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 Dansons avec le diable au clair de lune - Aude Arétè (délai jusqu'au 29.1)

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MessageSujet: Dansons avec le diable au clair de lune - Aude Arétè (délai jusqu'au 29.1)   Ven 15 Jan - 19:55


Aude Carmélia Arétè
Si tu ne m'aimes pas je t'aime, si je t'aime prends garde à toi



Nom, Prénom(s) : Aude Carmélia Arétè, un nom qui en dit bien plus sur elle pour les esprits alertes. Mais qui peut aussi en mener bien d'autres en bateau. D'origine européenne pourtant, il en est bien sûr.
Un prénom qu'elle aime, un nom de famille qu'elle ne peut que détester.
Âge : Dans la pratique, on aurait dit qu'elle a 25 années mais pourtant, entre les voyages et les années passées sous forme de statue et les changements d'apparence, Aude n'a sans doute pas plus de vingt-six hivers avec tous ses changements, mais surtout, comment vous comptez l'âge d'un arbre ? Sans doute plusieurs centaines d'années. Basons nous sur son apparence, la maturité de ses yeux orages et mettons 25 mais cela reste bien pour vous faire plaisir.
Date & Lieu de naissance :  Sur les terres froides du royaume de Russie, un 29 février, une donnée qui rend encore plus complexe le compte de son âge. Mais en plus, elle continue de raconter qu'elle est en réalité originaire des royaumes de Paris pour cacher son passé de douce jeune femme
Dans ce monde-ci, elle est née le 21 juin selon sa nouvelle histoire, un tel changement n'ayant aucune explication pour elle
Conte : La lac des cygnes, Les métamorphoses d'Ovide (ou la mythologie greco-romaine) et Carmen
Personnage : Odile le cygne noir qui dansa pour charmer le prince sous les ordres de son père et par simple plaisir, mal lui en prit puisqu'elle se retrouva changée en arbre pour échapper aux amours d'Apollon qui ne put résister à ses charmes enfin Carmen qui danse à faire chavirer les cœurs et les hommes et qui ne vit que de libertés et symphonies
Orientation & Statut : Les torses virils l'attirent bien plus que les tendres formes féminines mais elle a toujours été une source de luxure, les hommes elle en a connu beaucoup et c'est toujours avec plaisir qu'elle se laisse aller aux pêchés de la chair. Si on devait choisir un péché, ce serait certainement la luxure. Quant à être en couple, jamais la stabilité n'a été possible pour Aude. Exigeante comme elle est, les hommes s'enchaînent mais ne reste jamais, mieux vaut craindre son amour qui produit toujours des catastrophes. Étrange quand on connaît l'aspect fleur bleue de son enfance, même si un jour elle s'attache à un homme jamais elle n'osera de peur de le voir mal finir. Non, définitivement, elle est restée tristement célibataire.
Lorsque sa mémoire est devenue vide comme lavée par les eaux froides du fleuve Léthé, elle a eu une romance avec le Soren, mais aujourd'hui avec sa mémoire, Aude reste au bras de cet homme sans savoir réellement pourquoi. La bénédiction de la Méchante Reine aurait-elle calmé le feu brûlant ? Mais Carmen peut-elle rester enfermé dans des bras aussi doux soient-ils ? Il y a peu de chances.
Groupe : Les dramaturges,  elle se camoufle sans cesse derrière ses masques, devenant ce que l'on attend d'elle, le rôle qu'on lui a confié, elle est toutes les vamps de la littératures, toutes les femmes fatales du cinéma. Il y a bien une exception où elle apparait sans détours, loin de l'image de perfection qui lui colle à la peau
Particularité : Elle a un VII ou le chiffre de la puissance dans le creux du poignée droit. Les malédictions, elle les cumule donc en plus de me trouver coincer à Storybrook Aude reste toujours prisonnière de la malédiction d'arbre qu'on a jeté sur elle et donc il reste une part d'arbre que je n'arrive pas à fuir. Et avec la magie qui est en elle, le cygne pourrait peut-être agir mais elle ne réussis pas à contrôler cette puissance noire qui l'habite. Il ne lui arrive parfois que de ressortir pour maudire les gens sans que la brune puisse réellement le contrôler. Carmen, elle séduit avec facilité et la magie n'est sans doute pas étrangère à cette capacité comme la mort qui prend ses jolis pantins. Notamment quand elle danse, avec beaucoup de talents et tout types de danse même si elle a une préférence pour le classique, la salsa et le rock acrobatique. Mais la salsa, le jumpstyle, le West Coast Swing et cetera ont quand même un place dans son cœur.
Un camp en particulier :  Le sien et celui de Rothbart son père à qui elle voue une loyauté sans faille. Le seul homme qu'elle a pu aimé sans qu'il ne meurt dans d'atroces souffrances, l'homme de sa vie. Il a été dur, il l'a forgé en femme forte elle a été son plus fidèle serviteur, la prunelle de ses yeux et son meilleur agent. Puis il a tout sacrifié pour lui offrir une courte année de liberté totale... Jamais Aude n'a envisagé un autre camp que celui de la survie de son père, von Rothbart ou Pénée, voilà un nom connu et  craindre. Les passions sont une faiblesse de notre petit oiseau mais jamais sa loyauté envers son père n'a bougé et ce n'est ni la Méchante Reine ni la Sauveuse qui y changeront quoi que ce soit.
Pouvoir(s) : Très jeune, son père qui est un puissant sorcier l'a initié à la magie et à fait de ses pouvoirs naturelles de charme et de persuasion de véritables auras qui entourent les personnes qui l'accompagnent. Sa magie ne connaît que les bases, elle maîtrise le déplacement  par de très petites téléportation et quelques potions comme la remède la sauvant de sa forme d'arbre et si complexe à trouver. Transformer en cygne par un effet de l'amour pur de Sigfried et Odette, elle n'a jamais contrôlé cette métamorphose, aujourd'hui contrôlé par un peigne offert par son père et aujourd'hui entre les mains de celui-ci.
Sa séduction ne reste que plus grande sous Daphné, mais fit que non point immortelles mais sa vie est longue, très longue... Bien plus longue celle d'une simple mortelle qu'elle n'est plus en temps que nymphe chasseresse et attachée aux Oréades qui ont le pied sûr dans les sentiers les plus escarpée ainsi qu'une peur bien plus lointaine. La nature lui donne aussi un don de guérison pour soigner les maux des mortels. Ainsi qu'Artémis le don de viser juste sans qu'elle ne devienne une de ses suivantes malgré la tentation.
Faut-il ajouter la capacité à développer aisément des sentiments et à les voir mourir par l'amour qu'elle déclenche ?

FEAT Alexandra Daddario



Que penses-tu de la politique actuelle des choses ?
Es-tu au moins au courant de ce qui se trame ?
C'est vraiment obligatoire que je choisisse un camp ? Non, je ne suis qu'une simple jeune fille, mon seul souhait est de suivre le camp qu'auront décidé pour moi mes parents et faire un beau mariage et avoir des enfants que je porterais avec joie.

Hum... Bon il est vrai que j'ai menti sur une partie, fieffés coquins, je ne suis pas une simple jeune fille mais aussi un arbre. Je suis le parti de mon père, le sorcier Von Rothbart qui est le mien corps et âme. Je suis loyal envers l'être qui a fait de moi la femme que je suis aujourd'hui et qui m'aime et me protège, à sa manière. Mais je préfère largement ce que je suis que ce qu'est Odette comme modèle de fille fragile. Alors je me bats comme il le faut et je me tiens au courant, j'observe et je sens le danger monter. Les gens aimables deviennent parfois agressifs, une sorte d'aura maussade plane sur la ville, des forces s'agitent et elles sont puissantes. Un instinct me dit que les choses sont entrain de changer, parfois de nouvelles personnes apparaissent sans qu'on ne sache réellement d'où elles viennent, Storybrook attire de l'extérieur. Et la politique actuelle me semble pour le moins douteuse. Cela pourrait être pire et ils pourraient ignorer le danger, mais les sentiments sont bien trop mêlés et personne mieux que Carmen ne connait la violence des passions dans le brasier des sens.

Et les rêves que je fais sont de plus en plus étranges, je sais évidemment ce qu'il s'est passé dans le monde des contes mais d'autant plus, j'ai un pressentiment, un sale pressentiment. Les forces se rassemblent dans l'ombre, les puissances s'allient, les alliances se détruisent et les trahisons se machinent derrière la scène. La Méchante Reine a l'air bien plus inquiète récemment, les humeurs des gens changent, plus sombres, moins ouvert s et bienveillants. Même moins niais, ce qui n'est pas une énorme perte en soi vu mon désamour pour la niaiserie en tout genre. Je ne sais quel camp a choisi mon père alors je me tapie dans l'ombre en attendant. Mais la politique, j'en suis le seul juge actuellement avant de déclarer une sentence.


Anecdotes & Caractère


Le cygne est fier de sa beauté, fier de sa nature, fier de sa supériorité et cela Aude l'est entièrement par sa nature même. Enfant, elle était éveillée et curieuse et derrière ses cages boucles brunes se cache une véritable petite analyste qui aime duper son petit monde par son air d'ingénu et jouer sans cesse. Le monde est un théâtre et la brune joue son rôle à la perfection. A vous endormir sous son sourire innocent et ses grands yeux de biche... Elle risque de vous séduire bien plus vite que vous ne le pensez. Certains vous diront que la jeune femme est profondément bonne et que seule son histoire l'a rendu méchante. C'est vrai sans doute, elle a pu être curieuse, elle a pu être tendre et même elle a pu être amoureuse. Quoi qu'elle en dise ou prétende, après tout ce temps et une transformation en arbre, Apollon elle l'a aimé sans en comprendre les raisons. Une légère recrudescence de ses histoires qui petite la faisait vibrer.
Possessive pour de nombreuses choses, on lui reproche quand même souvent de ne penser qu'à elle. Elle a aussi hérité du caractère bien trempé des méchants qui la rendent hautaine jusqu'au bout des ongles, prétentieuse et un brin exigeante. Rancunière, aguicheuse sur les bords elle se sert de tes charmes pour gagner. Garce mais, elle n'en reste pas moins mystérieuse, charismatique, cultivée et captivante.
Un brève interlude entre deux phases de férocité qui dévoile la violence qui anime la jeune femme, les passions qui la dévorent, la font s'envoler dans les pires folies cachées derrière ses masques d'or. Aude est chacune des séductrices de la littérature : Madame de Chevreuse, la Vénus d'Ille... Elle est elle-même uniquement lorsqu'elle danse plus aucun masque, il n'y a plus de personnages, seulement Aude.

