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 Juste nous et rien d’autre – Elsa&Anna (+Drago).

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MessageSujet: Juste nous et rien d’autre – Elsa&Anna (+Drago).   Dim 1 Nov - 19:21

Juste nous



Anna était dans une rage folle. Ses pas dans les couloirs du château et dans le gravier de la cour avaient finis par calmer sa colère et avait laissé place à des soupirs tout le long. Elle était fatiguée et morose. Bien sûr avec Anna tout irait beaucoup mieux d’ici quelques instants. Il fallait juste qu’elle expulse tout ce qu’elle avait accumulé depuis la matinée. Ca avait commencé avec une dispute avec Kristoff. Elle était sans importance, sur des détails insignifiants qui ne valaient pas la peine de débattre et d’élever la voix ou grogner, mais c’était ce qui s’était passé. Ce genre de litige étaient plus nombreux avec le temps qu’ils passaient ensemble. Certes contrairement à lui, sa vie a été plus facile et tout lui était donné… Si seulement tout avait été si facile, mais malheureusement, elle avait une vie de princesse, rien ne la conservait des maux de la vie. Il savait pourtant à quel point elle avait pu endurer des choses, mais elle avait gardé le sourire et l’espoir qui l’aidait à combattre la vie et ses obstacles. Non, elle n’était qu’une « capricieuse avec encore l’esprit aussi simple qu’un enfant. » pour le cité lors de cette fraiche matinée. Il ne pensait pas réellement ses mots, elle le savait mais ils avaient réussit à la toucher et surtout la blesser. Des fois elle se demandait s’ils ne s’étaient pas marier trop vite. Il fallait que sa rancune s’évapore…

Le soucis aurait pu s’arrêter après le déjeuner, car la nourriture et surtout le chocolat avait le don de la rendre plus sereine. Sauf que dans la salle de banquet avait débarqué des officiers de Gaston. Déjà que Gaston n’était pas facile à supporter, mais alors ses hommes c’était purement impossible. Ils étaient rustres, lourds, déplacés, même très déplacés et trop entreprenant. Anna du quitter la salle avant le dessert et même en gifler un avant de sortir son petit poignard que lui avait fait faire Drago. Elle ne les supportait pas. Ils se moquaient d’elle en plus de tout ça surtout lorsqu’elle essayait de se mettre en colère ou qu’elle pleurait. Mainte fois elle avait pesté en leur souhaitant les pires atrocités. Pas la mort, car elle n’était pas comme ça, ou presque. Elle avait pris l’air, croisant de sa mine renfrogné des hommes cette fois-ci de Shan Yu. C’était le jour et la nuit avec la troupe du noble. Les barbares huns étaient beaucoup plus respectueux, même si d’une froideur perturbante et des regards qui vous donnaient des frissons dans le dos. Ils lui offrirent un simple signe de tête à son passage alors qu’elle jetait une main dans les airs en réponse.

Dans son petit endroit bien isolé du jardin royal, là où c’était un peu en friche, cachée derrière d’immenses buissons rarement taillés, dévorant presque le petit portail en bois dans sa totalité. Il y avait une petite marre où vivait une famille d’oie sauvage qui revenait chaque printemps vers le jour de son anniversaire. Au-dessus tombaient un immense saule pleureur dont les racines étaient couverte de mousse jusqu’à la moitié du tronc et le lierre reliait le grand mur à une des branches qui passait au dessus et recouvrait tout un pan. On ne pouvait voir que le petit banc de pierre qui se trouvait à l’ombres des feuilles pendantes et flottantes de l’imposant arbre centenaire. Aux pieds d’Anna alors qu’elle s’était assise, se trouvait un parterre de fleur entre le bleu et le violet et formait comme un tapis. En été, elle adorait y balancer ses pieds nus pour venir les flatter. Le jardin secret n’était pas aussi bien entretenu que le reste du jardin, mais c’était pour ça qu’elle l’aimait particulièrement. La nature faisait ce qu’elle souhaitait ici et c’était tout bonnement magnifique. Une âme vivait dans son refuge. Tout le monde savait l’importance que ce lieu avait pour Anna et personne n’y venait, ni n’y touchait sans sa permission ou celle d’Elsa, ni même Drago et ses compères. Ce fut respecté.

Les oies cancanaient et réclamaient le pain qu’avait pris la rouquine avec elle. Elle ne pensait simplement à rien et appréciait le moment. Les animaux à proximité, donc le bébé ours qu’elle avait recueilli il y a peu. Il était venu brièvement recaler des caresse en tapant son nez dans la main qui reposait sur sa robe parme, puis était retourné se réfugier dans sa petite cabane. L’air était frais et venait directement du lac au alentours du château. Allongée sur le banc, les canards venaient tirer des pans de sa robe en claquant leur bec, puis quelques papillon virevoltait au dessus de son corps svelte. Le temps disparaissait ici. Le sommeil allait presque l’emporté quand le portail grinça et des pas léger froissait l’herbe verte et humide. Les oies s’éloignèrent en jasant. Anna ouvrit les yeux et vit Elsa qui se tenait dans l’alcôve naturel des buissons qui séparait l’endroit du reste du jardin. La plus jeune lui fit un sourire. Elle se redressa pour s’asseoir et laisser place à sa grande soeur.
« Tu me cherchais ou tu fuyais aussi comme moi ? En tout cas si c’est Kristoff qui t’envoie, j’ai pas envie d’en parler. Y’en a marre parfois, soupira t-elle en balayant sa robe des quelques miettes de pain. Je ne sais pas comment tu fais toi, pour vivre et gérer tout ça. En plus moi au moins je l’aime mon mari. Enfin je crois, pensa t-elle à voix haute, la voix plus basse. Mais bon, ça aurait pu être pire, j’aurais pu épouser Hans et on serait déjà avec Père et Mère. »

Lorsque Elsa la rejoignit sur le banc, elle laissa lourdement sa tête tomber contre l’épaule de sa soeur.  
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MessageSujet: Re: Juste nous et rien d’autre – Elsa&Anna (+Drago).   Jeu 10 Déc - 3:37

Le royal mariage n’avait clairement pas arrangé grand-chose en terme d’ambiance. Oh certes, au moins on ne craignait plus tellement de tous brûler dans une sorte de bûcher immense – quoique la présence des bestioles de Drago ne me rassurait toujours pas, bien qu’elles aient l’air d’être apprivoisées, je craignais de me réveiller un matin en constatant qu’un incendie avait été déclaré à cause de l’une d’elles. Mais il n’y avait pas que les dragons – et Drago dans le lot – qui foutaient un coup à la fin heureuse de conte de fées qu’on avait réussi à trouver, juste Anna et moi, pendant un temps. Comme si l’armée volante et crachant du feu de mon cher mari ne suffisait pas, il fallait aussi que l’on se coltine régulièrement à Arendelle toute sa clique. Il y avait bien longtemps que j’avais arrêté d’employer le terme de réception pour ces événements. Ce n’était même plus de l’hospitalité. C’était purement et simplement un état de siège. Croyez-moi, il n’y avait pas grand-chose de convivial avec ces personnes qui partageaient nos tables, qui s’invitaient dans mon royaume sans apporter le moindre respect, ni à Anna, ni au personnel. Gaston était pourtant un noble, de ce que j’en avais compris. Mais les leçons d’étiquette n’avaient pas dû être son fort. Et clairement, il ne les avais pas non plus imposées à sa troupe de joyeux lurons en manque de féminité.
J’avais cependant remarqué au moment du repas que je n’étais pas la seule touchée par la morosité et les ondes négatives, aujourd’hui. Anna n’avait pas non plus l’air dans son assiette de son côté, et j’avais mis cela sur le compte des « invités ». Il y avait peut-être autre chose, je n’en savais rien, ça ne me regardait peut-être pas, mais j’imagine que la présence de Gaston et de sa suite ne devait pas l’emplir d’enthousiasme non plus. J’avais tendance à me lamenter sur le mariage désastreux que j’avais dû faire pour sauver Arendelle des flammes, à imaginer ce qu’il aurait été du royaume s’il n’y avait pas eu l’arrivée de Drago et son armée de dragons, à me plaindre du couple pas le moins du monde assorti que je formais avec ce barbare. Il n’y avait pas eu que ma vie sentimentale inexistante qui avait été remise en question. Il avait fallu que l’on se plie, et pas seulement moi, aux volontés de l’homme à l’unique bras – je m’étonnais encore de le voir tenir debout sans pencher, d’ailleurs.

