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 Emma & Ivallya, deux femmes, deux histoires une même souffrance

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MessageSujet: Emma & Ivallya, deux femmes, deux histoires une même souffrance    Sam 1 Oct - 14:45


deux femmes, deux histoires une même souffrance  

- Ivallya Jenkins — Emma Swan -


Nous sous-estimons souvent le pouvoir d’un contact, d’un sourire, d’un mot gentil, d’une oreille attentive, d’un compliment sincère ou de la moindre attention; ils ont tous le pouvoir de changer une vie

Gabriel, son nom s’affiche une nouvelle fois sur mon téléphone, comme toujours je lui raccroche au nez .Je ne veux pas lui parler. Je sais pourquoi il appel. Je sais qu’il s’inquiète, oui aujourd’hui ça fera bientôt deux ans que j’ai accouché de notre petite fille, notre petite Elizabeth, tout aurait pu être tellement parfait, moi marié à Gabriel, l’homme que j’aimais depuis des années et des années, celui qui s’appelait Charles Bingley, cet homme que toutes les greluches de Londres se disputait l’attention mais c’était moi qu’il avait choisi. C’était sans doute ça la fin heureuse dont les contes de fée nous bassine les oreilles, un mari et un enfant, seulement pour être une fin digne de ce nom il aurait fallut que cet enfant soit en vie. Ce n’avait pas été le cas mon Elizabeth était morte depuis deux jours quand on a décidé de me la retirer. Pourquoi m’avait-on forcé à accoucher ainsi ? Pourquoi avais-je mis si longtemps pour m’apercevoir qu’elle ne bougeait plus ? Pourquoi les médecins avaient autant pris leur temps avec moi ? Pourquoi ? Cette question hantait mon esprit depuis ce jour maudit et j’avais fini par trouver une réponse toute faite : c’était ma faute. Dans l’autre monde j’étais devenue une sirène, une minionne qui tuait de sang froid les marins par pur plaisir. C’était sans doute tout se que je méritais, mais avant d’être cette femme sanguinaire des océans, j’avais été une tout autre femme. J’étais douce, bienveillante et aimante, mais tout avait changé quand ma sœur Elizabeth était partie. Ma moitié, s’était enfuie et je n’avais su la rattraper, elle était sans doute morte, au même titre que ma petite fille.
Éteignant mon téléphone avec hargne, je sens une larme couler le long de ma joue, la séchant violemment je serre les dents, jette un regard autour de moi pour m’assurer que personne ne me prête aucune attention. Forte heureusement c’est le cas, un vent frais s’abattre sur moi, je resserre mes bras autour de mon corps. Désireuse de retrouver un peu de réconfort dans un lieu chaleureux je pensais automatiquement au Granny’s seulement ce dernier ayant été récemment détruit par des monstres venus de notre monde originel. Ma seconde option se dirigea automatiquement vers le Coffee Shop de la ville.

C’est donc le pas pressant que j’entrais dans le lieu où une douce odeur de caféine et dans laquelle plusieurs personnes étaient déjà présente, réparties autour de diverses tables, où ils riaient discrètement profitant de se moment de chaleur. J’aurais aimé avoir une personne avec qui boire ce dit café, mais malheureusement, j’avais refusé de laisser entrer la seule personne qui aurait pu réussir à me faire oublier la douleur de la période que j’étais en train de traverser : Gabriel. Secouant la tête discrètement je me dirigeais vers la serveuse, me forçant à sourire pour ne pas paraître impolie.

« Un grand café à la vanille s’il vous plait »

Après un bref hochement de tête, la jeune femme s’active pour réaliser ma commande pendant que mon sourire retombe légèrement, pendant que je pars m’assoir à une table dans un coin légèrement écarté des autres. La serveuse revint rapidement en m’offrant un mini cookie, une attention qui fait renaître mon sourire avant que je me laisse à nouveau envahir par la solitude, me coupant des autres, ne gardant que l’odeur de mon café, ceux jusqu’à ce qu’un bébé se mette à pleurer. Automatiquement, je sursaute, je lève le regard vers le coupable avant que mon cœur ne se serre une nouvelle fois. Mes doigts se referment autour de mon mug pendant que je détourne mon regard de l’enfant. Ce fut à cet instant précis que j’ai aperçu la sauveuse deux tables plus loin. Cette dernière venait de revenir en ville, elle l’avait quitté précipitamment pour des raisons que j’ignorais mais l’image qu’elle renvoyait me rappelait avec violence la mienne. Avant de partir elle était enceinte, l’absence d’enfant à ses côtés me mit automatiquement sur la piste. Elle avait perdu le bébé. Sans m’en apercevoir, je me lève et me dirige vers elle armée de mon café.

