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 Construction d'une cabane

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MessageSujet: Construction d'une cabane   Dim 22 Nov - 12:08


Une journée en forêt
Roland, Robin & Regina.






Les vacances scolaires étaient bien entamées, à présent, et Roland avait, depuis quelques temps, réclamé une cabane en forêt pour aller s’amuser avec ses copains d’école. En bon père qu’il était, Robin lui avait promis d’en construire une avec lui, et il avait bien entendu tenu sa promesse : il avait profité de son jour de congé pour emmener son petit garnement en forêt. Regina s’était poliment désistée pour cette activité, d’une part pour laisser le père et le fils entre eux, et d’autre part parce que ce n’était pas quelque chose qui l’attirait plus que ça. Après le petit déjeuner, les deux Locksley avaient donc quitté la maison pour se rendre dans leur petit coin de forêt préféré.
Durant cette matinée, Regina avait rangé la maison, s’était occupé du linge, avait fait un tour à la mairie pour récupérer le courrier. Elle avait eu le temps aussi de travailler un peu. Et puis voyant l’heure du déjeuner arriver, elle se dit qu’elle ne pouvait décemment laisser ses deux amours mourir de faim. Elle décida donc de leur préparer un petit pic-nic, certaine qu’ils auraient oublié de prendre de quoi grignoter tant l’impatience du petit Roland était grande.

Elle gara sa vieille Mercedes de collection au bord de la route, au plus près de l’endroit où elle était sure de les trouver, et prit avec elle le panier qui contenait des sandwichs, des muffins au chocolat, les préférés de Roland, de l’eau et du jus de pomme. Elle avançait prudemment, perchée sur les talons de ses bottes, écoutant les sons de leurs voix qui se faisaient plus nets à mesure qu’elle approchait, tout comme le sourire sur ses lèvres. Elle ne tarda pas à les voir. Roland était excité comme une puce, il courait dans tous le sens, apportant à son père des planches et divers outils, tandis que lui frappait à coups de marteau les clous pour fixer les planches.

-Eh bien, vous avez avancé drôlement vite ! lança-t-elle avec un grand sourire.

Interrompus dans leur entreprise, Roland lâcha ce qu’il avait dans les mains pour se précipiter vers Regina et lui prendre la main pour l’emmener au plus près du début de cabane, tout heureux de pouvoir la lui montrer.

-Doucement, Roland ! dit-elle en riant, un peu déséquilibrée.

Arrivée à hauteur de son homme, elle lui vola un baiser vite écourté par le petit garçon qui tirait sur sa main libre pour lui montrer ce qu’il avait fait avec son père.

-Eh bien, ce sera une cabane magnifique ! C’est déjà super tout ce que vous avez fait. Bravo. J’imagine que vous avez faim, maintenant, non ?

Elle montra le panier qu’elle avait dans son autre main.

-Je vous ai fait des sandwiches. Et j’ai une surprise toi Roland, pour le dessert.

Elle se tourna ensuite vers Robin. Elle savait qu’une journée dans les bois n’était pas de tout repos, et cela ajouté à son travail qui l’était encore moins, elle se faisait du souci pour lui.

-Pas trop fatigué ?


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MessageSujet: Re: Construction d'une cabane   Dim 22 Nov - 19:50

C est sur, la forêt était pour lui comme une deuxième maison. Il s'y sentait â l'aise même si ce n'était pas la forêt à laquelle il était un peu moins habitué.
Ce jour-là il faisait particulièrement beau, et comble du bonheur pour le petit garçon, c'était les vacances scolaires! Que demander de plus?
Aussi ce jour-là son père lui annonça qu'ils allaient construire une cabane, chose que le petit brunet désirait depuis un petit moment, celui-ci en fût plus que ravi.
Il avait même mit son réveil exprès pour ne pas perdre une miette de cette journée!
Regina les laissa donc partir, sûrement que la construction de cabane ne faisait pas partie de son passe-temps préféré. Le garçon était à l'apogée de l'euphorie, en effet ça faisait un petit moment qu'ils ne s'étaient pas retrouvés rien qu'entre hommes.
Ils partirent donc en direction de la forêt, le lieu qu'ils choisirent n'était pas très loin de la route principale, mais tout de même on n'entendait pas le bruit des voitures. Non pas qu'il y en ai temps que ça dans cette ville, mais ça faisait plaisir d'entendre à nouveau les bruits de la faune. Roland ne savait s'il y avait des animaux ici. Sûrement qu'il y avait au moins des lapins, des renards ou encore des cerfs. Secrètement il désirait en voir. A Sherwood il en croisait constamment!
Ils n'avaient pas prit grand chose. Juste quelques outils , des gourdes et un peu d'eau, certainement ils avaient l'habitude de partir et ensuite d'improviser. Trouver une source d'eau, cueillir quelques baies, des framboises ou des fraises des bois. C'était tellement bon... On pouvait en manger des tonnes si on faisait pas attention!
Rapidement les deux Locksley se mirent au travail. Ils avaient trouvé l'arbre parfait, dans le creux duquel ils allaient pouvoir construire leur maison perchée. Robin lui donnait des instructions à suivre, et Roland voulait allait toujours plus vite trop impatient de voir leur résultat et surtout avoir le temps d'en profiter.
Les quelques heures matinales passèrent trop vite, en effet il eût la surprise de voir arriver Regina qui leur apportait à manger.

"Regina!!!"

Tout fou de la voir ici, il courut vers elle manquant de la faire tomber. Son sourire lui donnait envie de tout lui raconter et de tout lui montrer, oubliant presque que ce n'était pas de temps qu'ils manquaient.
Regina le rappela à l'ordre en lui disant qu'elle avait une surprise pour lui dans le panier. C'est vrai que maintenant qu'il y pensait, le jeune homme avait faim et puis ce panier garni et donnait plus qu'envie.

" c'est vrai? C'est quoi?"

Encore plus excité que par les planches il voulut tout de même montrer leur progression: à savoir les planches posées pour la fondation de la maison. Puis il invita Regina à s'asseoir sur la grande nappe qu'ils avaient apporté. À même le sol c'est pas très confortable en général !
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MessageSujet: Re: Construction d'une cabane   Lun 23 Nov - 22:24


Une journée en forêt
Roland, Robin & Regina.