Les plats avaient défilés, mais je n’avais pas faim, je grignotais par ici ou par là sans manger suffisamment. Le vacarme ambiant, l’irrespect monstre de tout un groupe sous mes yeux, le fait qu’ils commençaient sérieusement à me taper sur les nerfs, j’avais plus tendance à serrer le poing jusqu’à dessiner de mes ongles des croissants de sang sur mes paumes plutôt que de prendre la fourchette pour la porter jusqu’aux lèvres. De toute façon je ne craignais guère pour le gaspillage, j’imaginais bien que pour alimenter toute cette masse de virilité il fallait de quoi remplir un estomac quatre fois plus grand que le mien. J’aurais très certainement préféré prendre le repas en cuisine, je faisais seulement acte de présence ici par politesse. Politesse qui ne m’étais évidemment pas renvoyée.
Alors lorsque mon oreille capta le claquement de la main d’Anna contre la joue de l’un des collègues de l’invité d’honneur, je me saisis de l’occasion. Je me levais sans dire un mot, après tout j’étais encore reine dans mon propre royaume, profitant seulement du moment où je passais devant Drago pour lui lancer un regard noir, pas le premier et certainement pas le dernier. Pas un mot non plus, mais au moins il avait mon avis sur la situation. Je quittais la grande pièce pour suivre ma petite sœur. Quelques dizaines de mètres nous séparaient. Je croisais à mon tour la troupe de Shan Yu mais je ne leur accordais aucune attention. Pas qu’ils m’en demandaient, de toute façon.

Je finissais ma marche dans le jardin secret d’Anna, j’apercevais sa chevelure rousse au milieu de l’envahissante végétation. C’était la frontière. Ici, personne ne pouvait, personne ne devait nous importuner. Mis à part les quelques bêtes que ma sœur avait bien voulu loger ici. Elle était allongée, et ouvrait les yeux sur moi après que le portail eut trahit mon arrivée. Elle se redressait, et je m’assis à côté d’elle. Je ne comptais sûrement pas repartir tout de suite. « Un peu des deux, j’imagine, » répondis-je à sa question. « Non ce n’est pas Kristoff qui m’envoie, je crois que je ne l’ai pas vu de la journée d’ailleurs. » J’aurais aimé savoir ce qu’il s’était passé, mais elle avait précisé ne pas vouloir en parler, et plutôt que de l’énerver je préférais garder ma curiosité pour un moment plus approprié, peut-être plus tard. « Et heureusement que j’ai été plus intelligente que toi pour refuser ce mariage… il aurait sans doute été pire que le mien. Tu parles du grand amour… » Je préférais reprendre avec un peu d’humour sa dernière phrase, en faisant abstraction des derniers mots. Mon regard se fixait sur un point face à moi. Je me remémorais le scandale du jour du couronnement, lorsque j’avais refusé de donner ma bénédiction pour le mariage d’Anna et Hans. De toutes les décisions que j’avais prises, c’était de loin la meilleure. Lorsque le crâne d’Anna vint se poser sur mon épaule, j’appuyais à mon tour ma tête sur la sienne, passant mon bras droit autour de ses épaules. « Quant à moi, j’ai eu beau passer un temps fou à la bibliothèque, je ne me rappelle pas avoir vu le moindre livre pour m’enseigner à supporter la vie commune avec un barbare et ses drôles d’animaux domestiques. Je gère pas, tout ça, je me contente de supporter. Ce n’est pas comme si j’avais le choix, à l’évidence. » Je laissais un moment de flottement, avant de demander : « Tu crois qu’il restera un peu de dessert ? » J’avais peu d’espoirs là-dessus. J’étais soulagée d’avoir quitté la pièce pour venir ici, aujourd’hui il n’y avait pas meilleur endroit où aller. Mais un peu amère à l’idée que tous ces bandits profitent de nos absences pour engloutir nos parts. On pourrait toujours tenter de voir en cuisine, pour grignoter quelques miettes. Avec un peu de chance, le personnel s’en était gardé.

« Bon, et tu n’as vraiment pas envie d’en parler, de ton mari ? » Quitte à faire, si j’avais à parler du mien, autant que ce soit du donnant-donnant. « Qu’est-ce qui ne va pas ? »

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MessageSujet: Re: Juste nous et rien d’autre – Elsa&Anna (+Drago).   Mer 30 Déc - 15:40

Juste nous



Les deux soeurs étaient alors en toute intimité dans leur petit cocon rien qu’à elle. La rousse avait sourit à la réponse de sa soeur quand elle lui demanda la raison de son arrivée dans le petit jardin. Elle continua ensuite en sous-entendant fortement une petit dispute de couple avec son mari Kristoff, puis se rassurait en disant qu’elle aurait pu être mariée à Hans et serait sûrement morte depuis longtemps. La demoiselle haussa les épaules et hochait la tête lorsqu’Elsa argumenta qu’elle avait bien fait d’écouter sa raison. Elle vint après poser lourdement sa tête sur l’épaule de sa soeur en quête de consolation. La princesse était fatiguée et la Reine avait l’air de l’être bien plus encore.
« Il a quand même son charme Hans, mais si c’est un fils de manant ! Le pire je suis sûre c’est que s’il me refaisait le coup, je serai retombée sous le charme… » rit-elle légèrement.
La plus jeune se redressa et s’étira, puis replaça une mèche sur le chignon parfait de sa soeur. Elle esquissa un léger sourire. Le temps était passé si vite. La reine de glace lui expliquait alors qu’elle était aussi vulnérable qu’elle et pas aussi forte qu’elle paraissait l’être. Puis un autre rire fut arrachée à la cadette.
« Tu crois qu’il restera du dessert ? Déjà regarde le gabarit de ton mari, il y a jamais assez mangé dans ce palais pour le sustenter. Et encore, il n’a qu’un bras, ça l’empêche de vider trop vite nos vivres ! se moqua t-elle avec la complicité de sa soeur du Roi d’Arendelle. C’est dommage qu’on ne puisse pas partir un peu en vacance. Déjà, il a commencé à arrêter de nous emmener à chaque fois avec lui dans ses excursions. On n’a même pas le temps de visiter. T’imagine en plus ? Il vient taper tout le monde et toi tu te balades en disant : je regarde juste ! Il me gâche presque le plaisir de découvrir le Monde. Tu as vraiment du courage… C’est pas moi qui suit mariée avec et je le trouve plutôt agréable avec moi. Avec toi c’est une autre histoire. »

Alors Anna s’assit en tailleur et attrapa un pan de sa robe pour triturer les broderies sous ses doigts. Elle resta pensive un instant, alors que l’ourson vint demander aussi des câlins à Elsa, attiré par le nouveau parfum qui enivrait le jardin.
« Je ne sais pas ce qui va pas ! Est-ce que finalement on n’est pas fait pour être ensemble ? Est-ce que c’est normal de se disputer souvent ? C’est l’arrivée de Drago qui a commencé à détruire notre relation ? Et on arrive pas à faire d’enfant aussi… Je ne sais pas si c’est ça qui le travaille. Moi oui. J’ai entendu dire que ce serait à cause de la malédiction, mais il dit que ce ne sont que des rumeurs. Après tout, le monde est figé depuis presque vingt six année et on ne vieillit pas, elle soupira subitement. Je ne me rappelle plus pourquoi on s’est disputé. Je sais que ça s’est encore fini par qu’il me dise que je ne suis qu’une princesse qui n’a rien connu de la vie dure et je ne sais encore. Puis d’un autre côté, il me traite vraiment pas comme telle. Je dis pas que j’aime pas, j’apprécie beaucoup, mais des fois… Enfin, nous n’avons pas la même notion de respect tout les deux. » Puis elle regarda sa soeur, comme si elle allait trouver des paroles sages pleines de solution. « C’est moi qui devrait faire des efforts ? Ou c’est lui ! Tu sais… Je me dis souvent que j’aurais aimé que père et mère soient là. Ils auraient sûrement pu nous aider et nous conseiller. »

C’est alors qu’un sourire amusé s’afficha sur la bouche fine d’Anna et elle regardait sa soeur en coin. « Même des conseils pour tu sais… Pourquoi on nous explique pas comment ça se passe une fois mariée hein ! Je te raconte pas après nos noces, heureusement que Kristoff connaissait les bases. Tu t’en sors comment avec Drago ? Ca va ? Il arrive à se mettre au dessus, ou c’est toujours toi ? Tu sais pour… » mima t-elle deux objets qu’elle emboitaient avec ses mains. Elle attendait une réponse, mais elle reprit rapidement : « Ca doit vraiment pas être facile avec un seul bras, se fit-elle le réflexion, croisant les bras et posait un doigts sur sa bouche, imaginant la scène. Mais enfaite ! Vous faite l’amour ? Vous l’avez déjà fait ? Car sinon je pense que tu pourrais faire un effort. Il serait sûrement plus gentil et moins… Enfin tu vois quoi : grrrmblmm » imita t-elle la voix grave et grognon du fauconnier quand il parlait dans sa barbe.