Séduisante  • Envoûtante • Féroce • Caractérielle •  Mystérieuse • Jalouse • Impulsive • Possessive • Hautaine • Égoïste  • Élégante • Fière • Vaniteuse • Loyale • Drôle • Cultivée • Exigeante • Peste • Acide • Curieuse • Menteuse • Digne • Tendre• Volubile • Énergique • Fantasque • Maniaque • Vile • Joueuse

Aude reste un mix de ses précédentes personnalités, restant... Explosive. Les différentes épreuves l'ont changé détruite pour faire d'elle la Carmen briseuse de cœurs et faucheuse des âmes contre sa volonté.

Aude, lorsqu'elle a été le cygne, a aussi été transformée en cygne noir lorsqu'elle a fuit le château du prince • Le souvenir de son vol reste profondément gravé en elle et l'oiseau est depuis enfermé en cage • La forêt l'attire et elle adore aller se promener là-bas même si elle craint de redevenir un arbre • Il s'agit d'une excellente danseuse classique même si elle se débrouille en pôle dance, en modern jazz comme en flamenco • Possède un certain amour pour les pièces de ce bon vieux William • Derrière ses airs de femme fatale, se cache une âme de scientifique qui fut vite emprisonnée par la rage qu'elle a toujours ressenti • Très mauvaise en langue étrangère, elle n'est pas fait pour être bilingue • Garde de son lycée l'image de la meuf bonne aux multiples conquêtes ce qui est bien faux • Engagée, elle est surtout critique et dure envers les autres • Dans ce monde, Odette est sa soeur jumelle et elle la déteste •


Pseudo : Eligos
Prénom : Alya
Âge : 17 ans et pas toutes mes dents
Loisirs : Ma vie est passionnante ? Alors jouer à des jeux vidéos, sortir, lire, l'histoire ainsi que les mythes ainsi que regarder des séries
Crédits de la fiche :
Code du règlement : [code ok by Briar]
Que penses-tu de NKL ? : Je ne suis pas une fan du design, trop sombre  (j'ai une vue pourrie si quelqu'un se pose la question) mais le concept est génial, les personnages supers intéressants et les membres sont adorables
Besoin de parrain/marraine ? : Avec plaisir, je ferais des bourdes mais ce ne sera pas de ma faute



Dernière édition par Aude C. Arétè le Dim 13 Mar - 17:47, édité 13 fois
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MessageSujet: Re: Dansons avec le diable au clair de lune - Aude Arétè (délai jusqu'au 29.1)   Ven 15 Jan - 19:55

Histoire
Cras amet qui nunquam amavit ; quique amavit, cras amet


Les premières caresses du mal
MONDE DES CONTES - MONDE DES CONTES - MONDE DES CONTES - MONDE DES CONTES
Il était une fois : c’est ainsi que commencent toutes les histoires. Mais si l’on y trouve souvent princes, princesses et dragons, toutes ne peuvent être belles. Et toutes les fins ne peuvent pas être heureuse.
Ainsi début l'histoire d'Aude Carmélia Arétè aussi connue sous le nom d'Odile, de Carmen ou encore de Daphné. Alors, chuut écouter mais ne vous attendez pas à avoir une fin heureuse et une jolie princesse. Ce récit n'a rien d'un conte

Odile était née lorsque l'hiver jouait son requiem. Le printemps luttait pour sa survie ce jour si spécial, ce 29 février. Un manoir recouvert de neige s'était réveillé par les cris d'une femme. Théodora Nievsky hurlait de douleur, elle allait enfin accoucher. Ses draps se mouillaient de sueur, quelques minutes encore, puis son calvaire prit fin. L'enfant hurlait sa vie au monde. La nouvelle mère ouvrit les yeux et demanda d'une voix tremblante :
-Donnez la moi, je vous en supplie. Laissez-moi voir mon enfant ! Dites-moi son sexe. S'il vous plaît.
Lentement, Rothbart accorda un regard à cette femme qu'il n'aimait pas réellement, mais elle lui avait donné une fille en bonne santé et elle allait mourir en couches. Alors la petite princesse dont il sentait l'avenir tourmenté passa dans les mains de Théodora qui caressa sa petite tête blonde.

-Comment s'appellera-t-elle ? J'aurais aimé qu'elle s'appelle Margaret.
-Odile Margaret Sorika.


Jamais le sorcier n'avait compté ajouter non plus le nom de Margaret, celui de Katarina lui avait semblait bien plus grand mais ce dernier plaisir ne changerait rien. Et il ne changea bien rien à l'avenir de la petite princesse.

Dès qu’elle sut marcher, on la força à adopter une posture de reine, à porter des robes contraignantes et à se comporter de la manière la plus polie qu’il soit. Jamais elle ne fut malheureuse, mais son éducation était basée sur la rigueur et l’élégance. « Quand on est une princesse, on se comporte comme une princesse », lui répétait sans cesse sa préceptrice. Odile ne comprenait pas toujours tous les espoirs que son père reposait sur ses épaules. Mais elle l'idéalisait complètement, souvent il partait en voyages, loin lui disait-il en partant après avoir caresser la joue  de sa fille unique d'une main fraîche. L'enfant se mettait alors sur son bureau qui donnait sur 'entrée du château, alors elle peignait comme il le lui avait demandé jusqu'à ce que son ombre apparaisse sur le chemin du manoir. Aujourd'hui, Odile avait 12 ans et la crainte qu'il oublie son anniversaire -qui n'a lieu à la bonne date que tous les quatre ans, il ne pouvait pas oser être absent- l'avait taraudait toute la journée, rendant l'enfant inattentive au possible.
Lorsque son père surgit au bout de l'allée, elle se mit à courir, dévala les escaliers en manquant une à deux fois de tomber dans sa jolie robe rose revêtue tut exprès pour l'occasion et se jeta dans les bras de son père dès qu'il entra. Elle seule pouvait agir ainsi sans se retrouver sitôt détruite ou transformée en rat mais Rothbart aimait sa fille même s'il ne saurait pas toujours le montrer c'est cependant une autre histoire. Odile le serra fort de ses bras délicats qui peinaient à faire le tour de son père et de son lourd manteau.
-Regarde comme ma robe est belle, pavana-t-elle en s'écartant de lui, tournoyant sur elle même. Ses yeux étaient semblables à deux petits saphirs tant ils brillaient de joie et d'excitation.
-La plus belle de toutes les robes que j'ai pu voir. Mais viens, j'ai une autre surprise pour toi.
-Oh... C'est vrai ?

Les yeux d'Odile brillaient à cette nouvelle. L'idée d'un présent de son père l'emplissait de joie -il faut dire que chacun était plus exceptionnel : une larme de déesse conservée, une épée d'un antique héros, la coiffe d'une Valkyrie, l'étole portée par Aphrodite...- et faisait sautiller ses cheveux blonds sur ses épaules blanches. Voyant l'air sérieux de son père, Odile s'assagit pourtant instantanément et suivi d'un pas sage Rothbart à travers le manoir tandis qu'ils s'enfonçaient sous terre. La main du sorcier poussa une porte et ouvrit la bibliothèque, avant de faire assoir Odile sur un grand fauteuil. Le regard de l'enfant s'accrocha à une rose étonnamment bien conservée pour la saison. Cette fleur déposée sur le rebord de la fenêtre retenait son attention toute entière, et alors que elle la laissais la happer, l'enfant n’entendait presque plus rien du monde extérieur qui se calfeutrer dans le silence pour ne point gêner son observation. Cette rose était censée être l’image même de la jeune femme : beauté, délicatesse et richesse. Qu'avait-elle de tout cela pourtant ? Elle était une guerrière, son sang entier la tourmentait, elle ne pouvait simplement être de toutes ces demoiselles délicates qui dansent et décorent leurs cheveux de roses…
-Qui suis-je ?
-Ma fille, Odile Sorika.
-Dans ce cas, qui es-tu Père ?
demanda tout bas l'enfant aux cheveux dorés sans quitter de ses saphirs la rose.
-Je suis le sorcier Von Rothbart, je suis le Dieu Pénée et je t'ai sans doute transmis certains de mes pouvoirs. La magie vit en toi et à partir de ce jour, je vais te l'enseigner.
Ainsi commença le début d'une nouvelle vie faite de bals en tous genres mais surtout d'entraînements et de maîtrise d'une magie plus ou moins incomplètes. L'histoire de la magie envahissait l'esprit de la jeune femme souvent : Les ténébreux gardiens et essence du mal, le Wonderland et même Neverland et la Forêt Enchantée.
-Qui est l'âme du Neverland ?
-Peter Pan, il est né avec l'île et sa force magique lui vient de lui
-Comment le pays d'Oz est-il organisé pour sa puissance magique.
-Il y a le fantastique Magicien d'Oz ainsi que les quatres sorcières des points cardinaux : la sorcière du Nord, la sorcière du Sud, la sorcière de l'Est et enfin la méchante Sorcière de l'Ouest.

