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 Vieille connaissance à bâbord + Kiernan&Alice.

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MessageSujet: Vieille connaissance à bâbord + Kiernan&Alice.   Dim 31 Jan - 20:44

quoi d'neuf docteur ?
Tu me baises puis tu me snobe. Tu m’aimes puis tu m’détestes. Tu te montres sensible puis tu te conduis comme un parfait salaud. C’est une bonne description de notre relation ?! (Kiernan J. Ravenswood & Alice R. O'Liddell)

Elle était affalée sur le comptoir du PsyChic club, l’esprit déjà bien là-haut dans les étoiles. Elle ne comptait plus les verres de Piña Colada qu’elle s’était enfilés. Il lui restait bien les cadavres des brochettes de bonbons que les serveurs mettaient dans les cocktails, du coup elle en avait pris au moins quatre, mais elle avait la vision déjà trop déviante pour pouvoir vraiment compter. Et puis, rien ne disait qu’elle n’avait pas fait tomber d’autres brochettes à terre ou de l’autre côté du comptoir. Elle était avachie, et elle était dans son coin, la mine un peu boudeuse. Elle avait volé à son colocataire un billet de vingt un peu plus tôt. Ça faisait un moment qu’elle ne l’avait pas vu, il fallait bien qu’elle marque le coup. À la longue, elle se demandait même si Alek ne faisait pas exprès de placer des billets dans sa poche pour s’assurer qu’Alice les prendrait et aurait de quoi se payer un plat de pâtes, peut-être. Sauf que manger ne faisait pas partie de ses priorités, à Alice. Elle avait la mine boudeuse, ce soir, parce qu’elle venait de consomer la totalité de ses économies, et le barman n’avait pas l’air d’avoir envie de la servir si elle n’avait pas le moyen de payer. Alors peut-être, elle s’était dit que d’avoir l’air triste ça lui arrangerait les choses. Si elle avait été dans un meilleur état, elle aurait peut-être tenté de faire de l’œil au premier plouc qui s’intéresserait à n’importe quelle paire de seins. C’était pour cela qu’elle avait choisi d’aller au PsyChic à la base, statistiquement, elle avait plus de chances d’en trouver un ici que dans un bar lambda.
Et puis ici, la patronne ne l’avait pas placée sur la liste noire. La dernière fois, à l’épicerie, le gérant lui avait fait une scène devant tous les clients. Elle était juste venue chercher de la bière ! Mais elle était auparavant déjà venue complètement bourrée, et avait cassé une dizaine de bouteilles dans le rayon alcools sans n’avoir jamais pu payer les dégâts qu’elle avait causés. J’imagine que si elle avait mis une boîte de conserve d’haricots blancs, on ne lui aurait rien dit. Mais qu’elle s’achète une quinzaine de bières, ça devait moins bien passer. Bref, maintenant elle avait tendance à se méfier avant d’entrer dans un établissement. Au moins au PsyChic elle savait qu’elle pouvait consommer jusqu’à plus soif, du moment qu’elle restait tranquille. Pour l’instant visiblement, elle n’avait pas fait de conneries. Mais même elle pensait que si on la tolérait, c’était parce que patronne comme personnel devaient avoir pitié de cette pathétique jeune femme.

Elle levait les yeux de son verre déjà vide. Il restait un peu de mousse au fond de celui-ci, elle jouait avec sa paille, une moue toujours de travers sur le visage. Elle jetait un coup d’œil aux personnes qui l’entouraient ce soir. Pour la plupart, ce n’était que des clients de passage qu’elle oublierait d’ici quelques heures. Elle pensait en reconnaître vaguement d’autres, de visage, parce qu’elle avait dû les voir fréquemment ici ou ailleurs. Mais il y avait une gueule, une bonne gueule, qui captait son attention au milieu du brouhaha. Elle ne le reconnaissait pas, elle ne pouvait pas mettre de nom sur son visage, elle ne savait pas dire dans quel bar elle l’avait rencontré (elle le voyait bien porter la blouse blanche, mais où ?), mais il était là. Et elle savait déjà qu’elle ne l’appréciait pas. L’instinct féminin, ou l’instinct tout court. Des fois ça marchait. D’autres fois, elle forçait ses intuitions à marcher.
Alice se levait de son haut tabouret, prenait son verre avec elle – même vide, ça la rassurait d’une certaine façon d’avoir un tel objet dans ses mains – et partait voir l’inconnu qui lui disait quelque chose. « T’es docteur, c’est ça ? » fut sa façon polie de le saluer.

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Elle se donnait volontiers d'excellents conseils (bien qu'elle les suivît rarement) et il lui arrivait de se gronder si fort qu'elle en avait les larmes aux yeux. Elle se rappelait même s'être tiré les oreilles pour avoir triché au cours d'une partie de croquet qu'elle jouait contre elle-même, car cette étrange enfant aimait beaucoup s'imaginer qu'elle était deux personnes. ©️ caius


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MessageSujet: Re: Vieille connaissance à bâbord + Kiernan&Alice.   Sam 6 Fév - 17:00

« Encore elle... »
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La soirée avait commencé en trombe pour cette fin de semaine. Le vendredi soir était presque pire que le samedi, car les gens n’attendaient qu’une chose pour beaucoup : de se relâcher et pouvoir dormir une bonne partie du samedi. Après soit on remettait ça le samedi soir, ou on décuvait deux jours, ou alors on sortait quand même le vendredi, histoire de… Après un rapide discours de ce que la soirée réservait, les attentes en entrée, les sous dépensés dans les culottes ou les consommations, le programme de la soirée, Grace avait lancé le coup de feu.

Les tables étaient encore vides en début de soirée, priorité au bar et bien sûr les confortables fauteuil autour de la scène qui s’avançait comme un immense phallus dans la pièce. Les exhibition avaient débuté gentiment avec des danses simples et des filles encore peu connues. La dure loi de la vie dans le strip-tease marchait à la réputation, et plus on en avait et plus on gagnait. La beauté ne faisait pas tout, il y avait aussi les prouesses techniques sur la barre ou en salon privé. Il se laissait presque de les voir se dandiner ici et là, si peu vêtue. Il fallait dire que le vendredi et samedi soir, on lui laissait peu de temps pour apprécier ce que ces femmes pouvaient faire naitre comme pulsion en lui, surtout les courbes de Grace. Patronne qu’il n’avait pratiquement pas vu ce soir là. Dommage. Sa petite robe était si ravissante et lui allait à merveille.

