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 alice ♦ « peignons les roses en rouge. »

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MessageSujet: alice ♦ « peignons les roses en rouge. »   Mar 22 Déc - 22:23


Alice Rose O'Liddell

Si l’amour est dur avec toi, sois dur avec lui ;
perce l’amour qui te perce et possède le.



Nom, Prénom(s) : Alice Rose O'LIDDELL, tout plein de petits clins d'oeil aux différentes identités qu'elle a portées au cours de sa vie dans le Monde des Contes.
Âge : Vingt-et-un ans, l'âge légal dans son pays pour acheter et consommer son précieux liquide. Quoique même sans ça, elle aurait consommé illégalement, ça ne lui aurait pas posé de problème.
Date & Lieu de naissance : C'est un point assez délicat. Elle-même ne sait plus où elle est censée avoir vu le jour. Un coup à Londres, un coup dans un autre monde, un coup au solstice d'hiver, un coup au solstice d'été. Et si on passait cette question ?
Conte : On devrait plutôt mettre le pluriel, dans ce cas. Elle a d'abord eu un rôle secondaire dans l'histoire d'amour entre Roméo & Juliette, puis un rôle plus conséquent, mais toujours dans l'histoire d'amour de sa soeur, dans une histoire qui n'a pas de nom mais qui se passe dans un bordel, et suite à ça, elle a vécu ses propres aventures dans Alice au pays des merveilles pour les finir à l'asile.
Personnage : Ses identités, elle les cumules. D'abord Rosaline Capulet, la soeur de Juliette, elle devient ensuite un cygne noir, mais pas dans le sens où vous l'entendez, pas celui de Tchaïkovski ou quoi, non non. Et finalement, elle devient Alice Kingsleigh. Aujourd'hui, elle n'est plus qu'Alice Rose O'Liddell, illustre clocharde dans les rues de Storybrooke, buvant toujours plus que de raison.
Orientation & Statut : Jusque là, elle a toujours préféré se prendre un bon coup de bite. Elle aime bien les moules-frites hein, mais les frites c'est plus son truc. Après elle juge pas, les goûts sont dans la nature, mais quitte à choisir, elle préfère les mâles.
Groupe : Les musiciens.
Particularité : Elle a une descente d'alcool que personne ne voudrait faire en vélo ?
Un camp en particulier : La politique, c'est pas tellement son truc. Elle suivra sûrement le mouvement de foule, là où elle sera la mieux lotie. Sinon elle n'en sait trop rien. Elle ne sait déjà pas quoi se faire pour le dîner ce soir, alors pour ce qui est des choses plus importantes, c'est même pas la peine d'y penser.
Pouvoir(s) : Une imagination débordante. Et un grand estomac capable de supporter des litres d'alcool.

FEAT natalie dormer.



Que penses-tu de la politique actuelle des choses ?
Es-tu au moins au courant de ce qui se trame ?
« Moi j'vais vous dire ce que j'en pense de la politique actuelle des chose... » elle hoquette, les effets de quelques verres de bon vin rouge. « Moi j'en pense que j'en ai rien à fout' de vot' politique. T'façon sont tous les mêmes ici. Plein de paroles, plein de blabla, des blabla qu'on comprend pas en plus. T'as vu tous les mots compliqué qu'ils utilisent ? T'sais c'que ça veut dire toi, nonobstant ? Oui ? Bah moi j'sais pas, par exemple. On dirait le nom d'un personnage de dessin-animé. hips. Moi j'pense qu'la politique, c'pas fait pour tout l'monde. Y en a qui font n'imp'. T'as vu la gueule de la maire ? Comment ça c'est pas l'élection de Miss Storybrooke ? C'est hors-sujet. J'dis juste qu'y a plus joli qu'une face de brique pour faire d'la politique. Puis elle fout rien moi j'dis. Comme tous les politiques en fait. Ils foutent rien. Ils en branlent pas une. Moi j'pense qu'on devrait changer d'maire. Elle décrépit dans son bureau, celle qu'on a. En plus elle m'fait pas peur. Mais ta gueule, j'retourne me coucher quand j'en aurais envie, moi j'sais de quoi je parle. »

« Évidemment qu'je sais c'qui s'trame, s'pèce de pleu-pleu. Moi j'lis les gros titres des journaux, ici. J'sais qu'le coût de la baguette il a augmenté, par exemple. Moi j'soupçonne qu'il est empoisonné, ce pain. Avec votre délire de princesses et de méchants, moi j'vois qu'ça. La seule menace dans l'air qu'y a, c'est la vôt'. Puis j'vous en pose moi des questions ? »


