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 You're a suicide makeover [Vael]

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MessageSujet: You're a suicide makeover [Vael]   Mar 25 Oct - 14:23

You're a suicide makeover

   

T’as encore perdu Macaria de vue. T’es un boulet c’est une chose, mais là t’es en train de te révéler lâche aussi. Pourtant tu n’es pas lâche Emilio, tu as peur de ton ombre mais t’as le courage de continuer à vivre quand même. Il y en a qui resteraient dans leur lit à ta place. Personne ne saura jamais ce que tu ressens, la peur qui t’habite naturellement, t’es né comme ça. T’es né, aussi, pour être le serviteur de Hadès, sauf que là tu ne sers à rien. T’es dans la rue, tu te traites de con, tu regrettes de ne pas avoir saisi l’occasion de parler à Macaria, mais tu ne saurais pas par où commencer, reconnais-le. C’est un sujet trop important, trop précautionneux, pour un maladroit comme toi, que de parler de son père. Tu te sens inutile Emilio, ça ne te ressemble pas. Toi tu as besoin de rendre des services. Quelle est ta raison de vivre sans ça ? Tu n’en as pas. Tu veux aller chez ton maître, pour qu’il te dise quoi faire, là tu serviras à quelque chose. En chemin, tu te rends compte que t’as oublié de prendre tes calmants, et tu comprends mieux pourquoi les idées noires se bousculent dans ta tête, pourquoi t’aurais jamais trouvé un début de phrase cohérent à dire à Macaria. T’es vraiment un con, Emilio, des années que tu les prends et il y a encore des jours où tu les oublies. Dans la rue, tu veux faire demi-tour puis tu changes d’avis, ça te fait faire un tour complet sur toi-même et personne ne trouve ça bizarre parce que c’est toi. Tu viens de te souvenir de Vael. Vael, il a tellement de trucs pas nets qu’il pourrait monter un commerce, (c’est peut-être déjà le cas d’ailleurs), sa cargaison est encore plus lourde et variée que la tienne. En plus, c’est proche du cimetière, là où ton maître travaille. Si t’as un peu de chance, Hadès sera dans le coin, même s’il a rien à foutre dans une morgue et qu’en fait, t’as jamais de chance de toute façon, pas même un peu.

La morgue, donc. Tu entres dans le terrain de Vael comme dans un moulin. Depuis que t’as retrouvé ta mémoire, t’as aussi retrouvé tes manières de démon. Ou plutôt, ton absence de manière, t’as aucun savoir-vivre. Ça te fait ni chaud ni froid qu'il y a des cadavres emmagasinés ici, t'es un démon, et tu viens des enfers. Tu lances quand même un « Salut », parce que même toi, tu as tes limites. T’as regardé Vael deux secondes avant de te détourner de lui, on a l’impression que tu t’intéresses à l’ambiance morne de l’endroit mais comme tu te mets à toucher à tout, on devine que tu cherches quelque chose. « Je voulais savoir si t’avais des…tes… tu sais ». Tu lèves une main, on dirait que tu tiens un truc invisible entre ton index et ton pouce, une boite que t’agites quelques secondes, et si on a ta capacité d’imagination, on pourrait presque entendre le tchik-tchik des cachets. Mais, Emilio, personne n’a ton imagination. « Bref, tu vois, je ne vais pas te faire un dessin… J’ai oublié le Lexomil ». Tu continues de fouiner le bureau, la valeur sûre, t’en fais qu’à ta tête Emilio, elle va exploser un jour, parce qu’il y a trop de choses qui s’y bousculent. Y en a qui chopent des AVC pour moins que ce que t’as. Vael, il te voit t’agiter partout, déjà qu’il comprend pas grand chose à ton manège, ce que tu dis a encore moins de sens pour lui. T’as pas fini de l’ouvrir en plus, alors que tu fouilles entre deux tas de paperasses, et que tu demandes avec ton air distrait : « Au fait, t’as pas vu le patron, dis ? J’pensais qu’il était peut-être dans le coin…  ». Là, Vael, si tu ne l’avais pas déjà paumé, tu peux être certain que c’est fait, et qu’il comprend encore moins que rien. C’est souvent l’effet que tu fais aux autres Emilio, quand Hadès n’est pas là pour te dire de la fermer. Tu parles trop vite, les idées ne se suivent pas, t’es passé du coq à l’éléphant, tu ne t’en rends même pas compte. Et puis, de quel patron tu parles ? Le tien, le sien, le maire ? Qu’est-ce que tu vaux sans tes calmants, dans ce corps faiblard d’humain qui risque de te lâcher à tout instant ? Parce que tu ne sais pas, toi, si tu as gardé ton immortalité. T’as l’impression que tu vas clamser d’une crise cardiaque un jour, ça n’arrange pas ton cas, pas vrai ? Comme si tu ne flippais pas assez sans ça.