Il n’était pas le « videur » de la boite, mais quand les portes ouvraient, c’était presque ça. Installé à l’entrée au guichet sur un haut tabouret, il surveillait les allées et venus des clients. Il y avait pas mal de tête qu’il reconnaissait et d’autre. Il jaugeait leur regard, leur attitude et surtout cherchait les signe d’alcool ou de drogue. Ils étaient sortis sur le champs. Il veillait aussi à ce qu’on embête pas la petite rousse qui était ce soir à l’encaissement des entrées. Anna, la nouvelle lubie de Marvin, vraiment craquante et pas futé du tout. Il préférait rester à ses côtés quand la vague d’homme et de femme (mais surtout d’homme) déferlait au Psychic. Après quand les entrées se calmait, il se rendait dans la salle si on ne l’avait pas appelé avant. Il avait plusieurs endroits spécifique, toujours accompagné de sa chienne à moitié louve à la robe rousse et les yeux verrons. Il avait un tabouret dans le prolongement du bar, côté accès privé. Un autre dans un coin sombre près de la scène, puis un autre vers les salon privé. Il canalisait les hommes déjà trop saoul ou simplement trop entreprenant. Une petite main trop baladeuse était souvent arrêté par un simple regard, ou il n’avait qu’à se lever de son siège. Kiernan avait maintenant une réputation et on préférait souvent s’arrêter avant même qu’il ne vienne vous parler ou pis encore, vous pose la main dessus.

La soirée fut tranquille, si ce n’est un homme qui pensait avoir tout les droit derrière les rideaux de velours tant qu’il allongeait l’argent. Malheureusement, il eut le droit d’être sortit du bar tiré par la cravate. Sinon, ce ne fut que des avertissements ou des petits écarts, des manques de respect au barman, mais rien de très scandaleux. Il était revenu d’une pause cigarette, il avait demandé un verre. Bien sûr, il n’avait pas le droit de boire pendant son service, et la directrice le lui avait dit mainte et mainte fois, mais il était déjà difficile de se faire entendre avec Kiernan et c’était pire lorsqu’on avait des ébats avec lui. Soudain, une jeune demoiselle blonde arriva à sa rencontre. Kiernan la connaissait vaguement : un pilier de bar. Il soupira et la bouche tordu en un rictus exaspéré, il l’écouta finir sa phrase avec difficulté et tendait un bras autour d’elle au cas où elle s’écroule. Comme toujours elle était munie d’un verre vide. Ils étaient toujours vides, symbole de sa descente et de ses fonds qui n’étaient pas énorme. Il la voyait simplement comme la demoiselle qui venait boire jusqu’à plus soif en faisant la belle pour se faire payer à boire, et parfois venait pleurer quand il la sommait de payer, lui ou un barman voire la gérante. Une pauvre fille… Si seulement il avait accès à ses véritables souvenirs, il saurait que leur relation date d’il y a bien plus longtemps que ça et qu’il n’a pas été le plus tendre et compatissant avec elle, au contraire.

« Non, je ne suis pas docteur et je crois tu me l’as déjà demandé… Je suis le vigile du bar et le vigile va te demander si tu as réglé tes verres, sinon il serait temps que tu le fasses. Et que tu t’en ailles. Je t’ai ramené une fois, pas deux. Je préviens, dans le cas contraire je te laisse sur la chaussée. » finit-il par lui répondre et posa une main ferme sur son bras frêle pour la faire reculer. Puis d’un seul geste, il la souleva pour l’asseoir sur un tabouret. Il lui retira son verre pour le poser sur le comptoir collant, et posa son whisky dont il n’avait bu encore qu’une gorgée car elle était venue le déranger. Il lui fit un signe de main, paume ouverte : « Donne moi ton téléphone, je vais t’appeler un taxi. Tu vas rentrer, héla t-il le barman et lui désignait Alessya du doigt, ce dernier lui fit signe que « non » de la tête. Et ton porte-feuille… Il te reste quoi à payer que ce verre ? » Une main sur le bar, l’autre sur le dossier du tabouret, il l’empêchait subtilement d’opter pour une fuite.

Il tourna la tête vers elle, un sourire qui était un mélange d’affection pour la pitié qu’elle nourrissait : « T’es sûre que t’as l’âge de venir picoler ici toi ? »
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MessageSujet: Re: Vieille connaissance à bâbord + Kiernan&Alice.   Dim 14 Fév - 17:48

Après tous les verres qu’elle avait bu – et elle ne savait toujours pas combien de ceux-là elle devait encore payer – elle n’était même plus fichue de reconnaître le vigile du PsyChic. Tu m’étonne, que sa tête lui disait quelque chose. Vu la fréquence à laquelle elle se rendait ici pour boire des caisses, elle était obligée de le voir au moins une fois dans la semaine. Sauf que la boisson créait parfois des sortes de faux-circuit dans sa mémoire. Ce qu’elle avait oublié, ce qu’elle voulait oublier, c’était que Kiernan s’était autrefois « chargé de son cas » à l’asile. Même si ça datait d’un autre monde. Voilà pourquoi elle avait cru le voir dans le milieu hospitalier. Pas qu’elle avait cru, elle l’avait vraiment vu dans le milieu hospitalier. Le problème c’est que c’était vague dans ses souvenirs à elle – et elle n’avait pas l’intention d’y creuser – et lui ne devait sûrement pas s’en rappeler.
Il n’était pas impossible aussi qu’elle lui ait déjà posé la question. Dans la tête d’Alessya, c’était simple : tout s’embrouillait. Comme quand il vous arrive de rêver d’un rêve qui paraît pour une fois réaliste et de vous persuader que ce rêve a vraiment existé. Il y en avait pas mal, des choses comme ça dans la tête d’Alessya. Mais il y avait aussi l’inverse. Il y avait des choses qui avaient réellement existé, mais Alessya voulait tellement s’en débarrasser, ou les trouvait tellement lointaines de sa vie actuelle, qu’elle préférait les classer – consciemment ou non – dans la catégorie des rêves qui lui avaient semblé réels sur le coup mais qui ne l’étaient pas.
Dans le cas de Kiernan, même si elle savait en début de soirée qu’il était chargé de surveiller que tout se passait bien dans cet établissement, après quelques verres elle était persuadée – et ce n’était pas chose aisée de lui rentrer dans la tête le contraire – d’avoir vu ce vigile à l’hôpital. Pour une prise de sang ou quoi, elle-même ne savait pas ce qu’elle foutrait à l’hôpital. Elle était du genre à traîner une grippe ou quelque chose de se genre pendant un mois avant de peut-être commencer à s’inquiéter. Alors aller à l’hôpital pour autre chose qu’un possible coma éthylique – et elle ne se rappelait pas d’en avoir déjà fait un – c’était peu probable. Mais Kiernan était médecin tout de même.