Une fois en face de sa table, je me mets entre elle et le fameux bébé afin de mettre fin à la souffrance qu’elle s’infligeait sans même s’en rendre compte en annonçant d’une voix douce et faible de manière à ce que personne d’autre ne m’entende.

« Je suis désolée Emma, j’aimerais dire que ça s’arrangera avec le temps mais je ne peux pas le certifier… »

Tirant la chaise en face d’elle, comme pousser par une violente envie de m’assoir à ses côtés pour ne pas avoir cette fâcheuse impression que je suis la seule femme de cette ville à souffrir à la simple évocation du mot bébé. En réalité j’ai vraiment besoin d’une personne sur laquelle me concentrer pour ne pas avoir à m’effondrer. Désireuse de ne pas m’imposer je demande tout de même.

« Je peux ? »
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MessageSujet: Re: Emma & Ivallya, deux femmes, deux histoires une même souffrance    Dim 9 Oct - 14:44




Deux femmes, deux histoires,
une même souffrance.


Être assise à une table de Granny's avait toujours été terriblement réconfortant. Combien de fois avions nous été là avec ma famille ? Combien de fois avais-je déjeuné là-bas avec Killian ? J'adorais cet endroit. J'adorais Granny et ses chocolats chauds avec juste la dose de cannelle qu'il fallait. J'adorais le regard maternel et protecteur qu'elle portait sur ma mère, sur mon fils, sur moi, chaque fois que nous étions à une de ses tables. Mais aujourd'hui... Aujourd'hui, je savais que ces regards protecteurs auraient été trop intrusifs, trop pleins de tristesse, de pitié... Peut-être qu'il était donc préférable que Granny's soit pour le moment indisponible, même si le Coffee Shop de la ville n'avait rien d'aussi doux et accueillant que le vieux diner de l'ancienne louve.

A une table un peu à l'écart, je regardais la mousse blanche, flottante dans le chocolat chaud. D'une main aussi distraite que l'esprit, je saupoudrais la boisson de cannelle. Killian n'était que peu souvent venu ici. Il n'y avait rien me rappelant sa présence, mais juste son absence. En temps normal, j'aurais bu mon chocolat avec lui, j'aurais ri, fait des projets pour la soirée ou pour l'avenir – grognant sur le fait que ni l'un ni l'autre n'étaient sûrs au vu d'une menace ou d'une autre qui pourrait compromette nos projets -, j'aurais été heureuse, même si nous n'avions pas été dans notre fief habituel... Mais pas aujourd'hui. Aujourd'hui, j'étais seule, triste, dans un endroit qui n'avait rien de familier pour moi et tout me rappelait cruellement qu'avant était... et bien avant et que plus rien ne serais jamais pareil.

Un bébé se mit à pleurer et mon regard sur porta automatiquement sur lui, sans que je ne puisse rien y faire. Mon cœur se brisa, alors que je voyais la maman le prendre dans ses bras pour le bercer doucement, essayant de calmer ses larmes. Le « clop » du flacon de cannelle contre la table me sembla fort lointain, alors que le monde semblait disparaître autour de moi. Le temps s'étirait parfois encore comme ça, le monde, les couleurs, l'univers semblait se taire, ne laissant de vivant et vibrant que l'objet de ma fixation, alors que mon cœur et mon âme se déchirait de nouveau, comme au premier jour. Je serrais le flacon dans ma main jusqu'à en avoir les jointures blanchies par la force, alors que je serrais mon autre poing sur la table. Combien aurais-je donné en ce monde pour pouvoir serrer mon fils dans mes bras ? Combien serais-je capable de sacrifier pour avoir la chance d'être cette mère, avec cet enfant ? Pour que les derniers mois n'aient jamais existé. Pour que je sois avec mon compagnon, mon enfant, heureuse et avec un avenir plein de promesses joyeuses...

