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 ❄ you can't marry a man you just met.

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queen of ice-solation ❄
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MessageSujet: ❄ you can't marry a man you just met.   Dim 20 Sep - 20:51


Elizabeth Sorensen Bludvist
« what power do you have to stop this winter ? to stop me ? »



Nom, Prénom(s) : Elizabeth Bludvist, bien que le prénom ait été depuis longtemps remplacé par Elsa et que le nom ne soit que son nom d’épouse... Oui, elle préférait l'ancien.
Âge : Vingt-cinq ans en apparence, par-là. Elle avait vingt-quatre ans avant que la Malédiction ne vienne figer ses jeunes traits pendant vingt-huit ans. Maintenant, un an est passé depuis la levée de la Malédiction, donc oui, on va partir sur du vingt-cinq ans, quelque chose comme ça. En apparence, hein.
Date & Lieu de naissance : Première enfant du précédent couple royal d’Arendelle, Elsa est née dans ce royaume vingt-quatre ans avant la Malédiction, comme nous le disions un peu plus haut. C’était la fin de décembre, le 21 pour un peu plus de précisions, et l’hiver commençait déjà à mordre les joues des habitants du royaume.
Conte : La Reine des Neiges.
Personnage : Elle-même. Bien que ce soit Elsa pour les intimes.
Orientation & Statut : Même si Elsa n’a pas une grande expérience des relations amoureuses, elle pense pouvoir affirmer être hétérosexuelle. Puis bon, elle est mariée à un homme, un vrai, viril comme on n’en fait plus, Drago Bludvist en personne, alors il vaut mieux ça.
Groupe : Le peintre.
Particularité : Pas tatouée, pas de piercings, pas de dents en moins ou de balafres sur le visage. Mis à part ses pouvoirs - mais nous y reviendrons - et sa chevelure d’un blond comme on n’en voit jamais d’aussi éclatant, Elsa ne possède pas de signes distinctifs.
Un camp en particulier : Celui de son mari, pardi !
Catégories : Sorcier/Sorcier.
Pouvoirs : Mimétisme neige (permet de changer la composition de l'une de ses parties du corps en neige), statue de glace (permet de changer quelqu'un en statue de glace), cryokinésie (génération et manipulation de la glace et de la neige), créations vivantes (permet de donner vie à des sculptures de neige ou de glace).
Attributs : Érudite, altération d'apparence, enchantement, capacité à sentir la magie.
Armes/Objets magiques : Aucun.

FEAT sarah gadon.



Que penses-tu de la politique actuelle des choses ?
Es-tu au moins au courant de ce qui se trame ?
« Il est vrai que j'aurais préféré vous dire que je ne suis actuellement pas en position pour répondre à ce genre de question, que je m'occupe simplement et exclusivement de mon royaume, que le reste je m'en moque du moment que cela ne me concerne pas. Et peut-être que si Drago n'était pas venu mettre son nez dans mes affaires, j'aurais pu répondre ainsi. Le problème c'est que voilà, Drago est là, et je suis plus ou moins impliquée dans la politique actuelle des choses, même si c'est à moindre mesure, même si c'est dans l'ombre d'un type à qui il manque un bras – et sûrement quelques cases au cerveau, si vous voulez mon avis. Évidemment, que je sais ce qu'il se trame. Je sais que depuis la Malédiction, ceux qui sont restés dans notre monde se disputent le territoire, je sais que Drago et ses barbares en ont profité pour gratter un peu de pouvoir, et pas de la manière la plus douce, croyez-moi. Je sais que Cora se plaisait à pouvoir étendre son pouvoir elle aussi. Il y a plusieurs personnes dont les yeux sont plus gros que le ventre qui prennent le maximum de ce que la Malédiction nous a laissé, alors que d'autres se sont simplement contenté de pleurer leurs disparus. Actuellement, après la levée de la Malédiction, après le passage de Emma et sa compagnie dans notre monde, je crois que Cora a sérieusement pris les choses en main. Il paraîtrait qu'elle a eu recours à une magie que je n'oserais même pas qualifier pour s'occuper de la situation à Storybrooke aussi, mais je n'en sais pas plus et jusqu'à présent ça ne m'avait pas plus inquiétée que cela. Enfin c'est normal, tant qu'Anna était à Arendelle c'était tout ce qui m'importait. Maintenant c'est différent... Après voilà, c'est à peu près tout ce que je saurais vous dire sur ce qui se passe chez nous en ce moment, après tout je reste la reine d'Arendelle, rien de moins, rien de plus. Si vous voulez un rapport détaillé sur la situation, dans ce cas je vous enverrai voir mon abruti de mari, il sera plus à l'aise sur ce sujet. Après tout il fait partie des têtes de clan, si je peux employer ce terme, de ce monde. »


Anecdotes & Caractère

« Vous avez lu quelques lignes, mes informations administratives, mon avis sur une simple question, mais je n'ai pas encore fini de parler de moi. Sur mon passé, sur mes valises, vous en saurez plus le moment venu, mais vient maintenant le temps de parler vraiment de moi, de ma personne. N'allez pas croire que je suis de ces femmes aussi froides que ma glace, une Reine des Neiges tout aussi belle qu'inapte à aimer qui que ce soit. Quitte à briser l'image que vous vous faisiez, quitte à passer pour une jeune fille naïve, je n'ai pas peur de le dire, je sais être aimante et me montrer chaleureuse de temps en temps. Si je ne l'étais pas, alors je n'aurais pas mérité mon rang. J'essaie de prendre exemple sur mes parents. J'ai une certaine fascination pour la peinture. Durant des années de solitude dans une chambre, j'ai eu le temps de prendre quelque pinceau pour m'inventer des scènes fantastiques, mais jamais je ne pus égaler le plus simple peintre du royaume. Même si le dessin me plaisait, je n'avais dans ce domaine aucun talent, aussi je me contente simplement aujourd'hui d'admirer, sans tenter de faire mieux. Je m'y sais incapable. Quitte encore une fois à passer pour quelque chose de trop parfait, j'essaie d'être juste, de rendre le plus d'heureux possible et au pire, au moins limiter la casse. Pas un brin égoïste, du moins je ne le crois pas, j'attends que l'on vienne me dire le contraire, j'essaie de satisfaire au mieux les gens que je gouverne tant bien que mal. Pour les autres... eh bien disons que je n'ai pas souvent l'occasion de m'aventurer bien loin d'Arendelle, sauf si cela m'est nécessaire, et les rencontres que je fais en dehors des paysages enneigés ne sont pas toujours heureuses. Mais je divague peut-être. Je fais peut-être partie des plus grandes acheteuses de chocolat. Je ne peux passer un repas sans en manger un bout, peu importe sous quelle forme, peu importe le menu. C'est l'un des grands points communs que je partage avec ma sœur. Je ne baigne pas dans le mystère de ma magie. En fait, ma magie était un mystère pour moi pendant de longues années, toujours grandissante, mais toujours incontrôlable. Je ne suis pas de ces Reines des Neiges dont le nom est devenue une histoire que l'on raconte aux enfants pour les mettre en garde ou leur faire peur. J'étais la première appeurée par mes pouvoirs, par le mal que je pouvais faire. Je ne suis pas foncièrement mauvaise, je ne vais pas chercher à faire le mal pour le simple plaisir de faire le mal, bien au contraire. Je ne dis pas non plus que je me contente seulement de donner vie à des bonshommes de neige ou construire des châteaux comme ça, s'il le faut je sais me défendre. Il m'est déjà arrivé de causer du mal sans raison par le passé, mais c'était purement accidentel et involontaire. C'était encore à l'époque où je ne savais pas comment me servir de ma magie, ou un simple événement pouvait faire venir un hiver en plein été. Je ne dis pas aujourd'hui que je ne me sers de ma magie que pour faire le bien, si l'occasion se présente, je saurais me défendre, mais j'essaie de ne pas tomber aussi facilement dans ce genre de personnage. Oh, je sais rire aussi, seulement, je ne ris pas de tout. Je suis restée pas mal enfantine sur les bords, surtout avec Anna et surtout pour faire deux-trois tours anodins de temps en temps – mais jamais plus qu'un simple tour, je ne voudrais pas reproduire mes erreurs. Lorsque je suis à l'abri de toute chose plus ou moins officielle, et selon mon humeur, je peux tout à fait me décoincer. Quand je vous dit que je ne suis pas aussi froide que mes pouvoirs... Je ne suis pas pour autant naïve, en tous cas moins. Si Hans avait réussi à l'époque à tous nous berner, je me montre envers les inconnus, même les plus avenants, un peu plus méfiante qu'auparavant. Les apparences sont bien souvent trompeuses, le prince le plus charmant peut s'avérer être un parfait gueux, un gamin peut s'avérer être le pire des monstres. Et croyez-moi, je sais de quoi je parle, je peux vous dire que je l'ai rencontré ce Peter Pan. Mais ceci est une autre histoire. Contrairement à Anna, je ne tombe pas amoureuse si facilement, et mon mariage s'est même soldé à quelque chose d'arrangé. J'avais préféré me préoccuper du bien-être de mon royaume plutôt que de me soucier de ma vie amoureuse. Et croyez-moi, je ne suis pas tombée sur le prince le plus charmant, il est sans doute pire que Hans, à sa façon. Encore une fois, je crois que je pars trop loin, gardons cela pour plus tard. Tout cela pour dire que non, je ne fais pas partie des terreurs de ce monde, même si ma magie en a effrayé plus d'un à une certaine époque, moi la première. Je tente simplement d'être une bonne souveraine, de mériter ma place et de ne pas sombrer dans un règne trop tyrannique. »



