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 [Terminé]Une si charmante journée. – ft. Régina Mills

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MessageSujet: [Terminé]Une si charmante journée. – ft. Régina Mills   Dim 22 Nov - 1:19

Une si charmante journée



Kiernan était de repos aujourd’hui et la journée s’était longuement écoulé sous un temps gris et pluvieux par intermittence. Malgré la nuit tardive, il s’était levé tôt. Enfaite il ne s’était pas vraiment couché. Il était resté devant la télé à boire en solitaire, puis s’était écroulé un moment dans la nuit quand les oiseaux avaient commencé à chantonner. Il s’était réveillé la tête enfarinée et la bouche pâteuse. Une douleur vive lui traversait le cou jusqu’à l’omoplate gauche alors qu’il essayait de se retourner pour éviter la lumière immaculée de cette journée pluvieuse. La tête en biais sur l’accoudoir, le muscle avait refroidis dans une mauvaise position. Cela lui prit bien la moitié de la journée pour que la douleur soit supportable. Après alors trois heures de sommeil, il alla se préparer un café et un verre d’eau avec de l’aspirine. Lorsqu’il revint au salon pour s’allumer une cigarette, il alluma la télé et se laissa lourdement tomber contre le dossier du canapé. Il posa les pieds sur la table ce qui fit vibrer le verre contre la bouteille sous le choc de son mouvement. Sa journée ne s’était remplis que de temps passer devant la télévision, faire des courses, boire du café et récupérer son courrier ainsi que le journal. Puis retourner dans le canapé devant la télé.

Il en eu vite assez de rester là à ne rien faire. Ainsi que ses deux chiennes qui vinrent pour l’une, s’allonger à ses pieds et l’autre posait sa lourde tête sur son genoux. C’était deux huskies, une blanche et feu et l’autre grise aux yeux verrons. Il lui caressa doucement la tête et soupira en penchant la tête vers la fenêtre. La pluie ne battait pas la fenêtre mais la bruine déposait comme de la poussière d’eau. Il hésita longuement mais finalement, il se disait que de sortir lui ferait un grand bien. C’est alors qu’il se rendit en forêt pour une petite marche accompagné de ses deux bêtes. Elles eurent la chance de se détendre les pattes et profitèrent pour courir vu qu’elles n’en avaient pas le droit à l’appartement. Malgré des maux de têtes persistantes, leur maître était d’humeur à jouer avec elle. Elle cabriolaient comme des chiots, sautant de leur 53 centimètres en moyenne au garrot et de leur 28 kilo. Elles tentèrent de l’amener encore au jeu de « rattrape nous ! » quand il leur montra la longe pour les attacher. Elles n’avaient aucunes envie de rentrer et Kiernan était parti seul agacé. Dans le chemin boueux qui s’insinuait dans la forêt, bientôt on pouvait entendre la course légère de ses chiens qui soulevait les feuilles humides.

Après cette petite balade qui avait réussit à sortir un peu Kiernan de sa mauvaise gueule de bois, il s’autorisa un petit café à la terrasse du Granny’s. Attablé sous le auvent, il fumait tranquillement une cigarette, le café fumant et il observait les gens passer, les bruits, la ville qui vivait. Même si on ne le voyait pas aux premiers abords de son allure froide et arrogante, il était bien et profitait de ce petit moment avec plaisir.
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MessageSujet: Re: [Terminé]Une si charmante journée. – ft. Régina Mills   Dim 22 Nov - 11:00




Une si charmante journée
 


Ce matin-là, les enfants étaient infernaux. Peut-être le temps, assez gris et la pluie qui était tombée toute la nuit ? Toujours était-il que Regina avait eu un mal fou à faire prendre leur bus à l’heure à Roland et Henry pour qu’ils puissent se rendre à l’école. Ils avaient décidé d’improviser une partie de cache-cache avant le petit déjeuner, sauf que c’était à elle de les trouver. Franchement pas d’humeur à tous les mettre en retard, elle avait dû, tant bien que mal, raisonner les deux petits avec moult négociations, si bien qu’une fois qu’ils furent enfin prêts, il était temps de partir. Elle leur avait donc mis leur petit déjeuner dans un petit sac en papier. Ils mangeraient dans le bus, sans quoi ils seraient en retard à l’école. Et c’était hors de question : la ponctualité était l’un des principes que Regina mettait un point d’honneur à enseigner à Henry depuis toujours, et du coup à Roland depuis peu.

C’était le dernier jour de classe avant les vacances, et madame le maire se demandait comment elle allait pouvoir les supporter s’ils étaient aussi turbulents toute la semaine. Robin ayant dû partir très tôt au travail, elle avait été seule pour gérer les deux garnements. Une fois dans le bus scolaire, la belle brune regarda s’éloigner le véhicule jaune, abritée sous son parapluie et son imperméable noir. Il était grand temps pour elle d’aller prendre un café bien mérité chez Granny, son quotidien double expresso à emporter, avant de gagner son bureau pour une journée de travail probablement bien remplie.

En chemin, la pluie s’arrêta enfin, et elle replia son parapluie. Les gens s’affairaient à aller au travail, sortant de la petite cafétéria familiale. Regina entra à son tour, ayant au préalable remarqué la présence en terrasse d’un individu qui avait fait son retour à Storybrooke il y a peu. Son café à emporter en main, madame Mills ressortit et s’installa, sans y avoir été invitée, en face de Kiernan Ravenswood. Elle avait des questions à lui poser quant à ce retour soudain. Jamais personne n’avait quitté la ville pour ensuite y revenir. Elle savait néanmoins que c’était le genre d’homme qu’il fallait prendre avec des pincettes, au vu de son passif violent.