Les réponses s'enchaînaient sans aucune hésitation. Rothbart fit un bref signe de tête en direction de sa fille, lui signifiant son contentement. Pas d’effusion, pas même un sourire. Le sorcier était un homme sévère lorsqu'il avait une tâche à accomplir. La leçon de la veille avait porté ses fruits et la petite lady de douze ans avait compris qu’il était inutile de se plaindre. Si elle y avait parfois mis de la mauvaise foi, aujourd'hui la joie de se montrer à la hauteur de sa tâche et de son nom. Le congé donné, la jeune femme sortie, laissant son père à sa tâche pour s'essayer à la magie. Il ne lui avait jamais donné aucun indice sur ses pouvoirs alors elle essayait encore et encore. Non, définitivement, elle ne réussissait pas à contrôler la neige qui tomber encore et encore selon les volutes de vent et non selon la volonté d'Odile. Le feu ne plus ne faisait pas partie de ses attributions à son grand regret. Les flammes avaient toujours provoqués chez la jeune fille une attraction disproportionné, le feu l'attirait comme un aimant mais surtout elle se sentait étrangement en osmose avec lui. Odile le savait, elle brûlerait jusqu'à ce que tout son combustible se soit consumé dans le feu qui la dévorerait. L'eau seule semblait parfois se soumettre à son désir, alors elle passait des heures assise au bord de l'eau. L'enseignement, les problèmes la canalisaient, le clavecin améliorait sa dextérité mais bien plus que ça, elle se laissait aller lorsqu'elle dansait, envoûtant bien plus qu'en temps normal tous ceux qui l'approchait
-Plus gracieusement le geste du bras.
Alors le geste se fit plus gracieux et aucun conseil n'émana plus du professeur de danse lorsqu'elle continuait le danse, la musique semblait l'habiter, elle ne dansait pas, elle se battait pour survivre ses cheveux dorés volaient dans le vent alors qu'Odile se laissa choir sur le sol à l'instant même où la musique cessa. Voilà sans doute son domaine de prédilection, elle aimait danser, sentir les regards caressés sa peau et les cœurs qu'elle laissait derrière elle par un simple sourire. Aucun ne l'animait, elle n'y trouvait pas de quoi brûler, de quoi accélérer son cœur et faire se consumer son âme au sommet de sa jouissance.

-Relève-toi. Et recommence.
Le souffle court, Odile se releva le visage couvert d'un rideau de fils d'or. Rien à faire, elle n'y arrivait pas et encore moins à affronter le regard de son père. Ce mouvement de combat, jamais elle ne réussissait à revenir en position de façon convenable.
-Comment escomptes-tu maîtriser ton esprit si tu es incapable de maitriser ton corps ?
Le mot lâché, Rothbart sortit de la pièce sans même jeter un regard dédaigneux sur sa fille. Les larmes coulaient en silence sur les joues de l'enfant de treize ans. Qu'y pouvait-elle si elle était trop faible ? Tout sans doute, alors elle se releva et sans tenir compte des larmes qui continuaient de dévaler les pentes douces de son visage, Odile se mit en ouverture et recommença le mouvement, une lueur obstinée l'éclairait de façon nouvelle.

Comme un félin, le corps d'une jeune femme s'étira mettant en valeur ses bas irisés. Les rayons d'un soleil rouge orangé filtraient peu à peu dans la pièce sombre, l'envahissant lentement d'une douce lumière, jetant ça et là quelques traits clairs et purs et annonciateurs d'une chaleur écrasante au cours de la journée. Quelque part dans les airs, les oiseaux commençaient leur chant matinal, réveillant paisiblement la terre froide mais riche de Russie et ses habitants encore plongé dans leur sommeil bien mérité. A l'horizon, l'astre royal perçait tel un diamant étincelant, luttant contre la noirceur de la nuit en habillant le ciel d'un manteau de pourpre et d'or... Rouge et or... Un sourire étira les lèvres fines d'Odile à cette pensée fugace qui avait traversé son esprit. Les couleurs de ses feux. Des couleurs chères à son cœur. Même mère nature semblait proclamer au monde entier la supériorité flammes de la passion, et leur inaccessibilité.
En traversant les couloirs et les salles du manoir de Von Rothbart ce matin-là, l'on pouvait s'étonner de l'abandon des lieux. Boudoirs, antichambres, salons. Tout semblait vidé de toute présence humaine en dehors de la belle jeune fille qui se promenait. La taille fine, la poitrine généreuse couronnés d'un visage d'ange aux doux yeux bleus et aux cheveux dorés comme le soleil qu'elle aimait tant malgré sa peau blanche. Comme prévu, la petite tête blonde au port de tête altier était devenu une jeune femme à la beauté et aux charmes certains. Belle, voilà un mot inventé pour elle et la terre allait être recouverte en entier de ces ailes. Rothbart était fier de sa fille qu'il avait crée, façonné dans ce bois si rebelle.
Ces longs cheveux blonds se déversèrent sur ses épaules, et sa gorge pâle apparu sous les éclats des chandelles. Le teint rose et frais de la jeune femme lui donnait encore un jeune âge, mais derrière ses prunelles bleues, on pouvait y lire un âge adulte atteint bien plus tôt que prévu. Ses yeux étaient empreints de cette détermination propre à sa famille, cette flamme volontaire et butée, cette lueur aventurière dansant avec une passion qu'il ne se connaissait pas.
-Que puis-je pour vous Père ? Demanda Odile voyant que son père ne réagissait pas à sa présence d'une autre façon qu'en l'analysant.  
-J'ai besoin de toi. Tu vas devoir séduire chez le prince Sigfried et le faire te déclarer son amour ainsi que t'épouser. Je te présente Odette dont tu vas voler l'identité. Tu as une nuit pour l'observer, discuter avec elle et être capable de prendre sa place. Il s'agit de l'héritière d'un duché voisin n'ayant pas rempli sa part du contrat à mon égard. Pour qu'elle ne fuit pas, la journée la pauvre enfant devient un cygne du blanc le plus pur.
Odile tourna son regard vers le cygne blanc, Odette qui se tenait craintivement malgré une lueur de défi dans son regard. La jeune femme s'approcha, sa robe pourpre marquant son parcours, un profond décolleté marqué sa poitrine à où la belle Odette -alors oui, vu qu'elles étaient de parfaits sosies, Odette était aussi magnifique qu'elle-  restait bien prude.
-Alors dis-moi douce prisonnière, qu'est-ce qui te plaît tant chez Sigfried ?
Seul le silence lui répondit, ô elle voyait bien le regard d'eau brûlait de fureur mais au fond, Odette ne réussissait pas à inspirer à ses traits -je vous ai déjà dit qu'ils étaient très harmonieux et fins ?- la moindre haine ou même sentiment mauvais. Il semblerait qu'il faille donc jouer les ingénus à l'âme aussi blanche que son pelage de cygne.
-Tu sais, commença Odile en s'asseyant sur un fauteuil de velours rouge, les cygnes blancs sont la représentation des destins tragiques, les histoires qui finissent mal, c'est toujours vous. Je t'imagine tellement bien dans ce rôle, seule toute la journée et perdant le compte de tes nuits à en devenir folle, aliénée, simplement bonne à enfermer. Mais tu le serais déjà et oubliée. Ton pauvre prince Sigfried sera perdu dans mes bras, dans me draps et mes plumes.
Le sourire enjôleur du cygne noir faisait écho au regard soudain terrifié du cygne blanc. Quelle pureté, quelle douceur... Et surtout quel ennuie, elle ne pût retenir d'un soupir en levant les yeux au ciel dans l'espoir que sa frêle interlocutrice soit foudroyé. Un peu trop naïve, un peu trop influençable et douce. Odile aurait sans doute pu la manipuler avec talent mais elle se préférait s'amuser avec la jeune femme, la pousser dans ses retranchements pour cerner sa personnalité et le lendemain jouer son rôle. En y mettant un peu de piment avec ses charmes bien évidemment.

Elle passa sa robe d'un vert pâle, s'accordant avec sa chevelure, et choisi avec soin les bijoux qui l'orneraient. Tout était rôdé, comme un méticuleux mécanisme, une routine qu'elle connaissait par cœur. Se coiffer, se vêtir, choisir ses bijoux, colorer ses joues, puis sourire. Elle ne détestait pas ce jeu d'apparence, elle y prenait même goût et aimait à s'y plier, mais elle aimait aussi ces nuits d'aventure, lorsqu'elle retrouvait son père ou même en solitaire.
Les candidates à ce beau mariage passées, Odile surgit. Ce bal commença en grande pompe. tout le monde la regarda, le prince Sigfried la dévora. Le cygne noir était une magnifique jeune femme, ses longs cheveux blonds étaient relevés en chignon et ses yeux saphirs étaient soulignés d'un trait noir. Son corps devenait celui d'une femme, un corps harmonieux dont le corset soulignait impeccablement sa taille et mettait en valeur sa poitrine. Quelle merveille elle allait jouer ce soir pensa-t-elle en s'avançant faire le Prince avant de s'incliner dans une révérence parfaite. Il était abusé et l'invita sans attendre à danser.
-Vous êtes aussi belle qu'un ange tombé du ciel. Plus qu'hier lorsque je vous ai vu redevenir humaine et demain sans doute encore plus.
-Le compliment vous est retourné
, répondit-elle du bout des lèvres.
Elle avait rougi lorsque son fiancé lui avait lancé ce compliment. Moui, Odette aurait rougi donc Odile avait fait semblant de rougir lorsque le beau Prince Sigfried l'avait complimenté avant de l'emmener danser. L'assistance n'avait d'yeux que pour eux lorsqu'ils se mirent à danser. Si tout le monde les regardait eux deux, Odile ne voyait que le prince de cette autre, son sourire et son regard tendre sur elle comme si elle était vraiment son amour. Le prince enfin majeur devait choisir une épouse et ce serait le cygne noir et non cette simple Odette.
Il l'embrassa avait toute la passion d'un jeune amoureux, faisant battre à tout rompre le cœur de la demoiselle malgré tout. Le jeu de manipulation faisait chavirer son cœur, l'excitation peignait ses joues de rouges et faisaient briller son regard d'ange.
-Je vous aime comme un fol, mon amour.
Un sourire épanoui apparu sur le visage de la jeune femme, elle avait gagné, son père avait gagné la partie grâce à elle. Saisissant la main du cygne noir, Sigfried annonça son futur hymen avec la belle Odette. La jeune femme  avait conscience de tout cela et en jouait sans vergogne, se délectant de tous ces yeux braqués sur elle : pleins de haine, d'envie et de désirs. Cela la grisait !