Pseudo : Toujours slithy toves.
Prénom : Je m'appelle Laurie, et j'aime les gros câlins ! Arrow
Âge : Majeure et libérééééée (ça vaaaa, roh).
Loisirs : Les mêmes que Grace (pas les mêmes que le perso, juste les mêmes que ce que j'ai mis sur sa fiche).
Crédits de la fiche : brat face (avatar) ; tumblr (gifs).
Code du règlement : Je me valide ça, déjà. Zou. J'ai le pouvoir What a Face
Que penses-tu de NKL ? : Que le forum serait parfait s'il servait du chocolat chaud Please
Besoin de parrain/marraine ? : Bande de nouilles.



Dernière édition par Elsa Bludvist le Mer 30 Mar - 2:46, édité 11 fois
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MessageSujet: Re: ❄ you can't marry a man you just met.   Dim 20 Sep - 20:51

No escape from the storm inside of me.

Couldn't keep it in
heaven knows I've tried
L'ambiance était devenue électrique au sein du royaume d'Arendelle. L'actuel couple royal ne connaissait malheureusement pas la complicité que partageaient autrefois les parents de la reine d'Arendelle, et le silence avait finalement remplacé les reproches qu'Elsa lançait à son mari. Celle-ci avait été devancée par Drago, encore. Et cette fois elle ne pouvait le laisser passer, elle ne pouvait pas se laisser faire dans son propre royaume, elle ne pouvait pas le laisser faire ce qu'il entendait avec n'importe qui, et encore moins avec des membres de la famille même de sa femme. Il n'avait pas à décider à sa place de ce que pouvait et devait faire ou non la jeune sœur de la reine, Anna. Elsa avait de toute façon toujours été contre le fait que l'on puisse donner à sa petite sœur des armes, même si cette dernière pouvait s'enthousiasmer à cette idée. Elsa aurait préféré que sa sœur soit plus proche d'elle, histoire de compenser toutes ces vieilles années pendant lesquelles leur complicité avait été mise à rude épreuve, Elsa aurait préféré qu'Anna ne se tourne pas du côté de Drago et rentre dans ses idéaux en portant elle aussi l'épée. Plus qu'un caprice, c'était une crise de jalousie que la reine avait faite au château d'Arendelle. C'était l'influence sur sa petite sœur qu'elle se sentait être en train de perdre au profit de l'influence qu'avait et a toujours Drago sur Anna. Et de découvrir aujourd'hui ce qu'on lui cachait depuis un bon bout de temps, elle le vivait comme une trahison. Une trahison faite au sein de sa famille, au sein de son royaume, au sein même de son couple et de sa fratrie. Les hommes de Drago avaient déjà pris plus ou moins leurs aises sur le territoire d'Arendelle, voilà maintenant que son mari ne se contentait plus d'avoir la main mise sur le territoire de son épouse, qu'il ne se contentait plus de son armée colossale, il lui prenait maintenant Anna.
Elsa en était encore furieuse. Elle avait prononcé des mots qui lui brûlaient les lèvres sous le coup de la colère, mais elle ne digérait pas ce qu'elle avait appris, comment le pouvait-elle ? Plus que le fait accompli, c'est le secret qui avait du mal à passer. Oui, Anna avait pris les armes, mais si on l'avait exposé à sa grande sœur plutôt que de ne rien lui dire pendant tout ce temps, elle l'aurait mieux pris qu'aujourdhui. Elle était reine d'Arendelle, elle était la reine des neiges, et elle était incapable de savoir que sa sœur se faisait embobiner par les idéaux d'un mari avec lequel elle était trop souvent en désaccord. Comment cela se faisait-il qu'elle n'ait pas su plus tôt, d'ailleurs ?

Elle croisait quelques domestiques sur son chemin. Mais elle ne leur accorda pas un dixième de seconde d'attention, pas un seul coup d'oeil. Lorsque certains se risquaient à articuler quelques mots, elle les ignorait royalement. Pour le reste, ils avaient compris que ce n'était pas le moment de demander quelques minutes privilégiées avec leur souveraine. Ses talons claquaient sur le parquet ciré, parfois on les entendait encore, même si le son était étouffé par les tapis recouvrant les escaliers et les couloirs, décorant quelques grandes salles. On ne l'entendait pas pester, on ne l'entendait pas râler, mais on savait qu'il n'y avait pas qu'un peu d'orage dans l'air. Le message que voulait faire passer la reine était clair ; que l'on ne vienne pas la déranger. Ses yeux pourraient lancer des éclairs, ses pas voudraient faire des trous partout où ils se posaient, mais ça ne faisait pas partie de la belle magie de la reine. Sa réaction était sûrement exagérée, peut-être que l'on dira qu'il ne s'agit là qu'un caprice d'une enfant trop gâtée ou d'une grande sœur qui s'estimerait en droit de prendre la place de ses défunts parents envers sa jeune sœur, mais elle s'était sentie trahie. Depuis combien de temps cela durait-il ? Assez longtemps pour qu'elle puisse employer le terme de trahison.
Elle ne se rendait même pas compte qu'elle arrivait presque à destination. Il ne lui restait plus qu'un long couloir de tapissé ça et là des portraits des ancêtres de la jeune femme. De sa lignée directe en fait, de tous ceux qui avaient été rois et reines un jour. L'un d'entre eux était encore recouvert d'un voile noir, on distinguait à peine les silhouettes cachées au derrière. Elsa aimait lors de moment comme ceux qu'elle était en train de vivre retourner dans sa chambre d'enfant, en partie pour se sentir plus proche des personnes qui étaient peintes sur ce tableau. Des personnes dont elle n'avait toujours pas fait le deuil. Leur mort remontait déjà à quelques décennies, mais il n'est pas aussi aisé de se défaire de ses parents. Elsa leur en avait un temps voulu de l'avoir laissée à l'écart, mais elle avait tôt fait par comprendre leur geste et leur réaction, et même si elle s'était sentie isolée, éloignée de sa sœur, de sa partenaire de jeux, ses parents avaient fait de leur mieux pour que leur aînée ne se sente pas lésée.