-Monsieur Ravenswood, commença-t-elle en guise de salutation tout en s’asseyant en face de lui. Je me demandais quand nous aurions le loisir de nous croiser, pour parler de votre soudain retour à Storybrooke.

Elle marqué une pause pour boire une gorgée de café, sans pour autant quitter son interlocuteur des yeux.

-J’ai appris que vous aviez changé de profession… pourquoi un tel revirement ? Vous n’avez pas trouvé ce que vous cherchiez, hors de Storybrooke ?

La question qu’elle se posait surtout, c’était « où » il avait bien pu se rendre, ce qu’il y avait fait, pourquoi être revenu. Et surtout, se souvenait-il de qui il avait été par le passé ? La malédiction était à présent levée, et beaucoup des habitants de la ville, se souvenant à présent de leur ancienne vie, en voulaient à Regina, et c’était compréhensible. Beaucoup doutaient aussi de sa capacité et sa volonté de changer pour devenir meilleure. Elle avait besoin de savoir où se situait Kiernan sur cette échelle compliquée.





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MessageSujet: Re: [Terminé]Une si charmante journée. – ft. Régina Mills   Dim 22 Nov - 23:00

Une si charmante journé



Une des deux huskies étaient tranquillement allongé à côté de lui, la tête sur son pied. Ce qui était assez gênant et agréable. Il ne pouvait pas trop bouger, mais sa frimousse était chaude et il appréciait ce symbol d’affection venant de la rousse. Plus encore que la grise, Rain car Autumn était une chienne croisé husky et louve. Elle était beaucoup plus sensible à l’importance de sa place défini pour son équilibre et du respect que Kiernan lui portait. Il avait ramassé un journal sur la table voisine, laisser à n’importe quel lecteur dans l’envie de s’informer. La feuille était molle et lourde, gorgée d’humidité. Il donnait plusieurs gestes secs du poignet avant de dresser la journal et finir la lecture de son article, mais elle retombait toujours mollement, parfois en avant et souvent en arrière.

Il soupira devant un article de faits divers à la hauteur de la petite ville. On parlait de ses déboires qui pourtant datait d’il y a quelques jours. « Encore un client perturbateur au Psychic Club qui se fait envoyer au tapis ! » disait le titre d’un petit encadré en coin de page, perdu entre les promotions et les nouveauté de la ville. Il sirotait tranquillement son café alors que ses yeux balayaient les mots très bien choisis pour manipuler la populace. « C’est de plus en plus fréquent, même la patronne donne l’air dépassée par la situation. Elle n’a pas voulu répondre à mes questions, mais on sentait à son visage qu’elle était agacé. Après j’interprète peut-être. C’est à se demander s’il y a de plus en plus de client incontrôlable ces moments, ce qui est possible. Ou est-ce que l’agent de sécurité ne ferait pas sa propre loi ? Beaucoup de témoignages disent que Mme Blackheart a du s’interposer. Le travail lui est peut-être trop dur et il est entrain de craqué. »
Kiernan avait froissé le journal entre ses mains et jeter brièvement à côté de sa tasse, sur la table en plastique. Il claqua sa langue et craquait ses phalanges.
« Salope ! » siffla t-il entre ses dents en pensant à cette journaliste qui adorait vomir des articles qu’on dit faussement sincère et vrai dans sa façon de parler. Elle aimait les clash et les commérages. Elle disait souvent n’importe quoi aussi, mais tournait si bien ses phrases qu’on accrochait et on y croyait. Elle vous manipule les esprits en infiltrant comme du poison l’idée qu’elle a en tête.

Comme ce ne fut pas assez pour briser cette journée tranquille, voilà que le Maire est en balade. Il la remarqua au début sans s’alarmer alors qu’elle entrait dans le café. Il se demandait surtout si le Maire avait lu le journal ce matin. Il n’avait aucune envie de leçon de moral. Non vraiment pas. Malheureusement, son moment de détente ne fut pas de tout repos. Il buvait encore de son café alors que Régina vint s’asseoir en face de lui. Il ne la vit pas de suite, car il regardait sur sa gauche, deux amies qui se disputaient presque car leur troisième amie n’était toujours pas arrivée. Il finit par se focaliser sur Régina, tournant simplement la tête. Il leva un sourcil sceptique lorsqu’elle ouvrit la bouche et qu’il s’attendait pas du tout à ce qu’elle lui parle de ça. Elle était arrivé comme un cheveux sur la soupe avec ses inquiétudes auxquelles il n’avait jamais pensé. Il ne répondit pas tout de suite et posait tranquillement sa tasse sur la table. Il tourna la tourna un peu dans son assiette, observant son geste.
« Oui, bien le bonjour madame… Asseyez-vous je vous en prie. Que puis-je pour vous Mais oui bien sûr, j’ai du temps à vous accorder » dit-il avec sarcasme pour lui faire comprendre son manque de politesse et de tact. Il leva enfin ses yeux froids et les planta dans ceux d’une dame forte qui ne manquait pas de caractère. « Je suis revenu car je me rappelais pas que les habitants de cette ville étaient aussi curieux...
« Mon soudain retour à Storybrooke ? C’est marrant que ça fasse ça à tout le monde. Je sais que je suis parti sans rien dire. Je suis revenu car je suis mieux ici, me faite pas changer d’avis, ajouta t-il un sourire jaune. On n’a pas le droit de revenir dans une ville ? Ca se fait pas ? Je sais pas, dites moi. Ca vous fais chier que je sois revenu ? » dit-il avec calme, même si sa voix était beaucoup plus sèche vers la fin. Il y avait bien à Storybrooke qui était étrange, que ce soit dans la ville ou alors dans l’attitude des habitants. Leur passé que lui-même ne pouvait plus atteindre. « Et… Même si je comprends pas toutes vos questions, j’ai changé de travail parce que j’avais pas envie de couper des barbes à nouveau. Je suis plus doué dans la sécurité c’est tout et que ça me canalise comme travail. » serra t-il ses poings faisant chanter les os de ses doigts.

