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 [flashback] Let me kill for you ~ Neïlina et Charlie

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MessageSujet: [flashback] Let me kill for you ~ Neïlina et Charlie   Mer 6 Jan - 12:53

Let me kill for you
C’était une chaude après-midi d’été. Le soleil tapait fort, les ruisseaux se desséchaient à vue d’œil et les animaux ne sortait pas de leurs abris, leurs coins d’ombre paisibles. La Nature était comme au ralenti, c’était la pire sécheresse que ce monde avait connu depuis des années. Le vieux sage de la meute n’arrêtait pas de nous rabâcher ô combien cette chaleur était étouffante. Il radotait aussi sur le fait qu’il n’avait jamais connu ça. Jamais. Et il était vraiment vieux. La meute passait ses journées dans la grotte, bien à l’abri au frais. On ne faisait rien de nos journées. Les hommes faisaient semblant de se battre, faisaient des bras de fer, enfin bref : des hommes. J’étais la seule femme de la meute et les journées étaient bien longues. Leurs combats ne devenaient plus intéressants. Toujours les mêmes gagnants. Et toujours les mêmes défis pour le perdant. Warren a de suite su que je m’ennuyais à mourir et il a décidé de m’aider à développer encore plus mes capacités de louve. Alors tout au fond de la grotte, loin des autres, dans une cavité éclairée à la bougie, il me poussait à mes limites, me faisait me transformer de plus en plus vite, tout en me contrôlant un minimum. Ces espèces d’exercice était épuisants, si bien que le soir venu, je m’endormais comme une masse, toute courbaturée. Donc voilà, c’était une de ces après-midis et les entraînements devenaient vraiment épuisants, je n’en pouvais plus. Fort heureusement, la chaleur devenait moins oppressante à l’extérieur, l’air commençait à se rafraichir. Alors Warren a décidé d’arrêter là pour ce soir et nous sommes remontés jusqu’aux autres qui s’étaient calmés et qui maintenant, écoutaient une autre histoire du vieux sage. Nous avions pris place au milieu d’eux afin de l’écouter aussi. J’adorais tellement ces débuts de soirée.

Mais soudain, quelque chose éveilla mes sens et ceux de la meute. Quelqu’un était entré sur le camp. Nous nous regardions tous, personne n’osait bouger. Ce n’était pas la pleine lune et peu avait la capacité de se transformer sur commande. On devait être six ou sept à savoir et sur une meute de vingt-quatre, c’est peu. En tant qu’Alpha, Warren s’est levé le premier et je l’ai suivi de près malgré le fait qu’il m’ait ordonné de rester assise. Je voulais moi aussi voir qui osait s’aventurer au beau milieu d’un repère de loups. Les autres ne bougeaient pas et étaient restés assis. Enfin pas tous, quelque uns s’étaient levés, prêts à attaquer à la moindre alerte. Enfin bien évidemment, cette personne ne devait certainement pas savoir où elle s’était retrouvée étant donné que personne aux alentours ne sait qui nous sommes. Bien sûr ils savent que nous existons mais ils ne savent pas qui se cache sous la fourrure et les crocs les soirs de pleine lune. Une fois dehors, la douce fraîcheur me caressa le visage et je pris une grande respiration. A l’autre bout de la carrière, une silhouette féminine marchait d’un pas hésitant vers nous. Elle m’avait l’air peu sûre d’elle. Je ne voyais pas très bien son visage mais cette silhouette et cette démarche m’étaient familière. Puis soudain, un flash. Je la connaissais. C’était elle, elle était revenue. Milady.

Warren me regardait perplexe, il avait vu (enfin il avait lu dans mes pensées) que je la connaissais. Je lui fis signe que c’était bon, que je m’en occupais. Il haussa les épaules avec son éternelle nonchalance, me faisant confiance, puis je partis en direction de la visiteuse. Je jetai rapidement un coup d’œil à la grotte et vis que mon Alpha était déjà rentré auprès des autres afin de les rassurer. Je les entendais me dire de me méfier, de me transformer de suite mais je fis terre ces voix comme Warren me l’a appris pendant ses foutus entrainement. J’arrivais enfin à la hauteur de Milady et la détaillais afin de voir ce qu’elle voulait. Puis je la saluai :

« Milady, ça fait un sacré bout de temps. Que me vaut cette visite ? »

Je parlais sans aucune émotion, quoiqu’un peu d’étonnement dans ma voix. Je ne m’attendais pas à la voir, cela fait longtemps qu’elle ne m’avait pas donné de « missions ». Alors voilà, en réalité je connaissais la réponse à ma question. Elle voulait que je tue quelqu’un à nouveau et cela m’enchantait. Parce qu’après tout, qui peut échapper à une louve ?
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MessageSujet: Re: [flashback] Let me kill for you ~ Neïlina et Charlie   Mar 12 Jan - 19:29

Notre amitié à été signée dans le sang de nos ennemis
Gabrielle & Milady

Chevauchant ma jument à travers la forêt, je laissais le vent s’engouffrer dans mes cheveux, cette douce sensation me permettait de mettre de l’ombre dans mes pensées. L’entrevue que j’avais eue avec mon beau-frère n’avait de cesse de tourner et retourner dans ma tête. Il savait. Il savait que je n’étais pas la vraie Milady. Comment avait-il pu découvrir cela, j’avais tué ou le temps avait tué toutes les personnes qui étaient au courant. Je ne savais pas si c’était du bluff ou la vérité toute nue. En temps normal, je ne me poserais pas tant de question, je le ferais tuer tout simplement. Seulement là, c’était le frère à Athos, mon mari était attaché à sa famille. Je devais avouer que cet attachement, je ne le comprenais pas, ceci dit je n’avais jamais eu de sœur ou de frère, ni même la moindre vraie famille.