Mes parents. L'histoire banale d'un couple royal. Les mariages faits par amour dans la noblesse ne sont pas systématiques, et celui de mes parents était une manière de sceller l'amitié qui unissait leur deux familles. Du côté de ma mère, je n'en sais pas grand chose au final, elle était assez secrète sur ce qui l'avait faite telle que je l'avais connue. En revanche, je ne sais plus où donner de la tête dès qu'il s'agit de l'arbre généalogique de mon père. Évidemment, parce que c'était lui le roi, et la couronne se passait de parents à enfants au fil des générations. À Arendelle, je ne vous raconte pas le nombre de paperasse que mes ancêtres se sont évertués à empiler. Finalement je crois que j'aurais préféré avoir un père tout aussi secret sur ses origines que ma mère. À part les anciens rois et reines du royaume, à part les nombreux documents et traités du royaume, à part le château dans lequel nous vivons qui nous est transmis de générations en générations, à vrai dire il n'y avait pas grand chose de familial par ici. Ma mère nous racontait quelques anecdotes par ci et par là, sans jamais trop s'étaler, elle était discrète mais elle avait des histoires à transmettre. Je crois que l'enfance de mon père, fils unique, fut d'un ennui total, et qu'il n'y a aujourd'hui plus que les documents officiels et trop formels pour toute trace d'une famille que nous n'avons pas connue. Bref, pour en revenir à mes parents. C'était un mariage arrangé, donc. Mère n'avait il me semble pas été emballée à cette idée, et je la comprends tellement maintenant. Pourtant, ce ne fut pas explosif entre eux. Peut-être que si en fait, mais dans le bon sens. Maintenant que j'y pense, je ne me rappelle pas avoir vu une seule fois mes parents se disputer, je ne me rappelle pas une seule fois d'une parole un peu trop sèche ou d'un regard un peu trop sévère entre eux. Mais peut-être qu'ils faisaient bonne figure devant nous, en tous cas je peux vous dire qu'ils jouaient bien leur rôle. N'en déplaise à ma mère, leur mariage n'était pas aussi catastrophique qu'il s'était annoncé.
Et puis rapidement, le ventre de Mère s'arrondit. Un an n'avait pas passé depuis que la bague avait été passée à son doigt, que me voilà déjà en cours de route. Avant ma naissance, j'étais déjà l'héritière au trône. Et c'est peu de temps avant le début d'une nouvelle année que je vis le jour et poussais mon premier cri. Mes parents craignaient pour ma survie, les anciens avaient annoncé à l'auberge que cette année l'hiver serait rude. Ils avaient fait une réserve immense de couvertures épaisses, de vêtements chauds. L'on avait déjà connu par le passé de fortes mortalités chez les nouveaux-nés pendant des températures trop froides, il n'aurait pas fallu que je fasse partie des victimes cette saison. Père et Mère avaient longtemps prié pour que je sois en bonne santé. Peut-être qu'ils l'avaient trop fait, car le froid ne m'a jamais bien dérangée. Bien au contraire. Je ne sais pas si mon don venait de là, je ne sais pas si ce don n'est que le fruit du hasard, tombé sur une personne aléatoire, ou s'il y avait une raison particulière à sa présence. Ce sont des questions auxquelles je n'ai pas encore de réponses à l'heure d'aujourd'hui. Mais revenons au début de l'histoire. L'enfant que Mère avait mis au monde, c'était une fille. Elle était aussi blonde que pouvaient l'être les gens de notre région, le teint porcelaine, assorti au manteau de neige qui s'était allongé sur la terre le jour de ma naissance. Elle l'avait appelée Elizabeth, un nom pour rendre hommage à une vieille reine du royaume d'Arendelle, sûrement très respectable. Ce devait aussi être un hommage à un membre de la famille de Mère, je ne saurais vous dire quelle bonne femme c'était. Toujours est-il que le prénom d'Elizabeth était très répandu des deux côtés de ma famille, mais l'on ne m'appela jamais vraiment ainsi. Ce nom, il était réservé aux papiers aussi officiels qu'ennuyeux que par la suite j'étudiais. Elizabeth, c'était le prénom de naissance, c'était quelques lettres, c'était un nom qu'on utilisait que très rarement, pour ne pas dire jamais, pour m'appeler. Non, on m'appelait autrement. Elsa. C'était plus court, c'était plus mignon, c'était plus adapté à une jeune fille. Et puis c'est resté, même lorsque cette jeune fille était devenue une femme. Peut-être parce que je n'avais pas eu d'enfance véritablement, on me l'avait ôtée pour un accident. Mais je m'égare sans doute.

Elle était maintenant face à la porte qu'elle cherchait. La porte derrière laquelle elle s'était cachée, derrière laquelle elle avait caché sa véritable nature, derrière laquelle elle avait tenté d'étouffer le monstre qu'elle croyait grandir en elle. La peinture s'était un peu écaillée, le bois voulait ressortir, lui aussi un peu étouffé. On distinguait encore la peinture blanche, ornée de quelques décorations dans les tons bleus et mauve, mais elle s'effritait. La Porte de l'Hiver. C'était ainsi qu'elle l'avait nommée. Elle y vivait nuit et jour, elle passait la majeure partie de son temps ici avant le Couronnement. C'était une époque où elle ne contrôlait rien de ce que pouvaient vouloir faire ses mains. Pas qu'elle ne contrôlait rien en fait, disons qu'elle voulait plutôt éviter de perdre le contrôle. Car elle se savait capable de le perdre. Mais je vous réserve ce petit bout d'histoire pour un peu plus tard... C'était derrière cette porte qu'elle s'était assise de longues heures, dos contre le bois, à écouter dès que l'occasion se présentait les histoires de sa petite sœur, des histoires de poupées, des petits bouts de vie de la petite rousse. Anna.

Et puis il y a eu Anna, quelques années plus tard. J'entrais dans les années où j'avais besoin de partenaires pour quelques bêtises, j'entrais dans les années où j'avais besoin d'une amie avec laquelle jouer aux poupées. J'entrais dans les années où je me lassais d'être une enfant unique, et c'est précisément à cette période que le ventre de ma mère s'arrondissait à nouveau pour bientôt donner un nouveau membre dans la famille royale. À cette époque, je commençais déjà à développer quelques tours de magie, toujours avec la neige. L'hiver avant la naissance d'Anna, je savais déjà faire quelques petites choses dans le domaine de la cryokinésie. Je devais avoir deux ou trois ans, je savais à peine aligner trois phrases correctement, je savais à peine aligner deux pas avec assurance, je ne savais pas même lire ou écrire que la neige faisait déjà partie de moi. Il paraît que c'était un don que j'avais de naissance, mais ce n'est qu'à partir de ce moment-là qu'il se manifestait vraiment. Vous imaginez bien que mes parents ne s'y attendaient pas, moi non plus d'ailleurs. Ça les avait surpris évidemment, tout comme ça m'avait surprise. On s'était inquiété, il y avait des histoires autour d'une Reine des Neiges, on avait peur que je sois la victime de quelque malédiction de sa part, mais on finit par décréter que ma magie n'avait rien de dangereux, et ces petits bonshommes de pierre que nous étions voir pour la première fois nous l'ont confirmé : il n'y avait rien à craindre pour l'instant, ma magie était belle, il faudrait seulement que j'apprenne à la contrôler. L'on décida que j'avais le droit de la pratiquer, mais seulement entre les murs de notre château, il fallait à tout prix éviter que s'ébruite la rumeur selon laquelle l'héritière au trône d'Arendelle possède des pouvoirs, car pour certaines politiques voisines ça pourrait s'apparenter à de la sorcellerie.
Lorsque Anna est née, mon terrain d'entraînement s'était réduit à une seule grande pièce. Si au départ je pouvais aussi m'exercer dans ma propre chambre, je ne tardais pas à la partager avec ma jeune sœur une fois qu'elle était en âge de passer une nuit sans ses parents. De temps en temps, lorsque j'avais fini mes leçons, lorsque j'avais un peu de temps devant moi pour me tourner les pouces, je m'entraînais. J'arrivais à faire neiger à l'intérieur, j'arrivais à faire quelques bonshommes de neige, au départ avec un peu de difficultés, mais de plus en plus facilement au fil du temps. Au fil du temps, justement, Anna grandissait en même temps que moi. Nous passions généralement nos temps libres ensemble puisqu'elle ne passait plus des après-midi entiers à faire la sieste ou autre activité d'enfant en bas âge. J'avais un temps délaissé ma magie, jusqu'à en parler avec Anna et partager mes heures « d'entraînement » avec elle. Plutôt que de l'entraînement, c'était devenu un jeu. Et s'il n'y avait que moi pour me décider à pratiquer auparavant, Anna venait de temps en temps me réveiller en pleine nuit pour m'entraîner dans la grande salle. On en a eu des soirées de batailles de boules de neige, de fabrication de bonshommes de neige, de petites descentes en luge, sans luge, sur une colline de neige.
Jusqu'à un certain jour... Ce jour-là, difficile de l'oublier, même si Anna a pu se le faire enlever de la tête. C'était un soir comme les autres, Père et Mère devaient sûrement dormir depuis un moment, la nuit s'était bien installée sur le royaume, et le silence régnait maintenant seul dans le château. Je crois que j'étais sur le point de dormir, peut-être que j'étais somnolente, peut-être que je rêvais, je ne m'en rappelais plus. Mais j'ai été réveillée alors que l'aube n'était pas encore venue. C'était Anna. Évidemment. Qui cela aurait-il pu être d'autre ? Elle voulait aller dans la grande salle. Évidemment. Au début, j'étais réticente, encore endormie, la fatigue m'enveloppait encore. Et je crois que c'est cette fatigue qui m'aida à faire l'erreur qui me hanta toute ma vie.