« Pourtant ça te va bien, la blouse blanche… » elle essayait de dire, une voix un peu chevrotante, on en arrivait même à entendre qu’elle avait bu quelques verres. Plus que persuadée de l’avoir déjà vu dans le milieu hospitalier, c’était surtout une tentative de changer de sujet. Même avec un peu d’alcool dans le sang, elle savait qu’elle avait des verres à payer. Elle le savait parce qu’elle en avait toujours à payer. Combien de bars ne fréquentait-elle plus depuis qu’elle avait vu son ardoise ? Trop. Elle était fichée dans le quartier étudiant. Et quand il lui arrivait de se rendre à l’université, elle pensait bien à cacher son visage sous ses mèches blondes ou à l’intérieur d’une capuche quand le temps se rafraîchissait. Elle reprenait le cours de la discussion et prenait le problème des verres impayés à bras le corps quand le vigile la menaça de la laisser sur la chaussée. « J’ai payé mes verres, » elle tentait le mensonge, si il ne vérifiait pas elle pourrait peut-être passer comme une lettre à la Poste « et je m’en irais peut-être à la fermeture, j’ai pas le courage de rentrer à pieds maintenant. » Elle lui offrait le plus grand sourire dont elle était capable. Ça voulait clairement dire que si elle devait partir avant la fermeture, il faudrait qu’il la ramène. Il ne pouvait pas forcer ses petites jambes à aller seules, titubantes, jusqu’à l’appartement de son colocataire. Sauf qu’il était plus malin qu’elle. « Non pas le taxi ! Chaque fois il fait des détours et il prend plein de virages. La dernière fois y a eu une embrouille parce que le mec il voulait que je nettoie le vomi qu’il y avait sur sa banquette arrière. Je crois que j’étais même pas fautive. » Elle croit. « Ouais j’ai que ce verre à payer, mais ah que zut ! J’avais pas prévu que j’aurais si peu dans mon porte-monnaie… » De nouveau, elle offrait son grand sourire. « Mais vous savez tous que je suis le genre fidèle, comme cliente… vous pouvez m’en faire cadeau, avec toutes les boissons hors de prix que je vous ai déjà payées ! » Négociations, négociations… elle pensait sincèrement qu’un jour elle arriverait à faire effacer ses dettes rien qu’avec son sourire. La dernière question de Kiernan la faisait tiquer. Il croyait sincèrement qu’elle n’avait pas l’âge de venir ? « T’es pas cool, » déclarait-elle. Même constamment bourrée, Alessya pouvait affirmer qu’elle avait « l’âge de boiiiire. »

Du coup il fallait fêter ça. À son tour, elle hélait le barman : « Garçon ! Deux verres de la boisson la plus forte que tu as, monsieur paie la tournée, » ajoutait-elle pleine d’entrain en désignant du bout du doigt le vigile du PsyChic.

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Dernière édition par Alice R. O'Liddell le Jeu 25 Fév - 10:30, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Vieille connaissance à bâbord + Kiernan&Alice.   Mar 23 Fév - 19:30

« Encore elle... »
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Ah la petite blonde ne manquait pas de ressource et ça Kiernan le savait. Elle ‘lavait plusieurs fois roulé dans la farine en battant des cils et la bouche en coeur. Ou alors avec ses idées saugrenues. Sans parler de ses fausses histoires larmoyantes et rééditée. Oui, elle avait fait l’erreur la plus classique en annonçant deux fois la mort d’une même personne. Depuis ce genre de stratagèmes ne marchaient plus face à l’ancien capitaine.

C’était sans pincette qu’il l’aborda pour lui faire comprendre à quel point elle était la bienvenue ici. Soit pas vraiment. Alessya devait être connue de tous les établissements qui servaient de l’alcool. Voire radiée. Il se demandait même comment elle était rentrée. Surement la gentillesse vomissante d’Anna. Il l’aurait vu venir la petite, il lui aurait montré la direction de la sortie. Après pour sa consommation importante d’alcool, il ne pouvait lui jeter la première pierre. Il avait tendance à boire lui aussi à longueur de temps mais il payait lui. Puis la question n’était pas là. Il se rachetait. La rédemption était là pour lui permettre certain péché.

Elle avança le fait que la blouse blanche lui serait bien. C’était drôle sachant que dans sa fausse réalité il regrettait de ne pas avoir fait une carrière en chirurgie. Il allait presque reprendre le sujet lorsqu’il se rappela que ce n’était pas son objectif premier qui était de se débarrasser d’un nuisible. Et de la faire payer. Le barman avait infirmé l’hypothèse que par miracle elle était en ordre. Payer n’était en tout cas pas l’objectif d’Alessya. Elle commanda deux autres verres. Le serveur attendit l’approbation de Kiernan qui avait toujours cette posture intimidante et sur la défensive. Près à contre-attaquer. Le vigile opina du chef et le serveur amena les deux alcools les plus forts qu’ils possédaient. Il observa la demoiselle et poussait son verre vers elle. Deux verres gracieusement offert rien que pour elle. L’homme se détendit un peu le temps qu’elle se délecte de sa boisson. Il s’appuya le dos contre le comptoir et jaugeait la salle. Sa surveillance reprenait.
« Tu finis de boire et je te ramène… lui avait-il dit sans même la regarder, trop concentré sur les gens qui animaient le bar. On est la seule boîte qui t’accepte encore ? C’est pour ça que tu es là car sinon t’aurais pu en faire chier d’autre. Surtout pour me raconter des histoires de vomit dans un taxi. T’as un joli cul okay, mais j’ai pas signer pour en entendre des comme ça. » sa voix était assez sèche et assez mielleuse pour se montrer moqueur. Certes il avait dérapé une fois avec elle (il adorait les blondes) et depuis il avait peur qu’elle le prenne pour acquis. Elle devait comprendre qu’un trou est un trou et… Enfin qu’elle ne se fera pas payer plus facilement des verres.

Il se tourna face à elle pour constater de sa descente. Il insista en lui poussant son propre verre pour qu’elle l’enfile aussi : « Je t’assure, ça me fait plaisir. Bois… »

Il n’aurait pu dire ce qui le dérangeait vraiment à ce moment là. Quelle abuse encore de leur hospitalité, ou alors qu’elle ait vraiment peu de vertus, pire encore qu’il se voyait boire et son pathétisme. En tout cas, ce soir ça ne passait pas. Une rage acide lui remontait le long de la gorge. Il quitta Alessya un moment pour contourner le comptoir et donner quelques billets au barman. Il lui chuchota des informations à l’oreille. La soirée était calme, il partait. Il prit une bouteille sous le bras et de sa main libre il attrapa fermement le bras de la blonde. Il la descendit d’un geste de sa chaise haute et lui lança : « Prend ton verre tu le finiras en chemin. Allez on dégage, la comédie a assez duré. »

Il la poussa dehors en direction de la chaussée. « Tu habites où ? » il s’approcha d’elle et la poussa une nouvelle fois sèchement : « Allez on se bouge. J’ai pas toute la nuit. Après je veux bien te fouiller pour trouver ta carte d’identité. J’hésite encore à le faire avec douceur. » le taquinait-il un peu. A sa façon.