Là t’entends un bruit, ça n’a rien du tchik-tchik que tu cherches, c’est une vibration. La porte qui s’était fermée derrière toi quand t’es entré fait un bruit d’onde et t’as l’impression que tu viens de la verrouiller. Alors tu re-bidouilles cette commande que t’as touché, dans le sens inverse, sauf que ça ne marche pas. Puis tes grands yeux clairs se tournent vers Vael, incrédules, et tu devrais être bien content de ne pas être dans sa tête à lui. Il n’est pas équilibré, Emilio, il se shoote avec des substances qui tueraient un éléphant, même toi tu planerais à 15 000 avec, alors que t’es résistant comme personne. Vael, t’as qu’à prier qu’il n’ait pas de flingue, parce que si un mec comme toi est coincé avec un mec comme lui, y a une balle qui va partir. On ne sait pas dans quel sens, mais elle va partir. « J’y suis pour rien... », tu bredouilles. T’as un peu raison de croire que ce genre système n’est pas pratique, mais si tu fourrais ton nez là où il doit être, tu n’en serais pas là non plus. C’est marrant parce que tu ne paniques pas encore, tu te dis que Vael va trouver la solution en deux secondes.



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MessageSujet: Re: You're a suicide makeover [Vael]   Mar 25 Oct - 18:57

You’re a suicide makeover
Emilio & Vael

Vael était au téléphone de service, coincé entre son oreille et son épaule. Il avait un pupitre et des formulaires, puis un crayon dans l’autre main. Il vérifiait les informations des morts de la journée. Ses sourcils étaient levés bien haut sur son crâne et donnaient l’air de vouloir se rejoindre avec exaspération au-dessus de son nez. Nez dont il se pinça l’arrête : « Je comprends pas. Il a fait caca, j’ai changé la couche, mais il sent toujours la merde ! C’pas croyable ! Rentre et fait qu’il sent bon. J’ai même mis du parfum…
_Mais je sais pas. T’as vérifier sa couche. Il a refait caca ? soupira Vael alors qu’Alice s’énervait toute seule sur l’odeur nauséabonde que pouvait avoir un si petit être.
_Bah pour ça, faudrait que je lui mette la main dessus…
_Il est où purée ?
_Je sais pas, je vais aller voir ! Quitte pas ! » et il y eut un grand silence à l’autre bout du fil. Il le garda coincé contre son oreille en cochant les informations exactes et sur-lignant en jaune ce qu’il devait faire des morts de la journée. Il soupira et continuait son travail sans se sortir de la tête qu’aucun des deux parents d’Apollon-Jules ne savait où il était. On est des parents horribles ! On est des parents horribles ! On est des parents horribles… se répétait-il cette phrase dans la tête avant de perdre patience : « Woh ! Alice ! » aboya t-il, mais il y avait toujours un gros silence à l’autre bout du fil. Il était inquiet. Bah ouais ma parole ! Y’a un teckel, une chèvre, un cochon-nain, parfois un poney – aveugle !!!– et une mère psychotique qui se baladent dans cette baraque ! J’ai bien le droit de m’inquiéter non ?