Les choses les plus simples, sont celles qui nous apportent le plus de bonheur. C'est peut-être un raisonnement un peu naïf, me direz-vous, mais c'est ce que je pense et je peux prétendre maîtriser le sujet pour l'expérimenter tous les jours. Pour en parler, je me permettrais de vous énumérez, pour commencer, les choses du quotidien, comme l'odeur du café au réveil, la senteur de l'herbe fraîchement coupée, celle du béton humidifié par la pluie. Il y a aussi le plaisir de se réveiller auprès de la femme qu'on aime, de la regarder durant de longues minutes sans rien dire de peur de la réveiller. Puis il y a les sourires, ceux des êtres que vous aimez plus que tout. Des sourires qui transparaissent après une bonne nouvelle, après une blague et pour la simple présence de l'autre. En fait quand on y pense, le bonheur en lui-même revêts plusieurs formes et nul besoin de lui courir après, parfois il vient à vous sans que nous ayez cherché à l'invoquer. Oserais-je être prétentieux en affirmant avoir tout ce dont un homme peut prétendre pour être heureux ? J'ai une petite amie incroyable, qui n'a de cesse de faire ressortir le meilleur de mon être en éclipsant peu à peu les heures les plus sombres de ma vie passée. Elle m'a redonné goût à la vie, à l'amour, un amour qui n'a de cesse de se renforcer à mesure du temps qui passe. Et puis j'ai ce petit Merry-Men, qui a dès sa naissance, changé toute ma vie. Roland est ma lumière, ma source inépuisable d'espoir. Pour lui, je suis prêt à mener toutes les batailles et à les gagner afin de lui assurer un bel avenir.Mais plus encore, il est l'ultime rempart du souvenir qu'il me faut conserver de Marianne, que j'ai aimé et que j'aimerais probablement toute ma vie, mais différemment. Et je suis forcé de constater qu'il lui ressemble un peu. Il a ce même regard noisette, cette même audace, cette même innocence qui pourrait faire fondre la banquise toute entière.  Mais il n'en reste pas moins mon garçon et je suis assez fier de voir qu'il subsiste beaucoup de similitudes entre nous et notamment ce goût de l'aventure. Je suis forcé d'admettre, qu'à Storybrooke, les aventures sont moins fréquentes qu'à Sherwood, mais elles existent, elles sont justes moins exaltantes pour mon petit bonhomme. Il me faut alors composer avec cette donnée et proposer quelques petites activités susceptibles de stimuler l'aventurier qui s'éveille en Roland.


J'ai donc proposé à ma petite tête blonde (brune) de passer la journée en forêt pour bâtir une cabane. Ça nous permettrait d'une part d'être ensemble, bien de nous retrouver au cœur de la forêt, au grand air à l'écoute de mère Nature. Parfois, je suis contraint de le reconnaître, cette mère Nature, qui m'a tout donné dans une vie passée, me manque plus que je n'aurais pût l'imaginer. J'aimerais lui rendre davantage hommage, mais mon nouveau poste me prends beaucoup de temps et ne me laisse que très peu de liberté pour me perdre en forêt, arc en main comme au bon vieux temps. Mais je dois m'y résoudre, les choses ont bien changé et je me dois d'en faire de même. "-Aller bonhomme, nous y sommes. Le Paradis pour construire une cabane !" dis-je à Roland en arrivant sur place. Par chance, il ne pleuvait plus, le ciel n'en restait pas moins menaçant, mais pas suffisamment pour entacher notre bonne humeur. "-Redressons nos manches fiston. Tu vas aller prendre quelques branches d'accord. Je vais en faire de même de mon côté, nous pourrons ensuite poser les fondations. Mais attention, tu ne t'éloignes pas trop hein !" lui dis-je le sourire aux lèvres. Les conseils prodiguaient, nous partîmes par la suite à la recherche de branches pour poser les fondations de la cabane. La mission "branches" fut couronné de succès et pour cause, je pouvais me targuer d'avoir un excellant assistant. Le sourire aux lèvres, j'observais du coin de l’œil, Roland qui ne ménageait pas ses efforts. Très vite, les fondations furent établies, les heures matinales défilaient sans que notre motivation ne faiblisse. La cabane prenait progressivement forme à la grande joie de Roland. Mais tant d'efforts, engendrèrent quelques grondements sonores provenant de nos ventres qui criaient à présent famille. Par chance, telle une apparition divine, mon autre rayon de soleil irradia les lieux de part son sourire. Roland lâcha ses petites branches et se précipita aussitôt sur Regina, qui ne semblait pas être venue les mains vides.


"-Mon poussin doucement avec Regina!" lançais-je à Roland qui accaparait toutes les attentions de ma belle. Le sourire aux lèvres, elle s'approcha ne manquant pas de mettre en exergue notre avancée dans la construction de la cabane. "-Salut !" lui lançais, alors qu'elle acheva sa course et déposa un léger baiser sur mes lèvres pour ensuite reporter son attention sur Roland qui lui tirait légèrement la main afin de lui montrer l'ensemble de notre travail. "-Oui un travail d'équipe mené de front avec mon petit Merry-Men, qui n'a pas ménagé ses efforts. Hein bonhomme ?! Mais dites-moi madame le Maire, êtes -vous télépathe à vos heures perdues ? J'allais justement lui proposer d'aller au Granny's, car nos ventres grondes depuis quelques minutes et je n'ai prévu aucune collation. C'est tout moi ça " J'ai vraiment de la chance d'avoir une petite amie aussi prévoyante avec nous. Elle pense à tout dans les moindres détails, ça me tue ! Elle est parfaite, c'est indéniable et le regard que Roland porte sur elle, chaque jour, me prouve que j'ai bien fait d'écouter mon cœur et non ma raison. Un regard qui s'agrandit à présent, puisque dans le panier, se trouve une surprise, qui fait déjà saliver mon petit garnement.Roland était à présent tout fou et se languissait de savoir ce que contenait le précieux panier en osier que tenait Regina. Moi-même j'étais assez curieux, mais en "adulte avertie" je me devais de ne pas laisser mon exaltation prendre le pas...ou pas."- Tu lui as mis l'eau à la bouche mon coeur. Il va falloir lui montrer la surprise tant convoitée à présent." Roland montra à Regina les planches que nous avions posés au sol en guise de fondation, puis il l'invita à s'y asseoir, chose que Regina refusa de faire, du moins pas sans un petit ajustement. Avant toute chose, elle me concerta du regard, comprenant que c'était avant tout pour faire plaisir à Roland, j'approuvais d'un signe de la tête, son initiative et en un claquement de doigts, nous nous retrouvâmes confortablement installés, sur une nappe à carreau, le panier en osier à présent ouvert. Roland se précipita sur sa surprise, tandis que Regina, légèrement inquiète de me voir dépenser autant d'énergie, s'enquerra de ma situation."-Je vais bien ne t'en fais et puis le cas échéant, tu sais très bien que je ne te le dirais pas, pour t'éviter des appréhensions inutiles. Je n'aime pas que tu t'inquiètes pour moi. Aller savourons donc ces délicieux sandwich. Alors, bonhomme, tu l'as trouvé ta surprise ?"