Ma vision se brouilla, les yeux commençant à piquer, quand une forme vint se placer devant moi, oblitérant à ma vue l'image de la perfection maternelle. Je levais lentement les yeux pour découvrir un visage à la fois familier et inconnu. Une femme que je connaissais de visage, de nom, peut-être même, à une époque, mais avec qui je n'avais jamais vraiment parlé. De but en blanc, elle m'envoya qu'elle était désolée. Je souris faiblement. Elle n'était pas certaine que cela s'arrangerait avec le temps ? Moi je savais que cela ne s'arrangerait pas. J'avais donné mon fils à l'adoption. Il y a plus de dix ans, j'avais abandonné mon enfant et pas un jour depuis ne passait sans que je le regrette et me sente coupable, alors même que je l'avais retrouvé et qu'il m'aimait... Jamais je ne pourrais passer au-dessus de la souffrance... Jamais...

J'allais lui dire que je ne voulais pas parler, refusant ainsi sa demande pour s'asseoir, mais je vis alors son regard, son besoin désespéré de parler à quelqu'un, de ne pas être seule avec elle-même. Je ne connaissais que trop ce regard. Je ne l'avais que trop vu dans le miroir. Tout comme j'y avais vu cette étincelle de douleur pure qui vous faisait dire que la vie elle-même n'avait aucun sens... Elle avait perdu un enfant. Oui. Oui, bien sûr. Elle avait compris sans mots, parce qu'elle ressentait la même chose, jour après jour. Elle ne disait pas qu'elle était désolée de ne pas pouvoir me dire si ça irait mieux... Elle espérait pour elle-même que ça irait mieux, qu'avec le temps, elle pourrait faire face. « Il y a des jours ou respirer serait presque... naturel », soufflais-je en lâchant le flacon de cannelle, lui indiquant d'un geste la chaise sur laquelle elle pouvait s'asseoir. Mon regard se posa de nouveau sur la mère et l'enfant, plus calme dans les bras réconfortant. « Et il y a des jours où je pourrais mourir asphyxié si je ne forçais pas l'air à entrer dans mes poumons... »

Posant de nouveau les yeux sur la femme, je souris faiblement, tristement, de ce sourire faux que j'avais appris à coller sur mes lèvres pour éviter les regards de pitié et les demandes incessantes sur mon état psychologique. « Mais quel autre choix est-ce qu'on a ? », demandais-je, plus pour la rhétorique que pour trouver une réelle réponse, arguant un « nous » qui signifiait clairement que j'avais compris qu'elle et moi étions dans le même bateau, ayant subi le même coup du sort et répondant à la même souffrance. Que le choix nous avait été imposé sans notre consentement. Survivre à notre enfant... Cela n'était pas un choix. C'était notre fardeau... Alors il fallait se forcer à respirer, encore et encore.


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MessageSujet: Re: Emma & Ivallya, deux femmes, deux histoires une même souffrance    Dim 30 Oct - 16:34


deux femmes, deux histoires une même souffrance  

- Ivallya Jenkins — Emma Swan -


Nous sous-estimons souvent le pouvoir d’un contact, d’un sourire, d’un mot gentil, d’une oreille attentive, d’un compliment sincère ou de la moindre attention; ils ont tous le pouvoir de changer une vie

Ma tendre Elizabeth, combien de fois avais-je eu cette pensée ? Tellement d’année s’était écoulée, au départ elles étaient pour ma petite sœur, mon Elizabeth, ma moitié, ma jumelle la seule pour laquelle j’aurais pu tuer, désormais, cette Elizabeth que j’implorais en silence était ma défunte petit fille, ce cadeau des dieux qui aurait pu expier tous mes péchées, elle aurait pu donner un sens à mon interminable existence, elle aurait pu m’ouvrir ce cœur que j’avais fermé en devenant une minionne, une sirène sanguinaire. Entendre les pleurs de cet enfant venait ouvrir mon cœur un peu plus à chaque seconde et la seule personne vers laquelle je m’étais diriger plutôt que de fuir lâchement comme je le faisais habituellement c’était Emma Swan. La sauveuse. Celle qui m’avait rendu la mémoire le jour de mon accouchement. Elle n’y était pour rien, elle avait fait ce qu’on lui avait demandé de faire. Elle ne pouvait pas savoir, et la vérité finissait toujours par ressurgir tôt ou tard. Les mots d’Emma me transpercèrent de toute part, elle avait raison, elle avait mille fois raison, en guise de réponse j’hochais la tête, et m’exécutait lorsqu’elle m’invita à m’assoir après avoir lâché un morceau de cannelle dans son chocolat chaud.

