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 [Flashback] La patience est la mère de toutes les vertus (PV Regina Mills)

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MessageSujet: [Flashback] La patience est la mère de toutes les vertus (PV Regina Mills)   Sam 26 Déc - 14:01


❝La patience est unevertu❞
Regina Mills & Mr Gold


Elle était celle qui me fallait. Je l’avais su dès le moment où d’un geste de la main elle avait poussé sa mère au travers d’un miroir pour rejoindre un nouveau territoire, un univers où elle ne pourrait plus la contrôler ou la manipuler. Elle m’avait plus tard confié avoir adoré utilisé la magie pour parvenir à ses fins. Cette chère Régina était prête à découvrir ce monde dont elle venait tout juste de pousser les portes. Je serais son guide et son gardien tout au long de ce voyage et elle me récompenserait de la plus belle des manières, en me ramenant auprès de mon fils Baelfire perdu dans un monde sans magie. Ma destinée pourrait enfin s’accomplir. Oh bien sûr, il me faudrait du temps pour faire de cet oisillon tout juste tombé de son nid, un rapace fier et indomptable qui n’hésiterait pas à se jeter sur ses proies et à les éliminer sans pitié. Mais la patience était sans nul doute la plus grande de mes qualités et s’il m’avait fallu plus de deux siècles pour mettre la main sur mon Elue j’étais prêt à lui offrir toute la patience et l’engagement nécessaire pour parvenir à mes fins.

Intérieurement, j’étais plutôt fier de voir mes stratégies porter leurs fruits. Cora croyait pouvoir rester aux côtés de son prince sans avoir à payer sa dette, finalement c’est sa fille elle-même qui avait requis mes services. Cora… les années avaient passées et mon cœur s’était assombris pourtant son souvenir avait hanté mes pensées durant des années. Tu me devras ton premier enfant avait été mon premier souhait, tu me devras mon propre enfant avait été le deuxième. Ce souvenir volage avait traversé mon esprit lorsque j’avais bercé tendrement son nouveau-né entre mes bras sans que personne ne le sache jamais. Cette petite fille aurait pu être la mienne si les circonstances avaient été autres. J’aurais dû me ternir à ses côtés dès le jour de sa naissance car c’est là qu’était ma place ! Maintenant que Régina était devenue une belle jeune fille en fleur, j’avais enfin l’occasion de lui transmettre tout mon savoir et ma connaissance. Ce fût presque avec un certain regard paternaliste que j’observais ses progrès jour après jour.

J’étais très fier du développement des pouvoirs de ma petite protégée. Pourtant son cœur restait aussi pur et clair que le cristal et cette situation m’était insupportable. Bien que de nombreuses blessures aient fissurés ce métal si précieux, il n’en demeurait pas moins que son âme n’était pas encore prête à apprendre les sorts les plus intéressants que j’avais à lui enseigner. Il fallait que la jalousie et la colère finissent par la consumer entièrement. C’est pourquoi je ne manquais pas une occasion de la provoquer et de faire grandir en elle ces sentiments malsains.

Aujourd’hui encore, la fête battait son plein au château du roi Léopold. Sa très chère petite Blanche-Neige venait de fêter ses 13 ans, une étape très importante dans la vie de la petite demoiselle qui devrait concrétiser ses engagements en tant que future souveraine du royaume. Tous les sujets du Roi louaient la beauté et la vertu de l’adolescente. Tout n’était que rires, applaudissement et cris de joie dans l’enceinte du palais. La musique et le festin donnés en l’honneur de la princesse étaient d’une somptuosité à couper le souffle et comme à son habitude Léopold n’avait d’yeux que pour sa fille.

Je savais que Régina s’en lasserait rapidement et c’est pourquoi j’avais choisis de l’attendre patiemment en dehors du château, tranquillement assis sous magnifique pommier que la Reine chérissait plus que tout. Ma patience avait été récompensée car bientôt je vis Régina sortir du palais. Avec beaucoup de malice, je l’accueillis tout en croquant un morceau d’un des fruits que j’avais ramassé en plein vol.

