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 Le chocolat... un ingrédient indispensable pour une journée réussie + Anna&Marvin

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MessageSujet: Le chocolat... un ingrédient indispensable pour une journée réussie + Anna&Marvin   Mar 13 Oct - 22:33


 
❝Chocolat et bonne journée❞
 Marvin E. Kandinski & Anna Sorensen


Tic tac, Tic Tac…

A cette heure matinale de la journée, le silence n’est troublé que par le mécanisme insupportable de l’horloge de ma chambre. Les rouages se mêlent et s’entrechoquent d’une manière si mélodieuses m’accompagnant fidèlement durant ma longue nuit d’insomnie. Depuis combien de temps suis-je allongé dans mon lit, immobile et pitoyable gisant perdu au milieu de l’obscurité ? Une heure, trois heures… Peu importe ! Les heures ne comptent plus lorsque l’on se retrouver ainsi, perdu entre l’obscurité et la lumière, entre la mort et la vie. J’adore ces moments où mon esprit semble plus libre que jamais, où il ne connaît aucune barrière et où toutes mes idées s’assemblent tel un puzzle. Je vois et j’imagine des choses. Je pense à mes nouvelles créations plus éblouissantes les unes que les autres, aux journées délicieuses passées dans l’antre de mon laboratoire, aux longues discussions auxquelles nous nous livrons chaque jour avec ma nouvelle collaboratrice…

Mais il est une pensée qui hante mon esprit, une obsession continue et douloureuse qui gâche le plaisir d’un sommeil réparateur. Cette peur justifie à elle seule mes traits épouvantablement tirés, le teint de mon visage qui blanchit nuit après nuit se faisant presque cadavérique. Elle tétanise tous mes muscles ne parcourant mon corps de de brusques frissons à peine perceptible. Je ne suis plus qu’un cadavre… ou plutôt un animal traqué. Oui c’est doute le terme qui conviendrait le mieux. Une proie poursuivit par un prédateur silencieux et implacable qui guette avec une patience proverbiale un faux mouvement de sa future victime. Pourtant, le chasseur est maladroit, il commet sans cesse de petites erreurs. Sa soif d’alcool, ses appétits de chaire féminine, son goût du sang… tout en lui trahi sa présence et ses pas bruyants font immanquablement fuir la bête qu’il poursuit. Je sais qu’il est de retour, j’ai vu son images floues traverser chacun de mes cauchemars, j’ai senti la puanteur de chair décomposée qui accompagnaient ses apparitions et entendu sa voix rauque qui me faisait balancer entre mon génie et ma folie. Oserais-je seulement le nommer ? Admettrais-je finalement que tous mes rêves ont été brisés ? Trouverais-je un jour en moi la force de lui faire front ? Il y a tant de questions et de doutes dans mon esprit… « Ne t’endors surtout pas, ne t’endors surtout pas… » Je n’ai que ma lâcheté et mon aveuglement pour répondre à ses interrogations. Combien de temps ma fuite me protègera-elle encore du pire ?

3h38… 5h14… 7h30

Les aiguilles de l’horloge finissent par indiquer l’heure fatidique. Avec lenteur et presque mécaniquement, je me lève et me vête de mes plus beaux atours. Un regard furtif vers mon miroir fendu me fait alors réaliser mon délabrement physique. Fort heureusement, fond de teint et anticernes sont là pour combattre cette triste évidence. Tant que les apparences sont sauves, le monstre en moi ne se verra pas. C’est le mieux que je puisse espérer pour le moment. D’un pas décidé, je descends avec douceur les marches des escaliers et me dirige vers la cuisine. Une envie délicieuse s’empare alors de moi, un besoin de caféine naturel après ma très longue nuit. Je souris subitement en me rappelant d’Anna, cette charmante jeune fille qui avait un jour poussé la porte de ma boutique et l’avait franchie régulièrement en tant qu’assistante. J’apprécie beaucoup cette rouquine. Sa bonne humeur et son enthousiasme sans cesse renouvelé son comme des baumes réconfortants pour mon cœur gelé. A son contact je le sens battre à nouveau, poussé par mon envie de lui faire partager ma passion pour la robotique. Je lui fais tester avec plaisir les améliorations apportées à mes créations. Elle possède une facilité de contact avec la clientèle que je ne possède pas et son aide m’est extrêmement précieuse. Voilà pourquoi je décide de lui préparer un petit déjeuner copieux. C’est une manière pour moi de lui exprimer ma reconnaissance.

 
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MessageSujet: Re: Le chocolat... un ingrédient indispensable pour une journée réussie + Anna&Marvin   Mer 14 Oct - 20:02

Un chocolat...



Anna était tranquillement posé sur le canapé, devant les plans et fiches de Marvin. Il les avait laissé là aux yeux de tous sur la table basse c’est qu’il se moquait qu’on les lise. Enfin la curiosité d’Anna en avait décidé ainsi. Puis elle finissait par connaitre le jeune homme et savait qu’au range document en cuir c’était son travail de la journée. Le chocolat chaud fumait encore légèrement dans sa tasse. Anna finit par bailler en se frottant le visage. Ses cheveux aussi bordeaux que les feuilles des érables qui remplissaient les allées en plein automne étaient détachés. Ils avait lentement glissé hors de la pince dans ses cheveux et lui cachait une partie du visage. Il restait un petite branche encore parsemée de feuilles vertes et grasses d’un buis qu’elle rencontra en chemin. Elle était encore arrivée dans un état qui pouvait encore en étonné plus d’un mais pas ceux qui finissait par connaitre cette demoiselle aux deux mains et pieds gauches. Elle donnait l’air de s’aitre battu avec son genoux égratigné au collant troué et le guidon de son vélo était aligné à sa roue avant. Anna n’avait pas trouver la force dans ses petits bras de le redresser et avait continuer en clopinant à côté de son moyen de locomotion.

La maison dans laquelle elle avait pénétré en baissant simplement la poignée après avoir toquer longuement, était presque aussi glacée que dehors, mais la lumière y était douce et la décoration assez chaleureuse dans l’entrée et le salon. Ce que les clients voyaient en arrivant pour les services et invention de Marvin. Elle se débarrassa de son foulard et soudain, elle cligna des yeux et leva au son nez comme un petit chien qui sentait… Le chocolat ! L’hôte fit son apparition dans le chambranle où commençait un long couloir, juste devant l’ouverture lumineuse du salon. Anna lui sourit et s’approcha en s’excusant du retard.
« J’ai rencontré un fichu écureuil sur le chemin. Il s’est jeté sous mes roues. Bizarrement ça m’a fait pensé à toi, avait-elle dit avec une sincère candeur à Marvin en arrivant les cheveux dans tout les sens et le genoux légèrement en sang. J’ai voulu l’éviter et j’ai fini dans un buisson après un soleil sur le trottoir » lui avait-elle annoncé le sourire aux lèvres, prête à rire de ce début de journée. Certes elle était trop optimiste mais elle était bien plus maladroite. Elle préférait en rire que pleurer à chaque fois. Cela en devenait risible. Et comme une consolation, l’homme lui dit qu’un petit déjeuner l’attendait. Anna sautilla littéralement en s’écriant : « Je savais qu’il y avait du chocolat ! C’est où ? C’est où ? ». Quand elle sut où se trouvait le festin, elle rongea la distance qui le séparait de son employé intermittent et s’accrocha à son cou. L’étreinte ne dura que le temps de le remercier et elle lui tapota le torse : « T’es trop mignon toi ! A toute ! Mon estomac est roi. ». Puis la rouquine disparut dans la cuisine en petits pas rapides. Le claquement de ses bottines sur le parquet résonnait encore et changèrent de mélodie sur le carrelage de la cuisine. Anna était heureuse. Pour elle, le bien entrainait le bien (elle tentait de le faire ressentir à Marvin) et elle avait été récompensée par sa petite attention en épargnant la santé de l’écureuil quitte à en souffrir.

Il y avait du chocolat chaud, un cafetière encore chaude qui avait déjà été entamée d’une grande moitié, du pain, de la viennoiserie à la française et des biscuits. Au milieu plus timide se trouvait même une petite corbeille de fruit. Elle attrapa rapidement une tasse qui se trouvait sur la table où était soigneusement rangé la vaisselle et engouffra une énorme bouchée de croissant. Anna était aux anges et se disait tout en calmant sa faim toujours insatisfaite qu’elle lui rendrait la pareille. Un repas peut-être, déjeuner ou diner. Mais elle ne savait pas cuisiner. Elle n’avait non plus d’argent. Elle trouverait. Elle retira son collant troué et filé pendant qu’elle consommait sa petite surprise et le coinça dans la poche de son imposant gilet gris en grosse laine. Le temps de finir la ripaille, elle attrapa le torchon qui reposait parfaitement plié sur le dossier d’une chaise _elle ne s’y faisait pas au essuie-main en papier. Le papier c’était pour écrire ! Elle tapota doucement son genoux en ne sachant pas vraiment quoi faire car les « bobos » c’était les domestiques qui la dorlotaient. La demoiselle verrai plus tard si cela empirerait. L’option choisie fut d’essuyer au maximum les dégâts et de laisser sécher. Elle cacherait son genoux sous la table basse et on y verrait que du feu. Elle ne s’installa dans le salon que vingt minutes après son arrivée.


Alors enfoncée dans le canapé, l’odeur de chocolat embaumait le salon.Les feuilles bruissaient légèrement dans le silence qui régnait dans la demeure, alors qu’elle les admirait avec une ignorance presque adorable. Elle trouvait ça beau, mais n’y comprenait rien. Des gribouillis. A force d’en voir et d’observer la mise en oeuvre longue et minutieuse de ces jouets, elle comprenait une chose ici et là, en note rapide écrite à la main par Marvin.

Elle n’entendit pas ce dernier arriver, si bien qu’elle sursauta lorsqu’elle eut conscience de se présence. Une petite gerbe de chocolat chaud vint s’écraser sur sa petite robe noir au motif fleuri. Au lieu de soupirer ou injurier le hasard, elle s’entreprit d’essuyer la tache avec la manche de son pull.
« Alors quoi de prévu aujourd’hui ? On va voir des gens, où je vais enfin pouvoir toucher une de tes boites magiques ? Tu m’avais dis bientôt !Il est bientôt...» demanda t-elle au brun longiligne en s’affairant à faire disparaitre le crime. Elle faisait allusion aux machines qui lui permettait de faire vivre ses projets. Elle l’avait vu faire, mais surtout vu et encore aucune action. Elle n’y était pas obligée, mais elle voulait faire de la « magie ». La rousse l’avait imploré un jour de pouvoir essayer avec ses grands yeux verts comme à l’instant là, la bouche en coeur. Sans vraiment le dire clairement, la patience était le mot d’ordre, mais elle en manquait parfois cruellement. Une discussion avait sous-entendu qu’elle pourrait l’assister que ce soit auprès des clients ou de la main d’oeuvre et ça elle ne l’avait pas oublier.
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MessageSujet: Re: Le chocolat... un ingrédient indispensable pour une journée réussie + Anna&Marvin   Sam 17 Oct - 22:12


❝Chocolat et bonne journée❞
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L’apparition d’Anna en un si piteux état m’amuse beaucoup. Bien que je commence à connaître sa maladresse, j’avoue que ses arrivées surprenantes m’impressionnent toujours. La jeune demoiselle, toujours très polie, ne manque pas de m’adresser ses plus plates excuses. Je souris en entendant sa mésaventure avec ce pauvre petit écureuil. Sourire et rire ? Voilà des actes bien banals et qui pourtant m’ont été étrangers durant des années. Il aura suffi que ce petit épouvantail pénètre dans mon salon pour que mes craintes et mes angoisses s’éloignent lentement de moi. Comment y parvient-elle ? Je ne saurais l’expliquer mais sa présence à mes côtés m’apaise et me réconforte énormément. Elle possède en elle une force bien peu commune et des ressources qu’elle semble elle-même ignorer. Je le lui ferais comprendre un jour, lorsqu’elle viendra à douter d’elle-même.