Elle s’allongea sur le banc, la tête sur les cuisses d’Elsa et regardait le ciel toujours perdue dans ses pensées. Ses doigts fins entortillait une de ses mèches rousse. « Avec le temps, peut-être que vous allez vous attacher l’un à l’autre. Ou, il ne reviendra jamais d’une de ses batailles et on sera libre avec une armée de dragon en prime ! Puis deux beaux enfants effrayants, fit-elle allusion aux jumeau Bludvist. Tout finira par s’arranger. » termina t-elle avec son optimisme naturel.

Soudain Anna se redressa et avait défait ses deux nattes puis tournait le dos à Elsa. Cela voulait dire qu’elle voulait qu’elle la coiffe, pendant qu’elle lui exposerait son point de vu.  
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MessageSujet: Re: Juste nous et rien d’autre – Elsa&Anna (+Drago).   Mar 19 Jan - 1:51

Il n’y avait que dans de rares endroits tels que celui-ci que j’arrivais, en me forçant un peu, à oublier – du moins à chasser de ma tête – le fait que j’étais prisonnière dans mon propre château. Un comble. On n’avait rien demandé à personne, on se contentait de faire les choses aussi justes que possible. Il y avait une liste des choses à faire pour Arendelle, avant avec Anna on allait en ville pour goûter des pâtisseries au nom imprononçable, ce genre de choses. Maintenant, on devait vivre avec un troupeau de dragons à côté. Si je pouvais bien donner un conseil, ce serait bien celui de ne jamais se marier. Sauf si c’est forcé et qu’il s’agit de sauver tout un peuple. Mais c’est pire encore.
Je sentais mes cheveux se hérisser, je me sentais rougir jusqu’au front quand Anna ajouta quelques mots sur Hans, mais j’essayais de ne pas la violenter. Elle pouvait débiter un tas d’âneries, Anna, mais celle-ci devait être la pire. Est-ce qu’elle se souvenait jusqu’où ce fils de manant, comme elle l’appelait, avait failli nous mener ? Il avait peut-être semblé charmant au premier abord, il n’empêche qu’il en demeurait un homme qui resterait pour longtemps sur ma liste noire. Je m’étais mise d’accord avec son père pour que ce Hans ne remette plus les pieds de si tôt à Arendelle. Pas sûre que ça l’en empêche vraiment.
Je crois que j’ai vraiment un souci avec les hommes qui ont le malheur de s’introduire d’une manière ou d’une autre dans ma vie. Je sais pas. Peut-être qu’Arendelle n’attire que les moins bien intentionnés. Oh, Kristoff ce n’était pas pareil, ce type n’était pas ce qu’on pouvait qualifier d’homme. Même après des années, je ne voyais toujours pas ce qu’Anna lui trouvait. Et elle non plus ne semblait plus très sûre de son coup. Heureusement que je lui ai répété qu’on ne se mariait pas avec le premier venu sous prétexte que c’est le grand amour. Je n’étais pas l’exemple idéal dans ce cas-là, mais j’avais au moins eu le mérite de ne pas avoir été aveuglée par un beau prince. Non, moi je n’ai eu que le barbare à qui il manquait un bras. « Même avec un seul bras, il est tellement bien élevé que je suis sûre qu’il pourrait se nourrir tout aussi efficacement avec ses pieds sales, » je lâchais. Je regardais quand même à travers la verdure si une oreille qui traînait ne m’avait pas entendue. Je ne voulais pas m’attirer d’histoires, surtout avec autant de brutes épaisses dans les parages. « Les seules vacances que je souhaite, c’est qu’il parte. Loin. Et qu’il oublie le chemin du retour ! Heureusement qu’on n’a pas le temps de visiter d’un côté. Vu les beaux draps dans lesquels il nous a mises à vouloir s’impliquer en politique, on pourrait se faire enlever en allant se chercher des pâtisseries. » De toute façon, j’étais plutôt du genre casanière, je préférais rester à Arendelle si l’occasion m’en était donnée. Depuis l’arrivée de Drago, j’avais l’impression – et pas que l’impression – de perdre tout ce que je gérais avant dans mon propre royaume. Oui, je préférais qu’il parte et qu’il me laisse m’occuper seule ici. Et dormir seule. Pas avec un espèce de moignon velu pour oreiller. « Oh il ne pourra pas me mener la vie dure bien longtemps. Je ne sais même pas ce qui me retient encore de lui faire comprendre qui porte la couronne dans notre couple, d’user de ma magie avec lui… Les dragons, sûrement. » J’aurais beau faire le plus gros glaçon du monde, le feu finirait bien par le consummer. Quitte à faire payer à mon mari, autant que je trouve quelque chose de plus efficace et de durable. Lui couper un bras ? Visiblement, on avait déjà eu l’idée avant moi. Mais je finirais bien par innover.

Je m’étais déjà perdue dans une réflexion qui me mènerait peut-être à l’expulsion des envahisseurs quand une boule de poils vint vers moi. Anna les affectionnait, ces bêtes. Moi aussi. Un peu. De loin. Je ne me sentais pas aussi à l’aise qu’elle avec ces choses. Je caressais du bout des doigts l’ourson. S’il voulait de la tendresse, ce n’était pas avec moi qu’il la trouverait. Finalement, je me demandais si je n’en avais pas que pour Anna. Anna d’ailleurs, avait la langue en pleine activité. Une fois qu’elle ouvrait la bouche, il lui arrivait de ne plus savoir s’arrêter. Je ne le lui reprochais pas, ça me rappelait que j’avais un soutien dans ces murs.
J’écoutais son discours. Tous les couples ne vivaient pas forcément un conte de fée, même si l’histoire avait bien commencé. J’avais fait le choix de me marier pour calmer une menace, et je me contentais de supporter un mari un peu rustre. Anna, elle avait juste fait le choix de se marier avec un homme qu’elle appréciait, et elle semblait également devoir le supporter. Moi aussi, je l’appréciais, Kristoff. À ma manière. Il n’avait rien de foncièrement méchant, mais je ne m’épanouissais pas non plus en sa compagnie. « Je ne crois pas avoir entendu parler d’enfants qui seraient nés depuis que le temps s’est stoppé. Je suis sûre que ça ne vient pas de toi, Anna, » j’essayais au mieux de la consoler. Parler pour se faire se sentir mieux les gens, ce n’était pas ma spécialité. Sauf quand il s’agissait de discours. Là j’arrivais à tirer mon épingle du jeu, et il le valait mieux, pour une reine. Mais ça n’avait rien à voir avec la situation présente. « On n’est pas gâtées hein ? » j’avais une moue désolée. Je ne sais pas si c’était censé arranger les choses. « On peut bien nous dire qu’on se comporte comme des princesses, mais c’est justifié. Et puis tu as vu ce que l’on doit supporter tous les jours ? Un homme qui n’a pour seul ami un renne – avec qui il a de profondes conversations – et un demi-homme qui n’a pas le mot romantique dans son vocabulaire. » Peut-être que c’était ça. Peut-être que c’était depuis que Drago avait débarqué que la relation d’Anna et de Kristoff s’était détériorée. Et si c’était cela, j’en étais vraiment navrée. J’imagine que notre barbare avait le don merveilleux de taper sur les nerfs de son entourage, parfois. Moi aussi, j’aurais aimé que nos parents soient encore là. Tout ça ne serait peut-être pas arrivé. Peut-être que j’avais mal fait les choses, quelque part, et que j’aurais pu nous éviter tout ça. « Avec des si, on referait un monde, » je me contentais de dire à Anna.