Anecdotes & Caractère

tantôt brune, tantôt blonde + se sent obligée de mettre du whisky ou du rhum dans son chocolat chaud le matin + tient bien l'alcool (de ce qu'elle croit) et vomit plutôt rarement, vomit quand même mais pas tant que ça + prend toujours un Tupperware avec elle quand elle va manger chez quelqu'un d'autre, histoire de vider les placards quand ils ont le dos tourné + peut dormir n'importe où, sur le parquet comme sur un matelas + est du genre radine, surtout avec la boisson + porte beaucoup de collants, mais la plupart sont filés ou rafistolés un peu grosso modo, avec du vernis ou un gros coup d'aiguille + c'est une grande fan du dessin-animé Anastasia, en fait c'est juste parce que c'est son seul DVD chez elle + c'est beaucoup le bordel dans sa chambre, à un point qu'on ne voit plus la couleur du carrelage + elle a tendance à étaler des peaux de mandarines sur les chauffages de son appartement pour cacher les mauvaises odeurs + fait une collection de bouteille d'alcool vides, pas que ce soit volontaire mais elle ne veut pas s'en séparer, même si elle ne sait pas quoi en faire non plus + a une forte tendance à parler toute seule + dort toujours avec son ours en peluche, avant il sentait la banane, maintenant non + adore le parfum à la violette ou à la vanille + c'est une grande accro des chewing-gum, pour cacher la mauvaise haleine + ne comprend toujours pas pourquoi elle ne trouve pas rapidement du travail + a gardé en fleur séchée la seule rose qu'on ne lui a jamais offert à la Saint-Valentin, et elle ne se rappelle qui lui a offert, justement + s'endort régulièrement avec de la musique forte dans les écouteurs + se réveille rarement avant midi, parfois même elle ne se réveille pas avant 22h + a la phobie de trouver une araignée dans ses cheveux + elle ne supporte pas les carottes, ni le chou-fleur + son plat préféré est le poulet accompagné de riz au lait de coco + n'est pas très fan de thé, elle en boit tout de même quand il ne lui reste que ça, agrémentée de boisson forte, mais c'est rare + même bourrée, elle veille à ce que les rapports sexuels qu'elle a soient protégés, mais ce n'est pas toujours efficace + déborde de ressources en termes de connerie (non mais vraiment) + imprévisible quand elle boit, elle peut très bien être hyper joyeuse, hyper déprimée ou hyper colérique, voire les trois à la fois + ne laisse jamais son verre sans surveillance, de peur d'en perdre une seule goutte, même si c'est par évaporation + danse très mal mais elle s'en fout une fois qu'elle a un coup dans le nez + il lui manque une canine en haut, elle ne sait plus pourquoi, mais elle n'a ni les sous ni la motivation de régler ce problème + porte beaucoup de talons parce qu'elle ne mesure pas plus d'un mètre soixante même si elle n'arrive plus du tout à marcher avec après trois verres + se croit poète après ces trois verres alors que... pas du tout + a une très belle voix en temps normal, mais avec l'alcool c'est plus trop ça + elle ne fume pas régulièrement, mais elle apprécie une clope par ci ou par là en soirée + n'aime pas parler du monde des contes, pour elle ce n'est qu'un délire collectif + elle est claustrophobe, il suffit de voir ce qu'il lui est arrivé dans le Monde des Contes pour comprendre pourquoi + est pompette au moins 26 heures par jour + elle a un pigeon domestique qu'elle a appelé Pistache + traîne souvent avec des cas désespérés, des fois elle part des jours sans donner de nouvelles pour squatter quelque part avec eux + elle tuerait pour un verre de vodka, là, tout de suite.



Pseudo : slithy toves. ou grilheure.
Prénom : Laurie.
Âge : Toujours majeure, presque la vingtaine.
Loisirs : Les mêmes que Grace (oh oui) et qu'Elsa.
Crédits de la fiche : tumblr, je crois.
Code du règlement : Moi je le conneyyy Hihi
Que penses-tu de NKL ? : Ce forum pue le cassoulet.
Besoin de parrain/marraine ? : Oui Please



Dernière édition par Alice R. O'Liddell le Lun 18 Jan - 1:25, édité 9 fois
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MessageSujet: Re: alice ♦ « peignons les roses en rouge. »   Mar 22 Déc - 22:24

Histoire
a rose by any other name would smelt as sweet.

La petite fille modèle
L'amour est une fumée faite de la vapeur des souvenirs
La pluie s’abattait contre les carreaux des vitres du château des Capulet, l’une des plus grandes, des plus nobles et des plus puissantes familles de Vérone. Même si le Père Capulet aurait aimé dire que seule sa famille régnait en maître sur la ville. Six ans auparavant, sa femme avait donné naissance à une merveilleuse jeune fille. C’était l’aînée, elle s’appelait Juliette, et ils s’étaient promis de lui trouver un bon parti pour son futur mariage. Comme si une fille à peine née n’avait pour seul destin que le mariage. Et plus Juliette grandissait, plus on entendait parler d’elle pour sa beauté et cette tendance qu’elle avait à s’effronter. Personne à cette époque ne savait jusqu’où elle irait pour désobéir à ses parents.
Ce jour-là, c’était au tour du deuxième enfant des Capulet de voir le jour. La mère avait fait tout son possible pour exaucer le vœu de son mari, à savoir avoir un héritier mâle pour garder le nom. Elle avait mangé le plus salé possible, au point de se faire vomir, entre autre recettes plus farfelues les unes que les autres pour s’assurer que son enfant serait de sexe masculin. Elle avait même eu le ventre rond comme un ballon, et ses dames lui avaient répété sur la fin de sa grossesse « ventre pointu enfant fendu, ventre rond enfant ballon » comme pour la rassurer. Et rassurée, elle l’avait été. Même elle s’était mise à croire aux potions et proverbes qu’elle s’enfilait tous les jours. Il fallait voir sa tête le jour de l’accouchement, quand la sage-femme lui annonça, alors épuisée d’avoir fait tant d’efforts, que l’enfant qu’elle venait de mettre au monde ne s’appellerait pas Edouard, mais qu’il fallait lui trouver un prénom plus féminin. Même Monsieur en avait fait des bonds !

C’était alors que naissait Rosaline. Ressemblant à une nouvelle espèce de légume le premier jour de son existence, par la suite elle prit une apparence tout à fait charmante. Des cheveux aussi noirs que l’ébène, des yeux aussi clairs que ceux de sa sœur, une taille fine que l’obligeaient à avoir les corsets qu’elle devait constamment porter sous ses robes hors de prix, et une docilité que ses parents s’apaisaient à trouver chez au moins l’une de leurs deux filles. Elle encaissait les leçons en râlant certes, mais elle ne fuguait pas à tout bout de champs, et il était hors de question qu’elle s’aventure seule en ville comme le faisait Juliette. Juliette, elle l’aimait bien. C’était sa grande sœur, son idôle, son modèle.