- Je croyais que toute reine qui se respecte se devait de se tenir aux côtés de la jeune princesse en ce jour si particulier. Ne crains-tu donc pas que tes sujets t’accusent de manquer à tous tes devoirs, majesté ?

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MessageSujet: Re: [Flashback] La patience est la mère de toutes les vertus (PV Regina Mills)   Dim 27 Déc - 11:49




"Patience est mère de toutes les vertus"
 




Trois années avaient passé. Trois années que la vie de Regina avait pris un tournant qu’elle n’aurait jamais imaginé si on le lui avait prédit. Elle qui rêvait de s’enfuir avec l’homme de sa vie, Daniel, son palefrenier, pour vivre son amour au grand jour loin de sa mère tyrannique, ses espérances avaient été gâchées par un événement inattendu. Lors d’un rendez-vous secret avec son amoureux, les cris d’une fillette en détresse avaient attiré son attention. Elle avait perdu le contrôle de sa monture, le cheval l’embarquait. Regina, excellente cavalière, était immédiatement remonté sur son cheval et sauva la vie de la demoiselle, qui s’avéra être Blanche-Neige, la fille unique du veuf roi Léopold. Cora, la mère de Regina, sauta sur l’occasion pour faire demander au roi la main de sa fille.  Le projet de fuite en amoureux dut donc s’accélérer, c’était sans compter sur cette fouineuse de Blanche-Neige qui surprit Regina et Daniel. La jeune femme dut bien expliquer la situation à la jeune princesse. Celle-ci promit donc de garder le secret. Rassurée, Regina ne se doutait pas que la demoiselle se laisserait abuser par Cora. Sur le départ, celle-ci rejoint donc sa fille et son amoureux dans l’écurie, alors qu’ils étaient sur le point de partir, et arracha le cœur de Daniel pour le réduire en cendres, et ce sous les yeux horrifiés de Regina. Ainsi, la jeune femme n’eut d’autre choix que d’obéir à sa mère et d’épouser le roi Léopold, gardant une certaine rancœur contre la jeune Blanche-Neige qui, naïve au possible, ne se doutait pas de ce qui était arrivé.

Trois ans. A présent, la princesse fêtait ses treize ans sous le regard subjugué de son père qui n’avait, comme toujours d’yeux que pour elle. Regina, non seulement malheureuse d’avoir dû épouser un homme qu’elle n’aimait pas et d’au moins deux fois son âge, devait supporter de vivre sous le même toit que la petite peste qui était responsable de son malheur, ne suscitant que l’indifférence de son mari. La fête battait son plein, chacun félicitait la princesse de sa beauté grandissante, ce qui agaçait prodigieusement la reine. Alors qu’une nouvelle danse était bien entamée et que comme toujours, Léopold était le cavalier de sa précieuse fille, Regina décida de s’éclipser pour prendre un peu l’air. Elle se rendit sans attendre auprès de son précieux pommier, l’un des seuls vestiges de sa vie passée, dans laquelle elle apercevait encore un soupçon d’espoir de bonheur. Aujourd’hui, tout cela lui semblait si loin. Dans la pénombre de la nuit, elle ne tarda pas à remarquer une présence. Cette silhouette, elle la reconnut : Rumplestiltskin. Celui qui avait commencé à lui apprendre la magie.

Au départ, Regina était assez réticente à l’apprentissage de cette discipline, elle avait très peur de devenir comme sa mère, cette perspective lui faisait horreur. Néanmoins, à présent, poussée par des sentiments quelques peu obscurs, elle avait cédé et commençait à suivre les conseils de son mentor. Il l’avait alors aidé à se débarrasser de sa mère, l’incitant à la pousser au travers d’un miroir, cadeau que le Ténébreux lui avait fait pour son mariage, qui expédia la terrible Cora dans un monde inconnu, du moins par sa fille. Regina avait été terrifiée de constater que Rumple avait raison : elle avait adoré utiliser ce qui se rapprochait de la magie pour soustraire à sa vue la présence néfaste de sa mère.

Le Ténébreux était là, il avait pris une pomme et semblait l’attendre.

-Comment saviez-vous que je serais là ? demanda-t-elle sans réellement attendre la réponse.