Emma était une femme intelligente, elle avait très vite compris que j’avais vécu la même expérience qu’elle, nous avions le même regard, la même souffrance, nous avions été toutes deux abandonnées, je le savais, elle l’ignorait encore, malheureusement son histoire n’attendait pas qu’elle l’accorde à une personne, on savait tous qui elle était, mais Emma ne nous connaissait pas. Elle avait été abandonnée par ses parents, moi par ma sœur. Certaine personne diront que c’est différent, pour ma part je répondrais que c’est pareil. Ma sœur était toute ma vie, tout comme ses parents était la sienne et nos enfants étaient un signe de nouveau départ. Lorsqu’Emma demanda quel autre choix nous avions, j’haussais les épaules, tandis que les pleurs du bébé disparaissaient :

« Survivre, nous n’avons pas d’autre choix… »

M’abreuvant un peu de mon café vanille, je fermais les yeux comme pour essayer de réchauffer mon cœur froid avec cette boisson avant de réaliser que je ne m’étais pas présentée. Rouvrant les yeux, je m’éclaircissais la voix avant de lâcher sans la moindre cérémonie :

« Je suis Ivallya Jenkins, enfin dans cette ville, il fut un temps où j’étais Jane Bennet. »

Jane Bennet, prononcer ce nom, je donnais des frissons, cette femme n’existait plus depuis des années. Une once de douleur transperçant mon cœur j’ajoutais en un murmure plus pour moi-même que pour Emma :

« Mais cette femme est morte depuis longtemps. »

Poussant un soupir, je sentais mon regard se poser sur le bébé qui avait déclenché tout cela, il était assis trois tables devant nous, sa mère lui donnait le biberon, et mes lèvres se tordirent avant que je ne retourne la tête vers Emma :

« Partir vous a-t-il aidé ? »

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MessageSujet: Re: Emma & Ivallya, deux femmes, deux histoires une même souffrance    Sam 5 Nov - 21:55




Deux femmes, deux histoires,
une même souffrance.


Être la Sauveuse n'était pas toujours facile. Les petites villes avaient, par nature, le don d'être des lieux où l'intimité et le secret n'avaient pas vraiment lieu d'être. A Storybrooke, étant une ville magique, dépendante d'une Sauveuse élue par une prophétie, c'était encore pire. Beaucoup de gens me connaissaient, qu'en j'ignorais totalement qui elles étaient. Tout le monde connaissait mon histoire, mes épreuves, quand j'étais ignorante de la plupart des histoires, moi-même. Mon bébé mort-né ne faisait pas exception. Beaucoup connaissaient le drame de mon existence et me regardait avec peine et pitié, alors même que j'ignorais jusqu'à leur nom. Mais avec elle, cette femme, dont je ne connaissais pas plus l'identité, je pouvais sans mal deviner une partie de son histoire, parce qu'elle me renvoyait la même image que celle que me renvoyait le miroir. La douleur, la perte, l'effroi. Elle avait perdu un enfant et elle n'avait aucun besoin d'en parler pour que je le devine.

Cette femme, inconnue, comprenait mieux que quiconque ce que je ressentais. Survivre... Oui, survivre. Elle savait ce que cela voulait dire. Elle connaissait l'obligation. Parce que comme moi, elle avait mis en terre la personne qu'elle n'aurait jamais dû voir partir. C'était aux enfants d'enterrer leurs parents, pas l'inverse et si tout le monde s'accordait sur le fait qu'avoir à le faire était horrible, personne ne pouvait réellement le comprendre... Personne, sauf ceux qui avaient eu à le faire.

La femme se présenta finalement. Ivallya de son prénom. Jane dans les contes. Jane Bennet. Je connaissais l'histoire. Du moins l'histoire contée dans ce monde. Le monde imaginaire d'Elizabeth la rebelle et de son cher Darcy. Ici son aînée, la douce et dévouée Jane, amoureuse éperdue de son Bingley. Elle assura que cette femme là, celle de sa première histoire, était mort, il y a longtemps et si je ne connaissais pas la véritable histoire – celle des contes était toujours différentes de la vraie – je pouvais comprendre. Combien de fois m'étais-je senti mourir au cours de ma vie ? Combien étais-je morte, encore aujourd'hui ? Sans mon bébé, sans son amour de père, sans tout ce qui faisait, il y a quelques mois encore, le bonheur de mon existence ?