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MessageSujet: Re: Vieille connaissance à bâbord + Kiernan&Alice.   Jeu 25 Fév - 14:49

Elle n’avait plus un rond en poche, et on lui proposait presque gentiment de la ramener, pourtant elle ne retenait pas sa moue quand elle apprenait qu’il était vraiment temps pour elle qu’elle s’en aille. Est-ce qu’on la tolérait si peu pour lui demander de s’en aller ? Les autres pilliers de bar, Alessya ne les voyait pas bouger. Y avait quoi qui clochait avec elle ? En plus elle n’avait pas l’air d’avoir si bu… juste quelques cocktails, et juste qu’elle ne se rappelait plus exactement combien, mais ça allait un peu. Au moins elle était contente de voir que sa tentative de tournée payée par le vigile avait fonctionné. Ça faisait un peu plus de boisson offerte, et ces verres elle n’aurait pas besoin de les rembourser. Normalement. « OK je finis de boire… » acquiescait Alessya. Ce qu’elle ne disait pas, c’était qu’elle avait l’intention de prendre touuut son temps pour finir son verre, histoire de ne pas partir tout de suite. Elle était bien, le cul posé sur ce tabouret, la musique et l’ambiance l’aidaient à se mettre à l’aise. Et l’alcool aussi. Elle ferait de son mieux pour savourer les dernières gorgées. « Mon cul te remercie… mais disons que j’ai encore deux-trois boîtes qui pourraient me tolérer, juste que je préfère me les garder sous le coude… au cas où, tu vois ? » Une fois qu’elle serait refusée dans tous les établissements qui vendent de l’alcool à Storybrooke, il faudrait qu’elle trouve une autre solution. En attendant, elle se contentait de siroter son dernier verre, les yeux larmoyants fixés sur Kiernan. Peut-être qu’il prendrait pitié d’elle et… bingo ! Il lui proposait son verre. Elle feignait la surprise, puis haussait les épaules, l’air de dire « tant pis pour toi » avant de se jeter sur quelques gorgées supplémentaires. Gorgées pour lesquelles elle s’était mis en tête de prendre plus de temps à boire.
Quand Kiernan prit une bouteille de derrière le comptoir, elle l’avait de suite remarqué. Et elle s’était dit que ce n’était peut-être pas pour lui, qu’il lui offrait par rapport à ce qu’elle avait dit sur sa fidélité et tout ici. Mais il ne la lui tendit pas pour autant. Elle portait encore le verre à sa bouche quand il l’empoigna vers la sortie, la bouteille toujours sous son autre bras. Alessya ne rechignait pas, tant qu’on ne lui enlevait pas le verre des mains et tant qu’une bouteille était toujours dans les parages au cas où… « Quelle comédie ? » C’était si flagrant que ça, qu’elle prenait si longtemps pour finir un verre ?
Une fois dehors, l’air frais qui lui mordillait le visage, elle tentait de se rappeler quelle directionelle devait prendre pour rentrer chez elle. « J’habite… là-bas ! » Elle avait juste pointé une vague direction avec son doigt. Elle était presque à l’autre bout de la ville, par rapport au PsyChic. Pour venir c’était bien, mais une fois quelques verres avalés, c’était une autre affaire. Sous l’énervement, Kiernan la bousculait. Elle mimait un geste menaçant et lui dit : « Ho ! » pour toute défense. Elle prit un instant pour quitter ses chaussures à talons. Elle préférait traverser la ville en ayant froid aux pieds plutôt qu’en se détruisant les talons. « Si tu veux faire une fouille, fais-la quand tu veux, » elle tentait en lui faisant un clin d’œil. « Allez mon grand, vingt minutes de marche ça peut te faire que du bien, zou, au galop ! » Et c’était parti.

Plutôt que de faire le trajet dans le silence, elle se risquait à parler d’un sujet qui l’avait intriguée un peu plus tôt dans la soirée, alors que son oreille traînait. « Tu sais, on dit que t’es en couple… j’ai entendu ça, c’était une des danseuses qui en parlait à une autre tout à l’heure… Nelly ou un truc du genre, elle disait que le vigile serait avec la patronne. J’ai rien contre ça, vous faites un joli couple. » Elle voulait voir sa réaction. C’était vrai ? Elle avait peut-être déformé ce qu’elle avait entendu. Il n’empêche, il y avait une histoire entre la Nana du PsyChic et la bête qui veillait au bon déroulement de l’endroit. « Après j’ai rien contre ça, mais je ne veux pas m’attirer les foudres de la boss ! » Elle devait déjà s’être fait remarquée pour son débit incroyable, sa descente que personne ne voulait faire à vélo, et sa capacité à oublier de payer les additions, de parfois tenter de partir en courant pour y échapper. Ça ne la dérangeait pas tant que ça de partager le lit – ou autre chose – avec un homme déjà plus ou moins engagé dans une relation, du moment que ça ne lui retombait pas dessus, mais elle préférait prendre ses gardes par rapport à la patronne du PsyChic. Elle craignait qu’une coucherie d’un soir avec Kiernan puisse donner un prétexte à Nana de porter plainte pour non-paiement de quantités de verres. Et après un vol de pizza, elle préférait ne pas trop tremper là-dedans, il manquerait plus qu’elle passe six mois derrière les barreaux.

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MessageSujet: Re: Vieille connaissance à bâbord + Kiernan&Alice.   Ven 18 Mar - 23:47

« Encore elle... »
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La voilà titubantes et guillerette à trainer ses pauvres pieds sur le bitume. De l’alcool avait glissé hors du verre par les zigzags de sa trajectoire peu assurée. Le liquide incolore et lourd lui collaient entre les doigts là où il s’était écoulée. Kiernan était derrière elle, immobile comme une ombre à la jauger avec un dédain méprisant. Il venait de la bousculer un petit peu sèchement et il appréciait la misère lorsqu’elle avait tentée de se relever sans aucune dignité. La décadence ne faisait que commencer. Elle voulait boire… Elle allait boire. Il serra sa poigne sur le goulot de la bouteille et lui emboita enfin le pas. Il lui attrapa le bras et le retourna brusquement pour lui faire face. Il lui demandait où elle habitait. Mais quelle bonne idée… Il l’observa pointé une direction un peu bancale donc pas fiable au milieu de nulle part. Il fallait s’y attendre. Elle n’était déjà pas coopérative en temps normal, mais alors avec de l’alcool, il perdait son temps. Il eut presque envie de sourire lorsqu’elle avait tenté de l’intimidé. Son voix grave de petite demoiselle et ses grands gestes pour compenser le fait qu’il avait un avantage par la hauteur ou la largeur. Une nouvelle fois dans cette soirée, Kiernan avait secoué la tête bien las. L’oisillon le défiait de la fouiller alors qu’il prenait enfin son envol. Le vigile ne voulait vraiment pas le couper dans son élan. Elle s’était élancée et Kiernan lui emboitait le pas. Il se demandait si c’était bien la direction qu’elle avait désigné. Il ne s’en rappelait déjà plus. Il n’était pas bon de tout prendre pour promesse les indications d’un ivrogne. Il la jaugea de la tête aux pieds (nus) les chaussures qui pendaient nonchalamment au bout de ses doigts. Il ne la fouillerait pas. Il n’y avait aucun intérêt. Il avait déjà couché avec elle. Son corps, il en avait encore quelques vagues souvenirs. Pas qu’il était affreux mais connu et déjà ça gâtait en partie la marchandise.