Je ne lui tiens donc pas rigueur pour son retard, pour ses cheveux défaits ou son genou égratigné. Bien au contraire, j’accepte ses excuses avec empressement.

- Eh bien félicitation Anna, tu viens de sauver une vie. Pour une fille qui se prétend maladroite, avoue que d’avoir épargné ce petit écureuil aura certainement été ta meilleure action de la journée. Et puisque l’on prétend qu’une bonne action est toujours récompensée, je t’annonce qu’une tasse de chocolat chaud t’attend dans la cuisine.

Je m’apprête à l’inviter à entrer dans la cuisine, lorsque ce petit feu-follet s’agrippe à mon cou. Le contact de son corps contre ma vieille écorce rouillée me fait frémir. Frémir de peur ou de plaisir, je l’ignore mais il y a tellement longtemps que je n’ai plus ressenti cette chaleur douce et réconfortante. A cet instant, je ne sais comment réagir, partagé entre l’envie de la rejeter et de la serrer contre moi à mon tour. Je reste quelques instants pétrifié alors que je regarde Anna s’éloigner pour pénétrer dans l'autre pièce. Avec tendresse, je suis des yeux ses allées et venues. La surprise et grande et la rouquine se régale de toutes mes merveilles qu’elle trouve à portée de main. Je ne la rejoins pas tout de suite. Anna ne connait pas le manchot qui se cache à l’intérieur de moi. Si mon apparence physique est bien différente de l’originale, certaines habitudes tel que mon régime alimentaire peine à trouver un nouveau rythme. Comment  pourrait-elle réagir en me voyant engloutir saumons, crevettes et anchois crus dès le matin ? Ne serait-elle pas écœurée à son tour ?

Bien sûr, j’ai conscience que mes pensées ne sont qu’un prétexte, une excuse pour me protéger d’elle. La confiance commence à peine à s’établir. Je ne me sens pas prêt à lui ouvrir sans regret les portes de mon jardin secret. Cet endroit sinistre où les plus belles fleurs se sont fanées depuis longtemps et où les arbres, non contents d’être privés à jamais de leurs feuilles, ont laissés leur branchage offrir un aspect inquiétant et désolé. Plutôt que de répondre à ma propre invitation, je monte à l’étage et entre dans ma salle de bain. Tout en ouvrant mon armoire à pharmacie, je me saisis d’une bouteille de désinfectant, de cotons tiges et de sparadraps. Une vielle habitude héritée du docteur Jekyll et qui n’a jamais été aussi nécessaire qu’à présent. Il est après tout impensable de laisser mon acrobate préférée avec un genou écorché.

Je redescends alors dans le salon, y retrouvant Anna tenant dans sa main une tasse de chocolat. Le précieux liquide s’échappe alors de sa tasse pour venir s’écraser sur ses jolis vêtements. Tout en m’excusant de l’avoir surprise, je m’approche d’elle tout en lui montrant mon matériel médical.

- J’ai pensé que tu aurais sans doute besoin de ceci ! Il fut un temps où j’étais médecin. Puis-je me permettre d’examiner cette vilaine écorchure ?

Après que la jeune fille ait acquiescé à ma demande, je m’agenouille devant elle. Un petit détail surprenant me revient alors en tête. Jamais encore je n’avais parlé de celui que j'étais dans mon passé. Un égarement qui n’avait pour but que de la mettre en confiance mais je crains maintenant qu’elle n’en vienne à me poser des questions plus approfondie sur ma véritable identité. Ne faisant mine de rien, j’imbibe mon coton de désinfectant. J’applique alors le produit tout en saisissant avec douceur son mollet avec mon autre main. Mon action, somme doute banale et innocente, marque ainsi un deuxième contact physique avec la jeune femme. Trouble agréable et chaleureux bien vite chassé par la requête de la jeune femme. Toucher à l’une de mes boites magiques ? Le ton naïf et désinvolte de la jeune femme provoque chez moi une légère irritation. Croit-elle donc réellement que la science est un jeu auquel on peut se prêter à la légère ?

- Ce n’est pas aussi simple qu’il y paraît Anna. La science est un art délicat et la phase que tu as pu apercevoir auparavant n’est que la partie émergée de l’Iceberg. C'est vrai que la science peut être un jeu mais lorsque l’une des créations nous échappe, elle devient chaotique !

A ce moment-là, je détourne mon attention vers la grande commode du salon. Je prête alors attention aux trois robots qui y trônent royalement et observent le salon avec attention. Ils représentent chacun l’un de mes compagnons disparus. Ce sont les premiers jouets que j’ai créé à Story Brooke. Ils disposent de toutes les capacités de mes créations mais sont également dotés d’une caractéristique très particulière. Ils possède un raison et une personnalité propre. Comme si l’âme de mes amis habitaient encore en eux. Comme s’ils étaient encore auprès de moi, comme s’il ne s’était rien passé. Je médite les derniers mots que j’ai prononcés et les murmurent assez forts pour que mon assistante les entendent.

- Lorsqu’une création nous échappe, elle devient chaotique…

Je ne fais alors plus référence à mes jouets. Non, c’est de moi dont je parle. Je suis une création, la plus parfaite invention que la science n’ait jamais réalisée… Et pourtant toutes les personnes que j’aimais, tous mes proches ont soufferts de ma folie. Ils sont morts aujourd’hui ! C’est ma faute et aucun robot si parfaitement conçus, ne saurait racheter mes actes ! Je suis un monstre et ne serais jamais rien plus que ça.

Soudain, je me rends compte que je serre avec trop d’insistance le mollet d’Anna. Je lâche alors prestement sa jambe me confondant en excuse. J’applique alors le pansement sur son genou et la regarde en lui adressant un sourire faussé.

- Je veux bien t’apprendre quelques petites manipulations très simples mais tout d’abord j’ai quelque chose à te montrer.

Je me lève alors très rapidement et me tourne vers la baie vitrée du salon. Je me mets ainsi à siffler et un magnifique labrador jaune rentre dans la pièce. Il s’agit d’un robot que j’ai conçu dernièrement mais la ressemblance avec un véritable animal est époustouflante. Les mêmes attitudes, la même palette d’aboiement d’un vrai chien. On s’y tromperait ! Je retourne alors mon attention vers Anna.

- J’ai besoin de d’aller prendre quelque chose dans mon laboratoire, est-ce que tu veux bien veiller sur Cookie en attendant ?

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MessageSujet: Re: Le chocolat... un ingrédient indispensable pour une journée réussie + Anna&Marvin   Dim 18 Oct - 2:31

Un chocolat...



Alors qu’elle finissait tranquillement son chocolat, et voyant les fiches de Marvin, elle se disait que c’est homme qui se manifestait par un travail précis sur le papier et par l’odeur enivrante de son chocolat était plein d’attention. Ses paroles avaient été chaleureuses et elles montraient qu’il avait peut-être retenu ce qu’elle lui avait dit. Elle savait très bien que les bonnes actions étaient récompensées : sans se répéter mais le bien amenait le bien. Bien sûr c’était avant qu’il ne la surprenne en arrivant dans un silence imperceptible et lui fasse renverser le symbole de ses attentions sur sa petite robe récemment achetée. Les tâches elle s’en souciait autant que de finir dans un buisson pour épargner une écureuil fourbe, d’où le fait qu’elle s’essuyait avec sa manche, ne transportant que la tâche ailleurs sur ses vêtements. A le voir là devant elle alors qu’elle fut repus, elle se rappela qu’il n’était pas présent pour partager le festin avec elle. Etait-ce de sa faute car elle était allée trop vite ? C’était dommage et s’il avait su il aurait pu la rejoindre pour manger du poisson sans pudeur. Elle venait d’un endroit où c’était l’aliment le plus présent. Le saumon était fumée et plus souvent déguster sur des toast le matin surtout quand elle tardait à ouvrir l’oeil, entre l’heure du petit déjeuner et le déjeuner.

Elle éclata d’un rire franc pour le chocolat et lui fit un signe de main de pas s’inquiéter.
« Tu sais, j’aurais fini par le renverser rien que parce que j’aurais oublier que j’avais une tasse en main. » posant cette dernière sur la table, elle se dressa de toute sa taille, toujours assise dans le canapé qui donnait l’air d’avoir des bras et l’inviter à finir sa nuit.
« Vraiment ? Tu étais médecin ? Où tu me mens et tu vas me mettre n’importe quoi ? Tu sais c’est pas grand chose. Ca va se soigner tout seul. Enfin j’espère…  » perdit-elle subitement son regard dans le vide, pensive et se demandant si ça se soignait tout seul. « Finalement, je veux bien que tu regardes.  » lui sourit-elle enfin, revenu parmi le monde de la conscience.
Anna se raidit de nouveau alors que la main presque froide de Marvin lui attrapa le mollet sur sa peau nue et douce. Elle ne s’attendait pas à ce qu’elle soit aussi gelée que l’endroit. Les médecins avaient toujours les mains froides eut-elle la refléxion. Puis soudain une chaleur lui envahit toute la jambe pour remonter jusqu’à son ventre et lui donner des frissons dans le dos. C’était un bond dans ses souvenirs. Aucun autre homme ne l’avait vraiment toucher avec autant d’intimité à part Kristoff. Ses grands yeux verts se posèrent sur sa main gauche, plus précisément sur son annulaire nu. Elle avait eut une alliance il fut un temps, en glace offert et fait par sa soeur. En arrivant ici, il avait commencé à fondre et s’était brisé avant de ne devenir que de l’eau. C'était comme si tout ce qui lui restait de sa veritable vie s'était évanoui. Un instant sa bonne humeur s’était échappé de son visage presque juvénile caressant son annulaire avec son pouce. Elle serra le poing subitement pour chasser cette vague de fragilité qui régnait en elle et retrouva son sourire curieux.
« Pourquoi un docteur en est venu à faire des merveilles pour les enfants ? Par les couilles d’un rennes c’est encore plus douloureux que les eaux d’un glacier ton produit, beugla t-elle subitement alors que le désinfectant lui picotait d’abord la peau et venait la brûler de l’intérieur. « C’est de la vodka ou de l’eau de vie ? C’est puissant ça !  » se pencha t-elle pour attraper la bouteille et la lire. Elle finit par loucher sur le produit. « C’est écrit dans quel langue ?  » demanda t-elle sincèrement vivant dans un royaume loin de ces poussées scientifique.

Après elle demanda si elle aurait la chance de participer encore un peu plus aux rêves que Marvin donnait aux enfants comme Walt Disney l’avait fait avec ses films d’animation et son parc à thème _elle avait vu un reportage à la télévision il y a peu. Elle gloussa en le poussant légèrement d’une main délicate sur l’épaule.
« L’image de l’iceberg c’est bien trouvé. Je comprends la métaphore.  » lâcha t-elle comme si pour une fois on parlait dans sa langue ou plutôt celle de sa soeur.
Marvin avait tourné la tête et Anna avait suivi son regard, puis secoua la tête comme un oiseau fou, essayant de comprendre ce qui attirait tant son attention. Il y avait une grande table de séjour où la lumière chaleureuse entrait dans le salon par de grandes fenêtre et une commande où les ombres des petits robots se dessinait sur le sol leur donnant presque une âme. Soudain la prise sur sa jambe se fit plus forte et elle ne chercha plus à savoir ce qui l’intriguait tant. Elle s’enfonça dans le canapé, faisant grincer les énormes coussins qui servait de dossier et dans lesquels elle aurait pu disparaitre. Elle hésitait entre claquer des doigts, retirer sa jambe ou attendre. La patience gagna et il la lâcha comme perturbé. Anna lui attrapa les mains avant même qu’il se relève et se pencha pour se mettre à sa hauteur. Elle lui planta le regard le plus bienveillant et naturel du monde dans les siens aussi froid que l’eau des glaciers puis souris.
« Peut-être que ça nous échappe et c’est le chaos mais tu sais… On peut tout rattraper avec la force de l’amour. Crois moi. Je sais pas ce qui se passe quand t’es comme ça, mais je sais que dans tout chaos, l’amour ça aide. Je parle de l’amour en général. Je sais de quoi je parle.  » hocha t-elle la tête plus pour lui demander si ça allait. Anna faisait allusion à sa soeur qui d’une certaine façon était une « création » qui lui a « échappée » et plongea Arendelle dans le « chaos ». Bien sûr Anna avait du mal à admettre que si elle avait pu s’en sortir, tout le monde ne pouvait le faire.