Si la conversation semblait avoir tourné au pathétique, ma sœur me prit de court par la suite. Est-ce qu’elle me demandait sérieusement des conseils sur la vie intime d’un couple ? « Je… » J'hésitais. Je ne suis pas plus experte que ma sœur en ce qui concernait les relations conjugales. Justement, je l’aurais pensée plus renseignée que moi sur la matière. Certes, Drago ne devait pas manquer d’expérience de ce côté-là. Il avait réussi à faire des enfants à une autre femme. Il avait réussi à rendre consentante une femme. Mais je me trompe peut-être, peut-être qu’il l’avait elle aussi menacée avec de grosses bêtes pour arriver à ses fins. « Anna, enfin ! » je prenais l’air outrée. « Je crois que si j’étais à ta place, je n’oserais même pas chercher à me mettre des images aussi affreuses en tête ! » Je riais lorsqu’elle mima. « Quelle délicatesse ! T’as vu comme il est costaud ? Je suis même pas sûre que ça le dérange, qu’il lui manque un bras, des fois… il en serait même presque fier. Et puis, ne vas pas croire que je le prends en pitié et que je fais mon possible pour l’aider dans ce genre de tâche… parce que ce n’est pas le cas. » Je me rappelle la fois où j’avais hurlé à plein poumons pour appeler de l’aide et me dégager de cette grosse masse au moignon froid. On pouvait promener les pires anecdotes sur les pieds froids des femmes, croyez-moi, il n’y a rien de pire qu’un moignon aussi froid qui vous frotte l’épaule. Je ne le souhaitais à personne. Personne sauf Hans, peut-être.
Je tiquais quand Anna me fit comprendre que je pouvais faire des efforts dans ma vie intime pour que l’ambiance soit plus légère dans notre quotidien avec cette brute. C’était peut-être de l’égoïsme, mais ce n’était pas dans mes plans de réchauffer l’ambiance dans le lit conjugal pour faire plaisir à tout le monde. « S’il espère que je fasse des efforts, j’attends d’abord les siens ! Peut-être que si je n’avais pas l’impression de dormir et de vivre aux côtés d’un ours… » je posais les yeux sur la bête qui était venue à mes pieds quelques instants plus tôt, et trouvant l’animal bien trop adorable pour être comparé à mon mari, je me ravisais : « d’un gnou… alors, dans ce cas-là, je pourrais peut-être envisager de prendre des mesures. Mais c’est donnant-donnant, et… Anna, tu es trop curieuse. » J’avais déjà trop parlé pour son adorable innocence. J’en avais peut-être besoin, en fin de compte, de parler. Je n’avais personne d’autre qu’Anna avec qui le faire. Et même si c’était ma sœur, et que la situation ne pouvait guère être plus étrange, cela faisait grand bien.

Une lourde masse vint s’abattre sur mes genoux, et mes mains vinrent naturellement se placer dans les mèches qui s’étaient échappées de la coiffure de ma sœur. Père faisait régulièrement cela avec nous, petites, de passer sa grosse main dans nos cheveux. Aujourd’hui, ce geste avait un effet relaxant. « M’attacher à lui ? C’est pas possible, je te parie qu’il a déjà engouffré tout le dessert à l’heure qu’il est… » Et j’admettais qu’il m’arrivait de penser qu’on aurait fait plus que lui couper l’autre bras pendant une bataille, et qu’il n’aurait plus la force de revenir au château. Mais dans ce scénario, ses enfants partaient avec lui et ne revenaient pas non plus. « Ne me parles pas de malheur ! » riais-je. « Quoique je trouverais presque volontiers une place pour Hillel. Parfois il me fait de la peine. Par rapport à sa sœur, j’entends. Je n’ai pas de quoi te peigner, Anna… » rajoutais-je quand elle m’invita à la coiffer. Et je n’allais certainement pas retourner à l’intérieur pour en chercher un. J’attendrais que le calme soit revenu. Comme pour faire écho à mes pensées, des éclats de rire percèrent les murs, le genre de rire que je n’arrivais plus à supporter. Mes yeux se levèrent naturellement au ciel. Je continuais de passer mes mains dans la chevelure auburn de ma sœur, démêlant les nœuds que sa coiffure et la façon délicate dont elle s’en était défaite avaient créés.

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MessageSujet: Re: Juste nous et rien d’autre – Elsa&Anna (+Drago).   Sam 27 Fév - 16:23

Juste nous



Anna aurait pu rester là avec sa soeur tant aimée jusqu’à l’éternité. Du moins assez pour oublier que leur quotidien avait bien changé. Entre le temps figé par la malédiction, puis le barbare qu’elle avait désormais pour beau-frère qui avait plongé Arendelle dans une tout autre ambiance. A peine leur royaume s’habituait à avoir une Reine un peu différente. Là elles étaient que toutes les deux, comme au début. Elles avaient le temps de se soutenir et de s’ouvrir au monde. Anna aimait tellement cette période où elle était son guide relationnel. Sa facilité à créer des liens et sa bienveillance naturelle avait aidé Elsa à faire ressortir ce dernier trait qu’elles tenaient de leur père. Quoique l’aîné avait cette retenue et froideur digne de leur mère. La rousse n’avait jamais eu le courage de le confier à sa soeur, mais elle la trouvait digne de leur mère et que si elle était encore là, elle aurait été si fière d’elle. Père aussi, mais mère encore plus ; une fille à son image. Comme la reine de Dunbroch, elle amenait un grand respect et était juste, exigeante avec les autres et encore plus avec elle-même. On n’écoutait attentivement ses paroles et espérait sa bénédictions, craignant ses humeurs. Elsa marchait doucement dans ses pas avec ses propres expériences et ses propres blessures. Anna avait tellement d’admiration pour sa soeur. Si seulement elle pouvait lui ressembler assez pour lui arriver à la cheville. Elle la regardait entre deux paroles. Elle était si charismatique et si belle. Un charme froid qui la rendait magnifique. Vraiment, elle avait tout pour elle si ce n’était une enfance. Un gâchis ce mariage forcé, même si Anna s’était rapidement accoutumée de Drago et ses bêtes (et un peu les dragons). Elle méritait de trouver le mari qu’elle aimait mais ce destin était déjà gâté par sa situation de régente. On n’avait pas le droit en tant que Reine de se baser que sur son coeur pour trouver celui qui règnerait avec elle. Drago avait-il seulement conscience de sa beauté ? La cadette se demandait comment il la voyait et s’il la trouvait jolie aussi bien de corps que d’esprit. Son attitude lui montrait-il le respect qu’elle méritait. En tout cas Elsa pouvait être rassurée, elle avait toute l’admiration de sa petite soeur. Elle avait eut la candeur d’un aperçut d’enfance et la chance de n’avoir les responsabilités que d’une princesse, Anna aurait aimé être Elsa. Elle aurait porté sa souffrance aussi, sans peur. Son courage à les affronter et l’humanité de sa faiblesse étaient sa plus grande force et sa splendeur.

Elle lui avait alors confié ses peines de coeurs et avait ensuite rebondi sur le cas matrimonial de sa soeur. Ainsi elle ne s’attardait pas sur Kristoff. Elle n’aimait pas être énervé après lui et se poser des questions sur les transports qu’elle avait vraiment pour lui. Parlons plutôt de l’autre mari. C’était déjà plus marrant et attisait sa curiosité dévorante. C’était quoi de vivre avec un homme d’un autre monde. Elles se sont alors gentiment et puérilement moqué de Drago. Il fallait le dire, ça faisait du bien de médire, surtout entre soeur et l’époque qu’elle vivait. Un peu de moquerie était à affronter la situation et lâcher un peu de leste. Puis l’inquiétude que montrait Elsa toujours à observer les alentours finit par toucher l’innocence d’Anna. Elle se retenait toujours, elles étaient des prisonnières et Anna arrivait parfois à l’oublier. Sa soeur lui rappelait souvent la situation délicate qu’elles vivaient maintenant. Il était vrai qu’elle pourrait se faire enlever. La rousse n’y avait jamais pensé et son coeur se serra de peur. Après la blonde lui confia à quel point elle aimerait lui faire connaitre son courroux mais que malheureusement même avec des pouvoirs ce n’était pas facile. Anna avait haussé les épaules : « Ou parce que ça implique beaucoup trop de chose de l’attaquer avec des flocons. Il y a trop de risque de payer les choses que tu chéries. Comme toujours tu prends sur toi. » fit-elle faussement innocente pour le coup. Sa façon de lui dire qu’elle faisait le mieux pour tout le monde. Elle se sacrifiait encore.