Soudain une tête apparut dans la morgue et la personne s’annonça en le saluant. Il sursauta et par réflexe, jeta le téléphone dans la poche de sa blouse de travail. Il soupira en reconnaissant Emilio. « Bordel… Je le savais ce matin, t’aurais pas du sortir de ton lit… » se parlait-il à lui même. Il était désespéré avant même d’entendre son ami parler. Puis il se lança. Vael lui accorda qu’une minute d’attention, qu’il prenne conscience qu’il le voyait et l’écoutait. Il était disponible pour lui, c’était l’idée qu’il fallait communiquer. Pédagogie qu’on utilisait pour les cas délicats. Qu’il utilisait pour sa mère et qu’on avait utilisé avec lui. Et qui, pour anecdote, est utilisée pour les enfants. Emilio ne trouvait pas ses mots et Vael l’observait. Lui, il savait quels mots il ne trouvait pas. Le démon mima de secouer une boite de cachet et le pire c’est que Vael avait eu l’impression d’entendre le « tchik-tchik » des petites pilules blanches dans leur boite orange. « J’ai rien… C’est dans mon vestiaire. Tu peux attendre un peu ? Faut que je découpe quelqu’un avant que le médecin n’arrive. » et il hésitait entre découper le cadavre ou Alice. Il se rappela d’Alice et attrapait le téléphone dans lequel la blonde hurlait « allô ! ». Les jeunes parents reprirent leur discussion. Au final, Vael avait compris le problème de la blonde. « Faut qu’tu lui essuies le cul aussi ! T’es con ou t’es con ?
_Ah ouais c’est vrai. Je dois mettre les mains là-dedans. Ouais mais non, je t’ai dis : je fais pas ça. Tu te démerdera ce soir. »

Pendant ce temps, Emilio partait d’un bout à l’autre de la salle d’autopsie et touchait à tout sans s’arrêter une seconde de parler. Vael attendait calmement que sa décompensation passe comme il l’aurait fait avec sa mère et gérait un autre problème sur le feu. De toutes façons, c’était soit je l’ignore un peu et j’essaie de savoir ce qui se passe avec mon gosse ou je devenais dingue à l’écouter car je suis à peu près clean et que je perds un gosse… On peut mettre une balise GPS à un gamin ? Vael balança le téléphone vers le bureau où s’amassait tout un tas de feuille. Emilio lui demandait où était le « patron ». Le bouclé le jaugea un peu sceptique, essayant de le suivre. Il avait sûrement raté un bout. « De qui tu parles ? Mon boss ? Le médecin. Ouais, il est là dans deux heures et j’ai du boulot. Et arrête de fouiller partout merde ! On n’a rien ici. Ils sont morts les gens, on n’a rien à leur donner… Réfléchis un peu ! Stop bouge plus ! »  finit-il avec ce bruit très insultant qu’on faisait les joues contre les dents. Il tira le draps de celui qui attendait de confirmer les causes de la mort pour les assurances. Assurances qui donneraient le seul héritage aux petits-enfants de ce grand-père. Il attrapa alors un sécateur gigantesque et fit glisser jusqu’à la table un trépied en plastique. C’était pas que j’étais trop petit – même si je ne suis pas si grand – mais plus je suis haut et plus j’ai de force et je fais moins d’effort. Porté un bébé, vous savez que ça vous use de toutes vos forces ! C’est hallucinant. Et je le tiens pas plus de trois heures par jours.

La porte se referma et claqua lourdement, hermétique, coupe-feu et presque insonorisée. Ils étaient en plus en sous-sol. Vael aimait rarement fermé cette porte. Pourquoi s’enfermer toujours plus ? Il y avait la principale qui amenait au service de la morgue qui est déjà fermée. Mais… « Bordel ! A quoi tu joues ! Touches à rien je t’ai dis ! » vociféra le français, debout sur son trépied, et claquant sèchement le sécateur qui coupa net la côte reliée au sternum. Dans sa colère, il n’avait pas retenu son outil et il s’enfonça dans les organes – que je devais étudier pour authentifier la mort – se lançant une giclée monumentale de sang froid depuis la veille. La substance épaisse et foncée lui barrait le corps de la tête jusqu’à la cuisse, le reste protégé par la table. Bon, à ce moment, je luttais pour prendre sur moi. Là. Juste là. Le moment où je descends de mon trépied et que je m’avance vers Emilio. Il n’avait pas lâché son sécateur et on sentait qu’il hésitait à lui couper un à un ses membres avant de bien vouloir l’achever. « Qu’est-ce que t’as foutu encore ? T’es sérieux, tu peux pas te tenir tranquille. On dirait moi en pire ! » lui siffla t-il entre ses dents et très en colère. Il était face à lui. Proche de lui. Il feignit de lui donner un coup de pince et porta son attention sur la machine.