Atterrissant dans un chemin qui servait aux divers passages commerciaux, je ralentissais ma jument, trottant. Il ne fallait pas attirer l’attention, et foncer dans une carriole ne faisait pas partie de mes projets. J’avais en tête de trouvé mon amie, sans doute la seule depuis que Régina, avait épousé un roi de vingt ans son aîné et que son David avait été tué par sa mère. Les rumeurs disaient qu’elle était devenue méchante, et qu’elle désirait voir sa fille adoptive morte et enterrée. Une attitude qui pouvait se comprendre, mais la question n’était pas là. Nos chemins avaient pris des tournures différentes, bien qu’au final nous restions tout de même très similaires. Mais revenons-en à la véritable personne que je cherchais : Boucle d’or. Ô ne vous fiez pas à la douceur de son surnom, elle avait certes de magnifique cheveux blond, qui concurrencer mes boucles brunes, que je m’évertuais à discipliner chaque matins malgré le fait que mon mari me préférait lorsque je les laissais s’affoler autour de mon visage. Une image beaucoup trop intime en mon sens. Un détail qui indifférait complètement la dite Boucle d’or de son prénom Gabrielle, d’ailleurs, contrairement à moi elle ne perdait pas son temps à gérer chaque facette de son physique. Elle avait vécu des aventures qui en ferait pâlir plus d’un. Elle aussi devait vivre avec un secret, mais contrairement à moi elle avait quelques personnes de confiance avec qui en parler : sa meute, car oui la douce boucle d’or était une louve. Son état me fascinait. J’ignore combien de fois j’avais rêvé à ce que je pourrais faire si j’étais comme elle, seulement, j’avais Athos. Je ne pouvais le quitter pour une vie de mendiante. Sans compter que malheureusement j’aimais trop cet homme pour lui faire une telle chose.

Rentrant une nouvelle fois dans la forêt, je descendais de ma monture, faisant un bout de chemin à pieds en tenant ma magnifique amie par la longe tendrement. J’approchais du but, les loups étaient bien cachés et je savais que j’allais devoir laisser ma jument accroché à un arbre d’une clairière pendant quelques temps. Notamment parce qu’elle n’aimait pas la présence d’hybride qui pouvait la tuer en moins de temps qu’il n’en fallait pour le dire. Les chevaux n’étaient pas faits pour aller au devant du danger, il était plus du genre à sauver leur peau, tout en restant fidèle à son maître.

Comme je l’avais prévu, une petite et charmante clairière se dessinait sous ses yeux, c’était le moment d’abandonner mon amie pendant quelques temps. L’attachant fermement à un arbre, tout en lui laissant assez de moue pour qu’elle puisse manger sans  le moindre mal.
Une fois la tâche réalisée, je lui adressais quelques mots pour lui promettre de revenir en lui demandant de rester sage, comme une mère le ferait avec sa fille, avant de disparaitre dans la forêt l’hennissement de ma jument m’accompagnant pendant quelques secondes. Fière et d’un pas sûr je me dirigeais droit dans la gueule du loup, comme je m’en doutais ma présence fut rapidement intercepté par la meute de Gabrielle, apercevant au loin quelques loup, je ralentissais soudainement hésitante et si je m’étais trompée et que cette meute était pas celle de Boucle d’Or. Comment pourrais-je m’en sortir face à des loups inconnus ? J’avais uniquement un poignard accroché à la ceinture, autant dire que je ne ferais pas long feu. Persévérante, je ne faisais pas demi-tour, m’en remettant au destin, remplie par l’idée que si je m’étais trompée de meute de mourrais de manière comment dire, hippique, on se souviendra de mon nom.
Fort heureusement je n’eus pas besoin d’attendre plus longtemps que le destin me présente la meute de loup, j’apercevais au loin la silhouette blonde qui se dirigeait rapidement vers moi tandis que ses compagnons faisaient demi-tour.  

« Ah ce que je vois tu es enchantée de me voire très chère ! »

Notais-je avec un sourire en mettant en évidence la monotonie de son timbre, avant de poursuivre amusée et un tantinet provocante :

« Tu sais que tu n’es pas facile à trouver ! Et ne fait pas mine de ne pas être heureuse de me voir je sais que tu adores mes visites, il faut bien qu’une personne te tienne au courant de l’évolution médiocre et désespérante des habitants de la ville ! Alors dit moi tu t’amuses bien dans cette clairière ? »

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MessageSujet: Re: [flashback] Let me kill for you ~ Neïlina et Charlie   Dim 31 Jan - 20:51

Let me kill for you
La vie dans la meute était plutôt tranquille et les jours passaient assez vite. Chacun avait des tâches précises qu’il devait réaliser et cela contribuait à la bonne ambiance. Je pense que l’on est tous connecté, qu’il y a un lien invisible qui nous unit. Comment expliquer le fait que l’on s’entende aussi bien sinon ? Que nous nous comprenons en un regard ? Que nous ressentons ce que ressentent les autres alors qu’on est séparé ? Nous le ressentons tous, ce lien, nous savons qu’il est là bien qu’on ne puisse pas l’expliquer. En dehors de la meute, pour ma part, j’avais peu d’amis. Des connaissances j’en avais un paquet, ça peut toujours servir, mais les véritables amis étaient rares. Il n’y avait que la meute pour qui je pourrais mourir bien que je fasse rarement dans le sentimental. Une de mes anciennes amies était quand même Milady de Winter, une des grands de ce monde. Enfin, une fausse, mais là n’était pas la question. Je l’avais croisé au détour d’un sentier, peu de temps après ma transformation. Elle recherchait quelqu’un pour tuer, j’étais assoiffée de sang, on a conclu un marché. Je tuais pour elle, elle tuait pour moi et comme ça, aucune de nous ne pouvait être démasquée. C’était un marché arrangeant et Milady était l’une des rares personnes que j’appréciais réellement en dehors de la meute. Mais ça, je ne lui montrais pas. Règle numéro un : ne jamais dévoiler ses sentiments.