La semelle de ses chaussures claquait sur le bitume alors que le bruit des ravissants pieds de sa camarade étaient à peine perceptible. Son verre se vidait lentement mais sûrement. Il était déjà arrivé à la hauteur d’Alessya et sans mal. Marcher vingt minutes n’étaient rien. Après marché vingt minutes aux côtés de la blonde était peut-être une épreuve. Il fallait en plus l’écouter parler. Pas de n’importe quoi. Elles avaient quoi toutes à vouloir savoir pour Nana et lui ? On n’avait plus le droit de se faire plaisir sans être regardé et qu’on vous le grave sur le front. En plus on vous demandait de l’officialiser oralement si ce n’était pas limite par écrit. Il déboucha la bouteille de tequila et rajouta une petit lampée dans le verre d’Alessya. Il trinqua la bouteille contre le verre pour l’intimer à boire. Il s’autorisa une goulée pour l’accompagner. Puis ça portait malheur de ne pas boire après.
« Joli couple ou non. On est pas en couple ! Et que je couche avec ou non je crois que ça ne regarde personne. Les danseuses sont simplement jalouse car si la patronne avait été un patron, elle aurait pu y gagner quelque chose. Je suis le seul homme et je ne vaut rien si ce n’est qu’être leur bouclier. Alors elles se vengent sur moi. Triste sort que je subis, je sais… » lui balança t-il avant de la jauger avec dédain. Ses remarques étaient idiotes alors il avait joué de sarcasme en avançant des arguments idiots. Idiots mais plausibles.

Ils continuaient d’avancer. Elle avait tourné et il suivait bêtement. Il avait oublié qu’elle était saoule. Il était trop occupé à réfléchir.
« Franchement t’as déjà attiré les foudres de la patronne, avant même que je ne vienne travailler là-bas. Elle m’a parlé de toi, c’est pour te dire. « Elle surveille qu’elle paie » m’a t-elle confié la première fois que j’ai vu ta frimousse dans ce bar. J’exagère mais en gros c’était ça. Autre détail, depuis quand on n’a plus le droit à des relations libres . Même si on couchait ensemble, pourquoi on irait pas voir ailleurs ? On n’a aucun mérite de ressembler à un couple plus qu’un autre si jamais on couchait ensemble. Et que j’aimerai qu’on arrête de me nous casser les couilles avec ça. Surtout pour elle. Je pense qu’on crache déjà assez sur qui visite ta culotte pour que tu puisses comprendre ce qu’elle doit ressentir. »

Il s’alluma une cigarette sur ces mots et continuait de suivre ses indications approximative. Parfois elle faisait demi-tour où hésitait sur une chemin qui finissait par rejoindre le même que l’autre. Elle a hésité sur une fourchette…

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MessageSujet: Re: Vieille connaissance à bâbord + Kiernan&Alice.   Sam 7 Mai - 23:10

Le pas d’Alice sur le bitume se faisait léger. Elle avait déjà retiré ses chaussures, ses talons ne lui criaient plus leur douleur. Et elle, elle avait une bouteille de tequila pas très loin. Oh, et un verre à la main. Elle s’empressa d’en boire quelques grosses gorgées, ce serait bête d’oublier un tel trésor au creux de ses paumes. Elle finirait bien par boire sa main ensuite, vu comment celle-ci était arrosée de boisson. Alessya aussi, elle était arrosée. On le voyait à sa démarche. Elle ne se tenait plus droite du tout, elle se faisait titubante, et par moments même elle marchait les genoux fléchis. Alice aurait rit de son allure si elle ne l’avait pas trouvée parfaitement normale avec autant de grammes dans chaque bras. Des fois elle devrait se filmer, avec autant de verres dans le gosier. Ainsi le lendemain elle le passerait à rire en visionnant les vidéos.
Elle aborda le sujet de la patronne. Elle n’était pas jalouse, elle était surtout curieuse. Et puis elle voulait bien savoir à quoi s’attendre, si elle craignait le courroux de celle-ci ou si ça allait. Elle reposa les yeux sur son verre après que Kiernan lui ait déjà versé un peu du contenu de la bouteille qu’il tenait à la main. « Hééé ! C’est drôle, mon verre quand je le vide, eh ben il se reremplit ! » Elle ne s’était juste pas rendue compte que le vigile était coupable de ce fait. Elle engouffra déjà la moitié du contenu avant de tilter du coin de l’œil que son accompagnateur était en train de piocher dans la bouteille. « Ho. C’est la mienne, j’croyais. » Elle voulait dire qu’elle pensait que la bouteille lui était destinée. En tous cas son contenu. Et que donc elle ne comprenait pas pourquoi Kiernan se permettrait d’y boire aussi. Mais elle pourrait bien lui accorder quelques gorgées, du moment que tout le reste était pour elle.

Et alors elle était partie sur le sujet de la relation du bonhomme et de la gérante du PsyChic. « Ça va, t’énerve pas nounours, je posais juste une question innocente, comme toujours. » Sur ces mots, elle lui offrit aussi son sourire enfantin, celui qu’elle donnait à son colocataire quand il demandait qui avait finit les restes, et aussi où étaient les bières. C’était le sourire innocent qui voulait toujours dire qu'elle était parfaitement coupable. Le verre toujours logé entre ses deux mains comme une tasse de tisane chaude, elle continuait d’avancer, empruntant des rues presque de façon innée. Même saoule, elle semblait encore avoir le réflexe de prendre les bonnes routes. En tous cas elle n’hésitait pas quand venait un carrefour. En même temps, elle avait sa façon particulière de procéder. Si la dernière fois que son verre s’était renversé, c’était sur la main gauche… alors elle tournait à gauche. Et même chose avec le côté droit. Si elle avait réussi à ne rien renverser depuis plus de cinq pas, alors elle continuait tout droit.
« C’est pas ton job en fait de surveiller que tous les clients paient ? Je suis sûre qu’elle m’adore la patronne dans le fond. Je suis une cliente régulière, je consomme ses stocks… C’est peut-être même parce qu’elle tient à moi au fond de son coeur qu’elle te demande de me surveiller. C’est qu’elle ne voudrait pas qu’il m’arrive malheur, tu vois ? » Elle avançait complètement n’importe quoi, mais elle trouvait ce raisonnement logique, et puisque ce raisonnement avait l’air de tenir debout, alors c’était forcément la vérité. « C’est pas très gentil d’aller voir ailleurs quand on est en couple… mais soit. Cela dit, je n’ai pas de culotte ce soir… » Puis une illumination. « Oh ! Tu veux voir ce que j’ai sous ma robe ? » Puis elle posa ses mains sur le bord de la jupe, et ôta le seul vêtement qu’elle portait sans même attendre de réponse de la part de Kiernan, il faisait trop chaud de toute façon pour qu’elle puisse la supporter plus longtemps. Et puis elle avait trop bu pour avoir encore un peu de pudeur. Bref. En fin de compte, elle avait bien des sous-vêtements.

