sur sa joue, je me penchais à son oreille.

- Je t’ai choisi pour une mission tout à fait particulière.

Je me rabaissais ensuite, posant une main sur son ventre et caressais avec tendresse le tissu qui le recouvrait.

- J’ai besoin d’un ventre ! D’une femme pour porter le fruit de mes entrailles. Si je parvenais à séparer ma conscience de celle de Marvin, je pourrais lui survivre bien après sa mort. Passer de générations en générations en m’appropriant le corps de vos héritiers. Je pourrais devenir immortel ! Ce serait le rêve ! Au fait, tu voulais me parler de quelque chose, non ?

Tout sourire, je collais mon oreille contre le ventre d’Anna et fermait un instant les yeux.

- Ouais c’est bien ce que je pensais ! C’est ça que tu voulais nous annoncer, non ? Nous allons devenir Papa ! Oh c’est magnifique !

J’embrassais alors avec plaisir le ventre de ma dulcinée et je relevais mon regard vers Anna. Je lui adressais alors un sourire des plus machiavéliques.

- Tu crois qu’il aura mes yeux, Anna ?

Je finis alors par me relever et dans un geste des plus inspirés, je posais mes mains sur son visage et l’embrassait alors sur son front.

- Mazel Tov, mon amour ! Tu as très bien travaillé ! Ton premier bébé, on devrait fêter ça, tu ne crois pas ?

J’approchais alors ma bouche de la sienne et déposais un baiser des plus passionnés sur ses lèvres écarlates. Hésitant à passer un bon moment en sa compagnie, je me contentais de glisser une main sous ses vêtements pour caresser ce ventre qui a présent était garant de mon avenir !


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MessageSujet: Re: Gouter au bonheur, toucher aux ténèbres + Marvin&Anna.   Lun 23 Mai - 21:52

Gouter au bonheur, toucher aux ténèbres
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Elle avait osé les questions. Peut-être qu’elle gagnerait du temps ou trouverait une solution pour sortir de là. Une solution pour ramener Marvin. Elle avait beau avoir peur pour elle, elle ne pouvait pas s’empêcher de penser à lui. De penser à son bien-être, sa rédemption. Ce que lui étala l’homme qu’elle pensait connaitre mais qui était tout autre la laissa interdite. Elle ne dit rien, restant une simple observatrice à l’oreille attentive. Son coeur se déchira lorsqu’elle vit la photo et entendit la suite de leur histoire. Elle avait mal pour Marvin et plus tard, comprendrait mieux que celui qui lui glaçait le sang à cet instant, n’était qu’une conséquence d’une vie difficile. Edward était comme une plaie ouverte de Marvin et il fallait qu’il la referme avant de totalement y succomber. Elle crut retrouver son souffle lorsqu’il s’éloignait, mais son coeur s’arrêtait dans l’attente d’un pire. L’histoire qu’il lui conta n’était rien comparé à ce qui allait arriver. Malgré tout, elle était déjà meurtrie d’entendre que la perte de ses compagnons n’étaient que des assasinat. Elle ne pouvait y croire. Sa bouche se tordait pour ne pas pleurer plus. En était-elle capable encore capable ? Ses yeux verts se voilèrent lorsqu’elle préféra baisser les yeux que d’affronter le regard noir de son bourreau. En qui pouvait-elle avoir confiance finalement… L’homme qui la tenait attachée ou celui qui lui avait caché l’homme qui la tenait attachée.

Anna avait préféré détourné le regard plutôt que de continuer à le regarder jouer ainsi les morts de ce qui était, dans le récit de Marvin, ses plus grands amis. Elle ne savait plus qui croire. Malheureusement ce n’était pas fini et encore, il ne faisait que lui révéler un tableau bien noir sur la vie de son amant.
« Salaud !!! » avait-elle laissé échappé. S’il avait pu, elle se serait plaquée les mains sur la bouche. L’amour qu’elle portait à Marvin ainsi que sa confiance saignait. Elle ne voulait pas en entendre plus. Il gigota sur le fauteuil comme si était épris d’horrible douleur. Oui, c’était celui d’un coeur qui se brisait et d’espoir qui s’envolait. « Et le plan c’est quoi ? Me tuer aussi ? Finalement, ça suit la logique. Marvin… De toutes les personnes en ce monde, je pensais que tu serais le dernier à me faire aussi mal… Reviens qu’on parle ! Marvin ! Affronte moi ! Dis le moi toi » puis elle soupira et son corps se vida comme de son dernier souffle. Son visage était tourné, à l’opposé d’Edward qui continuait tranquillement sa mise en scène. Les préliminaires de sa mort ? Anna ne préférait pas y penser.