Alors que je m’entraine avec Warren, je me perds dans mes pensées, je m’égare, ce qui provoque des soupirs exaspérés de sa part. Je repense aux sentiments. Ces conneries. Après tout, les sentiments, à quoi ça sert ? A rien. A ne vous emporte que des emmerde, l’une des deux parties souffrira forcément à un moment donné alors que l’autre vivra sa petite vie tranquille. Je détestais les sentiments, je méprisais l’amour et le reste. Pour moi, il n’y a que la meute qui compte réellement. Je pourrais tuer pour sauver l’un d’eux, c’est d’ailleurs la raison pour laquelle je suis vite devenue le bras droit de l’Alpha. Je suis fidèle envers mes compagnons et c’est une qualité requise dans une telle organisation. Je m’occupe de chacun d’eux, je les aide quotidiennement et tout ceci sans jamais dévoiler une once de sentiment. Je reste de marbre, je ne prends parti pour personne, je ne dévoile rien. Ils me respectent tous malgré mon arrivée tardive malgré le fait que j’ai autant d’émotions qu’un caillou, ils viennent sans arrêt vers moi lorsque quelque chose ne va pas.

Et aujourd’hui, alors qu’il fait trop chaud pour que ça soit supportable et alors que tout le monde somnole ou joue à l’intérieur de la grotte, quelque chose les alerte tous. Qui est donc l’inconscient qui ose s’aventurer dans cette clairière ? Exaspérée d’être interrompue, je souffle et prends les devants. Je renvoie les autres dans la grotte alors que j’aperçois une connaissance. Milady. Alors que je pensais à elle, que c’est étrange. Quand on parle du loup, on en voit la queue. Petite blague terminée, je m’avance vers elle avec un visage impassible, blasé. Comment diable peut-elle sortir de chez elle par cette chaleur ? J’ai beaucoup trop chaud et la chaleur me rend désagréable. Mauvais jour pour elle donc. Je la regarde de haut en bas, croisant les bras sur ma poitrine, attendant qu’elle me réponde. Je lève les yeux au ciel. Enchantée. Mais bien-sûr.

« Enchantée n’est pas vraiment le mot que j’aurai utilisé mais si cela peut te faire plaisir, pourquoi pas te laisser cette illusion. »

Ça a toujours été comme ça entre nous. On se cherche, enfin la plupart du temps c’est moi qui la cherche avec toute mon arrogance et mon insolence. Mais au fond je l’apprécie. Elle n’est pas de ces riches nés avec une cuillère en argent dans la bouche. Elle est différente et c’est ce que j’aime chez elle. Son ton après est provocant, ce qui me décroche un sourire. Sourire que je ravale aussitôt, remettant mon visage de l’indifférence. Elle a l’air amusée par tout ça et intérieurement, je le suis aussi. Elle va m’éviter une après-midi avec Warren. Après-midi qu’il aurait passé à me ramener sur terre. Je sais qu’il n’aime pas quand je pars comme ça avec une « inconnue » mais je m’en fous. Et il le sait. Alors il a abandonné l’idée d’un jour me voir soumise. Je lève encore les yeux au ciel à la fin de la tirade de Milady, réprimant un sourire.

« Si je suis difficile à trouver c’est peut-être parce que je ne souhaite pas l’être. Et je doute que tu ais fait tout ce chemin pour me raconter les potins médiocres de cette ville tout aussi médiocre, bien que j’aimerai les entendre. Allons marcher, il y a des oreilles par ici. »

Je me retourne et fusille du regard les quelques curieux qui nous écoutaient puis entraine ma comparse à travers la forêt que je ne connais que trop bien. Sa question me revient en tête. Si je m’amuse ? C’est une bonne question.

« Disons que cette clairière est pratiquement introuvable, ce qui m’arrange. Et mes journées sont sympas, disons que j’en apprends chaque jour sur mes capacités de louve. »

Alors que nous marchons, je reste quand même sur mes gardes, je filtre les bruits de la forêt. On pourrait tomber sur des chasseurs de la reine ou je ne sais quel fou qui oserait s’attaquer à un loup-garou.

« Et toi Milady, tu deviens quoi ? Ta vie est toujours comme la dernière fois que l’on s’est vu ? Rien n’a changé ?»

Elle me pose des questions sur moi, il est normal que je fasse de même. Ça me fait mal de le dire mais ça me fait du bien de la revoir car je sais que je peux me confier sans crainte ou doute. Entre nous deux règne une confiance absurde que je ne peux expliquer. Mais c’est mieux ainsi.

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MessageSujet: Re: [flashback] Let me kill for you ~ Neïlina et Charlie   Ven 19 Fév - 23:05

Notre amitié à été signée dans le sang de nos ennemis
Gabrielle & Milady

J’aimais mettre ma vie en danger. J’ignorais bien la raison d’un tel comportement suicidaire, mais j’appréciais l’adrénaline que la peur m’infligeait. Marcher vers la meute de loup garou, sans savoir si j’étais sur la bonne piste ou si je m’étais planté royalement c’était du suicide. Je n’avais aucun pouvoir magique. Contrairement à eux je ne pouvais pas me changer en bête, en un loup féroce pour être précis. Pour être honnête j’en avais rêvé quelques fois. Être une louve ! Une créature de la nuit, maudite certes, mais je savais que mon âme n’irait pas au paradis. J’avais commis bien trop de méfais pour que ce soit possible. Sans compter que j’étais issue d’un acte purement sexuels, peux être un viol, ou peut-être simplement une soirée trop alcoolisée, j’en savais trop rien. Ceci dit je savais une chose, ma création n’était pas désirée et j’avais vécu dans le péché pendant si longtemps qu’en sortir pour aller vers la lumière (pour reprendre les dires du maudit prête que j’étais forcé d’écouter depuis des années pour faire bonne figure). J’aimais la noirceur. Malgré tout une chose m’empêchait de demandé à blondie de réaliser mon souhait : j’avais déjà beaucoup de secret à dissimuler. Je savais qu’un de plus risquait de faire pencher la balance vers ma fin à moi. J’aimais trop la vie pour me laisser piéger. J’étais déjà une prédatrice. Même sans un magnifique pelage plein de puce.
Boucle d’or finissait par montrer le bout de son nez, suivit de prêt par un autre loup qu’elle dû congédier car ce dernier faisait demi-tour de mauvaise grâce. La froideur de la jeune femme au visage angélique, ne mit pas longtemps avant d’apparaître sur le tableau. Comme à son habitude elle avait son masque de glace et je m’amusais à la provoquer en jouant les grandes sentimentales. Ce que j’étais très loin d’être.