Elle lui lâcha les mains et opina du chef pour la suite de la journée. Elle sursauta encore alors qu’elle tendait les mains vers son chocolat quand l’homme siffla. Son visage se tordit d’une grimace agacé un petit instant, puis elle en oublia sa boisson en voyant le chien. Elle écarquilla des yeux aussi brillants qu’un enfant qui venait de recevoir un chien. Elle bondit du canapé pour se tenir à côté du chien et de Marvin même si plus près du chien. Les animaux avaient une force qu’aucun humain ne pourrait égaler en amour, surtout les canidés. Elle sautilla et tapait dans ses mains toute émoustillée.
« C’est pas un vrai ? On dirait un vrai. C’est un vrai ? Non… Mais on dirait tellement un vrai !  »
Alors qu’on lui demandait de veiller sur Cookie, elle ne l’écoutait déjà plus, à genoux au sol pour caresser la bonne grosse bête. Il était d’une douceur et le mécanisme se devinait à peine sous sa peau épaisse.
« J’aurais un chien, je crois que je lui aurais aussi donné un nom de nourriture ! Oh que t’es trop mignon toi !  » parlait-elle à voix haute et pour elle même alors que Marvin était sûrement déjà descendu au laboratoire.

Quand l’hôte revint au salon, Anna était allongé au sol, à se chamailler avec le faux chien joueur. Elle riait pleine de joie et d’amusement. C’était d’une sincérité si profonde et totalement innocente qu’elle ne pouvait être que partagée et agaçait la pièce d’une chaleur irréelle.

Anna se releva les cheveux dans tout les sens, les joues qui lui tirait a force de sourire et rire.
« Il est superbe. J’ai toujours voulu un chien, mais Kristoff n’en veut pas et ma soeur non plus et… Enfin c’est une longue histoire  » jeta t-elle encore sa main dans le vide. Elle se rappelait subitement des conseils d’Emma qui disait de ne pas trop parler d’elle, puis cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas parler d’eux, surtout de Kristoff. Le souvenir de se rappeler qu’elle était loin d’eux. Elle en parlait comme des morts.
« Tu sais que moi mon ami imaginaire, c’était une porte ?  rit-elle. Ou plutôt ma soeur enfaite. Mais je voyais plus la porte de sa chambre et elle me répondait pas souvent, ajouta t-elle avec toujours le même sourire étant pour elle de l’histoire ancienne. Tu en avais un toi petit ?  »

Le chien venait se blottir contre elle alors qu’elle avait tendu la main pour lui gratter l’oreille. Elle finit par y mette les deux mains et lui secouait le poil autour de ses endroits fétiches.
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MessageSujet: Re: Le chocolat... un ingrédient indispensable pour une journée réussie + Anna&Marvin   Dim 18 Oct - 19:24


❝Chocolat et bonne journée❞
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Tout en pénétrant dans mon laboratoire, je ne me m’empêcher de me remémorer les propos d’Anna. L’amour est le remède le plus efficace fasse au chaos ? Il suffirait d’un simple geste d’amour pour arranger toutes les situations difficiles ? Je tendis les mains au-devant de moi. Ces mains glacées que la jeune femme avait saisies avec confiance quelques minutes plus tôt. Ces mains qui construisaient avec passion les amis imaginaires des enfants dont il recevait les commandes. Ces mains qui avaient préparés le petit-déjeuner et soigner le genou de son assistante. Étaient-ce vraiment les mêmes que celles qui 28 ans plus tôt avait tenu la gorge de mon fils pour mettre fin à sa vie ? Etaient-ce encore celles-ci qui avaient découpés avec soin le corps mourant de mon ancien assistant, mon pauvre petit Private ? Un geste d’amour ? Quelle foutaise que ceci ! Je n’avais pas le droit d’aimer, je ne pouvais pas me permettre de laisser les autres m’aimer. Cela m’était tout bonnement interdit ! Tous mes proches avaient fini par payer cher le prix de cet amour : Rico avait été torturé durant des années, Skipper mon meilleur ami avait été poignardé, Private avait été dépecé et mon tendre petit Joseph avait été étranglé. Laisser mon cœur aller à de tels excès était inscrire des noms sur une liste noire. Tout ça par la faute d’un être, un véritable monstre au visage fantomatique… Je regarde tristement mon regard vers l’une des fioles où mon visage se reflète. Les propos de ce démon reviennent alors dans ma mémoire, comme un écho désagréable et pénible.

- Pourquoi rester aussi aveugle Marvin ? Ne vois-tu pas que je suis le seul à t’aimer, que je serais le seul à te pardonner tous ces crimes affreux que tu as commis. Personne ne te comprendra jamais aussi bien que moi. Je te veux pour moi tout seul !

- Tais-toi ! Ferme-la ! Je ne te laisserais pas lui faire du mal !

J’avais hurlé ces quelques mots comme pour les chasser de mon esprit. Je ne m’étais alors à peine rendu compte que mes cris avaient raisonné en échos désagréables dans toute la pièce. J’espère qu’Anna n’a pas entendu cela. Je saisis dans un coin du labo une jolie petite balle rouge. Je remonte quatre à quatre les escaliers de mon laboratoire comme si l’esprit machiavélique d’Edward que je veux éviter à tout prix y avait élu résidence. Je me rends alors silencieusement au salon et je regarde avec tendresse Anna jouer avec mon chien mécanique. Ses éclats de rire et son sourire dégagent une douce chaleur qui se repend dans toute la pièce. Ou bien est-ce mon cœur qui se réchauffe au contact de son innocence et de sa grâce naturelle ? Je ne suis pas dupe. Lorsque je parlais de la personne que je voulais protéger, je faisais référence à cette jeune femme que j’apprends tout juste à apprécier, à aimer. Anna était cet ange tombé du ciel avec fracas et qui avait su apporter un peu de lumière dans cette obscurité éternelle où je semblais être tombé. Elle était peut-être ma dernière chance d’être heureux et je ne voulais pas la manquer. Je la protégerais comme la chose la plus précieuse que je possède en ce monde.

- C’est fantastique, on dirait que Cookie t’a déjà adopté. Regarde ce que je te ramène Anna ! Vous pourrez vous amuser avec ça !

Sortant lentement de mes rêveries je m’approche de la jeune fille alors que celle-ci me parle de deux personnes de son univers dont j’ignorais même le nom. Ainsi Anna aurait une sœur et j’imagine que le Kristoff auquel elle fait référence serait son petit-ami. Je souris, étant heureux de pouvoir partager avec elle cet élément de sa vie passée. Mais ma petite rouquine ne s’arrête pas là. Elle me parle de la relation tendue qu’elle entretenait avec sœur. Pourquoi se tenait-elle enfermée derrière les portes de sa chambre ? Pourquoi chercherait-on à isoler une petite fille de son amie d’enfance la plus chère ? Pauvre Anna elle avait dû se sentir bien seule durant toutes ces années. La curiosité grandit en moi mais je ne lui poserais pas de questions indiscrètes. Après tout, c’est à elle de faire le premier pas. Si elle veut m’en parler, elle le fera bien un jour où l’autre.

- Je suis vraiment navré de ce qui t’est arrivé Anna. Cela a dû être difficile pour toi de te retrouver ainsi séparée de ta sœur… J’ignore la raison qui l’a poussée à être ainsi isolée mais je peux comprendre. Pour protéger des gens qu’on aime d’une vérité trop dure à entendre ou simplement de nous-mêmes on peut être poussé à construire des barrières physiques ou personnelles autour de nous.

Je sais parfaitement de quoi je parle. Durant les 20 premières années j’avais été enfermé dans un laboratoire lugubre où je faisais l’objet de centaines d’expériences plus horribles les unes que les autres. Prison que j’avais ensuite retrouvé dans ce maudit hôpital psychiatrique où j’avais été enfermé 28 ans durant. La culpabilité m’avait ensuite poussés à construire des murs infranchissables dans mon cœur. Murs que la jeune femme avait défoncés à grands coups de maillets.

- Mais d’après ce que je comprends ta sœur et toi êtes à présent réconciliées. C’est une très bonne chose !

Je me concentre alors sur la deuxième partie de sa question. Avais-je eu un jour un ami imaginaire ? Non, certainement pas. Pour la simple et bonne raison qu’avant l’arrivée de Skipper dans ma vie je ne savais tout simplement pas ce qu’était un ami. Les produits chimiques et ma calculatrice constituaient mes seuls véritables amis de l’époque. Cependant, je ne me vois pas donner cette réponse à mon assistante. C’est alors que je repense à Guignol, ce petit clown mécanique que j’avais offert à mon fils pour son troisième anniversaire. Je réponds donc tout naturellement, me plaçant dans la tête de mon fils.

- Mon père m’avait offert enfant un petit clown mécanique. Cela peut te paraître idiot mais je jouais de longues heures avec lui. J’imaginais qu’il était vivant et je lui racontais tous mes secrets.

Je rapporte soudainement mon attention vers la petite balle que je tenais dans mes mains. Tout en me dirigeant vers la cuisine, je fais signe à Anna de me suivre.

- Suis-moi, je vais te montrer un tour spécial que j’ai apprise à Cookie il y a une semaine !

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MessageSujet: Re: Le chocolat... un ingrédient indispensable pour une journée réussie + Anna&Marvin   Dim 18 Oct - 22:20

Un chocolat...



Anna avait passé un temps merveilleux avec le chien. L’âme encore pure et enfantine de la rousse avait déjà oublié qu’il s’agissait d’une machine créer des mains de l’homme tant il était comme on rêvait qu’il soit même dans la vie réelle. Elle s’était retrouvée assise, à faire des petits mouvement brusque devant le chien qui cabriolait et haletait tout heureux. Il poussait ces petits couinements adorables d’excitation. Ils étaient face à face et Anna faillit fondre d’amour quand elle regarda le canidé tout le corps balancé de mouvement régulier car sa queue remuait de joie. Son sourire était toujours là fidèle à elle et elle n’en avait pas du tout conscience. Il n’y avait que de l’émoi entre la demoiselle et la machine si réaliste. Anna avait peut-être entendu Marvin, mais ce ne fut qu’un son déformé venant du laboratoire et s’éparpillant dans les couloirs avant de jeter des miettes dans le salon. L’euphorie et la distance lui on fait simplement croire à un râle parce qu’il s’était fait mal. Elle beuglait quand elle avait mal elle, on avait pu l’entendre lorsque Marvin l’avait soigné. Elle continua de jouer.