Le lendemain sonna les noces sous le soleil froid de Russie faisant briller la neige de mille et unes couleurs fantastiques dans le ciel orange de son coucher. Le Prince attendait dans une superbe église orthodoxe, les vitraux rejouant les jeux de lumières de l'extérieur. Et dans tout cela apparu l'ange déchu, sublime dans sa robe aussi blanche que la neige. Le prince saisit sa main, une légère révérence courba Odile, mettant en avant ses épaules rondes et désirables. La coiffure lui allait à merveille, et si elle ne jugeait pas le Prince comme un sot ou un abruti, elle ne pouvait nier qu'elle espérait conquérir son âme par son élégance.Tout était calculé mais ces charmes joués déjà sans la balance, il s'était laissé avoir mais le moment plus périlleux restait celui-là. Chaque instant compté, elle calculait... Le cygne noir envoya un sourire lumineux à sa belle-mère, et un regard en coin à son père sous une autre peau. Les bijoux habillaient son coup, le couple rayonnait : voilà un mariage autant d'amour que de raison. Elle eut un petit regard satisfait et un sourire se dessina au coin des lèvres. L'heure était arrivée, il ne fallait jamais quitter la scène, le monde entier est un théâtre.
L'idée romantique d'épouser un homme qui lui plaisait exciter évidemment l'esprit de la jeune femme, les histoires de son enfance parlaient tant d'un amour vrai qui allumait les cœurs et durait. D’aucun lui dirait sans doute que mariage et amour n’avaient rien à faire ensemble, Odile avait parfois de légères difficultés à le voir comme ça. Comme tous les enfants. Mais elle savait où placé sa loyauté et jamais ses sentiments ne déborderont de son être tel la flamme de l'Etna. Elle était une âme pervertie, une comploteuse, une aventureuse qui détrône lorsqu'il le fallait, séduisait à demande et maintenant volait une identité. Odile avait une âme sombre et le visage lumineux à côté du rêveur Sigfried.

Le manteau aux armoiries de la famille du Prince allait se poser sur le dos du cygne, lorsqu'un congénère blanc se posa devant eux avant de se transformer en humaine sous leurs yeux ébahis pour la plupart. En un sosie d'Odile apparu, que le prince reconnu immédiatement malgré tout. Qu'est-ce qu'elle haïssait le pouvoir du grand amour ! Avant de reconnaître la scène et de s'enfuir.
-Odette, souffla-t-il avant de se tourner vers le cygne noir. Tu es ?
-Je me présente, Odile, la fille de Rothart. C'est un plaisir une nouvelle fois.
La fille de Rothbart n'avait rien perdu de son assurance extérieure, mais au fond d'elle, la panique commençait à monter. Horrifié, le prince ne prit même pas le temps de regarder plus longuement sa fiancée -bon, sans doute plus pour très longtemps- avant de partir à sa poursuite, aussitôt suivi par la jeune femme. Ce n'était pas dans ses habitudes de courir après un homme pourtant et elle savait très bien où ils allaient : au lac formé par les larmes des parents du cygne blanc.
-Tu m'as condamné à rester un cygne à jamais. Pour une fois, l'éternité sera courte.
Lentement, le corps gracile d'Odette chuta dans le lac et sans se débattre, elle se laissa couler, suivi par le prince qui sauta à sa suite. Quel romantisme... L'esprit rocambolesque d'Odile imaginait déjà l'élévation des deux amants maudits par ces soins partir au Paradis à cet acte d'amour, en apothéose. Cependant, les eaux du lac chutèrent, laissant le cygne blanc et son amant enlacé. La jeune femme retira un élément de décoration de sa longue robe, un soupir déçu s'échappa de ses lèvres rouges avant de le poser dans ses cheveux et de se transformer en cygne noir qui s'envola.

Un cygne noir atterrit devant le château de von Rothbart dans la nuit.

-Pourquoi dois-je partir de Russie ? Je ne veux pas vous quittez Père !
Odile se tourna, sa chevelure blonde vola lorsqu'elle osa regarder dans les yeux son père malgré la colère qu'elle s'attendait à voir, pour ni trouver qu'une ferme décision. Aucune contradiction ne souffrait dans son regard.
-Cher auteur de mes jours, permets moi au moins de rester ta fille et uniquement ta possession. s'écrit Odile en saisissant sa main
-Tu as échoué et ton avenir n'est plus là mais en Grèce. Et ma décision est irrévocable.
Et pourquoi cette demande jurée sur les eaux sacrées du Styx ? Ta beauté ne te permet pas d'accéder à tes vœux et ta grâce s'oppose à l'accomplissement de ce que tu réclames. Ainsi pourtant tu cellas ton destin et fut envoyé en Grèce.




La vierge de Fer
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Le véritable amour, une chose complètement inatteignable. La malédiction que je connais depuis si longtemps est bien de ne jamais pouvoir aimer sans risque. Alors une pauvre âme naïve va venir me dire que le seul et unique véritable amour pourra briser et que cette personne saura me le faire découvrir. Foutaises, je n'ai pas de temps à perdre avec l'amour, il y a bien longtemps que j'ai perdu cet espoir. Lorsque j'aime, c'est féroce, dangereux et prends garde, si j'aime, la haine finira par venir. Quand mon cœur cède, il aime trop pour ne point finir par haïr. L'amour est maudit et le véritable amour n'est bien que le plus délicieux et goûteux à corrompre. C'est une simple invention qui sert à rassurer les faibles, émerveiller les enfants. Allez donc rêvez ailleurs.

Nymphe Daphné, fille du Dieu du fleuve Pénée et Oréade. Voilà ce qu'était Odile au fond d'elle et ce qu'elle devint par la volonté de son père et de dieux plus puissants. Être un nymphe a toujours fait parti de son identité et elle s'est vite adaptée de déesse grecque, certes mineure. Mais tout de même, une vie quasi-infini mais seule voilà la seule permission offerte par sa vie.

-Acceptes-tu de payer le prix ?

Le regard de glace liquide de Daphné se plonge dans le regard de son interlocutrice superbe dans sa robe pourpre. La jeune Nymphe n'arrivait pas à s'habituer à sa nouvelle apparence où seule les yeux étaient restés les mêmes et elle ne pouvait s'empêcher d'y revenir. Son château de cartes s'était écroulé à son premier échec, mais quel échec. Son flambeau n'avait pas su allumé une flamme suffisante dans le cœur charmeur, fier et même un peu farouche de Sigfried. Le regard de Daphné restait planté dans le miroir en face lorsqu'elle répondit.

-Ai-je réellement le choix, Hécate ? Je te dois mon passage dans ce monde et cette nouvelle apparence.

Le sourire de la déesse que lui renvoya le miroir tira un frisson dans le dos sans qu'elle ne put le contrôler. Ses bras délicats ne pouvaient rien faire, sa magie était là, elle la sentait palpiter en son sein cependant sa puissance n'était sans commune mesure avec celle de la déesse immortelle.

-Je te dirais le prix en temps voulu. Maintenant va et n'oublie pas que l'amour frappe à ta porte pour ne t'apporter que de la douleur.

Plusieurs amants ont voulu lui plaire; elle a rejeté leur hommage. Indépendante, elle parcourt les solitudes des forêts joignant parfois la Chasse de son pied alerte, dédaignant et les hommes qu’elle ne connaît pas encore, et l’amour, et l’hymen et ses nœuds. Séduite par son côté bête sauvage, Artémis à qui elle devint chère lui offrit le don de viser juste. Les mauvaises aventures de ce prince qu'elle avait séduit d'un battement de cil, usurpant l'apparence d'une autre. Le souvenir des paroles de son père la hantait : «Aucun homme ne pourra succomber aux charmes que la nature t'a offerts sans en payer les conséquences. Ne l'oublie jamais ». Alors Odile, aujourd'hui connue sous le nom de Daphné fuyait les hommes capable de céder à ses charmes.

Cependant, Leucippe, fils du roi de Pise, était tombé éperdument sous le charme de la Nymphe aux yeux si troublants, mais il avait vu sa haine de l'hymen semblable à celle d'Artémis. Or Daphné avait obtenu la même grâce de son père que celle accordait par le roi des cieux et dieux à la déesse vierge. Pour ne point s'exposer à un refus de celle qu'il aime passionnément et veut marier, il trompa la belle.
Les cheveux longs, il avait revêtu des vêtements de femme, il se représenta ainsi devant la nymphe :
-Daphné, je me présente à toi, je suis Oenomaüs et j'ai fuit une vie qui ne m'allait point pour rejoindre ta chasse. M'acceptes-tu ?
Sa naissance princière, ses manières faisaient de Leucippe une compagne dont Daphné appréciait la compagnie de la princesse qui avait su gagné ses bonnes grâces et ne s'épargnait pour cela aucune peine.

Apollon, jaloux de voir Leucippe plus heureux que lui aux côtés de celle qui avait su allumer dans son âme les braises de la passion, inspira aux jeunes femmes l'envie de se laver ensemble dans le Ladon. Le pauvre Leucippe découvert, fut alors tué par les suivantes de Daphné, la Nymphe posant son poignard dans le cœur du menteur.

Pourtant n'est point le hasard aveugle mais bien la cruelle vengeance d'un Dieu de l'amour irrité qui tira la flèche qui fit tomber sur la belle Nymphe de Pénée les affres ardues de l'amour. Son cœur accélérait à cette douce idée. Une flèche à l’empennage doré a blessé le Dieu soleil par le tir du bras effémine d’Éros. Soudain Apollon aime, soudain Daphné doit fuir cet amour que la nature ne lui permet pas de couronner de succès. Elle ne le pouvait sans risquer sa mort à lui. Que se passait-il si un Dieu immortel était condamné par le Styx à mourir ? Les pires sévices l'attendaient sans doute... Cependant Apollon aimait et désirait s'unir à elle. L'espérance qu'il nourrit, malgré toute sa science de lecture dans l'avenir, ne doit que rester vaine. Il voit les cheveux de Daphné flotter négligemment sur ses épaules -que l'art n'avait même pas arrangé, quelle beauté ce serait-, il voit ses yeux océans briller comme des astres étincelants par l'excitation de la chasse, il voit ses lèvres vermeilles se pinçaient. Ce qu'il voit ne lui suffit plus, voir cette peau crémeuse sous la soleil de juillet, ce bras bien plus qu'à demi-nu. Ce qu'il ne voit pas, l'imagination s'en charge et l'embellit plus que de raison.