« Boucle d’or, je sais très bien que si tu ne voulais pas me voir tu m’aurais déjà arraché la tête, or je suis bel et bien en un seul morceau alors oui tu es contente de me voir, ne nie donc pas l’évidence tes boucles vont défrisés après »

Lâchais-je amusée et un brin provocatrice, je devais l’admettre. Malgré le fait que nous ne soyons pas du même sang, Gabrielle et moi étions très similaire. Nous aurions même pu être des sœurs, bien entendu je parlais au-delà de notre beauté provocatrice que beaucoup de femme devait nous envier. Nous avions un caractère similaire, toutes deux provocatrices, impulsives, machiavéliques avec un brin d’insolence pour pimenter le tout. J’aimais cette louve comme une sœur, jamais je ne lui dirais ca c’est indéniable. C’était se sentiment qui m’avait poussé à la traquer des jours durant.
Comme souvent Boucle d’or prit les devant en mettant en avant le fait que je n’étais pas seulement venu pour déblatérer sur la vie des roturier ou de la noblesse des alentours. Hochant la tête en signe d’accord, je la suivais. Tout comme moi, la louve restait sur ses gardes, elle était tendue et j’étais persuadée qu’on nous surveillait. Que les membres de sa meute nous avaient à l’œil, ils devaient être prêts à l’attaque et je la jalousais pour cela. Elle avait des personnes qui étaient prêtes à mourir pour elle, ceux malgré ses actes. Pouvais-je dire pareil pour moi ? La réponse, je la connaissais malheureusement, Gabrielle me sortant de mes pensées en me demandant ce que je devenais.

« Mon beau-frère connait la vérité à mon sujet ! Du moins je le soupçonne, une personne m’envoie des lettre de menace te plus d’une fois il a fat allusion à cela. Je t’avoue que je suis légèrement prise de cours. Je devrais le tuer comme tous les autres. Sauf que c’est le frère de mon mari et ce dernier ne se laissera aucun répit pour venger la mort de son petit frère si je venais à l’exécuter. »

Commençais-je, en allant droit au but, elle n’avait pas besoin que je m’accommode des diverses coutumes de la ville, c’était un avantage, avec Gabrielle je pouvais être moi, sans me soucier du regard des autres ou de ce qu’ils penseront en m’entendant ou en me voyant.

« Et je pense que j’ai vendu mon âme au diable, dans le vraie sens du terme. »

Terminais-je en me remémorant la nuit la plus perturbante de ma vie. Ma rencontre avec un homme qui se faisait appeler Hadès, dieu des enfers. Il avait joué sur ma plus grande faiblesse : mon amour pour Athos et était arrivé à ses fins.

« Et toi ? Toujours à faire mumuse avec tes loups ? »

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MessageSujet: Re: [flashback] Let me kill for you ~ Neïlina et Charlie   Mar 17 Mai - 20:54

Let me kill for you
J’avais l’habitude de régner, d’être au-dessus de tout le monde. Avant, j’étais une chasseuse. Une traqueuse. J’avais pisté cette meute à la trace, j’avais tout fait pour la trouver. Puis je suis devenue une louve. Mais je n’étais pas devenue la proie, ô ça non. Loin de là. Les chasseurs redoutaient ma meute. Ils redoutaient Warren et moi. A nous deux, on était le duo le plus meurtrier de toute la contrée, de toute la forêt. On connaissait chaque arbre, chaque animal, chaque troupeau. A deux on était plus forts, on était complémentaires. Ce n’était pas de l’Amour. C’était autre chose, quelque chose que même aujourd’hui je ne peux expliquer. Je ressentais ce qu’il ressentait. Les battements de son cœur. Lorsqu’il était blessé. Lorsqu’il était heureux, en colère, affamé. ; On ressentait ce que l’autre ressentait. C’était bien plus qu’un lien entre deux loups d’une même meute. Plus fort que le lien entre un Alpha et son Béta. On ne pouvait pas l’expliquer. Mais c’était là. Néanmoins, nous n’étions pas d’accord sur tout. Lorsque Milady s’est pointée au milieu de notre territoire, Warren l’a senti en premier.  Puis ce fut mon tour et enfin, après quelques secondes, les autres l’ont sentie eux aussi. Warren voulait la tuer. Histoire qu’elle ne soit pas un témoin. Quelqu’un qui nous aurait balancé à la Reine ou aux chasseurs. Mais elle était ce qui se rapprochait le plus d’une amie. D’une comparse. Je lui faisais confiance. Je n’allais pas le laisser la tuer. J’avais chassé et tué pour elle en échange de sa protection. Le bon vieux temps. Je n’avais pas eu de ses nouvelles depuis longtemps. Et la revoilà. Et je sus qu’elle avait quelque chose pour moi. J’ai renvoyé Warren et les autres dans la grotte afin  qu’ils n’écoutent pas. Tous des curieux.

Milady commençait déjà à me charrier, elle me cherchait comme à son habitude. Avec quelqu’un d’autre, cela m’aurait fait sortir de mes gonds et j’aurai probablement tué celui ou celle qui m’aurait dit des choses comme celles-là. Mais c’était Milady. Je ne pouvais pas la tué. On était comme des membres d’un même équipage, on était comparses avant tout. Mais ce n’était pas une amie. Disons juste qu’on entretenait des échanges des bons procédés. Aujourd’hui, elle avait décidé de s’attaquer à mes boucles et à ma blondeur. Comme d’habitude, je levai les yeux au ciel en lui lançant un faux regard tueur.

« Bon ok, je te laisse ce point pour cette fois-ci. Laisse-moi juste le temps de me réhabituer à ta jolie petite gueule avant que je ne la mette en charpie. Pour ton cercueil, ornements dorés ou argentés ? »

Ma voix était pleine de sarcasmes et d’ironie. Elle savait que je ne comptais pas la tuer. Elle me provoquait et j’aimais ça. Elle n’avait pas peur et c’est surement le ciment de notre relation. Bien vite, je vins à lui demander ce qui l’avait amené à me voir. Enfin je savais qu’elle venait pour me demander de tuer mais je voulais savoir le ‘qui’. Elle me raconta alors son histoire et je l’écoutais attentivement, n’en perdant pas une miette, essayant de tout mémoriser. Son beau-frère la menaçait de mort car il savait à son sujet. Tellement lâche qu’il ne pouvait envoyer que des lettres.