Il était le Ténébreux, il semblait tout savoir, c’était d’ailleurs très impressionnant. Cet homme, s’il en était réellement un, la fascinait tout autant qu’il l’effrayait. Sa question valut à la jeune reine de lever les yeux au ciel.

-Personne ne remarquera mon absence. Et certainement pas mon cher mari. Quant à la princesse, je pense l’avoir assez vue pour ce soir.

Elle s’avança vers lui. Sa robe d’un gris perle scintillait brillant sous les rayons de la pleine lune.

-Alors, avez-vous des choses à m’apprendre ce soir ?





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MessageSujet: Re: [Flashback] La patience est la mère de toutes les vertus (PV Regina Mills)   Lun 11 Jan - 23:12


❝La patience est unevertu❞
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Tout en demeurant installé sous mon arbre, j’admirais la reine rejetée et humiliée qui se tenait devant moi. J’avais beau avoir passé trois années à ses côtés, jamais je ne perçus en elle la moindre ressemblance avec sa mère. Elle possédait une beauté bien différente de la sienne et son caractère ne possédait pas encore l’ambition et le piquant qui me plaisait tant chez Cora. Mais cette erreur pouvait être rapidement rectifiée. Ma protégée avait beau cacher sa colère et sa jalousie sous un masque d’humilité convenant parfaitement à une personne de sa position, je ressentais déjà en elle la personne manipulatrice et rusée qu’elle pourrait devenir en laissant aller ses ressentiments. Régina m’adressa alors la parole et je ne pus m’empêcher de laisser un sourire satisfait apparaître sur les recoins de mes lèvres. Je jetais alors la pomme que je tenais dans ma main et me releva d’un bon. Mimant une fausse révérence toute empreinte d’ironie j’ajoutais en ronronnant  

- N’est-ce pas merveilleux ? Il semble que j’ai fini par te percer à jour. Je te connais très bien, majesté. Peut-être même mieux que tu ne te connais toi-même !

Tout en déclarant ses mots, je m’étais approchée de Régina susurrant ma dernière phrase à son oreille tout en continuant ma route. Bien évidemment que je la connaissais très bien puisque j’étais moi-même en train de façonner la glaise fragile et malléable de son cœur pour le rendre aussi dur que la pierre. Elle était après tout la pièce maîtresse de mon œuvre et comme tout bon artiste je me devais tout entier à mon œuvre. Voilà pour quelle raison je me trouvais à ses côtés à chaque fois qu’elle requérait une attention particulière, à chaque fois que sa jalousie pouvait s’enflammer car c’est cette chaleur qu’il me fallait exploiter pour arriver à mes fins. M’arrêtant à ses côtés, j’utilisais ma magie pour faire apparaître dans ma main un miroir magique. Un très curieux objet qui avait pour principale propriété de montrer ce que l’on désirait voir dès qu’on le lui demandait. Très malicieusement, je le dressais devant moi et ne manquait pas de faire profiter Régina de ma vision. Dans cette image de rêve, on pouvait voir le roi Léopold danser tout en riant avec sa fille. Il la dévorait des yeux et semblait effectivement ne remarquer qu’elle. Avec une grimace de dégoût je regardais Régina en soupirant.

- Quelle belle petite famille, n’est-ce pas ! En tout cas tu avais raison sur un point, ton très cher époux ne semble pas avoir remarqué ton absence. Mais peut-on réellement le lui reprocher lorsque l’on possède à ses côtés une créature aussi innocente et douce que ne l’est sa fille ? Je suis navrée mais il semble qu’il n’ait pas suffisamment de place dans son cœur pour deux femmes.

La vision disparut alors et je tendis le miroir à Régina d’un air compatissant.

- Tiens ! Un petit cadeau pour te consoler de tes chagrins. Ce petit miroir reflète le monde tel qu’il est au présent, il suffit de lui demander ce que tu désires et l’image apparaîtra très clairement. C’est un cadeau idéal pour espionner tes ennemis !

Je m’éloignais alors d’elle tandis que la jeune reine me fit part de son désir d’apprendre un petit tour de magie. J’étais ravi de voir ma jeune apprentie plonger avec délice dans les eaux tumultueuses de la magie. Mais était-elle réellement prête à suivre mes pas sans discuter mes requêtes ? Je pris le risque de lui poser la question sachant parfaitement que même si j’essuyais un refus cela me permettrait de prendre conscience de la réalité actuelle des choses. Je tournais donc à nouveau mon attention vers elle !