Et puis soudain, elle me demanda si partir m'avait aidé. Suppliait-elle d'avoir une échappatoire ? Espérait-elle l'espoir d'un peu d'oxygène ? Je n'en savais rien. La question avait été trop abruptement posée. Mais la réponse lui en était vitale, à n'en pas douter. Si j'avais moi-même posé la question, j'aurais souhaité ardemment une réponse concrète et pas juste un « faite ce que vous voulez. » Je secouais la tête par la négative, doucement, lentement. « Pas même une seconde », soufflais-je, osant le dire pour la première fois. « Je l'ai cru en franchissant les limites de la ville, mais la vérité m'a rattrapé à la seconde où j'ai regardé dans le rétroviseur. Elle m'a violemment frappée, dès le premier soir. Les cauchemars ne s'apaisent pas avec la distance. La souffrance est là, dans ce corps... », soufflais-je en posant la main sur mon ventre, le lieu de tous mes drames. « J'ai fui les lieux, mais les souvenirs ne m'ont jamais quitté et Hook... C'était lui ma force dans tout ça. C'était lui qui chassait les cauchemars, qui rendait les matins un peu plus supportables. C'est mon fils, Henry, mes parents, mes amis, qui m'inspiraient la possibilité d'un espoir d'un mieux, un jour... J'ai fui en ne pensant qu'à la douleur, sans penser à ceux qui pouvaient me permettre de me relever et ça n'a été que pire... Il n'y a aucune solution... Il n'y a rien qui efface la douleur... Rien... »


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MessageSujet: Re: Emma & Ivallya, deux femmes, deux histoires une même souffrance    Dim 27 Nov - 20:28


deux femmes, deux histoires une même souffrance  

- Ivallya Jenkins — Emma Swan -


Nous sous-estimons souvent le pouvoir d’un contact, d’un sourire, d’un mot gentil, d’une oreille attentive, d’un compliment sincère ou de la moindre attention; ils ont tous le pouvoir de changer une vie

Partir, partir pour survivre à la mort de mon Elizabeth. Fuir pour un monde dans lequel els règles étaient simple mais la simple idée de redevenir une minionne me pétrifiait les sens. Je ne voulais plus être cette femme sanguinaire. Je ne pouvais pas revenir vers Ursula. Cette femme haïssait les humains, elle m’avait sauvé une fois elle ne recommencerait pas. Mes parents ? J’étais incapable de retourner vers eux, je ne savais même pas si ses derniers étaient encore en vie. Je n’avais nulle part où aller. Je ne savais même pas qui j’étais. La seule chose que je savais c’était que je n’avais même pas été capable de sauver mon bébé. J’avais voulu sauver ma sœur et j’avais également échoué, soudainement, je me demandais ce qu’il était advenu de ma moitié. Je voulais savoir. Je voulais que se soit la sauveuse qui me donne la réponse que j’attendais, seul elle pouvait comprendre car elle était une des femmes qui avaient vécu la même chose que moi. Sans le moindre détour cette dernière m’apprit que ça ne l’avait pas aidé une seule seconde. A ses mots je sens mes épaules s’affaisser, un voile sombre passant sur mes pupilles bleus. Ainsi donc il n’y avait aucun espoir. Malgré mon envie de pleurer, je mordais ma lèvre et écoutais son récit. Lorsqu’elle parla de la souffrance de son corps, je pose moi aussi ma main sur mon bas ventre, les souvenirs me revenant à l’esprit. Lorsqu’elle parla de son compagnon, mes pensées se dirigèrent vers Bingley, je l’avais aimé mais je l’avais repoussé. J’avais dépensé tellement d’énergie à cela. Tellement.