Quand son employeur se manifesta, la demoiselle se releva, la salle perdit un peu comme de sa lumière chaude et puissante, un nuage passant au même instant devant le soleil orange d’automne. Mais il y avait toujours ce petit rayon de soleil scintillant qui faisait vivre la pièce. Il formait comme un halo autour d’Anna mais simplement parce qu’elle se trouvait devant la porte-fenêtre qui donnait sur le jardin. Elle se releva et essaya de remettre de l’ordre à sa robe et son pull, oubliant totalement ses cheveux qui devaient être dans tout les sens. Elle n’y pensait enfaite jamais ! C’était souvent pour cela que quand elle devait se pavaner officiellement aux alentours du château, elle faisait des chinons. Il y avait beaucoup moins de risque. Elle en avait profiter pour partager avec lui une parcelle de sa vie et malgré elle. Les souvenirs l’envahissaient et lui réchauffait l’esprit comme une nostalgie mais lui pinçaient le coeur juste derrière. Le besoin de le partager évitait de sentir ce pincement trop fort et seule. Pour l’histoire de La Porte, son ami « imaginaire », elle n’était plus touchée par cette histoire et arrivait ainsi à en parler si facilement. Autre chose par contre dans le discours du jeune brun avait résonné en Anna. Elle ne savait si c’était agréable, étrange ou intrusif voire angoissant. Il sut trouver les mots de ce qui avait touché sa soeur. La rousse avait légèrement penché la tête alors qu’il parlait de sa voix calme pour se demander si elle ne le connaissait pas. Impossible, elle s’en serait rappeler. C’était comme si il lisait en elle sa vie. Avait-il simplement compris ce qu’elle ressentait sans y avoir besoin d’y mettre des mots ?
« Ca l’a été… Je ne l’oublierai pas mais tout s’est arrangé et c’est ce qui compte. J’ai juste jamais perdu espoir. J’ai faillit la perdre deux fois et j’ai été patiente, je me suis fié à mon coeur et tout va pour le mieux, perdit-elle son regard dans ses pensées avant de tomber sur l’image de Drago. Enfin presque, mais ça s’arrangera toujours. J’en suis persuadée. Elle avait ses raisons qui comme tu l’as deviné était pour me protéger et se protéger aussi. » Il fallait qu’elle change de sujet. Dans la pièce qu’elle balaya en se tortillant, elle finit par se focaliser sur Marvin qui était là debout devant elle, la balle en main.
Elle eut un petit rire et regarda la balle plus sobrement en essayant d’avoir l’air le plus sérieux possible même si c’était difficile :
« Si tu crois que je vais me battre avec lui pour te rapporter la balle, tu rêves. » lui lança t-elle en boutade, alors qu'il se tenait, la balle en main, comme un parfait maître devant ses deux petits animaux de compagnie trop adorables. Il fallait le dire, Anna avait comme aspirer la bonne humeur du chien à trop s’amuser avec ce dernier.

Son discours résonnait encore dans le salon. Elle se sentait comme mise à nue. Elle était vulnérable et morose. Elle ne supportait pas ça. Il ne fallait alors pas sous-estimer sa soif de joie de vivre.
« Tu disais alors avoir eu un petit clown. C’est mieux qu’une porte ! » finit-elle avec un grand sourire amusée. Elle lui fit ensuite un signe de tête pour aller voir ce tour apprise aux chiens. Elle le suivait, partageant le couloir avec la bête.

Dans la cuisine, la main d’Anna se retrouva presque comme par magie dans une assiette pour reprendre un croissant. C’était totalement inconscient et lui faisait même peur parfois. Elle ne savait jamais où elle arrivait à trouver toutes ces choses à manger. A Storybrooke pire qu’à Arendelle, car elle se retrouvait souvent à voler des aliments sans s’en rendre compte. Elle trouva sa place à côté de Marvin contre la surface de travail posé sur des armoires et longeait le mur. Croquant dans la viennoiserie, elle attendit patiemment, observant Marvin tout à fait naturellement. Il avait cet air si concentré. Puis ses yeux étaient si clairs et donnait presque le vertige. Ses pommettes étaient coupée à la serpe, ce qui appuyait la froideur de son visage. Mais alors quand il souriait tout débordait de charme. Soudain, Anna se pencha vers Marvin. La lumière qui venait l’arrière du jardin, se frayant un chemin par les feuilles éparse d’un chêne et la fenêtre, la peau diaphane du jeune homme avait comme un voile. Elle était plus petite alors elle se hissa sur la pointe des pieds pour le voir de plus près, laissant quelques miettes de croissants sur les chaussure de Marvin et sur son torse. Elle passa un doigt sous son oeil et le long de sa joue. Le geste était ferme mais restait relativement délicat. Il fut bien chanceux, c’était rare chez la demoiselle.
« C’est du maquillage ? observa t-elle son doigt, redescendu sur la terre ferme. Ca se maquille les hommes ici ? Ou alors tu sais pas ! eut-elle comme une révélation. Tu sais les hommes ça ne mets pas de maquillage ici, chuchota t-elle avant de reprendre pour elle même, j’ai pas compris le concept de ce produit. » secouait-elle la tête négativement devant son doigts toujours brandit, croisant un bras. Elle découvrait depuis peu les produits de beauté. Elle qui n’avait connu que l’essentiel et artisanal : le rouge, le khôl, le fard et le shampooing.
« Je m’y fait vraiment pas ici. Trop de chose à comprendre. » puis elle releva la tête vers Marvin avec un sourire poli comme-si-de-rien-n'était, se rappelant qu’elle n’était pas seule et qu’il attendait sûrement après elle. C’était encore trop difficile pour Anna de ne pas « vivre seule ». 
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MessageSujet: Re: Le chocolat... un ingrédient indispensable pour une journée réussie + Anna&Marvin   Mar 20 Oct - 0:19


❝Chocolat et bonne journée❞
Marvin E. Kandinski & Anna Sorensen


Je l’écoute avec attention ! Chacune de ses remarques me fait sourire et même rire ! Malgré ses maladresse Anna possède un très bon sens de la répartie et ses petites remarques rehausser le goût de mes remarques sombre et amère. C’est un pur délice et savoure chacun d’entre elles avec émerveillement ! Ses remarques sur la balle et le clown sont tellement fines que provoque chez moi un éclat de rire. C’est pourquoi, tout en dirigeant vers ma cuisine je me tourne et poursuit sa réflexion tout en bombant légèrement le torse.

- Je suis vraiment navré de te l’apprendre Anna, mais il vaudrait mieux pour toi de te mesure à lui à la course. Tu risques de t’essouffler très rapidement. Je l’ai conçu de telle manière qu’il puisse atteindre des pointes de 35 kilomètres/heures. Tu n’aurais aucune chance face à lui !

J’aime la pureté de son cœur pur, toujours confiant en l’amour qu’il prodigue autour de lui. D’après ses dires, je ne me suis pas trompé sur sa sœur. Je connais trop bien la solitude et les malheurs qu’engendre un pouvoir incontrôlable. Pourtant les sentiments d’Anna si sincère et désintéressés ont su toucher le cœur de sa sœur, vaincre cet ennemi invisible est destructeur qui se nichait au fond d’elle. Serait-il capable d’en faire de même pour moi ? D’un brusque mouvement de tête, je chasse cette idée ridicule de ma tête. Comment faire endurer de tels tourments à une femme si pure et innocente ! La leçon apprise avec Doris ne m’aura-elle donc servit à rien ? Si la vie m’a appris une chose c’est que l’amour à toujours un prix. Dans cette histoire d’amour, nous avions tous deux perdu une chose très précieuse. J’avais perdu un morceau de ma cervelle et mon innocence, alors que nous avions perdu son unique enfant. Je n’oublierais jamais ses douces paroles et ses caresses réconfortantes. Mais comment chasser de mon esprit le fait qu’elle m’avait quittée tout en me traitant de monstre ? Doris avait fini par m’abandonner, m’avait laissé affronter mes démons intérieurs au moment-même où j’avais le plus besoin d’elle. Anna en fera certainement de même. Inutile de mener une bataille lorsque l’on sait pertinemment qu’on va la perdre. C’est ce que je répétais sans cesse à Skipper qui n’en faisait toujours qu’à sa tête.

Cette dernière réflexion me ramène à la remarque de mon assistante sur les amis imaginaires. Une idée me traverse alors l’esprit. Une idée délicieuse et pleine de bon sens. Anna se sent seule, perdue dans ce monde qu’elle commence tout juste à apprivoise. Elle semblait si heureuse et si pleine de vie lorsque je l’ai rejointe au salon, pourquoi ne pas lui faire profiter quotidiennement de cette petite part de bonheur ? Tout en m’asseyant sur une chaise de la cuisine, j’invite ma charmante voleuse de croissants à en faire de même. Je débute alors mon discours.

- Je reconnais volontiers qu’un clown est bien plus plaisant qu’une porte. Lorsque l’on s’imagine un ami, il faut qu’il possède certains traits communs avec une espèce qui nous ressemble. Que cela soit par la morphologie, les attitudes ou même les sentiments.

Je me rapproche alors de la jeune femme qui se tient à mes côtés. Etrangement, je sens mon cœur commencer à s’emballer alors que nous ne nous tenons qu’à quelques centimètres l’un de l’autre. Cela fait tellement longtemps que je n’ai plus partagé ce genre d’intimité avec quelqu’un. Avec douceur, je place alors mes mains sur ses yeux et tout en m’approchant de son oreille, je lui murmure.

- Dis-moi Anna si tu avais eu la chance de posséder un ami imaginaire, le plus merveilleux que tu puisses imaginer, à quoi ressemblerait-il ?

Tout en écoutant alors son discours, je ferme à mon tour mes yeux tentant d’imaginer l’être que la jeune femme me décrit. Après quelques instants, je m’éloigne d’elle prêt à lui faire une proposition qui je l’espère va la combler de bonheur.

- Que dirais-tu si je te proposais de t’offrir en cadeau de bienvenue, l’ami imaginaire de tes rêves ?

Je reprends ensuite mon travail. Il me reste une chose à lui faire découvrir. Pourtant, il se passe à ce moment-là en moi une chose étrange. Je sais très bien qu’il faudrait que je me lève, que je lui fasse une petite démonstration de mon œuvre. Mais je ne trouve pas en moi le courage de le faire. La dernière chose que je désire en ce moment, c’est m’éloigner. Je ne peux me détacher de l’image de la jolie frimousse de la rouquine parsemée de miettes de croissants. Il y a si longtemps que je n’ai plus ressenti un tel bien-être intérieur. Je sens ma vieille écorce martyrisées et cabossée retrouver la forme et la pureté de sa jeunesse. Les battements de mon cœur reprennent doucement leur cours normal alors que mes joues se teintes d’une légère couleur rosée. Je choisis donc de me lancer dans des explications scientifiques et abracadabrantes sur la conception de cette balle somme toute bien peu élaborées. Bien piètre excuse au fond n’ayant pour but que je profiter de mon rapprochement troublant avec la jeune femme. Puis soudainement, Anna pose sur ses mains sur mon visage. Mon corps se paralyse, étonné et intrigué par cette caresse surprenante et très inattendue. La caresse s’accompagne alors d’une remarque innocente de la rouquine sur le maquillage que je porte.

Mon attitude change alors du tout au tout. La révélation de cette petite astuce est comme une violation de mes secrets, une intrusion à laquelle je ne l’avais nullement invitée. Subitement, je sens mon sang bouillonner à l’intérieur de mes veines. Les sentiments d’allégresse de mon cœur n’est plus qu’un souvenir alors que la colère se fait ressentir. Je me lève d’un bond venant écraser avec force mes mains sur le plan de travail qui me fait face. Le ton de ma voix si douce d’ordinaire devient subitement plus rauque et plus agressive. Un murmure de reproche sort alors de ma bouche.

- Pourquoi Anna, pourquoi me faire cet affront ?

Je me retourne en un geste alors qu’Anna me découvre un nouveau visage. Le masque si doux que part habituellement mon visage a disparu, comme si le geste innocent de la jeune fille avait arraché mon masque si précieux. Tous les muscles de mon visage se tendent alors en une expression haineuse. Je m’approche alors d’elle avec lenteur témoignant avec colère de tous les sentiments contradictoire de mon cœur.

- Pourquoi ne peux-tu pas de te contenter de voir l’homme qui se tient devant toi ? Pourquoi cette volonté farouche de vouloir creuser plus profondément à l’intérieur de moi ? Tiens-tu vraiment à faire connaissance avec le monstre que je suis en réalité ?

A cet instant, je ne me trouve plus qu’à quelques centimètres de son visage. Mes mains ont depuis longtemps saisis ses épaules et les serrent de toute leur force et je la secoue légèrement en hurlant cette fois-ci.