Daphné le détestait. Elle le détestait d’être celui qui lui avait enlevé à tout jamais de ceux qui comptaient tant pour elle. Elle le détestait de vouloir la faire sienne. Elle le détestait pour tout et à jamais. Et sans doute le détestait-elle d’autant plus que la Nymphe ne parvenait pas à se résoudre à l'oublier. Elle se détestait même sans doute plus encore de ne pas parvenir à redevenir maîtresse d'elle-même pour le rejeter comme il devait l’être. Se pouvait-il d’être aussi en colère contre quelqu’un et d’être aussi peu capable d’échapper à son emprise ? Daphné pouvait sentir la colère monter alors qu’il se montrait si sûr de l'avoir vaincue et d'être son maître. Pourtant, au fond de son cœur avait germé depuis longtemps l'amour qui l'avait fait fuir. Plus légère que le vent, la Nymphe fuit plus rapide que le vent dans ses forêts qu'elle a parcourues un bandeau retenant ses cheveux épars alors qu'un vain discours la poursuit :

-Ô douce Oréade, ralentis ta course, je languis de ta présence à mes côtés. Cesse donc ta fuite, la brebis fuit le loup, la biche le chasseur mais tu n'es point ma proie, ce n'est que l'amour que tu fuis à tord douce colombe épouvantée. Que des sentiers si difficiles se poursuivent sous tes pas, prends garde à ne pas te blesser. Modère la rapidité de ta course, je ralentirais aussi pour être sans cesse l'amant qui t'adore. Amour, reviens donc vers ton Apollon qui ne cesse de brûler pour toi.

Emportée par l'effroi, Daphné ne courrait que plus rapidement pour ne plus entendre ces discours. Et sa course n'ajoutait qu'à ses attraits : la tunique déchirée par endroit du fait des ronces s'agitait lentement au vent, ses cheveux flottaient au gré de Zéphyr et ses charmes n'en étaient que plus grands dans les yeux brillants du Dieu Soleil. Lui aussi accélère sa poursuite folle à travers les sinueux sentiers que la Nymphe avait tant de fois emprunter dans ses chasses. La crainte de sa prise hâte ses pas sentant le jeune Dieu se rapprochait. Il s'approche, il sent son parfum léger, il croit déjà tenir la chair tendre entre ses mains et l timide animal évite les morsures de son chasseur. Ainsi durait la course de Daphné et d'Apollon dans la peur et l'espérance. L'haleine brûlante du Dieu brûle sur sa peau pâlit par la violence de la course arrivant devant les ondes du Pénée.

-Gaïa, Mère de tout ce monde, secourez-moi et accueillez-moi en votre sein. Ôtez-moi cette beauté qui en devient funeste et ainsi détruisez la destinée fatale qui s'attache aux pas de ceux qui m'aiment.

Apollon approchait, Daphné le fixait tandis que ses membres s'engourdissaient, la peau laiteuse laissait place à l'écorce. Dans ses cheveux bruns devenant branches naissaient de petites feuilles et ses pieds délicates si rapides se changeaient en racines et s'attachaient à Gaïa, la cime couvrit sa tête sans rien perdre de l'éclat. Mais Apollon l'aime encore, il caresse du bout des doigts la peau tendre de sa joue avant qu'elle ne se transforme en écorce. L'hyperboréen sent encore son cœur battre sous l'écorce, il la couvre de baiser.

-Tu ne seras pas mon épouse puis que tu ne le veux point, mais tu seras au moins mon arbre ma tendre Daphné. Le laurier ornera mes cheveux, ma lyre. Le triomphe sera mis sous tes auspices et ton pouvoir et jamais tes feuilles ne connaîtront l'outrage du temps qui est le maux de la beauté des plus belles femmes.

Le laurier semble acquiescer et se laisse saisir une branche par Apollon qui en fait sa couronne. Daphné sentait aussi le cœur de son amant battre contre son écorce, cette fois-ci, la malédiction des amours de la belle ne s'était pas retourné contre le dieu des Arts. Le cygne aurait pourtant pu finir avec Apollon dont il est l'un des animaux favoris.


 




Dernière édition par Aude C. Arétè le Dim 6 Mar - 17:50, édité 31 fois
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MessageSujet: Re: Dansons avec le diable au clair de lune - Aude Arétè (délai jusqu'au 29.1)   Ven 15 Jan - 19:55

Histoire
Odit verus amor nec patitur moras

A song of ice and fire
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Sommes-nous réels ? Sommes-nous vrais ? Ces questions me rendraient folle et incontrôlable je pense, mais dans ce cas je suis l'enfant de mon créateur, l'enfant qu'on aime autant qu'on hait mais je resterais toujours dans les esprits. On voit tant de gens, de ce qu'on appelle des gens irréels choisirent de rester dans les mémoires plutôt qu'une longue vie. Finalement, je ne suis pas là pour la gloire, je suis là pour gagner et jamais je ne laisserais l'idée de devenir un fantôme parmi les autres.  

La magie envahissait l'arbre qu'elle était, sans qu'elle ne sache combien de temps avait bien pu s'écouler depuis sa transformation, son esprit voguait mais revenait toujours à son échec face à Siegfried et Odette dans cet amour divinisé, les chasses des suivantes et sa volonté de fuir les nœuds de l'hymen, son amitié avec la vierge éternelle et enfin Apollon avec ses cheveux blonds et son arc d'or. Sa vie contre sa sécurité, les heures s'égrenaient lentement dans le sablier si lent de sa vie sans que Daphné ne puisse trancher. Le laurier jouait avec le vent qui retirait ses feuilles mortes lorsqu'une puissance magique la sortir du fil de sa vie. Les parques avaient donc un autre destin dans le fil de la vie de l'ancienne Oréade. La puissance du sort tira la Nymphe aux cheveux de cuivre de sa métamorphose. Où se trouvait la puissance de contrer la bénédiction de Gaïa, la terre-mère ? Dans les mains d'Artémis unie au dieu Pénée pour offrir une dernière parcelle de liberté au laurier d'Apollon. Une unique année, leur puissance ne pouvait rien obtenir de plus... C'était déjà tant. Daphné n'était plus et durant un an elle répondrait au nom de Carmen.


Carmen avançait en se souvenant de sa libération et de son départ de la Grèce Antique, son regard concentré sur la rose blanche qu'elle tenait en main et qui lui rappeler irrémédiablement son passé houleux sans qu'elle ne comprenne la raison. Une année de liberté totale dont elle avait déjà consommer six mois avant qu'elle ne soit de nouveau sous l'emprise de sa malédiction d'arbre, même la puissante toison d'or n'avait rien pu de plus contre le don de Gaïa. Elle n'en voulait à personne, son choix était certain mais cette liberté l’enivrait. Le délicat ouvrage des pétales, la pureté apparente avec toutes les épines, dont une lui avait déjà ouvert le doigt. Elle suçotait le sang qui coulait, sensuellement comme tout ce que faisait la danseuse lorsqu'un choc violent la sortie de ses pensées, la faisant reculer de quelques pas.
-Nom de Dieu. Oups... Je dirais plutôt nom d'une pipe, je ne sais si c'est bien plus pieux mais au moins nous serons à genoux, souffla Carmen.
-Vous allez bien ?
-Aussi bien que la victime d'une agression par un soldat.

Un sourire dévoila ses canines alors que sa démarche féline s'approchait de son interlocuteur. Carmen avait l'allure d'une plante tropicale mystérieuse qui attirait par une beauté fascinante et tuer ses victimes par ses sucs soporifiques. Ses cheveux bruns étaient opulents encadrés un visage pâle d'où ressortait une paire de lèvres rouges. Les yeux du soldat s'accrochèrent à ses lèvres avant de se plonger dans les yeux orages qui illuminaient ce visage trop parfait de statue.
-D'ailleurs, je trouve votre épinglette absolument ravissante dans le genre vieillot, même pour un militaire, enchaîna Carmen comme s'il y avait un lien logique évident.
-Merci. Mais dites-moi comment vous appelez-vous ? Je suis Don José.
-Carmen

La jeune femme se laissa aller à un clin d’œil en envoyant sa rose blanche au beau Don José avant de continuer son chemin. Le soldat ne pouvait quitter des yeux la rencontre qu'il venait de faire, le mouvement sulfureux de sa silhouette alors qu'elle s'éloignait. Un vieux souvenir des cours de latin lui revient. Carmen signifiait charme au sens d'envoûtement et aucun nom ne semblait mieux lui allait. Quelques instants et il ne pouvait oublier la bohémienne.
-Quelle effronterie


Carmen rentra dans une taverne, ce même air d'assurance sans faille sur le visage, sans un regard en arrière. Un an de liberté est bien trop court pour se risquer au regret, la jeune femme se présentait comme une épicurienne, rien de trop et aucun regret. Artémis avait ouvert la cage de l'oiseau rebelle, aujourd'hui elle volait là où l'envie la portait entre Madrid et Barcelone, parfois danseuse dans des cabarets, d'autres serveuses dans des tavernes mais surtout, une bandit dans la bande d'Escamillo et la jeune femme qui déchaînait les amours et pourfendaient les cœurs. Une terrible plante qui laissait les cœurs et morts derrière elle. Son serment avait été brisé, elle ne se laissa point avoir à convoler un doux hymen mais elle avait rompu son serment et perdu sa virginité et les hommes qui avaient cédé à ses charmes. Elle vivait d'eau fraîche, de petites rapines et de liberté
Jamais elle ne l'avouerait mais elle ne pouvait être libre sans renoncer à tout son passé, Carmen ne pouvait oublier le cygne transformé en arbre par amour sans oublier ses promesses et ces principes. Alors elle voguait, l'enfant perdu à la recherche de sa liberté, de son droit à être sans se soucier des autres. Un an, c'est si court pour goûter jusqu'à plus soif à chaque plaisir qui faisait fondre la glace de ses yeux. Oublier la rigidité mécanique sans âme de la valse qu'elle pratiquait, aujourd'hui elle volait.
La cage était ouverte, mais la belle ne chutait-elle pas plus qu'elle ne vole ?