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MessageSujet: Re: Construction d'une cabane   Mar 24 Nov - 10:06


Une journée en forêt
Roland, Robin & Regina.







Robin avait été prévenant, comme toujours, et pour ne pas laisser sa belle, qu’il savait délicate, s’asseoir à même les planches de bois qui formaient les fondations de la cabane de rêve de son fils, il avait installé la nappe qu’ils avaient prise avec eux. Regina sourit et accepta donc de s’asseoir sur place, pour le plus grand plaisir de Roland.

-Eh bien, je suis flattée d’être votre première invitée, messieurs, dit-elle en souriant à Roland.

Voyant qu’en effet ses deux hommes adorés commençaient à voir faim, après avoir eu confirmation verbale par son amoureux et quelques sons émanant de leurs estomacs, madame le maire s’empressa d’ouvrir le panier pour distribuer les sandwiches, en commençant par le petit garçon qui, et ça se comprenait, ne tenait plus en place.

-La surprise, ce sont tes muffins préférés de chez Granny, lança-t-elle avec un clin d’œil adressé au petit garçon.

Depuis qu’il était arrivé à Storybrooke, le jeune Merry-men avait eu tout le loisir de découvrir les sucreries préférées des enfants de ce monde, dont il ignorait tout quand il vivait encore à Sherwood. Il raffolait des glaces, cela allait sans dire, mais ce n’était pas tellement une saison adéquate… Et alors les muffins de chez Granny constituaient sans doute son petit déjeuner préféré lorsqu’ils le prenaient sur place en famille. Il les avait tous goutés, c’était indéniable. Et visiblement, même s’il les aimait tous, ses favoris étaient ceux au chocolat. Ah, le chocolat…
Regina tourna alors son regard vers l’homme de sa vie, qui confessa n’avoir pas pensé à prendre une collation. Elle sourit, un peu amusée.

-Oh, ce n’est pas de la télépathie, j’ai simplement vu que vous étiez partis à toute vitesse ce matin. Je serais de toute façon passée vous voir, ne serait-ce que pour vous apporter de l’eau au cas où vous n’en auriez plus…

Elle en profita pour sortir une grande bouteille d’eau du panier, ainsi qu’une bouteille de jus de pomme, fait maison évidemment. Elle savait que Roland adorait ça, et puis qui n’aime pas le jus de pomme ? Les serviettes en papier également sorties, tout le monde pouvait s’attaquer à son repas. Et il semblait que le petit garçon ait déjà commencé à mordre dans son sandwich.

-Et puis j’avoue avoir aussi des motivations purement égoïstes, ajouta-t-elle à voix basse avant de d’embrasser Robin.

Elle voyait bien, et lui-même l’avait avoué, que la construction de cette cabane demandait beaucoup d’efforts physiques, et l’adjoint du shérif, déjà fatigué de sa semaine, semblait réticent à ce que sa petite amie ne s’inquiète pour lui. La belle brune regarda son ancien voleur en haussant les sourcils.

-Tu me mentirais pour m’empêcher de m’inquiéter ? Voilà qui m’inquiète encore d’avantage ! dit-elle en secouant la tête d’un air faussement accusateur. Allons, Amour, sois raisonnable.

Elle lui caressa la joue avec tendresse, tandis que Roland manifestait sa joie d’avoir trouvé les muffins au fond du panier, ce qui fit sourire Regina. Cet enfant était vraiment adorable. Il lui rappelait un peu Henry au même âge. Le même genre de petite bouille adorable, à qui l’on donnerait le bon dieu sans confession, mais qui, de temps à autre, ne se privait pas pour faire de sacrées bêtises ! Cette pensée amusa le maire de Storybrooke qui repensait à quelques coups fort ingénieux qu’Henry avait imaginé étant plus jeune. Bon, sur le moment, elle était entrée dans une terrible colère, puisque le fait que son fils désobéisse était quelque chose qui ne passait pas, mais en y pensant des années plus tard, c’était tout de même assez drôle de se dire qu’on avait pu se faire berner par un enfant de sept ou huit ans. Regina avait laissé sa tête doucement reposer sur l’épaule de Robin, assis à côté d’elle, et finit par sortir de sa rêverie en le sentant mordre dans son sandwich. Elle se redressa et le regarda à nouveau.

-Tu veux que je reste vous aider cet après-midi ? Je n’ai rien d’autre à faire… Sauf si vous préférez rester entre hommes, je pourrais comprendre…

En fait, elle s’inquiétait de l’état de son homme, elle avait vraiment peur qu’il s’épuise à la tâche. Elle savait que pour faire plaisir à son fils, il était prêt à tout. Alors peut-être qu’un peu d’aide serait appréciée, qui sait ? Même si elle n’était pas experte en construction de cabane, elle n’aurait qu’à faire ce qu’il lui demandait, et peut-être alors que ça leur permettrait d’avancer plus vite, et d’ainsi minimiser les efforts du nouvel adjoint du shérif. Cela dit, évidemment, Robin la verrait sans doute arriver, avec ses gros sabots, et sentant qu’il allait probablement réfuter sa proposition, elle se tourna aussitôt vers Roland, qui avait déjà de la mayonnaise sur le nez. Elle attrapa une serviette en papier pour l’essuyer et lui fit un sourire enjôleur.

-Qu’en penses-tu, Roland ? C’est ta cabane, alors c’est toi qui es responsable des embauches. Tu aurais envie que je reste vous aider, cet après-midi ?