« Je veux bien discuter, il n’y a pas de soucis madame le Maire. Mais j’aimerais savoir pourquoi vous vous demandez tout ça. Je vous inquiètes ? Je vous rassure, votre shérif s’occupe très bien du calme et de la sérénité de votre ville » fit-il allusion à sa facette d’homme un peu impulsif et incontrôlable.

Il voulut boire encore un peu de café, mais sa tasse était vide. Il se retourna et fit signe à la serveuse à travers la vitre, sans bouger de sa place et en désignant sa tasse. Elle compris de suite qu’il désirait la même chose. Il la remercia d’un signe de main et s’alluma une cigarette. Il regardait Régina. Peut-être qu’elle pourrait l’aiguiller sur ce qui est si étrange à Storybrooke. Si la discussion prenait un bon tournant, il pourrait avoir une occasion d’avoir des informations afin d’assouvir son plan d’expier cette ville de ses insanités. Après, elle ne savait peut-être rien de ce qui se tramait dans sa ville.
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MessageSujet: Re: [Terminé]Une si charmante journée. – ft. Régina Mills   Lun 23 Nov - 9:15




Une si charmante journée
 


Confortablement installée, du moins aussi confortablement que le permettaient les chaises d’extérieur de chez Granny, Regina regardait, avec un petit sourire en coin amusé, la réaction de Kiernan, qui sembla agacé de la voir débarquer. Avait-il quelque chose à se reprocher, pour ainsi réagir ? La curiosité, ainsi avait-il qualifié indirectement Regina, dont elle faisait preuve paraissait l’ennuyer.

-Je suis le maire de la ville. Savoir ce qui s’y passe fait partie de mon travail, ne vous en déplaise Mr Ravenswood, répondit-elle simplement d’un ton ferme.

« Que ça fasse ça à tout le monde »… Donc d’autres personnes s’étaient interrogées sur ce retour, aussi soudain que le départ qui l’avait précédé… En tout cas, l’ancien barbier semblait de charmante humeur. Regina quant à elle, se contentait de l’observer tout en dégustant son café, restant calme face à son attitude clairement hostile à la conversation.

-Allons, restez poli, je vous prie. A quel moment ai-je dit que vous ne pouviez pas revenir ? Simplement, je suis un peu surprise, voyez-vous, lorsqu’on quitte une petite bourgade comme Storybrooke pour aller se noyer dans les lumières des grandes villes comme New York, par exemple, on s’en trouve ébloui, et la magie d’une petite ville de province n’opère plus. Aussi, je me demandais ce qui avait bien pu vous rappeler parmi nous, c’est tout…

Elle avait fait exprès d’employer le mot « magie » pour sonder la réaction de son interlocuteur.
Kiernan évoqua alors son travail dans la sécurité, qu’il effectuait au Psychic Club. Regina eut un petit sursaut amusé et attrapa le journal humide qui trainait sur la table à côté du café de l’agent de sécurité, pour montrer le titre de l’article.

-Je ne sais pas si c’est vous ou plutôt les autres, qui sont canalisés… dit-elle avant de lâcher le journal qui s’écrasa mollement sur la table. J’attends de vous un comportement un peu plus mesuré.

Alors qu’elle allait prendre une nouvelle gorgée de café, elle dut stopper son geste car un éclat de rire sortit de sa bouche élégamment colorée par un rouge à lèvres pourpre. Kiernan avait demandé s’il l’inquiétait, et cette réflexion amusa beaucoup la maire de Storybrooke qui ne put retenir un éclat de rire.

-Vraiment, monsieur Ravenswood, vous devriez tenter une carrière dans le comique. Vous pensez réellement qu’un individu tel que vous pourrait m’inquiéter ?

Elle secoua brièvement la tête, un sourire amusé aux lèvres, avant de prendre une nouvelle gorgée de café. C’est à ce moment que la serveuse à qui le jeune homme avait fait signe, arriva pour remplir sa tasse de café, avant de s’éclipser sur un signe de main de madame Mills.

-Bien, vous connaissez le shérif, cela ne m’étonne pas. Mais j’aimerais qu’elle n’ait pas à s’occuper que de vous. Faites attention à ne pas amocher tous les habitants de ma ville, sinon vous connaitrez d’avantage la prison. Avouez que ce serait dommage, pour quelqu’un qui souhaitait reprendre un nouveau départ.

Regina avait pris un air faussement compatissant pour accentuer cette phrase, tout en reposant son gobelet de café qui fumait toujours. Elle plongea son regard couleur chocolat dans les yeux de son interlocuteur.

-Vous comptez faire un effort, pour vous montrer un peu moins agressif, j’espère ?

L’impulsivité de Kiernan Ravenswood était un fait avéré, et l’excès de violence ne faisait pas partie des choses que Regina Mills tolérait au sein de sa ville. L’ancien barbier profitait peut-être de son statut d’agent de sécurité pour se défouler sur les clients, mais ce n’était absolument pas acceptable, et madame le maire tenait à ce que Kiernan le sache : elle ne le laisserait pas faire. Quitte à ce qu’elle doive s’entretenir avec son patron pour que celle-ci le calme un peu. Cette ville regorgeait d’êtres fragiles, comme des vieillards ou des enfants, et ce n’était pas le moment de leur infliger la présence d’une personne violente qui pouvait exploser à tout moment.

-Prouvez-moi que je peux vous faire confiance, ajouta-t-elle avant de boire une nouvelle gorgée de café.

Allait-il finir par se calmer, ou serait-il toujours aussi grognon et manifesterait-il encore une certaine hostilité ?