Il tendit son outil à Emilio : « Tiens la moi le temps que je finisse mon affaire… » dit-il concentré avant de claquer la langue. Il bidouilla à son tour. La porte coulissa lentement pour s’ouvrir et finalement préféra se fermer à nouveau. Vael recommença et la même chose. Elle s’ouvrait d’à peine 20 centimètres. Il réitère encore son geste. Au bout de la cinquième fois, il arracha le sécateur des mains d’Emilio et l’abattit avec force sur le boitier de la porte. Le petit appareil explosa en milles morceaux, son circuit imprimé pendant encore comme s’il s’accrochait à ses derniers fils. « Putain de merde… » jura t-il en français en regardant la porte fermée un long moment. Puis il regarda Emilio qu’il dévisagea de la tête au pied et reportait son attention sur la porte. « Messieurs les O.V.N.I si vous avez décidez de m’enlever, ce serait bien que ce soit maintenant » cita-il en faisant hommage à son personnage préféré dans la série 2 Broke Girls. Il venait de retrouver un peu de longueur à ses cheveux et tout le monde savait ô combien il aimait ses cheveux, mais pourtant là, il avait envie de tous se les arracher. Heureusement que je les aimais vraiment très fort... Sinon j’ai qu’à lui arracher les siens tiens ! Il leva la main dans le but de lui attraper une poignée de cheveux, mais il se ravisa et reposa lentement sa main le long de son corps. Une petite voix avait sauvé le crâne d’Emilio.

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MessageSujet: Re: You're a suicide makeover [Vael]   Mer 26 Oct - 21:40

Emilio Scarily a écrit:
You're a suicide makeover

   

« Bordel… Je le savais ce matin, t’aurais pas du sortir de ton lit… » Cette phrase pourrait tellement s’appliquer à toi, Emilio, que t’as l’impression qu’elle sort de ta conscience. Mais si, mais si, te réponds-tu dans ta tête. Vael il n’a pas que ça à foutre que de t’aider, il doit découper des morts, là encore, ça te choque pas trop, ça pourrait même te fasciner si t’étais pas autant préoccuper à foutre ta merde. Parlant de merde, y a manifestement un môme qui doit se faire essuyer le derch. T’as presque l’impression que Vael s’adresse à toi, parce que tu n’as pas trop remarqué qu’il est au téléphone. Ah non moi je touche aux fesses de personne ! tu te dis. La dernière fois que t’as eu affaire à un bébé, il s’appelait Hercule, il t’a attrapé de ses petites mains, et t’as eu le droit à un aller-simple pour Kuala Lumpur. De toute façon, tu ne risques pas de voir un autre bébé si tôt, parce que vous n’êtes coincés qu’à deux. Et tu vas vite te rendre compte que tu essuierais bien volontiers le cul d’un gamin, plutôt que te retrouver seul avec Vael cinq minutes de plus. Après, lui, il s’étonne que tu fasses n’importe quoi, alors qu’il est très stressant, même quand il est loin. Tout ça, c’est indirectement sa faute. Tu lui proposerais bien du Lexomil, mais c’est justement là tout le problème, qui fait que t’es là, t’en as pas. Quand tu lèves ton adorable petit nez, et que tu le vois débarquer, couvert de sang, avec son outil de découpage, t’as l’impression d’être dans un remake de Freddy contre Jason. Il fait vraiment peur, il a un regard de psychopathe, et toi aussi, Emilio, tu vas te chier dessus si ça continue.

Toi quand tu paniques, t’as pas les bonnes réactions, tu devrais prendre tes jambes à ton cou direction l’autre bout de la pièce, mais t’es mou du genou. T’as tout juste le réflexe de prendre la première chose qui te tombe sous la main. « Gnf ! » tu flippes en levant, devant ton visage, le classeur que t’as pris pour te protéger, les épaules crispée, y a des feuilles volantes qui volent. T’as le cœur qui a lâché pendant une seconde Emilio, heureusement que l’autre baisse la garde. Il te propose de tenir son ciseau géant et il n’a même pas le temps de terminer sa phrase que t'as déjà lâché le classeur pour le lui arracher des mains. T’es un sensible, toi, un peureux, c’est vraiment pas sympa de sa part de te faire des feintes comme ça. « T’es pas bien, ma parole ! » te plains-tu. On pourrait dire que c’est l’hôpital qui se fout de la charité, mais cet euphémisme serait trop loin d’illustrer l’ironie dantesque de tes paroles. Pas de chance Emilio, ton minois d’ange interloqué ne l’attendrit pas, lui. T’as fait une grosse, grosse connerie là, Vael, il lutte avec la porte comme Don Quichotte contre des moulins à vent. Quand il te reprend le sécateur sans préavis, tu recroquevilles tes bras contre toi, prêt à les lever pour te défendre. C’est con parce que si tu fais ça, ça te les couperait. Heureusement, c’est pas sur toi qu’il cogne ! « Putain de merde » il jure dans sa langue natale, que tu parles aussi, et tu lui réponds d’ailleurs spontanément en français, parce que t’es un suiveur de nature : « Pourquoi ça marche pas ? ». Là Emilio, tu commences vraiment, vraiment à paniquer. Plus les secondes s’écoulent, plus ta tronche devient livide, à l’image des cadavres de la pièce. Fais gaffe, Emilio, Vael, il serait cap de faire semblant de te confondre avec l’un d’eux. D’ailleurs là quand il te regarde, t’as bien envie d’aller prendre la place de celui qu’il vient de découper pour faire le mort. Vael lève sa main libre, t’as l’impression qu’il va t’attraper par la gorge comme le ferait Hadès, tu recules, il se ravise.