Un jour elle était partie en ville pour aller la chercher, justement. Elle avait fini ses leçons, et puis elle se portait toujours volontaire quand il s’agissait de sa sœur. Il faut dire qu’on trouvait vite le temps trop long au château quand il n’y avait plus personne pour vous imposer des cours ou des tâches. Elle était à peine seule, elle avait une femme de ménage avec elle histoire qu’elle ait quelqu’un. Et puis cette femme en avait gros sur la patate de voir l’aînée des Capulet ruiner le travail qu’elle s’évertuait à faire tous les jours juste par caprice. Elle avait autant besoin de Rosaline pour la calmer que Rosaline avait besoin d’elle pour ne pas être seule au milieu d’une flopée de gueux.
Rosaline n’avait pas l’habitude de sortir de son château, elle n’en avait généralement pas besoin, et lorsqu’elle devait rendre visite à quelqu’un, elle n’avait jamais le temps de s’éterniser en ville, elle voyait toujours celle-ci du haut de sa voiture tirée par quatre chevaux. Ici, sur la place de la ville, c’était au moins une bonne douzaine de paires d’yeux qui la scrutait, elle jeune femme à l’allure riches et aux manières nobles. Elle avait entendu parler de ces pauvres femmes qui perdaient leur vertu dans les recoins des rues, avec ou contre leur gré. Elle avait entendu parler de ces vieux hommes aux regards pervers et aux intentions mauvaises, de ces jeunes gens qui excellaient dans l’air de vous voler les bijoux que vous portez sans même que vous ne vous en rendiez compte. Pour toutes ces raisons, Rosaline n’avait pas de quoi être à l’aise au milieu d’une foule, et ainsi elle fut plus motivée que jamais à retrouver sa sœur.
Une semaine plus tard, c’était la femme de chambre qui l’avait accompagnée pour la fugue de Juliette qui demanda à voir la plus jeune des sœurs. Elle était retournée plusieurs fois en ville pour s’acheter quelques affaires personnelles lorsqu’un jeune homme était venu lui demander des renseignements sur la riche jeune fille qui l’avait accompagnée cet autre jour. Et il faut croire qu’il n’en était pas resté là, car il demandait sans cesse pourquoi cette jeune fille ne revenait pas en ville elle aussi, quelle était sa situation matrimonial, quel était son nom. Il avait même fini par lui écrire une déclaration des plus enflammées, dévoré par la passion. La domestique l’avait qualifié auprès de Rosaline de beau jeune homme, d’homme d’esprit et certainement très romantique. Ç’aurait été naturel d’écrire au sujet des deux jeunes gens et de leur amour, si seulement Rosaline n’avait pas refusé catégoriquement de le voir. Car voyez-vous, Rosaline ne s’intéressait pas aux hommes. Pas plus aux femmes, de toute façon. Elle savait qu’elle aurait son mariage forcé, tout comme sa sœur, et elle savait qu’elle ne pouvait pas se permettre, et surtout pour une fille de son rang, de fréquenter le premier jeune homme beau et romantique qu’elle croisait. Rien qu’à l’idée de supporter un homme qui lui avait été imposé, elle en avait des nausées. Mais pour ça, elle avait une idée en tête. Si l’homme à qui son père voudrait bien la promettre ne lui convenait pas, elle pourrait toujours prendre la voie de la religion et s’épargner le mariage. Bref, ce fut une passion sans réciproque pour le jeune homme de la ville, mais c’en n’était pas fini là.



Le bal et ce qui suivit
une confession équivoque n'obtient qu'une absolution équivoque.
C’était le bal le plus long et le plus triste auquel assistait Rosaline. Il était en l’honneur de sa sœur, elle aurait pu s’en réjouir. Oui, elle s’en serait réjouit si sa sœur s’était réjouie à l’annonce de son mariage imminent avec le comte Pâris. Elle apprit par un certain Benvolio avec qui elle avait échangé à peine quelques politesses que son admirateur secret était là ce soir. Il l’avait même désigné du bout du doigt. Et en effet, Rosaline le trouvait plutôt charmant, mais elle n’en tombait pas sous le charme, qu’il reste donc dans son chagrin et qu’on laisse à la jeune femme la vie tranquille.
Après avoir rencontré de nombreux invités et échangé quelques politesses avec eux, elle était partie à la recherche de sa sœur. Elle savait qu’elle ne la trouverait pas dans la salle de bal, ce n’était pas le genre à s’éclater dans la danse quand elle avait pris aussi mal la nouvelle de son mariage. Rosaline était partie à l’écart du beau monde, pour trouver sa sœur en charmante compagnie. Cette compagnie ? L’homme qui lui avait fait des avances. Et Rosaline n’avait pas l’intention de laisser sa sœur tomber sous le charme d’un homme qui semblait collectionner les femmes. Pire encore, elle arrivait au moment des présentations. Et si d’abord elle n’était pas emballée à l’idée de fricoter avec cet individu, elle le fut encore moins lorsqu’elle reconnu le fils de la famille ennemie à la sienne. Elle ne comprenait d’ailleurs pas comment Juliette ne s’en offusquait pas. Il n’était pas rare chez les Capulet d’entendre parler des Montaigue, parfois les prénoms étaient mentionnés, Rosaline avait retenu celui de Roméo comme étant l’héritier.
Elle avait fait demi-tour sans même avoir adressé un seul mot à Juliette. Elle ne savait pas où aller, ce qu’elle devait faire, si elle comptait passer l’éponge sur ce qu’elle venait de voir pour obtenir plus d’informations plus tard, ou… mais elle avait croisé Tybalt, il lui demandait où se trouvait l’aînée. Rosaline n’avait pas résisté, elle lui dit que le fils des Montaigue s’était invité à la fête, qu’elle l’avait aperçu, sans pour autant lui dire que sa sœur semblait être tombée sous son charme. Elle craignait d’attirer les histoires à Juliette, aussi elle tut se qu’elle avait vu. Et il fallu un appel aux gardes et quelques minutes pour que la fête se termine…

Et puis les choses ne se sont pas arrangées au fil du temps.