Les liens en métal lui sciait les poignets. Elle avait tellement gigotée qu’elle avait l’impression que ses os allait craquer sous la pression. Il ne lui était même plus possible de tirer un peu plus sur ses bras sans s’arracher une douleur vive et brulante le long du bras jusqu’aux bout des doigts. C’était peine perdu. Elle gémit, dans un dernier espoir alors qu’elle avait tiré de toutes ses forces sur le poignet droit. Les dents serrés, elle se tortilla pour tenter de dissoudre la sensation presque insupportable qui lui broyait le membre. La situation se montrait plus délicate qu’elle ne l’imaginait. Une folie de Marvin, un petit égarement et il reviendrait. Non, Edward était bel et bien là et n’avait pas l’air pressé de partir. Elle ne pouvait croire qu’ils étaient là tout les deux. Comment Marvin laisserait admettre ça ! Il avait déjà pris tout son temps pour lui cracher des saletés, évoquer des choses qu’elle n’avait qu’imaginé en douce et candide princesse. Il y avait bien des rustres qui l’avaient cherché, un peu effrayé en se montrant entreprenant et ce depuis l’arrivée de Drago, mais elle s’en sortait toujours sans mal. Ce que lui disait l’homme sous les traits à peine différents de son amant actuel l’avait simplement sali. Il n’y avait pas d’autre mot. Son intimité lui appartenait et elle l’avait bien compris dans son éducation et ses principes. Elle avait fait un effort monstre (ou pas) pour se laisser aller à un adultère aussi suave avec son oiseau marin. Disons qu’elle ne donnait pas sa fleure à n’importe qui. Les phrases se répétait dans sa tête. Il était là pendant qu’elle s’imaginait s’enivrer de l’affection de Marvin. C’est cette colère et cette humiliation qui l’avait poussé une dernière fois à vouloir se défaire de ses liens sans succès.

Une fine couche de sueur commençait à perler d’angoisse sur sa peau blanche. Ses yeux humides avaient rougi. Elle cherchait son calme, alors que sa respiration était esclave de sa peur. La douleur finalement n’était qu’un détail. Elle gardait un visage froid et fermé, qui se voulait sûre d’elle, mais tout son corps la trahissait. Sa poitrine grimpait et s’affaissait, comme si elle manquait d’air. Jamais elle n’aurait pensé que de sentir ses mains sur elle, la révulserait à ce point. Où était Marvin dans le regard de cet homme ? Elle fronça les sourcils, sceptique, apeurée et pleine de rage. Elle n’était qu’un incubateur si elle l’écoutait. Son corps entier se crispa lorsqu’il avait touché son ventre et laissa déverser son esprit cruel et vicieux dans ses attention à son égard. Il ne voulait qu’un corps pour survivre. Un enfant qu’elle mettrait au monde. Si tout était aussi simple. Elle n’en voulait pas. Enfin peut-être mais elle ne pouvait pas. Elle était mariée. Puis, finalement, c’était peut-être trop tard… Edward ne fit que confirmer une nouvelle angoisse, toujours une de plus qu’il ajoutait à chaque seconde par sa simple présence. Tout son corps frêle se mit à trembler et elle était capable de pleurer plus encore. L’annonce de sa grossesse et peut-être l’avenir de cette maternité la broyait de l’intérieur. Elle avait que tout s’arrête. Ses mains et sa bouche ne se lassaient plus de rencontrer ce corps vulnérable qui allait désormais bientôt changé. Elle avait une pensée pour Kristoff avec qui elle avait tant attendu ce jour où ils auraient un enfant en route, coincés vingt-huit ans dans le temps et l’espoir que ce jour arrive.
« Mais qu’ai-je fais… Tout ça c’est de sa faute… » parlait-elle de Drago. Si elle n’avait pas été poursuivie par un dragon, elle n’en serait pas là.