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MessageSujet: Re: [Terminé]Une si charmante journée. – ft. Régina Mills   Mar 1 Déc - 22:03

Une si charmante journé



Kiernan observait la tasse fumante de café que la serveuse était venue remplir aussi rapidement qu’il l’avait réclamé. Entre temps, le Maire de la ville aurait pu profiter de la bonne humeur de ce qui restait pour lui-même qu’un souvenir de simple officier des marines. Une fausse vie qui était maintenant sa réalité et expliquait ses actes violents et ses sautes d’humeur ; les pulsions de son ancienne vie avaient besoin d’être assouvis et avait trouvé la violence et le sexe pour substitut. Kiernan avait claquer sa langue de paroles sarcastiques et exposé des sourires plein d’ironie.

Il tournait toujours sa tasse par manie, alors que Régina attendait peu-être des réponses. Cela lui permettait, par ce geste répétitif comme un autre, de pouvoir ranger ses idées. Il jaugeait aussi la personne qui s’était installée en face de lui. Il avait certaine qualité parmi tant d’autre et l’observation en faisait partie. Il avait, surtout ces derniers temps, des difficulté à faire la différence entre les faits et ses opinions ce qui l’obligeait à faire ses propres interprétation. Ses pensées trottinaient alors dans sa tête dans un chemin sûrement semé d’embûche. La femme au charisme qu’on ne pouvait nié pouvait facilement deviner qu’il cherchait ses failles ou même ses forces par les yeux glacé qui tentaient de la sonder. Cela allait de sa gestuelle, à ses expressions de visage, des tics nerveux dans ses traits et totalement inconscient, ou sa posture, il étudiait tout. Il n’était pas non plus un spécialiste du langage corporel, mais il y avait des signes qui ne trompaient pas.

Le maire rappela très gentiment mais fermement qu’elle avait tout les droits dans sa ville. Kiernan avait détourné ses yeux pour regarder un instant au loin et claqua sa langue sèchement. Pour le coup, il n’était pas intimidé mais agacé. Elle était dans son droit et il avait coupé leur échange oculaire pour se retenir de l’insulter ou de balancer la table qui les séparait et lui hurler de le laisser tranquille. Sous la table, il bougeait sa jambe nerveusement d’un geste régulier du pied tel un batteur tambourinant la pédale de la grosse caisse.  

Il avait repris la parole, encore plus meilleur mais sa douceur était aigre d’hypocrisie qu’il ne cachait pas. Kiernan n’avait pas besoin qu’on l’aime, juste qu’on ne l’embête pas. En parlant d’aigreur sa bile bouillonnait dans sa gorge de voir cette femme si impassible et difficile à cerner. Il ne lisait rien en elle. Il fut une époque où Kiernan jouait aussi bien son jeu, celle où il se nommait encore Elliott Ravenswood. Dr. Ravenswood ! Aussi connu sur la bouche des morts comme Jack The Ripper. Ignorant de ses identités qui avait fait sa secrète réputation, il avait des difficultés à des contrôle de soi. Une maitrise qui lui permettait d’être observateur, calculateur et méticuleux. Là, il n’arrivait à rien et ça l’agaçait.

C’est alors que le discours du maire avait résonné dans l’esprit de l’homme. Non pas que ça faisait carillonner ses souvenirs de tueur maniaque et sanguinaire. Non. Ca avait frappé sa paranoïa sur ce qu’il avait découvert dans cette ville et l’obligeait à montrer sa foi à Dieu en expiant cette ville blasphématoire. La magie. Bien sûr, il ne la nommait pas ainsi car il ne le savait pas. Ce n’était que des événements étranges contraires à la parole de Dieu. Elle tournait ses phrases comme si elle connaissait tout ce qui se passait à Storybrooke et qui avait fait douter Kiernan sur la bonne santé de son esprit. Depuis déjà un moment, depuis la sirène, il n’avait pas vu d’autre événement concrètement étranges. Tout était si bien déguisé et déformé pour convaincre n’importe qu’elle personne crédule et confiante en les informations qu’on crachait sur un papier officiel. Celui qui se trouvait entre les deux protagonistes sur la table, par exemple. Après sa phrase pouvait n’être qu’un pur hasard et Kiernan faisait simplement plus attention à certains mots ou expressions en rapport avec la magie et pourtant on les utilise souvent et à n’importe qu’elle occasion. C’était devenu une obsession.

L’ancien officier avait alors froncé un sourcil, sceptique, lorsqu’elle lui expliqua l’étonnement de son retour dans la bourgade. Il fallait qu’il réfléchisse. Soit ses mots n’avaient servis qu’à illustrer ses paroles ou elle pouvait avoir des informations. Il parla d’autre chose comme le plaisir qu’il avait et l’energie qu’il mettait dans son travail actuel tandis que son esprit charbonnait. Il préféra la laisser parler et la suite ne lui avait pas plus. Il serra les deux qui se remarqua par les muscles de sa mâchoire contractées, marquant encore plus son visage belliqueux. En toute insolence, il regarda l’heure à sa montre noire et massive autour de son poignet. Il montrait clairement à Régina qu’il ne l’écoutait plus dès qu’elle lui parlait de faire des efforts. Elle avait osée prendre le journal en témoin de son agressivité. Il le lui arracha presque des mains le saisissant dès qu’elle le déposa. Il n’en fit qu’une vulgaire boule bien compacte et sortit son zippo.
« Qui vous a dit que c’était un nouveau départ quand j’ai quitté cette ville que je fasse comprendre à ceux qui ouvre trop leur bouche, comment se taire. Ca ne vous occupe pas mais… Entre nous, je ne sais plus exactement pourquoi je suis parti, parla t-il pour une fois très sincèrement. Je suis bien parti pour un nouveau départ et finalement, c’était pas ça. Je suis revenu. Je compte pas partir pour l’instant, je compte sur vous pour pas m’éjecter trop vite en dehors de votre hameau. Je risque de répondre. Je suis venu pour être tranquille, c’est tout. Dormez sur vos deux oreilles Madame le Maire. Vous pouvez me surveillez, peu importe. Je vois que vous avez du temps à perdre au lieu de vous occuper de ceux qui foutent réellement le bordel » désigna t-il le morceau de journal toujours entre ses mains. Après un peu de patience, il s’enflamma juste après ses paroles. On pouvait l’entendre crépiter à cause de l’humidité du papier. Il le déposa dans le cendrier et gardait Régina en joue, la dardante de son regard presque translucide. Il était penché vers elle, appuyé de ses coudes sur la table. Le silence s’imposait. Il la jaugea en partant du haut jusqu’à ce que la table lui permettait de voir. Il ne voyait rien, si ce n’est un charme chez elle qu’il ne pouvait nier. Il cherchait ses phrases, savoir ce qu’l ferait, ce qu’il dirait, ce qu’il voulait, ce qu’elle voulait, ce qu’elle pensait, …