Ouvrière sur un chantier, Carmen dans toute sa douceur apparu avec l'assurance de ceux que rien ne ne pouvait atteindre dans ce corps de mannequin. Aujourd'hui ouvrière et demain ? Elle n'en savait rien Le soleil était déjà haut dans le ciel lorsque Don José aperçoit au loin une bagarre entre deux femmes. L'une est une femme blessée ouvrière et l'autre est Carmen. Même échevelée, elle est belle avec ses yeux qui lancent des éclairs et la fierté qui sort de tout son être. Carmen, railleuse à son habitude s'était moquée de la pauvre femme et lui avait tracé lors de la bagarre une croix de Saint-André sur le visage à la pointe du couteau. Pourtant, il sait qu'il doit l'emmener en prison, il la prend par le bras et l'entraîne sans hésiter.
-Un si beau soldat que toi, allons plutôt danser.
Les tentatives de charmes de la jeune femme restèrent sans effet sur le brun. Il avait le regard obstiné lorsqu'elle se mit à jouer sur le patriotisme. Après tout, elle venait elle aussi de Navarre. Certes, c'était un énorme mensonge, la jeune femme le savait mais elle voulait rester libre, profiter au maximum du temps qui lui été alloué.

-Très bien, allons nous amuser

Don José posa sa main dans le creux du dos de l'envoûtante Carmen. Il avait l'habitude de danser la valse, les deux partenaires se laçaient dans ses pas calculés, maîtrisés avec douceur, ensemble vers la romance. Une danse rigide, bien sous tout rapport et courtoise, une danse de militaire, maîtriser corps, celui de son partenaire. C'était une simple cour, un met qui manquait de saveurs dans le cœur de la belle gitane. La salsa était diamétralement opposé à la valse et c'était un jeu bien plus complexe. On s'éloignait et revenait, on s'attirait et se repoussait, on se tournait autour sans se quitter des yeux et on entretenait ainsi l'attractivité et la passion sans quitter son sourire ; c'était un jeu, un drôle de jeu dans lequel on n'était plus avec l'autre mais contre l'autre, avec pourtant le même but sous-jacent derrière ces règles différentes.
Son cavalier la pencha vers le sol avant que les deux partenaires ne se rentrent dedans, les lèvres séparées d'un simple souffle avant que le souffle de Carmen ne se glisse dans l'oreille de son soldat.
-Toute femme est comme le fiel ; mais elle a deux bonnes heures, une au lit, l’autre à sa mort
Sur ces mots, Don José glissa avec naturel ses lèvres sur les siennes, Carmen répondit par la passion. L'oiseau rebelle venait de se poser et d'enfermer le capitaine dans une cage plutôt que lui.


Un mois s'était écoulé déjà depuis que Don José l'avait libéré et prit sa place en prison. Carmen posa la carafe d'eau sur la table d'Escamillo, puis dansa les clients qui s'accumulaient. Sa cuisse apparut subrepticement dans un mouvement de jupons, Escamillo caresse la taille de la jeune femme, tente de l'attraper mais elle s'échappe dans un sourire.
-Belle, c'est un mot qu'on dirait inventé pour toi.
-Simple flatterie.
La coquetterie se lit dans les yeux de la jeune femme lorsqu'elle repoussa la main qu'il avait posé sur elle.
-Viens au moins avec moi, j'ai un coup.
-Non, je n'ai pas envie
-Et pour quelle raison ?
Demanda Escamillo
-Je suis amoureuse
-Voyons sois sérieuse Carmen.

Le cœur de Carmen lui avait dicté un petit présent pour cet homme qui lui plaisait à cet instant alors elle avait envoyé une lime et de quoi s'enfuir dans un pain fit maison, ne pouvant concevoir de laisser une personne enfermée. Pourtant, il ne la rejoint qu'aujourd'hui, dégradé et dans les bras de sa Carmen.
-Carmen. Ô ma Calli, ma tendre bohémienne, viens que je te fasse visiter le jardin des fleurs de Madrid.
La main de Carmen saisit celle du soldat avant de s'élancer. Une journée sous le soleil laissa Don José transi d'amour pour la gitane.
-Pourquoi ne pas avoir utilisé mon présent ?
-Mon honneur de soldat me l'interdisait
-Pfff... J'ai dansé pour les soldats durant ton absence
, chuchota la jeune femme en reniflant une fleur. Mais aujourd'hui, je vais danser simplement pour toi.
Carmen se déhanchait devant les yeux étonnés de Don José, leva lentement sa jupe. Une danse très suggestive et enchanteresse. Un bon moyen de le manipuler c'était une évidence. Un sourire et il lui passait ses crimes et ses vols. Les hommes étaient si simples à manipuler, il refusait de la suivre et de quitter son poste. Carmen se lassa, Carmen disparut.

Don José revint auprès de Carmen après son duel avec son supérieur, souhaitant courtiser la belle bohémienne.
-La fleur que tu m'as donné à flétrit en prison, mais je l'ai encore et elle a encore sa douce odeur, protesta Don José.
-Es-tu des nôtres maintenant ?
-Il le faut bien
-Bienvenue à mes côtés dans cette chose enivrante qu'est la liberté.


Don José ne put jamais s'habituer à la vie des grands chemins, droit dans l'âme il n'était là que pour Carmen. Il hésitait à tuer, aimait sa si chère amie et avait sacrifié sa vie pour le plaisir de la voir.  Mais les amours de Carmen jamais ne durent et Escamillo rejoint le site pittoresque du camp des bandits pour avoir à son tour la jeune femme qui ne cesse de se querellait avec Don José. Le pauvre pense à sa vieille mère malade, l'honneur l'empêchait d'être un contrebandier efficace, les chiens n'étaient définitivement pas fait pour vivre avec les loups. Jamais la jeune femme n'aurait pu cesser de vivre, alors elle laissait son ancien amant et sa jalousie derrière elle sans se retourner. Un jour, ils se battirent, Escamillo et Don José, le premier finissant par perdre. L'affrontement du brigadier et du brigand pour les faveurs de la séductrice qui interrompit la bagarre entre les deux et força Don José a épargné Escamillo.
-Prends garde à toi, je suis las de souffrir.
Le jeune homme devait aller voir sa mère mourante, Carmen pouvait être contente mais il la retrouverait. Et c'était sur ses pensées qu'il la quitta ma laissant à son véritable amant : la liberté.

Un mois passa avant que la fin de la liberté vint remettre l'oiseau rebelle en cage. Son année s'était écoulé et lentement le sablier se ralentir en elle.Un bruit sourd hurlait de la corrida sans cesse derrière elle, Excamillo pouvait gagner la corrida et Carmen d'un même coup. La bohémienne l'attendait devant l'arène, lorsque son ancien amant arrivait. José ne pouvait quitter Carmen des yeux. Elle ajusta sa capeline, remit en place sa mantille avant de lever ses yeux bleus sur José. Elle avait les yeux extrêmement clairs pour une journée aussi sombre et en la voyant ainsi, il eu l'impression de tomber une fois de plus sous son charme. D'un même geste, ils enfourchèrent un cheval et partirent. Le silence s'étirait lorsque José osa enfin prendre la parole
-Finalement, tu as accepté de venir avec moi ma Carmen
-Je te suis à la mort simplement. A la vie, je ne te suis plus.

Le cheval s'arrêta dans la forêt, Carmen descendit du cheval en retirant sa capeline et sa mantille.
-Ainsi, c'est ici que tu as décidé de me tuer. Car dans tous les cas, tu ne me feras pas céder.
Immobile, le regard tourné avec son ancien amant, son poing posé sur la hanche. Son année de liberté prenait fin et elle voulait se libérer. Mais malédiction ou pas, jamais elle n'aurait pu rester plus longtemps avec Don José. Carmen était un bel oiseau qui ne s'apprivoise pas, heureuse seulement lorsqu'elle a assez d'espace pour s'envoler.
-Sois raisonnable, le passé est déjà effacé pour moi. Tu m'as perdu, pour toi je suis devenu un voleur et un meurtrier. Laisse-moi te sauver et me sauver ma tendre danseuse.
-Tu me demandes l'impossible, je ne t'aime plus, tu m'aimes encore donc tu veux me tuer. Je pourrais te mentir, je t'estime trop. Tout est fini entre nous. J'ai toujours été libre ainsi je suis née et ainsi je mourrai.
-Tu aimes ce picador là ?
-Lucas ? Oui, je l'aime. Un instant, comme toi. Moins que toi peut-être. Mais aujourd'hui, je n'ai plus aucun objet doux à cœur et je me hais de t'avoir un jour aimé.  

Carmen n'avait pas lâché le soldat du regard, il n'y avait aucune douleur dans son regard, elle se contentait d'énoncer une simple vérité. José se jeta au bas du cheval et à ses pieds, il caressa l'ourlet de sa robe et les larmes coulèrent légèrement sur ses joues devant cette femme imperturbable et impétueuse.
-Pour toi, je pourrais même rester brigand ma Carmen, ma Calli. Simplement pour te plaire. Je t'offre tout. Tout, simplement pour que tu m'aimes. Je suis prêt à me damner pourvu que tu veuilles bien m'aimer encore
-T'aimer encore ? Je ne peux plus vivre avec toi, c'est impossible.

Rien ne semblait pouvoir toucher cette femme qui se mit à exécuter quelques pas de danse sous l'aube d'été. Un souvenir de sourire adoucissait ses traits plus calmes que jamais sans ses yeux bleus. La fureur habitait les traits de Don José qui sortit son couteau. Les paupières de Carmen s'ouvrir, ses yeux bleus se posèrent sur l'arme tiré par Don José. Il aurait voulu qu'elle eu peur, peut-être même qu'elle hurle et demande grâce. Ce n'était pas une femme, mais un démon... Qu'il aimait de toute son âme. Don José s'écria en se relevant et la secouant par les épaules :
-Reste avec moi !
-Non, non et non !