« Anna, retournes te coucher... ou tu peux jouer toute seule. »

Je ne voulais d'abord pas, mais c'est comme lorsque vous vous levez un matin, en allant prendre un petit-déjeuner, mais que vous êtes tellement fatigué que vous vous dites que vous retournerez vous coucher dès que votre estomac sera repu. Et à ce moment-là, vous n'avez plus la fatigue nécessaire pour fermer l'oeil à nouveau. C'était un peu ce qui se passait à ce moment-là. Anna était allongée sur mon dos, m'empêchant d'avoir une position confortable pour retomber dans le sommeil, et plus elle parlait, plus elle m'éveillait. Elle finit même par m'entraîner jusqu'à la grande salle, et à ce moment-là je ne lui résistais plus. J'essayais seulement de courir aussi vite qu'elle, en évitant de faire trop de bruit pour ne pas réveiller ni le personnel, ni Père et Mère. Mais Anna s'en fichait, elle pouvait bien me crier de me dépêcher aussi fort que ses poumons pouvaient le lui permettre, elle ne se souciait pas de qui d'autre elle pourrait bien tirer de son sommeil.
Arrivées dans la salle, le jeu commençait. Anna me criait – cette enfant ne savait pas parler normalement, c'était comme si elle se sentait obligée de pousser sur sa voix aïgue pour que vous l'entendiez – de lui faire un tour de magie, comme chaque fois. Alors en deux ou trois tours de mains, j'apportais un hiver éphémère dans la pièce où nous nous étions enfermées. La neige se mit à tomber, recouvrant rapidement le sol d'une couche blanche. On avait d'abord commencé par des jeux tout à fait innocents, quelques boules de neige perdues, et puis les sculptures. De nos mains potelées, nous avions réussi à nous deux à faire un bonhomme de neige. Il était bien entamé, et puis dès que venait le moment de faire la tête, je ne sais pas, je ne sais plus, il y a du y avoir un truc qui a foiré quelque part, car notre bonhomme avait une tête bien trop allongée. Mais on s'en fichait, c'était comique.

« Bonjour, je m'appelle Olaf, et j'adooore les câlins ! »

Oui, c'était plus ou moins la naissance de Olaf, mais nous y reviendrons.
Reprenons.
Après nous être lassées de simplement faire quelques jolies choses – du moins, nous essayions – de nos mains, c'est les descentes en luge, sans luge, que nous avions commencées. D'abord à deux, je tenais Anna par la taille. Et puis elle partait pour faire des sauts dans des montagnes de neige qui apparaissaient quelques secondes avant son atterrissage sous ses pieds.

« Attention » lui avais-je dit en souriant.

J'avais peur qu'il lui arrive du mal, mais à aucun moment, même pendant celui-ci, je me serais doutée qu'il lui serait effectivement arrivé quelque chose.
Anna allait de plus en plus vite, j'essayais de suivre son rythme, la faisant grimper plus haut dans la salle avec des montagnes de plus en plus grandes. Et puis je n'arrivais plus à la suivre. C'était comme lorsqu'elle me traînait derrière elle pour me mener à la salle, comme l'instant d'avant. J'essayais de faire aussi vite qu'elle, mais je devais déjà être trop âgée pour la suivre. Ou juste trop fatiguée. Je lui criait d'attendre, je lui disais d'aller moins vite, mais dans ses éclats de rire là-haut, dans son jeu elle ne m'entendait plus. Et puis la glace. J'avais recouvert le sol d'une couche de glace un peu plus tôt pour que nous puissions patiner un peu, avec ou sans Olaf. Le problème c'est que la glace adorait nous voir chuter. Le problème c'était que je n'avais pas le droit de chuter maintenant. Anna était trop haut, il fallait que je lui dise d'aller moins vite mais elle ne m'entendait plus. En cherchant à suivre son rythme, mes pieds rencontrèrent la glace et oublièrent comment se tenir pour ne pas me faire tomber. J'avais peur qu'Anna ne tombe, mais c'est moi la première qui chutait. Tout est allé si vite ensuite mais je me rappelle encore de chaque détail. Essayant de me redresser le plus vite possible, je voyais Anna sauter sur du vide, ou presque. Disons qu'elle chutait de trop haut. Dans la précipitation et la panique, je tentais tant bien que mal de lui donner un autre morceau de neige sur lequel retomber. J'avais mal calculé sa vitesse de chute et mon tir. Résultat, la concentration de neige que j'avais envoyée finissait sa course pile dans la tête de ma jeune sœur.
J'avais cru l'avoir tuée. Elle retombait mollement sur la neige, telle une poupée inanimée dans sa robe de chambre. Elle ne riait plus aux éclats, elle ne fit aucun son. Le seul son que mes oreilles entendirent fut celui de sa chute. Elle était allongée et ne se relevait plus. Elle dormait ou pire. Je me précipitais jusqu'à elle, mais ma présence ne la réveillait pas. Une triste mèche blanche était apparue dans ses cheveux, à l'endroit où ma magie l'avait heurtée.
J'avais essayé de ne pas les réveiller plus tôt, Anna n'avait semble-t-il pas réussi à les sortir de leur sommeil malgré sa voix trop perchée, mais il avait suffit que je les appelle, ma voix étouffée dans une grande salle aux lourdes portes fermées, pour qu'ils m'entendent. Je crois qu'ils avaient cet instinct qu'ont certains parents lorsqu'ils sentent que leur enfant ont un souci. La panique et l'alarme dans ma voix les avaient sortis de leur sommeil, et pas nos cris de jeu. Mais je pouvais crier de toutes mes forces, je pouvais mettre le plus de panique possible dans ma voix, cela réveillait nos parents, mais Anna restait toujours dans son étrange sommeil. Père et Mère arrivèrent, je n'avais pas même entendu leurs pas, tout ce que j'entendais c'était la phrase de mon père. Je doute qu'il aurait voulu que ça me hante, mais quelques mots avaient suffit pour que je me sente coupable, quelques mots qui restèrent gravés, et qui tournaient encore parfois dans ma tête. Je me disais que ce n'était qu'un accident, mais le sentiment de culpabilité était apparu en même temps que cette phrase avait été prononcée, que cette maudite question avait été formulée. Elsa, qu'est-ce que tu as fait ?