Il se redressa et but une gorgée de café.
« Vous connaissez M. Kandinski, si je ne me trompe ? Vous n’avez qu’à lui demandé si je suis digne de confiance, eut-il soudainement eu recours à son instinct de survie. Même si jamais y’a besoin de moi pour des petits services de sécurité ou de persuasion, voire d’intimidation, n’hésitez pas, finit-il d’un clin d’oeil. Après faire un effort, je ne sais pas. C’est un des objectifs qui m’a fait venir ici. Seul le temps nous le dira… A voir comment on me traite. » termina t-il assez sèchement, serrant les poings qui reposaient autour de sa tasse.
Il se montrait malgré tout déjà bien plus docile. Il pensa simplement qu’il ferait mieux de se tenir tranquille avec cette femme. C’était quand même plus intéressant de se mettre du côté du Maire dans une ville qu’il s’était déjà presque mis à dos. Puis pour sa tranquilité, ça éviterait de rencontrer encore fois les doutes de son bourreau de café. Il pourrait encore mieux se fondre dans le paysage. Il n’y avait que des bonnes choses à ne pas avoir de litige avec la personnalité la plus importante d’une ville.
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MessageSujet: Re: [Terminé]Une si charmante journée. – ft. Régina Mills   Jeu 3 Déc - 20:16




Une si charmante journée
 




Regina restait impassible, malgré les tentatives de provocations venant de son interlocuteur : entre des silences insistants lorsqu’elle lui posait une question, une attitude des plus nonchalantes, des regards détournés, des phrases pleines d’ironie… Dans un autre monde et à une autre époque, il en aurait fallu moins que cela à la Méchante Reine pour arracher le cœur de cet individu et le réduire en cendres d’une simple pression de la paume de la main. Ou alors elle aurait emprisonné son cœur dans une boîte, pour faire partie de sa collection, et pouvoir manipuler l’homme. Encore il y a peu de temps, la belle brune se serait laissée tenter par une telle perspective. Mais une promesse faite à son fils la liait à présent à une conduite plus raisonnable. A présent, il lui fallait, à l’instar du conseil qu’elle venait de donner à Kiernan, faire preuve de modération. Voyant que ce dernier regardait sa montre, chose d’ailleurs très impolie qui fit sourire madame le maire, celle-ci lui demanda d’un ton un peu sec  et autoritaire:

-Vous avez rendez-vous, peut-être ?

Si le visage de l’ancienne reine était resté des plus impassibles, l’attitude Kiernan commençait sérieusement à l’agacer. Il tentait une intimidation des plus vaines, avec sa ridicule entreprise de lui arracher le journal des mains et le faire brûler sous ses yeux. Comme si, elle, la femme la plus puissante de la ville, avait quelque chose à craindre d’un misérable parasite comme lui ! Elle le regarda avec de grands yeux, comme ceux qu’elle faisait à Henry lorsqu’il faisait une bêtise, un regard sévère, et alors que la boule de journal brûlait que que Kiernan la tenait par le bout de feuille non encore enflammée, Regina recouvrit de sa main la boule embrasée de telle sorte que celle de son interlocuteur soit prisonnière entre la table et la boule de feu, que madame Mills ne se priva pas, discrètement, de renforcer par son pouvoir. Ainsi, Kiernan pouvait sentir la désagréable sensation du feu qui commençait à lui brûler la paume de la main, sans pouvoir s’en défaire. Cela dura le temps du dialogue de Regina.

-Que ce soit bien clair, Mr Ravenswood : je vous interdis de proférer ce genre de menaces dans ma ville, et si j’apprends que vous avez fait du tort à un citoyen, je m’occuperai de votre cas personnellement.

Elle avait pris soin de bien détacher chaque syllabe, parlant entre ses dents, le buste légèrement penché en avant, le regard fixe dans les prunelles de son interlocuteur. On aurait presque pu voir danser les flammes, pourtant cachées entre leurs mains, dans ses yeux. Une fois sa phrase terminée, elle retira sa main d’un mouvement des plus élégants et laissa la boule de journal à présent carbonisée tomber en cendres dans le cendrier.

Alors que Kiernan s’était replacé bien droit sur sa chaise, elle en fit de même, attrapant son gobelet de café pour finir la dernière gorgée, ne quittant cependant pas son vif interlocuteur des yeux. L’attitude de ce dernier avait soudainement changé. A présent, il tentait de prouver une éventuelle loyauté et une qualité de services. Regina eut une petite exclamation, proche du ricanement, tout en haussant les épaules et levant les yeux au ciel, avant de reporter des iris sur lui, sourire en coin aux lèvres.