- Réponds-moi. C’est vraiment ça que tu veux ? Parce que si c’est le cas ça peut s’arranger…

C’est alors que mes yeux plongent dans le regard émeraude d’Anna. Reprenant soudainement conscience de mes sentiments pour elle, je relâche légèrement mon emprise. Je reste ainsi paralyser tout en tentant de transpercer son regard et tentent de lire dans son âme. J’entends Cookie aboyer très fort, comme pour protéger sa jeune compagne de jeu contre son créateur qu’il reconnaît à peine. Comment est-ce arrivé ? D’où m’est venue cette colère noire qui en un instant à balayer toute ma bienveillance ? Comment Anna va réagir à présent ?

Sentiment de panique, je relâche totalement mon étreinte et de honte, dissimule mon visage entre mes mains. Je me confonds alors en excuses, ne sachant quels mots pourraient vraiment trouvé grâce à ses yeux.

- Je… je suis tellement désolé, Anna. J’ignore ce qui m’a pris… je ne voulais… tu ne savais pas… pardonne-moi !

Sans plus de discours, je me précipite hors de la pièce me jetant sur un des canapés de mon salon, ma tête toujours dissimulée entre mes mains. Je murmure ainsi durant quelques minutes.

- Je t’en supplie Anna va-t’en ! C’est beaucoup trop dangereux va-t’en pendant qu’il est encore temps.


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MessageSujet: Re: Le chocolat... un ingrédient indispensable pour une journée réussie + Anna&Marvin   Mar 20 Oct - 21:55

Un chocolat...



Quand Marvin souriait ou riait, Anna ne pouvait s’empêcher de sourire ou rire à son tour. Elle n’avait pas réellement conscience du charme de l’homme ou plus précisément à quel point ce charme la touchait. Sa vie allait peut-être se mettre à fondre comme sa bague et il ne resterait que lui alors oui à ce moment… Devant Marvin à cet instant, elle était simplement elle même, en toute innocence, pleine de joie et prête à le partager.

Dans la cuisine elle était si impatiente de voir ce qu’il voulait lui montrer. Ces moments avec lui et son travail étaient si délicieux et plein d’émerveillements pour la jeune princesse qu’elle en oubliait presque ses malheurs. Ils avaient finit par prendre place sur des chaises. Elles étaient très simples, en bois de qualité et entouraient une table du même acabit. Anna était juste à ses côtés et elle posa un coude sur la table après avoir arraché une grosse bouchée de croissant, faisant tomber des miettes comme les premiers flocons de neige à Arendelle et reposaient sur sa robe où la tâche s’était figé dans le tissus bleu marine. Il était impossible de lui décrocher ce sourire qui ne cessait d’illuminer son visage : sincère, taquin, amusé, heureuse, … Même dans les moments parfois les plus horribles, elle arrivait à en trouvait un, celui du pardon par exemple, ou de l’espoir. Ses yeux ne quittaient pas ceux de son employeur et elle buvait ses paroles. Elle fronça les sourcils à un moment alors qu’elle se demandait en quoi le chien avait une ressemblance avec l’humain. Elle n’eut pas le temps de trouver que son regard s’agita sur la présence de l’homme qui se rapprochait d’elle. Ses mains encadraient son visage avant de la plonger dans l’obscurité de la confiance. Elle éclata d’un petit rire surprise et se tut dès que le souffle de Marvin lui caressa l’oreille et le cou. Elle était toute ouïe.
« Je ne sais pas trop. J’y ai jamais vraiment pensé enfait. J’en ai pas besoin. Je suis bien chez moi et je suis bien ici aussi. Hmm, se força t-elle à la refléxion. J’aimerai bien en avoir un qui se mange. Genre euh, il serait fait d’un peu de tout, au chocolat et au caramel. Puis la chantilly et du saumon fumé sur une bonne tartine de beurre et… Mais bien sûr, faudrait qu’il se reconstitue parce qu’il sert plus à rien si je le mange tout entier. J’ai tout le temps faim, donc je pense que ce serait le plus merveilleux. » laissa t-elle un silence avant de pencher délicatement la tête, sentant la peau de ses mains délicates et travaillées par la passion de son travail. « Ou alors, juste un qui me dirait que je vais bientôt être récompensée de mes peines. Que c’est bientôt fini. » finit-elle en lui attrapant les mains pour dégager la vue et tourner son visage vers son interlocuteur. Elle sourit. Un petit haussement d’épaule qui venait d’un pincement au coeur. Son regard restait pétillant et donnait l’impression de lui dire que elle aussi pouvait être morose parfois.

Après les longues explications sur l’importance de la balle au chien et un bâillement de la part d’Anna (qui l’écoutait vraiment), elle fit un geste, un seul. Sa candeur naturelle allait lui porter préjudice et vu la situation, elle ne vit rien venir. Marvin s’était levé en un instant et frappait sur la table. Anna avait fait un bond de sa chaise et le croissant roula sur le carrelage blanc cassé, dans l’ombre de la table qui s’y dessinait. Elle sursauta presque à chacun de ses mots, et le regarda sceptique. C’est quand elle croisa la froideur de son visage qu’Anna se retrouva paralysée, alors qu’il s’approchait dangereusement comme l’étaient ses mots et sa voix. Abasourdie, elle n’y comprenait rien, hésitant entre la peur, l’inquiétude et l’incompréhension. Finalement son expression se tordit en peine, les larmes qui commençaient à lui monter au yeux. Il la tenait avec force et à chaque seconde, il serrait encore un peu plus. La main tremblante, elle cherchait le couteau qu’elle portait toujours « là où on ne l’attends pas » lui avait conseillé Drago alors qu’il lui avait appris généreusement à se battre dans le plus grand secret ne respectant pas les contrindications de la Reine. Ce dernier avait joué une certaine complicité hypocrite avec la demoiselle afin de mieux avoir la main-mise sur la grande soeur. Elle avait alors choisi dans ses bottes plates, mais en arrivant ici, elle dut se montrer ingénieuse avec le style vestimentaire de la vile. Elle s’était simplement cousu une lanière de fortune qu’elle fixait en jarretière. Sous ses doigts fins et apeurés, elle dessina la pointe de la lame jusqu’au manche qu’elle agrippa à travers son vêtement. Elle était si tétanisée qu’elle ne trouvait pas la force de le sortir. Ni même ne comprenait pourquoi elle en était venu à le chercher pour se rassurer. Elle ne faisait même plus attention au faux chien, complètement happée par la situation.

La tempête se calma subitement. Anna resta interdite et ne bougea pas, si ce n’est les tremblements, échos de son angoisse. Elle tordit sa bouche pour retenir un gémissement de soulagement et de peur. Les larmes se mirent à couler, silencieuse alors qu’elle les retenait avec toute la volonté du monde. Ses excuses furent une consolation. Il n’y aurait pas de fin malheureuse. Quand il partit de la pièce, c’est comme s’il lui avait arraché le coeur mais qu’elle retrouvait sa respiration. Une brûlure lui appuyait sur la cage thoracique. Elle secoua ses mains frénétiquement et regarda le ciel. Rapidement, elle essuya les larmes qui avaient rougies ses joues. Après plusieurs reniflements, les yeux secs et un des oreo qui dépassaient de leur boite plus tard Anna chercha Marvin. Ses pas s’arrêtèrent subitement quand elle le trouva dans le salon.
« Ah non ! Pas deux fois ! Ca suffit ! Je pense qu’après mes expériences, je sais juger ce qui est trop dangereux pour moi. » pesta t-elle encore sous le chambranle.
Le reste de la distance qui le séparait de lui, c’est avec hésitation et légèreté qu’elle la diminua. Elle était juste derrière le canapé, au-dessus de sa tête. Il y avait un de ces silences pesant dans la pièce. Même le chien qui haletait à côté devenait lourd. Anna leva les mains et hésita dans ses gestes, avant de doucement les poser sur le front de Marvin et les glisser doucement dans ses cheveux. Elle ne cherchait qu’à l’apaiser.
« Tu sais, j’ai envie de te voir tel que tu es. Je suis comme ça. Je regarde les gens en entier tout simplement. Mais toi tu veux que je vois celui qui se cache derrière du fond de teint. Mais tu veux que je vois de quoi tu as l’air vraiment. On ne peut pas avoir le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la crémière. Enfin si, tu as déjà le mien, c’est pas mal. » finit-elle son discours d’un sourire.
« Après je pense qu’il a des choses vraiment très douloureux dans ton esprit que je t’avoue, je n’ai pas forcément envie de connaitre pour l’instant. » tordit-elle la bouche avec assez d’innocence et de sincérité dans ce qui voulait être dit avec un peu d’humour.

Ne le voyant pas trop agressif, elle s’agenouilla derrière le canapé et s’appuya de ses bras et sa tête sur le dossier, à côté de Marvin.
« Tu sais, avant de me retrouver ici, lui parlait-elle simplement, sans réellement dire qu’elle venait du Monde des Contes. C’était une évidence qui n’avait pas besoin de mot. Il y a mon beau-frère qui est vraiment un rustre. Il a voulut nous prouver sa virilité et sa force, tout ça je suis sûre parce qu’il lui manque un bras, donc il sent dans l’obligation de compenser. Soit. Et là, il nous abat un ours. Je te le fais courte hein ! Cet animal était plus précisément une ourse. Elle avait un petit. Je me suis jeté sur lui, même si je savais qu’il pouvait m’écraser avec sa seule main. Il allait abattre le petit, car pour le citer : « il ne survivra pas tout seul ». Ce qui est vrai. J’ai pas pu me résider à laisser faire la nature. J’ai décidé de le garder. J’ai pas eu le temps d’en profiter. Il est trop mignon. Tu pourrais me faire un petit ours ? Un petit ours imaginaire ? » avait-elle décidé de changer de sujet, autant pour lui que pour elle. Au fond de son esprit, une case s’était ouverte : il l’intriguait et sentait la douleur de la solitude se manifester. Comme avec Elsa. Il avait cette bonté d’âme avec elle et des rêves merveilleux qu’elle n’avait que de bon sentiment pour lui. Si elle en avait des bons, c’est qu’il méritait d’être aider. Alors elle chercherait peut-être à savoir ce qui se passe chez cet homme. Juste au cas où elle pourrait lui rendre service. Mais comme un gout amer, une idée lui revenait constamment à l’esprit. Il avait eu peur.
« Et tu ne m’a pas dis si on voyait des clients aujourd’hui ? Et je n’ai pas vu ce que tu devais faire avec ta balle. Tu as juste signé pour un cadeau donc du travail en plus. Et tu n’auras même pas d’argent. Est-ce que tu vas parler ? ... Tu veux vraiment que je m’en aille ? »
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MessageSujet: Re: Le chocolat... un ingrédient indispensable pour une journée réussie + Anna&Marvin   Mar 27 Oct - 23:36


❝Chocolat et bonne journée❞
Marvin E. Kandinski & Anna Sorensen


Un cauchemar ! Je vis un véritable cauchemar ! Si seulement il existait un moyen d’effacer ce qui vient de se produire ! Oublier la colère qui m’animait lorsqu’Anna avait percé mon secret à jour. Essuyer les larmes qui avaient coulé des magnifiques yeux d’Anna. Comment puis-je supporter l’idée d’avoir infligé une peur aussi traumatisante chez cette jeune femme qui m’est si chère ? J’ai honte de moi, bien trop honte d’ailleurs pour oser lever mon regard vers la cuisine où mon assistante de trouve. J’ai manqué à ma parole, j’ai grillé ma couverture, déchiré le rideau du mensonge pour laisser entrevoir le monstre que je suis. . Je voudrais disparaître, mettre des murs infranchissables entre Anna et moi, fermer à jamais la clé de la porte de mon refuge pour que plus personne ne puisse y entrer. Pourtant mes jambes refusent de me porter, comme si une force bien plus puissante que ma honte et ma peur me retenaient en ce lieu. Pourquoi ne suis-je donc pas capable de me relever, d’aller m’enfermer dans toutes pièces secrètes de ma maison où personne ne pourrait me déloger ? Au lieu de cela je reste prostré dans un coin de la pièce, priant et espérant que les pas que j’entends derrière moi continue à loger la pièce jusqu’à la porte d’entrée. Rien n’y fait pourtant ! Le son des pas graciles d’Anna se dirigent vers moi, s’arrêtant derrière le canapé où je me suis installé. Sana vraiment savoir ce qui m’attends, je ferme les yeux très forts craignant de devoir affronter la réalité. Est-ce bien un couteau que j’ai deviné sous la robe d’Anna ? Mon assistante est-elle revenue pour me faire du mal ? Pour tuer le mal à la racine et libérer le monde de l’être terrifiant que je suis ? Est-ce cela mon destin ? Rassemblant toutes mes forces, je serre les poings tentant d’échapper à l’envie irrépressible d’Edward de sauté à la gorge de la rouquine avant qu’elle ne blesse mon corps. De mon côté, j’ai beau supplier Anna de me laisser tranquille, de disparaître à jamais de ma vue mais la brave petite ne bouge pas.