Peu de temps après, les sœurs Capulet ont eu vent d’un duel à Vérone. Il y eut deux morts ce jour-là, chaque grande famille avait sa perte à pleurer. Les Montaigue avaient perdu l’ami de leur cher Roméo. Les Capulet devaient enterrer un membre de leur famille. Tybalt. Rosaline était évidemment affectée par la mort de son cousin, mais Juliette devait l’être bien plus encore, pourtant si la jeune fille venait visiter sa sœur, celle-ci persistait à vouloir rester seule. Du même âge, ces deux-là avaient longtemps été très proches. Rosaline soupçonnait même Tybalt d’avoir développé des sentiments plus qu’affectueux pour sa sœur. En attendant, il était mort. Mort parce qu’il avait la haine pour les Montaigue. Rosaline se demandait s’il n’avait pas fini par être au courant pour la romance entre Roméo et Juliette, et si ce n’était pas la jalousie qui avait précipité sa fin.
Il y eut un soir où Rosaline se trouvait le nez collé à sa fenêtre. Ça faisait longtemps qu’elle n’avait pas vu le ciel étoilé, et sa nourrice lui avait dit un peu plus tôt que son cousin avait rejoint les étoiles. Elle se demandait laquelle quand une ombre capta son regard bien plus bas. Quelqu’un traversait les jardins, et à cette heure-ci, ça ne pouvait être qu’une seule personne, surtout ainsi vêtue : Juliette. Rosaline se dépêcha de la rejoindre. Des sorties, elle avait vu Juliette en faire des dizaines, peut-être des centaines, mais des sorties nocturnes ? À quelques secondes près, elle aurait pu perdre de vue sa sœur, mais elle la rattrapa à temps, face à une maison où elle n’aurait jamais pensé qu’elle se rendrait. Celle de la sorcière.
Rosaline avait demandé à Juliette ce qu’elle faisait là, cette dernière lui avait demandé de rentrer à la maison. Mais Rosaline pouvait se montrer docile, s’il y avait bien une personne qu’elle ne voulait pas perdre c’était sa sœur. Aussi, elle ne l’écoutait pas et restait avec elle. Finalement, quand Juliette lui demanda après avoir entamé les négociations avec la sorcière si elle voulait venir avec elle, Rosaline n'hésita pas une seule seconde. Elle se voyait mal rester à Vérone sans sa soeur, et ramasser le comte Pâris pour un mariage arrangé... ça ne l'enthousiasmait pas. Ainsi commença ses aventures, en buvant une fiole censée lui faire changer de vie.





Dernière édition par Alice R. O'Liddell le Mer 6 Jan - 20:21, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: alice ♦ « peignons les roses en rouge. »   Mar 22 Déc - 22:24

Histoire
si le monde n'a aucun sens, qui nous empêche d'en inventer un ?

Le cygne noir
serais-tu aussi pure que la glace et aussi chaste que la neige,
tu n'échapperais pas à la calomnie.
Elle n’aurait pas pensé que sa nouvelle vie commence ainsi : sur de l’obscurité. C’était Juliette qui l’avait réveillée, et sa voix ne transpirait pas de bonheur et de plénitude. Un léger vent passait par une fenêtre proche, rafraîchissant la jeune fille, trop peu vêtue. Jamais elle n’avait été dans une tenue aussi indécente dans un lieu autre que sa propre chambre. Et encore, même ses habits étaient plus sages. Là, en voyant son accoutrement, elle n’avait su dire si elle était dans un cirque ou un théâtre. Elle ne devinait pas, elle n’espérait pas, être tombée dans un bordel pareil.
Une femme à l’élégance certaine mais sans aucune noblesse vint les cueillir. Rosaline se trouvait fascinée par son maquillage et sa robe au plumage sombre. Elle était magnifique, ses traits étaient fins, son corps identique à l’idéal féminin auquel Rosaline aspirait, mais bien trop indécente. Mais malgré cela, une question lui trottait dans la tête. Qu’est-ce qu’elle faisait là ? La femme prit la parole, une voix claire, qui tintillait presque. Rosaline restait accrochée à ses lèvres autant par fascination que par curiosité. Où était-elle ? L’établissement avait pour nom Les Cygnes, et cet établissement ne promettait pas de grand avenir aux jeunes femmes qui vivaient sous son toit. Ça ne disait rien à la jeune fille, était-ce là leur nouvelle vie ? Vivre dans un endroit qui ne leur promettait pas d’avenir ?

L’histoire était tristement simple en réalité. La sorcière de Vérone n’en était pas une, elle jouait simplement sur sa réputation pour pouvoir arnaquer de pauvres malheureux. Elle avait une fille, elle espérait vraiment la marier à Roméo, mais malgré la beauté de celle-ci, Roméo en avait préféré les filles Capulet. C’était par vengeance personnelle donc, et avec un coup de main de la famille Montaigue, voulant priver aux Capulet ce dont ils avaient été privés par leur faute, que les héritières de l’une des grandes familles de la ville furent enlevées. La potion qu’elles avaient bu ? Rien de plus fantastique qu’un liquide coloré plein de somnifères. Leur lieu de destination ? L’établissement Les Cygnes. Quand un homme disait qu’il allait voir les cygnes, c’était une jolie expression dans le coin pour dire qu’il allait passer une belle nuit aux côtés de belles jeunes femmes.
La femme leur expliqua que chacune irait dans une aile différente. Évidemment, ç’aurait été trop beau si on avait permit aux sœurs de rester ensemble, comme convenu. Juliette restait dans l’aile sage, celle des cygnes blancs. Rosaline elle, partait pour l’opposé du bâtiment, dans l’aile où l’on réalisait les fantasmes les plus osés. Quelle bêtise, Rosaline ne connaissait déjà rien à la sexualité. Et quelle idée d’y enfermer une gamine ! Elle avait tout juste treize ans à ce moment-là.