Elle dégagea au mieux son visage, encore sous le choc, mais pas longtemps, rapidement perdue par ses émotions et c’est un baiser passionné mais salé de larme qu’il réussit à lui arracher.
« Je veux que ça s’arrête ! Je veux que tout s’arrête !!! » hurla t-elle en venant placer un pied contre son geôlier pour le repousser plus loin avec hargne et vivacité. Elle poussa un nouveau cri, un de ses poignet venait de se briser légèrement sous le lien. « Je ne vous laisserai pas faire aussi facilement. Je suis déterminé et… et, chercha t-elle une ultime solution. Marvin ! Merde ! Marvin, tu vas aller trop loin. Arrête toi, je t’en prie » lui murmura t-elle, la voix étranglée de larme, mais le regard incendiaire.
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MessageSujet: Re: Gouter au bonheur, toucher aux ténèbres + Marvin&Anna.   Lun 30 Mai - 23:06


❝Goûter au bonheur, toucher aux ténèbres❞
Anna Sorensen & Marvin E. Kandinski

Les yeux encore mi-clos, je recevais avec délice ce baisé au goût de paradis. Le goût sucré-amer de sa bouche était une friandise inégalable pour moi. Les supplications de la jeune femme ne faisaient qu’ajouter du plaisir à l’excitation que je ressentais déjà. J’aurais pu prolonger mes embrassades jusqu’au bout de la nuit si Anna n’en avait pas décidé autrement. Avec le peu de force qu’elle lui restait, elle me donna un coup de pied qui sur le coup de l’adrénaline m’éjecta à plusieurs mètres d’elle. Je m’apprêtais à revenir à la charge lorsque je ressentis une migraine terrible et soudaine qui me donna presque la nausée. Il était là ! Je le ressentais. Si j’étais resté totalement impassible aux prières de la princesse, Marvin lui s’était réveillé et se débattait du mieux qu’il pouvait pour protéger la femme qu’il aimait. Soudainement, je l’entendis hurler dans ma tête si fort que je retransmettais dans un murmure ses paroles et y répondais avec plus d’écho dans la voix.

- Anna… Anna je t’en supplie va-t’en ! Libère-toi de tes liens et part ! Il va s’en prendre à ta vie si tu ne te défends pas maintenant.


- Mais bon sang mais tu vas la fermer ! On commence à peine à s’amuser…

- Et toi si tu lui fais du mal, je jure sur tout ce qui m’est sacré que je te le ferais payer très cher ! Tu n’es pas aussi fort que ce que tu crois, tu ne peux rien face à la force de notre amour !

- Ah tu crois ça, vraiment ? Eh bien profite bien du spectacle, frangin. Tu ne vas pas en croire tes yeux ! Maintenant tu la fermes !!!!

J’eus la plus grandes des peines à retrouver mes esprits. Marvin n’avait plus seulement un impact sur mes pensées mais également sur mes gestes. Il se redressa et d’un geste presque mécanique, il se tourna vers Anna. Les larmes aux yeux, il prononça ses quelques paroles avec un sourire triste.

- Anna, je t’aime ! Je t’aime tellement, mon amour. Ne le laisse pas prendre le dessus ! Je t’en supplie parle-lui de nous, de tous ces moments heureux que nous avons passés ensemble. Rends-moi assez fort pour me faire revenir. Aide-moi ! S’il te plait, sauve-moi !

Marvin abandonna alors son emprise, me laissant reprendre le contrôle de ce corps. A cet instant, pour la première fois depuis longtemps, j’avais peur ! Je craignais plus que tout de perdre la partie. Je devais fermer mes oreilles, me rendre totalement sourd aux propos de la princesse. Il ne fallait pas qu’elle gagne. Je ne devais prêter aucune attention à ses paroles. Je relevais un regard furibond dans sa direction et me précipita vers elle. Je lui envoyais alors la plus grande gifle que j’aies eu donné dans ma vie !

- Sale petite garce ! Ça c’est pour avoir osé me repousser tout à l’heure !

Regardant rapidement autour de moi, je trouvais du ruban adhésif sur le bureau qui se trouvait à quelque pas de moi. Je le saisis vivement et en plaça sur la bouche d’Anna.

- Comme ça au moins tu risqueras pas d’ouvrir ton clapet ! Ce que ça fait du bien de ne plus entendre tes pleurnicheries !