- C’est agréable d’avoir une apprentie aussi curieuse et persévérante que tu l’es ! Je n’avais pas spécialement de t’apprendre quelque chose ce soir mais soit, vos désirs sont des ordres majesté !

Je disparus soudainement pour réapparaître juste derrière elle à sa droite. Je glissais alors ses quelques mots au creux de son oreille.

- Dis-moi, en tout amitié ce que tu as dans ta tête. Qu’as-tu ressenti lorsque ton époux a posé fièrement le diadème sur la tête de sa fille, lorsque c’est vers elle et non vers toi qu’il s’est tourné pour lui réclamer la première dance. Que souhaiterais-tu dire ou faire à cette pseudo famille si tu pouvais réaliser tes rêves les plus fous et les plus secrets ?

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MessageSujet: Re: [Flashback] La patience est la mère de toutes les vertus (PV Regina Mills)   Mar 12 Jan - 23:15




"Patience est mère de toutes les vertus"
 




Le Ténébreux avait quelque chose d’intrigant, et même s’il prétendait venir en toute amitié, tout chez lui respirait la malice, à commencer à sa démarche, le son de sa voix, les mimiques qu’il avait. Regina ne pouvait s’empêcher de se poser des questions, quant au pourquoi de sa présence à ses côtés. Néanmoins, il était pour ainsi dire son seul allié, la seule personne qui lui permettait d’entrevoir un peu d’espoir. Même son propre père n’y parvenait pas. Au moins, apprendre la magie avec lui, même si elle ne voulait pas devenir comme sa mère, lui permettait d’espérer pouvoir récupérer son cher Daniel.

La jeune reine regarda Rumplestiltskin, dont elle avait toujours du mal à prononcer le nom correctement, bondir de son muret et jeter la pomme qu’il avait en main, qui provenait du précieux pommier de la belle brune, et l’observa faire sa révérence exagérée avant de lever les yeux au ciel. Ce genre d’attitudes complètement surjouée l’agaçait un peu, et les paroles qui suivirent tout autant. Il l’avait percée à jour ? Il la connaissait mieux qu’elle-même ? L’entendre le lui susurrer à l’oreille était plutôt désagréable d’ailleurs.

-Vraiment ? Vous semblez savoir beaucoup de choses sur beaucoup de monde…

Cette idée lui était des plus désagréables, mais elle devait bien se rendre à l’évidence que c’était vrai. Soudain, il fit apparaitre un miroir bien particulier, dans lequel la jeune reine put voir le roi Leopold danser avec sa fille Blanche-Neige, chose que, en trois ans de mariage avec Regina, il n’avait jamais faite, pas même le jour de leur noce. Aussitôt, la jeune femme détourna les yeux pour regarder plus haut, au-dessus du miroir, n’appréciant clairement pas la vision qui lui était offerte. Et les paroles de Rumple continuèrent à être désagréables. Il défendait la princesse, maintenant ?

-Blanche-Neige n’a rien d’innocent ! rétorqua-t-elle presque à contrecœur, sans qu’elle ne puisse contrôler ses mots.

Elle se reprit alors. Pourquoi Leopold ne pouvait-il pas être aussi agréable avec elle ? Après tout, c’était lui qui était venu la chercher pour qu’elle s’occupe de sa fille. A présent qu’ils étaient mariés et que Regina n’avait plus le choix que de passer sa vie à ses côtés, pourquoi ne pouvait-il pas l’aimer, ne serait-ce qu’un peu ? Etait-ce trop demander ? Lorsque le Ténébreux déclara qu’il n’y avait pas suffisamment de place dans le cœur du roi, Regina pinça les lèvres en prenant dans les mains le miroir qu’il lui tendait, dont les images avaient disparu.

-Mes ennemis ? demanda-t-elle en le regardant avec une certaine incompréhension. Mais je… je n’en ai pas… je crois.