Quand enfin elle comprit quel était son utilité dans ces lieux, elle s’était dit que peut-être on la laisserait tranquille, qu’elle était trop jeune. Elle s’inquiétait plutôt pour Juliette, au départ. Elle se demandait quand elle la reverrait, aussi. Elle se doutait bien qu’elle n’allait pas revenir auprès d’elle de si tôt. Il s’averrait pourtant ensuite que nombreux étaient les clients dont la perversité les poussait à s’intéresser aux jeunes filles.
Rosaline avait beau avoir été docile toute sa vie avec ses parents et ses professeurs, ce trait disparut à partir du moment où tout devenait alors question de sexe. Déjà, les cygnes noirs ne correspondaient pas le moins du monde à Rosaline. Les cygnes tout court en fait. Elle n’en était pas un. Elle refusait de se donner comme les autres au premiers inconnus qui avaient de quoi glisser un peu de monnaie pour les services que leur rendaient les jeunes femmes ici. Bien sûr, personne ne se pliait à ses caprices. Mais elle tenait bon, autant que Juliette. C’était ce qui lui avait valu quelques coups au passage, jusqu’à ce qu’elle soit inconsciente ou hors d’état d’agir pour se laisser faire, et même s’il lui restait encore un peu de force, elle finissait souvent attachée pour ne pas avoir à se servir de ses membres. Résister était inutile. Elle n’était pas un cygne, Rosaline. Elle avait peut-être le beau plumage que tous portaient, elle ressemblait peut-être à d’autres cygnes dans ce lac, mais elle n’en était pas un. Cet endroit n’était pas pour elle.

Un soir, Juliette l’avait trouvée, Rosaline avait l’impression de ne pas l’avoir vue depuis une éternité. Elle l’avait trouvée pour mettre les voiles et partir de ce lieu qui sentait la dépravation. Oh, elles n’avaient pas fait long feu. Car même si personne n’aurait été là pour les retenir, elles n’auraient pas pu sortir. Un sortilège, cette fois un vrai, protégeait la maison. Les filles pouvaient entrer, mais il était plus difficile pour elles de sortir. Les portes de l’établissement permettaient aux hommes d’entrer et de sortir à leur guise, mais les filles ne craignaient pas de mettre un pied dehors, pas même dans les jardins. Un sortilège leur bloquait tout accès à l’extérieur. Mis à part pour les cours intérieures, évidemment. Ce n’était pas pareil que de se promener dans des jardins, mais au moins Rosaline pouvait voir le ciel au-dessus de sa tête.
C’était bredouilles donc, qu’elles étaient rentrées ce soir-là, tout espoir éteint, il n’y avait aucune issue, vraiment. Et pire encore, si Juliette avait pu retrouver Rosaline, on changea cette dernière de chambre afin de rendre à l’aînée la tâche plus compliquée pour la retrouver. Et puis après cet incident, il lui serait de toute façon difficile de se promener en toute liberté dans l’aile dans laquelle elle n’avait rien à faire. Les cygnes blancs restaient entre eux, les cygnes noirs aussi.

Les mois avaient passé et le désespoir et la lassitude avaient pris la place dans la vie de Rosaline. Avant, elle avait espoir de pouvoir sortir d’ici un jour, trouver une faille, mais il s’avérait que ce n’était pas aussi aisé.
Elle était accroupie derrière une armoire de bois massif ce soir-là. Elle n’avait pas les moyens de tenir tête à un gabarit masculin, pas physiquement, mais il suffisait qu’elle se cache pour que les hommes ne la voient pas. Et s’ils ne la voyaient pas, ils ne pouvaient pas demander à la voir. Rosaline portait toujours son costume de cygne noir, mais dans l’ombre c’était un parfait camouflage. Et elle passait ses soirées ainsi, à attendre que le temps passe, à bloquer sa respiration pendant que ses collègues passaient la nuit dans des chambres adjacentes. Jusqu’à ce qu’une voix masculine ne l’appelle. « Juliette, Rosaline ! » disait cette voix. Rosaline n’avait pas tellement fréquenté l’homme qui prononça ces noms car elle ne le reconnu pas, mais elle sortit la tête de l’ombre dans laquelle elle s’était recroquevillée pour voir qui venait là. Benvolio. Elle ne connaissait pas non plus son prénom, mais elle reconnaissait le visage qui était venu à sa rencontre le soir du bal. Rosaline n’avait jamais été aussi heureuse de voir un homme, elle n’avait à vrai dire jamais été heureuse de voir un homme depuis plus ou moins une année.
Benvolio prit Rosaline dans ses bras et la portait tel qu’un époux l’aurait fait avec sa femme le jour de leur mariage, avant d’entrer dans la demeure conjugale. Mais ça n’avait rien de romantique ici, Rosaline y voyait plutôt quelque chose de paternel dans ce geste. C’était la première fois depuis longtemps qu’elle consentait à ce qu’un homme la touche. Ils rejoignirent tous deux Roméo et Juliette. Juliette était portée de la même façon que Rosaline. Ce n’était peut-être pas une coïncidence. Et en effet non, la jeune adolescente apprit plus tard dans la soirée que pour sortir des Cygnes, il ne fallait qu’elles touchent aucune porte, aucun carrelage, il fallait que quelqu’un d’autre vienne les chercher. Et ce soir-là, les sœurs Capulet purent sortir de leur prison plumée.

Aussi, il était hors de question de revenir à Vérone. Si Juliette et Roméo voulaient vivre tranquille, ils avaient d’abord tout intérêt à partir de là. Et puis il était évident que dans l’intérêt des jeunes gens, il ne faisait pas bon de vivre dans une ville où la jalousie avait même atteint les habitants et les prétendues sorcières.
Ils continuèrent leur route. Changeant leur identité, avançant aussi longtemps que le jour le leur permettait, voyageant comme des vagabonds, sans nulle part où aller, errant sans but à atteindre. Rosaline devint alors Alice, c’était ressemblant et en même temps non, c’était parfait pour elle.

Lorsque la jeune fille trouvait le sommeil, quelque chose, quelqu’un, elle ne saurait dire, la poussait dans une direction. C’était elle qui avait réussi à convaincre le groupe de la suivre, c’était elle qui choisissait les chemins lorsqu’ils tombaient tous sur un carrefour. Sans s’expliquer comment, elle savait qu’au bout de celui-ci elle trouverait quelque chose.