Dernière édition par Elsa Bludvist le Sam 17 Oct - 19:17, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: ❄ you can't marry a man you just met.   Dim 20 Sep - 20:51

Heart of gold once turned cold.

we build statues out of snow
and weep to see them melt
Évidemment, nous n'avions pas laissé Anna ainsi, nous ne nous étions pas contentés de la poser dans un lit en espérant que le lendemain elle vienne réveiller tout le monde pour aller déjeuner, comme elle aurait sans doute pu le faire en temps normal. Père disait avoir une idée, il courut jusqu'à la bibliothèque. Je restais avec Mère auprès d'Anna pendant ce qui semblait être une éternité, le temps qu'il trouve un bon vieux bouquin qui parlait de bonshommes de pierre. J'aurais pu ne pas croire en ces choses, mais l'on pouvait tout admettre quand on avait des pouvoirs tels que les miens. Et puis, je les avais déjà rencontrés. Mais je ne comprenais simplement pas en quoi ils pourraient guérir Anna si de vrais humains n'arrivaient pas à le faire. Elsa, qu'est-ce que tu as fait ? Les mots commençaient déjà à me hanter. Je regardais Anna, je regardais ses yeux clos, sa respiration trop lente pour être normal, je la sentais frigorifiée, et je voyais cette horrible mèche blanche qui venait casser le doux roux de sa chevelure, trace de mon erreur, trace de ma bêtise et de mon imprudence, là pour me rappeler que c'était de ma faute si elle en était là à ce moment.
Père vint nous rejoindre, et sans un mot, sans plus de cérémonie, nous partions tous les quatre à cheval pour aller voir les trolls, car c'était ainsi que mon père les appelait. Nous ne prenions pas la peine de réveiller du personnel, nous ne prenions pas le temps de nous comporter comme une famille royale. L'urgence était là, et en plein milieu de la nuit nous quittions le château, alors sous la responsabilité de n'importe qui. C'était là que je priais pour qu'il ne nous arrive rien en route, non seulement pour le château, mais surtout pour Anna. Je ne voulais pas que l'espoir de sa guérison soit anéanti par un quelconque événement imprévu. Et je me demandais si ç'avait été une bonne idée de m'emmener, car en terme d'événement imprévu et non souhaité, j'avais frappé fort il n'y a pas une heure. Heureusement, tout ce qui se passa d'anormal était la traînée de glace que je laissais derrière moi sur le chemin. Mais nous parvenions à destination, à destination pour sauver Anna.
Et effectivement, il n'y eut pas trop de soucis pour la sauver. Pourtant, on précisa tout de même qu'elle avait eu de la chance, car il aurait été bien plus difficile de la soigner si ma magie avait touché son cœur. C'est là que je réalisais que ma magie n'était plus belle non, elle était devenue dangereuse.

Ça aussi, ses parents l'avaient compris. Alors qu'auparavant ils laissaient sans problème leur fille s'adonner à des activités liées à sa magie, depuis l'accident avec Anna les mesures furent radicales. C'était la période où Elsa devait étouffer sa véritable nature, rester l'héritière et rien d'autre. Elle avait des pouvoirs certes, mais elle ne savait pas s'en servir, et il était impensable de la laisser risquer de provoquer un nouveau problème. La mémoire d'Anna eut droit à un certain nettoyage. Elle gardait les souvenirs liés à sa grande sœur, les activités qu'elles avaient partagées, mais toute trace de magie avait été effacée. Désormais pour Anna, Elsa ne savait pas plus qu'elle faire un bonhomme de neige à partir de rien, sans neige. Enfin, ce n'était pas suffisant pour que les deux sœurs puissent avoir la même complicité qu'avant comme si de rien n'était. Elsa devait rester dans une chambre à part, on avait dû la déménager. Elle ne partagerait plus la même pièce que la rouquine, jamais. D'ailleurs, Anna n'avait rien pu faire pour ce déménagement, car il s'est opéré au moment où la famille royale revenait au château. Anna était encore endormie, mais cette fois tous étaient certains qu'elle se réveillerait. Elsa et ses parents profitèrent de l'instant pour séparer les sœurs. Elles emprunteraient le même couloir, mais elles auraient de la chance si elles venaient à s'y croiser.
C'était derrière cette porte qu'Elsa avait installé sa nouvelle chambre, incroyablement vide et hostile sans la présence d'Anna. Elle n'avait plus l'habitude d'être seule. Pendant de longues années pourtant, elle connaîtrait mieux que personne dans ce château ce qu'est la solitude.


Le changement avait été brutal. D’un jour à l’autre, mes activités avaient changé du tout au tout. Au fil des jours, je ne comptais plus le nombre de fois où Anna s’était arrêtée devant ma porte, insistant pour que j’aille jouer avec elle. Mais je ne pouvais que répondre par le silence, ou lui dire de s’en aller. Avant ça ne m’importait peu de transgresser certaines règles établies par mes parents, comme celle de dormir la nuit plutôt que d’aller jouer. Maintenant les choses avaient changé. Je devais préserver Anna de ma magie. Parce que je ne la contrôlais pas et qu’il pourrait vraiment lui arriver malheur, sans que l’on ne puisse rien faire pour la sauver. Et plus je ruminais cette idée, plus mes pouvoirs se manifestaient de manière totalement aléatoire, comme pour me prouver que je n’étais toujours pas maîtresse de ma propre magie. La pièce était perpétuellement plongée dans l’hiver. Les murs étaient gelés, les carreaux des fenêtres étaient givrés, quelques flocons semblaient pris, comme immobiles, dans la glace invisible qui enveloppait l’espace libre de ma chambre. Peu importait la saison à l’extérieur, peu importait si la neige recouvrait les pavés sur la place du marché ou si c’était la saison pour tel ou tel autre fruit. Dans ma chambre, le temps ne changeait plus, il était comme figé. L’hiver et le froid étaient ma seule compagnie. Et plus j’essaie de m’en dépêtrer, plus il s’installait, refusant de partir, refusant de prouver que j’étais digne de rencontrer quiconque sans risquer de lui faire du mal.
J’avais fini par demander à mes parents, car ils étaient mes seuls visiteurs dans ce château, de tenter de trouver un moyen pour contrôler ce que j’étais incapable de contrôler, et sinon un moyen d’enlever la magie que je possédais. Je n’avais que rarement l’occasion de sortir des quatre murs de ma chambre, mais pour compenser, eux venaient régulièrement. Pourtant ce n’était pas suffisant. Et comme si l’absence d’Anna ne suffisait pas, le fait qu’elle vienne me réclamer au moins une fois par jour pour partager des jeux avec elle n’arrangeait rien. Mes parents étaient retournés voir les hommes de pierre, et tout ce qu’ils purent me rapporter fut une paire de gants. J’évitais ainsi toutes sortes de projectiles magiques indésirables. Ça me permettait de m’aventurer hors de ma chambre plus souvent, mais même avec les gants, il était difficile de rester auprès d’Anna. Lorsque mon père m’apporta les gants, il m’apporta avec ceux-ci quelques conseils. Entre autre celui de ne rien ressortir, de faire taire mes émotions, de les éteindre, car elles étaient la source de ma magie, qu’elles la nourrissaient. Alors c’était à mon tour de m’interdire les sorties, de limiter la casse. Avant de pouvoir contrôler mon don, je devais me contrôler moi, et c’était impossible. Finalement j’avais commencé à me contenter aux histoires que me racontait Anna, sa voix légèrement étouffée par la seule porte qui nous séparait et nous empêchait de nous voir. Porte contre laquelle je m’appuyais, silencieuse, l’oreille grande ouverte. Lorsqu’elle ne venait pas me demander de sortir de ma chambre, je n’avais pas à la renvoyer, à la rejeter, aussi j’appréciais ces moments, bien qu’au fil des années ils se firent de plus en plus rares.