Bon, se servir d’un enfant pour arriver à ses fins, à savoir surveiller que Robin ne se fatigue pas trop, ce n’était pas très joli, mais ça partait d’un bon sentiment après tout… Et puis, c’était dur de renier ses mauvaises habitudes. En y pensant, elle se mordit la lèvre. Non, ce n’était pas bien. Mais c’était trop tard, la demande était faite, et elle savait pertinemment que Roland ne refuserait pas. Après tout, sans le savoir, elle l’avait déjà acheté avec des muffins au chocolat… Soudain déçue elle-même de son comportement, elle eut un petit grimacement en fermant les yeux, avant d’attendre la réponse de Roland, qui ne tarderait pas à se faire entendre.



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MessageSujet: Re: Construction d'une cabane   Mar 24 Nov - 13:40

La journée promettait d'être en tous points parfaite. Robin essayait de le freiner un peu dans son enthousiasme, surement avait-il peur que le garçonnet se fasse mal à force de vouloir aller plus vite que la musique. Alors que Regina venait de s'installer, son père lui insistait sur le travail d'équipe qu'ils venaient d'accomplir

"Oh oui! On a prit des branches, et puis des long morceaux pour que ça soit bien solide. C'est ça papa? Plus c'est solide, mieux c'est. tu pourras même y entrer une fois que c'est terminé et puis on pourra peut-être dormir? On a prit des sacs de couchage au cas où!"

Roland oubliait rapidement qu'ils n'étaient pas non plus en été et que le soir il risquait de faire frisquet et qu'ils n'avaient pas prit des vêtements plus chauds en prévision. En fait il en savait rien. Si ça ne tenait qu'à lui, il resterait là jusqu'à la fin de la semaine.

" tu as eu une bonne idée, comme ça on a pas à partir d'ici pour manger. Ce jus est super bon!"

Annonça l'enfant qui se posa enfin pour boire son jus et prendre un premier sandwich et fit un *mmmm* de contentement tellement c'était bon. Le brunet essaya de prendre son temps pour manger, mais en croquant la première bouchée il se rendait compte maintenant à quel point il avait faim!

"DES MUFFINS! MERCI !"

Cria alors Roland en allant embrasser Regina pour la remercier et regardant son père annonça alors solennelemment

"Papa, tu sais que Regina, c'est la plus géniale! Il n'y a pas plus géniale qu'elle."


Oui question un peu bête, au vu du fait qu'il sortait avec. Mais il fallait tout de même le rappeler, juste au cas où. Comble de bonheur, Régina leur proposait désormais de les aider pour finir la cabane au plus vite. Roland la regarda à la fois fou de joie, mais aussi étonné

"Alors tu aimes? Oh oui papa, dis-lui de rester! S'il te plaît! Tu peux rester Régina. En plus t'es une fille forte, alors ça va aller plus vite!"

Bah oui! Il avait vu Régina à l'oeuvre. Pour une fille, elle était forte! Et à trois ils iraient plus vite pour la finir et pourraient ensuite en profiter avant qu'il ne fasse noir. Bon certes à la base l'idée était de rester rien qu'entres hommes, mais peut être que si Régina se déguisait, et que sa voix était plus grave, elle pourra se faire passer pour un homme. Haussant un sourcil, Roland finit son sandwich et alla chercher un chapeau à la base prévu pour lui et le mit sur la tête de Régina qui sûrement ne comprendrait pas le pourquoi du comment, puis hocha de la tête comme pour confirmer que son idée avait du sens... Puis se rassit afin de manger ce fameux muffin. Un large sourire s'afficha sur son visage avant de déclarer

"C'est super bon"

Le chocolat était devenu un semblant de drogue, tellement c'était bon, plus le temps passait, plus il découvrait des bonnes choses du monde humain. Ça avait ses avantages, mais aussi ses inconvénients.
Malgré son envie pressante de continuer la construction, il prit son temps pour manger le muffin et de finir son verre de jus de pomme. Il avait un large sourire sur son visage. Trop content de ce pic-nic imprévu. Au moins ils restaient dans la nature.
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MessageSujet: Re: Construction d'une cabane   Dim 29 Nov - 2:57


Une journée en forêt
Roland, Robin & Regina.



Le temps n'était pas radieux, mais la perspective de ce pique-nique gomma les quelques attraits négatifs de la météo du jour. Dans le fond je m'en voulais un peu, de ne pas avoir, au préalable consulter le bulletin météo. Peut-être que si j'avais attendu un jour de plus, nous aurions pu bénéficier d'un temps un peu plus clément. Mais aurais-je étais plus enclin à mener cette sortie ? Je l'ignore, à vrai dire je me demande encore comment je fais pour tenir... Question bête, bien-sûr que je sais comment je fais, il me suffit de regarder mon fils pour comprendre que ce petit être, pourrait à coup sûr me faire soulever des montagnes.Et même si je suis entré dans une "zone rouge" en terme de fatigue, je ne laisse rien transparaître, car cette sortie, Roland l'attendait depuis longtemps et quel père serais-je en me dérobant à mes promesses. Et puis son sourire est à n'en pas douter, la plus belle des récompenses. A peine arrivée, au centre de nos travaux, Roland toujours aussi exalté, expliquera à Regina, les quelques aménagements réalisés pour parfaire la cabane. Cherchant mon approbation à chaque explication lancée, je n'eus de cesse d'acquiescer pour le rassurer. Il était tellement fier qu'il se voyait déjà dormir à l'intérieur de la construction, chose que nous aurions certainement fait à une toute autre époque, mais à présent les choses avaient changé, la température également. "-Bonhomme ! On ne va pas rester dormir ce soir ! Il fait très froid, la nuit tombée tu sais. Ecoute, je te promets que dès l'arrivée des beaux jours, on viendra passer au moins une nuit ici. Tu es d'accord ?" La question ne resta pas longtemps en suspend et je dus donc, sous le regard de Regina, m'acquittais d'une nouvelle promesse.