« Au moins je sais que repartir dans mon monde d’origine ne servira à rien … »

Lâchais-je, avec souffrance avant de relever la tête forçant un sourire pour éviter que cette dernière ne regrette son honnêteté avant d’ajouter

« J’apprécie réellement votre honnêteté Emma, merci, vous m’évitez un nouveau combat qui se serait soldé par un échec cuisant. »

Reprenant ma tasse de chocolat chaud, je laissais échapper un soupir, tournant la tête vers l’extérieur, c’est à cet instant que je le vis au loin. Gabriel. Bingley. Qu’importe son nom, il restait le même à mes yeux, automatiquement je détournais le regard, tournant le dos à la vitre, alors qu’une larme rouler sur ma joue gauche. D’un geste purement orgueilleux, je l’essuyais avant de reporter mon attention sur Emma.

« Hook, pourquoi n’êtes-vous pas à ses côtés ? Pourquoi restez-vous seule, vous semblez avoir un grand nombre de personne qui tiennent à vous et qui souhaitent votre bonheur… »

Une chose qui n’était pas mon cas, j’aurais aimé avoir ma sœur, ma Lizzie avec moi, si elle avait été là je n’aurais sans doute pas sombré si profondément. Buvant une grosse gorgée de café, je posais un regard dépourvu de tout jugement, ma question était indiscrète j’en avais conscience, pourtant je ne pouvais me résoudre à la laisser partir. Je ne pouvais pas, pas si Gabriel était encore dehors. Je n’étais pas assez forte pour l’affronter.


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MessageSujet: Re: Emma & Ivallya, deux femmes, deux histoires une même souffrance    Lun 5 Déc - 22:14




Deux femmes, deux histoires,
une même souffrance.


Fuir n'avait pas aidé et je me devais de le lui dire. Pas pour jouer les grandes Sauveuses, mais parce que fuir ne conduisait finalement qu'à plus de souffrance. Je ne pouvais pas la laisser emprunter ce chemin-là sans savoir. Si par la suite elle voulait le faire... très bien, ce serait sa décision, en toute connaissance de causes, mais pour l'heure, je me devais de lui dire que pour moi, cela n'avait été que douleur supplémentaire et manque effroyable. Je ne savais même pas si elle avait quelqu'un. Je ne savais même pas si le père de son enfant pouvait être un éventuel soutien, mais pour moi, je n'avais réalisé que trop tard qu'il l'était et que je m'étais moi-même arraché à ce soutien par faiblesse... Parce que j'avais toujours fuit et que mes vieux démons m'avaient finalement rattrapés, même après tout ce temps à m'accrocher à Crochet comme à la lumière de ma vie.

Pour toute réponse alors qu'elle me remerciait, je hochais la tête. Que pouvais-je faire ou dire ? Que pouvais-je répondre à cela ? Je n'étais même pas certaine que mes mots pouvaient l'aider ou l'orienter dans la bonne direction. Je naviguais à vue et - comme elle l'avait dit - j'avais juste fait preuve d'honnêteté. A elle d'en tirer les conclusions qu'elle voulait. A elle de croire ce qu'elle voulait croire. Pour moi, cela n'avait pas aidé. Je ne prétendais pas qu'il en serait de même pour elle, même si par expérience, je pouvais dire que la fuite n'avait jamais rien résolue.

La jeune femme regarda dehors, avant de rapidement détourner le regard. Mon âme de shérif, d'ancienne agente de caution, m'obligea à suivre son regard pour essayer de déterminer ce qui causa son trouble et les larmes débordantes de ses prunelles. Mais elle détourna la conversation avant que je vois l'objet de son trouble, parlant de Crochet, me demandant pourquoi il n'était pas à mes côtés. Ce fut à mon tour de blanchir et de sentir les larmes me monter aux yeux. Je baissais d'ailleurs les prunelles, regardant ma tasse, mes doigts et esquivant tout autre regard. Je me mordis la lèvre en fermant les yeux, luttant contre les larmes, refusant de voir mes yeux se rougir sans pouvoir plus verser une goutte tant j'avais pleuré ces derniers mois. « Aussi important soient-ils pour la guérison, mes proches n'y comprennent rien. Ils n'ont pas perdu ce que j'ai perdu. Ils n'ont pas eu le sentiment qu'on leur arrachait toute force de vie. Ils arrivent encore à s'émerveiller des belles choses, à voir les couleurs... Crochet... Crochet est le seul qui peut comprendre et sans lui... Certains jours, je préfère rester seule... C'est trop dur de voir la vie dans leurs yeux quand j'ai le sentiment qu'on a arraché une partie de la mienne... »