Je retournais de l’autre côté de la pièce, ressentant au fond de moi cette faiblesse qui grandissait à vue d’œil. Il fallait à tout prix que je me reprenne ! Il fallait que Marvin comprenne que je maintenais les rennes de sa destinée. Le seul d’entre nous qui pouvait se permettre d’avoir peur, c’était lui ! J’avais depuis longtemps compris que le seul moyen de parvenir à mes fins était de m’en prendre aux personnes qu’il aimait. C’est ce que je ferais ! Saisissant dans ma main le couteau que je tenais précédemment, je me retournais vers Anna. Consentant enfin à la libérer de ses chaînes, je désamorçais le système de ligotage pour l’une de ses mains. Je choisis bien évidemment celle que j’avais entendu craquer

Me tenant à genoux devant elle je saisis avec force son poignet endoloris. Après avoir été compressé durant de longues minutes dans ma machine, il avait pris une couleur violacée plutôt inquiétante.

- Allez Anna sois sage. Montre au docteur les vilaines marques que tu t’es faites… Oh Anna tu as été une méchante fille ! Je t’avais pourtant bien dit qu’il ne fallait pas que tu bouges ! Il va falloir te punir, jolie demoiselle. Tu as de la chance, je sais exactement comment je vais procéder.

J’approchais alors mon couteau de sa peau, me contentant pour le moment de la frôler de sa lame froide. Après l’avoir examiné avec soin, je dirigeais à présent la pointe de la lame vers elle.

- Ne bouge surtout pas, Sweetheart. A moins que tu ne tiennes pas à rester en vie…

Je plongeais alors en surface de sa peau sans prendre en compte les réactions de la jeune femme. Avec soin, je traçais les initiales E.H. dans sa chaire. L’opération n’avait duré que quelques minutes. Les lettres à peine tracée, du sang commença à se répandre autour de sa plaie. Cependant, il n’était pas suffisamment important pour mettre en danger la vie de la jeune femme. Tout du moins pas pour le moment !

Lentement, presque amoureusement, je léchais avec soin le liquide rougeâtre et salé comme pour soulager mon amie de sa douleur. Puis, me relevant vers elle, je déposais un baiser délicat sur son front et la regarda en souriant.

- Je t’avais bien dit que cela ne ferait pas mal ! Tu es officiellement ma propriété privée, ma princesse. Ne t’avise jamais de l’oublier !

Reposant un second baiser sur sa joue, je finis par m’éloigner d’elle. Je pensais alors ironiquement aux petits cadeaux que les médecins remettaient aux enfants après une opération délicate pour les récompenser de s'être montré courageux. Je souris en me disant que je pourrais bien lui accorder une petite faveur. Je me tournais vers elle tout sourire déclarait.

- Bien maintenant qu’on a bien travaillé, on va pouvoir s’amuser !  Je te propose un petit jeu, on appelle cela cache-cache. Les règles sont simples ! Je te libère et toi et tu vas courir te réfugier dans un trou de souris. Tu auras exactement 1 minute pour te cacher avant que j'essaie de te retrouver! Alors on joue ?

Je la libérais alors totalement de ses chaînes et ouvrit la porte du laboratoire. Je m’étais assuré tantôt que toutes les issues seraient fermées. Anna ne pourrait donc en aucun cas s’enfuir. Elle n’avait qu’une solution. Se cacher ! Je connaissais parfaitement bien tous les recoins de la maison et savait donc où la trouver.

- Cependant ma chère, ne t’avise surtout pas de tricher ! Si tu as le malheur de tenter de t’enfuir je considérais que tu as enfreint les règles du jeu. Et je me vengerais dès lors de la seule manière raisonnable que je connaisse pour punir les tricheurs. En te plantant une balle dans la tête ! Tu es prête ? Alors commençons… 1… 2… 3…
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MessageSujet: Re: Gouter au bonheur, toucher aux ténèbres + Marvin&Anna.   Dim 12 Juin - 22:30