Mais passons aux choses sérieuses, dégustons-donc ce super pique-nique préparait par Regina. Mon regard se posa à nouveau sur ma compagne qui observait Roland attendrie. N'y tenant plus, elle lui dévoila la tant attendue surprise, des muffins des chez Granny, ceux dont Roland ne pouvait plus se passer. Une addiction bien utile lorsque ce dernier rechignait à faire ses devoirs. La joie à peine dissimulée de mon petit garnement, suffit à nous faire comprendre que Regina avait une fois de plus visée juste. Je ne pus m'empêcher de lui sourire en guise de gratitude. Jamais je n'aurai espéré un jour, trouver une personne aussi prévenante et bienveillante avec mon fils et pourtant elle était là, à mes côtés. "-Oui Roland, tu as raison, Regina est géniale" Mais l'inquiétude de Regina, inquiétude que je qualifierais d'omniprésente, vint ternir ma bonne humeur. J'avais beau lui faire savoir qu'il était inutile qu'elle s'inquiète pour moi, rien n'y faisait, elle me lançait encore et toujours ce même regard qui si au départ, me touchais commençais à présent à m'exaspérer et sa proposition de rester atténua davantage les choses.  Légèrement rebuté, je lâchais donc mon sandwich pour lui demandait:


"-C'est pour ça que tu es venu avec le pique-nique ?" Un léger silence s'instaura, tandis que Roland me suppliais de lui demander de rester. La mâchoire serrait, je pris quelques secondes avant de répondre froidement (sous l'effet de l'exaspération) "-Je suis raisonnable. Aujourd'hui, j'avais prévu une journée, seul avec mon fils ok? Et évite de te servir de lui comme ça. "Oui j'étais en colère, ou légèrement à fleur de peau, mais la fatigue étant là, j'arrivais difficilement à gérer mes émotions aujourd'hui et peinait à refréner mes ardeurs. "-Ecoute, je suis assez grand pour savoir ce qui est bon pour moi et je n'ai pas besoin qu'on me surveille, d'autant plus que j'avais bien précisé que c'était un moment entre mon fils et moi." Peut-être aurais-je dû choisir d'autres mots, ou employer une autre tonalité, mais la colère parfois vous dépasse et vous amène à dire des choses que nous auriez préféré taire parfois.

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MessageSujet: Re: Construction d'une cabane   Dim 29 Nov - 16:10


Une journée en forêt
Roland, Robin & Regina.








Roland était si mignon, tout excité de raconter tout ce qu’ils avaient fait, et il n’oubliait absolument aucun détail, ce qui amusait beaucoup Regina, qui hochait la tête à chaque explication, que Robin venait confirmer à chaque sollicitation de son petit bout d’homme. L’enfant était si content qu’il voulait absolument passer la nuit dans la cabane, si celle-ci était terminée dans la journée. D’ailleurs, le fait qu’elle le serait probablement inquiétait un peu Regina qui voyait bien que son homme, malgré la bonne humeur dont il faisait preuve avec son fils, avait les traits tirés de quelqu’un de très fatigué. L’ancien voleur expliqua au petit qu’il ne serait pas possible d’y dormir en ce moment puisque la saison ne s’y prêtait pas, mais qu’ils le feraient aux beaux jours. Voilà qui rassura Regina.

-Je suis sure que tu vas faire des jaloux à l’école, et que tous tes petits camarades voudront venir jouer ici avec toi.

Elle sourit à Roland qui semblait très satisfait de son pic-nic et de son dessert surprise.

-Tant mieux si tu es content, chéri, lui dit-elle en lui caressant les cheveux.

Elle se tourna ensuite vers Robin qui appuya le compliment de son fils, ce qui fit rire madame le maire. Les garçons pouvaient être fort généreux en flatteries lorsqu’ils étaient satisfaits.

-C’est vraiment gentil de dire ça. Décidément, on vous amadoue trop facilement avec de la nourriture… ajouta-t-elle en secouant la tête.

Puis soudain, les choses prirent un tournant différent, et l’ancienne méchante reine savait que c’était entièrement de sa faute. En revanche, elle ne s’attendait pas à une réaction aussi virulente de la part de son bel archer. Son regard avait changé, son sourire s’était estompé, il était clairement en colère contre elle. Pouvait-elle lui en vouloir ?  Non, elle aurait été en colère aussi si on avait voulu lui forcer la main ainsi, d’autant plus si on s’était servi de son fils pour le faire. D’ailleurs au moment-même où elle avait formulé sa demanda à Roland, elle avait regretté de l’avoir fait. Elle se mordit la lèvre, recevant en plein visage la réponse de Robin comme elle aurait reçu une flèche en plein cœur. Elle tourna la tête vers le petit, espérant qu’il n’ait rien entendu des répliques de Robin. Elle ne voulait pas qu’il assiste à une dispute.

-Dis-moi, mon ange, tu voudrais bien aller me chercher quelques fleurs dans le buisson qui est juste là ? S’il te plait.

Elle lui désigna un petit buisson non loin, duquel dépassaient quelques fleurs, dernier vestige de l’été avec l’automne qui était désormais bien présent. Elle attendit que l’enfant obtempère avant de se tourner vers Robin, perdant ce sourire de façade qu’elle avait affiché pour Roland.

-Ne me parle pas comme ça ! susurra-t-elle entre ses dents. Je sais, j’ai dépassé les bornes, j'aurais pas dû, et je m’en excuse. Non, je ne suis pas venue pour te surveiller, si c’est ce que tu penses, et encore moins pour te voler des moments avec ton fils. Si c’est ce que j’ai pu te faire croire, j’en suis navrée, mais ce n’est pas le cas ! Je me suis fait du souci en te voyant te surmener toute la semaine. Si tu veux que je m’en aille, dis-le, mais ne te sens pas obligé d’être aussi méchant !

Elle le fixait de ses grands yeux chocolat, fronça légèrement les sourcils, laissant sortir un souffle exaspéré de ses lèvres rouges. Elle aussi commençait à s’énerver, mais elle ne voulait pas en arriver là, d’autant qu’elle savait que c’était elle qui avait merdé ce sur coup-là. Mais reconnaitre ses torts était toujours quelque chose de difficile, et même si elle venait de le faire, du moins partiellement, elle sentait bien que les choses n’en resteraient pas là.

-C’est bon, j’ai compris, je vais partir.

Le son de sa voix trahissait bien plus qu’elle ne l’aurait voulu son état de tristesse. Elle se leva, époussetant son pantalon de tailleur, et descendit des fondations de la cabane. Elle sortit de la poche de son manteau les clés de sa Mercedes qu’elle envoya à Robin.

-Je te laisse la voiture pour que vous puissiez rentrer, la nuit tombe tôt.