Un frisson parcourt tout mon corps alors que je sens la main de mon assistante me caresser les cheveux. Avec tendresse, elle me parle avec beaucoup de douceur pour tenter de me rassurer. Elle prétend qu’elle cherche à connaître les gens entièrement ? Cependant elle prétend également ne pas vouloir connaître ce qui se passe à l’intérieur de ma tête ? N’est-ce pas un peu contradictoire ? Je voudrais pouvoir le lui dire, dénoncer tous ses propos affreusement optimistes pour la réveiller et lui faire comprendre ce qui se passe à l’intérieur de ma tête. Je ne peux pas, je n’oserais jamais lui faire courir de risques. Lorsque je sens sa main douce et chaleureuse, je prends soudainement conscience de la raison qui a empêché ma fuite. Je ne veux pas être seul, je veux la voir rester auprès de moi, je veux me nourrir tous les jours de son idéalisme et de ses espoirs irraisonnés. Lorsqu’elle s’agenouille à mes côtés, je relâche enfin la pression sur ma tête et plonge avec délice mon regard dans le sien. Malgré les larmes coulant sur mes joues, je trouve la force de sourire lorsqu’elle me révèle une partie de son histoire. Son sacrifice pour cette brave petite bête, sa détermination à sauver un être fragile condamné à disparaître. Tout cela renvoie l’image d’une jeune femme courageuse et libre d’esprit ayant le courage de dépasser le simple bon sens pour faire adopter à tous son propre regard sur le monde. Je me prends à rêver qu’elle pourrait changer mon univers, bouleversé mes convictions pour me faire croire à un avenir radieux. Si seulement je trouvais la force en moi de lui confier tous ces sentiments vrais et contradictoires qui se bousculent dans ma tête et dans mon cœur… Avec douceur je place ma main sur la sienne, lui adressant un sourire à la fois sincère et maladroit.

- Je t’en prie Anna, reste avec moi. J’ai besoin de toi, ne serait-ce que pour m’aider à imaginer la figure de ton petit ourson. J’ai besoin de savoir à quoi ton ourson ressemble, je voudrais réaliser ton rêve… et t’aider à comprendre que malgré les apparences, tu n’es pas toute seule. Tu n’auras jamais à l’être !

Je me relève alors de mon siège et je l’aide également à se relever en lui tendant doucement mon bras. Une fois debout, je reste quelques instants devant elle, passant doucement une main sur sa joue pour effacer les marques laissées par ses larmes séchées.

- Tu m’as demandé pourquoi un médecin s’était-il reconverti dans la robotique ? Je vais te répondre… bien qu’il aurait été plus judicieux de ta part de choisir l’exemple du soldat plutôt que celui du médecin. Je voulais que chaque enfant puisse conserver l’espoir d’une meilleure vie et le courage de réaliser leurs rêves... Même si j’ignore ce qui a pu t’arriver dans le passé, je souhaite plus que tout que tu finisses par trouver le bonheur.

J’entends soudain Cookie japper à nos pieds, la balle collée dans sa bouche. Apparemment mon robot non plus à décider de ne pas m’en vouloir pour cet excès de rage. Il est même tout prêt à me pardonner pour peu que je satisfasse ses envies. Je m’éloigne alors d’Anna la laissant seule au salon. Je me promets alors de réaliser la volonté de mon chien. Je place alors la balle dans les micro-ondes et la réchauffe légèrement avant de rejoindre mes camarades dans le salon. J’ai alors retrouvé tout mon calme et ma sérénité. Bombant légèrement le torse, je me dirige vers Anna et lui tend le bras.

- Si vous voulez bien vous permettre très chère demoiselle, je pense que nous serons plus à l’aise à l’extérieur pour l’expérience qui va suivre.

Quelques minutes plus tard, nous nous retrouvons tous les trois sur la terrasse. Je me lance alors dans des explications scientifiques avant de donner la balle à Anna.

- Les yeux de Cookie sont équipés de caméras thermiques qui lui permettent de repérer les objets chauds aux alentours. Il détecte notamment la chaleur produite par le corps humain et peut ainsi suivre son maître dans chacun de ses déplacements. Ce système peut également lui permettre de jouer. Cette balle est faite d’une matière très particulière qui supporte les ondes produites par un four à micro-ondes. Lorsque tu lances ce jouet, le chien sera capable de voir dans quelle direction tu le lanceras. Il pourra également en mesurer la trajectoire pour aller ensuite la chercher. Essaie de la lui lancer, tu verras c’est très amusant.


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MessageSujet: Re: Le chocolat... un ingrédient indispensable pour une journée réussie + Anna&Marvin   Sam 31 Oct - 1:00

Un chocolat...



On entendait que la trotteuse de l’horloge dans le salon, dont le pas rythmé ne défaillait jamais et marquait le temps. Anna en avait une presque comme ça dans la grande salle des tableaux. Elle était beaucoup plus large et juste légèrement plus haute donc le ventre s’ouvrait sur un pendule qui avait l’air de balancer l’immense salle. Souvent, elle se perdait dans des romans d’aventures dans le fauteuil tout près, empoignée dans les moments d’intrigue, les courses poursuites, les grandes décisions, son coeur qui battait en diapason. A cet instant, avec Marvin juste sous elle, c’était la découverte de sa sécurité alors qu’elle déposait avec douceur ses mains sur sa tête. Elle put sentir le frisson qui traversait le jeune homme lorsque ses doigts fins coulèrent le long de ses cheveux ébènes. Pour appuyer son hésitation, elle avait presque sursauté. La pression s’était faite moins forte avant de reprendre confiance et réitérer son geste avec plus d’assurance. Un sourire bref avait illuminer son visage alors que ses yeux suivait le chemin de ses mains qui se perdaient dans sa chevelure. Il avait les cheveux doux et elle aurait pu les caresser comme ça encore des heures. C’était une manie chez elle qui avait tendance à agacer un peu Kristoff. Il disait toujours qu’il avait l’impression d’être un petit animal pour ne pas dire « chien ». Anna n’y pouvait rien si ce simple geste pouvait l’apaiser. Il n’avait qu’à lui trouver un chien. Certes, ils avaient deux rennes, mais ça ne peut pas s’allonger à côté de vous ou sur vos genoux dans le sofa. Ni même dans le lit. Puis elle lui confia simplement ce qu’elle pensait, la façon dont elle le faisait mais aussi qu’elle n’était pas forcément prête encore à certaine chose. Porter le fardeau des autres c’était presque un quotidien. Elle avait déjà d’autres angoisses à gérer pour pouvoir aspirer celle de Marvin. De plus elle le connaissait depuis peu. Tout était si beaux et doux avec lui. Elle oubliait tout en sa présence et elle voulait continuer d’en profiter, de le découvrir et de le connaitre petit à petit. Un moment elle serait toute ouïe à ses confessions aussi obscures ou ridicules soient-elles. Marvin ne le voyait pas peut-être pas ainsi, mais il le comprendra quand ce moment sera venu. Consciemment ou malgré lui. De son vouloir ou pas obligation.

Elle dut malheureusement mettre fin à son geste si agréable pour elle et sûrement autant pour lui et s’agenouilla pour lui raconter une petite anecdotes qui lui était arrivée récemment. Elle aurait pu choisir n’importe quel exemple comme Olaf ou encore ces adorables petits diables de glaces qu’Elsa avait provoqué avec sa grippe. Ils étaient vraiment trop mignon, même si ingérable. Il y avait aussi Jeanne d’Arc son renne femelle. Elle avait préféré l’ours à défaut de s’imaginer un ami imaginaire. Petite Anna avait passé son temps à imaginer des personne réelles que c’était difficile pour elle. Alors cet ours dont elle n’était pas trop attaché et avec qui elle avait passer peu de temps lui paraissait idéal. Inconsciemment elle ne voulait pas se retrouver avec un jouet qui serait à l’image d’une personne qu’elle chérissait bien trop comme Olaf, Jeanne d’Arc ou pire encore Elsa. C’était dérangeant. Elle le voyait comme un supplice des Enfers, mais plus vicieux encore car elle pouvait toucher et vivre avec cette image des personnes qui lui manquent. De changer ainsi de sujet avait l’air de faire oublier le tic tac presque pesant de la pièce et la situation. A travers des yeux rouges et humides qu’elle vit pour la première fois sur le visage presque impassible de Marvin, il y avait un sourire si communicatif qu’Anna le lui rendit avec tout son coeur. Un sourire était pour elle la présence de l’espoir.

Il se leva alors de toute sa hauteur et la tête d’Anna se pencha fortement en arrière pour pouvoir le voir. Même lorsqu’elle suivit son mouvement, elle restait plus petite et gardait le nez orienté vers le plafond. Il lui tendit le bras par dessus le dossier du canapé encore froissé de leurs appuis. Elle l’attrapa avec fermeté et d’un bond ou presque passa de l’autre côté du meuble pour se retrouver face à lui. La demoiselle ne passait rarement par quatre chemin. Un rire amusée s’affichait sur son visage après ce petit instant acrobatique. Il y avait de nouveau un petit silence mais il n’était plus génant. Il laissait les conflits et les maux se dissiper, comme un baume.

Etrangement de le voir si ému ou blessé, ne sachant réellement ce qui était la raison très subtile de ses larmes, elle fut touchée. Il avait toujours des expressions pincées et mornes, inexistantes parfois et dans certains mouvements de sourcils qui traduisaient comme une douleur ou son regard fuyant : un combat. Alors les larmes étaient comme une continuité de la collection de visage que possédait Marvin (les sourires étaient les pièces les plus rares et radieuses) malgré tout Anna n’arrivait pas à s’y faire. Elle aurait aimé ne jamais le voir ainsi. Cela pouvait arriver certes, mais de le voir c’était une réalité cachée dans la partie immergé du Surmoi qui bondissait dans le présent conscient du Moi. Anna était presque de tentée de le prendre dans ses bras. Pire encore, elle se retenait de vouloir lui essuyer la joue au même moment où Marvin s’osa à le faire pour elle. Il y eut une petit sursaut de la part de l’assistante, puis elle ferma les yeux un instant. Sa tête se pencha vers sa main comme attirée par la chaleur du contact et la douceur du geste. La rouquine avait oublié que le jeune homme lui avait retiré quelques larmes en plus des siennes.

Elle n’eut pas le temps de se rappeler pourquoi elle pleurait en détails que Marvin décida de passer à autre chose. Il dut ressentir l’élan dont avait fait preuve Anna et continua dans la lancée. Elle avait cette force qui faisait se dissiper tout les mauvais sentiments. Pas tous, pas tout le temps mais à cet instant, il était difficile de croire qu’ils avaient pleurer tout les deux.