Pourquoi disais-je tout cela à cette femme ? Pourquoi avais-je tant de facilité à lui révéler des choses que je ne savais dire à personne ? Je n'étais pas âme sensible. Je n'étais pas cœur à me dévoiler facilement. Il n'y avait que Crochet. Que lui qui avait su aller au-delà de mes murs et obtenir tout de moi, mon cœur, mes aveux les plus difficiles et ma sensibilité la plus intime. Il n'y avait que lui qui connaissait mes secrets partagés les plus noirs. Que lui... Et là, je révélais tout de mes souffrances à une parfaite inconnue, juste pour une lueur dans le regard... « Tout est ma faute... Quand je suis partie je... je l'ai abandonné, lui aussi... Alors il est partit à son tour. Il était resté à Storybrooke pour moi... après tout... » Je posais de nouveau les yeux sur la jeune femme, la gratifiant d'un faible sourire de dépit. « J'ai fui ma peine, mais je l'ai fui, lui aussi... je l'ai abandonné avec la sienne et... maintenant j'essaye juste de réparer. J'espère que j'aurais une chance. J'espère qu'une part de lui m'aime encore assez pour me pardonner. J'espère qu'on pourra se retrouver et faire la paix avec tout ça... » Accepter ? Je n'en avais pas été capable quelques mois plus tôt. Aujourd'hui, je savais qu'il n'y avait qu'avec lui que je pourrais trouver ce courage.


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MessageSujet: Re: Emma & Ivallya, deux femmes, deux histoires une même souffrance    Mer 28 Déc - 23:08


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Voir Gabriel au coin de la rue ne m’avait pas aidé et malheureusement pour Emma j’avais recentré toute mon attention sur elle, me privant pas le moins du monde pour la torturer avec des questions personnelles qui allaient certainement plus remuer le couteau dans la plaie qu’autre chose. Malgré tout Emma ne m’envoya pas bouler, elle se plia à mes questions et y répondaient avec honnêteté. Les mots qui sortaient de la bouche de la sauveuse étaient semblable à mes propres réflexions. Je n’étais pas aussi anormal que ce que Gabriel voulait bien me le faire croire. Maintenant je savais. Emma ressentait la même chose. Égoïstement, je me sentais soulager par ce détail. Ou du moins une partie de moi était soulager tandis qu’une autre se sentais de plus en plus accabler par le point de la détresse. N’y avait-il donc aucune issue ? La vie était donc assez cruelle pour enlever même à une femme qui semblait être aussi blanche comme neige son enfant ? Emme, la fille de Blanche neige et de Charmant, cet enfant pour qui tant de personne c’était battu, cet enfant qui avait été séparé de ses parents dans l’unique but de tous nous sauver méritait-elle un tel châtiment ? À mes yeux non. Elle avait assez souffert, pourquoi continuer ? J’ignorais la réponse à cette question et je n’osais pas lui poser de peur de l’accabler plus que ce que je ne l’avais déjà fait avec mes questions.

Cependant, malgré toutes nos similitudes, il y avait un point essentiel qui nous séparait : elle avait une famille sur laquelle compter. Je n’avais personne. Elizabeth, ma petite sœur, ma jumelle, avait disparu, elle était certainement morte à l’heure qu’il était. En ce qui concernait mes parents, je ne pouvais décemment pas compter sur eux, je ne les avais pas recroiser dans cette ville et je ne voulais plus rien avoir à faire avec eux ou avec une autre de mes sœurs d’ailleurs. J’étais seule. Il n’y avait que Gabriel qui restait un pilier solide sur lequel je pouvais m’appuyer or je l’avais fui par orgueil et par honte. C’était le second point qui me différencier d’Emma, lorsqu’elle évoqua Crochet, je sentais mon cœur se serrer et automatiquement une fois qu’elle eut terminé de me répondre je demandais :

« Retrouvez-le ! C’est un pirate s’il est repartie dans notre monde il est certainement sur son bâtiment. Je sais que dit comme cela cette quête peut paraître insurmontable mais les mers ne sont pas aussi étendu que ce que l’on pourrait penser »

Cessant net de parler, je sentais mes joues s’empourprer tandis que mes derniers souvenirs d’humaine, lorsque j’avais essayé de me faire passer pour un homme me reviennent en mémoire avant d’être rattrapé par ceux de la sirène que j’avais été. Secouant la tête légèrement pour faire disparaître les images qui s’imposaient à moi je reprenais sur un ton plus hésitant :