Anna ne s’arrêtait plus alors de parler et confier toutes les pensées qui lui trottaient en tête ces derniers jours, voir en cet instant présent. Elle trouvait peu de temps en réalité pour se voir vraiment rien qu’entre elles alors la rousse lâchait toute sa frustration. Il y avait tant de chose qu’elle voulait partager avec elle et n’avait pas le temps pour toutes. Mais la priorité par le calme de son esprit qui ne cessait de chauffer à trop réfléchir c’était qu’elle n’avait toujours pas enfanté. Ce n’était pas comme si elle chômait avec Kristoff. Le problème venait-il d’elle ou de lui ou des deux ? C’est ce qui la faisait encore plus douté car elle se demandait s’il ne fallait pas de l’amour pour y arriver. Un peu plus. En avoir tout court. Bien sûr qu’elle aimait Kristoff ! Elsa espérait alors consoler ou rassurer la cadette avec ses paroles. On devinait bien qu’elle ne savait pas comment s’y prendre et pourtant, de savoir qu’il n’y avait pas eu l’annonce d’une seule naissance depuis bien longtemps calma les craintes de la rouquine. Elle s’osa même à de l’humour. Elle arracha un rire bien vivant et amusé de sa petite soeur. « T’es méchante ! Je ne sais pas pourquoi tu n’aime pas Kristoff. Il est un peu rustique je conçois, et un tantinet maladroit, peu éduqué, mais il est très gentil et n’a jamais hésité à faire passer ta petite soeur avant lui. Et même avant Sven, la reprit Anna avec un petit sourire narquois. Il se sacrifierait pour moi, comme je l’ai fait et referait pour toi. Puis comme tu le fais chaque jour avec Drago pour moi et tout ceux qui vivent sous ta protection. Et puis tu exagères ! J’l’ai trouvé assez respectueux à vos fiançailles pour trouver ça romantique. » ricana t-elle en la poussant légèrement avec une complicité taquine.
« Avec des si, on referait un monde » conclut Elsa, retirant un long soupir compatissant de la part de la plus incrédule.

S’en suivit alors un sujet un peu plus délicat et gênant. Oui Anna avait osé abordé le sujet de la vie intime de sa soeur. Encore pleine d’innocence (car on ne le dira jamais assez) elle avait tellement de question de ce qu’elle découvrait de ce côté là. Elle voulait partager, comparer, avoir des réponses à certaines choses (et pratique). Après tout elle n’avait plus de mère et sa soeur était la seule personne à ses côtés qui pouvait remplir le rôle de confidente et de guide. Tout ce qu’elle avait réussit à faire c’est donner le rouge aux joues à Elsa. Mais alors, Anna ne put s’empêcher d’en rajouter une couche. Elle était vraiment d’humeur moqueuse : « T’es vraiment une femme ingrate, permets moi de te le dire ô ma chère soeur. Tu pourrais au moins remplir ta place qui est la tienne et le soulager un peu. Si tu lui calais genre une buchette de bois sous le moignon, il ferait déjà moins d’effort lorsqu’il serait au-dessus. Il pourrait te faire l’amour d’au-dessus et ainsi asseoir un peu son autorité de mâle dominant. Et en plus comme ça le moignon ne te touche plus. La bûchette créait une distance acceptable de sécurité, se mit-elle à pouffer de rire, contente de son ânerie. Tu vois c’est pas grand chose. Puis… Je trouve qu’il en fait des efforts genre euh… Si je sais que y’en a un. Quand je trouverais je te dirais ! Peut-être que le jour où il en fera un je pourrais enfin monter sur le dos d’un dragon. » rappela t-elle le grand sujet qui opposait les soeurs sur l’autorisation de pouvoir chevaucher une de ces bêtes ailées. Elle avait trouvé un nouvel argument pour la faire céder. Anna craignait beaucoup ces bêtes et ne les aimait pas du tout. Mais l’expérience de se retrouver au dos d’une de ces bêtes et caresser les nuages la fascinait. Elle lui raconterait que cela l’aiderait à vaincre sa peur et être plus forte face à eux si jamais ils allaient devoir se retourner contre eux. Mais pas maintenant. Elle ne voulait pas gâcher ce doux instant avec sa soeur. C’est pour cela qu’elle en profita pour se faire un petit peu bichonner par son aîné. Lui demander de la coiffer, c’était comme le petit ourson qui avait tapé son museau sur la main d’Elsa. La plus jeune voulait un peu de tendresse.

C’est alors que ces échanges niais et malheureux amena d’autre question de la part d’Anna. Elsa se confiait très peu et elle était curieuse. Elle ne savait pas comment savoir si tout allait bien ou tout le contraire. Où se situait-elle alors dans sa relation avec l’homme qui l’avait un peu forcé à se marier. Et si leur bourreau mourrait que se passerait-il. Sa vie n’était pas d’une grande tranquillité et il comptait beaucoup d’ennemi. Dont Cora.
« Hillel ? Moi je ne l’aime pas du tout. Il a l’air de toujours me prendre pour une sotte. Il me fait même plus peur qu’autre chose. Je préfère de loin Hazel. Elle est magnifique en plus. Elle est forte, sait se battre, elle sait ce qu’elle veut, n’a peur de rien. Elle est rigolote aussi parfois. On dirait une héroïne de roman… » papillonna t-elle des ailes la tête pleine de rêve. Elle ne releva que ce malheureux détail. C’était important quand même. Mariée à Drago s’il mourrait elle héritait de tout. C’était dans le contrat. En espérant qu’il le respecterait. Elle ferma alors les yeux et secouait la tête joyeusement quand elle sentit les mains d’Elsa dans ses cheveux.

Elle ne parlait plus enfin et sûrement au bien être d’Elsa, elle put profiter d’un instant où le temps ne demandait qu’à s’arrêter. Pas un bruit, pas un geste, rien. Seule face à sa pensées, sa respiration, les bruits alentours et les odeurs, les sensations de la brise, la chaleur du soleil, la présence de sa tendre soeur. Anna s’était déjà complètement évadée à l’aisance de cet instant magique. C’est ce qui leur manquait. Bien sûr les plaisirs étaient toujours de courtes durées. Anna savait en profiter pleinement pour ne jamais les regretter. Un fracas résonna au loin. La rousse sursauta et l’ourson s’était emmêlé les jambes dans sa fuite jusqu’à son cabanon. Un silence pesant venait de s’écraser sur Arendelle. Plus un oiseau ne chantaient. Les canetons était tous regroupé autour de leur mère. Anna observait l’immense haie de buis qui allait dans la continuité d’un mur de pierres crèmes tout aussi haute. Un filet de flamme déchira alors le ciel et un rugissement qui vibra jusque dans les entrailles de la demoiselle. Son sang ne fit qu’un tour. « Oh…oh… » réussit-elle seulement à dire traduire l’inquiétude qui la rongeait. Des voix d’hommes gueulèrent subitement après un autre moment de silence interminable. Et pourtant le temps leur manquait. Des râles et un autre fracas beaucoup impressionnant rythmait alors l’ambiance alentours. Anna attrapa la main de sa soeur. Là elle paniquait. Un dragon très énervé s’était libéré de sa cage et avait décider d’abattre sa colère sur le palais. Il s’approchait du petit jardin secret.

Le mur explosa brutalement, faisant voler des briques entières dans le jardin. Anna évita de peu un éclat et s’était jeté sur sa soeur. Elles roulèrent derrière le banc et se précipitèrent pour se relever. Elsa lui avait tendu la main et Elsa l’entraina derrière elle vers une éventuelle issue. Le dragon était immense de quatre chevaux et large comme leur petit salon. L’aîné sentit subitement sa main leste. Anna l’avait lâché. L’ourson avait gémit, tétanisé par la peur dans son cabanon. Elle n’eut le coeur de le laisser là. Elle rebroussa chemin pour aller le chercher. Elle se retrouva face au dragon qui occupait facilement la moitié du petit jardin. Statique un moment, elle fut intimidé par la taille de l’animal en rage qui la fixait alors. Elle trépignait, ne sachant que faire : foncer ou mourir de peur ? L’ourson pleura une nouvelle fois. Un regard sur le dragon, puis le petit animal et revenir sur le dragon et encore l’ours, elle ne savait quoi faire. Le dragon bondit et Anna l’esquiva de peu en se jetant au sol. Sans perdre de temps, elle courut vers le bébé animal et le prit dans ses bras. Elle chercha où aller quand la tête de l’énorme bête lui faisait face. Elle put remarquer alors que sa tête faisait les trois quart de son frêle petit corps.