« J’en fais mon affaire Milady. Il paiera, ne t’en fais pas. Il ressemble à quoi ? Histoire que je ne tue pas n’importe qui. Bien que l’idée soit ... alléchante »

Je ris doucement. Je m’exaspérais des fois. Elle continua en me parlant de diable et je perdis vite mon sourire. Je la regardais ébahis, les yeux écarquillés, sans savoir quoi répondre à cela. Elle avait vendu son âme ? Je ne savais même pas que c’était possible pour être honnête. Bien évidemment, il y avait des légendes, des rumeurs et autres ‘on dit’ sur le diable mais je n’y ai jamais réellement prêté attention.

« Donc tu veux dire que… tu n’as plus d’âme ? Mon dieu mais Milady tu te rends compte ? Qu’as-tu donc fais… »


Il était rare que je sois choquée comme ça. Rien ne me surprenait. Je me foutais de tous et de tout le monde alors forcément. Elle changea rapidement de sujet et s’intéressa soudainement à ma vie avec la meute et le reste.

« Eh bien oui, comme tu peux le voir. Cette nouvelle vie me plait. Je suis enfin libre et je suis enfin moi. Je me contrôle mieux maintenant, alors… tout va pour le mieux »

Je ne dis que le strict nécessaire, pas la peine de tergiverser des heures et des heures sur ma vie de louve. Elle n’a pas besoin d’en savoir trop sur ma vie. Je sais qu’elle ne dira rien si je lui raconte certaines choses mais je ne préfère pas. Question d’habitude je suppose. Puis je me décidai enfin à prendre notre affaire au sérieux.

« Dis-moi… ton cher beau-frère ne serait pas en partie de chasse aujourd’hui ? Histoire que tu sois débarrassée le plus tôt possible ? Je me transforme, je le tue, je reviens et on va à la taverne un peu plus loin fêter ça ? »

J’étais soudain enjouée à l’idée de tuer ce lâche. Et puis des aboiements m’ont avertis d’une partie de chasse. S’il y était, c’était l’occasion rêvée.


HRP:
 

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MessageSujet: Re: [flashback] Let me kill for you ~ Neïlina et Charlie   Dim 22 Mai - 20:54

Notre amitié à été signée dans le sang de nos ennemis
Gabrielle & Milady

Une animosité amicale nous entourait. Comme toujours, je la titillais, la charriant sur ses attributs féminins. Charlie était une femme magnifique. Elle était la célèbre boucle d’or cette fille à l’apparence angélique et dont ont parlait comme si elle était parfaite. S’ils savaient qu’en réalité elle était une tueuse en série, une louve assoiffée de sang. Elle était la femme en laquelle j’avais le plus confiance. J’ignore d’où cela venait. Pourtant, j’appréciais réellement la belle blonde, elle savait tout de moi, elle était la seule à qui je n’avais jamais cherché à mentir. Elle m’avait accepté aussi imparfaite que j’étais. Elle se fichait pas mal de mes attitudes mondaine, et appréciait mon côté sombre. A ses côtés je pouvais les exprimer et en échange je m’attelais à la protégeait des partie de chasse des chasseurs de la ville ou encore d’Athos.
Tandis que cette dernière me demandait un peu de temps pour se réhabituer à ma jolie petite trogne. En guise de réponse, je lui adressais une révérence des plus parfaites avec un regard machiavélique, je pouffais un instant avant de répondre :

« Dorées, ma chère je compte sur toi pour me faire un éloge funéraire des plus parfaites »

Ma voix faussement angélique, provocatrice à souhait, je la défiais, parfaitement consciente qu’elle ne lèverait jamais la patte sur moi. Elle aurait pu me tuer à de nombreuse reprise, mais bien au contraire elle me sauvait. Généralement c’était des griffes d’autre loup garou. En effet, lorsque je la cherchais, je n’avais aucun scrupule à me jeter dans la gueule du loup. J’étais légèrement suicidaire, pourtant j’aimais la vie. Malgré tout je n’avais de cesse de me délecter de ce sentiment que le danger faisait naître en moi. Cette adrénaline, m’empêcher de me laisser pourrir dans la mondanité dans lesquelles je m’étais enfermée. Rapidement et sans la moindre broderie, je lui faisais part des maux qui paralysaient mon esprit. J’avais commencé par le sujet le plus simple à abordé et pas des moindre, celui de mon beau-frère. En temps normal je l’aurais fait tuer, mais là c’était le petit-frère de mon mari. Ma cible pouvait mettre à mal mon mariage auxquels je tenais tant. Malgré les apparences et mes défaillances, j’aimais mon mari. J’en étais dingue. Pour sa vie, je vendrais la mienne, c’est d’ailleurs ce que j’avais fini par faire. En guise de réponse Gabrielle m’apprenait avec une voix vengeresse et remplie d’envie qu’elle se chargerait de faire payer l’avorton. Une idée alléchante autant pour elle que pour moi, malheureusement je connaissais mon mari. Il ne supporterait pas l’idée que l’assassin de son frère gambade en liberté.
Préférant rester sur ma lançait d’honnêteté, je lui avouais ma nouvelle bêtise preuve de mon amour inconsidéré à l’homme avec lequel je partageais ma couche. Une révélation qui stoppa net les rires de boucle d’or, faisant naître une lueur d’horreur dans ses pupilles. Sans grande surprise, la nouvelle bouleversa la louve qui me demandait plus ample information. Mordant ma lèvre inférieure, je sentais des larmes me monter aux yeux. Les ravalant, je soupirais avant de passer à table, d’une voix désemparée :

« Je sais Gabrielle. J’ai complètement déraillé cette fois. Hadès ne m’a pas laissé le choix. Il est venu dans ma chambre un soir alors qu’Athos dormait. Il ne m’a pas laissé le choix, soit il tuait mon mari après lui avoir révéler ma réelle histoire, soit je travaillais pour lui. J’ai accepté. Il m’a déjà fait exterminé deux hommes dans des contrées voisines, ceci dit ce n’est pas ça le réelle problème. Il m’a parlé de la légende de Méduse, il disait que j’étais cette femme. Le crois-tu ? »