Tu profites du temporaire calme de la bête pour reculer encore, jusqu’à ce que ton dos heurte le mur, et ça te fait un peu sursauter d’ailleurs. Ça te coupe pas le sifflet pour autant, Emilio, au contraire, t’es vraiment bavard quand t’en as gros sur le cœur, t’es tellement chiant que même Peine, eh bien il peine souvent à t’écouter : « T’es un grand malade ! Va pas me dire que j’suis pire que toi, moi je … je ne menace pas les autres avec des armes et je trifouille pas les morts ! ». Pendant que tu parles, tu fais des pas de côté contre le mur, et tu te rends compte que c’est probablement pas super intelligent de traiter un grand malade de grand malade. Alors, ton flot de paroles dérive, et cette fois, tu passes de l’éléphant au coq. « Quand tu disais que tes trucs sont au vestiaire, tu voulais dire que tout est là-bas ? T’as vraiment rien sur toi ? Tu t’prends pour Pablo Escobar, tout dans la cave, rien dans les poches ? … S’il-te-plait Vael ! ». Ouais tu connais Pablo Escobar. T’as rattrapé plus de deux millénaires de culture, sur le monde entier, en un temps record. Tu retiens quasiment tout, tu parles toutes les langues, un humain lambda hurlerait au génie si ton don pour la connerie ne hurlait pas le contraire encore plus fort chaque fois que l’occasion se présente. Tu vois Emilio, tu te disais que Vael, il était encore plus féroce consommateur que toi, mais là c’est toi qui a tout l’air d’un camé en manque.

Quand t’avais ta tête de diable, on avait envie de t’étriper dès que tu chouinais après que t’aies fait n’importe quoi. Mais avec ta bouille d’ange, y en aurait plus d’un qui aurait craqué et t’aurais déjà pardonné, mais là c’est Vael, c’est moins pire que Hadès certes, mais plus pire que le reste, tu vois, parce que Vael, t’as l’impression que ça fait un moment qu’il hésite à te découper. Tu ne pouvais pas plus mal tomber. Mais comme d’habitude Emilio, tu vas survivre, t’es un habitué à ce genre de situation, pas vrai ? « Va pas me dire non plus que la seule sortie est une porte qui se verrouille de l’intérieur pour durée indéterminée ! Y en a forcément une autre ! ». Tu regardes partout autour, comme si t'espérais qu'une armoire cache un passage secret. Pourtant c’est pas si con ce que tu dis Emilio, ça change un peu, mais s’il y avait une autre sortie, ça fait un moment que Vael t’aurait déjà attrapé par le col de ta veste pour te foutre dehors, avec un pied au cul en prime. « Et puis essuies-toi et pose ton découpe-rondelle ! Tu ressembles à Michael Myers, ça fait trop peur ! T’approches plus de moi avec c’truc, sinon moi... je meurs ! », tu dis en portant la main vers ton cœur, et c’est vrai qu’il bat tellement vite qu’il va te sortir de la poitrine. « Va expliquer ça à ton patron, après ! Et au mien, que tu m'as toujours pas dit où il est d'ailleurs... ».