Avec entrain, elle lui empoigna le bras. Dans un premier temps ce fut avec une certaine familiarité totalement innocente. Sa tête qui arrivait tout juste à son épaule s’y appuya avec douceur alors qu’elle lovait ses deux bras autour de celui finement musclé de Marvin. Anna ne se préoccupait pas du chien, la tête levée vers Marvin. Son esprit était en pleine explosion de question et d’émotion qui tentaient en vain de retrouver un enchainement logique. Mais qui était-il.
« Tu sens bon enfaite ! dit-elle subitement après avoir sélectionner au hasard dans ses pensées. Enfin pas forcément « enfaite ». C’est juste que je suis à côté alors je le remarquais. J’imaginais pas que tu puais. Je passe pas non plus mon temps à renifler les gens. Mais le vrai « enfaite » : Cette discussion ne devrait même pas avoir lieu car je ne comptais pas le dire. Je pensais l’avoir gardé pour moi… »  s’arrêta t-elle enfin de parler penaude, les joues légèrement rosie. « Allons donc à la terasse » le tira t-elle vers l’endroit intéressé. Sa prise se fit plus princière à son bras alors qu’il l’escortait jusqu’au petit endroit de verdure qu’offrait la maison.
« Tu étais aussi soldat ? Ou juste médecin ? J’ai l’impression de ne pas tout comprendre. Ce qui m’arrive constamment. En tout cas j’aime beaucoup ces rêves et cette façon de penser. C’est beau d’être parti de ces deux situation ou une seule pour en arriver là. Vous êtes un héro Monsieur Kandinski. C’est une grande chance. Partir de rien et arriver si haut. Moi, comment ça t-elle presque avec nostalgie, je suis déjà en haut, je ne suis qu’une princesse, se stoppa t-elle précipitamment en se plaquant une main sur la bouche. Oh la terrasse ! » exagéra t-elle le ton de la surprise pour se précipiter dehors.

Le jardin était comme Marvin. Bucolique et un peu sauvage, avec des mauvaises herbes ici et là, des zones abandonné à la nature, mais un charme par les emplacements naturels des choses, comme réfléchi pour embellir la beauté de cette nature. Il y avait des fleurs qui s’éparpillaient sur la pelouse ou à l’ombre d’un arbre aux magnifiques couleurs d’automne, discrètes et rendaient l’endroit aussi ravissant qu’une toile préraphaélite. Elles étaient d’une jaune vif dont les pointes commençait à se teinter de rouge. Quelques unes coloraient le sol comme une pluie d’or.. Anna l’observait avec un petit sourire, s’émerveillant parfois sur des petits détails.

Marvin dans la douceur agréable et magique du jardin réussit à perdre totalement la demoiselle qui commençaient à loucher à chaque mot. Elle ne répondit pas de suite et regardait la balle dans les mains fines de l’homme longuement.
« J’ai pas tout compris. J’ai juste compris qu’il voyait la chaleur ? Mais comment ? Il voit de la fumée ou que l’image se déforme comme si on regardait à travers de l’eau comme les mirages ? Et genre si je me cache dans la maison, il me voit ? Et derrière une montagne, il pourrait me voir ? C’est pratique si je me perds ça, ou imagine si tu te fais mal et que t’es perdu, ton chien te retrouve. Mais il voit comment ? Si la montagne est haute, ça se verra au-dessus ? »
Puis sans aucune transition, elle lui prit la balle en poussant un petit cri de surprise.
« C’est chaud ! » dit-elle dans un gloussement totalement amusée. Elle agita ensuite l’objet sur le chien dont la queue n’avait assez de balayer le sol. Cookie voulait jouer et depuis bien trop longtemps. Anna n’eut pas le temps de jeter la balle que déjà le chien courraient vers le fond du jardin. La balle rebondit et roula se cachant dans une grosse touffe d’herbes hautes à un mètre du pied de l’arbre. Cookie ne reniflait pas comme les autres chiens et observait l’endroit, tournant sur lui même, les oreilles dressées. Il aboya quand il trouva la balle et farfouilla de sa truffe dans l’herbe.

Le chien ramena la balle. Anna réitéra son geste plusieurs fois, puis un éclair passa dans ses yeux et elle eut un sourire espiègle. Elle fit mine de jeter la balle. Cookie détala. Elle avait toujours la balle en main et elle courut le cacher dans un pot de fleur sur la terrasse. Elle attendit comme une enfant qui faisait une blague, l’air de rien. La rousse était curieuse de voir s’il allait trouver. On pouvait entendre les petits rires d’Anna, et le chien qui erraient dans le jardin lors de cette matinée calme dans le quartier Turner.
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And then suddenly I bump into you
 — I've been searching my whole life to find my own place »

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MessageSujet: Re: Le chocolat... un ingrédient indispensable pour une journée réussie + Anna&Marvin   Dim 1 Nov - 17:15


❝Chocolat et bonne journée❞
Marvin E. Kandinski & Anna Sorensen


Nous nous somme fait front l’espace d’un instant, emmuré dans un silence que seul le bruit de l’horloge troublait. Voir tant de larmes se refléter dans ses deux miroirs cristallins me troublait. Je ressentais sa douleur et son chagrin, je peux d’ores et déjà percevoir ce destin qui sera le nôtre. Garder Anna auprès de moi est bien égoïste de ma part. Ses larmes déjà sèches ne seraient pas les dernières. Si elle souhaitait rester à mes côtés, elle verrait très bien d’autres larmes fraîches prendre le relai des anciennes. Je me sens perdu, incapable de prendre la seule décision qui s’impose. Prendre mes responsabilités et la rejeter me fait presque aussi peur que l’idée de la garder auprès de moi. Je l’entrevoie si belle et si forte, capable de franchir tous les obstacles pour sauver les personnes qu’elle aime. Pourrait-elle faire ça pour moi ? Aurait-elle le courage d’affronter Edward ? Je l’ignore. Pour le moment tous se brouille dans mon esprit. Je ne puis pour le moment que me fier à mes expériences passées. Edward s’en est toujours pris aux personnes que j’aimais avec bien plus de cruauté que des inconnus de passage. Les personnes que j’aimais… les personnes que j’aime…

Anna ne me laisse pas le temps de poursuivre mes pensées. Avec affection elle saisit le bras que je lui tends. Malgré le maquillage, je peux empêcher mon visage de se parer d’une jolie couleur rouge. La voir se lover ainsi tout contre moi en pleine confiance me bouleverse. Serait-il possible que je puisse un jour l’aimer ? Serait-il possible que nous puissions devenir si proches ? Non, impossible ! Je ne peux et ne veux l’envisager. Laisser parler mon cœur serait la condamner à une vie pleine de mystères et terriblement douloureuse et à une fin qui le serait tout autant. Sans même le laisser percevoir, je ferme un instant les yeux, tentant de calmer les soubresauts de mon cœur qui trahit déjà un début d’attachement sentimental pour la jolie rouquine. Anna lance alors une remarque étrange et pleine d’innocence. Sans vraiment le vouloir, je laisse transpercer sur mes lèvres le plus charmant et le plus authentique des sourires. Elle me ramène soudainement à mon passé, à l’époque où je n’étais encore qu’un manchot. Mon petit corps d’oiseau avait beau être adorable, il était souvent la proie de critiques acerbes sur les effluves de poissons frais et d’eau salée qu’il dégageait. Depuis que j’étais humain, je prenais soin de me parfumer pour ne plus jamais avoir à subir de pareilles moqueries. Répondant à la critique d’Anna, je me tourne vers elle.

- Flocon d’hiver… un parfum de ma propre invention. Je suis ravi qu’il te plaise. Je crois que j’hésiterais tout de même à me lancer dans une carrière de parfumeur. C’est plus difficile que cela en a l’air de primes abords.

La jeune demoiselle répond alors à mon invitation à nous rendre dehors. Son attitude change alors légèrement. Sa démarche et sa tenue deviennent gracieuse et altière, telle une dame de la haute société. C’est alors qu’elle me confie être une princesse dans notre monde d’origine. Ce secret ne me surprend guère. Malgré ses quelques maladresses, sa grandeur d’âme et ses bonnes manières prouve qu’elle vient d’une famille de bonne société. Sa sœur serait-elle donc princesse voire reine ? Quant à moi, soldat ou médecin ? Quelle importance ? Aucune de ses professions n’étaient vraiment celles qui m’étaient destinée. Je ne suis au fond qu’un cobaye de laboratoire qui a eu la chance d’avoir une nageoire se tendre vers moi quand j’en avais le plus besoin. Non je n’étais pas le héros de cette histoire. Skipper l’était ! Il avait été celui qui m’avait fait croire que je pouvais être plus qu’un vulgaire cobaye. Le seul à m’avoir prêté une confiance aveugle malgré le danger que je représentais. Le seul à m’avoir pardonné les atrocités que j’avais commises même lorsque mon crime était abominable. C’est en souvenir de mon meilleur ami que je poursuivais aujourd’hui cet objectif de ne plus voir un enfant erré sans but dans la nuit.

- Disons que j’ai endossé plusieurs uniformes au cours de ma vie. Bien que la science soit ma véritable première passion, j’ai servi quelques années dans les rangs de l’armée. C’était un acte de loyauté plutôt que d’engagement personnel. Mais non Anna, je ne suis pas un héros… toi en revanche oui, j’en suis persuadé. Car si le fait de naître avec du sang bleu dans les veines est le simple fruit d’un hasard, le mériter est en revanche beaucoup plus difficile. Hors tu possèdes cette noblesse et cette force de caractère qui font d’une princesse une très grande dame.

La princesse se précipite alors sur la terrasse charmée par les merveilles qu’il renfermait. Je ne comprends pas ce qu’Anna peut trouver de charmant à un pareil endroit. Mal entretenu et désordonné, il est loin de représenter l’idéal d’un jardin bien cadré à l’américaine. En le regardant, je n’en aperçois que les mauvaises herbes et les fleurs mal positionnées et en bataille. Comment pouvait-on trouver quoique ce soit de beau à cet environnement ? Je ne m’attarde pas sur ce détail et me mets dans des explications compliquées à propos des yeux de Cookie. Mon assistante a alors du mal à me comprendre, tout comme mes compagnons d’autrefois. Pourtant, elle fait preuve d’une vraie curiosité qui me touche énormément. Je porte alors mon attention sur mon chien robotique et lui ordonne d’enregistrer ce qu’il voit. Je me tourne ensuite vers la demoiselle.

- C’est ça tu as tout compris, il capte la chaleur que les caméras interprètent par différentes couleurs allant du jaune au rouge en passant par le violet. Je te les montrerais plus tard, ces images sont très belles. Tu as raison, ce serait vraiment merveilleux et aideraient grandement les secouristes en haute montagne. Nous ne pouvons pas encore utiliser caméra de cette manière-Elles ne permettent pas encore de transpercer la matière. Il serait incapable de te trouver derrière une paroi où un mur ou de la neige compacte. Cependant les surfaces vitrées renvoient la chaleur comme un miroir. L’image sera moins nette mais Cookie sera capable de retrouver la balle. Tu peux toujours essayer !

Anna saisit alors la balle chaude dans ses mains, la lançant à Cookie à plusieurs reprises. Bien que mon attention se focalise tout d’abord sur les prouesses de l’animal, je la détourne mon regard pour le porter sur Anna. Avec tendresse et fierté, je vois mon assistante s’amuser énormément de mon travail. Elle s’amuse avec mon chien comme s’il s’agissait d’un vrai animal, ses yeux pétillant de curiosité et d’admiration. Sans vraiment m’en rendre compte, je ne peux m’empêcher de laisser un long sourire attendri se dessiner sur mes lèvres. Je ne puis détourner mon regard de la jeune femme, même lorsqu’elle s’éloigne de moi pour aller dissimuler la balle dans un pot de fleurs. Se croit-elle vraiment plus maligne que Cookie ? Bien résolu à lui démontrer le contraire, je siffle mon chien tout en lui ordonnant de brancher son GPS. Il s’immobilise un instant, cette fonction lui demandant un certain temps pour être mise en fonction. Soudain, il aboie et se précipite vers la terrasse. Après quelques regards intrigués, il place son museau dans le pot et en ressort la balle. Il vient ensuite la poser à mes pieds. Je me penche alors vers lui et le gratifie d’une caresse, fier de ma petite ruse.

- C’est bien Cookie, tu as très bien travaillé ! Tu veux encore jouer ?