Ses pensées revinrent vers ses parents.

La dernière fois que je vis mes parents, j’étais tout juste une jeune fille, assez mature mais pas en âge de régner. Y a-t-il un âge de toute façon ? La mort de mes parents fut tout de même prématurée. Cela faisait longtemps qu’ils n’étaient pas partie en voyage, même si c’était une escapade plus diplomatique que touristique, ils nous savaient assez grandes pour pouvoir nous gérer seules le temps de quelques jours, quelques semaines tout au plus. Ils avaient dit qu’ils reviendraient vite. Je ne me rappelle plus exactement du motif de leur voyage, il me semble que c’était une affaire commerciale, mais je n’en sais pas plus, du moins je ne m’en rappelle plus. Et vu le temps que j’ai pris pour faire le deuil de mes parents, je ne souhaite pas me replonger dans de tels détails. De toute façon, cela ne m’avancerait en rien, une chose que même la magie vous apprend, c’est qu’on ne peut pas faire revenir les morts. Je ne crois pas.
Je m’étais échappée de ma chambre quelques instants pour dire au revoir à mes parents. Je ne me rappelle pas avoir déjà été séparée d’eux sur une longue durée. Je préférais les voir un peu de temps avant leur départ, je voulais éviter la vision où les portes du château se refermeraient sur eux. Et puis il y aurait sûrement Anna, et je m’étais toujours interdit de la voir. Pour son bien. Cependant, avant que mes parents ne me quittent, je leur avais posé une unique question.

« Est-ce vraiment nécessaire ? »

Visiblement, oui. Ils ne me racontèrent pas tous les détails de leur voyage, mais ils me promirent de revenir vite, le plus tôt qu’ils le pourraient, qu’il leur faudrait deux semaines au maximum, que je n’avais pas à m’inquiéter et que tout irait bien. Ils avaient promis de rentrer vite, et je crois qu’il s’agissait là de la seule promesse qu’ils ne réussirent jamais à tenir.

Elsa se rappelle tout à fait le jour où la nouvelle fut annoncée. Le bateau avait fait naufrage alors même que les parents des deux princesses n’étaient pas arrivés à destination. L’eau avait englouti le navire et tout ce qu’il y avait à bord. Aucun corps n’avait été trouvé, mais il était improbable qu’il y ait quelque survivant, la terre était trop loin du lieu de naufrage pour qu’un homme puisse physiquement y aller par la seule force de ses bras contre une mer déchaînée.
Le tableau de ses parents fut couvert à ce moment-là de ce voile noir. Il y eut un enterrement, auquel Elsa n’assista pas, elle vit le peuple et Anna s’y rendre depuis la fenêtre de sa chambre, mais psychologiquement elle était dans un état où ses pouvoirs faisaient bien ce qu’il leur plaisait, elle ne pouvait rien faire pour les arrêter. On lui trouva une excuse, la princesse était trop souffrante pour sortir de sa chambre. Et cela suffisait. Elle savait qu’elle ne pourrait pas éviter tous les événements officiels aussi facilement, mais elle pensait pouvoir se permettre de sortir son joker dans une telle occasion. Gants ou pas, sa chambre était dans un état tel qu’elle n’en avait plus vu depuis qu’elle les avait eus. Elle se demandait comment Anna ce jour-là lorsqu’elle était venue se poser de l’autre côté de la porte de sa chambre, n’avait pas senti tout l’hiver que sa grande sœur avait apporté dans une seule pièce.

Il n’y a pas grand-chose d’autre à raconter sur sa vie depuis la mort de ses parents. Elsa suivait des leçons pour apprendre à gouverner un royaume tel qu’Arendelle, c’était la seule chose qui différait de son quotidien d’avant l’événement. Elle passait encore la majorité de son temps enfermée dans la même pièce, jusqu’au jour où elle atteindrait l’âge des vingt ans, le jour du Couronnement. C’est là qu’Hans des Îles du Sud avait commencé à fourrer son nez là où il n’aurait pas dû.


Hans. Je n’avais pas entendu parler de lui avant le jour du Couronnement. On l’avait invité parce qu’il était le seul représentant du royaume des Îles du Sud, les autres ayant eu des empêchements ou que sais-je, les détails ne m’intéressaient guère. Toutefois, je n’arrive pas à comprendre comment un homme pareil ait pu avoir de tels plans fondés sur un simple carton d’invitation pour un événement qui ne devait pas durer plus d’une journée. C’était comme si tout son futur se fondait sur comment se déroulerait une seule journée qu’il aurait passée dans un royaume qui n’était pas le sien.
J’entendais dire par le personnel qu’Anna s’enthousiasmait à l’idée que ce jour arrive. La pauvre, elle n’avait plus personne à qui parler, je n’étais qu’une porte éternellement close, et lorsque je sortais de ma chambre, ce n’était que par obligation et jamais je n’avais de temps à lui accorder. Le jour du Couronnement signifiait surtout pour elle le jour de l’ouverture des portes du château, le jour où un tas de personnalités de royaumes voisins et tout le peuple d’Arendelle serait là. Il y aurait un bal, il y aurait un buffet, il y aurait des gens. Qu’est-ce qu’elle pourrait demander de plus ? Un prince charmant ? Je crois qu’on n’avait pas pioché le bon.

La cérémonie en elle-même se déroulait lentement, c’était tout un discours, et d’un ennui à mourir. Je m’obligeais à ne pas regarder systématiquement l’horloge, on aurait pu remarquer que je ne m’amusais pas. Il n’y avait qu’un moment que je redoutais, celui où je devais enlever mes gants, l’espace de dix secondes maximum m’avait-on dit, pour finaliser la cérémonie. Je m’étais exercée à tenir les reliques parfois deux minutes sans que rien ne se produisit. Mais je n’étais pas idiote, je savais que ce serait différent lorsqu’une centaine de paires d’yeux serait braquée sur moi. Et effectivement, dix secondes lors d’une situation pareil, c’était presque de trop. Mes yeux étaient quant à eux fixés sur les reliques, j’espérais que rien d’anormal ne se produise et ne choque quiconque dans l’assemblée. J’attendais que l’homme termine son discours, il devait dire une phrase, mais c’était ce qui me semblait être la plus longue phrase que je n’avais jamais eu à entendre. Et pire encore, personne ne la comprenait. Et puis je pouvais poser les objets et remettre mes précieux gants. J’étais dès lors la Reine Elsa d’Arendelle…
Que d’efforts inutiles pour bien paraître quand on apprend ce qu’il se passa ensuite.

Il y eut un bal pour fêter l’événement. Encore une fois, tous les nobles gens des coins alentours étaient présents, ou avaient quelqu’un pour les représenter. J’apparaissais dans la salle juste avant Anna, et à ce moment-là nous n’avions jamais été aussi proches depuis avant l’Accident. A vrai dire, ça faisait déjà étrange de la voir. Et il fallait tout ce monde pour que nous puissions enfin échanger quelques mots. C’est moi qui avais brisé la glace, si je peux me permettre le jeu de mots. Quelques banalités il est vrai, mais c’était le premier vrai dialogue que nous avions depuis longtemps. A vrai dire, c’était la première fois depuis l’enfance que je lui adressais la parole pour lui dire autre chose que de s’en aller.
Et puis fut l’heure de la danse. Je m’étais donné le droit d’en être dispensée, et j’avais bien fait, car la première personne à réclamer une danse, un duc – ne me demandez pas son nom, je serais bien incapable de vous le répéter – m’aurait sans doute abîmé les pieds au point de ne plus pouvoir marcher de trois jours. Mais plutôt que de décliner son offre, je lui envoyais ma sœur.
Grave erreur peut-être, car lorsque la musique s’arrêta, elle ne revint pas tout de suite vers moi. J’avais d’abord cru qu’elle boudait pour ce que je l’avais contrainte à faire, mais c’était bien pire en réalité. Lorsque plus tard je revis sa tête, elle était accompagnée de ce Hans. Il ne s’était pas présenté, mais je l’avais déjà remarqué, car il était le seul arrivé trempé de la tête aux pieds à la cérémonie, allez savoir pourquoi. Hans des Îles du Sud, oui. Et la seule raison pour laquelle il venait me voir à ce moment-là, c’était non pas pour m’apporter ses vœux pour la cérémonie non, c’était pour me demander ma bénédiction pour son mariage avec ma sœur. Il était là depuis à peine une journée, et il voulait déjà s’installer ici ! Et ça parlait de douze autres frères… J’ai coupé court à la discussion, pour moi il était hors de question qu’Anna épouse cet homme, pour la simple et bonne raison que :