-Vous êtes un drôle de personnage, vous. En effet, je connais Mr Kandinski plutôt bien, et puisque vous m’y invitez, je ne manquerai pas de m’enquérir de vous auprès de lui. C’est si gentil à vous de m’y autoriser… ajouta-t-elle avec ironie.

S’il n’avait pas compris qu’elle faisait absolument ce qu’elle voulait à Storybrooke, il ne tarderait pas à le savoir. Ne quittant pas son sourire, elle posa son avant-bras sur la table pour mieux s’y appuyer et répondre à sa proposition, sur un ton un peu hautain.

-Je ne manquerai pas d’y penser, en cas de besoin… lâcha-t-elle vaguement.

Kiernan avait pu le constater à l’instant, en matière d’intimidation, Regina Mills n’avait besoin de l’aide de personne. Le videur de la boîte de strip-tease venait néanmoins de reconnaitre qu’il allait faire des efforts, mais que ceux-ci dépendraient de la manière dont on le traiterait. Regina secoua la tête lentement de gauche à droite, toujours avec un petit sourire amusé aux lèvres.

-Ce n’est pas ainsi que cela fonctionne, Mr Ravenswood. Vous devez faire vos preuves, et c’est ainsi que l’on saura comment vous traiter…

Elle en savait quelque chose, puisque c’était en ce moment-même sa propre philosophie de vie. Elle payait le prix de ses longues années de mauvaises actions passées. Sur ce point, ils semblaient se ressembler. Cependant, Kiernan avait l’air de l’ignorer. Regina, songeant à quel point cette phrase était vraie pour elle aussi, se mordit discrètement la lèvre inférieure tout en plongeant une seconde ses yeux dans son gobelet de café à présent vide. Si elle avait agi en fonction de la manière dont on  l’avait traitée, il y aurait longtemps que la ville ne compterait plus autant d’habitants. La sagesse voulait que l’on fasse ses preuves d’abord. Prétendre être une personne meilleure, ou du moins vouloir l’être, est une chose, mais le devenir réellement en le prouvant par des actions, en est une autre. Si Regina essayait de se repentir de plusieurs décennies passées à faire le mal, alors Kiernan Ravenswood pouvait au moins en faire de même ! Elle remarqua quand même qu’il avait une attitude des plus crispées : poings et mâchoires serrés. Elle se racla la gorge, comme pour changer de sujet, et le regarda à nouveau, cette fois avec un regard plus adouci.

-Alors comme ça vous connaissez Marvin Kandinski ? Contez-moi cela, je suis curieuse de connaître les circonstances de votre rencontre.

Regina et Marvin avaient une histoire peu commune, une amitié assez spéciale qui s’était forgée avec le temps, et probablement que peu de personnes en était au courant. Marvin était devenu accroc à la potion qui le faisait devenir un monstre, et Regina lui en fournissait en échange de menus services qu’il accomplissait lors de ses transformations. Tout ceci avait cours, bien entendu, lorsque la malédiction était encore en place. Au fil du temps, Marvin avait réussi à voir au-delà de la Méchante Reine avide de vengeance, et des discussions s’étaient instaurées entre eux, et des confidences avec. Aujourd’hui, les choses avaient changé, et madame le maire devait encore parler à cet ancien pingouin, pour connaître son ressenti, savoir si elle pouvait toujours compter sur son amitié, si au contraire il faisait partie de ses ennemis, ou encore si elle devait le convaincre.






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MessageSujet: Re: [Terminé]Une si charmante journée. – ft. Régina Mills   Dim 3 Jan - 16:51

Une si charmante journé



Kiernan se retrouva coi devant l’attitude de la Maire. Il ne s’attendait pas du tout à cela, malgré son image froide et son autorité naturelle. Il ne savait si ce qui le choquait le plus, c’était qu’elle ne ressentait rien alors qu’elle avait elle aussi la main sur la flamme, qu’elle avait réagis assez agressivement ou que la chaleur qui léchait la paume de sa main était presque insoutenable. Il ne lâcha pas son regard, et l’écoutait parfaitement. Il finit par plaquer si violemment le poing sur la table en fer, que la chienne s’était relevée d’un bond. Elle grogna, les babines découvrant ses dents. Régina retira alors son emprise et l’homme se frotta la main. Il caressa Autumn pour la calmer. La veine temporale gauche était si gonflée de colère qu’on s’attendait facilement à ce que Kiernan riposte. Les réflexions fusaient dans sa tête et pour une fois, il resta raisonnable. Il ricana avec ironie.
« Vous avez l’air de vouloir régler les choses vous-même ici et vos approches ne sont pas des plus diplomates et légales. Ca veut dire plein de chose agréable. Que si je déborde, on pourra toujours s’arranger. Car vous savez tout dans cette ville, mais il se pourrait que des choses filtres et que je puisse faire pencher la balance s’il y a un soucis ? la défia t-il avec désormais un petit sourire amusé. Ce serait peut-être plus intelligents si on serrait les coudes. Si j’étais vous, je ferai en sorte de pas m’avoir sur le dos. Je dis pas que je peux vous réduire à néant, mais je peux être un sacré emmerdeur. » parlait-il en tant qu’officier des marines même si ce caractère confiant lui venait de son ancienne vie. Il rajouta alors son offre afin de lui rendre service, pour mieux pouvoir exploiter leur personnalité. Kiernan voulait en savoir plus. Régina n’avait peut-être pas les réponses qu’il attendait, mais peut-être qu’il y avait quelque chose… Il adoucis ensuite son discours, comme un enfant qui voulait faire plaisir à sa mère en disant qu’il le ferait. Il n’en pensait rien du tout. Il allait simplement gérer les moments comme ils venaient. Il se retint de rouler des yeux, alors qu’elle lui expliquait que la vie était ainsi faite : des efforts contre une récompense. Puis il observa ses deux chiens au sol, et son regard s’assombrit face à Régina. Le traitait-elle comme un pauvre cabot mal éduqué ? Il inspira profondément. Tapant nerveusement du pied sur la table, il compta intérieurement jusqu’à sa haine se dissipe doucement, calmant les pulsations rageuses de son coeur.