A qui pouvait-il bien faire allusion ?
Le Ténébreux sembla surpris que Regina lui demande d’apprendre quelque chose. Et c’est cette réaction qui surprit la jeune reine. Après tout, ne venait-il pas dans le but de lui apprendre la magie ? Elle le regarda alors d’un air légèrement suspicieux, ne le quittant pas des yeux alors qu’il allait et venait autour d’elle.

-N’’est pas pour cela que vous venez, d’habitude ?

Il disparut alors et réapparut derrière elle, ce qui la fit sursauter. L’entendre susurrer à son oreille la fit tressaillir, elle contracta tous les muscles de ses épaules, fronçant légèrement les sourcils. Où voulait-il en venir ? Même si elle ne voulait pas répondre, elle savait qu’il ne lâcherait pas le morceau avant d’avoir eu les réponses qu’il voulait.

-Je… je ne sais pas… mentit-elle d’abord.

Elle savait qu’il le saurait, qu’il la pousserait à avouer ce qu’elle avait ressenti, ce qu’elle ressentait encore, alors à quoi bon nier ou essayer d’omettre ? cela ne fonctionnait pas avec un être aussi puissant que le Ténébreux.

-Ce que j’ai ressenti… c’était… de la colère, de la jalousie, avoua-t-elle en baissant les yeux.

Ce genre de sentiments n’était pas bon, elle le savait et elle s’en voulait. Mais là où elle s’en voulait d’avantage, c’était pour ce qu’elle avait vraiment envie de faire ou de dire. Rumplestiltskin avait le chic pour déceler en elle chacune des parcelles de noirceur qui commençait à apparaitre à mesure que le temps passait et que la rancœur de Regina grandissait contre Blanche qui avait gâché sa vie. Elle prit une profonde inspiration en fermant les yeux.

-Je…

Elle se retourna brusquement vers lui pour lui faire face.

-Je voudrais les voir souffrir autant que ce que je souffre. C’est cela que vous vouliez entendre ? Pourquoi me forcez-vous à dire ces choses ?

Elle se méprisait à présent d’avoir osé le dire. Déjà, le penser lui paraissait horrible, mais mettre réellement des mots dessus rendait ces sentiments plus palpables, plus concrets. Mais c’était vrai. Pourquoi personne ne voyait le vrai visage de cette princesse qui, en apparence, semblait si douce et innocente, et qui en réalité avait n’était qu’une menteuse éhontée qui, par sa stupidité, avait fait mourir un homme, et pas des moindres, non, celui que Regina aimait par-dessus tout. Cette petite égoïste avait scellé le destin de la belle brune qui n’avait rien demandé. A présent débarrassée de sa mère, elle n’avait plus qu’à faire de même avec Blanche-Neige pour avoir totalement vengé son palefrenier. Mais était-ce raisonnable ? Plus le temps passait, plus Regina se disait que finalement, vivre dans la raison et les bons sentiments ne lui apportaient rien. Le roi ne se préoccupait pas d’elle. Elle se contentait d’errer dans le château et dans les jardins, rêvassant sous son pommier, nostalgique d’une vie qu’elle aurait pu avoir et où elle aurait été heureuse, sans cette gamine insupportable.

Elle regardait Rumple, les yeux brillants, se demandant ce que serait la prochaine étape. Il avait eu ce qu’il voulait, il l’avait entendu prononcer des paroles qu’elle n’avait encore jamais dites. A présent, qu’il fasse quelque chose pour elle en retour.





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MessageSujet: Re: [Flashback] La patience est la mère de toutes les vertus (PV Regina Mills)   Mar 26 Jan - 21:04