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MessageSujet: Re: Construction d'une cabane   Mar 1 Déc - 18:36

Roland avait cette sensation que l'on a quand on a eu un trop plein de sucre. Le petit garçon désirait tout faire à la fois: construire la cabane, jouer, manger. Comme s'il n'y avait pas assez de temps pour tout accomplir. Heureusement ils se posèrent tous ensemble pour profiter du pic-nic que leur avait préparé Regina. Le dessert avait été délicieux et le brunet.
Soudain, la bonne humeur dans laquelle se déroulait leur petite réunion se brisa soudainement, et Regina le déconcentra en lui demandant d'aller chercher des fleurs... Les adultes étaient décidément très bizarres. Roland ne rajouta rien et alla en cueillir. Revenant avec un beau bouquet, il demanda

"C'est pour décorer la cabane c'est ça?"

Mais l'enfant fut surpris par le départ de Régina qui déclarait qu'elle leur laissait la voiture pour rentrer. Le brunet ne comprenait pas tout de ce qui se passait, et alla voir son père afin de lui donner un câlin - il avait l'air très en colère

"Papa, qu'est-ce qu'il y a? Pourquoi Regina est partie? Ça ne va pas?"

A son tour inquiet par l'excès de colère de son co-architecte, il se cala contre lui en déposant sa tête contre l'épaule de celui qui avait jeter son sandwich un peu plus tôt. Lui passant alors le bouquet ramassé à la va vite dans les buissons non loin de là, il se contenta de regarder.
Se retrouvant rien qu'entre hommes, le petit retrouva le sourire et espérait le redonner à celui qui n'avait pas l'air content du tout pour une raison des plus mystérieuses.

"Tu as mal quelque part?"

Généralement, quand on faisait une tête pareille, c'est que quelque chose n'allait pas. Ils avaient prit des pansements avec eux au cas où et ils se trouvaient dans le sac à dos. Juste au cas où, Roland prit quelques secondes pour se relever aller chercher le sac en question et le ramena à son père avec un léger sourire aux lèvres, comme si le contenant du sac pouvait l'aider à aller mieux. Si seulement il était plus vieux, il aurait peut-être pu comprendre un peu mieux ce qui se passait. En tout cas il espérait que c'était pas de sa faute. A cette pensée, l'enfant baissa légèrement les yeux et se cala à nouveau dans les bras de Robin, espérant que celui-ci se détende.
Roland ne disait plus rien et se contentait de regarder cette cabane qui commençait à prendre forme, après quelques minutes de répit et de digestion il se leva et aida son père à en faire de même et lui tendit quelques branches d'arbres qu'ils avaient sélectionnés plus tôt afin de terminer ce qu'ils avaient commencé.
Le petit garçon ne disait rien et se contentait de regarder son père, peut-être aurait-il valu choisir un autre jour pour venir en forêt... Au final, le petit archer annonça

"Tu sais, je ne suis plus un petit garçon, tu peux tout me dire!"

C'est vrai, dans le monde réel on disait que 7 ans, c'était l'âge de raison, alors il n'y avait pas de raison (mouhahah) pour que Robin ne lui dise pas tout... Ou en tout cas, ce qui lui était possible de lui confier. Entre hommes on peut tout se dire. Roland ne voulait qu'une chose, que son père retrouve le sourire.
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MessageSujet: Re: Construction d'une cabane   Dim 13 Déc - 1:35


Une journée en forêt
Roland, Robin & Regina.



Je suis fatigué, dis-comme ça on perçoit la nuance et ce qui est censé être une constatation devient à présent une excuse pour justifier l'avènement de ma (très) mauvaise humeur due à une (très) grande fatigue, que par fierté, j'essaie de cacher. Mais Regina est loin d'être dupe et parvient à lire en moi comme dans un livre ouvert, ce qui en de telles circonstances, a le don de m'agacer, voir de m'énerver comme à présent. J'ai l'impression de ne plus avoir de filtres, pire encore je parle sans réfléchir, ce qui ne me ressemble pas d'ordinaire. Regina a raison et ça m'exaspère à tel point que, je n'en doute pas, mon regard s'est assombrit, ma voix s'est alourdie et mon attitude refroidit à tel point que l'atmosphère jusqu'alors agréable, est devenue délétère, par ma simple faute. Abrutit que je suis, je persiste et signe, désagréable à souhait, crétin invétéré. Je n'ai aucune raison d'être en colère, quoique...Ma mauvaise conscience prend le relais et par le biais de ce doute, instigue une mauvaise raison à ma conduite.Roland nous observe interdit, il ne comprend pas tout, mais perçoit les tensions qui nous ébranlent moi et Regina. Son regard noisette se pose sur nous, comme si ce contact allait suffire à apaiser nos maux, nous évitant ainsi de futiles blessures (sentimentales) par l'emploi de mots susceptibles de nous faire du mal. Je ne veux pas qu'il comprenne, qu'il perçoive ma défaillance et qu'il me déleste ainsi de toutes ces qualités de "super papa" dont il aime m'affubler. Oui mon grand, si l'apparence laisse entendre que je suis un super papa, il m'arrive parfois de n'être qu'un homme, rien qu'un homme.



Regina me damne encore le pas et demande à Roland d'aller lui chercher quelques fleurs, je comprends alors que cette diversion est une façon de préserver Roland des échos de la colère et de cette vision désastreuse de deux figures parentales en proie à la tension. Le sourire peu convaincu j'acquiesce au regard incertain de mon fils, qui comprend alors qu'il peut s'éloigner pour aller cueillir quelques fleurs. Alors que mon petit ange s'éloigne, je comprends qu'il va me falloir prendre sur moi dans les secondes à venir. Regina ne souriait plus, moi non plus, ce simulacre était trop difficile à tenir. "-Ne te victimise pas et ne me donne pas le mauvais rôle. J'ai peut-être été trop abrupte, mais toujours est-il que j'en ai marre de me répéter. Je vais bien et arrête de dire que tu ne t'inquiètes pas, c'est faux, je le vois dans ton regard. Et c'est avec sincérité que je te le dis, je préférerai que tu t'en ailles, que tu me laisses seul avec Roland. "Les mots sont lancés et je ne doute pas de leur douloureux impact sur Regina qui me fixait, mais sans intensité. J'étais allé trop loin, mais par fierté je ne pouvais réitérer des excuses que je pensais avoir prononcé. Je ne pouvais me résoudre à reconnaître mes tords et ne pouvais reprocher à Regina d'être en colère contre moi. Connaissant son caractère bien trempé, j'appréhendais déjà la prochaine salve, mais rien ne se passa juste l'écho de la déception dans les dernières paroles de Regina. Une déception qui après coup c'était muée en une désarmante tristesse que j'aurai préféré ignoré pour ne pas me sentir encore plus coupable. Mais c'était trop tard ! Elle se leva, épousseta son pantalon et quitta les lieux sans que je ne puisse rien faire pour la retenir. Avant qu'elle ne se décide à partir, elle me confia les clés de sa voiture, encore enclin à mon confort et désireuse de ne pas me voir rentrer tard.