Le dragon se mit à ouvrir la gueule et sa gorge s’illuminait comme une braise. Anna ferma les yeux en serrant fort l’ourson dans ses bras, tremblant de tout son être. « Elsa !!! » finit-elle par hurler, paralysée par la peur.  
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MessageSujet: Re: Juste nous et rien d’autre – Elsa&Anna (+Drago).   Sam 7 Mai - 2:13

Malgré les sujets délicats qu’avait abordé Anna, Elsa se surprenait de répondre aussi facilement et aussi longuement. Avec Drago, elle n’avait pas l’habitude d’échanger. Elle compensait d’une certaine façon dès qu’elle passait un peu de temps avec sa sœur, à se tresser mutuellement les cheveux dans un petit jardin à l’écart du reste. C’était leur moment de récréation dans un quotidien de frustrations. Elsa vivait mal le fait de ne plus être seule maîtresse de son royaume, de devoir un peu le partager avec un barbare qu’elle n’avait toujours pas pris la peine de mieux connaître – parce qu’elle n’en avait pas envie. Mais surtout, c’était la distance qu’elle prenait malgré elle avec sa sœur. Elle avait l’impression de la perdre au profit de Drago. Aussi ces moments privilégiés lui redonnaient l’impression de faire un bond dans le temps et de retourner à leur fin heureuse à elles qu’elle chérissait.
Ça lui faisait du bien aussi, de se confier. Elle ne pouvait le faire avec personne d’autre que sa sœur, à Arendelle. Et ces moments, elle les trouvait trop limités, trop exceptionnels. Il avait fallu se rendre en plein milieu d’un repas à l’écart des invités pour qu’elles en arrivent là et se soulagent enfin sur leurs problèmes personnels. Et comme si Elsa se retenait depuis trop longtemps de juste tout décharger, elle ne s’était pas trop freinée quand il s’était agit de rabaisser son propre mari – quoiqu’elle n’avait pas plus épargner le vendeur de glaçons que le barbare au moignon. Leurs mariages ne faisaient selon Elsa pas écho à l’idée qu’elle s’était faite d’une épousaille royale. C’était des questions intimes et osées qu’Anna avait posé, mais Elsa avait besoin de délier sa langue. Elle voulait juste partager un peu de complicité avec sa sœur, et pour ça elle voulait bien laisser la part de son dessert à celui qui comblait son bras manquant par de nouveaux kilos. Un jour elle finirait écrasée par son volume, s’était-elle alors fait la réflexion.

Elsa répondit à Anna simplement par un faible sourire. Elle n’avait presque pas l’habitude de l’entendre dire des choses presque aussi profondes. Mais clairement, Elsa prenait conscience qu’en effet, attaquer Drago avec des flocons n’était pas la meilleure des solutions. Ses pouvoirs n’avaient rien pu faire contre une menace de bêtes volantes crachant du feu. Qu’est-ce qu’elle pourrait faire d’efficace contre Drago ? C’était pas possible. Le plus triste, c’est qu’il resterait sûrement aussi longtemps qu’il l’entendrait. L’avis d’Elsa comptait si peu dans cette affaire. Tout était une question de sacrifice. Il fallait qu’Elsa sacrifie ses ambitions amoureuses pour rendre la vie sauve à tout son royaume, et elle devait toujours marcher sur des œufs encore aujourd’hui car les dragons n’étaient jamais loin. Mais il fallait toujours positiver, au moins pour sa petite sœur, et puis elle était reine, et puis elle était à Drago. Elle ne pouvait pas, et elle ne voulait pas, se permettre d’être faible. Aussi éprouvante qu’elle pouvait l’être, Elsa supportait la situation. « Il finira bien par trouver plus intéressant ailleurs et on n’entendra plus parler de lui. » Elle n’était même pas sûre de ce qu’elle avançait, mais ça la rassurait. Arendelle avait l’avantage de n’être qu’un petit royaume pour la trop grande ambition de son mari. Il finirait vite par se lasser, elle supposait.

Et puis au fil des paroles incessantes d’Anna et des réponses sans filtre que sa sœur lui offrait, elles en étaient arrivées à Kristoff. Elsa ne s’était pas autant modérée que d’habitude à son sujet, ses paroles resteront dans ce petit jardin et avec Anna. Mais certes, elle n’y était pas allée de main morte. En même temps… Oui, Anna aurait pu trouver mieux. Pourtant, si elle n’avait eu le choix qu’entre Hans et Kristoff… Elsa devait se rendre à l’évidence. Elle avait bien choisi. Ce n’était pas le meilleur parti, ce n’était pas l’homme que l’on penserait tout de suite à marier à une princesse, mais ce n’était pas le pire pour autant. Et puis Elsa devrait bien finir par avoir un peu d’ouverture d’esprit. Après tout, c’était une grande tendance d’amener à la cour d’Arendelle de parfaites incarnations du rustique, il faudra bien que la reine actuelle fasse avec son temps. Elle n’était juste pas encore prête de l’admettre. Pour elle, les choses finiraient par aller dans le bon sens. On repoussera les barbares hors du royaume. « Je ne doute pas de la gentillesse de Kristoff... Mais voilà, il est gentil. » Ce qui n’était pas vraiment un compliment, quand elle prononçait ce mot avec cette moue sur le visage. Et je pense juste que tu aurais pu trouver mieux encore. En tous cas, mieux que le premier bonhomme que tu as croisé après Hans. Surtout si celui-ci passe son temps avec sa famille de cailloux... Même si ce sont des cailloux qui t’ont soignée il y a des années.
Toujours avec la curiosité et la langue un peu trop déliée de sa petite sœur, Elsa avait même dû l’entendre parler du côté privé de sa relation avec son mari. Elle l’avait trouvée culottée d’en venir jusque là, mais elle était presque habituée avec la non-affinité qu’avait Anna avec la bienséance et l’étiquette. Et puis elles étaient entre elle, et puis Elsa avait eu besoin de parler avec sa sœur, ce sujet la gênait, mais elle s’en fichait bien. Elle finit même par éclater de rire, un rire coincé mais un rire quand même, lorsque la plus inventive lui proposait l’idée de placer un bout de bois sur le bras inexistant de Drago pour lui limiter les efforts. « Je ne sais même plus laquelle de nous deux est la plus méchante avec le mari de l’autre. Mais soit, je ne vais pas me vexer… » Elle hésitait même à vraiment mettre en pratique la bêtise de sa sœur. Avec un peu de chance, ça couperait à Drago l’envie de se décharger.
Le rire d’Elsa se stoppait aussitôt, même son sourire s’effaça aussi vite, quand Anna évoquait la possibilité de monter sur le dos d’un dragon. Elle avait arrêté de rire car elle savait son mari capable de finir par laisser Anna sur l’une de ses monstrueuses bêtes. « Il n’a pas intérêt à faire ça. » Il n’y avait pas moyen de discuter de ce côté-là. Elsa ne permettrait pas à Drago de donner à Anna des libertés là-dessus. S’il le faut, elle lui concèderait autre chose, mais elle ne risquerait pas la vie de sa sœur sur une bête volante. Elle savait de quoi étaient capables les dragons de Drago, et elle savait qu’elle ne voulait pas voir la rouquine s’approcher de trop près de l’un d’eux. Le sujet était clos, elle n’avait pas à y revenir.

Et toujours au fil de la discussion, elles vinrent à parler, toujours de Drago, mais aussi de ses rejetons. Elsa avait alors exprimé sa préférence pour le garçon, qu’elle trouvait bien plus calme que sa sœur. Ou plus faible, c’était selon. C’était en tous cas celui qu’elle supportait la plus au milieu du trio Bludvist de base. Hazel… Et bien Hazel n’avait l’air de s’intéresser autant que son frère aux activités plus intellectuelles, et cela suffisait pour qu’Elsa le préfère à sa sœur. Certes, elle était forte, magnifique, et tout ce que Anna pouvait dire sur elle. Mais peut-être qu’elle faisait penser à son père, pour la reine. « Si tu veux… » céda-t-elle. Elle n’était pas plus de l’avis de sa sœur, mais elle n’avait pas envie de terminer sur un désaccord avec elle. Même si ce n’était que momentanné. Elle appréciait trop ces moments pour les gâcher avec de pareilles choses.
Elle s’affaira alors sur les mèches rebelles d’Anna. Cette dernière avait cessé les questions impertinentes et il n’y avait plus que la nature autour d’elles qui s’exprimait. Les fins doigts d’Elsa se perdirent dans la masse rousse alors qu’elle tressait le genre de coiffure qu’elle réalisait sur ses propres cheveux au quotidien, bien que moins stricte ou serrée.