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La réaction de la jeune reine face à ma révérence m’amusait beaucoup. Elle n’aimait pas cette vie de cour et je le savais. Ce rêve n’était que le fruit des ambitions démesurées de sa mère Cora qui avait vécu par procuration au travers de son enfant. N’était-ce d’ailleurs pas pour cette raison qu’elle avait choisis de prénommer sa fille de la sorte ? De toutes évidences, ce nom ne lui convenait pas du tout. Elle aurait sans doute pu faire preuve d’un peu plus d’imagination. Yseult ? Guenièvre ? Oui ces noms auraient sans doute pu mieux lui convenir. Après tout son cœur n’avais jamais appartenu au roi Léopold. Son amour n’était rien d’autre qu’un palefrenier avec lequel elle avait rêvé de s’enfuir pour ne jamais plus entendre parler de cette Cour qui lui faisait horreur et passait son temps à la rejeter sans véritablement en avoir conscience. Cet état de fait risquait d’ailleurs de mettre un frein à la réalisation de mes ambitions. Pour quelle raison Régina mettait-elle un point d’honneur à apprendre la magie ? Bien que mes connaissances soient très étendues je craignais pour le moment de pas pouvoir répondre avec précision avec cette question. Nourrissait-elle déjà des projets de vengeance à l’égard des personnes qui l’avaient placée dans cette délicate situation ? Répondre à cette question constituait la raison première de ma visite de la soirée.

A la suite de sa première remarque, je me tournais vers elle et dans un sourire je lui répondis avec beaucoup de fierté

- C’est vrai que la plupart de habitants de ce monde ne me sont pas inconnus. Cela fait partie des avantages de ma fonction ! Seulement je ne consacre mon temps et mon savoir qu’aux personnes qui le méritent réellement. Contrairement à ce que tes sujets peuvent penser, tu es une personne de premier ordre. Tu vaux d’ailleurs bien plus que la plupart d’entre eux. Mais je m’égare…

C’est alors que je sortis de ma manche un atout visant à rendre cette bonne reine morte de jalousie. Il fallait que je lui fasse ressentir cette souffrance sourde qu’elle taisait devant tour le monde. J’avais bien l’attention de lui faire comprendre que je pourrais être une personne de confiance, son conseiller dans les moments de doutes et son soutien lorsqu’elle serait victime des assauts et des coups les plus bas commis par ses sujets. Je resterais muet comme une pierre et écouterais avec empathie chacun de ses propos. Bien sûr, ma démarche elle n’avait rien d’innocent et la remarque satisfaisante de la reine me remplit
d’un certain orgueil.

- Oh elle l’est ! Tout du moins pour la majeure partie de tes sujets ! Il serait assez difficile pour eux de croire que cette adorable petite princesse a été la principale responsable de ton malheur ! Même s’ils le savaient, ils qualifieraient ton destin de chance et de grand bonheur. C’est ainsi que marche le monde, les apparences sont souvent trompeuses !

Je lui adressais ensuite une petite mimique insatisfaite face à sa dernière déclaration. Je m’éloignais alors à quelques pas d’elle et regardait avec un certaine hypocrisie le château du roi Léopold.

- On se fait toujours des ennemis lorsque l’on se trouve dans une position privilégiée. C’est ce que l’on pourrait appeler le revers de la médaille. Tu peux me faire confiance, les loups ne tarderont pas à sortir du bois pour te dévorer toute crue. Il vaut mieux que tu te prépares maintenant pour ne pas être surprise trop tard !

Régina émit alors le vœu d’apprendre un nouveau tour de magie. La chose lui semblait après tout bien naturelle après tout, j’étais bien son maître de magie. Je ne pus alors que m’incliner et admettre que sa curiosité et sa motivation me plaisait énormément. C’était la stricte vérité ! C’était pour moi un honneur de pouvoir enseigner une matière aussi admirable à cette jeune femme, elle était après tout l’instrument de mes rêves les plus secrets. La porte qui me conduirait à ce monde sans magie qu’il fallait que j’atteigne ! Me glissant alors derrière elle, je me délectais de chacun des mots qu’elle prononçait. Comme je pouvais apprécier la jalousie et la haine qui transperçaient à travers chacun des mots qu’elle prononçait. Je me rendis alors compte que je m’étais trompé sur un point. Cette force sombre et machiavélique qui l’habitait s’était déjà éveillée depuis longtemps et ne demandaient plus qu’à être employées à bon escient. Me plaçant à nouveau devant elle, je pointais du regards ses mains qui émettaient déjà des étincelles témoignant des soupçons qui étaient les miens.