Roland s'approcha et me sortis de mes pensées, des pensées bien tristes avec le départ de Regina. Voyant mon mal-être, mon bonhomme posa sa petite tête bouclée sur mon épaule et vint chercher mes bras que je lui offris volontiers. Et les premières interrogations fusèrent sans que je ne puisse me résoudre à ne pas les entendre. "- C'est rien mon cœur juste une petite dispute d'adulte. Mais ça va s'arranger, papa a juste besoin d'être tout seul avec toi." Je ne pouvais rien lui cacher, car il savait lire en moi comme on parcourt les pages d'un livre mal fermé. La chair de ma chair, mon sang, mon p'tit bonhomme ne pouvait continuer à avoir cette petite mine triste et je ne pouvais continuer à taire mon sourire. "-Non poussin j'ai mal nulle part, je suis juste un peu fatiguer. Nous allons faire une petite pause tu veux bien ?" Avant même que je n'achève ma réplique, Roland se releva et alla récupérer notre sac qu'il posa devant moi avec l'espoir d'effacer ma peine et de me voir vite aller mieux. Puis se sentant dépassé, il retrouva le chemin de mes bras. Étrangement ce simple contact suffit à amoindrir ma peine et me permit de chasser les quelques vilaines idées noires qui m'embrumaient jusqu'alors l'esprit. Nous prîmes donc quelques minutes pour observer nos exploits avant de consentirent à reprendre nos travaux. L'hiver approchant, je ne pouvais me résoudre à ne pas achever au plus vite cette cabane. Les travaux reprirent donc, je pensais encore à Regina et à la colère qui m'avait assaillit l'espace d'un instant en posant mon regard sur elle. "Tu sais, je ne suis plus un petit garçon, tu peux tout me dire!" lança Roland. Une petite phrase anodine pour le commun des mortels, mais qui à mes oreilles prenait une teinte particulière. Mon regard brilla de toute son intensité et je me mis à la taille de mon petit monstre pour m'adresser à lui. "- Je sais que tu es grand bonhomme, je le vois de jours en jours. Tu vois parfois l'amour c'est compliqué" commençais-je ainsi.

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MessageSujet: Re: Construction d'une cabane   Ven 18 Déc - 22:34

Roland n'allait pas dire le contraire, ça lui faisait énormément plaisir d'être avec son père. Ils n'en avaient pas souvent l'occasion, et là le shérif de la ville avait besoin de ce moment de paix, de silence, de calme.
À parti de l'instant où l'enfant se cala dans les bras de son père, celui-ci sembla tout de suite reprendre du poil de la bête, tout content que son mentor en tir à l'arc semble assez en forme pour terminer la construction. Après tout il faudrait pouvoir en profiter avant qu'il ne fasse trop froid! Ça serait dommage!
Aussi les deux Locksley prirent un moment fort agréable , pour profiter de cet instant tout en étant dans les bras l'un de l'autre. Après quelques instants, Robin accepta de reprendre les travaux. Comme, très certainement le font tous les garçons, le travail fut l'occasion de parler des relations.
Le fait que son père valide le fait qu'il ait grandit le fit sourire. Entre eux c'était vraiment important. Ce passage entre l'enfance innocente que tous les parents tentent tant bien que mal à préserver . Mais Robin n'était pas comme ça, et visiblement il voulait lui en parler.
Roland avait décidé de ne pas l'embêter plus longtemps sur le départ de Regina, après tout ça avait l'air de faire partie de ce qu'ils appelaient souvent les affaires des grandes personnes. Pourtant
tout ce que voulait faire le jeune archer , c'était trouver un moyen d'aider son père autant qu'il le pouvait. En attendant Roland ne s'attendait pas qu'ils parlent d'un autre thème typiquement masculin: l'amour. Dans un large sourire, l'enfant souffla:

" l'amour c'est quand une femme aime un homme pas vrai?"

Du haut de ses 7 ans, et malgré toute la volonté du monde, le bonhomme ne réalisait pas forcément que c'était loin d'être aussi simple. Aussi quand son père se mît à son niveau, pour lui expliquer.
L'enfant se tut et reprit son sérieux. Ce thème avait l'air de lui tenir à cœur, alors il essaya de le rassurer en annonçant d'une manière qui pourrait paraître un peu naïve:

"Dis-moi, je vais essayer de comprendre"

Roland désirait sincèrement comprendre. De quoi avait-il peur? Aimait-il Regina autant que sa mère ? Si l'amour était aussi important, comment pouvait-il arriver deux fois? Encore quelque chose à laquelle il était encore compliqué de répondre
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MessageSujet: Re: Construction d'une cabane   Ven 8 Jan - 23:10

Hors rp:
 



Une journée en forêt
Roland, Robin & Regina.