D'un geste rageur, elle saisit la bague en or qu'il lui avait offert et la jeta. Le couteau se leva pendant qu'elle faisait un pas en avant. Elle avait toujours voulu se libérer d'elle-même, alors elle s'offrait à la lame, se jetant même dessus. Une sombre les happa soudain, laissant la place vide de toute présence, la bague même ayant disparu.


Ô mon amour, juste un dernier tour
STORYBROOKE - STORYBROOKE - STORYBROOKE - STORYBROOKE - STORYBROOKE
Storybrooke est une prison que je peux difficilement fuir, de ma volonté ou de la volonté d'autrui. Mais ici, je retrouve ma liberté de mouvement, même un soupçon de magie. Puis curieuse comme je suis, il y a tellement de choses à découvrir dans ce monde. Je suis une tigre en cage à Storybrooke, le monde entier m'attend et je reste bloquée d'une malédiction.  Mais le manque de choix rend de plus en plus dur et ennuyeuse la vie dans cette ville. Le monde offre tellement de distraction que Storybrooke limite tellement mes envies. Storybrooke ne peut pas satisfaire la soif qui m'anime alors je tourne en rond et il est toujours dangereux de laisser une magie incontrôlée dans le désarroi.

Je suis née un chaud soir d'été de ce qu'on m'a raconté. Le silence ne se faisait pas et les cigales continuaient de nous embêter dans cette petite ville de Grèce. Delphes, le nombril du monde, une ville digne d'avoir vu ma naissance et tachée de celle de ma sœur jumelle, Olympe. Je ne sais pas ce qui a prit mes parents de lui donner un nom pareil, envie de grandeur. J'y reviendrais plus tard, mais on peut au moins dire une chose sur cette petite sœur : je ne l'aime pas. Puisqu'on parle de cette conne, autant continuer tout de suite, même si je serais forcé d'y revenir. Elle est le yin, là où je suis le yang, la petite fille discrète, fragile qu'on a envie de protéger, de prendre dans ses bras et de chouchouter. J'ai surtout envie de la tarter.

L'enfance, c'est un moment que beaucoup juge celui de l’insouciance et de la joie avec un papa protecteur qui vient taquiner ses enfants et une maman aimante qui câline. Mais ce ne fut jamais non cas. Il y avait cette rage qui m'habitait petite. je suis née le jour du solstice d'été, pour les superstitieux, c'était le signe d'une personne lumineuse et éclairée. Je n'ai jamais compris comment on pouvait croire à tout cela malgré mon attrait pour les mythes et légendes. Au moins, ils ne s'étaient pas trompé sur mon apparence extérieur. J'ai toujours eu une apparence d'ange avec des longs cheveux blonds et des yeux couleur temps, poétiques n'est-il pas ? Mon enfance, c'est l'histoire d'une fillette née du mariage d'une ingénieure et d'un homme respectable et politicien. C'est l'histoire d'une fille qu'on a brimé, c'est l'histoire d'une adolescente qui n'a pas pu renoncé à sa haine et à sa vengeance. C'est mon histoire.

Je n'ai aucun souvenir d'avoir vécu en Grèce, il y a seulement eu Storybrook dans ma vie. J'ai toujours trouvé la ville de Storybrook petite, trop étroite pour laisse libre place à min imagination et surtout trop petite pour fuir ma "famille". Ces gens qui sont sensés m'avoir donnés naissance, je n'avais définitivement rien en commun avec eux. Celle qu'on m'a donné pour mère était une femme assez petite sentant et transmettant la douceur -je dirais fragilité mais on m'a toujours jugé acerbe, nul ne comprenait d'où venaient ces répliques amers et sans contestation lorsque je parlais d'eux- marié à un homme calme et sympathique. Je crois qu'à une époque, ils m'ont aimée sans retenu, ça n'a clairement pas durer. Deux visages similaires entre leurs deux jumelles, pourtant l'un devait être l'enfant du diable. Je n'ai pas manqué d'argent, au pire j'ai pu manqué d'amour. Qu'est-ce qui fait que j'ai toujours été dévorée ? Toujours dure et idéalisée ? Un peu à l'image d'une icône descendu parmi les gens. On m'avait rangé dans le tiroir des stars parfaites mais ça n'allait pas plus loin. Pourquoi me collait-on cette étiquette ? Je ne sais pas, mais je reste bien ainsi pour rester sur mon piédestal, je ne peux pas réellement le fuir ce statut.

Petite, je faisais pourtant tout pour plaire à mon père et ma mère, jusqu'à mes six ou mes sept ans, j'étais une enfant certes impulsive et parfois agressive mais surtout enthousiaste et heureuse. Une élève moyenne, pas excellente avec des bonnes notes sans véritablement s'y intéresser. Je grandissais comme on l'attendait de moi, toujours allant d'une activité à une autre sans m'accrocher à aucune. Je grandissais, un peu paumée dans cette ville sans savoir vraiment quoi faire, les livres

Puis, j'ai découvert la danse, je ne sais si elle m'a choisi ou si je suis tombée amoureuse d'elle la première, mais elle a toujours eu une place entière dans ma vie. Un cours d'essai auquel mes parents m'avaient emmené pour suivre Olympe et là je suis tombée sans me faire mal. Un sentiment si puissant de bien-être, j'avais l'impression de détruire ma carcasse. On dit éclater en sanglot ou éclater de rire, il y a des sentiments ou des émotions qui méritent qu'on éclate, c'est exactement ce que la danse me fait faire. Alors j'ai dansé, dansé pour oublier cette famille, dansé pour la vie et la liberté. La cage était entre-ouverte, maintenant je voulais m'envoler mais je restais accrocher.

Olympe continuait la danse, bien moins douée que moi mais soutenue, on l'applaudissait pour ses rôles, on la félicitait de jouer le cygne blanc. Les yeux de glace pure d'Aude fusillait Olympe du regard alors qu'elle se préparait. Foutue fille parfaite que tout le monde adore envers et contre tout. Qu'est-ce qui faisait que certains avaient tout et d'autres rien ? Qui décidait et attribuait les vies de merde et celles de rêves ? Et sur quels critères ? Les vies antérieurs ? Le physique ? Ouais... Non toi ta gueule ne me revient pas, tu auras une vie de merde. Tu as la même gueule d'ange que ta sœur ? Rien à foutre.


Aude arriva sur ses entrefaites, l'air carnassier sur le visage. Elle portait une robe noire et vaporeuse de danseuse de flamenco, fendue jusqu'à la cuisse et agrémentée de volants pailletés. La rose rouge qui ornait son corsage était de la même couleur que ces lèvres peintes. En la voyant ainsi, si sûre de son charme dans ce corps trop maigre de mannequin, Soren ne pouvait que se demander qui était cette princesse aux jambes infinies.
Agitant un éventail noir, elle se mit à danser. Un vrai sourire traversait son visage. C'était fascinant, elle ne dansait plus mais elle jouait avec la musique. Il s'agissait bien du moment où elle était elle-même. Plus de masque, plus de décorum uniquement Aude Carmélia Arétè. Mystère percé à jour demoiselle.
Qu'est-ce qui lui plaisait tant, dans la musique ? L'évasion ? Sans doute, les pas s'enchaînait puis Aude eu envie d'aller plus haut. Alors son corps s'arqua et elle s'éleva dans un saut, son corps se tendait. Oublié ce qui semblait n'être qu'une mécanique sans âme chez Olympe, la danse vivait, coulait et elle avait alors qu'en elle s'envolait. Quelqu'un avait ouvert la cage et jamais elle ne pourrait de nouveau se fermait. Soren ne pouvait quitter des yeux la jeune femme, il la voulait, l'aimait-il ?


Robe de coton beige, fard à paupières, nuage de parfum. Souliers vernis, barrette fleurie, bas blancs. Anti-cernes, rouge à lèvre fuchsia, mascara brun. Encore de l'anti-cernes. Ça y est, j''étais prête. Pourtant, je ne bougeais pas de devant mon miroir dans cette chambre toute de bleue et de blanc peinte. Les bras ballants, je ne pouvais m'empêcher de fixer le ciel sombre et bas. Il y a des jours comme ça où on ne pouvait pas continuer de faire semblant et continuer de résister au vent qui agitait la cime des arbres.
Je n'avais aucune envie d'aller au lycée, de sourire, de jouer à la fille populaire qu'on attendait de moi. Pas envie de voir des gens, de suivre des cours interminables et des interros ennuyantes. Pas envie de mentir mais encore moins envie d'admettre que ça n'allait pas. Armée de mon sourire insolent, je devais sembler invincible, le genre d'icône prête à faire face à n'importe qui et n'importe quoi. L’apparence se contentait simplement de camoufler la faiblesse sans la consolider.
Je ne crois pourtant pas être le genre de filles à me laisser abattre. Choix ou pas le choix, je préférais continuer. Alors on met de la musique et on continue d'avancer. Darling, darling, doesn't have a problem/Lying to herself cause her liquors top shelf /It's alarming honestly how charming she can be/Fooling everyone, telling how she's having fun. Voilà bien ce qu'elle était...

Pourtant, le soleil finit par quitter le ciel d'Olympe pour rejoindre le mien. Bon, je n'avais jamais été une grande fan du soleil auquel je préfère la pluie et même la neige même si on ne voit que très rarement cette dernière. Soren, le beau Soren avait un temps voulu Olympe, mais aujourd'hui c'est bien avec moi qu'il sortait et j'en étais fière, j'avais eu son prince charmant. Quant à dire si je l'aimais, je pourrais vous demander qu'est-ce que l'amour ? Il me plaisait à cet instant, à cet instant je l'aimais mais combien de temps donc Aube aimera-t-elle ? Mon amour ne durerait peut-être pas ou peut-être serait-il éternelle, je m'en fichais, masquai les yeux de Soren de mes mains et l'embrassa. Une partie de moi ressentait comme une culpabilité, mais cela ne m'empêcha pas le moins du monde de continuer la jolie tragédie que nous avions commencé. On pourrait m'accuser d'un goût ridicule pour le stupidement grandiloquent mais le futur me donna raison. Il s'agit cependant d'une autre histoire.