- Regarde tes mains à présent ! N’est pas le plus beau spectacle qui t’ait été donné de voir ? Ce sont tes sentiments qui éveillent en toi l’étendue de tes pouvoirs. Plus tes émotions seront fortes, plus ta magie sera inégalable. Ne cherche pas à les dissimuler ! La haine, la jalousie et la colère peuvent être des armes sublimes lorsqu’elles sont utilisées à bon escient. Tu auras besoin d’une preuve pour me croire sans doute ? Figure-toi que j’ai exactement ce qu’il te faut !

D’un claquement de doigts, je nous fis disparaître tous les deux et réapparaître dans une immense salle de banquet toute prête à recevoir la Cour. De toutes parts des mets exquis ornaient des tables immenses qui attendaient avec impatience les invités qui s’amusaient et dansaient encore dans la salle de bal. La lumière du Soleil déclinait derrière les immenses fenêtres de la salle et les serviteurs avaient déjà allumés les centaines de bougies destinées à rendre l’atmosphère plus chaleureuse. Puisque personne ne se trouvait dans les environs, je me dirigeais vers une des tables, éteignait l’une des bougies que je trouvais sur mon passage et me tournais vers Régina.

- Nous allons commencer avec un petit tour très simple que tu connais déjà. Cela me donnera l’occasion de voir si tu t’es entraînée en mon absence. Les réjouissances commenceront après. Alors chère apprentie montre-moi ce que tu sais faire ! Allume cette bougie !

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MessageSujet: Re: [Flashback] La patience est la mère de toutes les vertus (PV Regina Mills)   Lun 1 Fév - 10:44




"Patience est mère de toutes les vertus"
 


Rumplestiltskin savait appuyer là où ça faisait mal. Se targuant d’abord de connaitre la plupart des habitants du royaume de par sa fonction de Ténébreux, il insista sur le fait que les sujets de la reine ne la considéraient que peu, et que jamais ils se ne placeraient de son côté, même si elle leur démontrait par A+B que leur chère princesse au teint de neige et aux cheveux d’ébènes n’était rien d’autres qu’une horrible petite menteuse qui lui avait pourri l’existence. Le Ténébreux avait sans doute raison, le monde allait ainsi, ne se fiant qu’aux apparences. Regina croisa les bras en regardant le sol. Ce constat était difficile à admettre, mais pourtant c’était vrai, elle le savait. Ensuite, elle essaya probablement de l’effrayer en lui parlant d’ennemis qu’elle ne savait même pas qu’elle pouvait avoir. Mais il avait probablement raison : avoir une telle place, aussi haute dans l’échelle sociale, déchainait en général les jalousies et créait donc les ennemies. Pourtant, la belle brune aurait mille fois préféré, trois ans auparavant, laisser cette place confortable à qui l’aurait voulue. Rumplestiltskin lui fit alors cadeau de ce miroir qui, il l’assurait, lui serait d’une grande aide contre ces fameux ennemis qui, pour Regina, n’étaient qu’hypothétiques.

-Vous avez raison… comme toujours, ajouta-t-elle avec un petit sourire courtois.

Alors qu’elle avait prononcé ces mots pleins de haine et de colère qui lui faisaient tant horreur, le Ténébreux s’était replacé devant elle, toujours l’air si sûr de lui –comment faisait-il ?- et lui montra ses mains du regard. Sous la colère, Regina, exprimant sa jalousie et sa frustration, avait les paumes légèrement tournées vers le ciel, et lorsqu’elle obéit à son maître d’apprentissage en les regardant, elle vit de petites étincelles s’en échapper. Surprise, légèrement effrayée, elle poussa une petite exclamation en refermant ses mains. Comment avait-elle fait pour produire ces petites flammes minuscules et pourtant si lumineuses ? La jeune reine en était à la fois surprise, effrayée et émerveillée. Rumple lui expliqua alors ce qui venait de se passer. Il semblait argumenter en la faveur de cette colère qui la rongeait de l’intérieur. Apparemment, elle serait la source d’un immense pouvoir qui ne demandait qu’à être développé. Etait-ce cela, le secret de sa puissance ? Etait-ce pour cela que Cora, sa mère, était aussi forte ? Sa magie avait toujours fait peur à sa fille. Elle ne voulait pas devenir comme elle, c’était un fait. Pourtant…

Le Ténébreux usa de sa magie pour les faire disparaitre et réapparaitre dans une immense salle du château, celle destinée au banquet, pour l’anniversaire de Blanche-Neige. Regina soupira de se retrouver de nouveau à l’intérieur. Elle avait l’impression que ce château l’étouffait. Elle faisait toujours tout pour se retrouver à l’air libre, ou éventuellement dans ses appartements.