« On n’épouse pas un homme que l’on ne connaît pas. »

C’était sans doute la phrase de trop. Ou peut-être que c’était la suivante. J’avais tourné le dos au couple de tourtereaux, je m’étais dirigée vers le premier garde que je voyais et je lui demandais, assez clairement pour qu’Anna l’entende apparement :

« Fermez les portes, la réception est terminée. »

Là, ce devait être la phrase de trop. Anna n’était pas habituée à la solitude, du moins elle n’avait pas le droit d’y être contrainte. Ce bal lui apportait ce dont elle avait besoin, et je n’aurais pas dû par caprice couper court à ce plaisir. Dans l’espoir de m’en empêcher sans doute, elle m’attrapa par le poignet, m’arrachant un gant au passage. Le signal d’alerte clignotait dans ma tête, la situation pouvait à tout moment déraper. Quand on sait que dix secondes étaient déjà trop au moment de la cérémonie, je craignais que cela tourne au vinaigre maintenant. Et pour une fois, j’avais raison.
Anna n’avait pas l’air de vouloir me rendre mon gant. Mais je n’avais cure de ce qu’elle essayait de me dire, il me fallait ce fichu bout de tissu immédiatement. Et plus je le demandais, plus le stress, la peur et l’inquiétude montaient. Et avec eux, la colère. Jusqu’à ce que d’un mouvement de bras, je me trahisse moi et ma magie aux yeux de mon royaume, aux yeux des représentants des royaumes voisins. Un seul geste avait suffi pour que la surprise et la peur contamine toute la salle, Anna y compris. J’entendais le duc déclarer qu’il s’agissait de sorcellerie. Mon père avait raison lorsqu’il disait de cacher ma magie des royaumes alentours, les conclusions étaient trop vite faites. Une seule issue s’offrait à moi, et les portes du château étaient derrière mon dos. Je pris la décision que toute reine se devait de ne pas prendre : j’ai pris la fuite, tout simplement.
Si au dehors ils n’étaient pas au courant de ce qui venait de se passer à l’intérieur, je leur montrais bien involontairement de quoi j’étais capable. La peur les avait atteints eux aussi.
Je ne changeais pas d’avis, je continuais de prendre mes jambes à mon cou. Je quittais la ville, et arrivée au lac, je quittais le royaume. En gelant l’étendue d’eau, j’empêchais par la même occasion tous nos invités de partir. Mais je devais fuir. Sans le savoir, sans le vouloir, je venais de plonger mon propre royaume, celui qui m’avait été donné il y a à peine quelques heures, dans un hiver tel qu’on n’en avait jamais vus…





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MessageSujet: Re: ❄ you can't marry a man you just met.   Dim 20 Sep - 20:51

The cold never bothered me anyway.

a kingsdom of isolation
and it looks like I'm the Queen
De là je peux vous passer les détails. J’ai vécu quelques temps à l’écart d’Arendelle, quasiment au sommet d’une montagne enneigée, dans un château de glace que j’avais construit en deux temps trois mouvements. Je peux vous dire que j’étais dans mon élément… Je n’avais plus besoin de rester cloîtrée dans une chambre pour cacher ma nature à ceux qui vivaient hors de cette chambre, ma sœur y compris. Mais la solitude était toujours présente, visiblement c’était mon lot. Après tout, j’avais réussi après tant d’années à vivre avec, pourquoi ce serait différent à présent ? Alors oui, j’étais dans mon élément, et maintenant que ma magie n’était plus freinée, j’avais l’impression d’enfin pouvoir la contrôler. C’était que lorsqu’il y avait des gens à blesser aux alentours que j’étais plus en mesure de faire un geste de travers. Ici je voyais vraiment la beauté de ma magie, même si j’étais la seule à pouvoir la voir. Je n’étais plus la Reine d’Arendelle à ce moment-là, j’étais la Reine des Neiges.
Vous vous en doutez, l’histoire ne s’arrête pas là. On entreprit des recherches pour retrouver cette sorcière de Reine d’Arendelle. C’est d’abord Anna qui vint me chercher – avec Olaf… mais si vous vous rappelez, c’est le dernier bonhomme de neige que nous avions créé Anna et moi, il y a… trop longtemps –, mais je la renvoyais illico. Et c’est à cet instant que le deuxième Accident se produit. Je l’avais touchée en plein cœur, comme il m’avait été interdit de le faire, comme jamais j’aurais cru le faire un jour. Et le pire, c’était que je ne m’en étais pas rendue compte. Elle était partie de mon nouveau lieu de résidence, et je m’en étais assurée. Pas de la manière la plus douce soit, mais c’était la plus efficace.

Ensuite, c’est Hans qui est venu toquer à ma porte. Pas tout seul évidemment, il avait toute une petite armée, même si ça n’en avait d’abord pas l’air. Il aura été bon acteur jusqu’au bout. Je ne voulais pas qu’il épouse ma sœur, mais je ne pensais pas qu’il avait de tels desseins en tête. Mais je m’égare, revenons-en là où nous en étions. Ce jour-là j’aurais été prête à tuer. Deux hommes étaient venus armés jusqu’à moi, je pensais simplement me défendre, mais j’avais en terme de pouvoirs trop d’avantage sur eux, et il m’était si aisé de mettre fin à leurs existences. Quelques mots de Hans m’avaient fait revenir à la réalité. A ce moment, je le croyais de mon côté. Il tenta même de me sauver la vie, mais plutôt que de trouver la mort, je perdais connaissance, suite à une chute. Enfin je ne vais pas m’étaler sur les détails, ce n’est pas important.
Lorsque je me réveillais… je n’étais plus dans mon château. Pas celui que je m’étais construit en tous cas. J’étais à Arendelle, mais je n’étais pas dans la chambre que j’avais toujours connue. J’étais dans les salles réservées aux prisonniers. Elles avaient longtemps été vides, et voilà que pas moins que la Reine d’Arendelle en devenait l’unique occupante. C’était assez humiliant, je vous l’avoue. Par les quelques carreaux de verre qui me donnaient une vue sur l’extérieur, je constatais l’étendue des dégâts. J’avais vraiment plongé mon royaume dans un hiver sans pareille, et le pire c’était que j’étais incapable de réparer cela. Et pire encore, pendant ce temps, Anna revenait au château pour finir sa vie si une preuve d’amour ne la guérissait pas de ma blessure. J’appris ensuite qu’Hans profita de son retour au château et de sa situation délicate pour lui exposer ses plans sur notre royaume. Comment il comptait d’abord mettre fin à mes jours pour pouvoir épouser ma sœur et régner sur le royaume, comment la situation l’arrangeait grandement. Ah, ce qu’il lui fut facile de demander mon exécution ! Beau parleur qu’il avait été jusqu’à présent, il avait réussi à charmer son monde et à le persuader que le monstre dans l’histoire, c’était moi.