L'échappée de Wonderland
it's no use going back to yesterday
because I was a different person then.
Le Pays des Merveilles. C’était la fameuse destination finale. Il avait d’abord effrayé, surtout énervé, Alice. Tout cet illogisme, tous ces contresens qui faisaient sens. Elle ne le supportait pas. Elle, elle avait eu son éducation, elle avait eu des leçons, elle était censée savoir que les choses allaient d’une certaine façon, c’était ainsi qu’on le lui avait appris. Ici, tout était remis en cause, elle ne pouvait pas dire trois mots sans être contredite. Et cela l’insupportait. Depuis Les Cygnes, elle était sortie de l’effacement dans lequel elle avait volontairement plongé tête la première. Elle s’affirmait plus, débitait aussi plus d’âneries, mais c’était normal pour son âge. Elle avait fait la rencontre ici de plusieurs drôles de personnages. Le chat de Cheshire, d’abord. Elle était persuadée que c’était lui qu’elle avait vu dans des rêves avant de mettre les pieds ici. Et puis il y avait eu le Lièvre de Mars, le Lapin Blanc. Ce lapin, c’était la petite chose qu’elle avait coursé avant de perdre tout le petit groupe au beau milieu de ces lieux. Oh, il y avait aussi eu le chapelier. Elle n’avait peut-être pas connu de personnage aussi fou. C’était le genre de personne qui se disputait avec le Temps, par exemple. Elle n’avait jamais bu autant de thé que pendant ces temps-là, aussi. À tel point qu’elle avait l’impression que toutes ses tripes étaient gorgées d’eau. Que si elle se piquait à quelque ronce, tout son corps se viderait de toute son eau.
Les lieux avaient quelque chose de terrifiant, politiquement parlant, ce n’était pas aussi rose que ces oiseaux qui servaient pour le croquet à la Cour. Alice ne pensait pourtant pas se mêler de ce genre d’histoires. Il fallait voir où les affaires politiques à Vérone les avaient menées elle et sa sœur. Mais elle se trouva finalement impliquée. Une histoire de prophétie, à vrai dire on ne lui dit rien à elle. Elle avait été enlevée par les pions de la Reine Rouge, avant d’être dans le secret bannie du Pays des Merveilles et poussée contre son gré à le quitter, sans même pouvoir prévenir sa sœur.

Elle avait attendu près du terrier du lapin, l’un des entrées au Pays des Merveilles, que sa sœur vienne la chercher. Mais elle ne devait pas être au courant qu’Alice n’était plus dans la région. Alors celle-ci reprit la route en solitaire, elle fit le chemin inverse pour retrouver un endroit dans lequel elle saurait que sa sœur viendrait la trouver un jour : Vérone. Elle n’osait pas vraiment y remettre les pieds, et ce n’était certainement pas pleine d’enthousiasme qu’elle y revenait, mais c’était quelque chose de connu pour elle, et avec un peu de chance les choses se seront calmées.
Elle ne croyait pas si bien dire. Quand elle vit les plus hauts bâtiments de la belle ville, ceux-ci étaient enflammés. Elle accourut, au moins pour voir si ses parents allaient bien. Elle n’avait pas pensé à eux depuis bien longtemps, mais elle ne les haïssait pas pour autant. Et puis, ils étaient la seule famille qu’il lui restait ici. Arrivée devant ce qui avait avant été sa demeure, elle ne put que constater l’ampleur des dégâts. Rares étaient les survivants. Rosaline reconnut la femme qui l’avait accompagnée à Vérone pour aller chercher Juliette. Même sa nourrice était restée coincée à l’intérieur, ses parents également. Les flammes avaient déjà dû les avaler. Le silence régnait dans les jardins, on n’entendait que le sinistre crépitement d’une cheminée qui avait débordé.

C’était une femme que Rosaline, ou Alice, appelez-la désormais comme vous l’entendrez, n’avait jamais vue qui était venue la chercher. Elle lui avait intimé de la suivre. Ce que Rosaline, ou Alice, fit. De toute façon, où serait-elle allée ? Pendant quelques temps, peut-être quelques semaines, elle séjourna chez les Liddell, dans le Royaume de Londres. Avant d’être prise en charge par un hôpital. On prétendait guérir les peines, aussi bien physiques que psychiques. Aussi, on s’occupa du cas d’Alice. Celle-ci, depuis son retour des Merveilles, ne cessait de parler de choses toutes plus folles les unes que les autres. De plus, mais cela elle ne s’en rendait pas compte, elle souffrait d’une drôle de maladie. Les proportions changeaient du tout au tout avec elle. Elle pouvait très bien voir un chaton comme un tigre, tout comme elle pouvait considérer une véritable calèche comme étant un modèle réduit. Plus rien n’avait de sens, autant dans ses propos que dans ce qu’elle voyait.
Au départ c’était de petits traitements qu’on lui administrait. Et puis plus les années passaient, et plus les opérations que l’on faisait sur elle devenaient lourdes. Lobotomisation, lavage de cerveau, on voulait lui faire oublier tout ce qu’elle avait vu. Non pas que c’était pour son bien, mais débiter autant de choses insensées n’allait pas pour le personnel, il fallait guérir ça. Le problème, c’est qu’étant encore au stade expérimental, ils avaient encore plus amoché la jeune fille qu’elle ne l’était déjà. Si au départ elle avait accepté les opérations dans le but égoïste d’oublier sa sœur et la peine que lui causait le manque, elle ne les acceptait maintenant que parce qu’elle n’avait plus de tête. Physiquement si, mais il n’y avait plus rien à l’intérieur. Elle oubliait toujours ce qu’elle avait fait deux minutes auparavant, elle déblatérait des choses qui n’avaient de sens pour personne, plus même pour elle…
Il fallait imaginer l’état monstrueux dans lequel elle se trouvait lorsque Juliette débarquait à nouveau dans sa vie, accompagnée de Roméo et de Benvolio. Alice n’avait alors même pas été capable de la reconnaître. Ni elle, ni les hommes qui l’avait accompagnée. Alice n’était plus Alice, c’était moins qu’un animal désormais. Un cadavre vivant s’asséchant dans une chambre dans laquelle personne ne venait autrement que pour lui donner des cachets ou un semblant de repas qu’elle avait pris l’habitude d’oublier de manger.