-Pourquoi ne peut-on pas utiliser d’autres sentiments pour alimenter la magie ?

Mais sans attendre, le Ténébreux la mettait à l’épreuve. Des centaines de bougies avaient été allumées par les valets pour palier la pénombre qui commençait à gagner la pièce suite au jour qui faiblissait. Il en éteignit une et la somma de la rallumer grâce à la magie. Un tour qu’il lui avait déjà appris dès les premières leçons. Regina leva les yeux au ciel. Pourquoi lui faire refaire cette action qu’elle connaissait déjà ? Elle l’avait compris, il ne demandait jamais quelque chose sans raison, mais là, elle ne voyait vraiment pas l’intérêt de la chose, à part, comme il le prétendait, pour voir si elle s’était entrainée. Chose qu’elle avait faite, dans sa chambre, à l’abri des regards indiscrets. Après tout, elle n’avait pas grand-chose d’autre à faire de ses journées, et surtout de ses soirées. Dès le matin, à peine levée et habillée, la princesse venait l’ennuyer à lui raconter ses merveilleux rêves stupides en lui mettant une brosse dans les mains pour qu’elle démêle ses cheveux –n’avait-elle pas une bonne pour faire cela ?- et bien souvent, la jeune reine s’était imaginée les lui arracher par poignées tant elle avait du mal à supporter sa présence. Ensuite, elle essayait de se soustraire à son insupportable présence en allant voir son pommier, elle en prenait quelques fruits pour les donner à son précieux étalon qu’elle affectionnait tant, puis elle passait quelques heures avec son père qui, en général, essayait de lui faire voir le bon côté des choses… Quel optimisme, comment faisait-il ? Sans doute était-il heureux que Cora ne soit plus là, mais cela ne suffisait pas au bonheur de Regina. Elle voyait le roi en coup de vent, bien trop occupé à ses occupations de roi et à couver sa précieuse fillette ingrate. Une chose qui lui permettait de passer le temps et de faire défiler les heures jusqu’à la journée suivante, était de faire venir des couturiers et tisserands pour avoir les plus belles étoffes et être parée des tenues les plus magnifiques. Après tout, il fallait bien avoir une petite consolation à être reine malgré soi. A présent, elle avait un professeur de magie attitré, et pas des moindres. Elle qui s’était toujours dit que la magie était une mauvaise chose, son cœur commençait à la pousser dans la direction opposée, sans qu’elle ne comprenne réellement pourquoi. Regina en avait assez de lutter contre tous ces sentiments qui s’affrontaient. Le Ténébreux lui disait qu’il ne fallait pas les retenir. Et pour une fois, elle avait envie de lui faire totalement confiance. Etait-ce à cause de ce miroir qu’il lui avait donné et des images qu’elle avait vues à l’intérieur ? Elle n’en savait rien, elle ne se posait pas la question. Tout ce qu’elle voulait, à présent, c’était aller de l’avant, ne plus être malheureuse. Et Rumplestiltskin semblait lui promettre monts et merveilles si elle l’écoutait et faisait ce qu’il lui indiquait.

Pour l’instant, il voulait qu’elle rallume cette fichue bougie. Poussant un petit soupir, impatiente de connaître la suite du programme, Regina ferma les yeux quelques secondes pour se concentrer. Il fallait qu’elle y arrive, elle ne devait pas le décevoir, que penserait-il d’elle sinon ? Après seulement quelques secondes, alors qu’intérieurement elle visualisait la bougie de nouveau allumée, elle rouvrit les yeux et eut le plaisir de voir que la flamme dansait sur la mèche. Un sourire satisfait, presque fier, naquit sur ses lèvres, puis elle regarda son professeur.

-Alors ? Suis-je à la hauteur pour voir la suite des réjouissances?





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