Il m’avait même fait croire à la mort d’Anna, qu’elle était morte par ma faute, j’avais compris que je méritais mon sort. Jusqu’à ce qu’au moment de dégainer l’épée, une autre personne mourut pour me sauver : Anna. Statue de glace immobile parce que je lui avais vraiment gelé le cœur. Je prenais dans mes bras cette dernière représentation de ma sœur. Sans doute que c’était ça, la preuve d’amour qu’il lui fallait. Peut-être bien qu’elle n’avait pas besoin du baiser d’un prince aussi charmant qu’il peut se révéler détestable, au bout du compte. J’étais l’incarnation du danger pour elle, c’était ce que mes parents m’avaient fait comprendre depuis que j’étais toute petite, et voilà qu’à présent, j’étais aussi l’antidote aux blessures que j’aurais pu lui infliger avec ma propre magie.
Vous l’aurez compris, notre étreinte la ramena à la vie, et je n’étais plus le monstre que je croyais être. De plus, je savais à présent comment enlever l’hiver qui étouffait Arendelle depuis le jour du Couronnement.

Bref, tout est bien qui finit bien, mais tout bonheur est éphémère…

Quelques années après, la Méchante Reine d’après son surnom, avait lancé sa Malédiction. J’aurais pu m’en soucier sur le moment si ce sort m’avait enlevé un être cher. Et la seule personne à laquelle je tenais vraiment, c’était Anna. Bon, et il y avait Kristoff et Olaf, mais Kristoff me volait ma sœur et Olaf était hors catégorie.
Le Sort Noir ne m’enleva personne, en tous cas. Mais la situation dans notre monde après cet événement fut différente. Je pensais qu’avec moins de personnes dans les autres contrées, nous étions plus à l’abri des invasions, mais en réalité certains groupes profitèrent du manque de souverains sur les territoires que la Malédiction avait laissés dépeuplés pour gagner du pouvoir. Parmi eux, il y avait Cora. Celle-ci s’était déjà fait sa petite réputation, mais elle était de plus en plus crainte au fil du temps, et nombreux sont les personnes à avoir rejoint son camp.
Et puis, il y avait Drago. Pas un brin charmeur, pas un brin d’élégance ou de classe. Pour vous le décrire… large, barraqué, bourru, sauvage, un peu laid et un bras manquant. Il n’y a pas de quoi faire pâlir de jalousie les princesses alentours, non. Un chef barbare, rien de plus. Mais assez puissant, et surtout avec une armée aussi particulière, pour pouvoir s’imposer dans ce Nouveau Monde. C’est comme ça qu’il arrivait sur les terres d’Arendelle pour les conquérir. Une flopée de dragons derrière lui. C’était soit on se rendait, soit on se faisait écraser. Et j’ai beau avoir des pouvoirs glacés, ce n’était rien face à la masse de cracheurs de feu qu’il avait. Peut-être avait-il trouvé un intérêt à une union avec la Reine d’Arendelle, en tous cas je ne l’imagine pas se marier par amour, il est trop ambitieux pour ça. Mais voilà, je me passais la bague au doigt et la corde au cou par la même occasion. D’Elsa Sorensen, je devenais Elsa Bludvist, Reine d’Arendelle, Reine des Neiges et femme du moins royal des maris. Je ne supportais pas cette union, mais j’y avais été contrainte pour le bien du pays. En fait, c’était trop facile de le suivre dans ses envies. Si j’avais eu une arme à la hauteur de ses dragons, je n’aurais pas hésité à tout lui refuser, mais ce n’était pas le cas. C’était soit je me laissais dompter, soit nous périssions tous sous les flammes. Et j’aurais beau tout geler, le feu consume la glace aussi bien que la glace ne peut rien faire contre le feu…

Elsa se sentait assez calmée. Depuis combien de temps avait-elle été dans cette chambre ? Elle n’avait plus l’âge pour les caprices. De toute façon, ce serait tous les jours ainsi, et elle aurait beau piquer des colères, elle aurait beau s’enfermer des heures durant, elle ne pouvait pas faire grand-chose.

* *
*


Quelques temps plus tard, Drago emmenait Elsa et Anna sur un royaume voisin, l’un de ceux sur lesquels il avait des vues, évidemment. La reine et la princesse se faisaient trimballer de partout où le roi allait, au beau milieu d’une armée de dragons, c’était ainsi.
Elsa n’était pas là lorsque cela s’est passé, mais elle entendit le peu que l’on en sait par la suite. Anna était partie on ne sait où pour aller faire on ne sait quoi. Elsa ne cherchait même plus à savoir ce qui se passait dans la tête de sa petite sœur. Elle voulait monter des dragons, elle voulait apprendre à se battre… soit, mais elle attendrait que sa sœur trépasse d’abord. De son vivant, jamais Elsa ne pouvait accepter ça. Ce n’était selon elle pas l’exemple que leur avaient montré leurs parents. Surtout pas les dragons. D’ailleurs, on n’avait jamais préparée l’héritière à une possible invasion par les dragons… Bref. Anna était partie, et elle n’était pas revenue.
On apprit peu après que l’armée de Cora était dans les parages. Et dans ses rangs, Hans des Îles du Sud. Elsa n’en avait pas la preuve, mais elle le pensait responsable de la disparition de sa sœur. Evidemment, elle ne se doutait pas que celle-ci était tombée dans le terrier du lapin, l’amenant directement dans le monde dans lequel les maudits vivaient à présent. Pour elle, le seul fautif était Hans, et elle comptait bien lui régler son compte une bonne fois pour toute et retrouver sa sœur. Si elle savait qu’elle aurait plus de chemin que ça à faire…






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MessageSujet: Re: ❄ you can't marry a man you just met.   Dim 20 Sep - 21:14

Ma Elsa !!!!!!! Punaise autant de poste, ça fais peur xD Tu nous prépare une fiche de la mort qui tue ? O-O

Bienvenue à toi encore et toujours. Plein de courage et d’amour pour ta fiche !

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MessageSujet: Re: ❄ you can't marry a man you just met.   Dim 20 Sep - 21:19

Oui, enfin !!!! Depuis le temps que je l'attends, celle-là Love Love
Je vais te faire un peu de lecture ouais, histoire de me venger Hehe
Et marciiiiii Nik Nik Muehehehe

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MessageSujet: Re: ❄ you can't marry a man you just met.   Dim 20 Sep - 22:18

Parfait le choix du feat ^^ enfin tu fais Elsa
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MessageSujet: Re: ❄ you can't marry a man you just met.   Dim 20 Sep - 22:22

Tu es une tarée. Mdr
Re-bienvenue avec ce perso' en tout cas, sale quiche ! What a Face
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MessageSujet: Re: ❄ you can't marry a man you just met.   Dim 20 Sep - 22:25

PAS BIENVENUE Fuck
PAS BON COURAGE Fuck
QUE DALLE Fuck
TROP DE POST DE PREVU Fuck
ET JE VAIS TOUT LIRE EN PLUS PARCE QUE ELSA QUOI Fuck

Cordialement, je te fouette Coeur
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MessageSujet: Re: ❄ you can't marry a man you just met.   Dim 20 Sep - 23:04

Mathou : Ouais t'as vu ! Bludvist
Grave, enfin, depuis le temps Mdr

Dag : Espèce de piche toi-même !
Et la tarée, t'sais c'qu'elle te dit, elle te dit ça : Fuck ! Love

Ventouse : PAS CIMER ALORS, QUIZZA Fuck
Tu lis tout, et tu me réciteras tout par coeur, compris ? Hehe Muehehehe
Cordialement, je t'enc... Love

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je n'ai vu que des ombres. Des ombres géantes à perte de vue et une tempête de flocons noirs. Une neige noire qui recouvre progressivement mes mains, puis mes bras écartés. Des roses rouges semblent pousser tellement le sang gorge la poudreuse. © caius
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MessageSujet: Re: ❄ you can't marry a man you just met.   Lun 21 Sep - 8:43

Ecrit pas trop sinon je valide pas Razz

Bon courage pour ta fiche Razz Et si tu as besoin tu sais où nous trouver Razz
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MessageSujet: Re: ❄ you can't marry a man you just met.   Lun 21 Sep - 20:25

Re bienvenuuuuueee
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MessageSujet: Re: ❄ you can't marry a man you just met.   

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❄ you can't marry a man you just met.
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