Demandais-je avant de changer littéralement le sujet, être au centre des attentions ne me déplaisait pas en temps normal, seulement là je préférais mettre fin à ce sujet tant que je ne me serais pas encaisser et analyser cette soirée. Voilà pourquoi j’avais parlé d’elle, sans grande surprise, elle m’apprenait que cette vie la comblait. Sans pourvoir le retenir, je sentais un sourire bienveillant et heureux se fixer sur mes lèvres. J’étais contente qu’elle ait trouvé sa place dans le monde. Sans manque de détail, ne m’atteignait pas, c’était dans sa nature de ne rien dire. Je savais que si elle était en difficulté, elle saurait où me trouvait. Plusieurs fois je lui avais offert un refuge et de l’aide, elle pouvait compter sur mon soutien. Peux de personne pouvait se prévaloir me la confiance et de la sympathie que je lui vouais. Gabrielle rebondissant sur le sujet épineux de mon beau-frère, je regardais la forêt, elle avait raison il était en pleine partie de chasse.

« En effet il est parti à la chasse, seulement Athos est également avec lui. Une histoire d’enterrement de vie de garçon, ce n’est pas le moment pour le tuer. Il y aura certainement la troupe des mousquetaires avec eux, c’est trop dangereux Gabrielle. Cette fois il faut que nous soyons plus stratégiques, il faut trouver un coupable parfait. Une personne que les mousquetaires pourront tuer afin qu’Athos puisse se venger… Tu es avec moi pour cette double partie de chasse ? »


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MessageSujet: Re: [flashback] Let me kill for you ~ Neïlina et Charlie   Sam 25 Juin - 18:35

Let me kill for you
Je ne sais pas vraiment comment qualifier l’amitié que j’ai avec Milady. Enfin je veux dire, je la vois souvent, on a passé un bon moment ensemble, au début de ma transformation, lorsque j’avais besoin d’assouvir ma soif de sang et qu’elle, elle avait besoin de tuer certaines personnes qui la gênait. J’ai tué pour elle et elle est d’ailleurs la seule personne à qui j’ai rendu et à qui je rendrais encore service. Je ne sais pas vraiment pourquoi, ni comment, mais on se ressemble assez et rien que pour ça, je l’apprécie. Disons aussi qu’elle importe un peu de douceur dans ma vie, vraiment un peu. Elle est le seul être humain que je côtoie sans envie de l’étriper. Enfin elle est la seule que je côtoie en dehors de la meute, pour tout avouer. Ouais, les relations humaines et moi, ça fait trois. Si ce n’est plus. Les gens, je les tue. Je ne leur parle pas. Mais Milady est l’exception. Mais voilà, notre amitié est basée sur la taquinerie. Elle me lance des pics, je réplique. Elle n’a pas peur de moir, de ce que je suis vraiment et ça, ça me plait. Elle pouffe, me disant qu’elle préfère les ornements dorés et un sourire malicieux aux lèvres je lui réponds :

« Bien, j’irais me renseigner au plus vite pour un cercueil alors. Tu verras, il te plaira. Même si tu ne le verras pas »

Je lui lance un sourire narquois, malicieux avant de la laisser poursuivre sur un sujet plus sérieux, ce pour quoi elle est venue me trouver. Je lui dis que j’en ferais mon affaire. Ouais, je tuerais son beau-frère, ça sera assez simple. Et je me fous d’avoir Athos à mes trousses. Après tout, jamais personne n’a réussi à me tuer et personne ne me tuera. Les loups garous restent une légende dans cette contrée et il est vrai que peu de personne croit en eux, en nous, en moi. Et pourtant on existe, tapis dans l’ombre, attendant la pleine lune ou juste un groupe de voyageur afin d’étancher notre soif de sang. On en veut toujours plus. Puis Milady en vient à me dire qu’elle a vendu son âme au diable. Qu’elle l’a vraiment vendue. Je la regarde choquée, à la limite horrifiée et je dois avouer et reconnaitre que je suis difficilement choquée. Je lui demande de plus amples explications et elle m’explique après avoir ravalé ses larmes. Elle m’explique la situation et je l’écoute attentivement, ne la quittant pas des yeux. A la fin de récit, je lui réponds d’une voix qui se veut rassurante :

« Je comprends oui mais le Diable… Il ne te lâchera jamais, t’en es consciente ? Et non, je n’ai jamais entendu de la légende de Méduse donc je ne peux pas te dire… »

Puis on en vient à parler de moi et je lui raconte un peu ma vie au sein de la meute. Ouais, j’aime ma vie. Je suis libre, libre d’être qui je veux et le fait que je ne me souvienne plus de mon passé m’arrange au final. Je n’ai pas de problème. Il n’y a que moi, Warren et le restant de la meute. Mais je ne lui raconte que le nécessaire. Je n’aime pas parler de moi. Je déteste ça même. Alors j’abrège et je lui demande des renseignements sur son beau-frère. Il y a une partie de chasse qui se déroule actuellement alors je lui demande si je peux le tuer tout de suite. Autant se débarrasser du boulet tout de suite non ? Mais elle me coupe dans mon élan, me disant que tous les mousquetaires sont avec eux. Ouais, mauvais plan. Je réfléchis un court instant avant de dire :

« Il faudrait quelqu’un qui lui en veut, problèmes de dettes ou je ne sais pas quoi... Ou alors… Ils iront surement à la taverne ce soir non ? Histoire de bien boire ? Je pourrais y aller sous forme humaine, l’entrainer ailleurs, le tuer et disparaitre ? »

Ouais, il faut qu’on trouve quelque chose. Ce crétin risque de tout déballer à son frère à propos de Milady. Et elle risquait probablement de se faire tuer ou je ne sais quoi, je n’y connais rien à leur monde. Puis je renchéris :

« Et bien évidemment que je suis avec toi, à la vie à la mort. Je te laisse réfléchir à mes idées, je vais avertir la meute que je pars pour un jour ou deux. »