Summer 78 - Yann Tiersen & Claire Pichet
Marvin E. Kandinski & Anna Sørensen

La ténébreuse personnalité qui habitait Marvin se détacha enfin d’elle après un baiser qu’elle avait alors subit plus qu’elle ne l’apprécia comme une offrande. Un si beau présent que lui offrait Marvin sans jamais qu’elle ne s’y attende. Ca le prenait à cause d’un regard ou d’une expression qu’elle avait, à sa façon de pencher la tête et lui sourire, à la flamme qui pouvait briller dans leurs yeux. Anna était totalement perdue. Marvin tenta alors de revenir autant qu’il le put, et ce n’est que par les paroles qu’il montrait sa présence et son inquiétude. Il la somma de se détacher et partir. La rousse regarda les bracelet dont un qui lui écrasait le signet gauche. Elle serrait les dents : « Mais oui bien sûr j’y avais pas pensé » grogna t-elle avec une ironie nourri par la peur. Edward demanda alors subitement à son hôte de se taire. De nouveau des larmes de peur l’envahissait et lui obstruait la vue alors que les deux hommes se battaient dans un même corps. Il fallait qu’elle en profite pour gagner du temps. Il y avait le plateau d’ustensiles à un mètre. Avec un lancé de pied expert en bougeant le moins possible, elle tenta en vain de les atteindre. Tout ce qu’elle avait retenu des conseils de son amant c’était que l’autre s’en prendrait à elle. Edward se mit alors à hurler à Marvin de se taire et Anna se figea dans sa position initiale, allongée et immobile sur la table de torture. Les yeux écarquillés, elle n’osait plus bouger. Elle croisa alors son regard et toute la douceur et l’amour dont il pouvait être remplis lorsque Marvin lui parla pour la dernière fois.  Il lui disait de lui parler de leur amour. Vraiment ? Mais comment ferait-elle entre ça et penser à sauver sa vie. Elle n’avait même pas le temps de réaliser qu’elle portait un enfant, chose dont elle rêvait depuis plus de vingt six ans.

La gifle s’abattit sur elle comme le glas. Elle s’était vu mourir et tout s’était arrêté une fraction de seconde dans son esprit. Le noir complet, aucune connexion qui ne marchait. Elle se serait bien passé une main sur le visage pour atténuer la douleur, mais elle poussa qu’un fort sanglot de douleur. « Non, non… Je t’en supplie...» gémissait-elle avec fatigue tout en secouant la tête pour ne pas être si vulgairement bâillonnée. Malgré ses efforts, elle restait fatiguée et bientôt le scotch épais venait la murer dans le silence. Seules les larmes ne cessait de couler hors de ses yeux rouges faisant couler le peu de maquillage qu’elle portait. A défaut d’avoir pu lui raconter tout ce qui faisait que son plus grand bonheur, elle le vivait avec un homme qui tentait de reconstruire ce sentiment en lui, elle se l’imaginait pour se donner à elle la force de se battre encore un peu. Il s’éloigna et le suivant du regard, elle ferma les yeux pour se rappeler leur premier baiser échangé. Leur discussions plein de transport, sans vraiment osé le dire à cause d’un adultère auquel ils étaient incapables de se contrôler. Son genoux qu’il avait soigné et toutes les autres blessures à cause de sa maladresse légendaire. Ces chocolats chauds qui l’attendait tout les matins qu’elle dorme ou non à la maison de Marvin…

Très lentement, elle s’osa à ouvrir les yeux pour regarder Edward dont elle avait senti sa présence sombre s’approcher d’elle. Les battements de son coeur se ralentirent subitement alors qu’il lui libérait une main comme si ces deux secondes se passaient au ralentit. Un gémissement lui échappa quand il lui attrapa le poignet. Plissant les yeux, elle se tortillait sur sa chaise alors que l’homme s’amusait à malmené ses blessures. Il n’avait pas fini de continuer à lui faire presque regretter de vivre. Regretter d’avoir croiser le chemin d’un charmant bruns aux yeux de glace. Ce qui parut durer une éternité, n’en fut rien mais la marque sur sa peau et dans son esprit restera gravé longtemps. Son sang se glaça lorsqu’elle sentit sa langue venir provoquer une étrange et indescriptible sensation entre le soulagement, le dégout et la sueur froide.

Il la libéra alors de toutes ses enclaves et Anna bondit hors de la chaise, attrapant son poignet meurtrie. D’un pas lent et d’animal en stress elle reculait prudemment. Edward lui laissa la voie libre et elle se colla au mur pour ne jamais lui tourner le dos, effrayé et tâtonnant d’une main tremblante devant elle pour se guider. Elle se précipita alors dans la maison et la première chose qu’elle tenta c’était d’ouvrir la porte. Fermée, celle de derrière aussi. Elle perdait du temps pour rien. Les poings contre les tempes, elle les serra essayant de sortir un jus d’idée dans sa tête linotte. Quoi faire ? Pleurer et attendre que ça passe ? Finalement c’était tentant. Si elle ne s’en sortait pas, elle ne serait pas obligé d’expliquer à sa soeur comment elle s’était retrouvée à faire encore des mauvais choix. A Kristoff auquel elle aura brisé le coeur et bafouée son devoir de femme…