Elle lui parla alors de Marvin, ce qui lui permit de changer de sujet. Il finit sa tasse de café et répondit sans même la regarder, concentré sur liquide brun et fumant.
« Si je m’en rappelle bien, Kandinski est doté de la parole et s’il avait eu envie de raconter tout ça il  l’aurait fait… » resta t-il un moment silencieux, voulant avant tout protéger Marvin comme l’ancien capitaine qu’il avait été avec ses hommes. Surtout avec lui. Il alluma une cigarette, prenant le temps de la laisser se consumer sous la flamme de son zippo qu’il claqua avant de le ranger dans sa poche de jean. « Il a été sous-officier sous mes ordres quand on était à l’armée, c’est aussi simple que ça. Un jour, on l’a envoyé dans mon unité avec une lettre de recommandation et on était obligé de travailler ensemble. Je suis vraiment désolé j’ai pas plus croustillant. » et qu’il n’en dirait pas plus, Régina pouvant voir facilement qu’il n’en démordrait pas. Il y avait autant de loyauté envers Marvin dans son regard que de menace, si elle en venait à lui chercher des problèmes. « Moi il ne m’a que vaguement parlé de vous. Vu comme vous êtes commode, je me demande comment avait fait pour le compter dans vos relations. Vous vous êtes connus comment ? » joua t-il autant l’hypocrite innocence d’une curiosité avec Régina. Bien sûr qu’il savait pour elle et Marvin, mais pas en détail. Ce dernier avait vite compris que Kiernan avait omis quelque chose en quittant la ville et son ami avait conservé le secret de la magie et de leur vrai identité.

Il s’avachit un peu plus sur son siège, les mains dans les poches de sa parka. « Vous comptez me bassiner encore longtemps ? Excusez moi de me répéter mais... Pour message de bienvenue, c’est un peu limite. J’ai eu mieux. A savoir, vous comptez partir ou je vais devoir vous faire l’honneur de partir du café alors que j’étais venu tranquillement me détendre ? Et que moi j’ai pas demandé à vous parler. ». Finalement, il n’arrivait pas à calmer la hargne qu’elle avait éveillé en lui. Ce n’était rien, et il ne lui ferait rien... Enfin il espérait. Il venait d’arriver, s’il pouvait s’éviter de devoir se trouver une autre vie. La gueule de bois ne l’aidait pas à être plus acceptable et il n’y avait que ses mauvais côtés qui étaient alors présents. Il ne se rappelait vraiment pas que ce village était si petit et soudé pour s'étonner de voir quelqu’un « revenir ».
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MessageSujet: Re: [Terminé]Une si charmante journée. – ft. Régina Mills   Mar 5 Jan - 20:12




Une si charmante journée
 



Regina était satisfaite de l’effet de sa petite vengeance sur la main de Kiernan. Celui-ci savait à présent à qui il avait à faire, et sans doute y réfléchirait-il à deux fois avant de la menacer. Sa chienne grogna en sentant son maître s’agiter, mais la maire de Storybrooke n’y prêta pas plus attention que cela. Voilà que le jeune homme parlait de ses approches, de sa manière de régler les choses elle-même. Elle lui fit un sourire ironique et quelque peu menaçant.

- Croyez-moi, vous n’avez pas envie de le savoir.

Il prétendait pouvoir être un sacré « emmerdeur », mais c’était mal connaître Regina, qui avait tout fait pendant quasiment un an pour pourrir la vie d’Emma Swan.

- Mais soit, j’accepte l’idée d’une entente. Néanmoins, je ne fléchirai pas : vous vous tenez à carreau, sinon vous dégagez.

Elle parlait lentement, détachant chaque syllabe pour qu’il n’y ait aucun malentendu. Elle voyait bien qu’il était très difficile à canaliser, et ce genre de personnes pouvait être dangereux pour les habitants d’une ville. Une sorte d’électron libre impossible à calmer.

Evoquer le sujet Marvin Kandinski permit de détendre un peu l’atmosphère. Comme à son habitude, Kiernan commença par se montrer désagréable, puis enfin il cracha le morceau. S’étaient-ils uniquement connus à cause des faux souvenirs donnés par la malédiction, ou y avait-il une réelle amitié plus ancienne, datant du monde des contes ? Elle trouva étrange de Ravenswood n’évoque que cette partie factice de leur histoire commune.

- Et c’est tout ? demanda-t-elle avec un sourire en coin, qui montrait qu’elle attendait autre chose.

Mais Kiernan semblait déterminé à n’en point dire d’avantage. Tant pis, Regina irait interroger son ami. D’ailleurs, Kiernan s’empressa de lui demander à son tour comment ils pouvaient se connaitre. Madame le maire reprit une mine ferme et autoritaire, tout comme le son de sa voix.

- La manière dont nous nous sommes connus ne vous regarde pas. C’est moi qui pose les questions, et non l’inverse. Tenons-nous en à ça, voulez-vous ?

Le violent interlocuteur reprit la parole pour se plaindre qu’en guise de message de bienvenue, il avait connu mieux, ce qui arracha un petit gloussement de rire à Regina.

- Vous croyez vraiment que ce que vous pensez m’importe ? Allons, vous revenez ici et causez du désordre, il fallait bien vous attendre à quelques remontrances. Comme je vous l’ai dit tout à l'heure, on n’a rien sans rien dans la vie.