Elle n’avait même pas eu le temps d’être véritablement soignée, elle n’avait même pas eu le temps de reconnaître les doux visages vaguement familiers qui s’étaient présentés à elle. Un nuage violet l’enveloppa et l’avala, et tout recommença à zéro.





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MessageSujet: Re: alice ♦ « peignons les roses en rouge. »   Mar 22 Déc - 22:24

Histoire
Là où loge le souci, le sommeil ne s'abat jamais.

Perdue, un verre à la main
il me faut ou partir et vivre, ou rester et mourir.
« Putain Aless’ tu fais chier, t’as vu le bordel ? »

Elle émergeait à peine. Le réveil sur la table de chevet n’indiquait même pas midi. Son colocataire devait sûrement en être à sa pause déjeuner, dans une heure maximum il serait reparti. Oh fallait pas croire qu’elle allait se lever pour lui. Elle enfonçait à nouveau sa pauvre tête dans l’oreiller. Elle avait un de ces mal de crâne ce matin… elle avait encore dû tirer trop fort sur l’alcool la veille. En fait, elle ne s’en souvenait plus de la veille, ce qui confirmait juste son hypothèse. Elle avait encore une fois trop bu. Au moins ce matin elle n’avait pas ramené d’inconnu dans l’appartement, ou alors il avait réussi à s’échapper avant qu’elle ne se réveille. Elle verra bien, si elle trouve un préservatif frais dans sa chambre ou non. À vrai dire, elle ne s’étonnera pas non plus si elle venait à tomber enceinte. Ce n’était pas ça qui l’inquiétait. Elle noierait l’embryon dans des litres de vodka et le problème serait réglé.
Ça faisait plus d’un an que la fameuse Malédiction s’était levée, et que ce qu’elle appelait le délire collectif avait commencé. Oh bien sûr, elle s’était sue aussi atteinte, mais tout avait été vite réglé de ce côté-là. C’était simple, Alice elle réglait ses problèmes avec la même chose : la boisson. Obligaoirement alcoolisée. Elle mettait toutes ces histoires de contes sur le compte du délire, tout simplement. Elle ne prenait rien au sérieux. Elle reconnaissait parfois des visages, mais elle mettait ça sur les trucs qu’elle avait vu dans un article un jour et que l’on appelle déjà-vu.
Elle, elle se contentait de la vie qu’elle avait vécu. Celle qui l’avait menée là aujourd’hui.

À la base, elle ne buvait pas Alessya. Oui, Alessya, Alice, elle ne signait pas toujours de la même façon. C’était sa mère qui l’avait appelée Alessya, c’était devenu son surnom pour les intimes, Alice ce n’était que pour les papiers officiels. Ou pour les gens qu’elle n’aimait pas, ou ceux qu’elle ne connaissait pas, tout simplement.
Dans cette vie que tout le monde disait inventée par la mauvaise maire, soit-disant une méchante reine, elle était née à Londres, un printemps. Ses parents n’avaient pas attendu bien longtemps avant de changer de continent et de venir s’installer à Boston. Le rêve américain, que voulez-vous. Son père était artiste, soit-disant. Il composait beaucoup, c’était un musicien, un pianiste, un guitariste, un violoniste, un trompettiste, et tout un tas d’autres noms d’instruments terminant en –iste. Il avait la musique dans la peau avant de mourir brutalement. Un accident c’est vite arrivé. Il avait un peu bu, c’était le nouvel an en plus. En face, un jeune qui avait bu aussi. Dans l’histoire c’était son père le fautif, quatre ou cinq verres de vins, et il s’était de nouveau pris pour un anglais, il roulait du mauvais côté de la route. Il avait eu de la chance au départ, la route était quasi déserte et les quelques voitures qui le rencontraient l’évitaient de justesse en klaxonnant. Et puis il y avait ce jeune, deux bières dans l’estomac qui voulait rentrer chez lui dormir un peu avant d’aller voir ses oncles et tantes le jour de la St-Sylvestre. Le jeune comme le père ont été tués dans un éclat de carrosserie. Accident mortel. Il n’y avait rien à récupérer sur et dans les voitures. La scène était horrible, même Alice et sa mère n’ont pas voulu savoir à quoi ça ressemblait. Elles s’en doutaient.
Après la mort de son mari, Madame avait fait ce qu’elle avait pu pour survivre, elle et sa fille. Juste le strict minimum, le même refrain sonnait tous les jours. Il faut se serrer la ceinture, qu’elle disait. Alice pense que c’était pour sortir d’une situation plus que précaire qu’elle se mit à enchaîner les petits-amis, deux ans après l’accident. Ils étaient tous plus différents les uns des autres, mais ils avaient tous quelques points en commun. De un, c’étaient de sacrés cas. Des ex-taulards, des mysogynes, des pédophiles, etc. De deux, et c’est là le point le plus important, ils avaient tous un compte en banque constamment dans le positif, et parfois bien au-delà. Oh le dernier, celui qu’Alice avait connu juste avant d’avoir dix-huit ans, c’était le pire. Le cliché du mec qui n’en glande pas une. Il rentrait avec les chaussures pleines de terre pour s’allonger sur le canapé et allumer la télévision. Là c’était le résumé détaillé de tout ce qu’il faisait pour le foyer. Les femmes de la maison devaient se plier à ses volontés si elles espéraient gagner quelques sous pour payer les factures. Alice avait demandé à sa mère de le quitter, que ce n’était pas la peine de le garder si c’était pour vivre ainsi. Mais pour des raisons qu’elle ignore encore, sa mère n’en a jamais rien fait.
Alors Alice avait pris la décision de se barrer de chez elle. Un jour elle a pris sa grosse valise, elle a dit qu’elle partait, et elle avait pris la route. Elle avait marché, sans savoir quelle direction prendre, sans savoir où ou chez qui aller. Elle s’était simplement barrée.