Tiens, je me rappelais plus qu’on entendait aussi bien les égouts depuis l’appartement… Elle tournait la tête sur sa gauche, et se rendit compte que… soit elle n’était pas du tout dans son quartier, soit les égouts avaient bien débordés. Elle ne pouvait même pas tenter de trouver un autre chemin au prochain carrefour, c’était une voie sans issue. « Oh merde… Je crois qu’on n’est pas du tout chez moi… » Elle ne voulait pas se faire gronder parce qu’elle avait indiqué le mauvais chemin, aussi elle s’était mise en tête que pour une fois, elle pourrait inverser les rôles. Ce serait Kiernan qu’elle engueulerait. « Mais putain ! » Et elle vida le reste de son verre sur la chemise du vigile. « Ah bravo, môssieur j’ai le sens de l’orientation et t’inquiète que je te raccompagne ! T’assure pas ! » Mimant la colère, elle tentait de pousser le gorille du côté de la route où il y avait de l’eau. Sauf que, manque de bol, elle n’avait pas la force de le pousser n’importe où. Elle se rattrapait aussi sec, mais parlant doucement. « Je crois que j’ai dû me tromper de chemin à un moment… je sais pas, j’ai cru voir un lapin. Tu sais, comme dans Alice au Pays des Merveilles ? Ben c’est moi ! Sauf que Wonderland c’est plein de bateaux… » Elle papillonna avec exagération des paupières, avant de finalement ajouter : « Oups. »

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MessageSujet: Re: Vieille connaissance à bâbord + Kiernan&Alice.   Dim 22 Mai - 21:37

« Encore elle... »
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Il suivait la blonde éméchée sûrement depuis l’état de foetus de près, au plus loin à un pas d’elle derrière. Elle se dandinait pieds nus sur le bitume froid et légèrement humide en cette fin d’automne qui voulait laissé place au printemps. Ses chaussures pendaient nonchalamment à sa main, comme un simple sac-à-main ou un panier de provision. Il avait secoué la tête exaspéré par la demoiselle, même si elle était craquante à sa façon. Il ne s’étonnait pas non plus de la voir trainer avec les autres têtes-brulées de la ville ou plutôt déchet qui perdaient leur temps à se cacher dans leur squat. Elle titubait mais sans jamais faire tomber son verre, juste son contenu qu’elle avait l’air de s’empressée de vider pour éviter les trop grands débordement. Elle serait capable de lécher le sol, s’il le fallait… Par réflexe, il tenait un peu la main non loin de la blonde, pour lui servir de parade en cas de chute ou la guidé quand elle penchait trop sur le côté et lui faisait frôler de trop près les lampadaires dont un sur quatre étaient allumée. Question d’économie d’énergie. Ils continuèrent de marcher, presque en silence. Les discussions de bourrés étaient tellement creuse que c’était presque du silence. Enfin creuse, elle aussi s’y mettait avec Nana. Il se demandait qui elle était ou lui, qui il était dans cette ville pour que le sujet qui étaient sur toutes les bouches qui lui parlait relatait de sa relation avec la patronne de la boite de strip-tease. Ils étaient dans une société libre et il avait encore le droit de coucher avec qui il le souhaitait. Tout le monde avait l’air de craindre les remontrances de la blonde. Des deux, s’il fallait s’inquiéter aux premiers abords, c’était plutôt lui. Kiernan avait pratiquement explosé le crânee d’un homme qui avait été trop entreprenant avec sa voisine et que cette dernière n’était pas du tout consentante. Il ne savait mêmee plus quoi répondre : « faire ce qu’il voulait » ça personne ne le concevait ici, du moins pas les femmes qui mentaient en se montrant réticente à ses avances. Après que ce soit juste de la curiosité de la part de cet gamine, il voulait bien le croire. Un soupir et une dernière pensée pour Grace puis il en profita pour lui remplir son verre avant qu’il ne soit vide. Vu son état, était-elle vraiment consciente qu’il y veillait ? « Hééé ! C’est drôle, mon verre quand je le vide, eh ben il se reremplit ! » Ah bah non… Quelle conne. Il préféra boire un peu plutôt que de continuer de voir sa déchéance. Puis s’il arrivait à se mettre à moitié aussi mal qu’elle, peut-être que ce serait plus drôle. Qu’est-ce qui l’empêchait finalement de faire demi-tour discrètement et la laisser continuer seule. Elle avait râlé, mais Kiernan ne perdit pas de temps à lui répondre ou lui expliquer ou quoi que ce soit. Il lui fit signe de continuer d’avancer en montrant une direction devant eux.

Il avait fini par lui répondre au sujet de Nana, mais avec un petit peu d’humeur. C’était lui après tout qui avait choisi une petite ville pour s’évader de ses actes et son ancienne fausse vie, il assumait que les commérages étaient rapides et touchaient souvent tout le monde et facilement les gens que vous connaissiez. Kiernan souffla quand elle l’appela « nounours » et prit sur lui pour ne vraiment pas l’abandonner dans ces rues vides à peine éclairées, parfois d’un simple lampadaire à l’ampoule dont la lueur vacillait. Son sourire avait réussi à lui en arracher un à lui. Il se rappelait pourquoi il avait fini par copuler avec ce qui n’avait vraiment rien de fiable. Alessya état même parvenue à le faire rire, un bruit léger qui s’échappa dans les ruelles.
« Bien sûr, c’est mon job, mais tout les client paient sauf toi. Même ton animal de compagnie… Tu sais la brebis galeuse. Le mouton noir qui a le cerveau complètement cramé par les drogues. Et je ne sais pas si la patronne t’adore ou te déteste. J’opterai plus pour qu’elle s’en fout tant que tu paie. » ne lui ajouta t-il pas qu’elle ne lui avait jamais vraiment demandé de la surveiller. Enfin pas autant. Il risquait de se faire un peu remonter les bretelles car il avait quitté son poste. Il avait beau prévenir, il n’était plus présent. Après il fallait bien faire travailler un peu les shérifs dans cette ville. Ce n’était rien et ça ressemblerait plus à une dispute de couple qu’autre chose, vu leur relation et qu’il était difficile de s’extirper de celle-ci pour être professionnel. Que Nana ne se plaigne pas, il faisait des efforts à cause de leur relation trop familière. Il en aurait presque rien eu à faire si elle n’avait été qu’une patronne. Comme au début. Certes, il avait été exigeant et exécutait presque les ordres à l’armée, mais c’était loin tout ça. Plus personne ne voulait de lui, alors il ne faisait plus d’effort. Depuis leur ébats réguliers, sa mentalité avait un peu changée. Il veillait sur une amie.

Il la suivait encore et toujours sans vraiment prêter attention à si elle le ramenait chez elle ou se moquait de lui. En tout cas, elle avait sûre d’elle et n’hésitait jamais à un croisement. Elle remettait le sujet du « couple » – On n’est pas en couple bordel de merde !!! – arrachant un simple râle à l’ancien militaire. Soudain, il leva un sourcil, hésitant entre de l’intérêt ou alors l’embarquer chez lui en la balançant sur son épaule. Bien sûr pour la faire dormir dans son canapé et ainsi sa sortie était réglée. Ou alors à l’hôpital. Non directement chez le shérif pour qu’elle puisse décuvée. Heureusement qu’il était majeur, il n’en était pas responsable. Et donc cette culotte absente sous sa jupe… Il n’allait pas l’arrêter. D’un car ce n’était pas à lui de le faire et il n’était pas ce genre de personne. Qu’elle montre son minou, je m’en fou, je veux juste finir cette épique aventure. Il lui attrapa son verre alors qu’elle cherchait à attraper sa jupe. Il n’en rata pas une miette et resta un instant ébahi, la bouche ouverte. Elle n’avait pas seulement soulevée son vêtement mais s’en était débarrassé. Il écarquilla les yeux en la voyant faire et se rassura que son intimité était bien cachée par quelque chose. Après, il se frappa le front. Pour le coup, il l’aurait pas laissée se balader cul-nu. Elle faisait une atteinte à la pudeur quand même et il n’avait pas bonne réputation. Mieux valait que personne ne les voit. Le verre lui disparu des mains et il essaya de la rejoindre, attrapant au passage la robe qui gisait sur le trottoir. Une sortie avec une autiste.