« Si je cherchais un pirate malheureux ça serait sur le port de Tortuga que je commencerait ma quête. Puis avec un peu de chance vous pourriez croiser une fée qui se ferait un plaisir de vous aider à retrouver l’homme que vous aimez. Vous méritez d’être heureuse Emma. Je ne doute pas un instant que vous pourrez le retrouver et qu’il vous pardonnera. »

Il fallait que son histoire se termine bien. J’ignorais pourquoi ce détail emplissait tout mon esprit. Pourquoi est-ce que je me souciais plus de sa fin heureuse à elle plutôt que de la mienne ? Non ça je le savais. Je m’en souciais plus car à mes yeux je devais expier mes péchés passés pour pouvoir prétendre à un bonheur quelconque. C’était pour cette raison que j’avais perdu mes deux Elizabeth, ma sœur et ma fille. Je devais vivre avec les crimes que j’avais commis en étant une sirène. Refoulant un nouveau soupir je buvais la fin de mon café, avant de jetais un regard vers l’extérieur pour voir que Gabriel était lui aussi parti.


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MessageSujet: Re: Emma & Ivallya, deux femmes, deux histoires une même souffrance    Mer 11 Jan - 17:42




Deux femmes, deux histoires,
une même souffrance.


Face à cette femme, je devais faire face à ce que j'étais réellement, à mes actes et à leurs conséquences. Néanmoins, pour la première fois depuis longtemps, j'acceptais de moi-même de me mettre face à celles-ci. Comme si je me devais de faire amende honorable. Comme si je me devais d'avouer toutes ses choses à voix haute pour pouvoir avancer. En même temps, je ne pouvais m'empêcher de me dire que cela ressemblait bien à une leçon de conte de fée : affronter la réalité, les conséquences inévitables à des actes, pour mieux pouvoir trouver la fin de l'intrigue et le happy-ending de rigueur. Je voulais y croire. Je voulais l'espérer, parce que l'idée de retrouver Killian était tout ce qui me maintenait en un seul morceau quand je me sentais si brisée...

Pleine d'espoir aussi, la femme m'assura qu'il devait être sur le Jolly Roger, qu'un bateau n'était pas si difficile à trouver et j'émis un petit rictus plein de douceur en réponse. Bien évidemment, qu'il était sur le Jolly. Son navire était sa maîtresse, son bien le plus précieux. Jamais il n'aurait repris sa vie de pirate sans elle. Et puis le Jolly Roger avait tout bonnement disparu des royaumes depuis qu'il était parti, introuvable, quand beaucoup savaient où ils se trouvaient avant cela. Killian seul était capable de faire ainsi disparaître son navire. Killian ou la destruction et si le Jolly Roger avait été détruit, nul doute que les univers entiers sauraient où se trouvaient le Capitaine Crochet et qui il torturait présentement...

Mais nous parlions de Killian Jones, là. Un homme qui avait défié les lois du temps et de la vieillesse. Un homme qui avait survécu plus de fois face au Ténébreux que quiconque. Un pirate. Un survivant. « J'aimerais que cela soit si simple », répondis-je quand elle parla de Tortuga et de l'aide d'une fée. « Mais s'il y a quelque-chose que je sais mieux que personne, c'est que Crochet sait se faire discret au point de disparaître. Si je n'étais pas convaincue, au plus profond de moi, qu'il est encore vivant et si je ne le connaissais pas tant... » Si je n'avais pas cette conviction profonde qu'il est là, qu'il existe, quelque-part... « ... J'aurais peur qu'il soit mort. » Mais il ne l'était pas. Je le savais. Je le sentais. Je n'arrivais pas à l'expliquer, mais je savais qu'il était vivant. J'espérais juste pouvoir le retrouver un jour. Et à en juger par le regard de la jeune femme, elle avait les mêmes aspirations et les mêmes espoirs.

J'eus un nouveau rictus, plus joyeux et plus amusé cette fois, avant d'ajouter. « Mais je suis très douée pour retrouver les gens. Alors, personnage de conte ou pas, autre monde ou pas, je le retrouverais. » J'avais une détermination sans faille sur ce point, parce que c'était ma raison de vivre, ma raison d'espérer un meilleur futur. Killian, à nouveau avec moi...


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