-Bon... Reprenons, si je te dis le 5 et 6 mai 1864 ?
-Je ne sais pas... Je crois que c'est Gettysburg.
-Qu'est-ce que je fabrique avec un inculte pareil ? Wilderness inculte.
-Mais ça va, elles font toutes les deux parties de la Guerre Civile et honnêtement, on s'en fiche aujourd'hui.
-On est donc à 8 contre 3, tu te fais laminer mon Soren
, ricanai-je
L'oreiller derrière lequel il cachait ses jolis yeux fini dans mon visage par rage avant qu'il ne me saute dessus afin de m'immobiliser. Nous nous battions ainsi pour rire souvent, mais tout cessa lorsqu'il m'embrasse avec un goût d'excuse sur les lèvres. Je l'avais voulu d'abord pour me venger d'Olympe, sa cible avait été mienne, mais aujourd'hui, je commençais à m'attacher à ce danois.
-C'est injuste aussi, tu passes tes journées sur des bouquins d'histoire de la guerre civile et je devrais te battre ?
-C'est toi qui m'a conseillé de me mettre à l'histoire
-Si j'avais su, j'aurais fermé ma gueule.

Mon rire résonna contre les parois de la chambre claire, à peine moins lumineuse que les vastes étendues de neige qui s'étalaient au delà des immenses fenêtres qui laissaient entrer à flots les rayons du soleil, un souvenir du passé. La neige et moi avions toujours eu une relation pour le moins conflictuelle mais elle était belle, je ne pouvais pas lui enlever ça même si sa pureté me tapait sur le système nerveux. Ma contemplation rêveuse fut écourtée par l'oreiller qui rentra une nouvelle fois dans ma tête. Mon classeur rempli de notes de cours - et de dates historiques - tomba à terre, et rapidement l'affaire tourna à la bataille rangée, où Søren et moi jetions sur l'autre tout ce qui pouvait nous tomber sous la main - sauf les livres, autrement j'aurais piqué une crise. Stylos, coussins, chaussettes, crayons à papiers, brosses à dents, et grands éclats de rire en fond sonore.


Le lycée se finit, je partis à l'université, sans réellement savoir ce que je voulais faire. Danser ? Dans la physique ? Ce que je fis dans un premier temps, la mécanique quantique avait attiré mon esprit romanesque à la surprisse de tout le monde. Mais j'avais toujours cette rage, cette volonté de comprendre et de m'imposer en étant moi. Comment aurais-je pu résister à une réalité physique hors de portée des êtres humains ? Pourtant, la réalité sociale me rattrapa et je fini à la fin de quelques années d'études à me ré-orienter. Je finis par choisir le journalisme, un pressentiment une forte intuition et je ne pouvais plus oublier cette idée, un désir de puissance et de me démarquer du suivi de la maire dans cette ville. Je ne savais pas trop, mais il me semblait que je réussissais, que j'obtenais enfin ce que je voulais. Et la consécration arrive lorsque j'eus une place de stagiaire et d'assistante dans le Storybrook Daily Mirror. Et on sait tous que l'information est le nerf de la guerre. Mais guerre contre qui ?


Puis la malédiction fut brisée par la Sauveuse et je recouvrai la mémoire. Rothbart, père, comme il me manquait, je ne le trouvais point, devenant alors que lui n'avait point été emmené par le Sort Noir. Alors je ne pouvais rien faire de plus pour lui, seulement tenter de le rejoindre et continuer là où j'avais enfin réussi. Les cheveux entièrement ramenés sur un côté, une cigarette passa entre mes lèvres peintes de rouge avant d'adresser un sourire à Soren et de l'embrasser. Des collants émeraudes, des rangers rouges, un foulard assorti, des yeux cerclés de noir, mais surtout ce poids sur mon épaule. Comme la malédiction avait changé des choses. Le poids du bras sur mon épaule était ma victoire, ce monde représentait ma conquête. J'avais retrouvé mon apparence de Carmen, ma mémoire, perdue mes malédictions et récupéré mon si cher Siegfried, ou Soren ici.

Et c'est là que les choses sont devenus pour le moins étrange, Soren avait contracté une promesse à Olympe, mis aujourd'hui :

-Les serments les plus forts se consument au feu de la passion comme une paille légère,
murmura Soren
-La tempête...
- Tu vois, je ne connais pas mes dates, mais mes classiques si. Alors Aude, je veux rester avec toi maintenant que je t'ai découverte vraiment.
-Et Olympe ?
-Comme c'est étrange de mettre ce vil cygne et toi comme étant une unique personne. Mais pour te répondre, je n'en sais rien, pour me la jouer personnage de conte, j'ai choisi d'écouter mon cœur et tu occupes bien trop de Go dans sa mémoire.


Évidemment, les ennuis ne vont pas sans mal dans tous les ennemis que j'ai pu me faire ou encore pire avec Odette. Soren est encore là, mais il s'échappe, son cœur est de plus en plus attiré par Olympe et cette famille parfaite que j'ai quitté, vivant de petits boulots plutôt qu'avec eux. Vous me voyez abandonné ? Je danserai dans cette vie jusqu'à en mourir d'épuisement, mais une idée me taraude récemment... Des rumeurs de la venue de dieux grecs s'échappent des lèvres de la ville entière. Et Apollon ?

Il y a un proverbe qui dit que chaque chose à toujours un prix, une sorte de principe d'échange équivalent, on n'a rien sans rien. Alors la magie évidemment que j'y crois et son prix est pour moi une réalité. La magie fait entièrement partie de moi et jamais je ne supporterais l'idée d'en être débarrasser et de ne plus en avoir. J'ai croqué dans la pomme et jamais cette sensation ne me quittera réellement, alors je serais prête à payer le prix, quelque soit le mal que la magie a pu me faire. Cependant les conséquences restent lourdes, surtout que je ne la contrôle pas encore ne me rendant que plus dangereuse.
Puis une question se pose dans mon esprit, notre magie n'est-elle pas simplement une technologie qu'on ne peut pas comprendre ? En effet, toute technologie suffisamment avancée est indiscernable de la magie.




Dernière édition par Aude C. Arétè le Dim 13 Mar - 17:29, édité 48 fois
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MessageSujet: Re: Dansons avec le diable au clair de lune - Aude Arétè (délai jusqu'au 29.1)   Ven 15 Jan - 20:02

Bienvenue à toi! Pompom Tiens, étudiante en journalisme, tu vas etre copine avec Louise la licorne fouineuse Razz
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MessageSujet: Re: Dansons avec le diable au clair de lune - Aude Arétè (délai jusqu'au 29.1)   Ven 15 Jan - 20:05

Bienvenue officiellement et très bon choix de feat j'adore Alexandra Daddario Potté
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MessageSujet: Re: Dansons avec le diable au clair de lune - Aude Arétè (délai jusqu'au 29.1)   Ven 15 Jan - 20:43

Bienvenue sur NKL Love

J'adore ton choix de feat et de personnage, hâte de voir ce que tu vas nous faire Love

Bon courage pour ta fiche Coeur

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believe, the madness is my strong point. ✻✻ i know what you think of me. you think i’m just a doll. a doll that’s pink and light. a doll you can arrange any way you like. you’re wrong. very wrong. what you think of me is only a ghost of time. i am dangerous. and i will show you just how dark i can be.
I am the devil.
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MessageSujet: Re: Dansons avec le diable au clair de lune - Aude Arétè (délai jusqu'au 29.1)   Ven 15 Jan - 21:53

Regina : Merci madame la maire. Je ne suis pas si fouineuse, on achète mes informations avec des cookies Hihi

Ju' : Merci (encore) Pompom

Charlie : Ça fout la pression maintenant. Merci, je vais essayer d'être à la hauteur Potté
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MessageSujet: Re: Dansons avec le diable au clair de lune - Aude Arétè (délai jusqu'au 29.1)   Ven 15 Jan - 22:15

Pas de souci, je suis une pro en desserts en tous genres ^^ tu veux un chausson aux pommes? Please
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MessageSujet: Re: Dansons avec le diable au clair de lune - Aude Arétè (délai jusqu'au 29.1)   Ven 15 Jan - 22:44

Je n'ai pas un grand amour pour les pommes, un léger instinct. On me paye seulement en cookies Drague
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MessageSujet: Re: Dansons avec le diable au clair de lune - Aude Arétè (délai jusqu'au 29.1)   Sam 16 Jan - 2:40

Bienvenuuuuuuuuuuuuuuuuue parmi nouuuus Four Hu Dada
Powaaa ton perso' envoie des pépitos Brou
Le vava est déjà envoutant avec ses jolis yeux bleus Pompom
Bon courage pour ta fiche Coeur
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MessageSujet: Re: Dansons avec le diable au clair de lune - Aude Arétè (délai jusqu'au 29.1)   Sam 16 Jan - 9:41

Eh Bienvenue du staff officiel ! J’aime beaucoup le mélange pas communs et j’ai hâte de voir comment tu vas articuler tout ça.
Eh et sexy la Ananbeth (désolée c’est ma seule référence pour cette actrice Please) en mode petit short sur son vélo (dans les gif) What a Face

Alors pour le bla bla administratif, tu as donc une semaine pour finir ta fiche mais tu as droit à 3 délais supplémentaire.
Si tu as des questions, n’hésite pas Pompom

Bon courage pour ta fiche.

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« Drago bludvist est un fou-furieux, sans foi ni loi et surtout sans pitié.
Et s’il a battit une armée de dragon, que les dieux nous viennent en aide. »
STOÏCK THE VAST.

Pour me contacter, passez par Briar
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MessageSujet: Re: Dansons avec le diable au clair de lune - Aude Arétè (délai jusqu'au 29.1)   Sam 16 Jan - 11:31

BIENVENUE officiellement Love
Bon courage pour ta fiche, déjà bien entamée à ce que je vois Hihi
Si tu as des questions n'hésite pas à embêter le staff ♥

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Don't be beggin' for your life cause that's a lost cause. High stakes, body armor, suicide boy. There's a time for games and there's a time to kill. Make up your mind baby, cause the time is here. © caius
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