Elle se leva, sans doute pour la plus grande satisfaction de Kiernan, montrant qu’elle avait bien l’intention de le laisser en paix, du moins pour aujourd’hui.

- Cette conversation est terminée, je compte sur vous pour la garder en mémoire et vous souvenir que, si je peux me montrer clémente avec vous, je ne le serai pas si vous continuez à vous comporter de manière violente et impulsive. Ce n’est pas négociable. Arrangez-vous pour ne pas causer de problèmes, et vous ne m’aurez pas sur le dos.

Une fois debout, elle replaça son sac sur son épaule.


- En cas de problème, vous savez où me trouver. Bonne journée, et bon retour parmi nous, Mr Ravenswood
, lâcha-t-elle finalement avec un sourire.

Puis, sans ajouter un mot, elle s’éloigna d’un pas assuré pour reprendre la direction de sa voiture. La journée venait de commencer, et elle savait dorénavant qu’elle devait avoir à l’œil, de près ou de loin, Kiernan. Il faudrait qu’elle parle sous peu à Marvin. Ils ne s’était plus vus depuis la levée de la malédiction. Comment allait-il ? Il faudrait qu’elle pense à l’appeler. Il y avait tellement de choses à gérer à présent. Sans la malédiction qui faisait que les gens étaient plutôt dociles et les journées assez répétitives, c’était beaucoup plus compliqué, surtout que les habitants de Storybrooke avaient dû réapprendre à vivre, en ayant en tête deux passés. Pas évident. Et ce Kiernan, qui pouvait-il bien être avant la malédiction ?




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MessageSujet: Re: [Terminé]Une si charmante journée. – ft. Régina Mills   Ven 8 Jan - 23:42

Une si charmante journé



♫ Episode I - Duel of the Fates by John Williams

Leur nouvelle rencontre aurait pu se passer beaucoup plus sereinement et surtout avec une hypocrite bienveillance. La Maire de cette ville était un sacré morceau et Kiernan le découvrait plus il discutait avec elle à cet instant. Avant de partir, et même dans ses faux souvenirs, il ne se rappelait pas avoir tant échangé que ça avec elle. Il avait assisté à ses discours, échangé deux trois mots alors qu’elle passait devant son salon de barbier et qu’il fumait sa cigarette. Lorsqu’ils comprirent qu’elle n’était que la malveillante qui avait lancé la malédiction, s’il en avait conscience à cet instant, il n’aurait même pas souvenir de l’avoir damné pour ses actes. Il avait eu d’autre soucis à gérer dans son esprit.
Avec un certain recul, la discussion était presque plaisante. D’un autre côté, il aimait bien qu’on ne se laisse pas faire. L’humeur n’y était simplement pas. Puis elle lui avait brûlé la main à se montrer plus maligne que lui. Après une nuit à voguer sur du whisky, il lui était difficile de s’amuser de ce moment qui aurait pu être agréable.

« Si vous pensez que ça se passe comme ça. Si c’était si simple, je me ferai pas chier ici et je serai encore à l’armée madame. Je vous l’ai dis, souffla t-il sa fumée de cigarette en l’air, je fais ce que je peux… » finit-il avec un sourire narquois. Il avait réellement des attitudes qui parfois n’étaient que de pur pulsion et par conséquent, ne les contrôlait pas toutes. D’un autre côté, il ferait un effort minime. Ce n’était pas une grande dame aussi adorable qu’un roquet qui viendrait lui dicter comment il avait décidé lui, de s’en sortir avec ses démons.
« De toute façon, je suis suivi. Ca ne devrait que s’arranger.» fit-il allusion à un suivi psychologique avec une certaine ironie dans sa réplique.

Puis elle lui posa des questions sur Marvin. Pour le coup, il n’apprécia pas du tout. Il venait de retrouver un ami loyal et qui a toujours été là pour lui dans sa vie de militaire. Il lui était précieux et dans la continuité de ses névroses, il avait tendance à vouloir trop le protéger. Il resta bref et se retint de frapper du poing sur la table lorsqu’elle osa lui dire que le simple retour des choses ne le regardait pas. En plus, la douleur traversait encore sa main de la paume jusqu’aux bout de doigts. De léger picotement aussi agaçant que son bourreau.
« Bah écoutez, ce sera tout, vous l’avez décidé ainsi. » grommela t-il dans sa barbe en faisant faire des rotations au cendrier, les yeux focalisé sur son geste automatique. Il vint alors lui dire une partie de ce qu’il pensait sur cet instant partagé. Il lui fit comprendre qu’il en avait assez et qu’il aimerait couper cette entrevue.

Il resta assis alors qu’elle se levait. Ses bras le démangeait de lever les bras au ciel pour remercier Dieu Tout Puissant d’avoir entendu ses prières. Il la regarda bien droit dans les yeux alors qu’elle l’intimidait encore si son attitude persévérait dans la violance. Kiernan ne l’interrompit pas. Il soufflait par contre comme un boeuf et claquait parfois sa langue pour montrer son agacement.
« Merci vous aussi. Je tiens quand même à vous dire que vous êtes sacrée connasse… Désolé mais votre autorité ne me donne pas envie de faire des manières. Je préfère jouer la franchise avec vous. » lui lança t-il alors qu’elle s’éclipsait de la terrasse du Granny’s. Kiernan soupira et regarda l’intérieur de sa main, fermant machinalement le poing. Il secoua la tête là et croisa le regard de ses bêtes qui commençaient à se laisser aller à un repos bien mérité après leur balade. Il eut de la compassion pour sa meute et préféra rentrer continuer de décuver. Régina l’avait mis en rogne n’empêche. Il espérait ne pas la recroiser de si tôt. A moins que ce soit lui qui l’ait décidé.
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