Je pense que je n'avais pas vocation à être père. Avant de rencontrer Marianne, je vivais au jour le jour, avec mes camarades. Nous étions incapables de nous inscrire dans une morne quotidienneté, nos vies reposaient sur l'instabilité, ainsi je ne pouvais concevoir le simple fait de fonder une famille, acte synonyme de stabilité. Mais Marianne est entrée dans ma vie et j'ai dû revoir toutes mes priorités. Ainsi, lorsque Roland est né, toutes mes incertitudes se sont envolées comme par magie. Être père, à cet instant, sonna comme une véritable révélation. Bien sûr, Marianne savait à quoi elle s'engageait en acceptant de me suivre, et ce, malgré la présence de Roland. Mais croyez-le ou non, nous sommes parvenus à concilier notre vie de famille avec nos autres engagements et de ce fait, jamais nous ne nous sommes embourbés dans le train-train quotidien d'une vie de famille somme toute "normale". Je me souviens encore des premières années, où Petit Jean se portait volontaire pour garder la terreur, pendant que moi et Marianne délestant les riches de leur trop plein de richesse. Puis il y a les regrets, en général, ils sont inhérents à la peine, elle-même inhérentes à la Mort. J'ai perdu Marianne, l'espoir, cette vie merveilleuse que nous avions ensemble, ma liberté et surtout mon petit Roland, que je n'ai pas vu grandir durant toute ma captivité.  Parfois, je me dis, que Regina a bien fait de jeter cette malédiction. Je sais, c'est égoïste, mais au moins dans cette vie, la culpabilité était moins forte et je pouvais me targuer (le croyant) d'avoir élevé mon fils, donc de l'avoir vu grandir. J'en conviens, tout ça n'est que mensonge, tromperie, rien de bon en l'occurrence. Mais l'espace d'un instant, j'aurai au moins eu l'impression, de par ma présence, d'avoir été un « bon » père au moins pendant les premières années de vie de mon Roland.


En parlant d'amour, j'avais involontairement invoqué un sujet bien difficile à aborder d'une part au vu de l'âge de mon interlocuteur et aussi parce que je n'étais pas en étant, présentement, d'en parler. Même si une once de culpabilité planait au-dessus de ma tête, je n'en demeurais pas moins légèrement en colère contre Regina et Roland l'avait certainement compris, tout comme il avait appréhendé les tensions qui s'étaient instaurées entre moi et Madame Le Maire. Que pouvais-je bien lui dire ? La vérité, à savoir qu'il arrive parfois que les adultes se disputent. Mais pourquoi me dirait-il avec ses grands yeux marrons, ceux de sa mère à n'en pas douter. Au contraire, devais-je jouer l'autruche en choisissant délibérément d'ignorer sa question pour ensuite orienter la conversation sur un autre sujet ? Non, je ne peux souscrire à cette hypothèse, j'ai beau être un ancien voleur, je n'en suis pas moins pourvu d'un code que je continue à suivre assidument. Je ne peux me résoudre à mentir ou jouer les faux-semblants. Si je veux être un bon père, je me dois de suivre mon code d'honneur pour ensuite le lui léger, lorsqu'il sera prêt. Alors je réunis ce qui me reste de courage et affronte ce doux regard, qui je le sais, ne m'accablera pas de jugement.

« - Non pas exactement. En fait, l'amour, ce sont deux êtres qui s'aiment l'un et l'autre. Mais tu comprendras plus tard bonhomme » dis-je sans trop m'attarder « -Dis-moi, je vais essayer de comprendre ». La curiosité, un vilain défaut pour certain, une qualité pour d'autre. Je pense qu'à 7 ans, on n'en manque pas. Roland a une imagination fertile, il a donc besoin de l'alimenter et ça passe par tout un tas de questions qui ne demandent qu'à avoir des réponses ce qui est légitime, je le confesse. « - Et bien l'amour c'est un sentiment très très fort tu vois ! Ça ne se commande pas. Certains disent que dans une vie, on ne peut aimer très fort qu'une seule fois. Je pense que ces personnes font erreur. D'ailleurs, je le pensais aussi avant de... de rencontrer Regina. Je pense que dans une vie, on a un premier amour et une âme sœur. Tu comprends ? » Son regard en disait long, il était évident qu'il ne comprenait pas et je venais incontestablement de prendre un chemin sinueux qu'il me fallait assumer à présent. « -Un premier amour c'est une personne que tu aimes très fort, c'est quelqu'un que tu garderas toujours dans ton cœur quoiqu'il arrive. Une âme sœur c'est une personne qui t'es destiné, c'est le plus grand des amours. C'est une personne qui fait battre très fort ton cœur. C'est une personne avec laquelle tu as une connexion évidente et c'est inexplicable. C'est quelqu'un pour qui tu es prêt à te battre comme un lion. Tu comprends mon poussin ? »


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MessageSujet: Re: Construction d'une cabane   Dim 31 Jan - 9:53

Je suis absolument navre pour le retard, j'étais persuadé d'avoir répondu

------

Roland ne pouvait avoir rêvé d'un meilleur instant qu'une discussion avec son père. Ca lui faisait vraiment plaisir que celui-ci lui parle comme un adulte. Au plus grand plaisir de l'enfant, Son père ne manqua pas de l'expliquer ce qu'était l'amour pour lui. Je ne regarde garçons regarder avec beaucoup d'intérêt, Lui aussi espérait vivre ca un jour. Mais a à cet instant l'enfant, s'imagina bien que son père avait ressenti ça pour sa mère. Ça se voyait à l'époque et visiblement c'était même très difficile pour l'archer de ressentir ça pour quelqu'un d'autre.

" mais en aimant Régina, tu ne remplace pas l'amour que t'avais pour maman ?"

Lança Roland qui se tu quasi tout de suite en se disant qu'il allait rendre son père malheureux à force de lui faire remonter des souvenirs douloureux. Puis, l'écolier sourit un peu à la description d son père, c'est marrant, ce qu'il disait ressemblait fort à ce que pouvaient dire tous ces chevaliers dans les contes de fées qu'on lui lisait. Braves, fort, ils suivaient tous une étiquette morale qui leur avait été enseignée. Quelqu'un lui avait dit un jour qu'aujourd'hui ca avait quasiment disparu, et que c'était une chance de croiser encore des gens qui pensaient comme ça. Embrassant alors son père il lui souffla

"Régina a de la chance, tu es comme les chevaliers des livres qu'on lit ensemble!"

Un large sourire se dessina sur le visage de l'archer en herbe, tellement il était fier de son papa et espérait lui ressembler un jour. Bien évidemment, Roland n'avait pas tout compris . Et c'était évident, son père ne le disait pas, mais d'autres lui avaient fait la remarque qu'il était trop jeune pour tout comprendre et ce malgré tout l'effort qu'il mettait pour se représenter la situation.

" je crois que je comprends... Mais pas tout papa. Tu as peur d'aimer?"


Était-ce seulement possible? La peur d'aimer, la peur d'être heureux? Ça ne semblait pas logique, CAE il voyait le sourire continuel de Robin lorsqu'il était avec Régina, mais il avait cru comprendre que l'amour pouvait cacher des déceptions et autres blessures. A cette pensée, il se contenta simplement de prendre son père dans ses bras
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