Mon chien jappe gaiement témoignant de sa volonté farouche de montrer à Anna de quoi il est capable. Je me dirige alors vers la demoiselle me penchant à son oreille.

- Essaie cette voix d’aller placer la balle derrière la baie vitrée pour voir s’il est capable de la retrouver.

Je suis soudain interrompu dans notre discussion par un appel sur mon téléphone. La sonnerie présélectionnée me fait comprendre que je devrais être seul pour les minutes à venir. Une étrange expression mêlant à la fois inquiétude et excitation orne mon visage lorsque je m’éloigne. Je chuchote à mon combiné afin qu’Anna ne puisse pas percevoir notre conversation. Je reviens quelques minutes plus tard, une expression indéchiffrable sur mon visage.

- Je suis navrée Anna, je vais devoir vous laisser seuls une dizaine de minutes. Pourrais-tu entraîner Cookie durant ce temps ? Je ne serais pas très long.

Avec le plus grand des sérieux, je pénètre dans la maison, rejoignant au plus vite mon laboratoire.

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MessageSujet: Re: Le chocolat... un ingrédient indispensable pour une journée réussie + Anna&Marvin   Lun 2 Nov - 23:25

Un chocolat...



La froide situation qui avait enveloppé les deux collègues d’une de ces premières journée d’automne s’était presque totalement dissipé. On pouvait avoir confiance en la maladresse d4anna pour faire éclore les sourires et apaiser les maux. Elle s’était embrouillé presque dans une monologue inquiétant quant à sa santé mentale, pour avoir penser tout haut et peut-être de façon gênante. Ce n’était pas des choses qui se disaient si franchement alors qu’il était son patron. Il n’eut pas l’air de le prendre mal au contraire. Anna adorait sa façon de répondre ou de parler, un vrai gentleman à la verve polie et mesurée, pleine de douceur et de confiance. Son image d’homme à marier était appuyé par tout ces talents qu’elle découvrait peu à peu. Ce fut une agréable surprise de savoir qu’il savait même faire des parfums. Marvin était un homme étonnant et plein de ressource.
« Ca sent très bon, répondit-elle avec timidité n’ayant pas souhaité consciemment amener ce sujet à la conversation. Flocon d’hiver ? C’est un joli nom, mais vous avez quoi tous avec l’hiver ? C’est froid ! C’est très beau, sourit-elle, mais c’est froid. Très froid. » ne put-elle s’empêcher de faire la remarque.

Ils se dirigeaient alors vers l’extérieur, expressément suivit de Cookie qui tournait parfois sur lui même car les deux humains n’avançaient pas assez vite. La discussion avait donc fini par retrouver un sujet auquel Anna pouvait parler sans rougir, ou presque. Il fallait qu’elle en dise toujours trop. Lorsqu’elle était lancée, elle ne s’arrêtait plus et voilà qu’encore des informations qui devraient mieux rester secrète pour sa sécurité, lui échappait. Marvin ne se montra pas choqué ni étonné à l’annonce qui n’aurait du exister. Il lui répondit comme si de rien n’était que ce soit sur son passés rempli d’un homme dans l’action et la protection ainsi que le savoir. En lui racontant ça, il se dessinait aux yeux d’Anna. Petit à petit la fresque de sa vie se dévoilait et prenait des couleur sur l’image qu’elle se faisait de cet employeur un peu morose et meurtri. La demoiselle pouvait alors apprécier la richesse de son vécu. Malgré tout, il restait modeste à ses compliments et la couvrait en retour. Anna fronça les sourcils, hargneuse de ne pas comprendre pourquoi il ne pouvait pas simplement prendre ce qu’on lui disait pour comptant. Il n’y croyait pas, mais c’était vrai. Elle jouerait au même jeu que lui s’il fallait.

Une fois dehors alors qu’elle avait tenter de changer de sujet, elle continua la conversation avant qu’il ne commence ses explications où qu’elle puisse apprécier son jardin plein d’âme. Elle venait tout juste de passer la porte-fenêtre et ses chaussures claquèrent d’un son nouveau sur les planches de la terrasse.
« Peut-être, que je le mérite et je suis d’accord. Après en soit mériter du sang bleu, je ne sais pas. Tu sais, les princesses sont pas forcément de grande dame. Ce sont des filles qui naissent avec une facilité de vie et la vie ne leur donne pas forcément les outils pour être ces grandes dames, alors ce ne sont que des capricieuses qui ne savent rien faire de leur main. Si c’est ça le sang bleu... » avait-elle relevé avec un certain agacement en pensant aux reproches qui finissaient toujours pas tomber dans ses disputes de couple avec Kristoff. Sans parler de tout les autres qui la traitaient comme une enfant incapable. Elle ajouta pour finir : « Et pour ce que j’ai dis mais que j’aurais du dire. Enfin pas aussi vite. Tu le gardes pour toi. Peu de gens me connaissent et savent d’où je viens ni qui je suis. Je sais pas pourquoi j’en ai parlé, c’est si facile avec toi. Tu ne me feras pas de mal parce que tu sais certain de mes secrets. C’est ce que je ressens en tout cas. Je te fais confiance. J’espère ne pas me tromper encore une fois » leva t-elle ses yeux dans les siens un instant, comme essayant de chercher s’il était comme Hans, s’il était faux. Elle ne pouvait y croire.

S’en suivit après quelques instants les longues et difficiles explication de la capacité merveilleuse du chien mécanique. Il lui parlait de sauver des gens. Elle ne l’avait pas vu aussi grand, mais c’était vrai. Il ne pouvait pas l’aider qu’elle, mais n’importe qui. Elle hochait la tête, très intéressée, les yeux gourmands de nouvelles curiosités.
« J’aimerai beaucoup voir ce que ça donne avec toutes ces couleurs. »

Se lançant enfin dans le jeu avec Cookie, elle essaya de tromper un peu l’animal, mais c’était sans compter de son grand complice, Marvin, qui sauva sa réputation. Elle avait fait volte-face pour jeter un regard de reproche d’enfant au jeune homme.
« Je sais pas ce que t’as fais, mais c’est de la triche. Je le vois à tes yeux et t’es pas du tout innocent ! » finit-elle par sourire et rire. « Et je veux essayer plutôt deux fois qu’une. Fais diversion. »
C’est alors que le téléphone sonna.

La rousse se figea dans son élan d’émerveillement et d’amusement. Elle avait toujours la main sur la sienne, la balle qui séparait leur paume. Il allait s’éloigner pour répondre à son téléphone. Inconsciemment elle le savait par le conditionnement habituel qu’apportait ses journées de travail avec lui. A chaque fois que c’était cette sonnerie, il s’isolait. Un léger détail qui n’importait pas Anna, ni même qu’elle avait remarqué avec précision. Toujours esclave de son esprit, ses envie et ses émotions, son corps parlait malgré ses volontés, enfin si elle en avait. Les yeux verts d’Anna observaient Marvin alors que ses doigts fin se serrèrent un peu plus autour de ceux du jeune homme. La balle s’écrasait légèrement par son élasticité. Elle ne voulait pas qu’il s’en aille. Ils commençaient à s’amuser.

Elle finit par se retrouver avec le jouet tiède dans les mains qui pouvait à peine combler la chaleur de sa main et sa présence. Elle ne le regardait déjà plus lorsqu’il lui confia qu’il ne serait pas long, Elle s’était déjà consolée avec l’idée qu’elle était là pour travailler et ne pas jouer. La jeune femme avait opiner du chef et sourit, mais sa déception était difficile à cacher qu’elle lui échappait. Elle jaugea le jardin à nouveau puis descendit la marche qui l’amenait à la pelouse. Quelques cousins s’envolèrent avec légère pour se déposer un peu plus loin. Elle fit quelques passes avec la balle et se baladait dans ce coin de verdure reposant qui lui rappelait le jardin secret du château.

Elle s’ennuya rapidement et l’air devenait frais alors qu’elle s’était assis sur le bord de la tereasse pour essayer de retrouver la sensation de ce qui lui manquait. Son château familiale et sa famille. Elle s’y croyait presque, surtout avec l’odeur de bruyère et des roses aussi présente dans son refuge royal. Elles étaient à l’opposé du banc qui se trouvait au bord de la marre et les effluves arrivaient avec le vent qui s’engouffrait dans le creux de la chaîne rocheuse, passait au-dessus du lac et traversait le château. Anna soupira d’aise. Cookie fit un aboiement assez haut ce qui sortit la demoiselle de ses pensées. Il voulait sûrement rentrer aussi. Ou il s’ennuyait.

Dans le salon, la température était plus agréable si bien qu’elle du se frotter les bras pour se réchauffer tant elle avait froid face à la chaleur de la pièce. La chair de poule se dessinait sur ses avant bras dont les manches de laine avait été retroussées pour jouer avec le chien. Elle attrapa les notes qui étaient toujours parfaitement rangé et déposé sur la table basse. Sa tasse aussi dans laquelle il restait un fond de lait au chocolat. Elle errait dans l’immense pièce tout en passant d’un schéma à l’autre. Ce qui était écrit ne l’atteignait pas, mais elle s’arrêtait sur les formes, les images, aimait lire les notes manuscrite de Marvin qui traduisait son côté méticuleux. La chemise noire en cuir finit par trouver place sur la comode où reposait trois petits sujets. Elle avait porté son attention sur la bibliothèque qui couvrait un bon pan de mur. Ses doigts se baladait sur les titres par millier des ouvrages. Elle en prenait quelques uns et s’arrêtait soit à la première de couverture, soit la quatrième. Un attira un peu plus son attention que les autres. La Reine des Neiges d’Andersen.
« Oh La Reine des Neiges. C’est rioglo ça ! » attrapa t-elle le livre de conte à la couverture tissé et bleu marine, dont les écriture étaient légèrement en relief. Elle passa sa main dessus et l’ouvrit au hasard, puis le feuilletait. Les gravures qui l’illustrait était presque semblable à son livre d’enfance. C’était un conte qui avait bercé sa jeunesse. Il était souvent demandé par Elsa qui avait des démons à combattre et des questions qui demandaient réponse. Or Anna aimait beaucoup cette histoire et elle lui rappelait ces soirée devant l’âtre crépitante de la cheminée, Elsa sur les genoux de sa mère en pleine lecture et Anna blottit contre son père.

Elle le reposa dans un soupir et tendit la main pour attraper le livre juste à côté.
« L’adaptation du pingouin, lisait-elle. Rhooo des pingouin tout mignons ! » et elle voulut voir des photos. Et le livre résista quand il arriva à moitié. Soudain un ronronnement et des cliquetis venait de la bibliothèque. Le meuble s’ouvrit littéralement en deux et Anna hésitait entre crier ou fuir. Elle resta interdit, agitant les mains devant elle de panique. Quelle ne fut pas sa surprise quand elle s’ouvrit sur une pièce aux tons ternes mais très éclairés. Les appareils qui la meublaient étaient encore plus impressionnants que dans son laboratoire de jouet. Par leur couleur, leur taille, et leur forme, ils ne réussirent qu’à la figer encore plus d’étonnement. C’est alors que dans cette pièce cachée se trouvait Marvin et elle se mordit les lèvres.
« Je suis vraiment confuse, remonta t-elle ses épaules contre sa tête pour se contenir dans une position honteuse. Je… Je voulais pas. Y’avais un livre sur les pingouins et je voulais voir des pingouins, sa voix se brisant légèrement dans des complaintes d’excuses. Puis vooooouuum ça c’est ouvert. Oh ! C’est quoi ça ? » courut-elle vers une machine, puis une autre, et un écran, des plans posé sur une table. 

« C’est quoi cet endroit ? T’y fais quoi ? C’est encore plus effrayant et fascinant que l’autre atelier. » elle tournait la tête d’une femme simplement curieuse et épatée par ce qu’elle voyait. Elle était aussi assez candide pour croire tout ce qu’il pouvait bien lui raconter. Vérité ou mensonge.
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« All my life has been a series of doors in my face
And then suddenly I bump into you
 — I've been searching my whole life to find my own place »

(love is open door)

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