Elle grimpa à l’étage. Elle fit plusieurs salle, avant de trouver une fenêtre qui s’ouvrait. Elle aurait bien poussé un cri de victoire, mais elle se retint. Se penchant, elle ne pouvait pas passer par là. Il n’y avait que le vide plus bas, pas moyen de trouver une corniche ou quoique ce soit pour amortir la chute. Anna n’était pas en état pour sauter. Elle la laissa quand même ouverte. Ca pouvait brouiller les pistes. Peut-être qu’il l’imaginerait dehors, sortirait à son tour et elle aurait tout le temps de s’en aller. Anna opta alors pour le grenier, baissa d’un geste habile, l’escalier dans le couloir et grimpa les marche avant de remonter lentement les traces de son passage. Elle se logea alors au milieu de la poussière et quelques toiles d’araignée derrière une immense et lugubre armoires en bois massif et sombre. Elle avait beaucoup de mal à calmer sa respiration suffocante. Tout son corps tremblait.
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MessageSujet: Re: Gouter au bonheur, toucher aux ténèbres + Marvin&Anna.   Lun 13 Juin - 16:37


❝Goûter au bonheur, toucher aux ténèbres❞
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La partie divertissante de la soirée venait tout juste de commencer. Le chat avait été lancé sur la souris et comme à son habitude jouait avec son casse-croute pour l'attendrir. Je l'avais regardé s'enfuir, comptant avec lenteur jusqu'à 20. La simple panique reignant dans le coeur et le corps de ma victime m'amusait énormément. Bien évidemment, je n'avais pas à partir au même moment que cette dernière pour la retrouver. Il me suffirait pour cela d'humer le doux et sombre parfum du sang qui s'écoulaient lentement de ses veines. Elle ne s'en doutait pas encore mais toute tentative d'échappatoire était vouée à l'échec.

- 18... 19... 20... Cachée ou pas j'arrive, ma petite souris!

Je me dirigeais alors vers mon bureau et je saisis mon couteau. Une douleur incroyable traversa alors le bas de mon ventre. Cette souffrance était si vive et si terrible qu'elle ne pouvait signifier qu'une chose; Marvin reprenait le dessus sur moi, la puissance du produit s'affaiblissait et je ne tarderais pas à perdre le contrôle. Non, pas déjà ! C'était trop rapide ! Pourquoi ne pouvait-il me laisser m'amuser un peu avant de me gâcher la soirée. Il fallait donc que je me dépêche si je voulais gagner la partie. Je refuserais d'abandonner la partie.

- Encore 5 minutes, Marvin ! C'est tout ce que je te demande... 5 minuscules petites minutes !

Pour toute réponse, je sentis les battements de mon coeur s'accélérer. Marvin était le seul à pouvoir s'encombrer d'un organe aussi vide et autodestructeur que ce dernier. Son amour pour ma jolie proie devait très certainement être la source de ce dégoûtant soubresaut. Désireux de le faire taire, j'écrasais de toutes mes forces ma main contre ma poitrine.

- Epargne-moi tes démonstrations dégoulinantes de sentiments je te prie. Tu me dégoûtes !

La coup avait quelque peu brisé la résistance de Marvin. Je repris dès lors le contrôle et me précipita en dehors du laboratoire le couteau dans ma main droite. La piste d'Anna était encore chaude et il ne m'était pas difficile de pouvoir la suivre. L'odeur âcre du liquide le plus précieux de la vie se faisait sentir dans toute la maison. J'entendait à l'étage ma victime qui se démenait du mieux qu'elle pouvait pour trouver une cachette où nul ne pourrait la retrouver. Je débutais alors ma longue marche dans les escaliers. Grimpant une par une les marches de l'escalier, je faisais raisonner dans toute la maison une démarche lourde et appuyée tout en chantonnant une comptine que j'avais apprise il y a déjà très longtemps.

- Il court, il court le furet, le furet du bois mesdames. Il court, il court le furet, le furet du bois joli... Je vais te retrouver, Anna. Tu ne pourras pas m'échapper!

Parcourant le premier étage de salle en salle, je balladais mon couteau sur les surfaces métallique recouvrant certains des murs de la maison, un goût pour la modernité de Marvin que je trouvais fort à propos durant cette chasse à l'homme. Jettant un oeil dans toutes les pièces de la bâtisse, je respirais à plein poumon dans le but de retrouver l'odeur du sang de petite souris. Ne la trouvant pas, je finis par arriver devant la pièce ou la fenêtre était ouverte.