Soudain, Kiernan leva la tête alors que la folle nue se baladait sans pudeur dans la rue et la fraicheur de cette longue nuit. Il fut un instant interdit et serra les dents d’agacement. Ses yeux s’étrécirent lentement et il la fusilla du regard. Il en avait marre. Enfin, la blonde lui dit clairement que c’était pas ici qu’elle habitait : « Non vraiment ! » lui répondit-il avec sarcasme, beuglant presque d’exaspération dans le port silencieux sans le moindre signe de vie. Il s’apprêtait à lui dire qu’elle n’avait qu’à pourrir ici et partir, mais elle le retint en lui jetant la fond de son verre de tequilla. Kiernan avait marqué un léger recul et ferma les yeux en la voyant faire. Des gouttes sucrée s’écrasèrent sur son visage et avait imbibé sa chemise. Qu’il sente l’alcool, ce n’était pas un soucis, ni même qu’elle ait tâché son vêtement. Le geste avait suffit. Il allait sortir de sa patience. Bien sûr, elle ne s’arrêtait pas là et dans son mélodrame très mal joué, elle essaya de le bousculer. Kiernan était resté droit comme un piquet et avait à peine bouger, continuant de la jauger avec dédain.

Il leva alors soudain un doigt pour lui indiquer d’attendre, alors qu’il était resté muet un long moment et un peu inexpressif. Il s’éloigna pour poser la bouteille près d’une bite d’amarrage libre. Il fit alors reposer la robe dessus et serra les poings à plusieurs reprises par automatisme. Il y avait encore très peu de lumière au port, les navires simplement enjolivés d’un liséré argent venant du clair de lune timide derrière les nuages. Il se retourna et resta un instant sans bouger. On ne voyait de lui que sa silhouette. Il détacha lentement les boutons de manche de sa chemise. Il remonta ses dernières. On pouvait entendre que le bruit des coques de bateau cognant parfois contre les pontons en bois ou le bitume qui délimitait les fondations du port. Il avança un pas après l’autre vers Alice. Il l’attrapa d’un geste vif et précis par les cheveux, d’une poigne ferme, et l’autre lui emprisonna le bras. D’un simplement mouvement, il lui fit faire demi-tour et la plaqua contre un des docks qui servait de stockage pour le port. Il l’y avait frappé avec violence et s’écrasa de son poids derrière son dos.

« T’en a pas marre d’être une larve ? Est-ce que t’as conscience de l’état dans lequel tu es ? Et si j’avais de mauvaise attention ? Qu’est-ce qui m’empêcherait de te baiser, te battre et te jeter après dans le port ? Vu ton alcoolémie, tu sauras te noyer toute seule et peut-être que quelques personnes te pleureront en se disant que tu aurais du moins boire. L’alcool a eu raison de toi ». Il la cogna encore une fois contre le mur, mais une main derrière la tête pour l’y cogner. Encore, il contrôlait sa force. Un balayage des jambes et il la laissa s’écrouler sur le sol, lui écrasant une rangers sur son ventre pour l’empêcher de se relever. Il s’accroupit en position du chevalier et la jaugea. Alors sa leçon de moral, était peut-être une excuse pour lui faire regretter sa perte de temps. Il y avait aussi cette impression de se voir aussi vulnérable et minable lorsqu’il pouvait, car souvent, il pouvait battre la demoiselle en tant qu’alcoolique alors il se secouait lui aussi. Mais surtout, il y avait des éléments en cet instant même qui faisait écho à sa vraie nature. Ils étaient seuls, dans une endroit inhabité et peu fréquenté, en pleine nuit et elle n’était qu’une immondice prête à vendre son corps pour quelques verres. Elle l’avait parfois fait avec Kiernan. Il était temps de laver un peu leurs pêchés.

Il se plaça au-dessus d’elle, une jambe entre ses cuisses nues, faisant pression sur son bassin et pas avec délicatesse. Il l’écrasait littéralement, comme sa main sur sa gorge. L’autre main fouillait sa ranger pour sortir son cran d’arrêt et qu’il sous-pesa au-dessus de ses yeux « Si je te défigurais, tu penses que ce sera aussi facile pour toi de racoler pour boire ? T’en pense quoi ? ». Il caressa alors la lame sur son ravissant minois, en serrant un peu plus sa main sur son cou de cygne. « Tu pourrais crier, mais le temps qu’on t’entende, j’aurais déjà fait un collier avec tes cordes vocales. T’as conscience à quel point tu es dans la merde et que tu peux disparaitre en rien de temps. Tout ça parce que t’es qu’une petite conne inconsciente. Et malheureusement, on ne tombe pas que sur les bonnes personnes. » lui siffla-t-il avec un amusement presque naturel et effrayant. Il voulait simplement lui faire peur et lui donner une bonne leçon. Quoique l’envie était tentante. Il lui suffisait de la prendre là, sur les dalles gelées du port. Ou d’enfoncer simplement sa lame dans sa chair diaphane. Il frotta alors sa lame sur l’intérieur de sa cuisse et lui fit une entaille superficielle.
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MessageSujet: Re: Vieille connaissance à bâbord + Kiernan&Alice.   Jeu 16 Juin - 0:26

Alice ne releva pas au sujet des sentiments de la gérante du PsyChic à son égard. Juste un hochement de tête, un peu dédaigneux, l’air de dire tout de même Soit, tu peux penser ce que tu veux. Je connais la vérité. Petit naïf. Enfin, ça ressemblait plus ou moins à ça. Même dans sa tête, les mots ne ressemblaient plus à des mots, juste des amas de lettres. Mais l’idée était là. Et puis elle avait continué son bout de chemin l’air de rien, elle n’y pensait déjà plus. Sobre, elle se serait demandé combien elle devait réellement au PsyChic, et elle aurait peut-être eu des sueurs froides. Mais là elle avait un verre dans la main, et il demandait encore à être vidé. Et une robe qui ne demandait qu’à être ôtée, quitte à ce qu’elle finisse nue, elle s’en fichait royalement.
Elle avait la tête ailleurs sûrement, ou elle était trop partie pour faire autre chose que rentrer chez elle, mais plus ou moins involontairement, elle arrivait à l’autre bout de la ville, aux antipodes de son appartement. Quand elle avoua à Kiernan qu’elle s’était possiblement perdue, la réaction ne se fit pas attendre. Lui il n’avait pas ses réflexes ralentit par la boisson. Alice avait fait la chose la plus intelligente qu’une bourrée puisse faire, c’est-à-dire la chose la plus stupide tout court : elle avait enfoncé le couteau en faisant porter le chapeau au gorille, en lui renversant son verre dessus et en tentant de le bousculer. Elle n’aurait pas dû.