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MessageSujet: Re: You're a suicide makeover [Vael]   Mer 2 Nov - 1:32

You’re a suicide makeover
Emilio & Vael

Vael était en colère et Emilio un peu paniqué, par ses petits mouvements qui montrait bien qu’il se retenait de le frapper. Et pourtant ô combien il en avait sacrément envie. La peur d’Emilio se traduit par ce qu’il pensait de Vael. Ses paroles ne furent même pas entendues par le bouclé qui était concentré à regarder le petit boitier électronique qui gérait la porte. Il écarquilla les yeux et fronçait les sourcils, maudissant l’arrivée du jeune homme. Aussi canon qu’il était, faut pas déconner ! Il porta un bref regard à son ami et secoua la tête las. Il avait l’air si coupable que Vael le trouvait presque assez mignon pour le pardonner. Mais non. Surtout pas après ce qui allait arriver. Il fallait vérifier l’ampleur de sa bêtise. Il trifouilla les boutons et la porte se mit à trembloter et danser presque avec ironie sous leur nez. Le gars qui n’avait rien à faire dans ce service à cette heure lui posa une question. Vael lui fit un signe de main de déguerpir et continuait à se battre avec l’odieuse et si cruelle technologie. Enfin, il perdit patience et explosa littéralement le boitier d’un simple geste de son immense pince. Après, il s’en voulait. Il avait observé la porte fermée, puis Emilio et cela plusieurs fois avant de réaliser. Je vivais enfin ma malédiction… Je suis sûr que c’est Régine qu’à manigancer tout ça. Alors est-ce que c’est pour le mariage en pleine nuit entre Alice et moi ou quand je suis venu annoncer la naissance de notre enfant ? Apollon-Jules ! Ca se prononce Apollon-rouley !

Emilio avait encore beuglé dans sa panique si naturel. Il l’avait traité de « grand malade » et encore une chance que ce soit un malade qui l’appelle ainsi, car sinon il aurait fini le travail qu’il devait faire sur le cadavre, mais sur lui. Une façon de parler, il n’en était pas capable. Il avait la même coupe qu’un agneaux, ce n’était pas pour rien. Enfin, ça personne ne préférait le vérifier et on doutait vraiment qu’il en soit incapable. Même lui avait ce doute. Ca pourrait arriver un jour. Quand ça craque là-haut… Ensuite, il a râlé parce que je lui aurais peut-être dit des trucs. En vrai, je m’en rappelle plus. Je me rappelle même pas lui avoir parlé. J’ai imaginé au moins cinq façon de le tuer, ça je m’en souviens… Mais parler…. Une pensée qui se traduisit par une expression d’une ignorance blasée.

« Ouais tout est là-bas !!! » aboya t-il juste après que l’autre jeune-homme ne lui demande plus de détails sur ses marchandises. Il le dardait de ses yeux clairs toujours avec la même colère. Décuplée, car il me rappelait que j’avais rien pour faire passer le temps. Merci l’ami ! Le plus vieux continua à partager ses angoisses et faire grandir celle de Vael : rester coincé ici avec lui. Ce qui est drôle dans cette histoire, c’est que d’habitude c’est pour moi qu’on a ce genre de pensée. Avec Em’ je me retrouverais souvent dans l’autre rôle. Celui qui doit me supporter. Le bouclé le jaugea sans lui répondre, renforçant sa prise sur le coupe-coupe ! Il leva tristement la tête vers le petit panneau vert lumineux au-dessus de la porte où était écrit « Exit » et reposa son regard désespéré sur Emilio. « Normalement, quand y’a un soucis, elle ne se ferme pas elle S’OUVRE !!! » hurla t-il subitement le dernier mot de sa phrase en finissant par jeter la pince à travers la pièce.

Vael se passa une main dans les cheveux et répondit de façon automatique aux injonctions de son compère qu’il lui avait dit avant qu’il n'explose. Il s’approcha de l’évier et commença à se frotter les mains avec les deux milles gestes d’un lavage correcte des mains dans les normes d’hygiène. « Mais de quel patron tu parles ? T’en a qu’un toi ? T’es plutôt louche comme mec, je pensais que t’en avais genre deux milles. Tu veux le big boss ? Regineuh ? J’sais pas ce qu’elle foutrait ici. C’est plutôt le shérif que je vois moi... ». Après ses mots il se passa le visage sous l’eau un bon moment, être bien sûr de ne rien attraper avec ce sang. Bah même mort et froid, faut se méfier… Il se releva pour arracher presque un kilomètre de papier et s’essuya le visage et épongeait ses cheveux.

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