Puis je m’éloigne d’elle et je pars en direction de la meute afin de les avertir. Lorsque j’arrive, ils viennent tous sur moi, me posant des questions, je les fais taire, ils repartent à leurs occupations. Je trouve Warren à l’intérieur de la grotte en train de s’occuper de son épée. Je le préviens que je pars. Il me pose des questions et à lui, je lui raconte. Il me donne son accord, de toute façon j’en avais pas besoin. Par-dessus mon pantalon, mes bottes et ma chemise, je mets ma cape sur mes épaules et je pars. Ouais je suis habillée comme un homme. Les robes, ce n’est pas pour moi. Vraiment pas pour moi. Je reviens vers Milady et lui lance :

« On peut partir. Mais juste avant… tu n’aurais pas un autre cheval en rabe ? Le village est à une trotte d’ici. »

Et je ne comptais pas marcher alors qu’elle serait sur son cheval, pénarde. Et puis j’aime bien monter à cheval.


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MessageSujet: Re: [flashback] Let me kill for you ~ Neïlina et Charlie   Sam 16 Juil - 17:34

Notre amitié à été signée dans le sang de nos ennemis
Gabrielle & Milady

Avec Charlie j’étais au moi sûre d’une chose mon enterrement serait grandiose, ou du moins la musique le serait. N’étant pas ma femme, et encore moins de ma famille bien que je l’avais toujours considéré comme ma sœur à part entière, elle n’aurait pas le pouvoir de choisir mon tombeau comme nous étions en train de l’indiquer en riant sombrement. Ceci dit je savais au plus profond de mon être qu’elle hurlerait à la nuit le soir de ma mort, ça serait certainement une des rares personnes qui pourrait regretter la belle et sulfureuse Milady de Winter. Notre amitié était indéfinissable, pourtant elle existait nous n’avions pas peur de se parler franchement, les non-dits n’existait pas et si un jour j’apprenais qu’elle était en danger je ferais tout ce qui serait en mon pouvoir pour l’aider et la sauver. Bizarrement et égoïstement, j’étais persuadé que ca serait elle la plus amène à mourir la première sans doute parce qu’elle était un loup-garou et qu’elle finirait par être une proie de taille pour tout les chasseurs du village. Bien qu’avant Gabrielle, je n’avais jamais eu vent de leur existence j’étais certaine qu’il n’était qu’une question de temps avant qu’une autre personne apprenne leur existence. Régulièrement j’ouvrais les oreilles afin de percevoir le moindre doute, ou la moindre allusion à leur existence et si j’en trouvais une je l’exterminerais. Le futur nous prouvera que j’avais tord de me penser invincible car j’étais la femme d’un des mousquetaires. C’est peux être le fait que ce sentiment-là soit mit à mal qui m’avait poussé à accepter le deal d’Hadès. J’avais beau ne pas comprendre ce qu’il disait à propos de cette Médusa, il avait raison sur tout la ligne sur ma vie passé. Sa lame était bien trop proche de la gorge de mon tendre mari, je n’étais pas de taille à lutter contre lui et si j’avais réveillé Athos cette nuit là, il aurait tout appris sur moi. J’étais plus vulnérable que ce que je voulais bien l’imaginer. Mon amour me rendait faible. Lorsque j’avouais la vérité à la seule personne digne de l’entendre, j’avais remarqué la lueur d’inquiétude. Elle ne cautionnait pas mon nouveau geste. Elle semblait inquiète et je savais qu’il y avait de quoi. Vendre son âme à un immortel revenait à se priver de toute fin acceptable. Gabrielle exprimait mes craintes à voix haute, me rappelant que je ne serais jamais libre, que le diable ne me laissera jamais vivre en paix. Mordant ma lèvre inférieure je baissais les yeux, avant de répondre :

« Je sais, je suis dans de sale draps, mais je m’en sortirais »

Encore une douce utopie à laquelle je me laissais aller, aucune faille au contrat n’était présente. Je n’étais même pas convaincu que cela puisse être possible mais je voulais que Gabrielle le soit. Un peu comme pour la rassurer. Mon destin était scellé depuis des années, j’étais la fille d’une prostitué, et je mentais depuis tellement longtemps que je finissais parfois par croire que j’étais la vraie Milady de Winter. Aucun paradis ne voudrait d’une âme comme la mienne, donc je n’ai fait que confirmer ce que je savais déjà.

Afin de changer de sujet j’abordais celui qu’elle détestait plus que tout autre : le sien. Un sujet qu’elle clôtura rapidement pour arriver à celui qui m’avait mené jusque dans ses bois. A savoir celui de mon beau-frère fraichement devenue adulte et qui me causait déjà des problèmes et de bonnes migraines. Il disait connaitre la vérité à mon égard, je n’étais pas certaine que cela soit vrai, seulement son insistance ainsi que les allusions qu’il faisait lorsqu’il me croisait me rendait perplexe. Je ne savais pas ce qu’il avait découvert. Certainement que la vraie milady était morte à l’âge de huit ans. Ceci dit même cette annonce là je ne voulais pas qu’elle explose. Il devait mourir. Blondie, voulait bien m’aider, seulement elle précipitait les choses. Elle voulait le tuer à la chasse, une idée brillante si seulement les mousquetaires n’étaient pas coller à ses fesses. Refusant cette option en y expliquant pourquoi, je pouffais un instant lorsqu’elle confirmait que ce n’était pas l’idée du siècle. Après qu’elle m’ait proposé plusieurs idées avant d’ajouter qu’elle venait avec moi en ville, je m’adossais à ma jument lui caressant l’encolure tandis que j’entendais Gabrielle rappelait le crédo que l’on s’était donné tout naturellement : à la vie, à la mort. Pas la peine de préciser que je préférais le notre à celui des mousquetaires. Hochant la tête en signe de remerciement, je la regardais s’en aller.