Cette fois, c’est lui qui se fit prier pour réagir. C’était autre chose que l’alcool qui devait le ralentir à ce point. Tout ce qu’il fit pendant un moment, c’était de mettre un doigt devant son visage. Alice elle faisait ça seulement quand elle disait Chut à ses chaussures en rentrant chez elle une fois qu’elle était complètement torchée. Kiernan s’éloigna un instant. Alice crut qu’il allait faire un bain de minuit vu la direction qu’il prit, mais elle ne comprenait pas pourquoi il choisirait ce moment. Il a besoin d’une douche froide ? Sauf que non, monsieur fit demi-tour, et même avec de l’alcool dans le sang, la blondinette comprenait que ce n’était pas bon signe pour elle. « Arrête. T’es flippant. » C’est tout ce qu’elle réussit à articuler pour le dissuader d’être menaçant. Comme si ça marchait. Dans les films c’était juste inutile. Ce fut le même résultat ici. Elle ne se rappelait pas que l’alcool lui ait déjà fait autant mal aux cheveux. Ah, c’était pas l’alcool… Ses yeux eurent juste le temps de voir que la grosse bête qui s’était emparée de son bras était Kiernan. Évidemment. Le choc contre le mur lui remit les idées en place et elle réalisa vite qu’elle n’était pas en mesure de la ramener. Les paroles que le vigile lui beuglait résonnèrent clairement dans sa tête. Non, elle n’était pas une larve, pas à ce moment-là. Tout l’alcool qu’elle avait ingurgité, elle venait comme de se le pisser dessus. Elle n’avait jamais réfléchi aussi vite à un moyen de se casser de là. Elle avait vu sur les réseaux sociaux que le coup du frère qui attendait dans la rue d’à côté ça marchait plutôt bien en général. Alice eu quand même la jugeotte de se dire que ça ne risquait pas de marcher dans cette situation précise. Elle ne pipa pas un mot, elle avait juste la bouche grande ouverte, dans l’espoir qu’une réplique cinglante lui vienne. Mais rien. C’était peut-être pas plus mal après tout. Se dit-elle juste avant de finir plaquée cette fois contre le bitume, les cheveux s’étendant sur quelques crachats et chewing gum collés. Pas moyen de se relever et donner l’air de garder un peu de fierté, une chaussure solide la maintenait dans cette position. Putain qu’il est chiant ! Ouais, sauf que là c’était du chiantisme à la limite de la faire se chier dessus. Au moins ça lui éviterait le viol. Le seul truc qu’elle voulait encore bien que Kiernan lui fasse. Quoique non. Pas maintenant. « Tu peux pas faire ça. Tu peux pas parce que t’as pas le droit. » Elle essayait de lui rappeler qu’au XXIème siècle, il y avait des lois, et on ne pouvait pas passer au-dessus. Et qu’elle ne voulait pas savoir comment ça pouvait se passer dans leur connerie de monde des contes, mais en tous cas ici ça se passait comme ça. Et puis elle était bien conne. La loi n’était qu’une barrière de mots. Si Kiernan voulait passer ses nerfs, il le pouvait. Aucune force magique ne l’en empêcherait. Elle avait juste le droit de souffrir, et en silence vu ce qu’il était capable de faire.

Elle ferma les yeux très fort. Elle sentait l’objet froid contre sa chair. Finalement, l’idée de crever de chaud dans mes vêtements n’aurait pas été si mauvaise. Ça lui aurait fait un rempart. Elle ne sentit pas trop la douleur. C’était soit l’alcool qui jouait un putain de rôle d’anesthésiant, soit Kiernan qui n’avait rien fait de méchant. Elle le regarda l’air de dire C’est tout ? OK, j’ai compris. Elle était tentée de lui balancer une réplique cinglante à propos d’un futur rôle dans un mauvais film d’horreur, mais elle se retint. « Si tu me lâches, je rentre chez moi toute seule. Promis frère. » Elle leva une main pour inviter son agresseur à la lui serrer. Elle voulait juste se débarrasser de lui pour ce soir. Et prendre la bouteille. Et éviter de transformer ses cordes vocales en collier et ses boyaux en ceinture.

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MessageSujet: Re: Vieille connaissance à bâbord + Kiernan&Alice.   Sam 16 Juil - 22:03

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Alice avait réussi à le sortir de ses gonds. L’intimidation avait l’air de marché et ses buts premiers, soit de se défoulé un peu et lui faire peur avaient été atteints. Elle s’était fait silencieuse et il avait sentit tout son corps se tendre de stress sous sa poigne. Rien qu’à en voir ses yeux voilé d’angoisse et accroché la vie, il savait que sa colère était ressentie. La blonde ressemblait à un petit animal pris au piège dont l’esprit s’agitait pour trouver une sortie. Il se tenait debout au-dessus d’elle l’écrasant simplement de son pied. Kiernan avait sourit alors qu’enfin la langue de la jeune-femme se déliait. Il eut un bref rire : « tu crois vraiment que de ne pas avoir le droit va m’arrêter ? » et il se retenait de dire qu’il avait tué un de ses propres hommes à l’armée. Il n’avait pas le droit non plus, mais il l’avait fait pour sa survie. Si là, ça pouvait lui éviter de se frapper lui-même la tête contre le mur, alors pourquoi pas.

Il s’abaissa à sa hauteur et la jaugea comme un prédateur tenant sa proie sous ses griffes acérés. Une simple égratignure. Il avait trop peur, par expérience de ses actes violents et incontrôlés d’être emporté par une soif sanguinaire. Toujours aussi légère, elle balançait vraiment n’importe quoi. Kiernan mis ça sur le coup de son désespoir de s’en sortir mieux qu’elle ne l’espérait. Elle lui tendait la main dans un espoir sûrement irraisonné qu’il accepte aussi facilement qu’elle l’avait demandé. Il leva sa main armé en l’air, la lame pointé vers Alice, prêt à abattre son bras d’un coup sec en plein ventre. Il resta un long moment dans ses positions avant de plonger son bras comme s’il allait lui donner le coup de grâce. Or, il avait tourné le couteau en jonglant entre ses doigts et elle ne reçut qu’un coup de pommeau contre le ventre.

Kiernan se releva subitement et la libéra de son poids. Allant chercher la robe trainant sur une bite d’amarage, il revint en la lui jetant en plein visage. « Tu te rhabilles et je te ramène. Je te veux chez toi, parla t-il avec fermeté avant de la bousculer en la poussant pour qu’elle avance. Elle n’avait même pas fini de se rhabiller. La bouteille fut prise au passage et lui passant le bras autour du cou, il la bloqua contre lui et l’obligea à boire encore quelques grosses goulées. Puis il la malmena encore en l’attrapant par le bras et la poussant vers l’avant. « Si tu n’y arrives pas du premier coup, tu vas boiter pendant des jours… » laissa t-il trainé un sourire avec un regard mutin. Il n’avait pas précisé si c’était en lui brisant la jambe ou le …

Sur ce, il n’avait pas péter un mot sur tout le reste du chemin. Arrivé à sa porte, il la bouscula à nouveau pour la pousser dans son appartement et bloqua la porte du pied alors qu’elle allait la refermer. Un silence à la jauger et il secoua la tête las : « Essaie d’être moins conne. Avec un visage pareil, on va finir par te blesser et tu vas t’auto-détruire. C’est dommage. » lui confia t-il, pas si impassible que ça s’il lui arrivait quelque chose.
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