- Non je n'y crois pas. Marvin, comment peux-tu être aussi stupide ? Si cela se trouve, elle s'est échappée et je ne pourrais pas lui mettre la main dessus. Tu es fier de toi ?

Soudain, un rire des plus malicieux se fit entendre. Marvin avait une fois de plus repris le contrôle de son enveloppe charnelle. Croyant que sa douce et tendre avait réussit à s'échapper in extremis, il se mit à rire heureux de constater ce défaut dans la cuirrasse de sa forteresse. Mais sa joie fut de bien courte durée. Un claquement bruyant raisonna dans toute la maison. La petite coquine venait de trouver refuge dans son grenier.

- Mais non... bien évidemment que tu es toujours ici ! Comment aurais-tu pu nous abandonner ? J'arrive, Sweetheart !

Me lançant dans le corridor, j'arrivais jusqu'à la trappe du grenier. Avant de pouvoir l'ouvrir, mon corps fut soudainement parcourut de spasme violents. Une forte douleur me prit à la poitrine et je subis une migraine si violente qu'elle me donna la nausée. Mon mal fut si puissant que je m'accroupis sur le sol. C'était bientôt la fin ! Marvin avait gagné...

Refusant de m'avouer vaincu, je trouvais tout de même la force d'abaisser la trappe. Restant quelques instants immobile, je finis par me relever péniblement. Je grimpais l'échelle qui m'entraînait vers le point le plus élevé de la maison. Une fois arrivé en haut des marches, je commençais mes recherches faisant raisonné mes talons sur le sol grinçant de la pièce. Déplaçant tout d'abord les meubles avec délicatesse, je finis par perdre patiente et balançais avec force les meubles dans tous les recoins.

- Anna est-ce que tu es par ici ? Est-ce que tu te caches par-là ? Non mais c'est pas vrai où est-ce que tu... trouvée !

Un léger rictus apparut sur mes lèvres lorsque je m'approchais de l'armoire derrière laquelle je devinais les tâches de sang sur le sol.  A pas de loup je m'approchais et ma silhouette disparut quelque instants dans la pénombre, dissimulant alors mon corps et mon visage à la dame de ses pensées.

------------------------------------------------------------

Agrippant soudainement Anna par le bras, je la sortis de sa cachette. Des larmes de tristesse inondaient alors mon visage et j'avais de la peine à retrouver mes mots. Edward avait disparu en emportant avec lui les plus sombres souvenirs de cette nuit d'horreur. J'ignorais ce que je faisais dissimulé dans ce grenier, j'ignorais encore plus la raison qui m'avait poussé à venir chercher Anna dans ce fichu grenier. La seule chose que je savais c'est qu'Anna avait dû énormément souffrir. Cela se voyait à l'air appeuré et attristé que je devinais dans ses yeux. Son attitude me glaça le sang et j'gnorais quelles paroles pourraient alors la rassurer.

- Anna ! Anna regarde-moi ! C'est moi Marvin... c'est fini ! Je te promets que tout est fini...

Ce que j'ignorais en cet instant c'est que si Edward avait disparu, il m'avait laissé le plus étrange et le plus mesquin des souvenirs. A partir de maintenant, nos corps avaient été échangé. Je portais ses traits sur mon visage, un visage désormais vieillissant et qui n'avait garder de Marvin que l'éclat cristallin de ses yeux. Edward avait alors adopté une mine très jeune et portait fièrement sa belle chevelure noires et son sourire angélique. Mais ce changement d'apparance était le cadet de mes soucis. Je finis par remarqué le sang coulant le long de ses avant-bras. Qu'est-ce que monstre avait bien pu lui faire subir ?

- Oh mon dieu ! Anna... je suis désolé ! Je suis réellement et terriblement désolé ! Il faut que je conduise à l'hôpital... oui c'est ça je vais t'y conduire !  

Je ne songeais pas un instant à l'histoire que je compterais aux médecins et aux infirmières. La seule urgence pour moi était qu'Anna puisse se sortir vivante de cette mésaventure. Affaiblie et blessée, je l'aidais à se relever et la saisit dans mes bras. Il ne fallut que quelques minutes avant d'atteindre la voiture. Je ne me doutais pas encore que cette nuit ne serait que le prémice de tous les drames que nous traverserions ensemble. Edward venait de revenir à Storybrooke pour ne plus jamais en repartir.

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