C’était comme ça qu’elle avait atterri à Storybrooke. Après des vols par-ci par-là, après avoir pris une voiture de location pour avancer plus vite dans son voyage, elle avait pris la direction du Nord. Il faisait nuit quand elle avait pris le volant. Elle aime bien conduire de nuit, Alessya. Il y a moins de monde sur les routes, et puis c’est une toute autre ambiance. Le truc c’était qu’elle s’endormait, et cette nuit-là sa voiture avait bien failli terminer sa course dans un lac si elle n’avait pas percuté juste avant une vieille fourgonnette. « J’vous avertis je ne vais pas perdre mon temps à faire un constat si votre vieux pot de yahourt n’a pas de dégât. » Au final tout ce qu’avait voulu le jeune homme au volant du véhicule victime d’Alessya, c’était de savoir si cette dernière allait bien. Elle s’endormait debout à ce moment-là, et il lui avait proposé de passer la nuit chez lui.
Depuis, elle n’est jamais partie de Storybrooke, et elle s’est mise en colocation avec ce garçon, Alek. Il lui arrivait parfois aussi de crécher dans des squats avec ses potes les autres cas sociaux de la ville, ou chez des personnes qui lui proposaient avec trop de gentillesse de l'héberger quelques jours et dont elle profitait sans honte. Et ça lui arrive encore aujourd'hui.

Oh ce n’était pas tous les jours facile ! Mais tous les jours étaient les mêmes et au final, elle s’en foutait bien, ce serait toujours le même refrain avec lui.
Et puis le retour du gros nuage pourpre. Les souvenirs, l’hallucination collective. Elle avait bu pour se soulager, pas dans le but d’oublier définitivement, elle savait que ce n’était pas possible. Mais ce soir-là ça en faisait trop pour elle, elle avait pris la bouteille de vodka dans le placard d’Alek et se l’était enfilée d’un trait. Elle savait que lorsqu’elle buvait, elle avait tendance à oublier ce qu’elle avait fait de sa soirée. Depuis elle veut constamment oublier, elle n’a pas envie de se réveiller, de retrouver toute une multitude de personnalités pour la tirailler. Elle a assez d’un colocataire pour la faire chier.

Et sa vie se résume à ça, aujourd’hui. Boire.





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MessageSujet: Re: alice ♦ « peignons les roses en rouge. »   Mar 22 Déc - 22:44

MAAAAAAAAAAAaaa la faible Tongue Tongue Tongue Potté
Dire qu'il y a presque un an je te faisais craqué pour la petite soeur de ma Juliette Hihi Pompom
Bonne chance pour notre blonde chérie Coeur
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MessageSujet: Re: alice ♦ « peignons les roses en rouge. »   Mer 23 Déc - 0:20

Oooooh ma connasse à moi que je t’aimeuh !!!!! Please vivement que je ramène Vael pour qu’il profite de toi What a Face What a Face What a Face

_________________
Je n’ai eu que mensonges et enclaves. J’aurais du être une princesse et désormais c’est ainsi qu’on me traitera. Trop blessée, il est parfois difficile d’être sincère avec ses propres sentiments, même face à son enfant. ▵ ©️endlesslove.
“ i love you mom. ” ▵
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MessageSujet: Re: alice ♦ « peignons les roses en rouge. »   Mer 23 Déc - 0:31

Le retour de l'échappée de l'asile alcoolique ! Love
T'es faible ! Mais ça tombe bien, je crois qu'on a une conversation à terminer toi et moi et je suis d'attaque ! Mdr
Finis vite ta fiche ou je te broute personnellement, ma p'tite dinde fourrée. Hihi
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MessageSujet: Re: alice ♦ « peignons les roses en rouge. »   Mer 23 Déc - 1:20

neïlina : c'était y a presque deux ans, même Mdr le temps passe trop viiiite What a Face huhu merci Love

briar : owi fais vite tous tes comptes toi Love
et tu vas voir, c'est aless qui va profiter de Valou Hihi

dagounette la savonnette : l'échappée elle te dit Fuck et même Fufuck
owi, la conversation qui a commencé par "coucou toi" ? Hihi
viens me brouter quand même !
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MessageSujet: Re: alice ♦ « peignons les roses en rouge. »   Mer 23 Déc - 2:43

Re re re bienvenuuuuueeeee Pompom
Bande de psycho des DC Razz Coeur J'ai trop hâte de voir ce que tu vas en faire ^^
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MessageSujet: Re: alice ♦ « peignons les roses en rouge. »   Mer 23 Déc - 2:45

muahahaha merci Hihi Muehehehe

_________________

Elle se donnait volontiers d'excellents conseils (bien qu'elle les suivît rarement) et il lui arrivait de se gronder si fort qu'elle en avait les larmes aux yeux. Elle se rappelait même s'être tiré les oreilles pour avoir triché au cours d'une partie de croquet qu'elle jouait contre elle-même, car cette étrange enfant aimait beaucoup s'imaginer qu'elle était deux personnes. ©️ caius
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MessageSujet: Re: alice ♦ « peignons les roses en rouge. »   Jeu 24 Déc - 3:39

Elle peut me dire ce qu'elle veut ! N'empêche que quand je vois son profil, je me dis que je l'ai un tout petit peu inspiré, non ? Hihi
Oui oui, cette conversation même ! What a Face
*broute la dinde et repart définitivement de là* Arrow
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MessageSujet: Re: alice ♦ « peignons les roses en rouge. »   Jeu 24 Déc - 8:52

Merde deux ans on commencerait a se faire vielle alors Mdr
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MessageSujet: Re: alice ♦ « peignons les roses en rouge. »   

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