Et puis il y avait eu le bruit. Les sœurs avaient sursauté à l’unisson. Elsa avait laissé le travail qu’elle avait commencé dans la chevelure de sa sœur pour lever la tête vers l’origine de l’éclat. Il y eut un instant silencieux, même le jardin semblait se retenir de respirer. Elle avait appris à craindre de tels sons. Elle s’attendait à tout. Attaque ennemie, débordements des hommes de Gaston, dragons… Dragons. Elsa ne prit pas le temps de savoir si ses yeux et ses oreilles lui avaient joué des tours, elle était de nouveau sur ses deux jambes déjà. Elle ne prit même pas la peine de s’inquiéter pour son château ou pour le reste du royaume, égoïstement elle s’inquiétait pour sa propre vie et celle de sa sœur. Le silence ne revint toujours pas sur Arendelle, les détonnations s’amplifiaient toujours un peu plus, jusqu’à ce qu’un morceau de brique ne touche l’avant-bras d’Elsa alors qu’elle se protégeait la tête avec celui-ci. Vite, elle avait entraîné sa sœur plus loin. Ça commençait par une brique, ça finissait brûlé vif. Mais évidemment, Anna n’avait pas eu la présence d’esprit de sauver sa vie, et s’en était retournée vers le cabanon. Quand Elsa voulut la rattraper, c’était déjà trop tard. « Drago !!! » hurlait-elle dans le vide, pour toute réponse au cri d’Anna.
Dans l’espoir de gagner un peu de temps, et d’un geste qu’elle voulait net et précis, elle dressa avec sa magie un mur de stalagmite entre Anna et le dragon. Assez long pour qu’il dessine un couloir entre elle et sa sœur. « Réfléchis pas et cours, » dit-elle beaucoup plus autoritaire cette fois. Et elle voulait en monter un ! Elle finirait au barbecue avant même d’avoir pu passer une jambe au-dessus du dos d’un dragon.

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MessageSujet: Re: Juste nous et rien d’autre – Elsa&Anna (+Drago).   Sam 7 Mai - 22:15

Anna était totalement figée devant le dragon, serrant peut-être un peu trop fort l’ourson dans ses bras. Il gémissait. Ou alors c’était aussi la peur face à la bête monstrueusement imposante et dangereuse qui avait l’air de regarder Anna comme un vulgaire passe-temps avant le festin. La princesse avait fermé un instant les yeux pour calmer son coeur qui battait la chamade à tout rompre. Elle le savait au fond d’elle qu’elle ne pouvait rien y faire pour y échapper sans l’aide de sa soeur. Elle n’avait pas d’autre plan que de courir mais le feu l’atteindrait ou d’un pas le dragon l’aurait écrasé sans soucis. Elle inspira et beugla pour demander de l’aide. Elle ne voulait pas la sommer à ce point de faire quelque chose, mais c’était la seule solution qui lui était venu en tête. Pour le reste, quoi qu’elle fasse, elle se débrouillerait. Elles étaient loin de leur discussion de tantôt où elles avaient pu se plaindre de leur époux avec un temps soit peu d’humour malgré le temps assez durs. Elsa avait entendu sa détresse ou compris où elle voulait en venir, peu importe, ce mur de glace lui permit de prendre les jambes à son cou. Avant, elle avait prit le temps de jauger les pouvoirs de sa soeur avec un émerveillement brillant dans les yeux. Après elle déguerpit, tombant au sol lorsque le dragon frappa son énorme pied au sol. Il avait pivoté en direction d’Elsa qui se trouvait au bout du mur. L’ours s’échappa par une faille dans le mur caché par de dodus buisson.

La rousse alerta sa soeur en l’attrapant par le bras pour l’amener de l’autre côté du mur alors que la bête chargeait son prochain assaut. Sa gorge devenait incandescente et rien que sa chaleur faisait en partie fondre une partie du mur proche de lui. Un coup de patte et il brisa leur protection, puis il se prépara à cracher son jet de flamme quand soudain, il fut brusquement arrêté dans son élan. Une glaire acide vint frapper la tête du dragon dont la peau commençait à fondre, légèrement sonné par l’impact. Une ombre passa par-dessus les deux nobles d’Arendelle. Drago bondit de sa monture pour atterrir juste devant elles, et s’interposa devant le dragon qui lança souffla des flammes immenses. Grâce à sa cape en peau de dragon, il put arrêter la colère de la bestiole. Un coup d’oeil pour voir si la reine et la princesse n’ait rien : « Partez si vous n’êtes d’aucunes utilités… J’ai pas besoin de pleurnicheuse dans les pattes. »

Il s’avança vers le dragon en commençant un imposant moulinet avec son hallebarde et hurlant à tout rompre. Il réussit à intimider assez le dragon pour qu’il recule d’un pas. Il attrapa sèchement la chaine qui pendait encore à son cou, une maille avait été brisée. Il tira d’un coup sec et puissant et la bête se coucha en partie au sol. Non pas qu’il l’avait fait de la seule force de son bras ou presque, mais que la bête montrait aussi qu’elle obtempérait. Il lui donna un violent coup de poing au visage et lui hurla une dernière fois dessus avant que le dragon ne détourne le regard. Il était docile. Il tira sur le collier en fer de l’animal et constata des blessures qu’il lui avait infligé. « Rien de grave, vous pouvez le ramener » s’adressa t-il à des guerriers qui arrivaient les uns après les autres pour s’occuper du dragon. On lui offrit une nouvelle chaîne et on l’intima avec fermeté à se remettre debout. Un cavalier grimpa sur la bête, essayant en vain de le ramener par les airs. Drago les laissa s’en occuper et se tourna vers Elsa. Il n’espérait pas qu’elle lui tombe dans les bras et le traite comme un sauveur, mais elle avait ce regard qui disait qu’elle n’allait pas le laisser passer. Et c ‘était sûrement pour maintenant. « Personne n’est mort. » n’avait-il pu s’empêcher de lui dire en voyant sa mine. Il fit ensuite signe à Anna de partir. La rousse hésitait, jetant un regard à sa soeur, puis à Drago, puis à sa soeur.

Il s’approcha d’elle, sans peur et la regardait même de haut. Qu’elle beugle si elle le voulait, il s’en moquait. Si elle voulait qu’ils se disputent ici, devant ses hommes il fallait par contre qu’elle s’attende à ce qu’il ne se laisse pas faire. Ce n’était pas seulement par fierté mais aussi parce qu’il n’avait qu’une envie, frapper l’incompétent qui a permit la fuite de ce dragon.

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« Drago bludvist est un fou-furieux, sans foi ni loi et surtout sans pitié.
Et s’il a battit une armée de dragon, que les dieux nous viennent en aide. »
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MessageSujet: Re: Juste nous et rien d’autre – Elsa&Anna (+Drago).   Dim 18 Sep - 0:14

Le problème avec les dragons, c’était leur facilité avec le feu. Le problème avec le feu, c’était la faiblesse de la glace face à lui. Le raccourci dans l’histoire, c’était la faiblesse d’Elsa face au monstre qui venait de piétiner sur leur espace privé à elle et à sa sœur, et c’était sa faiblesse que de voir sa jeune sœur en danger face à la bête. Bête qui venait d’entrer dans un endroit dans lequel il n’avait rien à faire. Depuis quand laissait-on ces bestioles en liberté ? Même attachés, Elsa bassinait son mari avec la dangerosité des dragons. Elle avait signé un contrat – de mariage certes, mais un contrat quand même – pour éviter un tel événement, et la voilà qui se retrouvait bernée. Et Anna qui était fascinée par ces créatures. Elle serait plus fascinante pour leur prochain repas qu’en tant que cavalière, vu comment la situation se présentait. Elsa avait fait ce qui lui semblait être le plus intelligent, incapable de faire quoi que ce soit d’autre : elle avait créé un mur de glace entre la bête et la rouquine. Si elle ne pouvait pas lui offrir une défense sûre et stable, au moins elle lui donnait un peu de temps pour fuir. Même à deux, les princesses n’étaient pas en mesure de s’occuper du dragon. Il avait suffit de quelques minutes. Quelques minutes de plus, et nous rejoindrons sûrement père et mère… Il n’y avait pas d’histoire de défilé de souvenirs derrière les paupières d’Elsa, alors qu’elle savait que sa vie arrivait peut-être à son terme dès maintenant. Non, ses paupières n’étaient jamais closes, ses yeux étaient toujours rivés sur Anna, et toute sa tête avec. Il n’y en avait que pour sa sœur. C’était tout ce qu’elle avait et qu’elle acceptait encore, concrètement.