Elle revint quelques minutes plus tard, en m’apprenant que c’était réglé tout en demandant si je n’avais pas un autre cheval en rabe. Rigolant un instant, je grimpais sur Perle, lui tendais la main afin qu’elle la saisisse en répondant :

« Il y a une ferme à quelques kilomètre en partant sur le sud ouest, je t’en louerais un et si y a pas les propriétaires on le volera. Ah et tu as raison mon beau frère est un homme à femme, ce soir je m’occuperais d’occuper nos brave mousquetaire, toi tu le séduis et par contre on l’empoisonne. Ils vont comprendre que c’est toi sinon. »

Un sourire machiavélique se dessinant sur mon visage d’ange, j’aidais Gabrielle à monter sur ma monture. Ce soir nous allions rependre la mort et la désolation, dommage que ce soit dans ma famille.


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MessageSujet: Re: [flashback] Let me kill for you ~ Neïlina et Charlie   Mar 26 Juil - 17:38

Let me kill for you
Ma mission était désormais lancée et je devais m’y atteler au plus vite. Je ne devais pas laisser cette espèce de peste dévoiler la vie de Milady. Vous savez ces gars, une fois qu’ils savent quelque chose qui peut détruire une réputation, ils en jouissent et font chanter. Ils sont comme la peste, on ne peut s’en débarrasser que par la Mort. Alors il fallait que je le tue, que je raye son existence et que je le fasse taire à jamais. Il ne pouvait décidément pas révéler ce qu’il savait. Et je me devais de protéger Milady. Notre relation fonctionnait ainsi. Elle m’aidait à dissimuler mes massacres de pleine lune et je l’aidais à anéantir ceux qui lui faisaient de l’ombre. Disons que c’était un échange de bons procédés. Et puis elle était là lorsque j’étais seule, lorsque je ne m’assumais pas pleinement en tant que louve. Elle m’a aidé en quelques sortes à me faire me sentir mieux avec ces crocs et ces griffes. Elle m’aidait à me canaliser. Elle m’aidait à extérioriser en me faisant tuer. Alors oui, ça peut paraitre étrange mais elle m’a tellement aidé. Alors je me dois de la remercier, je fonctionne ainsi. J’allais tuer son beau-frère. Elle pouvait en être sure et elle pouvait me faire confiance là-dessus.

Alors on a décidé de sortir des bois afin de rejoindre une ferme pour me trouver une monture. Hors de question que je marche. Elle monte alors sur sa jument et me temps la main. Je la regarde en haussant un sourcil en mode « t’es vraiment sérieuse ? », puis je me suis dit que c’était la meilleure option. Et de loin. Alors je prends sa main et je me hisse sur sa monture qui ne semble pas d’accord. Elle n’a pas le choix. Puis on se met en route et en quelques heures de pics et de taquineries sur les fesses, faussement grosses, de ma comparse, nous arrivons à une ferme. Les propriétaires, un petit couple de vieux, nous accueillent chaleureusement. On leur explique que l’on va rejoindre le village et pendant que l’homme va me chercher une monture, la petite dame va nous préparer un panier de provisions. Comme si le village était à deux jours d’ici. Il n’est qu’à seulement quelques heures, quatre toute au plus. Mais nous la remercions et je vois ma monture arrivée. Un étalon entièrement noir, qui a l’air puissant et qui est grand. Vraiment grand. Milady lui donne des pièces d’or et je lui précise que je le lui ramène d’ici deux à trois jours, une semaine maximum. Il acquiesce et nous repartons.

Comme prédit, nous arrivons au village en moins de trois heures mais en chemin, nous avons tout de même mangé les provisions de la petite vieille. Et c’était vraiment excellent en plus de cela. Nous arrivons donc à la tombée de la nuit et devant la taverne, nous repérons les chevaux des mousquetaires. Milady rentre en premier puis je rentre quelques instants après, ma cape faisant voler la poussière, histoire que l’on ne voit pas que nous sommes ensembles. En chemin, nous avons acheté un poison à une vieille dame dans une cahute minable. Mais elle avait l’air d’une espèce de sorcière alors bon, je lui fais confiance. La fiole est dans la ceinture de mon pantalon. Je remarque le fameux beau-frère à une table, entouré de plusieurs femmes, déjà ivre. Je repère Milady et les Mousquetaires à l’écart. Elle me fait face, ils me tournent le dos. Elle a tout prévu. C’est un génie. J’arrive devant l’homme que je compte tuer et mets mon décolleté en avant en me penchant devant lui. Il me regarde les yeux écarquillés et bien vite, les autres femmes sont mises de côté. Je continue à le faire boire puis alors qu’il commence à tomber lentement, je verse discrètement le contenu de la fiole dans ce qui sera sa dernière pinte de bière et place la fiole dans la poche de la robe de la femme à côté de moi, une qui persiste à attirer son attention. Il rigole comme un abruti, je fais semble d’être ivre moi aussi. Il boit cul sec et tombe sur la table. Mort. Et là, mon talent de comédienne fait surface. Je le secoue avec un air effrayé sur le visage. J’attire alors le regard des autres clients et des mousquetaires qui arrivent rapidement près de nous. D’une voix paniquée, je leur lance :

« Je ne comprends pas ! On riait ! Il allait bien et d’un coup, il est tombé ! Il ne bouge plus ! »

J’hurle limite et je vois Milady me lancer un sourire satisfait. Puis je reprends sa tirade en voyant le Mousquetaire secouer vainement son frère :

« C’est elle ! Je suis sure que c’est elle ! Elle est restée là alors que d’autres sont parties en voyant que je m’entendais bien avec lui ! »

Je pointe alors l’autre femme du doigt, tout aussi effrayée que je le suis, enfin que je le parais, et elle se lève voulant se défendre. Mais la fiole tombe de sa poche et là, je sais que c’est une femme morte. Les mousquetaires s’emparent d’elle et l’entraine dehors. Je sors à mon tour, je disparais. Au passage, je murmure à Milady :

« Fêtons ça cette nuit, dans la taverne du village voisin ! Retrouve moi ce soir et déchainons les hommes »

Je lui souris malicieusement et je quitte la taverne. Je monte sur ma monture et alors que je me dirige vers la sortie du village, j’entends les derniers cris de la pauvre innocente. Et je souris. Ouais, je suis bien pire que la mort.

FIN ♥️

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