La reine se sentait transpirer. Elle n’aurait su dire si c’était à cause de la bête aux attaques brûlantes, ou si c’est le fait que son existence pourrait bêtement se terminer là. Elle avait voulu sauver son peuple, elle s’était condamnée. Fin de l’histoire. Elle se sentit tirée de force, Anna n’était plus dans son champs de vision, et elle n’avait pas le temps de réfléchir à ce qui était en train de se passer. L’élément perturbateur perturbait toujours, et la mort l’attendait au tournant. Le petit morceau de protection qu’Elsa avait eu le réflexe de faire en vitesse devenait flaque. Mais avant que les deux princesses ne transforment leur petit coin de paradis en un barbecue géant, leur héros vint à la rescousse. Drago. Qui tentait de réparer la connerie qu’il avait amenée avec lui.
Le regard d’Elsa pour son époux ne dégoulinait pas d’amour, pour changer. Anna était encore proche, mais sa grande sœur l’avait déjà presque oubliée pour ne garder que les reproches silencieux qu’elle adressait au barbare. Elle n’eut pas le temps d’ouvrir la bouche qu’un jet de flamme fit monter la température autour de la reine froide. Seul un bras autour des épaules de sa sœur en guise de protection – la glace aurait été inutile, si proche de la bestiole – et un coup de chaud plus tard, les choses se calmèrent un peu. Sauf entre mari et femme. « J’en connais un autre qui devrait partir, lui et toute sa clique. » claqua-t-elle sèchement. « Si tu tiens à avoir un royaume, essaie de ne pas le faire brûler aussi bêtement. Et épargne ta femme et sa sœur, en bonus, ce serait très urbain de ta part. » Il n’eut pas le temps de lui réponde, trop occupé à remettre le dragon à sa place. Seul. Alors qu’un mur épais de glace n’avait pas fait long feu devant la bête. Elsa était restée le plus loin possible de l’affrontement entre maître et domestiqué, espérant que le cracheur de feu ne serait pas trop difficile à remettre en place.

Finalement, son dernier jour n’était pas encore arrivé, et on ramena le dragon d’où il venait, avec juste une nouvelle chaîne pour toute sécurité. La reine mettra un moment avant de dormir sur ses deux oreilles. Elle regardait bouche bée la bête qui s’en allait, et qui s’en tirait un peu trop facilement. Puis elle regardait l’autre bête qui s’avançait. Il fallait qu’on la débarrasse d’un monstre pour lui en apporter un deuxième. « Encore une chance. Quelle dommage qu’aujourd’hui il y ait eu des témoins pour empêcher le barbare de tuer la reine avec ses gros chiens. Ça aurait pu passer pour un terrible accident. » Il fit comprendre à Anna qu’elle devait partir. Elsa ne décrochait pas son regard venimeux de celui de son mari tandis que ce dernier s’approchait. « Peut-être pour un autre jour, si je ne prends pas de précautions avant. »

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je n'ai vu que des ombres. Des ombres géantes à perte de vue et une tempête de flocons noirs. Une neige noire qui recouvre progressivement mes mains, puis mes bras écartés. Des roses rouges semblent pousser tellement le sang gorge la poudreuse. © caius
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MessageSujet: Re: Juste nous et rien d’autre – Elsa&Anna (+Drago).   Mer 19 Oct - 21:53

Drago était intervenu avant qu’il ne soit trop tard. Anna fait pu s‘échapper grâce à son ainée et s’était empressée de la retrouver, la tirant par le bras pour continuer à [à ou de ?] prendre la fuite. Le dragon était prêt à remettre une nouvelle tournée de flamme. Elsa n’avait pas bougé en voyant son mari s’interposer et maitriser la bête en deux coups de cuillère à pot. La bête enragée et récemment domestiquée fut légèrement amochée, intimidée avec fermeté et rapidement rapatriée par les barbares de Drago. Or il restait une bête dans le jardin aux yeux des deux jeunes-femmes :  Drago. [et là tu pense à ça] En voyant la mine renfrognée de la Reine, il se dit qu’il était finalement peut-être intervenu trop tôt. Il lui balança alors une réplique froide avant même qu’elle ne s’enflamme. Si elle en était capable. Il s’approcha d’elles. Anna continuait de tirer Elsa discrètement par le bras pour qu’elles partent. Remplacer une menace par une autre, là-dessus les soeurs étaient d’un commun accord. Drago fit signe à la rousse de partir d’un simple mouvement de tête alors que déjà la Reine lui envoyait ses paroles gelées et sarcastiques. Anna hésitait. Que devait-elle faire ? Elsa voulait qu’elle parte ou qu’elle reste ? Puis si elle voulait qu’elle reste finalement qui écouter dans l’histoire ?

Le barbare ne quittait pas Elsa des yeux. Il finit par jauger Anna alors que la blonde parlait. La Reine avait terminé son procès. « Reste pas là. Vaux mieux pour toi… » cracha t-il à Anna alors que le silence venait enfin de s’installer dans le petit jardin. Elle partit alors à contre coeur. C’est qu’à cette époque, même s’il pouvait se montrer clément avec elle, il lui faisait encore peur. Elle s’arrêta à l’entrée de ce qui restait du mur. Derrière un buisson, elle les observait en toute discrétion. Soudain, elle retint un cri de peur et de tristesse quand elle vit sa soeur jetée violemment au sol d’une simple et majestueuse claque du Roi d’Arendelle. Elle s’avança pour s’interposer, de peur qu’il s’acharne sur sa soeur allongée au sol. Sauf qu’un des bras-droit de Drago l’attrapa par la taille. Il la souleva sans mal et l’éloigna du jardin. Anna cria d’abord de surprise puis grognait de rage en se débattant. Elle ne réussit à se libérer de l’emprise puissante du barbare.

Drago avait jaugée Elsa alors que les pas d’Anna s’éloignaient, la princesse ayant décidé de partir. Il n’avait rien dit. Il n’avait rien à dire pour l’instant. Il était bien trop remonté et aujourd’hui le fort caractère de sa belle et son manque d’expérience de vie ne l’amusa pas. Ni même son sublime visage n’avait eu le pouvoir de retenir son courroux. Il leva simplement le bras et la gifla avec une telle force qu’il la coucha sur l’herbe gelée tout autour de leurs pieds. Il entendit alors un cri et levait la tête vers la provenance du bruit. Il remarqua Anna, trainée par l’un de ses hommes ne dehors du jardin-secret.

Anna était amenée plus loin. Elle pleurait et hurlait qu’on la lâche, ne cessant de se secouer et essayant d’attendre le barbare de ses coups pour se libérer [délivrey !]. Kristoff alerté par le brutes de fracas qui avait secoué le château ou encore ceux qui courraient dans les couloirs, finit par rencontrer sa femme. Il somma le guerrier de lâcher la princesse. Anna fut enfin lâché. « Elsa ! Drago  ! Ils sont dans le jardin ! » et il n’eut pas besoin d’en savoir plus sur le discours décousu de sa princesse qu’il comprit. Il se hâta pour aller les retrouver dans le jardin. Il ne pouvait pas rater le jardin-secret vu l’état dans lequel il avait été mis. Il restait encore un bout de mur de glace, tout comme il ne restait qu’un bout du mur de pierre.

Pendant ce temps Drago s’était accroupi près de la Reine, un sourire mauvais. « Apprends que si j’avais souhaité ta mort, je ne t’aurais pas laissé le choix dès le début. Je t’aurais réduit en cendre toi et ton petit royaume. Arrête tes petites colères d’enfant et grandit un peu. » lui avait-il murmurer en l’attrapant sèchement par son chignon tressé. Il la souleva un peu plus et la dévisagea. Au même moment Kristoff arriva et tenta d’arrêter Drago avant que ce dernier ne tente autre chose. Le jeune homme fut rapidement stoppé dans son élan par l’hallebarde [pas l’épée] de Drago qui appuya sur son sternum de sa pointe.
« Arrêtez ça…
_Sinon quoi ? le coupa t-il en se dressant et lâchant Elsa. T’es qui pour me donner des règles ? Tu vaux quoi pour penser pouvoir m’affronter ? Reste à ta place ! » siffla Drago avant de le contourner. « Occupes-toi plutôt de ta reine au lieu de jouer les hommes… Tu ne vaux pas plus que le veau à corne que tu traines… »  Si cela ne tenait qu’à lui, Kristoff se serait jeté sur lui mais il préférait ne pas envenimer les choses. Les trolls [paie ta famille !] lui avaient dit qu’il devait s’armer de patience et de sagesse afin de bien connaitre son ennemi avant d’agir. Drago s’éclipsa et l’ancien découpeur de glace aida Elsa à se relever. Il l’accompagna dans ses quartiers, honteux de n’avoir servi à rien encore une fois. Le bon prince pataud. Ce soir là, Anna était allée dormir avec sa soeur. Elle en avait besoin et même si sa soeur ne le dirait jamais, elle devait en avoir besoin autant qu’elle. Même pour une créature de glace un peu de chaleur ne pouvait lui faire que du bien.
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Et s’il a battit une armée de dragon, que les dieux nous viennent en aide. »
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